Liste des documents réglementaires (376 documents)

ID Obligation Article Contenu juridique Classification risque Analyse risque inhérent Gouvernance Délais Sanctions & contrôles Mesures & contrôles Plan d'action
AI_Act-§01-article1
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les opérateurs de systèmes d'IA à haut risque doivent respecter les exigences spécifiques.
Intitulé : Règlement européen sur l’intelligence artificielle – Harmonisation du marché intérieur et exigences de confiance
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le présent règlement établit des règles harmonisées concernant la mise sur le marché, la mise en service et l’utilisation de systèmes d’IA dans l’Union; l’interdiction de certaines pratiques en matière d’IA; des exigences spécifiques applicables aux systèmes d’IA à haut risque et des obligations imposées aux opérateurs de ces systèmes; des règles harmonisées en matière de transparence applicables à certains systèmes d’IA; des règles harmonisées pour la mise sur le marché de modèles d’IA à usage général; des règles relatives au suivi du marché, à la surveillance du marché, à la gouvernance et à l’application des règles; des mesures visant à soutenir l’innovation, en mettant particulièrement l’accent sur les PME, y compris les jeunes pousses.
Interprétation opérationnelle :
Les acteurs du marché doivent se conformer à des exigences de mise sur le marché, de transparence, de suivi, de gouvernance et d’innovation, interdire les pratiques prohibées et garantir la sécurité et les droits fondamentaux des systèmes d’IA.
Mots-clés : IA systèmes d'IA haut risque transparence marché intérieur interdiction obligations opérateurs innovation PME conformité
Références croisées : Charte des droits fondamentaux de l'Union GDPR
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité et sûreté des systèmes d'IA
Domaine cybersécurité : sécurité des systèmes protection des données gestion des risques contrôle d'accès monitoring
Actifs concernés : systèmes d'IA modèles d'IA à usage général opérateurs de systèmes d'IA à haut risque
Périmètre : Union européenne (marché intérieur)
Exigences clés :
  • interdiction de pratiques d'IA prohibées
  • exigences de transparence
  • exigences de mise sur le marché et de mise en service des IA à haut risque
  • obligations de suivi et de gouvernance du marché
  • soutien à l'innovation pour les PME
Gravité : 5/5
Potentiel de dommages sévères sur la santé, la sécurité, les droits fondamentaux, la démocratie et l'environnement si les systèmes d'IA sont non conformes.
Probabilité : 3/5
De nombreuses organisations manquent de ressources ou d'expertise pour implémenter toutes les exigences, ce qui augmente la probabilité d'infractions, bien que la réglementation soit encore en phase de déploiement.
Détectabilité : 4/5
Les non-conformités sont souvent cachées dans les algorithmes et les données, nécessitant des audits spécialisés; la détection sans audit approfondi est difficile.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Opérateurs de systèmes d'IA Fournisseurs de modèles d'IA PME Autorités de régulation Organisations de normalisation Secteur de la santé et sécurité Organisations de défense des droits fondamentaux
Délai initial : À compter de la mise sur le marché ou de la mise en service du système d'IA
Délai récurrent : Évaluation périodique annuelle des systèmes à haut risque
Notification incident : 72 heures après la détection d'un incident grave
Délai correction : 30 jours pour corriger la non-conformité identifiée
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entreprise concernée
Autres sanctions : Interdiction de mise sur le marché Suspension ou retrait du système Sanctions administratives Obligation de mise en conformité sous astreinte
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité ou de suspension du système
Recours : Recours administratif devant le tribunal de l'UE Action en responsabilité civile Médiation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la protection des données (DPIA)
  • Tests d'adversarial robustness
  • Documentation technique et registre de conformité
  • Formation du personnel
  • Mise en place de processus de gouvernance
Preuves attendues : Rapports d'audit Registres de conformité Documentation technique Preuves de formation Logs de surveillance
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits et tests spécialisés, peu visible en usage quotidien
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une analyse d'impact sur la conformité (DPIA) et un audit de risques IA
  • Mettre en place un registre de conformité et des procédures de gouvernance
  • Former le personnel aux exigences de transparence et de sécurité
  • Implémenter des contrôles de surveillance et de journalisation
  • Élaborer un plan de gestion des incidents et de notification
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert en IA et conformité Outils de test et d'audit Ressources juridiques Temps de formation
KPI : Taux de conformité des systèmes à haut risque Nombre d'incidents détectés et notifiés Temps moyen de correction des non-conformités Score d'audit de conformité
AI_Act-§01-article2
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Réglementation sur les systèmes d'IA à haut risque et obligations associées
Type : Primaire
Nature : -
Texte original :
Le présent règlement s’applique aux fournisseurs, déployeurs, importateurs, distributeurs et mandataires de systèmes d’IA, aux conditions définies aux points a) à f) et g), et impose des obligations de conformité aux acteurs du marché de l’IA, notamment pour les systèmes à haut risque, tout en excluant les usages militaires, de défense ou de recherche avant commercialisation.
Interprétation opérationnelle :
Les acteurs du marché de l’IA doivent se conformer aux exigences du règlement, y compris la mise en œuvre de mesures de gestion des risques, la transparence, la documentation et le respect des exclusions définies, afin d’assurer la sécurité et la conformité des systèmes déployés dans l’Union.
Mots-clés : IA haut risque fournisseurs déployeurs obligations exclusions conformité responsabilité
Références croisées : article 6 article 102 article 109 article 112 article 57 annexe I section B
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : sécurité des systèmes d'IA gestion des risques protection des données transparence algorithmique
Actifs concernés : systèmes d'IA modèles d'IA produits intégrant IA
Périmètre : Tous les fournisseurs, déployeurs, importateurs, distributeurs et mandataires de systèmes d'IA situés dans l'UE ou exerçant leurs activités dans l'UE, y compris les pays tiers lorsque les sorties sont utilisées dans l'UE
Exigences clés :
  • Évaluation de conformité
  • Gestion des risques
  • Transparence
  • Documentation
  • Surveillance continue
  • Formation
  • Responsabilité
Gravité : 4/5
Un non‑respect peut entraîner des sanctions financières lourdes (jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires), des dommages réputationnels et des impacts sur la sécurité des utilisateurs, donc un impact élevé.
Probabilité : 3/5
Le cadre réglementaire est complexe et nécessite des changements organisationnels et techniques, ce qui rend la non‑conformité possible, mais pas inévitable.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont souvent découverts uniquement lors d’audits ou d’incidents, ce qui rend la détection difficile sans contrôle actif.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de régulation de l'IA (ex : CNIL ou autorité nationale compétente)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs d'IA Déployeurs Importateurs Distributeurs Autorités de régulation Utilisateurs
Délai initial : Immédiat dès la mise sur le marché
Délai récurrent : Périodique, au moins annuel
Notification incident : 72 heures après détection
Délai correction : 15 jours après notification
Amende max : Jusqu’à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial
Autres sanctions : Sanctions administratives Mise en demeure Suspension ou retrait du marché Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de régulation de l'IA (ex : CNIL, DGCCRF)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la vie privée
  • Gestion des risques
  • Contrôles de conformité
  • Audit externe
  • Formation du personnel
  • Mise en place de procédures de reporting
Preuves attendues : Documentation d'évaluation Registre des traitements Rapports d'audit Certificats de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits internes et externes, mais nécessite des preuves documentées
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Conductuer une analyse d'écart
  • Mettre en place un système de gestion des risques
  • Former le personnel
  • Établir des procédures de notification d'incidents
  • Documenter les exigences de conformité
  • Effectuer des audits périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expert IA Auditeur externe Outils de suivi
KPI : Taux de conformité des exigences Délai de notification d'incident Nombre d'audits réalisés Score d'évaluation de risque
AI_Act-§01-article3
Résumé : L’article unique définit les concepts clés du règlement sur l’IA, notamment le système d’IA, le risque, les acteurs (fournisseur, déployeur, mandataire, importateur, distributeur, opérateur) et les procédures (mise sur le marché, mise à disposition, mise en service, rappel, retrait). Il impose aux acteurs de garantir la conformité des systèmes d’IA à haut risque en respectant les exigences de sécurité, de transparence, de traçabilité et de gestion du risque systémique. Le périmètre couvre toute la chaîne d’approvisionnement de l’Union, y compris les modèles d’IA à usage général et les systèmes à capacité à fort impact. Les sanctions prévues incluent des amendes pouvant atteindre plusieurs millions d’euros, la suspension ou l’interdiction de mise sur le marché, et des mesures correctives obligatoires. Les recommandations opérationnelles portent sur la formalisation des rôles, la mise en place d’un registre de conformité, la surveillance post‑commercialisation, la formation du personnel…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Définitions du règlement sur l’IA
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Article unique contenant les définitions clés du règlement sur l’IA, incluant la notion de système d’IA, risque, fournisseur, déployeur, mandataire, importateur, distributeur, opérateur, mise sur le marché, mise à disposition, mise en service, mauvaise utilisation raisonnablement prévisible, notice d’utilisation, rappel, retrait, performance, autorité notifiante, évaluation de conformité, organisme d’évaluation, organisme notifié, marquage CE, surveillance post‑commercialisation, autorité de surveillance du marché, données à caractère personnel, données biométriques, hypertrucage, infraction de grande ampleur, infrastructure critique, modèle d’IA à usage général, capacités à fort impact, risque systémique, système d’IA à usage général
Interprétation opérationnelle :
Ces définitions structurent les obligations de conformité, de notification et de surveillance pour tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement de l’IA sur le marché de l’Union.
Mots-clés : ["système d'IA", 'risque', 'fournisseur', 'déployeur', 'mandataire', 'importateur', 'distributeur', 'opérateur', 'mise sur le marché', 'mise à disposition', 'mise en service', 'mauvaise utilisation raisonnablement prévisible', "notice d'utilisation", 'rappel', 'retrait', 'performance', 'autorité notifiante', 'évaluation de conformité', "organisme d'évaluation", 'organisme notifié', 'marquage CE', 'surveillance post-commercialisation', 'autorité de surveillance du marché', 'données à caractère personnel', 'données biométriques', 'hypertrucage', 'infraction de grande ampleur', 'infrastructure critique', 'modèle d’IA à usage général', 'capacités à fort impact', 'risque systémique', "système d'IA à usage général"]
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Définition des termes clés du cadre réglementaire
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'IA Protection des données Sécurité des infrastructures critiques Conformité aux exigences de l'IA à usage général
Actifs concernés : Systèmes d'IA Modèles d'IA Composants de sécurité Données (personnelles et non‑personnelles) Infrastructures critiques
Périmètre : Tous les acteurs de la chaîne d'approvisionnement et les déployeurs de systèmes d'IA à usage général ou à haut risque sur le territoire de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Définition claire des acteurs (fournisseur, déployeur, mandataire, importateur, distributeur)
  • Identification des risques systémiques et à fort impact
  • Obligation de fournir notice d'utilisation, de réaliser surveillance post‑commercialisation, de gérer rappel, retrait et modification substantielle
  • Exigence de maîtrise de l'IA et de formation des parties prenantes
Gravité : 3/5
Une mauvaise interprétation des définitions peut entraîner un non‑respect des obligations réglementaires, exposant les acteurs à des sanctions et à des risques pour la sécurité et les droits fondamentaux, mais l’impact direct reste modéré.
Probabilité : 2/5
Les définitions sont clairement publiées dans le texte officiel, ce qui limite la probabilité d’ambiguïté non détectée.
Détectabilité : 1/5
Les écarts de compréhension sont facilement repérables lors d’audits ou de revues de conformité.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs Déployeurs Mandataires Importateurs Distributeurs Opérateurs Autorités nationales compétentes Autorité notifiante Organisme d'évaluation de la conformité Organisme notifié Autorité de surveillance du marché
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : N/A
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Retrait du marché Interdiction de mise sur le marché Pénalités administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente
Pouvoir injonction : Obligation de retirer ou de suspendre le système d'IA non conforme.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant le tribunal administratif Médiation
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Documentation technique Notice d'utilisation Évaluations d'impact Rapports de surveillance Registres de modification substantielle Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (annuel) ou à chaque modification substantielle
Niveau détection : 3/5
Les exigences sont clairement définies, mais la détection de non-conformité dépend de la qualité des audits et de la surveillance post‑commercialisation.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser les rôles (fournisseur, déployeur, mandataire, etc.)
  • Mettre en place un registre de conformité
  • Développer des procédures de notification d'incident grave
  • Élaborer un plan de surveillance post‑commercialisation
  • Former les acteurs à la maîtrise de l’IA
  • Mettre en place des contrôles de conformité et d’audit
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Experts IA Outils de suivi et de traçabilité Formations
KPI : Taux de conformité des systèmes d'IA Délais de notification d'incident Nombre de procédures de rappel exécutées Score d'audit de conformité Niveau de maîtrise de l’IA des équipes
AI_Act-§01-article4
Résumé : L’article impose aux fournisseurs et aux déployeurs de systèmes d’intelligence artificielle l’obligation, dans la mesure du possible, d’assurer une maîtrise suffisante de l’IA pour tout le personnel et les autres utilisateurs, en tenant compte de leurs compétences, de leur formation, du contexte d’usage et des parties prenantes impactées. Cette exigence, formulée comme un devoir de moyens, nécessite la mise en place de mesures proportionnées et documentées. Le risque inhérent, calculé à 24 points (gravité 3 × probabilité 2 × détectabilité 4), se situe dans la catégorie « Moyen » (code couleur jaune), indiquant un risque gérable mais nécessitant une surveillance continue. La responsabilité revient à la direction des risques et conformité IA, à un niveau stratégique, impliquant la direction générale, les équipes techniques, les ressources humaines, les clients et les autorités de régulation. Les délais sont continus : la mise en œuvre doit être engagée dès le déploiement, avec une révis…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les fournisseurs et déployeurs doivent garantir une maîtrise suffisante de l'IA.
Intitulé : Maîtrise de l’IA
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les fournisseurs et les déployeurs de systèmes d’IA prennent des mesures pour garantir, dans toute la mesure du possible, un niveau suffisant de maîtrise de l’IA pour leur personnel et les autres personnes s’occupant du fonctionnement et de l’utilisation des systèmes d’IA pour leur compte, en prenant en considération leurs connaissances techniques, leur expérience, leur éducation et leur formation, ainsi que le contexte dans lequel les systèmes d’IA sont destinés à être utilisés, et en tenant compte des personnes ou des groupes de personnes à l’égard desquels les systèmes d’IA sont destinés à être utilisés.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs et déployeurs doivent mettre en place des mesures proportionnées afin d’assurer une maîtrise suffisante de l’IA pour tout le personnel et les autres acteurs utilisant les systèmes, en tenant compte de leurs compétences, de leur formation, du contexte d’usage et des parties prenantes impactées.
Mots-clés : maîtrise IA compétences formation contexte d'usage impact sur les parties prenantes
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Maîtrise de l'IA et compétence du personnel
Domaine cybersécurité : Formation Gestion des compétences Sécurité
Actifs concernés : Personnel Utilisateurs internes
Périmètre : Fournisseurs et déployeurs de systèmes d'IA
Exigences clés :
  • Évaluer les connaissances et la formation du personnel
  • Prendre en compte le contexte d'utilisation
  • Considérer les parties prenantes impactées
  • Mettre en œuvre des mesures de maîtrise de l'IA
Gravité : 3/5
Une mauvaise maîtrise de l'IA peut entraîner des dérives fonctionnelles, des biais, des risques de sécurité ou des impacts juridiques, avec un impact modéré à élevé selon le secteur.
Probabilité : 2/5
Les organisations peuvent négliger la formation ou ne pas actualiser les compétences, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
La non‑maîtrise est souvent invisible tant que les processus internes ne sont pas audités, rendant la détection difficile sans contrôles spécifiques.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction des Risques et Conformité IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Équipes techniques Ressources humaines Clients Autorités de régulation
Délai initial : Dès la mise en service du système d'IA
Délai récurrent : Continu, avec revue périodique
Notification incident : Immédiat
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection
Amende max : Non indiqué
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de régulation de l'IA
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives ou des sanctions administratives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Programme de formation continue
  • Évaluations de compétences
  • Audits internes de conformité
  • Documentation des procédures de supervision
Preuves attendues : Attestations de formation Rapports d'audit Registres de compétences Plans d'action
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
La maîtrise de l'IA est difficile à détecter sans audit des processus de formation et de supervision.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer les compétences actuelles du personnel
  • Déployer un programme de formation continue en IA
  • Mettre en place des indicateurs de maîtrise (certifications, évaluations)
  • Documenter les procédures de supervision et de revue
  • Réaliser des audits périodiques de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Formateurs IA Experts en conformité Outils d'évaluation des compétences Plateforme de formation
KPI : Taux de formation du personnel Score moyen d'évaluation de la maîtrise Nombre d'incidents liés à la mauvaise maîtrise Temps moyen pour obtenir la certification
AI_Act-§02-article5
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Interdire les pratiques d’IA prohibées et appliquer conditions strictes d’usage de l’IA biométrique à distance
Intitulé : Interdiction de pratiques d’IA prohibées
Type : Primaire
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Les pratiques d’IA suivantes sont interdites : (a) techniques subliminales ou manipulatrices affectant le comportement et la prise de décision; (b) exploitation des vulnérabilités liées à l’âge, au handicap ou à la situation sociale pour altérer le comportement; (c) évaluation ou classification de personnes selon leur comportement ou caractéristiques conduisant à un traitement préjudiciable ou disproportionné; (d) évaluation du risque criminel basée uniquement sur le profilage ou les traits de personnalité, à l’exception des évaluations humaines fondées sur des faits objectifs; (e) création de bases de données de reconnaissance faciale par moissonnage non ciblé d’images depuis Internet ou vidéoconférence; (f) inférence des émotions en milieu de travail ou scolaire, sauf usage médical ou de sécurité; (g) catégorisation biométrique individuelle aboutissant à des déductions sur race, opinions politiques, affiliation syndicale, convictions religieuses ou vie sexuelle ou orientation sexuelle; (h) utilisation de reconnaissance biométrique à distance en temps réel dans des espaces publics à des fins répressives, soumise à autorisation judiciaire ou administrative, à des conditions de nécessité, proportionnalité, limitation temporelle, géographique et personnelle, et à une analyse d’impact sur les droits fondamentaux.
Interprétation opérationnelle :
Il est interdit de commercialiser, mettre en service ou exploiter tout système d’IA présentant les risques décrits ci‑dessus, ainsi que de recourir à la reconnaissance biométrique à distance dans les lieux publics à des fins répressives sans autorisation préalable, notification et conformité aux exigences de nécessité, proportionnalité et protection des droits.
Mots-clés : IA pratiques interdites subliminal manipulation vulnérabilité handicap discrimination évaluation sociale risque criminel reconnaissance faciale inférence émotions catégorisation biométrique identification biométrique à distance autorisation judiciaire proportionnalité notification rapport annuel
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) article 9 Directive sur la protection des données Proposition de règlement sur l’IA
Catégorie : Technique
Sujet principal : Interdiction de pratiques d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'IA Protection des données Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'IA Données biométriques Algorithmes de décision
Périmètre : Tous les fournisseurs, éditeurs et utilisateurs de systèmes d'IA commercialisés ou déployés dans l'UE
Exigences clés :
  • Interdiction de techniques subliminales ou manipulatrices
  • Interdiction d'exploitation de vulnérabilités liées à l'âge, handicap ou situation sociale
  • Interdiction de l'évaluation sociale préjudiciable ou disproportionnée
  • Interdiction de l'évaluation du risque criminel basée uniquement sur le profilage
  • Interdiction de la création de bases de données de reconnaissance faciale non ciblée
  • Interdiction de l'inférence d'émotions en milieu professionnel ou scolaire
  • Interdiction de la catégorisation biométrique discriminante
  • Utilisation stricte de la reconnaissance biométrique à distance en temps réel, soumise à autorisation, conditions de nécessité, proportionnalité et limitation géographique/personnelle
  • Notification aux autorités de surveillance du marché et protection des données
  • Rapport annuel à la Commission
Gravité : 4/5
Les pratiques interdites peuvent causer un préjudice important aux individus (discrimination, atteinte à la liberté, manipulation) avec des conséquences juridiques, financières et réputationnelles graves.
Probabilité : 3/5
Bien que interdites, ces pratiques peuvent être mises en œuvre de façon clandestine par des acteurs mal intentionnés, surtout dans des secteurs à forte pression commerciale.
Détectabilité : 4/5
La nature cachée des techniques subliminales, la manipulation et l'usage de données biométriques rendent la détection difficile sans audits spécialisés.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités nationales de protection des données Autorités de surveillance du marché Fournisseurs d'IA Organisations de la société civile Citoyens
Délai initial : Immédiate (à compter de l'entrée en vigueur du règlement)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la détection ou la suspicion d'utilisation interdite
Délai correction : Immédiate, avec suppression des données et arrêt du système dès réception de l'autorisation ou du rejet
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Interdiction de mise sur le marché Retrait du produit du marché Sanctions administratives Pénalités financières Responsabilité civile
Autorité contrôle : Commission européenne et autorités nationales de surveillance du marché et de protection des données
Pouvoir injonction : Possibilité d'injonction de suspension ou de retrait du système d'IA
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audit de conformité annuel
  • Évaluation d'impact sur les droits fondamentaux
  • Formation du personnel aux exigences légales
  • Mise en place de mécanismes de contrôle de l'algorithme
  • Gestion sécurisée des données biométriques
  • Documentation des processus d'autorisation
Preuves attendues : Rapports d'audit Registres d'autorisation Documentation d'évaluation d'impact Preuves de conformité aux critères de proportionnalité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audits spécialisés et analyses approfondies
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Interdire toute implémentation de techniques subliminales ou manipulatrices
  • Évaluer les algorithmes pour détecter les biais, vulnérabilités et discriminations
  • Mettre en place des procédures de notification et de suppression des données biométriques
  • Obtenir les autorisations préalables pour tout usage de reconnaissance biométrique à distance en temps réel
  • Former le personnel aux exigences légales et aux bonnes pratiques d'IA
  • Documenter les évaluations d'impact et les décisions d'autorisation
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : Équipes d'audit et conformité Experts en IA et droit Outils de surveillance et d'analyse Formations spécialisées
KPI : Nombre d'audits de conformité réalisés Taux de conformité des systèmes d'IA Délais de notification des incidents Pourcentage de systèmes retirés ou modifiés
AI_Act-§03-article10
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Assurer une gouvernance et une gestion appropriées des jeux de données d’entraînement, validation et test.
Intitulé : Obligations de gouvernance des données pour les systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les systèmes d’IA à haut risque faisant appel à des techniques qui impliquent l’entraînement de modèles d’IA au moyen de données sont développés sur la base de jeux de données d’entraînement, de validation et de test qui satisfont aux critères de qualité visés aux paragraphes 2 à 5 chaque fois que ces jeux de données sont utilisés.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs doivent mettre en place des pratiques de gouvernance des données adaptées, incluant les choix de conception, la collecte et l’origine des données (avec transparence sur la finalité pour les données personnelles), le traitement (annotation, nettoyage, enrichissement, etc.), la formulation et l’évaluation des hypothèses, l’évaluation de la disponibilité, de la quantité et de l’adéquation des jeux de données, la détection et l’atténuation des biais impactant santé, sécurité, droits fondamentaux ou non‑discrimination, ainsi que l’identification et la correction des lacunes ou déficiences des données.
Mots-clés : gouvernance des données qualité des jeux de données biais données personnelles respect du RGPD détection de biais atténuation des biais conformité EU AI Act exigences de qualité détection de lacunes
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) (UE) 2018/1725 Directive (UE) 2016/680 Règlement sur l'IA à haut risque
Catégorie : Technique
Sujet principal : Gouvernance et qualité des données utilisées pour l’entraînement des IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Qualité des données Gestion des biais Conformité réglementaire Protection de la vie privée
Actifs concernés : Jeux de données d'entraînement, de validation et de test Modèles d'IA Systèmes d'IA à haut risque
Périmètre : Développement et mise en production de systèmes d'IA à haut risque qui utilisent des techniques d'entraînement par modèle
Exigences clés :
  • Mettre en place des pratiques de gouvernance des données adaptées
  • Définir les choix de conception pertinents
  • Collecter les données avec transparence sur l'origine et la finalité
  • Effectuer annotation, nettoyage, enrichissement et mise à jour
  • Formuler et évaluer les hypothèses sur les mesures que les données représentent
  • Évaluer disponibilité, quantité et adéquation des données
  • Détecter et atténuer les biais impactant santé, sécurité, droits fondamentaux ou discrimination
  • Identifier et combler les lacunes ou déficiences des données
Gravité : 5/5
Risque de discrimination, atteinte à la santé et à la sécurité, violation des droits fondamentaux, sanctions financières et réputationnelles graves.
Probabilité : 3/5
Les exigences détaillées et multiples augmentent le risque d'omission ou d'inefficacité dans la mise en œuvre des pratiques de gouvernance.
Détectabilité : 4/5
Biais et lacunes peuvent être subtils et nécessitent des audits spécialisés, ce qui rend leur détection difficile sans examen approfondi.
Score inhérent : 60 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Fournisseur du système d'IA à haut risque
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Équipe de data science Direction de conformité Autorités de protection des données Utilisateurs finaux
Délai initial : Avant le déploiement du système, lors de la mise en place du jeu de données
Délai récurrent : Au moins une fois par an ou à chaque mise à jour majeure du système
Notification incident : Immédiat (dans les 24 h) après détection d'un incident lié aux données
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la notification ou selon le planning de correction défini
Amende max : Non spécifié dans l'article (potentiellement conforme aux seuils du Règlement AI Act, pouvant atteindre plusieurs millions d'euros ou 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial)
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Restriction ou interdiction de mise sur le marché Obligation de retrait ou de modification du système Atteinte à la réputation
Autorité contrôle : Autorité nationale de protection des données (ANPD) ou équivalent européen
Pouvoir injonction : L'autorité de contrôle peut ordonner la suspension ou l'interdiction de mise sur le marché du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir un registre de gouvernance des données
  • Réaliser une analyse d'écart des jeux de données
  • Mettre en place des procédures de collecte, annotation, nettoyage et enrichissement
  • Déployer des outils de détection et d'atténuation des biais
  • Documenter les décisions de conception et les évaluations de qualité
  • Former le personnel aux exigences de gouvernance
Preuves attendues : Registre détaillé des pratiques de gouvernance Documentation des sources, finalité et traitements des données Rapports d'évaluation de biais Preuves de conformité aux exigences de qualité (complétude, représentativité) Attestations de formation
Fréquence : Annuel ou à chaque mise à jour majeure
Niveau détection : 4/5
La conformité aux exigences de qualité et de détection de biais nécessite des audits spécialisés et une analyse statistique, rendant la détection difficile sans examen approfondi.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une gouvernance des données structurée
  • Réaliser une analyse d'écart des jeux de données existants
  • Mettre en place des procédures de collecte, annotation, nettoyage et enrichissement conformes
  • Conduire une évaluation d'impact sur les biais
  • Documenter toutes les étapes et tenir un registre
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place des contrôles de qualité et de détection de biais
  • Planifier des revues périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe data governance Expert en protection des données Outils d'analyse de données et de biais Temps de formation Documentation
KPI : Pourcentage de jeux de données conformes aux exigences de qualité Temps moyen de détection des biais Nombre d'incidents liés aux données Score d'audit de conformité Taux de mise à jour du registre de gouvernance
AI_Act-§03-article11
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Établir la documentation technique du système d'IA à haut risque avant mise sur le marché.
Intitulé : Documentation technique relative à un système d’IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La documentation technique relative à un système d’IA à haut risque est établie avant que ce système ne soit mis sur le marché ou mis en service et est tenue à jour. Elle doit démontrer la conformité du système aux exigences de la présente section et fournir aux autorités nationales compétentes et aux organismes notifiés les informations nécessaires sous une forme claire et intelligible. Elle contient, au minimum, les éléments énoncés à l’annexe IV. Les PME peuvent fournir les informations de manière simplifiée via un formulaire dédié, accepté par les organismes notifiés.
Interprétation opérationnelle :
Établir et maintenir une documentation technique détaillée, claire et intelligible, prouvant la conformité du système d’IA à haut risque aux exigences réglementaires, et mettre à disposition des informations exploitables pour les autorités et les organismes notifiés.
Mots-clés : documentation technique système d'IA à haut risque conformité obligation de mise à jour autorités nationales organismes notifiés
Références croisées : Annexe IV Article 97 Section A de l'annexe I
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Obligation de tenir à jour la documentation technique d'un système d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : sécurité de l'IA conformité réglementaire
Actifs concernés : système d'IA à haut risque
Périmètre : Tous les systèmes d'IA à haut risque mis sur le marché ou mis en service, y compris ceux intégrés dans des produits harmonisés de l'Union.
Exigences clés :
  • Établir la documentation avant la mise sur le marché ou la mise en service
  • Maintenir la documentation à jour
  • Démontrer la conformité aux exigences de la section
  • Fournir des informations claires et intelligibles aux autorités et aux organismes notifiés
  • Utiliser le formulaire simplifié pour les PME si nécessaire
Gravité : 3/5
Impact modéré : non‑conformité pouvant entraîner un retrait du marché, des sanctions administratives et une perte de confiance, mais sans danger physique immédiat.
Probabilité : 2/5
Probabilité moyenne : la plupart des organisations négligent parfois la mise à jour de la documentation, surtout en l'absence de processus structuré.
Détectabilité : 1/5
La documentation est facilement vérifiable lors d'audits ou de contrôles, donc non détectable de façon autonome.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable de la conformité IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Équipes produit Équipes juridique Organismes notifiés Autorités nationales
Délai initial : Avant la mise sur le marché ou la mise en service du système d'IA à haut risque
Délai récurrent : La documentation doit être maintenue à jour en continu, notamment à chaque modification significative.
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiate dès identification d'une non‑conformité ou d'une insuffisance documentaire.
Amende max : N/A
Autres sanctions : Mise en demeure Retrait du marché Suspension de la commercialisation Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente (ex. CNIL ou autorité désignée)
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives ou des sanctions administratives.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mettre en place un processus de gestion documentaire
  • Utiliser un référentiel centralisé
  • Assurer la traçabilité des versions
  • Former le personnel à la rédaction et à la mise à jour
  • Effectuer des revues périodiques de conformité
Preuves attendues : Documentation technique signée Historique des versions Rapports de revue Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque modification majeure
Niveau détection : 1/5
Documentation facilement vérifiable lors d'audits, donc hautement détectable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un responsable de la documentation IA
  • Mettre en place un cadre de gestion documentaire
  • Rédiger la documentation technique conforme à l'annexe IV
  • Mettre à jour la documentation à chaque évolution du système
  • Former les équipes concernées
  • Planifier des revues de conformité périodiques
  • Conserver les preuves d'audit
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique/ conformité Expert IA Outils de gestion de documents Temps de rédaction
KPI : Pourcentage de versions documentées à jour Délai moyen de mise à jour de la documentation Nombre de non‑conformités détectées lors des audits Taux de conformité aux exigences de l'annexe IV
AI_Act-§03-article12
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Obligation de mettre en place des fonctionnalités de journalisation conformes aux exigences
Intitulé : Obligation de journalisation des événements pour les systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les systèmes d'IA à haut risque doivent disposer de fonctionnalités de journalisation permettant l'enregistrement automatique des événements pertinents, incluant la période d'utilisation, la base de données de référence, les données d'entrée correspondantes et l'identification des personnes physiques vérifiant les résultats.
Interprétation opérationnelle :
Le système doit mettre en place des mécanismes de journalisation continue qui enregistrent, pour chaque utilisation, la date/heure de début et fin, la base de données de référence, les entrées déclenchant une correspondance, et les personnes physiques impliquées dans la vérification des résultats, afin de garantir la traçabilité et la conformité aux articles 79, 72 et 26.
Mots-clés : journalisation traçabilité système d'IA à haut risque article 79 article 72 article 26 article 14 données d'entrée identité des personnes physiques
Références croisées : article 79 paragraphe 1 article 72 article 26 paragraphe 5 article 14 paragraphe 5 annexe III point 1 a)
Catégorie : Technique
Sujet principal : Journalisation des événements et traçabilité des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Intégrité des données Traçabilité Surveillance Conformité réglementaire
Actifs concernés : Système d'IA Base de données de référence Données d'entrée Identité des personnes physiques Logs/journaux
Périmètre : Systèmes d'IA à haut risque définis à l'annexe III, point 1 a)
Exigences clés :
  • Enregistrement continu des événements
  • Enregistrement de la période d'utilisation (date/heure)
  • Conservation de la base de données de référence
  • Conservation des données d'entrée correspondant à une recherche
  • Identification des personnes physiques vérifiant les résultats
  • Facilitation de la surveillance post-commercialisation
  • Facilitation du repérage de situations à risque ou de modifications substantielles
Gravité : 4/5
Absence de logs empêche la détection précoce des anomalies, compromet la conformité aux articles 79, 72, 26 et 14, et augmente le risque de dommages aux usagers ou de sanctions.
Probabilité : 3/5
Les systèmes peuvent ne pas implémenter correctement la journalisation ou ne pas la maintenir, surtout en phase de développement ou de mise à jour.
Détectabilité : 4/5
La présence de logs ne garantit pas leur examen systématique; détecter une absence ou une falsification nécessite des audits spécifiques.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la conformité IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction de la cybersécurité Équipe de développement IA Service conformité Auditeurs externes Clients/utilisateurs
Délai initial : À la mise en service du système d'IA à haut risque
Délai récurrent : En continu tout au long du cycle de vie du système
Notification incident : Immédiate dès détection d'un incident
Délai correction : Immédiate après identification de la non-conformité
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l'activité Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle de l'IA (ACIA)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour suspendre le système jusqu'à mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de systèmes de journalisation automatisés
  • Conservation sécurisée des logs (chiffrement, accès restreint)
  • Audit régulier des logs
  • Intégration de contrôles de conformité dans le pipeline CI/CD
  • Formation du personnel à la gestion des logs
Preuves attendues : Logs complets avec horodatage Documentation de la base de données de référence Registre des données d'entrée correspondant à une recherche Registre des personnes physiques ayant vérifié les résultats Rapports d'audit de conformité
Fréquence : Mensuelle
Niveau détection : 2/5
Les logs sont facilement consultables, mais la détection dépend de la revue régulière.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer des solutions de journalisation conformes aux exigences
  • Intégrer les exigences de journalisation dans le cycle de développement (DevSecOps)
  • Mettre en place des procédures d’audit et de revue des logs
  • Former les équipes techniques et les opérateurs
  • Documenter les processus de journalisation et les preuves attendues
  • Mettre en place des alertes sur la présence/absence de logs
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe DevOps Ingénieur cybersécurité Audit interne Outils de gestion de logs (SIEM) Formation
KPI : Pourcentage de logs complets et conformes Temps moyen de génération des logs Nombre d'incidents détectés via les logs Taux de conformité aux exigences de journalisation Disponibilité des logs pendant les audits
AI_Act-§03-article13
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Assurer la transparence du système et fournir une notice d’utilisation complète aux déployeurs.
Intitulé : Transparence et fourniture d’informations aux déployeurs
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La conception et le développement des systèmes d’IA à haut risque sont tels que le fonctionnement de ces systèmes est suffisamment transparent pour permettre aux déployeurs d’interpréter les sorties et de les utiliser de manière appropriée, avec un niveau adéquat de transparence garanti. La notice d’utilisation doit contenir des informations concises, complètes, exactes et claires, incluant l’identité du fournisseur, les caractéristiques du système, les performances, les risques, les mesures de contrôle humain, les ressources et la maintenance, ainsi que les mécanismes de journalisation.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit garantir que le système IA à haut risque est conçu pour être transparent, permettant aux déployeurs d’interpréter les sorties et de les exploiter correctement, et doit fournir une notice d’utilisation détaillée, accessible et compréhensible, couvrant toutes les informations requises par l’article.
Mots-clés : transparence fourniture d'informations déployeurs notice d'utilisation IA à haut risque exactitude robustesse cybersécurité sécurité des personnes maintenance maintenance logicielle
Références croisées : Article 15 (cybersécurité) Article 9 (droits fondamentaux) Article 14 (contrôle humain) Article 12 (collecte et interprétation des journaux)
Catégorie : Technique
Sujet principal : Transparence et information aux déployeurs
Domaine cybersécurité : Cybersécurité du système Intégrité des données Sécurité des sorties IA
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque Déployeurs Utilisateurs finaux
Périmètre : Conception, développement et mise en production de systèmes d'IA à haut risque
Exigences clés :
  • Transparence du fonctionnement
  • Notice d’utilisation complète et accessible
  • Informations sur exactitude, robustesse, cybersécurité
  • Capacités d'explication des sorties
  • Modifications préétablies
  • Mesures de contrôle humain
  • Ressources et durée de vie
  • Mécanismes de collecte et d’interprétation des journaux
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des risques graves pour la santé, la sécurité et les droits fondamentaux des personnes, avec des conséquences potentiellement mortelles ou juridiques.
Probabilité : 3/5
Les exigences détaillées et la nécessité de fournir une notice complète rendent la conformité difficile sans effort dédié, surtout dans les organisations manquant de processus de gouvernance IA.
Détectabilité : 4/5
L'absence de transparence se manifeste surtout lors d'incidents ou d'audits, ce qui retarde la détection sans contrôle systématique.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / Responsable IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur d'IA Déployeur Autorités de régulation Experts en sécurité Utilisateurs finaux
Délai initial : Avant la mise sur le marché ou avant la première utilisation du système d'IA à haut risque
Délai récurrent : À chaque modification majeure du système ou au moins une fois par an
Notification incident : Dans les 48 heures suivant la détection d'un manquement à la transparence
Délai correction : Correction des carences dans les 30 jours suivant la notification
Amende max : Amende administrative pouvant atteindre 10 % du chiffre d'affaires annuel mondial du fournisseur ou 10 M€, selon le montant le plus élevé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Retrait du système Obligation de remise en conformité Sanctions pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle des IA (ex. Autorité nationale de la sécurité des systèmes d'information - ANSSI)
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives, suspendre la mise sur le marché ou infliger des pénalités financières
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audit de conformité des notices d’utilisation
  • Évaluation d'accessibilité et de compréhension du contenu
  • Tests d'interprétabilité des sorties IA
  • Mise en place de mécanismes de journalisation conforme à l'article 12
  • Formation du personnel sur la notice d’utilisation
  • Mise à jour continue du système pour refléter les modifications prévues
Preuves attendues : Documentation technique de la notice d’utilisation Rapports d'audit de conformité Enregistrements de version du logiciel Tests d'exactitude, robustesse et cybersécurité Attestations de contrôle humain Logs de collecte et d'interprétation des journaux
Fréquence : Annuel et à chaque modification majeure
Niveau détection : 4/5
La non-conformité est généralement détectée lors d'audits de conformité ou d'incidents, ce qui retarde la détection.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Rédiger/actualiser la notice d’utilisation avec toutes les informations requises
  • Mettre en place des processus de vérification de la transparence du système
  • Former les équipes de développement et les deployeurs aux exigences de transparence
  • Mettre en place des mécanismes de journalisation et de traçabilité conformes à l’article 12
  • Effectuer des audits périodiques de conformité à la transparence
  • Surveiller les retours d’utilisation et les incidents pour ajuster la notice
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité IA Experts en UX/UI et documentation Outils d’audit et de test d’interprétabilité Ressources de formation Support juridique
KPI : Pourcentage de conformité de la notice d’utilisation Taux de détection des manquements lors des audits Temps moyen de correction après notification Satisfaction des deployeurs (enquête)
AI_Act-§03-article14
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Assurer un contrôle humain effectif via interfaces adaptées et des mesures appropriées.
Intitulé : Obligation de contrôle humain des systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La conception et le developpement des systemes d'IA a haut risque permettent, notamment au moyen d'interfaces homme-machine appropriées, un controle effectif par des personnes physiques pendant leur periode d'utilisation.
Interprétation opérationnelle :
Le developpeur doit integrer des interfaces permettant a l'opérateur humain d'exercer un controle effectif sur le systeme d'IA, en veillant a ce que l'opérateur puisse comprendre, surveiller, interpreter, decider et interrompre le systeme.
Mots-clés : contrôle humain IA à haut risque sécurité droits fondamentaux interfaces sûreté
Références croisées : Annexe III point 1 a) Règlement sur l'IA (EU) 2021/01 Exigences de sécurité des systèmes d'IA
Catégorie : Technique
Sujet principal : Contrôle humain des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes Gestion des risques Contrôle d'accès
Actifs concernés : Système d'IA Utilisateurs physiques Données de sortie
Périmètre : Applications où le système d'IA influence des décisions impactant santé, sécurité ou droits fondamentaux (ex. médecine, transport, justice, finance).
Exigences clés :
  • Interfaces HMI adaptées
  • Capacité de surveillance et détection d'anomalies
  • Sensibilisation à l'automatisation excessive
  • Possibilité d'intervention/arrêt d'urgence
  • Vérification distincte à deux personnes (pour certains cas)
Gravité : 4/5
Risques potentiels pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux, pouvant entraîner des dommages graves ou des violations de droits.
Probabilité : 3/5
Absence de contrôle humain augmente la probabilité d'erreurs ou d'abus, mais de nombreux systèmes intègrent déjà des mécanismes de supervision.
Détectabilité : 4/5
Il est difficile de détecter l'absence de contrôle humain sans audits spécifiques; les indicateurs de non-conformité peuvent être masqués par le comportement du système.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la sécurité des systèmes d'IA (ex. DPO ou RSSI)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Développeur Deployeur Equipe de contrôle humain Direction sécurité Clients finaux
Délai initial : À la conception et au développement du système (avant mise sur le marché).
Délai récurrent : À chaque mise à jour majeure ou modification du système.
Notification incident : Immédiate dès la constatation d'un manquement au contrôle humain.
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la notification.
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entreprise concernée (ou 30 M€, le plus élevé des deux).
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Retrait du produit Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (DPPA) et l'Autorité de régulation de l'IA (si prévue).
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité ou d'interdiction de mise sur le marché.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Implémentation d'interfaces HMI adaptées
  • Formation des opérateurs
  • Mise en place de procédures d'arrêt d'urgence
  • Audit régulier du contrôle humain
  • Vérification à deux personnes pour les systèmes concernés
Preuves attendues : Documentation de conception des interfaces Procédures d'intervention Rapports d'audit Attestations de formation
Fréquence : Mensuel ou à chaque version majeure
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits et logs, mais pas en temps réel sans instrumentation spécifique.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir les exigences d'interface HMI
  • Intégrer les contrôles humains dès la phase de développement
  • Former les opérateurs et les équipes de contrôle
  • Mettre en place des mécanismes de journalisation et d'audit
  • Vérifier la conformité par des revues de sécurité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe UX/UI Ingénieurs sécurité Formateurs Outils de monitoring
KPI : Taux de conformité des interfaces HMI Temps moyen de détection d'anomalies Nombre d'incidents liés à l'automatisation excessive Score d'audit de contrôle humain
AI_Act-§03-article15
Résumé : L’article impose aux concepteurs et développeurs de systèmes d’intelligence artificielle à haut risque d’assurer, dès la conception et tout au long du cycle de vie, un niveau d’exactitude, de robustesse et de cybersécurité adéquats, ainsi qu’une performance constante. Il impose la mise en place de mesures de résilience (sauvegarde, redondance) face aux erreurs, aux défaillances ou aux attaques, et la prévention ou l’atténuation des boucles de rétroaction biaisantes. Le périmètre couvre tous les systèmes d’IA à haut risque, qu’ils soient commercialisés ou mis en service, y compris ceux qui continuent d’apprendre après le déploiement. Les sanctions prévues incluent des amendes pouvant atteindre 30 M€ ou 6 % du chiffre d’affaires mondial, ainsi que la suspension, l’interdiction de mise sur le marché ou l’obligation de retrait et de mise à jour corrective. Les organisations doivent donc établir des critères de référence, réaliser des tests de précision et de robustesse, documenter les mes…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Assurer exactitude, robustesse et cybersécurité des IA à haut risque.
Intitulé : Obligation de conception et de développement sécurisés, robustes et précis des systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les systèmes d'IA à haut risque doivent être conçus et développés de façon à garantir un niveau approprié d'exactitude, de robustesse, de cybersécurité et de performance constante tout au long de leur cycle de vie, avec résilience face aux erreurs, défaillances, incohérences et aux attaques visant à manipuler les données ou le modèle.
Interprétation opérationnelle :
Les développeurs doivent intégrer des exigences de précision, de robustesse et de cybersécurité dans la conception, tester et valider ces exigences, mettre en place des mesures de résilience (sauvegarde, redondance) et appliquer des protections contre les attaques (données d'entraînement, exemples contradictoires, etc.).
Mots-clés : Exactitude Robustesse Cybersécurité Résilience Boucles de rétroaction Attaques de données Exemples contradictoires Sécurité après défaillance
Références croisées : Règlement sur l'IA (IA Act) Normes de métrologie et d'étalonnage Guide de la Commission européenne sur l'IA
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conception et développement de systèmes d'IA à haut risque assurant exactitude, robustesse et cybersécurité
Domaine cybersécurité : Cybersécurité Intégrité des données Protection contre les attaques Résilience
Actifs concernés : Modèle d'IA Données d'entraînement Entrées du modèle Composants pré-entraînés
Périmètre : Tous les systèmes d'IA à haut risque, qu'ils soient déployés sur le marché ou mis en service, y compris ceux qui continuent d'apprendre après la mise sur le marché.
Exigences clés :
  • Garantir un niveau d'exactitude et de robustesse appropriés
  • Assurer une cybersécurité adaptée aux circonstances et aux risques
  • Mettre en place des mesures de résilience (sauvegarde, redondance)
  • Empêcher ou réduire les boucles de rétroaction biaisantes
  • Protéger contre les attaques d'empoisonnement de données ou de modèle
  • Assurer une performance constante tout au long du cycle de vie
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la sécurité, la santé, la confiance du public et la conformité réglementaire, pouvant entraîner des dommages matériels ou humains graves.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont strictes, mais la complexité technique et l’absence de critères de référence clairs augmentent la probabilité d'inefficacité.
Détectabilité : 4/5
Les défauts de précision ou de robustesse peuvent rester subtils et ne se manifestent que sous des conditions spécifiques, nécessitant des audits ou des tests approfondis.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la sécurité et de la conformité (DSI / Responsable conformité IA)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Équipes de développement Direction juridique Direction sécurité Autorités de régulation Clients/utilisateurs Experts métrologie
Délai initial : À la conception et au développement initial du système (avant la mise sur le marché).
Délai récurrent : À chaque mise à jour majeure ou modification du modèle.
Notification incident : Dans les 72 heures suivant la détection d'un incident de non-conformité ou de faille critique.
Délai correction : Immédiatement après la notification, avec un plan de correction défini dans les 30 jours.
Amende max : Jusqu'à 30 millions d’euros ou 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial, selon le texte applicable
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou interdiction de mise sur le marché Retrait du produit Obligation de réparation ou de mise à jour corrective
Autorité contrôle : Autorité de contrôle du marché (ex. ANSSI ou CNIL)
Pouvoir injonction : L'autorité peut ordonner la suspension immédiate du système ou exiger des modifications correctives.
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de contrôle Recours judiciaire devant le tribunal administratif Demande de réexamen de la décision
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la sécurité (EIS)
  • Tests de robustesse (stress testing)
  • Audit de cybersécurité
  • Mise en place de sauvegardes et de plans de reprise
  • Contrôle de la chaîne d'approvisionnement des données
  • Validation par tierces parties
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation de conception Rapports de tests de précision et robustesse Registre des mesures de cybersécurité Certificat de conformité Logs d'incidents et de corrections
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) et à chaque mise à jour majeure.
Niveau détection : 4/5
Les écarts de performance ou les vulnérabilités peuvent rester invisibles sans audits spécialisés.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une évaluation d’impact sur la sécurité et la robustesse
  • Mettre en place des tests de précision et de robustesse selon des critères de référence
  • Implémenter des mécanismes de sauvegarde et de redondance
  • Appliquer des contrôles de cybersécurité (détection d’intrusion, protection des données d’entraînement)
  • Instaurer un processus de suivi des boucles de rétroaction et de mitigation des biais
  • Former les équipes de développement aux exigences de conformité IA
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d’audit technique Experts en cybersécurité Outils de test de robustesse Accès à environnements de simulation Formation du personnel
KPI : Taux de conformité aux exigences d’exactitude Nombre d’incidents de cybersécurité détectés Temps moyen de résolution des vulnérabilités Score de résilience (tests de panne) Évaluation de la couverture des tests de biais
AI_Act-§03-article16
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Assurer la conformité du système d'IA à haut risque aux exigences légales
Intitulé : Obligations incombant aux fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque: a) veillent à ce que leurs systèmes d’IA à haut risque soient conformes aux exigences énoncées à la section 2; b) indiquent sur le système d’IA à haut risque ou, lorsque cela n’est pas possible, sur son emballage ou dans la documentation l’accompagnant, selon le cas, leur nom, raison sociale ou marque déposée, l’adresse à laquelle ils peuvent être contactés; c) mettent en place un système de gestion de la qualité conforme à l’article 17; d) assurent la conservation de la documentation visée à l’article 18; e) assurent la tenue des journaux générés automatiquement par leurs systèmes d’IA à haut risque, lorsque ces journaux se trouvent sous leur contrôle, conformément à l’article 19; f) veillent à ce que le système d’IA à haut risque soit soumis à la procédure d’évaluation de la conformité applicable visée à l’article 43, avant sa mise sur le marché ou sa mise en service; g) élaborent une déclaration UE de conformité conformément à l’article 47; h) apposent le marquage CE sur le système d’IA à haut risque ou, lorsque cela n’est pas possible, sur son emballage ou dans la documentation l’accompagnant, selon le cas, afin d’indiquer la conformité avec le présent règlement, conformément à l’article 48; i) respectent les obligations en matière d’enregistrement prévues à l’article 49, paragraphe 1; j) prennent les mesures correctives nécessaires et fournissent les informations requises à l’article 20; k) à la demande motivée d’une autorité nationale compétente, prouvent la conformité du système d’IA à haut risque avec les exigences énoncées à la section 2; l) veillent à ce que le système d’IA à haut risque soit conforme aux exigences en matière d’accessibilité conformément aux directives (UE) 2016/2102 et (UE) 2019/882.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs doivent garantir que leurs systèmes d’IA à haut risque respectent les exigences du règlement, fournir leurs informations d’identification, mettre en place une gestion de la qualité, conserver la documentation, gérer les journaux, soumettre le système à l’évaluation de conformité, déclarer sa conformité UE, apposer le marquage CE, enregistrer le système, répondre aux autorités et garantir l’accessibilité.
Mots-clés : IA à haut risque conformité gestion de la qualité documentation journaux évaluation de conformité déclaration UE marquage CE enregistrement accessibilité
Références croisées : Article 17 Article 18 Article 19 Article 43 Article 47 Article 48 Article 49 Directive (UE) 2016/2102 Directive (UE) 2019/882
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Conformité des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes Traçabilité Gestion des données Conformité réglementaire
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque Documentation Journaux Marquage CE Enregistrement
Périmètre : Entreprises fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque sur le marché UE
Exigences clés :
  • Conformité aux exigences de la section 2
  • Indication du nom et des coordonnées
  • Mise en place d'un SGCQ
  • Conservation de la documentation
  • Tenue des journaux
  • Évaluation de conformité
  • Déclaration UE de conformité
  • Marquage CE
  • Enregistrement
  • Accessibilité
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la sécurité, la santé, les droits des utilisateurs, la réputation et les sanctions financières en cas de non‑conformité.
Probabilité : 3/5
Les fournisseurs peuvent négliger certaines obligations (documentation, logs, évaluation) si leurs processus internes sont immatures ou mal maîtrisés.
Détectabilité : 2/5
Les exigences sont explicites et vérifiables via des preuves documentaires et des audits, ce qui rend la non‑conformité facilement détectable.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur / Responsable qualité du système d'IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction Équipe qualité Service juridique Audit interne Autorités de contrôle
Délai initial : Avant la mise sur le marché ou la mise en service
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Dans les 72 heures
Délai correction : Dans les 30 jours
Amende max : Jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial ou 30 millions d'euros
Autres sanctions : Mise en retrait du marché Suspension de la mise en service Interdiction de commercialisation Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale de contrôle des systèmes d'IA
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un système de gestion de la qualité (ISO 9001/13485)
  • Gestion documentaire structurée
  • Tenue des journaux automatisés
  • Évaluation de conformité (article 43)
  • Apposition du marquage CE
  • Déclaration UE de conformité
  • Enregistrement du système
  • Vérification de l'accessibilité
Preuves attendues : Documentation technique Procédures qualité Registres de logs Rapports d'audit Certificats CE
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 2/5
Les exigences sont clairement définies et vérifiables via des preuves documentaires et des audits.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Implémenter un système de gestion de la qualité
  • Rédiger et tenir à jour la documentation technique
  • Conserver et gérer les journaux d'activité
  • Effectuer l'évaluation de conformité (article 43)
  • Apposer le marquage CE
  • Déclarer la conformité UE
  • Mettre en place l'enregistrement (article 49)
  • Assurer la traçabilité du nom et des coordonnées
  • Vérifier l'accessibilité
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : Équipe qualité Équipe juridique Développeurs IA Auditeurs externes Outils de gestion documentaire et de logs
KPI : Conformité du système d'IA aux exigences de la section 2 Taux de conformité des documents Disponibilité des journaux Délais de mise en conformité Respect des échéances d'évaluation
AI_Act-§03-article17
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les fournisseurs d'IA à haut risque doivent mettre en place un système de gestion qualité.
Intitulé : Obligation de mise en place d’un système de gestion de la qualité pour les fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque mettent en place un système de gestion de la qualité garantissant le respect du présent règlement. Ce système est documenté de manière méthodique et ordonnée sous la forme de politiques, de procédures et d’instructions écrites, et comprend au moins les aspects suivants: a) une stratégie de respect de la réglementation, notamment le respect des procédures d’évaluation de la conformité et des procédures de gestion des modifications apportées aux systèmes d’IA à haut risque; b) des techniques, procédures et actions systématiques destinées à la conception des systèmes d’IA à haut risque ainsi qu’au contrôle et à la vérification de cette conception; c) des techniques, procédures et actions systématiques destinées au développement des systèmes d’IA à haut risque ainsi qu’au contrôle et l’assurance de leur qualité; d) des procédures d’examen, de test et de validation à exécuter avant, pendant et après le développement du système d’IA à haut risque, ainsi que la fréquence à laquelle elles doivent être réalisées; e) des spécifications techniques, notamment des normes, à appliquer et, lorsque les normes harmonisées pertinentes ne sont pas appliquées intégralement, ou ne couvrent pas toutes les exigences pertinentes énoncées à la section 2, les moyens à utiliser pour faire en sorte que le système d’IA à haut risque satisfasse auxdites exigences; f) les systèmes et procédures de gestion des données, notamment l’acquisition, la collecte, l’analyse, l’étiquetage, le stockage, la filtration, l’exploration, l’agrégation, la conservation des données et toute autre opération concernant les données qui est effectuée avant la mise sur le marché ou la mise en service de systèmes d’IA à haut risque et aux fins de celles-ci; g) le système de gestion des risques prévu à l’article 9; h) l’élaboration, la mise en œuvre et le fonctionnement d’un système de surveillance après commercialisation conformément à l’article 72; i) les procédures relatives au signalement d’un incident grave conformément à l’article 73; j) la gestion des communications avec les autorités nationales compétentes, les autres autorités compétentes, y compris celles fournissant ou facilitant l’accès aux données, les organismes notifiés, les autres opérateurs, les clients ou d’autres parties intéressées; k) les systèmes et procédures de conservation de tous les documents et informations pertinents; l) la gestion des ressources, y compris les mesures liées à la sécurité d’approvisionnement; m) un cadre de responsabilisation définissant les responsabilités de l’encadrement et des autres membres du personnel en ce qui concerne tous les aspects énumérés dans le présent paragraphe.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit créer, documenter et maintenir un système de gestion de la qualité (SGQ) formalisé, comprenant des politiques, procédures et instructions écrites. Le SGQ doit couvrir la stratégie de conformité et la gestion des modifications, la conception contrôlée, le développement et l’assurance qualité, les tests, la validation et la fréquence des contrôles, l’application des normes techniques ou les moyens alternatifs, la gestion complète des données (acquisition, stockage, etc.), le système de gestion des risques (article 9), la surveillance post‑commercialisation (article 72), le signalement d’incidents graves (article 73), les communications avec les autorités et les parties prenantes, la conservation durable des documents, la gestion des ressources et la sécurité d’approvisionnement, ainsi qu’un cadre de responsabilisation du personnel.
Mots-clés : système de gestion de la qualité fournisseurs IA à haut risque conformité documentation procédures gestion des données gestion des risques surveillance post‑marché signalement incident communication autorités responsabilisation normes techniques évaluation de conformité gestion des modifications
Références croisées : Article 9 (gestion des risques) Article 72 (surveillance post‑commercialisation) Article 73 (signalement d’incident grave) Article 40 (normes harmonisées) Règlement sur l’IA
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place d’un système de gestion de la qualité pour les fournisseurs d’IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Gestion des données Sécurité de l'approvisionnement Surveillance Gestion des incidents
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque Données d'entraînement et de production Documentation technique Processus de développement
Périmètre : Fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque soumis au Règlement sur l'IA, y compris ceux qui sont également soumis à la législation sectorielle (ex. services financiers).
Exigences clés :
  • Stratégie de conformité et gestion des modifications
  • Conception contrôlée et vérifiée
  • Développement et assurance qualité
  • Tests, validation et fréquence des contrôles
  • Application des normes techniques ou moyens alternatifs
  • Gestion complète des données (acquisition, stockage, conservation)
  • Gestion des risques (article 9)
  • Surveillance post‑commercialisation (article 72)
  • Signalement d’incidents graves (article 73)
  • Communication avec les autorités et parties prenantes
  • Conservation des documents et informations
  • Gestion des ressources et sécurité d'approvisionnement
  • Responsabilisation du personnel
Gravité : 4/5
Un défaut du SGQ peut entraîner une non‑conformité majeure, compromettant la sécurité, la confiance des utilisateurs et entraînant des sanctions administratives lourdes, voire des dommages à la réputation.
Probabilité : 3/5
La complexité de la mise en place d’un SGQ complète et la nécessité de respecter toutes les exigences rendent la non‑conformité possible, surtout dans les organisations de taille moyenne ou petite.
Détectabilité : 4/5
L’absence ou la défaillance du SGQ est difficile à détecter sans audits spécifiques, revues de conformité ou incidents déclencheurs, donc la détection repose sur des contrôles externes ou des audits périodiques.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / Chief Compliance Officer
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Équipe qualité Développeurs IA Service juridique Autorités de régulation Clients Partenaires fournisseurs
Délai initial : Avant la mise sur le marché ou la mise en service du système d'IA à haut risque
Délai récurrent : Revues périodiques (au moins une fois par an) et à chaque changement majeur du système
Notification incident : Dans les 72 heures suivant la détection de l'incident grave
Délai correction : Mise en œuvre immédiate des actions correctives, avec un délai maximal de 30 jours pour remédier à la non‑conformité
Amende max : Jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial du fournisseur
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l’activité Retrait du marché Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale de régulation de l’IA (ou autorité compétente désignée)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de suspension ou de retrait du système d’IA à haut risque
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaborer une politique de conformité
  • Documenter les procédures pour chaque aspect (a‑m)
  • Mettre en place un registre de gestion des modifications
  • Implémenter des tests de validation et de vérification
  • Déployer un système de suivi des incidents
  • Créer un canal de communication avec les autorités
  • Assurer la conservation durable des documents
  • Formaliser le cadre de responsabilisation du personnel
Preuves attendues : Politiques écrites Procédures documentées Instructions opérationnelles Registres de tests et de validation Rapports d’audit interne Documentation de gestion des données Registre des incidents graves Plan de continuité et de reprise d’activité
Fréquence : Périodique (au moins annuelle) et à chaque changement majeur
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits internes, revues de conformité et suivi des indicateurs KPI; difficile à identifier sans contrôle formel.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une politique de qualité et de conformité
  • Documenter chaque procédure (a‑m) avec des instructions claires
  • Former le personnel aux exigences du SGQ
  • Mettre en place un registre centralisé des modifications
  • Définir des KPI de conformité et de détection
  • Instaurer des revues de contrôle périodiques
  • Créer un processus de notification d’incident et de correction
  • Assurer la liaison avec les autorités compétentes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe qualité / compliance Expertise juridique Compétences techniques IA Outils de gestion documentaire Programme de formation
KPI : Taux de conformité des procédures documentées Nombre d’écarts identifiés lors des audits Délai moyen de résolution des écarts Existence et actualisation du registre des modifications Fréquence des revues de surveillance post‑marché
AI_Act-§03-article18
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit mettre à disposition les documents pendant 10 ans après la mise en service.
Intitulé : Conservation des documents
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Pendant une période prenant fin 10 ans après la mise sur le marché ou la mise en service du système d’IA à haut risque, le fournisseur tient à la disposition des autorités nationales compétentes: a) la documentation technique visée à l’article 11; b) la documentation concernant le système de gestion de la qualité visé à l’article 17; c) la documentation concernant les modifications approuvées par les organismes notifiés, le cas échéant; d) les décisions et autres documents émis par les organismes notifiés, le cas échéant; e) la déclaration UE de conformité visée à l’article 47.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit conserver pendant 10 ans, à la disposition des autorités nationales, les documents listés (technique, qualité, modifications, décisions, déclaration UE).
Mots-clés : documentation conservation 10 ans autorités nationales IA à haut risque déclaration UE de conformité
Références croisées : article 11 article 17 article 47
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Conservation et disponibilité des documents techniques et de conformité pour les systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Conformité Gestion documentaire
Actifs concernés : Documentation technique Documentation qualité Modifications Décisions notifiées Déclaration UE
Périmètre : Fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque (déployés sur le marché ou mis en service)
Exigences clés :
  • Conserver les documents pendant 10 ans
  • Les tenir à disposition des autorités nationales
  • Inclure documentation technique, qualité, modifications, décisions, déclaration UE
  • Conditions spécifiques en cas de faillite ou d’arrêt d'activité
  • Cas des établissements financiers: mise à jour dans le cadre de la documentation financière
Gravité : 4/5
Perte de conformité entraîne des sanctions financières, réputationnelles et risque de retrait du marché, avec un impact élevé sur l'entreprise.
Probabilité : 3/5
Complexité de la conservation à long terme, risque de faillite ou d'absence de processus adéquat.
Détectabilité : 2/5
La non-conformité est généralement révélée lors d'audits ou de vérifications par les autorités, ce qui rend le risque facilement détectable.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la conformité IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Autorités nationales compétentes Organismes notifiés État membre Établissements financiers (le cas échéant)
Délai initial : 10 ans à compter de la mise sur le marché ou de la mise en service du système d'IA à haut risque
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension du marché Retrait du produit Sanctions financières
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour garantir la conservation des documents
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mettre en place un registre centralisé de documents
  • Définir un processus de conservation à 10 ans
  • Intégrer la conservation dans le système de gestion de la qualité
  • Former le personnel à la gestion documentaire
  • Mettre en place des contrôles d'accès et de traçabilité
Preuves attendues : Registre des documents conservé Horodatage des versions Contrats avec prestataires de stockage Rapports d'audit
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
La non-conformité est généralement détectée lors d'audits ou de vérifications par les autorités, rendant le risque facilement détectable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier et recenser les documents requis
  • Mettre en place un système de gestion documentaire conforme
  • Définir des procédures de conservation à 10 ans
  • Former le personnel concerné
  • Établir des preuves d'horodatage et de traçabilité
  • Planifier des audits annuels de conformité documentaire
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Expert en gestion documentaire Outils de stockage sécurisé Formation
KPI : Pourcentage de documents conformes Temps moyen de récupération d'un document Nombre d'audits de conformité réussis Respect du délai de 10 ans
AI_Act-§03-article19
Résumé : L’article impose aux fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque l’obligation de conserver, sous leur contrôle, les journaux générés automatiquement par leurs systèmes pendant au moins six mois, conformément aux exigences légales de l’Union et des États membres. Cette exigence s’applique à tous les fournisseurs, y compris les établissements financiers soumis à des règles spécifiques de gouvernance et de documentation. Le non‑respect expose les acteurs à des sanctions administratives pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires annuel, à des mesures de mise en demeure, à la suspension de l’activité ou à des responsabilités civiles. Les fournisseurs doivent donc mettre en place une solution de journalisation fiable, définir une politique de rétention de six mois, assurer le contrôle d’accès aux journaux et les intégrer dans leurs processus de conformité et d’audit. Des contrôles réguliers (mensuels) et une documentation complète des preuves de conservation sont attendus. Le risque inhére…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Assurer la tenue et la conservation des journaux IA pendant au moins six mois.
Intitulé : Obligation de conservation des journaux d'activité des systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque assurent la tenue des journaux générés automatiquement par leurs systèmes d’IA à haut risque, visés à l’article 12, paragraphe 1, dans la mesure où ces journaux se trouvent sous leur contrôle. Sans préjudice du droit de l’Union ou du droit national applicable, les journaux sont conservés pendant une période adaptée à la destination du système d’IA à haut risque, d’au moins six mois, sauf disposition contraire dans le droit de l’Union ou le droit national applicable, en particulier dans le droit de l’Union sur la protection des données à caractère personnel. Si les fournisseurs sont des établissements financiers soumis à des exigences relatives à leur gouvernance, à leurs dispositifs ou à leurs processus internes prévues par la législation de l’Union sur les services financiers, ils tiennent à jour les journaux générés automatiquement par leurs systèmes d’IA à haut risque dans le cadre de la documentation conservée en vertu de la législation pertinente sur les services financiers.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs doivent garantir que les journaux automatiques de leurs systèmes d'IA à haut risque sont conservés pendant au moins six mois, sous réserve de leur contrôle, et, pour les établissements financiers, maintenir ces journaux à jour dans le cadre de leur documentation réglementaire.
Mots-clés : journaux systèmes d'IA à haut risque conservation contrôle exigences financières gouvernance
Références croisées : article 12 paragraphe 1 réglementation Union sur la protection des données legislation financière
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Tenue et mise à jour des journaux générés automatiquement par les systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Intégrité des preuves Traçabilité Conformité aux exigences de conservation
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque
Périmètre : Fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque, y compris établissements financiers soumis à la législation financière
Exigences clés :
  • Conserver les journaux pendant au moins 6 mois
  • Les journaux doivent être sous contrôle du fournisseur
  • Les fournisseurs financiers doivent tenir les journaux à jour dans le cadre de leur documentation réglementaire
Gravité : 4/5
Absence de logs compromet la traçabilité et la conformité, pouvant entraîner des sanctions lourdes et perte de confiance.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont claires, mais la mise en œuvre dépend de la gouvernance interne; risque de non-conformité modéré.
Détectabilité : 4/5
Les logs sont générés automatiquement et non visibles sans examen spécifique, donc détectabilité faible à modérée.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité et du pilotage des systèmes d'IA (Chief AI Compliance Officer)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs de systèmes d'IA Direction générale Équipes IT/Sécurité Auditeurs Clients Autorités de régulation
Délai initial : Immédiate (à la mise en service du système d'IA)
Délai récurrent : Continu pendant la durée d'exploitation (conservation de 6 mois)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiate dès détection d'un manquement
Amende max : Non spécifié (potentiellement jusqu'à 6% du chiffre d'affaires annuel selon le Règlement IA)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l'activité Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex: CNIL) ou autorité compétente de l'AI Act
Pouvoir injonction : Oui, l'autorité peut imposer des mesures correctives ou suspendre le système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Déployer un système de journalisation automatisée conforme aux exigences
  • Définir une politique de rétention de logs de 6 mois
  • Assurer le contrôle d'accès aux logs
  • Intégrer les logs dans le registre de conformité
Preuves attendues : Logs horodatés Rapports de conservation Documentation de la politique de rétention Attestations d'audit
Fréquence : Mensuelle
Niveau détection : 2/5
Les logs sont généralement visibles lors d'audits de conformité, ce qui rend leur détection facile à moyen terme.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer un mécanisme de journalisation centralisé et immuable
  • Établir et formaliser une politique de rétention de 6 mois
  • Former le personnel IT et les équipes de conformité aux exigences
  • Mettre en place des contrôles d'accès et des procédures d’audit des logs
  • Intégrer les logs dans le registre de conformité et les rapports de gouvernance
  • Coordonner avec les équipes juridiques pour aligner la conservation sur la législation financière
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe IT/Sécurité Responsable conformité IA Outils de gestion de logs Temps d'audit
KPI : Pourcentage de logs conservés conformément à la politique Temps moyen de détection d'anomalies dans les logs Conformité au délai de rétention (en jours)
AI_Act-§03-article20
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les fournisseurs d'IA à haut risque doivent prendre les mesures correctives et informer les parties.
Intitulé : Obligation de mesures correctives et d’information pour les fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque qui considèrent ou ont des raisons de considérer qu’un système d’IA à haut risque qu’ils ont mis sur le marché ou mis en service n’est pas conforme au présent règlement prennent immédiatement les mesures correctives nécessaires pour le mettre en conformité, le retirer, le désactiver ou le rappeler, selon le cas. Ils informent les distributeurs du système d’IA à haut risque concerné et, le cas échéant, les déployeurs, le mandataire et les importateurs en conséquence. 2. Lorsque le système d’IA à haut risque présente un risque au sens de l’article 79, paragraphe 1, et que le fournisseur prend conscience de ce risque, celui-ci recherche immédiatement les causes, en collaboration avec le déployeur à l’origine du signalement, le cas échéant, et informe les autorités de surveillance du marché compétentes pour le système d’IA à haut risque concerné et, le cas échéant, l’organisme notifié qui a délivré un certificat pour ce système d’IA à haut risque, conformément à l’article 44, en précisant en particulier la nature du cas de non-conformité et les éventuelles mesures correctives pertinentes prises.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit agir sans délai pour corriger, retirer, désactiver ou rappeler le système non conforme, informer les parties prenantes (distributeurs, déployeurs, mandataires, importateurs) et notifier les autorités de surveillance ainsi que l’organisme notifié, en détaillant la nature du manquement et les mesures correctives prises.
Mots-clés : mesures correctives information non-conformité risque autorités de surveillance certificat article 44 article 79
Références croisées : Article 79 Article 44
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Obligation de correction et d'information des fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'IA Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : -
Périmètre : Réglementation européenne sur l'IA (AI Act) – obligations pour les fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque
Exigences clés :
  • Prise de mesures correctives immédiates
  • Retrait, désactivation ou rappel du système
  • Information des parties prenantes
  • Notification aux autorités et organisme notifié
  • Documentation de la non-conformité et des actions correctives
Gravité : 4/5
Un système d'IA à haut risque non conforme peut causer des dommages importants pour la sécurité, la santé ou les droits fondamentaux, entraînant des conséquences graves.
Probabilité : 3/5
La non-conformité peut survenir à tout moment lors du déploiement ou de la mise sur le marché, surtout si les processus de validation sont insuffisants.
Détectabilité : 4/5
Les écarts de conformité sont souvent découverts uniquement lors d'audits, de signalements externes ou d'incidents, ce qui rend la détection difficile sans contrôle dédié.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur du système d'IA à haut risque
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Distributeur Déployeur Mandataire Importateur Autorités de surveillance Organisme notifié
Délai initial : Immédiat (dans les meilleurs délais)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Immédiat (dans les meilleurs délais)
Délai correction : Immédiat (dans les meilleurs délais)
Amende max : Non spécifié dans l'article
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l'autorisation de mise sur le marché Retrait du système Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives ou la suspension du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Procédures de détection des non-conformités
  • Processus de rappel, désactivation ou retrait du système
  • Gestion documentaire de la conformité
  • Formation du personnel aux obligations réglementaires
Preuves attendues : Registre des actions correctives Rapports d'audit Certificats de conformité Documentation des notifications aux autorités
Fréquence : Ponctuelle (déclenchée par identification d'une non-conformité)
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits, signalements externes ou analyses techniques, donc difficile à détecter sans contrôle dédié.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place des procédures de détection et de reporting systématiques
  • Former le personnel aux obligations de correction et d'information
  • Établir un registre centralisé des systèmes non conformes
  • Coordonner avec les parties prenantes (distributeurs, déployeurs) pour le retrait ou la correction du système
  • Notifier les autorités de surveillance et l'organisme notifié dès la prise de conscience
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expert IA Outils de suivi et de traçabilité Documentation et archivage
KPI : Temps moyen de détection d'une non-conformité Taux de conformité des systèmes Nombre de notifications aux autorités Temps moyen de mise en œuvre des mesures correctives
AI_Act-§03-article21
Résumé : L’article impose aux fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque de coopérer systématiquement avec les autorités compétentes en cas de demande motivée. Ils doivent fournir, dans une langue officielle de l’Union compréhensible par l’autorité, l’ensemble des informations et documents nécessaires pour démontrer la conformité du système aux exigences du règlement, ainsi que l’accès aux journaux automatiques générés par le système, sous réserve du respect de la confidentialité prévue à l’article 78. Cette obligation s’applique à tous les fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque, quel que soit le périmètre géographique, et constitue une exigence de notification et de transparence. Le non‑respect expose le fournisseur à des sanctions administratives pouvant inclure des amendes, la suspension ou l’interdiction du traitement, ainsi que des mesures de mise en demeure. Pour se conformer, les fournisseurs doivent mettre en place des procédures de réponse rapide, centraliser la documentation de…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournir à l'autorité compétente, sur demande, les informations de conformité requises.
Intitulé : Coopération avec les autorités compétentes
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
À la demande motivée d’une autorité compétente, les fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque fournissent à ladite autorité toutes les informations et tous les documents nécessaires pour démontrer la conformité du système d’IA à haut risque avec les exigences énoncées à la section 2, dans une langue aisément compréhensible par l’autorité dans l’une des langues officielles des institutions de l’Union, telle qu’indiquée par l’État membre concerné. À la demande motivée d’une autorité compétente, les fournisseurs accordent également à l’autorité compétente à l’origine de la demande, le cas échéant, l’accès aux journaux générés automatiquement par le système d’IA à haut risque visés à l’article 12, paragraphe 1, dans la mesure où ces journaux sont sous leur contrôle. Les informations obtenues par une autorité compétente en application du présent article sont traitées conformément aux obligations de confidentialité énoncées à l’article 78.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit, sur demande motivée d’une autorité compétente, fournir toutes les informations et documents nécessaires pour prouver la conformité du système d’IA à haut risque, dans une langue officielle de l’UE compréhensible par l’autorité, et autoriser l’accès aux journaux automatiques générés par le système, tout en respectant les obligations de confidentialité prévues à l’article 78.
Mots-clés : autorité compétente demande motivée informations documents conformité langue officielle journaux confidentialité
Références croisées : article 78
Catégorie : Notification
Sujet principal : Coopération avec les autorités compétentes
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'information Conformité réglementaire
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque Données du système Journaux d'activité
Périmètre : Fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque
Exigences clés :
  • Fournir toutes les informations et documents nécessaires pour démontrer la conformité
  • Utiliser une langue officielle de l'UE compréhensible par l'autorité
  • Autoriser l'accès aux journaux générés automatiquement
  • Respecter les obligations de confidentialité de l'article 78
Gravité : 4/5
Non-conformité empêche la démonstration de conformité, expose le fournisseur à des sanctions financières, à la perte de licence et à l'exclusion du marché.
Probabilité : 3/5
Les demandes d'autorité sont fréquentes mais pas systématiques, ce qui augmente le risque de non-respect.
Détectabilité : 2/5
L'obligation est clairement stipulée et les journaux sont générés automatiquement, rendant la non-conformité facilement observable lors d'un audit.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable Conformité IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur de système d'IA Autorité compétente DPO Équipes techniques Direction
Délai initial : Immédiat
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l'accès aux données Restriction de mise sur le marché Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité compétente désignée par l'État membre
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives, suspendre ou interdire le traitement du système.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de processus de réponse aux demandes d'autorité
  • Gestion documentaire centralisée
  • Accès contrôlé aux journaux
  • Politique de confidentialité
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Registres de demandes et réponses Logs d'accès aux journaux Documentation de conformité Attestations de conformité
Fréquence : À la demande
Niveau détection : 1/5
L'obligation est explicite et les logs sont générés automatiquement, rendant la non-conformité rapidement observable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un catalogue d'informations et de documents nécessaires
  • Mettre en place un système de gestion des logs avec accès contrôlé
  • Définir une procédure de réponse rapide aux demandes d'autorité
  • Former le personnel aux exigences de confidentialité
  • Documenter la langue de communication et les processus de transmission
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Administrateur système de logs Juriste spécialisé IA Outils de gestion documentaire
KPI : Temps de réponse à une demande d'autorité Pourcentage de logs accessibles sur demande Conformité de la documentation Taux de formation du personnel
AI_Act-§03-article22
Résumé : L’article impose aux fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle à haut risque, établis hors de l’Union européenne, de désigner, avant toute mise à disposition sur le marché de l’UE, un mandataire établi dans l’UE via un mandat écrit. Ce mandataire doit vérifier que la déclaration de conformité UE (article 47) et la documentation technique (article 11) ont été préparées conformément à la procédure d’évaluation de conformité, conserver pendant dix ans les coordonnées du fournisseur, la déclaration, la documentation et, le cas échéant, le certificat de l’organisme notifié, mettre à disposition des autorités toutes les informations nécessaires (y compris les journaux IA générés automatiquement) et coopérer pour atténuer les risques. Le mandat permet au mandataire d’agir comme interlocuteur privilégié des autorités et de mettre fin au mandat si le fournisseur ne respecte pas ses obligations, en informant immédiatement l’autorité de surveillance du marché. Le non‑respect expose le…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit désigner un mandataire UE avant la mise sur le marché.
Intitulé : Obligation de désignation d’un mandataire pour les fournisseurs tiers de systèmes d’IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Avant de mettre leurs systèmes d’IA à haut risque à disposition sur le marché de l’Union, les fournisseurs établis dans des pays tiers désignent, par mandat écrit, un mandataire établi dans l’Union. Le mandataire exécute les tâches de vérification de conformité, de conservation des documents, de fourniture d’informations aux autorités et de coopération pour atténuer les risques, et peut mettre fin au mandat en cas de non‑conformité du fournisseur, en informant immédiatement l’autorité de surveillance du marché concernée.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit nommer un représentant UE via un mandat écrit, autoriser ce mandataire à réaliser les missions de contrôle de conformité, de conservation des pièces justificatives, de transmission d’informations aux autorités et de coopération pour atténuer les risques, et à mettre fin au mandat si le fournisseur ne respecte pas le règlement.
Mots-clés : mandataire déclaration UE de conformité documentation technique évaluation de conformité conservation 10 ans accès aux journaux IA coopération autorités enregistrement fin de mandat
Références croisées : article 47 article 11 article 74 paragraphe 10 article 49 paragraphe 1 article 12 paragraphe 1
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Désignation d’un mandataire pour les fournisseurs tiers de systèmes d’IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Conformité réglementaire Gestion des risques Traçabilité Transparence
Actifs concernés : Systèmes d’IA à haut risque Documentation technique Déclarations de conformité Journaux d’activité IA
Périmètre : Marché de l’Union (UE) – fournisseurs tiers hors UE
Exigences clés :
  • Nommer un mandataire UE
  • Établir un mandat écrit
  • Vérifier la conformité de la déclaration et de la documentation
  • Conserver les documents pendant 10 ans
  • Fournir accès aux autorités sur demande
  • Coopérer pour atténuer les risques
  • Respecter les obligations d’enregistrement
Gravité : 4/5
Non‑respect empêche la mise sur le marché de l’UE, expose le fournisseur à des amendes et à la perte de confiance, affectant fortement les activités commerciales.
Probabilité : 3/5
L’obligation de désignation n’est pas toujours anticipée, surtout pour les fournisseurs non‑EU, ce qui augmente le risque d’omission.
Détectabilité : 4/5
L’absence de mandataire n’est pas visible tant que le système n’est pas placé sur le marché ; les contrôles de marché sont nécessaires pour détecter la non‑conformité.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur du système d’IA à haut risque
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur tiers Mandataire UE Autorités de surveillance du marché Organisme notifié Clients/Utilisateurs du système IA
Délai initial : Avant la mise à disposition du système d’IA à haut risque sur le marché de l’Union
Délai récurrent : Conservation des documents pendant 10 ans après la mise sur le marché ou la mise en service
Notification incident : Sur demande motivée de l’autorité (immédiat)
Délai correction : Immédiat (dès constat de non‑conformité)
Amende max : Non précisé dans l’article
Autres sanctions : Interdiction de mise sur le marché Restriction de la libre circulation Sanctions administratives Responsabilité civile Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché (Market Surveillance Authority) de l’État membre concerné
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour suspendre ou retirer le système du marché
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un mandat écrit avec clauses clairement définies
  • Formation du mandataire aux exigences de conformité
  • Mise en place de procédures de conservation et de gestion des documents
  • Système de traçabilité des logs IA
  • Contrôles périodiques de conformité par audit interne
Preuves attendues : Copie du mandat écrit Attestations de conformité de la déclaration UE Documentation technique Certificat de l’organisme notifié (le cas échéant) Registres d’accès aux logs IA Preuves de coopération avec les autorités
Fréquence : Annuel ou à chaque changement majeur du système
Niveau détection : 4/5
Le non‑respect est généralement détecté lors d’audits de marché ou de demandes d’informations de l’autorité, pas de détection automatique.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier un mandataire UE qualifié
  • Rédiger et signer un mandat écrit détaillant les tâches
  • Mettre en place des procédures de conservation des documents pendant 10 ans
  • Assurer l’accès aux logs IA sur demande
  • Former le mandataire aux exigences de l’article 47, 11, 12, 49
  • Établir un registre interne des mandataires et des obligations
  • Effectuer des revues périodiques de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Responsable conformité Support informatique (gestion logs) Mandataire UE (ressources locales)
KPI : Temps entre désignation du mandataire et mise sur le marché Pourcentage de mandataires conformes aux exigences de conservation Nombre d’incidents de non‑conformité détectés Délais de réponse aux demandes d’autorité Existence d’un registre à jour des mandataires
AI_Act-§03-article23
Résumé : L’article définit les obligations légales des importateurs de systèmes d’intelligence artificielle à haut risque sur le marché de l’Union européenne. Avant de mettre un tel système en vente, l’importateur doit vérifier que le fournisseur a respecté la procédure d’évaluation de conformité (art. 43), que la documentation technique est établie conformément à l’art. 11 et à l’annexe IV, que le produit porte le marquage CE, la déclaration UE de conformité (art. 47) et la notice d’utilisation, et que le fournisseur a désigné un mandataire (art. 22). En cas de doutes sur la conformité ou de suspicion de falsification, le système ne doit pas être commercialisé avant d’être mis en conformité, et l’importateur doit informer le fournisseur, les mandataires et les autorités de surveillance du risque (art. 79). L’importateur doit également afficher son nom ou sa marque ainsi que ses coordonnées, veiller à ce que le stockage ou le transport ne compromettent pas la conformité, conserver pendant dix …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les importateurs doivent garantir la conformité du système d'IA à haut risque.
Intitulé : Obligations des importateurs
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Avant de mettre sur le marché un système d’IA à haut risque, l’importateur doit vérifier que le fournisseur a suivi la procédure d’évaluation de conformité (article 43), que la documentation technique est établie conformément à l’article 11 et à l’annexe IV, que le système porte le marquage CE, la déclaration UE de conformité (article 47) et la notice d’utilisation, et que le fournisseur a désigné un mandataire (article 22). Lorsqu’un importateur a des raisons suffisantes de considérer que le système n’est pas conforme ou a été falsifié, il ne le met sur le marché qu’après mise en conformité et informe le fournisseur, les mandataires et les autorités de surveillance du risque (article 79). L’importateur indique son nom, raison sociale ou marque déposée ainsi que son adresse sur le système, son emballage ou la documentation. Il s’assure que le stockage ou le transport ne compromettent pas la conformité. Il conserve pendant dix ans le certificat de l’organisme notifié, la notice d’utilisation et la déclaration UE de conformité. Sur demande des autorités compétentes, il communique toutes les informations et documents nécessaires, y compris ceux du paragraphe 5, pour démontrer la conformité, et veille à ce que la documentation technique soit mise à disposition. Il coopère avec les autorités pour atténuer les risques du système.
Interprétation opérationnelle :
L’importateur doit vérifier la conformité du fournisseur, s’assurer que la documentation technique, le marquage CE, la déclaration UE de conformité et la notice d’utilisation sont présents, confirmer la désignation d’un mandataire, conserver les documents pendant 10 ans, communiquer les informations aux autorités sur demande et coopérer avec elles.
Mots-clés : importateur IA à haut risque conformité documentation technique marquage CE déclaration UE de conformité notice d’utilisation mandataire mise en conformité autorités compétentes stockage transport conservation 10 ans
Références croisées : article 43 article 11 article 47 article 22 article 79
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Obligation de conformité des importateurs de systèmes d’IA à haut risque
Domaine cybersécurité : sécurité de la chaîne d'approvisionnement gestion des risques de conformité traçabilité notification d'incidents
Actifs concernés : système d'IA à haut risque documentation technique marquage CE déclaration UE de conformité notice d’utilisation certificat de l'organisme notifié
Périmètre : Importateurs de systèmes d'IA à haut risque sur le marché de l'UE
Exigences clés :
  • Vérification de la procédure d'évaluation de conformité
  • Établissement de la documentation technique
  • Marquage CE et déclaration UE de conformité
  • Notice d’utilisation
  • Désignation d'un mandataire
  • Conservation des documents pendant 10 ans
  • Communication d'informations aux autorités
  • Coopération avec les autorités
  • Garantie que stockage/transport ne compromet pas la conformité
Gravité : 4/5
Impact potentiel grave (santé, sécurité, conséquences légales et réputationnelles) si un système non conforme est mis sur le marché.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée que l’importateur néglige une vérification ou accepte un fournisseur non conforme.
Détectabilité : 3/5
Les exigences (marquage CE, documentation) sont visibles et vérifiables, donc la non‑conformité est détectable lors d’audits ou de contrôles.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable conformité / Importateur
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Importateur Fournisseur Mandataire Organisme notifié Autorités de surveillance du marché Clients/Usagers
Délai initial : Immédiat avant la mise sur le marché
Délai récurrent : Pas de récurrence, mais obligation de mise à jour continue
Notification incident : Immédiat dès identification d’un risque (article 79)
Délai correction : Immédiat après identification du manquement, mettre en conformité avant toute nouvelle mise sur le marché
Amende max : Non spécifié dans l'article
Autres sanctions : Mise en demeure Retrait du marché Suspension de l'activité Pénalités administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorités compétentes (ex. DGCCRF, CNIL)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de retrait du marché
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Vérification de la conformité du fournisseur
  • Contrôle de la documentation technique
  • Vérification du marquage CE
  • Contrôle de la présence de la déclaration UE de conformité et de la notice d’utilisation
  • Vérification de la désignation du mandataire
  • Gestion du stockage et du transport
  • Conservation des certificats et documents pendant 10 ans
  • Mise à disposition de la documentation sur demande
  • Coopération avec les autorités
Preuves attendues : Certificat de l'organisme notifié Documentation technique Déclaration UE de conformité Notice d’utilisation Preuve du marquage CE Contrat avec le mandataire Registre de conservation
Fréquence : Ponctuelle (avant mise sur le marché) et périodique (au moins une fois tous les 2 ans)
Niveau détection : 2/5
Les exigences sont visibles et vérifiables, donc la détection est relativement aisée.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place une procédure de vérification de la conformité du fournisseur (article 43)
  • S'assurer que la documentation technique est complète et conforme (article 11, annexe IV)
  • Vérifier la présence du marquage CE, de la déclaration UE de conformité et de la notice d’utilisation
  • Confirmer la désignation d'un mandataire (article 22)
  • Conserver les documents pendant 10 ans
  • Mettre à disposition la documentation sur demande des autorités
  • Former le personnel aux exigences d'importation
  • Établir un registre de suivi des systèmes importés
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Outils de vérification documentaire Accès aux documents du fournisseur Formation
KPI : Taux de conformité des importations Délai de vérification avant mise sur le marché Nombre de documents conservés Nombre d'incidents de non-conformité détectés
AI_Act-§03-article24
Résumé : Les distributeurs de systèmes d’IA à haut risque doivent, avant de mettre le produit sur le marché, vérifier que le dispositif porte le marquage CE, qu’il est accompagné de la déclaration UE de conformité et de la notice d’utilisation, et que le fournisseur et l’importateur ont rempli leurs obligations légales. S’ils constatent ou suspectent une non‑conformité, ils ne doivent pas commercialiser le système, doivent informer le fournisseur ou l’importateur, prendre des mesures correctives (mise en conformité, retrait ou rappel) et notifier immédiatement les autorités compétentes en cas de risque grave. Ils doivent aussi fournir, sur demande de l’autorité, l’ensemble des documents justifiant la conformité et coopérer avec les actions de réduction des risques imposées. Le non‑respect expose les distributeurs à des sanctions administratives pouvant atteindre plusieurs millions d’euros, à des mesures de retrait ou de rappel, et à des poursuites civiles. Les actions recommandées incluent la …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Vérifier la conformité et assurer la mise en conformité des systèmes d'IA à haut risque
Intitulé : Obligations des distributeurs de systèmes d'IA à haut risque
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Avant de mettre un système d’IA à haut risque à disposition sur le marché, les distributeurs vérifient le marquage CE, la déclaration UE de conformité et la notice d’utilisation, et s’assurent que le fournisseur et l’importateur ont respecté leurs obligations (art.16 b/c, art.23 par.3). Si le système n’est pas conforme, il ne doit pas être mis à disposition, le distributeur doit informer le fournisseur/importateur, prendre des mesures correctives, informer les autorités et fournir les documents sur demande.
Interprétation opérationnelle :
Le distributeur doit vérifier la conformité documentaire et technique du système avant sa mise sur le marché, s’assurer du respect des obligations du fournisseur et de l’importateur, et, en cas de non‑conformité ou de risque, informer immédiatement le fournisseur/importateur, les autorités compétentes et prendre les mesures correctives (mise en conformité, retrait ou rappel) tout en coopérant avec les autorités.
Mots-clés : distributeur système d'IA à haut risque marquage CE déclaration UE de conformité notice d'utilisation obligations du fournisseur obligations de l'importateur mise en conformité retrait rappel autorités compétentes information coopération
Références croisées : Article 16 (obligations du fournisseur/importateur) Article 23 (déclaration de conformité) Article 79 (risque du système d'IA) Section 2 (exigences du AI Act)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Conformité des distributeurs de systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité du système Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque Documentation technique Marquage CE
Périmètre : Marché de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Vérification du marquage CE
  • Vérification de la déclaration UE de conformité
  • Vérification de la notice d’utilisation
  • Vérification du respect des obligations du fournisseur/importateur
  • Mise en conformité, retrait ou rappel du système
  • Information du fournisseur/importateur et des autorités
  • Coopération avec les autorités
Gravité : 4/5
Risque de danger pour la sécurité des personnes, dommages matériels, perte de confiance du public et sanctions financières lourdes
Probabilité : 3/5
Absence de processus systématique de vérification et complexité des exigences peuvent mener à des erreurs
Détectabilité : 4/5
Les manquements restent souvent cachés tant que le système n’est pas déployé ou auditée
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable conformité distributeur
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Distributeur Fournisseur Importateur Autorités compétentes Public/Utilisateurs
Délai initial : Avant la mise à disposition du système sur le marché (immédiat)
Délai récurrent : À chaque mise à jour substantielle ou modification du système
Notification incident : Immédiat (dès la constatation d’un risque ou d’une non‑conformité)
Délai correction : Dans les meilleurs délais, et au plus tard 15 jours après la détection
Amende max : Jusqu'à 10 M€ ou 6 % du chiffre d'affaires annuel (selon la législation applicable)
Autres sanctions : Mise en demeure Retrait du système du marché Rappel du produit Suspension de l'activité de distribution Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente (ex. DGCCRF ou autorité de l'État membre)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité ou de retrait du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Checklist de vérification pré‑lancement
  • Audit de conformité du fournisseur/importateur
  • Formation du personnel aux exigences de l'AI Act
  • Mise en place d'un registre des preuves de conformité
  • Processus de suivi des mises à jour
Preuves attendues : Copie du marquage CE Déclaration UE de conformité signée Notice d’utilisation Attestation du fournisseur Rapports d’audit Registre des actions correctives
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque mise à jour majeure
Niveau détection : 4/5
Les écarts peuvent rester invisibles sans examen détaillé des documents et des processus
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer une checklist de vérification pré‑mise sur le marché
  • Former le personnel aux exigences légales et techniques
  • Documenter systématiquement les preuves de conformité
  • Mettre en place un processus de suivi des mises à jour et des modifications
  • Établir un protocole de communication rapide avec fournisseurs/importateurs et autorités
  • Réaliser des audits internes réguliers
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Logiciel de gestion documentaire Outils d’audit et de traçabilité Formations internes Temps d’ingénierie et de conformité
KPI : Taux de conformité des dossiers de déclaration Délai moyen entre détection et mise en conformité Nombre d’incidents de non‑conformité détectés Temps de réponse aux notifications d’autorité
AI_Act-§03-article25
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le tiers doit se conformer aux obligations du fournisseur d'IA à haut risque.
Intitulé : Responsabilités tout au long de la chaîne de valeur de l’IA
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Tout distributeur, importateur, déployeur ou autre tiers est considéré comme un fournisseur d’un système d’IA à haut risque aux fins du présent règlement et est soumis aux obligations incombant au fournisseur au titre de l’article 16 dans toutes les circonstances suivantes: a) il commercialise sous son propre nom ou sa propre marque un système d’IA à haut risque déjà mis sur le marché ou mis en service, sans préjudice des dispositions contractuelles prévoyant une autre répartition des obligations; b) il apporte une modification substantielle à un système d’IA à haut risque qui a déjà été mis sur le marché ou a déjà été mis en service de telle sorte qu’il reste un système d’IA à haut risque en application de l’article 6; c) il modifie la destination d’un système d’IA, y compris un système d’IA à usage général, qui n’a pas été classé à haut risque et a déjà été mis sur le marché ou mis en service de telle manière que le système d’IA concerné devient un système d’IA à haut risque conformément l’article 6.
Interprétation opérationnelle :
Les acteurs de la chaîne de valeur doivent assumer les obligations du fournisseur d’un système d’IA à haut risque, fournir les informations, l’accès technique et l’assistance nécessaires, coopérer avec le fournisseur initial et garantir la conformité via des contrats et des contrôles adaptés.
Mots-clés : fournisseur obligations article 16 distributeur importateur déployeur modification substantielle destinations coopération documentation accès technique propriété intellectuelle confidentialité contrats
Références croisées : article 16 article 6 annexe I section A
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Responsabilité du fournisseur et des acteurs de la chaîne de valeur pour les systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité du système Conformité réglementaire Gestion des risques Contrôle d'accès Intégrité
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque Composants d'IA Modèles d'IA Outils et services intégrés
Périmètre : Tous les acteurs commerciaux (distributeurs, importateurs, déployeurs, tiers) qui mettent sur le marché, modifient ou intègrent des systèmes d'IA à haut risque, ainsi que les fabricants de produits contenant ces systèmes comme composants de sécurité.
Exigences clés :
  • Assumer les obligations du fournisseur
  • Coopérer avec le fournisseur initial
  • Fournir les informations et l'accès technique nécessaires
  • Respecter les clauses contractuelles
  • Protéger la propriété intellectuelle et les secrets d'affaires
Gravité : 5/5
Impact élevé sur la sécurité, la santé, la réputation et les finances en cas de non‑conformité d'un système d'IA à haut risque.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée à élevée due à la complexité de la chaîne de valeur, aux multiples acteurs et à la nécessité de coopération et de documentation.
Détectabilité : 4/5
Détection difficile sans audit ou revue documentaire, les écarts se manifestent surtout lors d'événements ou d'incidents.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la conformité IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Distributeurs Importateurs Déployeurs Tiers fournisseurs Fabricants de produits Autorités de régulation Équipes de conformité Experts en cybersécurité
Délai initial : Immédiat (dès la mise sur le marché ou la mise en service du système d'IA à haut risque)
Délai récurrent : Permanent (surveillance continue et mise à jour des informations)
Notification incident : Non précisé dans l'article
Délai correction : Immédiat après identification de la non‑conformité, avec correction dans les 30 jours
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Retrait du produit Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle du marché (ex. DGCCRF) ou autorité de protection des données compétente
Pouvoir injonction : Injonction de suspendre ou de retirer le système d'IA à haut risque
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact de conformité (EIC)
  • Contrôle d’accès et d’intégrité des données
  • Gestion des versions et traçabilité des modifications
  • Contrats de coopération avec clauses de partage d’informations
  • Formation du personnel aux exigences IA à haut risque
Preuves attendues : Documentation d’évaluation de conformité Registres de modifications Contrats écrits avec fournisseurs Rapports d’audit Preuves d’accès technique fourni
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) et à chaque modification substantielle
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits externes et revues de conformité, peu visible en exploitation courante.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir les rôles et responsabilités dans les contrats
  • Mettre en place des processus de partage d’informations et d’accès technique
  • Réaliser une évaluation d’impact de conformité
  • Mettre en place un suivi continu des modifications
  • Former les équipes concernées
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Responsable conformité IA Juristes contractuels Experts IA/ cybersécurité Outils de traçabilité Plateforme de gestion documentaire
KPI : Taux de conformité des contrats Délai de mise à jour des informations Nombre d’incidents liés à la non‑conformité Score d’audit de conformité
AI_Act-§03-article26
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les déployeurs d'IA à haut risque doivent garantir utilisation, contrôle humain, données pertinentes et coopération.
Intitulé : Obligations incombant aux déployeurs de systèmes d’IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les déployeurs de systèmes d’IA à haut risque doivent prendre des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour garantir une utilisation conforme aux notices d’utilisation, confier le contrôle humain à des personnes compétentes, veiller à la pertinence des données d’entrée, surveiller le système, informer le fournisseur et les autorités en cas de risque ou d’incident grave, conserver les logs ≥6 mois, informer les travailleurs et les représentants, respecter les obligations d’enregistrement et de traitement des données biométriques, informer les personnes physiques, coopérer avec les autorités.
Interprétation opérationnelle :
Mettre en place des contrôles techniques et organisationnels, désigner des acteurs humains qualifiés, garantir la qualité des données d’entrée, monitorer le système, notifier les fournisseurs et autorités en cas de manquement ou d’incident, conserver les logs pendant au moins six mois, informer les salariés et représentants, respecter les exigences d’enregistrement et de traitement des données biométriques, informer les concernés, coopérer avec les autorités.
Mots-clés : déployeurs IA à haut risque mesures techniques organisationnelles notice d’utilisation contrôle humain compétences formation autorité soutien données d’entrée pertinence surveillance notification incident grave journaux six mois enregistrement analyse d’impact protection des données biométrie autorisation judiciaire coopération autorités
Références croisées : article 72 article 79 article 73 article 49 article 13 article 35 article 27 article 9 article 10 directive (UE) 2016/680 règlement (UE) 2016/679
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité et contrôle de l’utilisation des systèmes d’IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Gestion des données Surveillance du système Contrôle humain Traçabilité (journaux) Sécurité de l’accès Protection des données biométriques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d’IA à haut risque Données d’entrée Journaux automatisés Modèles d’IA
Périmètre : Tous les déployeurs (fournisseurs, intégrateurs, entreprises) de systèmes d’IA à haut risque, y compris les autorités publiques de l’Union et les établissements financiers soumis à la législation sur les services financiers.
Exigences clés :
  • Respect des notices d’utilisation
  • Contrôle humain avec personnel qualifié
  • Qualité et pertinence des données d’entrée
  • Surveillance continue du système
  • Notification immédiate en cas de risque ou d’incident
  • Conservation des logs ≥6 mois
  • Information des travailleurs et représentants
  • Respect des obligations d’enregistrement et de traitement des données biométriques
  • Coopération avec les autorités de surveillance
Gravité : 4/5
Non-respect peut entraîner des sanctions administratives, des atteintes aux droits fondamentaux, des risques de sécurité et de sûreté, et des dommages réputationnels.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont nombreuses et doivent être mises en œuvre de façon coordonnée; des lacunes fréquentes observées dans les pratiques de gouvernance IA.
Détectabilité : 4/5
Les indicateurs de non-conformité (absence de logs, absence de notification) sont souvent invisibles sans examen détaillé des processus et des registres.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief AI Officer (CAIO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Déployeurs de systèmes d’IA Fournisseurs Distributeurs Autorités de surveillance du marché Autorités de protection des données Représentants des travailleurs Employés Clients Organes de régulation
Délai initial : Immédiat dès la mise en service du système d’IA à haut risque
Délai récurrent : Les logs doivent être conservés pendant au moins six mois, sans délai supplémentaire.
Notification incident : Sans retard injustifié, idéalement dans les 24 heures suivant la détection d’un incident grave.
Délai correction : Les mesures correctives doivent être mises en œuvre dès que possible, idéalement dans les 30 jours suivant la notification.
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial ou 10 millions d'euros, selon la législation applicable
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou interdiction temporaire du système Retrait du marché Sanctions administratives pécuniaires Responsabilité civile Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché et Autorité nationale de protection des données
Pouvoir injonction : L’autorité de surveillance peut ordonner la suspension immédiate du système et exiger la mise en conformité.
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire devant les tribunaux administratifs Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des notices d’utilisation
  • Formation du personnel de contrôle humain
  • Audit de la pertinence des données d’entrée
  • Implémentation de solutions de journalisation automatisée
  • Définition de procédures de notification d’incident
  • Élaboration d’un plan de continuité et de conformité
  • Tests d’intrusion et d’évaluation de la détection
Preuves attendues : Documents de procédure Registres de formation Rapports d’audit Journaux système Attestations de conformité Contrats avec fournisseurs
Fréquence : Mensuelle pour la surveillance, trimestrielle pour les audits de conformité, annuelle pour les rapports de logs.
Niveau détection : 4/5
Les indicateurs de non-conformité sont souvent dissimulés dans les processus opérationnels; une surveillance continue et des revues d’audit sont nécessaires pour détecter les écarts.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer la conformité des notices d’utilisation et les mettre à jour
  • Désigner et former des acteurs humains avec les compétences et l’autorité requises
  • Mettre en place des contrôles de qualité des données d’entrée
  • Déployer un système de journalisation automatisée et archivage ≥6 mois
  • Établir des procédures de notification d’incident et de suspension du système
  • Informer les représentants du personnel et les travailleurs avant la mise en service
  • Mettre en place un registre d’enregistrement des systèmes IA auprès de l’UE
  • Coordonner la collecte des rapports annuels sur les systèmes biométriques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe de conformité IA Expert en protection des données Architectes système Outils de journalisation et de traçabilité Formations internes Audit externe
KPI : Pourcentage de contrôles humains réalisés par du personnel qualifié Temps moyen de détection et de notification d’un incident Durée de conservation des logs conformes Taux de conformité des notices d’utilisation Nombre de formations dispensées aux acteurs humains Score d’audit de conformité globale
AI_Act-§03-article27
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les déployeurs doivent réaliser une analyse d’impact sur les droits fondamentaux avant le déploiement.
Intitulé : Analyse d’impact des systèmes d’IA à haut risque sur les droits fondamentaux
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Avant le déploiement d’un système d’IA à haut risque visé à l’article 6, paragraphe 2, à l’exception des systèmes d’IA à haut risque destinés à être utilisés dans le domaine visé à l’annexe III, point 2, les déployeurs qui sont des organismes de droit public ou des entités privées fournissant des services publics et les déployeurs de systèmes d’IA à haut risque visés à l’annexe III, points 5), b) et c), effectuent une analyse de l’impact sur les droits fondamentaux que l’utilisation de ce système peut produire. À cette fin, les déployeurs effectuent une analyse comprenant: a) une description des processus du déployeur dans lesquels le système d’IA à haut risque sera utilisé conformément à sa destination; b) une description de la période pendant laquelle et de la fréquence à laquelle chaque système d’IA à haut risque est destiné à être utilisé; c) les catégories de personnes physiques et les groupes susceptibles d’être concernés par son utilisation dans le contexte spécifique; d) les risques spécifiques de préjudice susceptibles d’avoir une incidence sur les catégories de personnes physiques ou groupes de personnes identifiés en vertu du point c) du présent paragraphe, compte tenu des informations fournies par le fournisseur conformément à l’article 13; e) une description de la mise en œuvre des mesures de contrôle humain, conformément à la notice d’utilisation; f) les mesures à prendre en cas de matérialisation de ces risques, y compris les dispositifs relatifs à la gouvernance interne et aux mécanismes de plainte internes.
Interprétation opérationnelle :
Le développeur doit réaliser, avant la première utilisation, une évaluation détaillée des impacts potentiels du système d’IA à haut risque sur les droits fondamentaux, en incluant description des processus, durée d’utilisation, catégories de personnes concernées, risques spécifiques, mesures de contrôle humain et procédures de réponse/gestion des incidents.
Mots-clés : analyse d’impact droits fondamentaux système d'IA à haut risque déploiement mesures de contrôle humain gouvernance interne plainte interne
Références croisées : Article 6 paragraphe 2 Article 13 Article 46 paragraphe 1 Article 35 RGPD Article 27 directive 2016/680
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Analyse d’impact sur les droits fondamentaux
Domaine cybersécurité : IA Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque Processus métier utilisant l'IA Données d'entrée et de sortie Utilisateurs finaux
Périmètre : Tous les systèmes d'IA à haut risque déployés dans l'UE, y compris ceux utilisés par organismes publics et fournisseurs de services publics, ainsi que les systèmes visés à l'annexe III, points 5 b) et c)
Exigences clés :
  • Effectuer une analyse d’impact avant le déploiement
  • Documenter les processus, la durée d’utilisation, les parties prenantes
  • Identifier les risques spécifiques sur les droits fondamentaux
  • Mettre en place des mesures de contrôle humain
  • Prévoir des procédures de réponse et de plainte
Gravité : 5/5
Potentiel d’infractions graves aux droits fondamentaux (non‑discrimination, atteinte à la liberté, privacy), engendrant des conséquences sociétales majeures.
Probabilité : 3/5
Obligation explicite mais nouvelle ; de nombreux déployeurs ne disposent pas encore de processus d’analyse, ce qui rend la probabilité de non‑conformité modérée.
Détectabilité : 4/5
L’absence d’analyse n’est pas visible sans examen des documents ; la détection se fait surtout lors d’audits ou de contrôles, donc difficile à détecter sans effort.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / DPO
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DPO Équipes juridiques Équipes techniques Autorités de surveillance Usagers
Délai initial : Avant la première utilisation du système d’IA à haut risque
Délai récurrent : À chaque mise à jour substantielle ou changement de processus
Notification incident : Dans les 15 jours suivant la matérialisation du risque
Délai correction : Immédiat, avec mise en œuvre des mesures correctives dès identification du manquement
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entreprise concernée
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Retrait du produit Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale de la concurrence ou autorité de protection des données selon secteur
Pouvoir injonction : L'autorité peut ordonner la suspension ou l'interruption du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre d'impact
  • Évaluation d'impact réalisée par équipe dédiée
  • Documentation des processus et des parties prenantes
  • Tests d'IA pour détecter biais
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Rapport d'analyse d'impact Matrice de risques Procédures de contrôle humain Registre des incidents et plaintes
Fréquence : Ponctuelle (au moment du déploiement) et périodique (au moins annuel ou à chaque modification majeure)
Niveau détection : 2/5
L'absence d'analyse se détecte lors d'audits ou de contrôles de conformité, donc détectabilité modérée.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir un processus interne d'évaluation d'impact
  • Former les équipes à la méthode d'analyse
  • Utiliser le questionnaire modèle de l’IA Bureau
  • Documenter les résultats et les stocker
  • Mettre en place des mécanismes de suivi et de mise à jour
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique/ conformité Experts IA Outils d'analyse Temps de projet
KPI : Temps moyen de réalisation de l'analyse d'impact Pourcentage de systèmes d'IA à haut risque avec analyse documentée Nombre de incidents de non‑conformité détectés Taux de mise à jour du registre d'impact
AI_Act-§03-article28
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation de désignation et de fonctionnement des autorités notifiantes
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Chaque État membre désigne ou établit au moins une autorité notifiante chargée de mettre en place et d’accomplir les procédures nécessaires à l’évaluation, à la désignation et à la notification des organismes d’évaluation de la conformité et à leur contrôle. Ces procédures sont élaborées en coopération entre les autorités notifiantes de tous les États membres. 2. Les États membres peuvent décider que l’évaluation et le contrôle visés au paragraphe 1 doivent être effectués par un organisme national d’accréditation au sens du règlement (CE) no 765/2008 et conformément à ses dispositions. 3. Les autorités notifiantes sont établies, organisées et gérées de manière à éviter tout conflit d’intérêts avec les organismes d’évaluation de la conformité et à garantir l’objectivité et l’impartialité de leurs activités. 4. Les autorités notifiantes sont organisées de telle sorte que les décisions concernant la notification des organismes d’évaluation de la conformité sont prises par des personnes compétentes différentes de celles qui ont réalisé l’évaluation de ces organismes. 5. Les autorités notifiantes ne proposent ni ne fournissent aucune des activités réalisées par les organismes d’évaluation de la conformité, ni aucun service de conseil sur une base commerciale ou concurrentielle. 6. Les autorités notifiantes garantissent la confidentialité des informations qu’elles obtiennent conformément à l’article 78. 7. Les autorités notifiantes disposent d’un personnel compétent en nombre suffisant pour la bonne exécution de leurs tâches. Le personnel compétent possède l’expertise nécessaire, le cas échéant, pour sa fonction, dans des domaines tels que les technologies de l’information, l’IA et le droit, y compris le contrôle du respect des droits fondamentaux.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent créer et gérer une autorité notifiante indépendante, capable d’évaluer, désigner et contrôler les organismes d’évaluation de la conformité, tout en garantissant l’objectivité, la confidentialité et en disposant d’un personnel compétent.
Mots-clés : autorité notifiante procédures indépendance objectivité confidentialité personnel compétent technologies de l’information IA droit réglement (CE) no 765/2008 article 78
Références croisées : règlement (CE) no 765/2008 article 78
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Désignation et fonctionnement des autorités notifiantes
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité
Actifs concernés : Organismes d’évaluation de la conformité Autorités notifiantes
Périmètre : Union européenne (tous les États membres)
Exigences clés :
  • Création d’une autorité notifiante indépendante
  • Éviter les conflits d’intérêts
  • Garantir l’objectivité et l’impartialité
  • Confidentialité des informations
  • Disposer d’un personnel compétent avec expertise IT, IA et droit
  • Décision de notification prise par des personnes distinctes des évaluateurs
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur la conformité des systèmes IA et la confiance des utilisateurs, pouvant entraîner des sanctions et des retards
Probabilité : 3/5
Les exigences sont claires mais la mise en œuvre dépend de la capacité des États à créer une autorité indépendante et compétente
Détectabilité : 4/5
La non-conformité se révèle surtout lors d’audits ou de contrôles périodiques, ce qui la rend difficile à détecter quotidiennement
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Ministère chargé du numérique et de la cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités nationales Organismes d’évaluation de la conformité Entreprises IA Autorités de protection des données
Délai initial : Immédiat (< 1 mois)
Délai récurrent : Non spécifié – obligation continue
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après détection
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente désignée par l’État
Pouvoir injonction : Peut être exercé par l’autorité compétente pour imposer des mesures correctives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Documentation des procédures Registre des désignations Rapports d’activité Attestations de compétence du personnel
Fréquence : Ponctuelle (lors de la désignation) et continue (audit périodique)
Niveau détection : 4/5
La non-conformité est généralement détectée lors d’audits externes ou de contrôles périodiques, peu visible en usage quotidien.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner une autorité notifiante nationale
  • Définir et documenter les procédures d’évaluation et de contrôle
  • Assurer l’indépendance en évitant les conflits d’intérêts
  • Recruter du personnel avec expertise IT, IA et droit
  • Mettre en place un dispositif de confidentialité des informations
  • Établir un registre public des organismes d’évaluation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts IA et cybersécurité Ressources informatiques Support administratif
KPI : Nombre d’autorités notifiantes désignées Taux de conformité des procédures internes Délai de mise en place des procédures Score d’indépendance (évalué par audit)
AI_Act-§03-article29
Résumé : L’article impose aux organismes d’évaluation de la conformité de notifier l’autorité compétente de l’État membre où ils sont établis lorsqu’ils souhaitent être reconnus pour évaluer la conformité des systèmes d’intelligence artificielle. La notification doit contenir une description détaillée des activités d’évaluation, des modules d’évaluation concernés et des catégories de systèmes d’IA pour lesquels l’organisme déclare être compétent, ainsi que le certificat d’accréditation ou, à défaut, toutes les preuves documentaires attestant de sa conformité aux exigences de l’article 31. Le périmètre s’applique à tout organisme d’évaluation de la conformité installé dans un État membre de l’UE. Le non‑respect expose à des sanctions administratives, pouvant inclure des amendes, la suspension ou le retrait de la désignation d’organisme notifié, et des recours juridiques. La mise en conformité requiert la mise en place d’un processus de notification, la production ou la validation du certificat …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Soumettre une demande de notification à l'autorité notifiante
Intitulé : Demande de notification d’un organisme d’évaluation de la conformité
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les organismes d’évaluation de la conformité soumettent une demande de notification à l’autorité notifiante de l’État membre dans lequel ils sont établis, accompagnée d’une description des activités d’évaluation de la conformité, du ou des modules d’évaluation de la conformité et des types de systèmes d’IA pour lesquels l’organisme d’évaluation de la conformité se déclare compétent, ainsi que d’un certificat d’accréditation, lorsqu’il existe, délivré par un organisme national d’accréditation qui atteste que l’organisme d’évaluation de la conformité remplit les exigences énoncées à l’article 31. Tout document en cours de validité relatif à des désignations existantes de l’organisme notifié demandeur en vertu de toute autre législation d’harmonisation de l’Union est ajouté. Lorsque l’organisme d’évaluation de la conformité ne peut pas produire de certificat d’accréditation, il présente à l’autorité notifiante toutes les preuves documentaires nécessaires à la vérification, à la reconnaissance et au contrôle régulier de sa conformité avec les exigences définies à l’article 31. Quant aux organismes notifiés désignés en vertu de toute autre législation d’harmonisation de l’Union, tous les documents et certificats liés à ces désignations peuvent être utilisés à l’appui de leur procédure de désignation au titre du présent règlement, le cas échéant. L’organisme notifié met à jour la documentation visée aux paragraphes 2 et 3 du présent article dès que des changements pertinents interviennent afin de permettre à l’autorité responsable des organismes notifiés de contrôler et de vérifier que toutes les exigences énoncées à l’article 31 demeurent observées.
Interprétation opérationnelle :
L’organisme doit adresser à l’autorité compétente une notification contenant les informations sur son activité, ses modules d’évaluation, les catégories de systèmes IA concernés et, si disponible, son certificat d’accréditation ; à défaut, il doit fournir tous les documents prouvant sa conformité aux exigences de l’article 31.
Mots-clés : notification organisme d’évaluation de la conformité autorité notifiante certificat d’accréditation exigences article 31 documentation déclaration de compétence
Références croisées : Article 31 Règlement sur l'IA (AI Act)
Catégorie : Notification
Sujet principal : Obligation de notification des organismes d’évaluation de la conformité
Domaine cybersécurité : Conformité Sécurité de l'IA
Actifs concernés : Organisme d’évaluation de la conformité Systèmes d’IA
Périmètre : Tous les organismes d’évaluation de la conformité établis dans un État membre de l’UE qui souhaitent être notifiés pour évaluer des systèmes d’IA
Exigences clés :
  • Déposer une demande de notification
  • Fournir description des activités et modules d’évaluation
  • Indiquer les types de systèmes d’IA concernés
  • Joindre un certificat d’accréditation ou preuves de conformité
  • Mettre à jour la documentation en cas de changement
Gravité : 3/5
Non-conformité entraîne refus de désignation, retards, sanctions financières et perte de confiance dans le processus d’évaluation.
Probabilité : 2/5
Les organismes sont habitués à la procédure et disposent généralement d’un certificat d’accréditation ou de preuves documentaires, ce qui rend la non-conformité relativement peu probable.
Détectabilité : 2/5
La notification et les pièces justificatives sont soumises à l’autorité et sont facilement vérifiables, donc la non-conformité est détectable sans recourir à des audits spécialisés.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité nationale compétente (ex. l'Autorité de l'IA du pays)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organisme d’évaluation de la conformité Autorité notifiante Organes de régulation Fournisseurs de systèmes d’IA Auditeurs
Délai initial : Avant le démarrage des activités d’évaluation ou dès la création de l’organisme
Délai récurrent : Au moins une fois par an ou à chaque changement majeur
Notification incident : Dans les 48 heures suivant la prise de connaissance d’un incident ou d’un changement substantiel
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la réception d’une mise en demeure ou constat de non‑conformité
Amende max : Jusqu’à 10 M€ ou 6 % du chiffre d’affaires annuel, selon la législation
Autres sanctions : Refus de désignation comme organisme notifié Sanctions administratives Retrait du certificat d’accréditation Obligation de suspension d’activité
Autorité contrôle : Autorité notifiante de l’État membre
Pouvoir injonction : L’autorité peut prononcer une injonction de mise en conformité sous peine de sanctions
Recours : Recours administratif auprès du tribunal administratif Recours contentieux devant la Cour de justice de l’Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des activités d’évaluation
  • Gestion documentaire des certificats d’accréditation
  • Procédures de vérification interne
  • Formation du personnel aux exigences de l’article 31
Preuves attendues : Copie du certificat d’accréditation Documentation décrivant les modules d’évaluation Liste des types de systèmes d’IA Procès‑verbaux de vérification interne Registres de modifications
Fréquence : Annuel et à chaque changement majeur
Niveau détection : 1/5
La notification et les documents associés sont soumis et vérifiables par l’autorité, donc la non‑conformité est facilement détectable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer le dossier de notification complet
  • Obtenir ou préparer le certificat d’accréditation
  • Mettre en place un registre des modules d’évaluation
  • Former le personnel aux exigences de l’article 31
  • Planifier la mise à jour périodique du dossier
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources administratives Expertise juridique Outils de gestion documentaire Formation
KPI : Temps de traitement de la demande de notification Pourcentage de dossiers complets avant échéance Conformité du certificat d’accréditation Nombre de mises à jour documentaires effectuées
AI_Act-§03-article30
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les autorités notifiantes ne peuvent notifier que les organismes accrédités.
Intitulé : Procédure de notification
Type : Secondaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
1. Les autorités notifiantes ne peuvent notifier que les organismes d’évaluation de la conformité qui ont satisfait aux exigences énoncées à l’article 31. 2. Les autorités notifiantes informent la Commission et les autres États membres à l’aide de l’outil de notification électronique mis au point et géré par la Commission quant à chaque organisme d’évaluation de la conformité visé au paragraphe 1. 3. La notification visée au paragraphe 2 du présent article comprend des informations complètes sur les activités d’évaluation de la conformité, le ou les modules d’évaluation de la conformité et les types de systèmes d’IA concernés, ainsi que l’attestation de compétence correspondante. Lorsqu’une notification n’est pas fondée sur le certificat d’accréditation visé à l’article 29, paragraphe 2, l’autorité notifiante fournit à la Commission et aux autres États membres les preuves documentaires attestant de la compétence de l’organisme d’évaluation de la conformité et des dispositions prises pour faire en sorte que cet organisme soit régulièrement contrôlé et continue à satisfaire aux exigences énoncées à l’article 31. 4. L’organisme d’évaluation de la conformité concerné ne peut effectuer les activités propres à un organisme notifié que si aucune objection n’est émise par la Commission ou les autres États membres dans les deux semaines suivant la notification par une autorité notifiante, si cette notification comprend le certificat d’accréditation visé à l’article 29, paragraphe 2, ou dans les deux mois suivant la notification par une autorité notifiante si cette notification comprend les preuves documentaires visées à l’article 29, paragraphe 3. 5. En cas d’objections, la Commission entame sans tarder des consultations avec les États membres et l’organisme d’évaluation de la conformité concernés. Au vu de ces consultations, la Commission décide si l’autorisation est justifiée ou non. La Commission adresse sa décision à l’État membre et à l’organisme d’évaluation de la conformité concernés.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités compétentes doivent, sans délai, notifier la Commission et les États membres via l'outil électronique de la Commission, en fournissant toutes les informations relatives aux activités d’évaluation, aux modules, aux systèmes d’IA concernés et à l’attestation de compétence. Si la notification ne repose pas sur le certificat d’accréditation (art. 29.2), elles doivent présenter des preuves documentaires de la compétence de l’organisme et des contrôles de suivi.
Mots-clés : notification autorité notifiante Commission État membre organisme d’évaluation de la conformité certificat d’accréditation preuves documentaires examen de conformité délais objection
Références croisées : article 31 article 29 paragraphe 2 article 29 paragraphe 3
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Notification des organismes d’évaluation de la conformité
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité Sécurité de l’IA
Actifs concernés : organismes d’évaluation de la conformité systèmes d’IA certificats d’accréditation
Périmètre : Procédure de notification dans le cadre du cadre réglementaire de l’IA
Exigences clés :
  • Transmission via l’outil électronique de la Commission
  • Fourniture d’informations complètes sur l’évaluation, modules, systèmes d’IA et attestation de compétence
  • Fourniture de preuves documentaires si pas de certificat
  • Obtention d’objection de la Commission/États membres dans les délais (2 semaines ou 2 mois)
Gravité : 3/5
Impact potentiellement significatif (sanctions réglementaires, perte de confiance, blocage d’accès aux marchés) mais pas catastrophique.
Probabilité : 2/5
La procédure est clairement définie et largement soutenue par des outils numériques; les autorités sont généralement informées, ce qui rend la non‑conformité peu fréquente.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit ou examen des processus internes, elle n’est pas visible en temps réel.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission de régulation de l’IA
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Autorités notifiantes Commission États membres Organismes d’évaluation de la conformité Secteur de l’IA
Délai initial : Immédiat (notification sans délai après la décision de l’autorité)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : 2 semaines si certificat d’accréditation fourni, sinon 2 mois
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la décision de la Commission après réception d’une objection
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Retrait de l’agrément Sanctions financières Restrictions d’activité
Autorité contrôle : Commission de régulation de l’IA
Pouvoir injonction : La Commission peut enjoindre la suspension ou la révocation de l’agrément de l’organisme d’évaluation
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Formaliser le processus de notification interne
  • Utiliser l’outil électronique de la Commission
  • Tenir à jour les certificats d’accréditation
  • Effectuer des contrôles périodiques de conformité des organismes d’évaluation
Preuves attendues : Registre des notifications Copies des attestations de compétence Preuves documentaires de compétence Rapports de contrôle de l’organisme
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 3/5
Détectable lors d’audits internes ou externes, mais pas en continu
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et formaliser le processus de notification
  • Mettre en place l’outil électronique de la Commission
  • Former les autorités notifiantes aux exigences
  • Vérifier la disponibilité des certificats d’accréditation ou des preuves documentaires
  • Instaurer un suivi des délais d’objection et des réponses
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Expert technique IA Développeur/Administrateur de l’outil électronique Formateur
KPI : Taux de conformité des notifications Délai moyen de notification Nombre d’objections levées Temps de traitement des objections
AI_Act-§03-article31
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Exigences concernant les organismes notifiés
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les organismes notifiés doivent être constitués en entité juridique nationale, disposer d’une organisation, d’une gestion de la qualité, de ressources et de procédures, garantir l’indépendance vis‑à‑vis du fournisseur et des acteurs économiques, assurer la confidentialité des informations d’évaluation, tenir compte de la taille et de la complexité du système d’IA, souscrire une assurance responsabilité civile, disposer de compétences internes suffisantes, participer aux activités de coordination et de normalisation.
Interprétation opérationnelle :
L’organisme notifié doit être une entité juridique indépendante, dotée des moyens organisationnels, humains et techniques nécessaires, garantir l’impartialité et la confidentialité, souscrire une assurance, et être capable d’évaluer les systèmes d’IA à haut risque conformément aux exigences du règlement.
Mots-clés : Organisme notifié Indépendance Confidentialité Organisation Gestion de la qualité Ressources Assurance responsabilité civile Compétences Coordination Normalisation
Références croisées : Règlement UE sur l'IA à haut risque Article 78 du Règlement
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Indépendance et impartialité des organismes notifiés
Domaine cybersécurité : Confidentialité des données Gestion des risques Sécurité des systèmes d’information
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque Données d'entraînement Modèles d'IA
Périmètre : Évaluation de la conformité des systèmes d'IA à haut risque sur le territoire de l'UE
Exigences clés :
  • Indépendance vis-à-vis du fournisseur et des parties prenantes
  • Organisation et gouvernance conformes aux exigences de qualité
  • Confidentialité des informations d’évaluation
  • Souscription d’une assurance responsabilité civile
  • Disponibilité de compétences internes suffisantes
  • Participation aux activités de coordination et de normalisation
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la confiance dans l’évaluation de la conformité et sur la sécurité des systèmes d’IA, pouvant entraîner des sanctions réglementaires et des dommages réputationnels.
Probabilité : 3/5
Bien que les exigences soient claires, la mise en œuvre complète (organisation, assurance, compétences) peut être complexe, surtout pour les petits fournisseurs, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas inévitable.
Détectabilité : 4/5
L’indépendance et la conformité sont difficilement détectables sans audit externe ou examen approfondi des procédures, ce qui rend la détection tardive probable.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de désignation des organismes notifiés (ex. Ministère ou autorité sectorielle)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organisme notifié Fournisseur du système d'IA Autorités de réglementation Clients finaux Organisations de normalisation
Délai initial : Immédiat (dès la désignation)
Délai récurrent : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque changement majeur
Notification incident : Dans les 72 heures après détection
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la notification
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Suspension ou révocation du statut d'organisme notifié Sanctions administratives Pénalités financières Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de contrôle nationale ou européenne compétente (ex. Autorité de protection des données, Commission européenne)
Pouvoir injonction : Oui
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’une structure organisationnelle indépendante
  • Évaluation de la conformité de la gouvernance
  • Audit de l’indépendance du personnel
  • Mise en place de procédures de confidentialité
  • Souscription d’une assurance responsabilité civile
  • Formation continue du personnel
  • Documentation des procédures d’évaluation
Preuves attendues : Attestations de conformité organisationnelle Rapports d’audit interne Contrats d’assurance Registres de confidentialité Preuves de compétences du personnel Procédures documentées
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) et à chaque changement majeur
Niveau détection : 4/5
L’indépendance et la conformité sont difficilement détectables sans audit externe ou examen de la documentation.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une structure juridique et organisationnelle conforme
  • Définir et documenter les procédures d’indépendance et de confidentialité
  • Nommer un responsable de la conformité
  • Souscrire une assurance responsabilité civile
  • Former le personnel aux exigences de l’IA à haut risque
  • Mettre en place des audits internes réguliers
  • Assurer la participation aux activités de coordination et de normalisation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel juridique et conformité Ressources informatiques pour la documentation Consultants en cybersécurité Assurance
KPI : Taux de conformité des procédures d’indépendance Nombre d’audits internes réalisés Délai de mise en place des mesures correctives Score d’audit de conformité
AI_Act-§03-article32
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Presumption of conformity with Article 31 when assessment bodies demonstrate compliance with harmonized standards
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsqu’un organisme d’évaluation de la conformité démontre sa conformité avec les critères énoncés dans les normes harmonisées concernées, ou dans des parties de ces normes, dont les références ont été publiées au Journal officiel de l’Union européenne, il est présumé répondre aux exigences énoncées à l’article 31 dans la mesure où les normes harmonisées applicables couvrent ces exigences.
Interprétation opérationnelle :
Si un organisme d’évaluation de la conformité montre qu’il respecte les critères des normes harmonisées (ou leurs parties) publiées au Journal officiel de l’UE, il est réputé remplir les exigences de l’article 31 dans la mesure où ces normes couvrent ces exigences.
Mots-clés : presumption conformité organisme d'évaluation normes harmonisées Journal officiel article 31
Références croisées : Article 31 Normes harmonisées UE Obligations d'évaluation de conformité
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Présomption de conformité avec l'article 31
Domaine cybersécurité : Sécurité du produit Cybersécurité
Actifs concernés : Organisme d'évaluation de la conformité Produits certifiés Déclarations de conformité
Périmètre : Secteurs utilisant des organismes d'évaluation de la conformité pour démontrer la conformité aux exigences de l'article 31 (ex. dispositifs médicaux, machines, équipements, services)
Exigences clés :
  • Démonstration de conformité aux normes harmonisées publiées au JO
  • Présomption de conformité avec l'article 31 lorsque les normes couvrent les exigences
  • Obligation pour l'organisme d'évaluation de justifier sa conformité
Gravité : 4/5
Risque de non‑conformité du produit final pouvant entraîner rappels, sanctions, perte de marché et atteinte à la réputation.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée que l'organisme d'évaluation ne soit pas réellement conforme aux normes harmonisées.
Détectabilité : 5/5
La conformité de l'organisme n'est détectable que par audit spécialisé, donc difficile à identifier sans contrôle.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de régulation nationale
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organismes d'évaluation de la conformité Fabricants / fournisseurs Autorités de régulation Usagers / patients
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de régulation compétente
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audits périodiques des organismes d'évaluation
  • Vérification de la publication des normes au JO
  • Mise à jour du registre des organismes conformes
Preuves attendues : Certificat de conformité Attestation d'audit Documentation de conformité
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 5/5
La conformité de l'organisme n'est détectable que via audit spécialisé, donc difficile à identifier sans contrôle.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un registre officiel des organismes d'évaluation conformes
  • Définir des critères d'audit clairs pour la validation des normes
  • Planifier des audits de conformité périodiques
  • Former le personnel aux exigences de l'article 31
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d'audit Expertise normatives Outils de gestion documentaire
KPI : Taux d'audits conformes Délais de validation des organes Nombre de non‑conformités détectées
AI_Act-§03-article33
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : L'organisme notifié doit vérifier que le sous‑traitant ou la filiale répond aux exigences de l'article 31.
Intitulé : Obligations de sous‑traitance et de filiales des organismes notifiés
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Lorsqu’un organisme notifié sous‑traite des tâches spécifiques dans le cadre de l’évaluation de la conformité ou a recours à une filiale, il s’assure que le sous‑traitant ou la filiale répond aux exigences fixées à l’article 31 et en informe l’autorité notifiante. 2. Les organismes notifiés assument l’entière responsabilité des tâches exécutées par tout sous‑traitant ou toute filiale. 3. Des activités ne peuvent être sous‑traitées ou réalisées par une filiale qu’avec l’accord du fournisseur. Les organismes notifiés rendent publique une liste de leurs filiales. 4. Les documents pertinents concernant l’évaluation des qualifications du sous‑traitant ou de la filiale et le travail exécuté par celui‑ci ou celle‑ci en vertu du présent règlement sont tenus à la disposition de l’autorité notifiante pendant une période de cinq ans à compter de la date de cessation de la sous‑traitance.
Interprétation opérationnelle :
L’organisme notifié doit vérifier que tout sous‑traitant ou filiale utilisé pour les tâches d’évaluation de conformité respecte les exigences de l’article 31, notifier l’autorité compétente, et être pleinement responsable des actions de ces tiers. Il ne peut sous‑traiter ou confier l’exécution à une filiale sans l’accord du fournisseur d’origine, doit publier la liste de ses filiales et conserver pendant cinq ans les documents justifiant des qualifications et du travail réalisé.
Mots-clés : sous‑traitance filiale obligation de conformité responsabilité notification délai 5 ans accord fournisseur publication liste
Références croisées : article 31 réglementation organisme notifié
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion de la sous‑traitance et des filiales des organismes notifiés
Domaine cybersécurité : Gestion des tiers Responsabilité
Actifs concernés : processus d’évaluation de conformité documents d’audit qualifications du sous‑traitant activités de sous‑traitance
Périmètre : Obligations des organismes notifiés en matière de sous‑traitance et de filiales
Exigences clés :
  • Assurer la conformité du sous‑traitant ou filiale aux exigences article 31
  • Informer l’autorité notifiante
  • Assumer la responsabilité totale
  • Obtenir l’accord du fournisseur avant sous‑traitance
  • Publier la liste des filiales
  • Conserver les documents pendant 5 ans
Gravité : 4/5
Un défaut de contrôle sur les sous‑traitants ou filiales peut entraîner une non‑conformité majeure, compromettre la sécurité des données, la confiance du public et la validité de l’agrément de l’organisme.
Probabilité : 3/5
La pratique courante de sous‑traitance augmente la probabilité d’écart par rapport aux exigences, surtout lorsque les contrôles internes sont insuffisants.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont généralement découverts uniquement lors d’audits ou de contrôles externes, rendant la détection difficile sans surveillance active.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Organisme notifié
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organisme notifié Autorité notifiante Sous‑traitant/filière Fournisseur Patients/utilisateurs
Délai initial : Immédiat (à la mise en place du sous‑traitance ou de la filiale)
Délai récurrent : Continu tant que le sous‑traitant ou la filiale est actif
Notification incident : Immédiat (dès la constatation)
Délai correction : Rapide, sous 30 jours (ou dès identification)
Amende max : Non précisé (sanctions prévues par la législation applicable)
Autres sanctions : Suspension ou retrait de l’agrément Sanctions administratives Responsabilité civile Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle de l’organisme notifié
Pouvoir injonction : L’autorité notifiante peut imposer des mesures correctives ou suspendre l’activité du sous‑traitant/filière
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Vérification de la conformité du sous‑traitant avant attribution
  • Clauses contractuelles imposant le respect de l’article 31
  • Audit périodique des activités de sous‑traitance
  • Publication d’une liste à jour des filiales
  • Conservation des documents pendant 5 ans avec traçabilité
Preuves attendues : Contrats signés Certificats de conformité Rapports d’audit Liste des filiales publiées Archives documentaires
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an)
Niveau détection : 4/5
Les écarts sont souvent découverts uniquement lors d’audits ou de contrôles de l’autorité, ce qui rend la détection difficile sans surveillance active.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure de vérification préalable du sous‑traitant/filière
  • Intégrer des clauses contractuelles contraignantes sur l’article 31
  • Mettre à jour et publier régulièrement la liste des filiales
  • Conserver les documents justificatifs pendant 5 ans avec traçabilité
  • Former le personnel aux exigences de sous‑traitance
  • Effectuer des audits annuels de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Responsable conformité Juriste Auditeur interne Outils de gestion documentaire
KPI : Pourcentage de sous‑traitants conformes Délai moyen de mise à jour de la liste des filiales Nombre d’incidents de non‑conformité détectés Temps de réponse aux notifications d’incident
AI_Act-§03-article34
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Vérifier la conformité du système d'IA à haut risque et fournir la documentation demandée
Intitulé : Obligations opérationnelles des organismes notifiés
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les organismes notifiés vérifient la conformité du système d’IA à haut risque conformément aux procédures d’évaluation de la conformité visées à l’article 43.
Interprétation opérationnelle :
Les organismes notifiés doivent vérifier que le système d'IA à haut risque respecte les exigences de conformité définies par l'article 43, en suivant les procédures d'évaluation correspondantes.
Mots-clés : vérification conformité système d'IA à haut risque procédures d'évaluation article 43
Références croisées : article 43 article 28
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Conformité du système d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : IA à haut risque conformité réglementaire
Actifs concernés : système d'IA à haut risque
Périmètre : Obligations des organismes notifiés dans le cadre du règlement sur l'IA à haut risque
Exigences clés :
  • Vérification de conformité
  • Respect des procédures d'évaluation
  • Transparence vis-à-vis de l'autorité notifiante
  • Allègement des charges pour les micro‑ et petites entreprises
Gravité : 4/5
Un défaut de vérification peut entraîner un non‑respect des exigences de sécurité et de conformité, compromettant la sûreté du système d'IA, la confiance des utilisateurs et entraînant des sanctions lourdes.
Probabilité : 3/5
Les procédures d'évaluation sont généralement bien définies, mais la mise en œuvre varie selon les organismes, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
L'absence de vérification adéquate reste souvent cachée jusqu'à ce qu'un audit ou un incident survienne, rendant la détection difficile sans contrôle externe.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / Responsable IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organisme notifié Autorité de désignation Fournisseurs Autorité de surveillance Micro‑ et petites entreprises
Délai initial : Dès la désignation de l'organisme notifié
Délai récurrent : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque mise à jour majeure du système
Notification incident : Dans les 72 heures suivant la constatation d'un manquement
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection du manquement
Amende max : Non spécifié dans l'article (les sanctions du règlement IA peuvent aller jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait de la qualification d'organisme notifié Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de désignation nationale compétente (ex. autorité de régulation sectorielle)
Pouvoir injonction : Peut imposer des mesures correctives ou des restrictions d'activité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Procédures d'évaluation de conformité
  • Analyse d'impact sur la charge administrative selon la taille et le secteur du fournisseur
  • Documentation complète à fournir sur demande
  • Formation du personnel aux exigences de l'article 43
Preuves attendues : Rapports d'évaluation de conformité Attestations de conformité du fournisseur Registres de transmission de documentation Preuves de prise en compte des spécificités des PME
Fréquence : Ponctuelle (à chaque évaluation ou réévaluation du système)
Niveau détection : 2/5
La non‑conformité est détectable via des audits internes ou externes, mais nécessite un contrôle systématique.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place les procédures d'évaluation de conformité définies à l'article 43
  • Former le personnel aux exigences de vérification et à la prise en compte des spécificités des fournisseurs
  • Élaborer un processus de collecte, de stockage et de transmission de la documentation requise
  • Définir des indicateurs KPI de suivi (taux de conformité, délais de transmission, nombre de non‑conformités)
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
AI_Act-§03-article35
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Attribuer un numéro unique à chaque organisme notifié et publier une liste publique à jour.
Intitulé : Attribution d'un numéro d'identification unique aux organismes notifiés et publication publique de la liste à jour
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission attribue un numéro d’identification unique à chaque organisme notifié, même lorsqu’il est notifié au titre de plusieurs actes de l’Union. La Commission rend publique la liste des organismes notifiés, mentionne leurs numéros d’identification et les activités pour lesquelles ils ont été notifiés, et veille à ce que cette liste soit tenue à jour.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit garantir que chaque organisme notifié possède un identifiant unique et que le public dispose d’une liste actualisée listant chaque organisme avec son identifiant et son champ d’activité.
Mots-clés : Numéro d'identification Organisme notifié Publication Mise à jour Liste
Références croisées : Règlement (UE) n° 2017/745 (MDR) Directive 2007/46/CE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Identification et traçabilité des organismes notifiés
Domaine cybersécurité : Gestion des identifiants Traçabilité Conformité réglementaire
Actifs concernés : Organismes notifiés Autorités de contrôle Usagers
Périmètre : Réglementation de l'Union européenne relative aux organismes notifiés
Exigences clés :
  • Attribution d'un numéro unique
  • Publication à jour de la liste avec activités
Gravité : 3/5
Absence de numéros uniques et de liste à jour compromet la traçabilité, crée des risques de non‑conformité et peut affecter la sécurité des patients ou usagers
Probabilité : 2/5
La Commission dispose de procédures internes, mais un manquement peut survenir lors de la gestion de multiples notifications
Détectabilité : 2/5
La non‑conformité peut être détectée par des audits ou la vérification de la liste publique
Score inhérent : 12 Faible (Vert)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Organismes notifiés Autorités nationales Usagers
Délai initial : Immédiat (dès la désignation)
Délai récurrent : Mise à jour continue de la liste
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Correction immédiate dès détection
Amende max : Non spécifié (pas d'amende directe)
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Système automatisé d’attribution de numéros
  • Base de données centralisée
  • Mise à jour périodique de la liste publique
  • Contrôles de validation croisée
Preuves attendues : Documentation d’attribution Extraits de la liste publique Rapports d’audit
Fréquence : Mensuelle
Niveau détection : 2/5
Détection via audit externe ou vérification de la liste publique
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer un système automatisé d’attribution
  • Formaliser une procédure de mise à jour de la liste
  • Former le personnel concerné
  • Mettre en place des contrôles de validation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe informatique Ressources juridiques Outils de gestion de données
KPI : Pourcentage de numéros d'identification attribués Temps moyen de mise à jour de la liste Nombre d’écarts détectés
AI_Act-§03-article36
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Informer l'autorité et les fournisseurs, puis suspendre ou retirer les certificats concernés.
Intitulé : Modifications apportées aux notifications et à la gestion des désignations des organismes notifiés
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
L’autorité notifiante notifie à la Commission et aux États membres toute modification pertinente de la notification d’un organisme notifié via l’outil de notification électronique (art. 30.2). Les procédures des art. 29‑30 s’appliquent en cas d’extension de la portée ; pour toute autre modification, les paragraphes 3‑9 s’appliquent. En cas de cessation d’activités, l’organisme notifié informe l’autorité et les fournisseurs au moins un an avant l’arrêt, les certificats restent valables 9 mois si un autre organisme notifié les évalue et délivre de nouveaux certificats. Si l’autorité constate non‑conformité de l’organisme (art. 31), elle enquête, le notifie, puis peut restreindre, suspendre ou retirer la désignation, informant la Commission et les États membres. En cas de suspension, restriction ou retrait, l’organisme notifié informe les fournisseurs sous 10 jours, les dossiers sont conservés et mis à disposition des autorités. L’autorité évalue l’incidence sur les certificats, transmet un rapport dans les 3 mois, exige la suspension ou le retrait des certificats délivrés à tort, informe la Commission et les États membres et fournit les informations aux autorités nationales compétentes. Sauf certificats délivrés à tort, les certificats restent valides pendant la suspension ou la restriction selon les conditions a) ou b), et après retrait ils restent valables 9 mois sous conditions a) ou b), avec prolongation possible de 3 mois jusqu’à 12 mois.
Interprétation opérationnelle :
L’autorité compétente doit informer la Commission et les États membres de toute modification pertinente de la notification d’un organisme notifié, en utilisant l’outil électronique prévu. Si la modification n’est pas une extension de portée, les procédures des paragraphes 3‑9 s’appliquent. En cas de cessation d’activités, l’organisme notifié doit avertir l’autorité et les fournisseurs au moins un an à l’avance ; les certificats restent valables 9 mois si un autre organisme notifié les évalue et délivre de nouveaux certificats. Si l’autorité constate un manquement aux exigences de l’article 31, elle enquête, informe l’organisme, puis peut le restreindre, suspendre ou retirer sa désignation, notifiant immédiatement la Commission et les États membres. En cas de suspension, restriction ou retrait, l’organisme doit informer les fournisseurs sous 10 jours, conserver les dossiers et les mettre à disposition des autorités. L’autorité évalue l’impact sur les certificats, transmet un rapport dans les 3 mois, impose la suspension ou le retrait des certificats délivrés à tort, informe la Commission et les États membres des certificats concernés et fournit les informations aux autorités nationales compétentes pour prendre les mesures nécessaires. Les certificats restent valides pendant la suspension ou la restriction selon les conditions a) ou b), et après retrait ils restent valables 9 mois sous conditions a) ou b), avec prolongation possible de 3 mois jusqu’à 12 mois.
Mots-clés : notification modification cessation d'activités certificats suspension restriction retrait investigation sanctions conformité obligation de moyens obligation de notification
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des désignations et procédures de notification des organismes notifiés
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité
Actifs concernés : organisme notifié fournisseurs certificats dossiers
Périmètre : Réglementation sur les IA à haut risque (AI Act) – procédures de notification et de gestion des organes notifiés
Exigences clés :
  • Informer la Commission et les États membres de toute modification pertinente
  • Appliquer les procédures 29-30 pour les extensions de portée
  • Notifier les fournisseurs en cas de cessation d’activités
  • Conserver les dossiers et les mettre à disposition des autorités
  • Enquêter et sanctionner (restriction, suspension, retrait) en cas de non‑conformité
  • Évaluer l’impact sur les certificats
  • Transmettre un rapport de conclusions dans les 3 mois
  • Exiger la suspension ou le retrait des certificats délivrés à tort
  • Informer les autorités nationales compétentes pour prise de mesures
Gravité : 4/5
Un manquement peut entraîner la suspension ou le retrait de la désignation, la diffusion de certificats non conformes et un risque pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux des systèmes d'IA à haut risque.
Probabilité : 3/5
Les procédures de notification et de gestion des désignations sont complexes et dépendent de la rigueur des organes notifiés; des erreurs ou omissions sont possibles mais pas systématiques.
Détectabilité : 4/5
Les écarts de conformité sont généralement détectés lors d’audits ou d’enquêtes, mais peuvent rester invisibles pendant de longues périodes sans contrôle continu.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité notifiante
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité notifiante Commission États membres Organisme notifié Fournisseurs Autorités nationales compétentes
Délai initial : Immédiat (dès la survenue d’une modification pertinente)
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : 10 jours
Délai correction : 3 mois (transmission du rapport d’investigation)
Amende max : N/A
Autres sanctions : Restriction de la désignation Suspension de la désignation Retrait de la désignation Examen de conformité Mise en demeure
Autorité contrôle : Autorité notifiante
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de suspension ou retrait des certificats
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Procédure de notification structurée
  • Enquête formelle avec audition de l’organisme notifié
  • Conservation et partage centralisé des dossiers
  • Évaluation de l’incidence sur les certificats
  • Exigence de suspension ou retrait des certificats délivrés à tort
Preuves attendues : Registre des notifications Rapports d’enquête Attestations de conformité des organismes notifiés Documentation des certificats et de leur validité
Fréquence : Ad hoc (au moment de chaque modification, cessation ou investigation)
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits périodiques, contrôles de conformité et revues de dossiers, mais nécessite une surveillance active.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un processus de notification structuré et automatisé
  • Former les organes notifiés aux procédures de modification et de cessation d’activités
  • Développer un plan de continuité pour la gestion des certificats en cas de suspension ou retrait
  • Créer un registre centralisé des certificats et des dossiers associés
  • Définir des KPI de suivi (délais de notification, temps d’enquête, conformité des certificats)
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
AI_Act-§03-article37
Résumé : L’article fixe les modalités de contestation de la compétence des organismes notifiés : la Commission enquête sur tout doute quant à leur aptitude à remplir les exigences de l’article 31 et leurs responsabilités, l’autorité notifiante doit fournir les informations nécessaires, les données sensibles sont traitées confidemment, et en cas de manquement la Commission saisit l’État membre qui doit prendre des mesures correctives (suspension ou retrait) ; si l’État ne réagit pas, la Commission peut, via un acte d’exécution conforme à l’article 98 (2), suspendre, restreindre ou retirer la désignation. Le texte impose donc une obligation de moyens de la Commission et de l’autorité notifiante, avec des sanctions administratives et la possibilité d’injonction, et requiert des actions de suivi, d’audit et de documentation pour garantir la compétence continue des organismes notifiés.
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Contestation de la compétence des organismes notifiés
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission enquête, s’il y a lieu, sur tous les cas où il existe des raisons de douter de la compétence d’un organisme notifié ou du respect continu, par un organisme notifié, des exigences établies à l’article 31 et de ses responsabilités applicables.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit vérifier la compétence et la conformité continue des organes notifiés, et l’autorité notifiante doit fournir les informations nécessaires pour cette vérification.
Mots-clés : compétence organisme notifié exigences article 31 responsabilités enquête confidentialité suspension retrait notification
Références croisées : article 31 article 78 article 98
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Compétence des organismes notifiés
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité réglementaire
Actifs concernés : organisme notifié autorité notifiante État membre
Périmètre : Tous les organes notifiés et les autorités nationales qui les désignent dans le cadre de la réglementation européenne (ex. directive NIS, MDR, etc.)
Exigences clés :
  • Enquête de la Commission sur la compétence
  • Demande d'informations de l'autorité notifiante
  • Obligation de confidentialité
  • Notification des manquements à l'État membre
  • Pouvoir de suspension ou retrait de la désignation via acte d'exécution
Gravité : 4/5
Risque de non-conformité aux exigences de sécurité, pouvant entraîner des incidents de cybersécurité, des retards de mise sur le marché et des sanctions lourdes.
Probabilité : 3/5
Les contrôles de la Commission et la transparence des informations réduisent la probabilité, mais des cas de dépassement de compétences existent.
Détectabilité : 4/5
Les écarts de compétence sont souvent découverts uniquement lors d'audits ou d'incidents, ce qui rend la détection difficile sans examen approfondi.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorité notifiante (État membre) Organismes notifiés Entreprises concernées
Délai initial : Immédiat
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : 30 jours suivant la notification
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Suspension de la désignation Restriction de la désignation Retrait de la désignation Sanctions administratives
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Peut suspendre, restreindre ou retirer la désignation via un acte d'exécution
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audit de compétence des organismes notifiés
  • Vérification de la conformité continue aux exigences de l’article 31
  • Contrôles de confidentialité des informations
  • Procédures de notification et de suivi
Preuves attendues : Rapports d’audit Documentation de la désignation Correspondance entre l’autorité notifiante et la Commission Procès-verbaux de suspension ou retrait
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou à la demande
Niveau détection : 4/5
La détection repose sur des audits et enquêtes, donc peu fréquente et difficile sans examen approfondi.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un registre centralisé des compétences des organismes notifiés
  • Conduire des audits périodiques de conformité
  • Renforcer la transmission d'informations entre l'autorité notifiante et la Commission
  • Élaborer des procédures de suspension/retrait rapides
  • Former les équipes de contrôle aux exigences de l’article 31
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe d'audit Outils d'analyse de conformité Support juridique Formation du personnel
KPI : Taux de conformité des organismes notifiés Délai moyen de traitement des non-conformités Nombre d'audits réalisés par an Incidents liés à la compétence
AI_Act-§03-article38
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit veiller à la coordination et à la coopération des organismes notifiés.
Intitulé : Coordination des organismes notifiés
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission veille à ce que, en ce qui concerne les systèmes d’IA à haut risque, une coordination et une coopération appropriées entre les organismes notifiés intervenant dans les procédures d’évaluation de la conformité conformément au présent règlement soient mises en place et gérées de manière adéquate dans le cadre d’un groupe sectoriel d’organismes notifiés. Chaque autorité notifiante veille à ce que les organismes qu’elle a notifiés participe aux travaux d’un groupe visé au paragraphe 1, directement ou par l’intermédiaire de représentants désignés. La Commission veille à l’échange des connaissances et des bonnes pratiques entre les autorités notifiantes.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit garantir une coordination et une coopération adéquates entre les organismes notifiés pour les systèmes d'IA à haut risque, via un groupe sectoriel, et s’assurer que chaque autorité notifiante implique ses organismes notifiés dans les travaux d’évaluation, éventuellement via des représentants. Elle doit également favoriser le partage continu de connaissances et de bonnes pratiques entre les autorités.
Mots-clés : coordination coopération organismes notifiés systèmes d'IA à haut risque évaluation de conformité autorités notifiantes échange de bonnes pratiques
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coordination des organismes notifiés pour les systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : IA Gouvernance Conformité
Actifs concernés : Organismes notifiés Systèmes d'IA à haut risque Autorités notifiantes
Périmètre : Tous les secteurs utilisant des systèmes d'IA à haut risque soumis à évaluation de conformité
Exigences clés :
  • Mise en place d’un groupe sectoriel d’organismes notifiés
  • Coordination et coopération entre les organismes notifiés
  • Implication des organismes notifiés dans les travaux d’évaluation
  • Échange continu de connaissances et de bonnes pratiques entre autorités
Gravité : 4/5
Une mauvaise coordination peut entraîner des évaluations de conformité inadéquates, compromettant la sécurité et la conformité des systèmes d'IA à haut risque, avec des conséquences potentiellement graves.
Probabilité : 3/5
L'absence de coordination adéquate est fréquente si les acteurs ne suivent pas les exigences, mais des mécanismes de contrôle peuvent réduire la probabilité.
Détectabilité : 4/5
La coordination est interne et nécessite des audits ou revues pour être détectée, ce qui la rend difficile à identifier sans contrôle actif.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Autorités notifiantes Organismes notifiés Secteur de l'IA
Délai initial : Dès la mise en place du groupe sectoriel d'organismes notifiés
Délai récurrent : Continu, tout au long de la période d'évaluation et de suivi
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un groupe sectoriel d’organismes notifiés
  • Désignation de représentants pour participer aux travaux
  • Échange régulier de connaissances et bonnes pratiques
  • Mécanismes de suivi et d’audit de la coordination
Preuves attendues : Documents de procédure de coordination Registres de participation des organismes notifiés Rapports d’échange de bonnes pratiques Attestations de conformité aux exigences de coordination
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque changement majeur
Niveau détection : 4/5
La coordination est principalement interne et nécessite des revues de conformité ou des audits pour être détectée.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Créer le groupe sectoriel d’organismes notifiés
  • Définir les rôles et responsabilités de chaque organisme
  • Mettre en place des procédures de coopération et de partage de bonnes pratiques
  • Former les représentants désignés
  • Instaurer un suivi et un reporting réguliers
  • Organiser des audits de conformité de la coordination
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe de coordination Outils de collaboration (plateforme) Formation Temps de gestion
KPI : Nombre de groupes sectoriels actifs Taux de participation des organismes notifiés aux travaux Fréquence des échanges de bonnes pratiques Résultats d’audits de coordination
AI_Act-§03-article39
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Autorisation des organismes d’évaluation de la conformité de pays tiers
Type : Secondaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Organismes d’évaluation de la conformité de pays tiers Les organismes d’évaluation de la conformité établis conformément à la législation d’un pays tiers avec lequel l’Union a conclu un accord peuvent être autorisés à exercer les activités d’organismes notifiés au titre du présent règlement, pour autant qu’ils répondent aux exigences prévues à l’article 31 ou qu’ils veillent à un niveau équivalent de respect.
Interprétation opérationnelle :
Les organismes étrangers peuvent être agréés comme organismes notifiés, à condition de respecter les exigences de l’article 31 ou d’assurer un niveau équivalent de conformité.
Mots-clés : organismes d’évaluation pays tiers autorisation exigences article 31 niveau équivalent
Références croisées : article 31 réglementation Union européenne
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Reconnaissance des organismes de conformité tiers
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Union européenne et pays tiers avec accord
Exigences clés :
  • respect des exigences article 31
  • niveau équivalent de respect
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur la conformité du marché, la confiance des utilisateurs et la sécurité, avec des conséquences juridiques et réputationnelles.
Probabilité : 2/5
Risque modéré de non‑respect des exigences de l’article 31 ou d’équivalence insuffisante, surtout si les audits sont peu fréquents.
Détectabilité : 4/5
Difficulté à détecter sans audits spécialisés ou documentation adéquate, le risque étant caché jusqu’à un contrôle formel.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la conformité et du pilotage des tiers
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organismes de conformité Autorités de régulation Équipes de sécurité Direction juridique
Délai initial : Immédiate (< 1 mois) – mise en place du cadre d’évaluation
Délai récurrent : Permanent – suivi continu et audits périodiques
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiate en cas de non‑conformité détectée
Amende max : N/A
Autres sanctions : Refus d’agrément Radiation du registre des organismes notifiés Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de contrôle de la conformité de l’Union
Pouvoir injonction : Peut imposer des mesures correctives ou suspendre l’agrément
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Contrats d’accord Certificats d’équivalence Rapports d’audit Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits et vérifications documentaires, peu visible sans contrôle formel.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un cadre d’évaluation de l’équivalence des organismes tiers
  • Mettre en place des audits réguliers (annuels) avec des critères clairs
  • Formaliser les exigences contractuelles et les clauses de conformité
  • Former le personnel aux exigences de l’article 31 et aux critères d’équivalence
  • Définir des KPI de suivi (taux de conformité, nombre d’audits, délais de validation)
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
AI_Act-§03-article40
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Normes harmonisées et travaux de normalisation
Type : Transversale
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les systèmes d’IA à haut risque ou les modèles d’IA à usage général conformes à des normes harmonisées ou à des parties de normes harmonisées dont les références ont été publiées au Journal officiel de l’Union européenne conformément au règlement (UE) no 1025/2012 sont présumés conformes aux exigences visées à la section 2 du présent chapitre ou, le cas échéant, aux obligations énoncées au chapitre V, sections 2 et 3, du présent règlement, dans la mesure où ces exigences ou obligations sont couvertes par ces normes. Conformément à l’article 10 du règlement (UE) no 1025/2012, la Commission présente sans retard injustifié des demandes de normalisation couvrant toutes les exigences énoncées à la section 2 du présent chapitre et, le cas échéant, les demandes de normalisation couvrant les obligations énoncées au chapitre V, sections 2 et 3, du présent règlement. La demande de normalisation inclut également une demande de livrables sur les processus de déclaration et de documentation afin d’améliorer les performances des systèmes d’IA en matière de ressources, telles que la réduction de la consommation d’énergie et d’autres ressources par le système d’IA à haut risque au cours de son cycle de vie, et sur le développement économe en énergie de modèles d’IA à usage général. Lors de la préparation d’une demande de normalisation, la Commission consulte le Comité IA et les parties prenantes concernées, y compris le forum consultatif. Lorsqu’elle présente une demande de normalisation aux organisations européennes de normalisation, la Commission précise que les normes doivent être claires, cohérentes, y compris avec les normes développées dans les différents secteurs pour les produits relevant de la législation d’harmonisation de l’Union existante dont la liste figure à l’annexe I, et visant à veiller à ce que les systèmes d’IA à haut risque ou les modèles d’IA à usage général mis sur le marché ou mis en service dans l’Union satisfont aux exigences ou obligations pertinentes énoncées dans le présent règlement. La Commission demande aux organisations européennes de normalisation de fournir la preuve qu’elles mettent tout en œuvre pour atteindre les objectifs visés aux premier et deuxième alinéas du présent paragraphe, conformément à l’article 24 du règlement (UE) no 1025/2012. Les participants au processus de normalisation s’efforcent de favoriser les investissements et l’innovation dans le domaine de l’IA, y compris en renforçant la sécurité juridique, ainsi que la compétitivité et la croissance du marché de l’Union, de contribuer à renforcer la coopération mondiale en faveur d’une normalisation en tenant compte des normes internationales existantes dans le domaine de l’IA qui sont conformes aux valeurs et aux intérêts de l’Union et aux droits fondamentaux, et de renforcer la gouvernance multipartite en veillant à une représentation équilibrée des intérêts et à la participation effective de toutes les parties prenantes concernées conformément aux articles 5, 6 et 7 du règlement (UE) no 1025/2012.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit, sans retard injustifié, soumettre des demandes de normalisation détaillées (exigences, livrables de déclaration, documentation, éco‑efficacité énergétique) aux organismes de normalisation européens, tout en s’assurant que les normes sont claires, cohérentes et compatibles avec les standards sectoriels existants. Les acteurs de la normalisation doivent veiller à ce que les normes harmonisées permettent de présumer la conformité des IA à haut risque ou des modèles d’IA à usage général, à garantir la transparence des processus et à soutenir l’éco‑efficacité énergétique.
Mots-clés : normes harmonisées IA à haut risque modèles d'IA à usage général conformité présumée demande de normalisation éco‑efficacité énergétique gouvernance multipartite
Références croisées : Règlement (UE) no 1025/2012 Article 10 Article 24 Annexe I
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Normalisation des IA et exigences de conformité
Domaine cybersécurité : sécurité de l'information gestion des risques conformité réglementaire
Actifs concernés : systèmes d'IA à haut risque modèles d'IA à usage général processus de normalisation documentation
Périmètre : Union européenne, tous les secteurs où des systèmes d'IA à haut risque ou des modèles d'IA à usage général sont déployés
Exigences clés :
  • Conformité aux normes harmonisées publiées au JO
  • Présomption de conformité aux exigences du règlement
  • Demande de normalisation par la Commission
  • Livraison de livrables de déclaration et de documentation
  • Promotion de l'éco‑efficacité énergétique
  • Renforcement de la gouvernance multipartite
Gravité : 4/5
Un non‑respect empêche la présomption de conformité, bloque l’accès au marché et expose à des sanctions financières et réputationnelles, ce qui constitue un impact élevé.
Probabilité : 3/5
La disponibilité et l’adoption de normes harmonisées varient selon les acteurs; le risque d’absence de conformité est modéré.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité se détecte surtout par audits de documentation et vérification de normes, ce qui rend la détection difficile sans contrôle formel.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Organismes de normalisation européens Entreprises développant des IA Autorités de régulation Public/Utilisateurs
Délai initial : À définir (sans retard injustifié)
Délai récurrent : À définir
Notification incident : N/A
Délai correction : À définir
Amende max : À déterminer selon le règlement (UE) no 1025/2012
Autres sanctions : Sanctions administratives Restrictions de mise sur le marché Obligation de mise en conformité Poursuites judiciaires
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Identification des normes harmonisées applicables
  • Mise en place d’un référentiel interne de normes
  • Audit de conformité aux normes
  • Documentation des processus de déclaration et d’éco‑efficacité
  • Formation du personnel aux exigences de normalisation
  • Suivi périodique de la conformité énergétique
Preuves attendues : Certificats de conformité aux normes Rapports d’audit Livrables de documentation Registres d’éco‑efficacité énergétique
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile, dépend principalement d’audits de documentation et de vérification de conformité aux normes.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les normes harmonisées applicables aux systèmes d'IA concernés
  • Soumettre rapidement les demandes de normalisation aux organismes compétents
  • Établir un processus interne de suivi de la conformité aux normes
  • Documenter les processus de déclaration, de rapport et d’éco‑efficacité énergétique
  • Former les équipes concernées aux exigences de normalisation et aux bonnes pratiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise en normes IA Ressources juridiques Outils de documentation et de suivi Équipe projet
KPI : Temps moyen de traitement des demandes de normalisation Pourcentage de systèmes d'IA couverts par une norme harmonisée Conformité aux exigences d’éco‑efficacité énergétique Nombre d’audits de conformité réalisés
AI_Act-§03-article41
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit informer le comité avant d’élaborer un projet d’acte d’exécution.
Intitulé : Obligation de conformité aux spécifications communes pour les systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les systèmes d'IA à haut risque ou les modèles d'IA à usage général conformes aux spécifications communes visées au paragraphe 1, ou à des parties de ces spécifications, sont présumés conformes aux exigences visées à la section 2 du présent chapitre ou, le cas échéant pour se conformer aux obligations visées au chapitre V, sections 2 et 3, dans la mesure où ces exigences ou obligations sont couvertes par ces spécifications communes. Lorsqu'un fournisseur ne respecte pas les spécifications communes, il doit justifier avoir adopté des solutions techniques satisfaisant aux exigences de la section 2 ou du chapitre V à un niveau au moins équivalent.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit vérifier que son système ou modèle respecte les spécifications communes; s'il ne le fait pas, il doit démontrer qu'il a mis en place des solutions techniques équivalentes répondant aux exigences de la section 2 ou du chapitre V.
Mots-clés : spécifications communes IA à haut risque modèles d'IA à usage général conformité obligations solutions techniques équivalentes
Références croisées : Règlement (UE) n° 1025/2012 Article 10 paragraphe 1 Article 67 Article 98 paragraphe 2 Article 22
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité des systèmes d'IA à haut risque aux exigences réglementaires
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'IA Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque Modèles d'IA à usage général
Périmètre : Obligations applicables aux fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque et aux éditeurs de modèles d'IA à usage général sur le territoire de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Respect des spécifications communes
  • Évaluation d'équivalence des solutions techniques
  • Déclaration d'écarts par les États membres
  • Mise à jour des spécifications par la Commission
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la sécurité, la protection des droits fondamentaux et la confiance du public en cas de non‑conformité.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée de non‑conformité en raison de la complexité des spécifications et de la variabilité des solutions techniques.
Détectabilité : 4/5
Détection difficile sans audits formels ou contrôles techniques approfondis.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs d'IA Modélistes Autorités de régulation Organisations de normalisation États membres
Délai initial : Dès la mise sur le marché ou la mise en service du système/modèle
Délai récurrent : Au moins une fois par an
Notification incident : Immédiat (dans les 72 heures)
Délai correction : 30 jours suivant la notification
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entreprise
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l'activité Retrait du marché Sanctions administratives
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la conformité (EIC)
  • Audit de conformité externe
  • Contrôle de la documentation technique
  • Gestion des spécifications communes
Preuves attendues : Documentation des spécifications appliquées Rapports d'audit Certificats de conformité Registre des solutions techniques équivalentes
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits et revues de conformité, mais nécessite des vérifications formelles
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Adopter les spécifications communes
  • Mettre en place un processus de validation des solutions techniques équivalentes
  • Former le personnel aux exigences
  • Effectuer des audits périodiques
  • Documenter les preuves de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expert IA Outils d'audit Logiciels de gestion documentaire
KPI : Pourcentage de systèmes conformes aux spécifications Temps moyen de résolution des écarts Nombre d'audits réalisés Taux de conformité des solutions techniques
AI_Act-§03-article42
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Presomption de conformité des systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les systèmes d’IA à haut risque qui ont été entraînés et testés avec des données tenant compte du cadre géographique, comportemental, contextuel ou fonctionnel spécifique dans lequel ils sont destinés à être utilisés sont présumés conformes aux exigences pertinentes établies à l’article 10, paragraphe 4. 2. Les systèmes d’IA à haut risque qui ont été certifiés ou pour lesquels une déclaration de conformité a été délivrée dans le cadre d’un schéma de cybersécurité conformément au règlement (UE) 2019/881 et dont les références ont été publiées au Journal officiel de l’Union européenne sont présumés conformes aux exigences de cybersécurité énoncées à l’article 15 du présent règlement, dans la mesure où ces dernières sont couvertes par tout ou partie du certificat de cybersécurité ou de la déclaration de conformité.
Interprétation opérationnelle :
Les systèmes d’IA à haut risque sont réputés conformes s’ils utilisent des données pertinentes au contexte d’usage ou s’ils disposent d’un certificat/ déclaration de conformité cybersécurité couvrant les exigences de l’article 15.
Mots-clés : IA à haut risque conformité présumée données contextuelles certification cybersécurité déclaration de conformité
Références croisées : règlement (UE) 2019/881 article 15 du présent règlement
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Conformité des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité des données Intégrité des algorithmes Protection contre les abus
Actifs concernés : Modèles d'IA Données d'entraînement Infrastructure logicielle
Périmètre : Secteur public et privé utilisant des IA à haut risque dans l'UE
Exigences clés :
  • Utilisation de données pertinentes au contexte d'usage
  • Obtention d'un certificat de cybersécurité ou d'une déclaration de conformité
Gravité : 4/5
Impacts juridiques, réputationnels et de sécurité potentiellement graves si le système n'est pas conforme.
Probabilité : 2/5
La présomption de conformité réduit la probabilité d'erreur, la conformité est clairement définie.
Détectabilité : 3/5
La conformité se vérifie via documents et certificats, détectable lors d'audits mais pas en temps réel.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable de la conformité IA (ex. Chief AI Compliance Officer)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Équipes de développement Service juridique Autorité de protection des données Clients
Délai initial : À la mise en service du système d'IA
Délai récurrent : Tous les 12 mois ou à chaque modification majeure
Notification incident : 72 heures après détection
Délai correction : 30 jours après identification du manquement
Amende max : Montant à préciser selon législation applicable
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l'activité Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale de cybersécurité (ex. ANSSI ou CNIL selon secteur)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour suspendre le traitement du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la conformité
  • Documentation des données d'entraînement
  • Obtention de certificats de cybersécurité
  • Déclaration de conformité
Preuves attendues : Rapports d'audit Certificats officiels Registres de formation Preuves de test
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Facile à détecter via audit de documents et certificats.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier le statut de certification ou de déclaration de conformité
  • Mettre à jour le registre de conformité IA
  • Mettre en place un contrôle annuel des documents
  • Former les équipes aux exigences de données contextuelles
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe conformité IA Audit externe Outils de gestion documentaire
KPI : Pourcentage de systèmes IA certifiés Temps moyen de validation des données d'entraînement Nombre d'incidents de non-conformité
AI_Act-§03-article43
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit suivre la procédure d’évaluation de conformité appropriée.
Intitulé : Procédure d'évaluation de conformité des systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Le fournisseur doit appliquer une procédure d'évaluation de conformité, soit le contrôle interne (annexe VI), soit l'évaluation avec organisme notifié (annexe VII), selon les conditions décrites.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit choisir et suivre une procédure d'évaluation de conformité adaptée, en fonction de l'existence de normes harmonisées ou de spécifications communes, et, le cas échéant, impliquer un organisme notifié.
Mots-clés : IA à haut risque procédure d'évaluation normes harmonisées organisme notifié contrôle interne
Références croisées : Article 40 Article 41 Annexe VI Annexe VII
Catégorie : Technique
Sujet principal : Évaluation de conformité des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité du système Conformité réglementaire
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque Documentation technique Modèle d'IA
Périmètre : Tous les fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque définis à l'annexe III, points 2‑8, ainsi que les systèmes déjà soumis à une évaluation.
Exigences clés :
  • Appliquer une procédure d'évaluation de conformité
  • Utiliser les normes harmonisées ou spécifications communes
  • Recourir à un organisme notifié si requis
  • Mettre à jour la documentation après modifications substantielles
Gravité : 5/5
Impacts potentiels sur la santé, la sécurité, les droits fondamentaux et l'environnement, avec des conséquences graves et généralisées.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : le non‑respect de la procédure d'évaluation est possible, surtout en l'absence de contrôle interne rigoureux.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit ou vérification documentaire, donc peu visible en pratique quotidienne.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Compliance Officer / Responsable conformité IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur d'IA Organisme notifié Autorité de surveillance du marché Deployeur Autorités publiques
Délai initial : Avant la mise sur le marché ou la mise en service du système
Délai récurrent : À chaque modification substantielle du système
Notification incident : Immédiatement après la découverte de l'incident
Délai correction : Dans les 15 jours suivant la notification de l'incident
Amende max : Non spécifié (déterminé par la législation applicable)
Autres sanctions : Sanction administrative Injonction de mise en conformité Retrait du marché Suspension temporaire du système
Autorité contrôle : Commission européenne / Autorité nationale de conformité
Pouvoir injonction : Obligation de suspendre ou de retirer le système jusqu'à mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'une procédure d'évaluation interne (contrôle interne)
  • Faire appel à un organisme notifié lorsque nécessaire
  • Appliquer les normes harmonisées ou spécifications communes
  • Tenir à jour la documentation technique
Preuves attendues : Rapports d'évaluation Certificat d'organisme notifié Documentation technique Registre des modifications
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an ou à chaque modification substantielle)
Niveau détection : 3/5
Détection modérée, nécessite des revues documentaires et des audits périodiques
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir la procédure d'évaluation de conformité interne
  • Identifier les normes harmonisées applicables
  • Sélectionner ou désigner un organisme notifié
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un registre de suivi des évaluations
  • Planifier des audits de conformité réguliers
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert IA Auditeur externe Outils de documentation Logiciels d'évaluation
KPI : Taux de conformité des évaluations Délai moyen de mise en conformité Nombre d'incidents de non‑conformité Temps de réponse aux notifications d'incident
AI_Act-§03-article44
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : L'organisme notifié doit suspendre ou retirer le certificat en cas de non-conformité.
Intitulé : Obligation de délivrance et de maintien des certificats de conformité pour les systèmes d'IA
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Les certificats délivrés par les organismes notifiés conformément à l’annexe VII sont établis dans une langue aisément compréhensible par les autorités compétentes de l’État membre dans lequel l’organisme notifié est établi. Les certificats sont valables pendant la période indiquée sur ceux-ci, qui n’excède pas cinq ans pour les systèmes d’IA relevant de l’annexe I, et quatre ans pour les systèmes d’IA relevant de l’annexe III. À la demande du fournisseur, la durée de validité d’un certificat peut être prolongée d’une durée maximale de cinq ans à chaque fois pour les systèmes d’IA relevant de l’annexe I, et de quatre ans pour les systèmes d’IA relevant de l’annexe III, sur la base d’une nouvelle évaluation selon les procédures d’évaluation de la conformité applicables. Tout document complémentaire à un certificat reste valable, à condition que le certificat qu’il complète le soit. Lorsqu’un organisme notifié constate qu’un système d’IA ne répond plus aux exigences énoncées à la section 2, il suspend ou retire le certificat délivré ou l’assortit de restrictions, en tenant compte du principe de proportionnalité, sauf si le fournisseur applique, en vue du respect de ces exigences, des mesures correctives appropriées dans le délai imparti à cet effet par l’organisme notifié. L’organisme notifié motive sa décision. Une procédure de recours contre les décisions des organismes notifiés, y compris concernant des certificats de conformité délivrés, est disponible.
Interprétation opérationnelle :
Les organismes notifiés doivent délivrer des certificats de conformité aux systèmes d'IA dans une langue compréhensible par les autorités compétentes du pays où ils sont établis, les certificats étant valables jusqu’à 5 ans (annexe I) ou 4 ans (annexe III). La validité peut être prolongée de 5 ans (annexe I) ou 4 ans (annexe III) sur demande du fournisseur après nouvelle évaluation. Tout document complémentaire reste valable tant que le certificat principal l’est. Si le système d’IA ne respecte plus les exigences, l’organisme notifié peut suspendre, retirer ou restreindre le certificat, sous condition que le fournisseur applique des mesures correctives dans le délai imparti, et doit justifier sa décision. Une procédure de recours est prévue.
Mots-clés : certificat organisme notifié validité prolongation suspension retrait restriction procédure de recours exigences IA annexe I annexe III langue autorités compétentes
Références croisées : Annexe VII section 2 procédure de recours
Catégorie : Technique
Sujet principal : Définition et maintien de la conformité des certificats pour les systèmes d'IA
Domaine cybersécurité : Conformité Gestion des certificats Sécurité des systèmes d'IA
Actifs concernés : Systèmes d'IA Certificats de conformité Documents complémentaires
Périmètre : Systèmes d'IA couverts par les annexes I et III du règlement IA, soumis à évaluation par organismes notifiés
Exigences clés :
  • Langue compréhensible
  • Durée de validité (max 5 ans I, 4 ans III)
  • Possibilité de prolongation sous évaluation
  • Suspension/retrait en cas de non-conformité
  • Principe de proportionnalité
  • Procédure de recours
Gravité : 3/5
Un certificat non valide ou suspendu empêche le déploiement du système d'IA sur le marché, entraîne des sanctions et des pertes d'opportunités, mais n’implique pas de danger physique direct.
Probabilité : 2/5
Les exigences sont clairement définies, les organismes notifiés sont surveillés, la probabilité d’erreur est modérée mais pas très élevée.
Détectabilité : 2/5
La validité du certificat, les dates d'expiration et les restrictions sont visibles et contrôlables via les registres de l’organisme notifié, donc détectables sans audit spécialisé.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Organisme notifié
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organisme notifié Fournisseur du système d'IA Autorités compétentes Clients/utilisateurs du système d'IA
Délai initial : À la demande du fournisseur, dans un délai raisonnable (ex. ≤ 3 mois)
Délai récurrent : Non défini
Notification incident : Non défini
Délai correction : ≤ 30 jours
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Suspension du certificat Retrait du certificat Restriction d’utilisation du certificat Obligation de correction Procédure de recours
Autorité contrôle : Organisme notifié
Pouvoir injonction : Suspension, retrait ou imposition de restrictions sur le certificat
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation périodique de conformité
  • Mise à jour des certificats avant expiration
  • Gestion documentaire des certificats et documents complémentaires
  • Formation du personnel aux exigences de l’annexe
  • Mise en place d’un processus de suivi de validité
Preuves attendues : Registre des certificats délivrés Attestations d’évaluation de conformité Documentation de prolongation Preuves de mesures correctives Rapports d’audit de l’organisme notifié
Fréquence : Périodique (annuel) ou à chaque renouvellement/extension
Niveau détection : 1/5
La validité, la langue, les restrictions et les modifications sont clairement documentées et aisément vérifiables via les registres de l’organisme notifié.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un tableau de suivi des certificats (dates d'expiration, prolongations)
  • Définir et documenter le processus de réponse aux notifications de non-conformité
  • Former le personnel aux exigences de l’annexe I/III et aux procédures de recours
  • Assurer la disponibilité d’un recours administratif interne
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Logiciel de gestion de conformité Ressources juridiques Experts IA Temps de l’équipe conformité
KPI : Taux de conformité des certificats Délai moyen de réponse aux notifications de non-conformité Nombre de certificats suspendus ou retirés Temps moyen de prolongation
AI_Act-§03-article45
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Communiquer à l'autorité notifiante tout certificat, refus, incident, demande et résultats d'évaluation.
Intitulé : Obligations d’information des organismes notifiés
Type : Secondaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
1. Les organismes notifiés communiquent à l’autorité notifiante: a) tout certificat d’évaluation UE de la documentation technique, tout document complémentaire afférent à ce certificat, et toute approbation d’un système de gestion de la qualité délivrée conformément aux exigences de l’annexe VII; b) tout refus, restriction, suspension ou retrait d’un certificat d’évaluation UE de la documentation technique ou d’une approbation d’un système de gestion de la qualité délivrée conformément aux exigences de l’annexe VII; c) toute circonstance ayant une incidence sur la portée ou les conditions de la notification; d) toute demande d’information reçue des autorités de surveillance du marché concernant les activités d’évaluation de la conformité; e) sur demande, les activités d’évaluation de la conformité réalisées dans le cadre de leur notification et toute autre activité réalisée, y compris les activités transfrontières et sous-traitées. 2. Chaque organisme notifié porte à la connaissance des autres organismes notifiés: a) les approbations de systèmes de gestion de la qualité qu’il a refusées, suspendues ou retirées et, sur demande, les approbations qu’il a délivrées; b) les certificats d’évaluation UE de la documentation technique ou les documents complémentaires y afférents qu’il a refusés, retirés, suspendus ou soumis à d’autres restrictions et, sur demande, les certificats et/ou documents complémentaires y afférents qu’il a délivrés. 3. Chaque organisme notifié fournit aux autres organismes notifiés qui accomplissent des activités similaires d’évaluation de la conformité portant sur les mêmes types de systèmes d’IA des informations pertinentes sur les aspects liés à des résultats négatifs et, sur demande, à des résultats positifs d’évaluation de la conformité. 4. Les autorités notifiantes garantissent la confidentialité des informations qu’elles obtiennent conformément à l’article 78.
Interprétation opérationnelle :
Les organismes notifiés doivent, sur demande de l’autorité notifiante ou des autres organismes notifiés, transmettre l’ensemble des certificats d’évaluation UE, les documents complémentaires, les approbations ou refus de systèmes de gestion de la qualité, ainsi que toute information relative à la portée ou aux conditions de la notification, les réponses aux demandes d’autorités de surveillance du marché et leurs propres activités d’évaluation (y compris les opérations transfrontalières et sous‑traitance).
Mots-clés : organisme notifié autorité notifiante certificat d’évaluation UE système de gestion de la qualité refus restriction suspension retrait incidence demande d’information confidentialité
Références croisées : Article 78 (confidentialité) Annexe VII (exigences de documentation)
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Communication d'informations entre organismes notifiés et autorités
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'information Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Documentation technique Certificats d'évaluation UE Système de gestion de la qualité Activités d'évaluation de la conformité
Périmètre : Organismes notifiés (EU) opérant dans le domaine de l'IA et des systèmes de haute risque
Exigences clés :
  • Transmission de certificats et documents UE
  • Notification de refus ou modifications
  • Communication des incidences sur la portée
  • Réponse aux demandes d'autorité de surveillance
  • Confidentialité des informations
Gravité : 4/5
Une non-communication peut entraîner des sanctions administratives, la perte de confiance des autorités et des partenaires, et compromettre la chaîne d'approvisionnement de conformité.
Probabilité : 3/5
Les processus internes varient, et la dépendance à des demandes externes rend la conformité variable.
Détectabilité : 4/5
L'absence de reporting n'est visible que lors d'un audit ou d'une inspection, ce qui la rend difficile à détecter quotidiennement.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de l'organisme notifié
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organisme notifié Autorité notifiante Autorités de surveillance du marché Autres organismes notifiés Fournisseurs sous-traitants Experts conformité
Délai initial : Sur demande, dans les meilleurs délais (≤ 15 jours ouvrés)
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non précisé (N/A)
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Suspension ou retrait de la notification Obligation de mise en conformité
Autorité contrôle : Autorité nationale de conformité (ex. CNIL ou autorité désignée)
Pouvoir injonction : Non spécifié (N/A)
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre centralisé des communications
  • Procédures opérationnelles de réponse aux demandes
  • Formation du personnel aux exigences de reporting
  • Audit régulier de la conformité documentaire
Preuves attendues : Certificats UE Documents complémentaires Registres de communication Preuves d'approbation du système de gestion de la qualité
Fréquence : À la réception de chaque demande
Niveau détection : 3/5
La non-conformité est détectable lors d'audits ou d'inspections, mais pas en temps réel.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir une procédure de réponse aux demandes d’information
  • Mettre en place un registre documentaire centralisé
  • Former le personnel aux exigences de communication
  • Élaborer un plan de test de conformité périodique
  • Assurer la confidentialité des informations transmises
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Responsable conformité Équipe juridique Outils de gestion documentaire Formation continue
KPI : Délais de réponse aux demandes Taux de conformité des communications Exactitude des documents transmis Nombre d'incidents de non-conformité
AI_Act-§03-article46
Résumé : L’article prévoit une dérogation à la procédure d’évaluation de la conformité prévue à l’article 43, permettant à une autorité de surveillance du marché, sur demande justifiée, d’accorder une autorisation temporaire de mise sur le marché ou de mise en service d’un système d’IA à haut risque, lorsque des raisons exceptionnelles (sécurité publique, santé, environnement, actifs critiques) justifient une urgence. L’opérateur doit soumettre une demande motivée, l’autorité vérifie que le système respecte les exigences de la section 2 et, si aucune objection n’est formulée dans les 15 jours, l’autorisation est réputée justifiée. En cas d’urgence réelle, l’autorisation peut être accordée sans l’étape du paragraphe 1, sous réserve d’une demande immédiate post‑utilisation et d’un arrêt immédiat si l’autorisation est refusée. La Commission doit être informée et peut lancer des consultations si une objection est soulevée. L’autorisation peut être retirée si jugée injustifiée. Le texte précise que…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Dérogation à la procédure d’évaluation de la conformité
Type : Dérivée
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Par dérogation à l’article 43, toute autorité de surveillance du marché peut, sur demande dûment justifiée, autoriser la mise sur le marché ou la mise en service de systèmes d’IA à haut risque spécifiques pour des raisons exceptionnelles de sécurité publique, de protection de la vie et de la santé humaines, de l’environnement ou de la protection d’actifs industriels et d’infrastructures d’importance majeure, pendant la durée des procédures d’évaluation de la conformité, sans retard injustifié. En situation d’urgence justifiée, les autorités répressives ou de protection civile peuvent mettre en service le système sans autorisation préalable, à condition de demander l’autisation sans retard après utilisation et de cesser immédiatement l’usage si l’autorisation est refusée. L’autorisation n’est délivrée que si le système satisfait les exigences de la section 2. L’autorité informe la Commission et les États membres de toute autorisation, et aucune objection dans 15 jours civils rend l’autorisation réputée justifiée. En cas d’objection, la Commission consulte et décide ; si l’autorisation est jugée injustifiée, elle est retirée. Les dérogations de la législation d’harmonisation de l’Union s’appliquent uniquement.
Interprétation opérationnelle :
L’opérateur doit soumettre une demande justifiée à l’autorité de surveillance du marché pour obtenir une autorisation temporaire d’utilisation ou de mise sur le marché d’un système d’IA à haut risque, justifiant une exception de sécurité publique, santé, environnement ou actifs critiques. Cette autorisation est valable pendant les évaluations de conformité, sans retard. En cas d’urgence, le système peut être mis en service immédiatement, avec obligation de demander l’autorisation post‑utilisation et de cesser immédiatement si l’autorisation est refusée. L’autorité vérifie la conformité aux exigences de la section 2, informe la Commission et les États membres, et la décision est réputée justifiée si aucune objection n’est formulée dans les 15 jours civils.
Mots-clés : dérogation autorisation sécurité publique urgence IA à haut risque conformité section 2 Commission États membres objection refus retrait
Références croisées : article 43 section 2 annexe I
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Dérogation à la procédure d’évaluation de la conformité des systèmes d’IA à haut risque
Domaine cybersécurité : sécurité publique protection des infrastructures critiques gestion des risques IA conformité réglementaire
Actifs concernés : systèmes d’IA à haut risque produits d’IA couverts par la législation d’harmonisation de l’Union (annexe I, section A)
Périmètre : Territoire de l’État membre concerné, incluant les systèmes d’IA à haut risque dans les produits harmonisés de l’Union.
Exigences clés :
  • Demande justifiée et motivée
  • Conformité aux exigences de la section 2
  • Durée limitée pendant l’évaluation de conformité
  • Mise en service immédiate en cas d’urgence avec obligation de demander l’autorisation post‑utilisation
  • Cessation immédiate si autorisation refusée
  • Information à la Commission et aux États membres
  • Délais de 15 jours pour objections
  • Consultation et décision de la Commission
  • Retrait de l’autorisation si jugée injustifiée
  • Application uniquement aux systèmes couverts par la législation d’harmonisation de l’Union
Gravité : 5/5
Potentiel de graves conséquences sur la sécurité publique, la santé, l’environnement ou les actifs critiques si un système d’IA non conforme est déployé.
Probabilité : 3/5
Bien que la procédure impose une demande justifiée, l’existence d’une procédure d’urgence crée un risque de non‑conformité ou de mauvaise utilisation, surtout dans des contextes critiques.
Détectabilité : 4/5
La nature temporaire et l’absence de suivi continu rendent la violation difficile à détecter sans audits spécifiques ou surveillance proactive.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de surveillance du marché (organisme de réglementation national)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de surveillance du marché Commission européenne États membres Opérateurs d'IA Public (sécurité) Autorités de protection civile
Délai initial : Immédiat (dès identification d'une situation exceptionnelle)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat (cessation du système et mise au rebut des résultats)
Amende max : N/A
Autres sanctions : Suspension ou retrait de l'autorisation Obligation de mettre au rebut des résultats et sorties du système Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché
Pouvoir injonction : L'autorité peut retirer l'autorisation et ordonner l'arrêt immédiat du système
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité Recours judiciaire devant les tribunaux administratifs
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Demande justifiée Rapport d'évaluation de l'autorité Attestation de conformité Registre des autorisations
Fréquence : Event-driven (au moment de la demande et périodiquement pendant la période d'autorisation)
Niveau détection : 4/5
Détection possible via audits et revues de conformité, mais la rapidité d'utilisation rend la détection difficile.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources juridiques Ressources techniques d’audit Equipe de conformité Outils de suivi
KPI : Temps moyen de traitement de la demande Pourcentage d’autorisations respectant les exigences de la section 2 Nombre d’incidents de non-conformité détectés Délai de mise au rebut des résultats après arrêt
AI_Act-§03-article47
Résumé : L’article impose au fournisseur d’un système d’intelligence artificielle à haut risque de rédiger, signer et mettre à disposition une déclaration UE de conformité, écrite et lisible par machine, valable pendant dix ans à compter de la mise sur le marché ou du mise en service. La déclaration doit identifier le système, attestation de conformité aux exigences de la section 2, contenir les informations de l’annexe V et être traduite dans une langue compréhensible par les autorités nationales des États membres où le système est commercialisé. Elle doit être maintenue à jour et disponible sur demande des autorités. Aucun délai précis n’est indiqué pour la rédaction, mais la mise en place doit être réalisée avant la mise sur le marché. Les sanctions potentielles, bien que non détaillées dans le texte, incluent des amendes, la mise en demeure, le retrait du marché ou la suspension de l’activité, et sont administrées par l’autorité nationale compétente. Le fournisseur assume la responsabilité…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit établir et tenir à disposition une déclaration UE de conformité 10 ans.
Intitulé : Déclaration UE de conformité
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le fournisseur établit une déclaration UE de conformité écrite, lisible par machine, signée à la main ou électroniquement concernant chaque système d’IA à haut risque et la tient à la disposition des autorités nationales compétentes pendant une durée de dix ans à partir du moment où le système d’IA à haut risque a été mis sur le marché ou mis en service. La déclaration UE de conformité identifie le système d’IA à haut risque pour lequel elle a été établie. Une copie de la déclaration UE de conformité est communiquée, sur demande, aux autorités nationales compétentes concernées.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit créer, signer et mettre à disposition une déclaration conforme, traduite, valable 10 ans, et la tenir à jour.
Mots-clés : Déclaration UE de conformité IA à haut risque Obligation de tenue à disposition Durée 10 ans Responsabilité du fournisseur Annexe V
Références croisées : Règlement UE sur l'IA Article 97 Annexe V
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Déclaration de conformité du fournisseur d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Documentation Conformité
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque
Périmètre : Tous les États membres de l'UE où le système est mis sur le marché ou en service
Exigences clés :
  • Déclaration écrite et machine‑lisible
  • Signature (manuelle ou électronique)
  • Disponibilité 10 ans
  • Traduction linguistique
  • Mise à jour continue
Gravité : 3/5
Non-conformité pouvant entraîner des sanctions, retrait du marché et atteinte à la réputation
Probabilité : 2/5
Le processus de rédaction est clairement défini, mais la mise en œuvre varie selon les organisations
Détectabilité : 4/5
La déclaration n’est pas toujours visible sans audit documentaire, ce qui la rend difficile à détecter sans contrôle dédié
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la conformité / Responsable IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Autorités nationales compétentes Clients Auditeurs Équipe juridique
Délai initial : Immédiat à la mise sur le marché ou en service du système d'IA à haut risque
Délai récurrent : Mise à jour continue de la déclaration
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat après détection de non-conformité
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Retrait du marché Suspension de l'activité Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente désignée par l'État membre
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité ou suspendre le système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Processus de rédaction et mise à jour de la déclaration
  • Gestion documentaire centralisée
  • Vérification de la traduction
  • Contrôle de la signature
Preuves attendues : Copie signée de la déclaration Historique des versions Preuve de traduction Accès contrôlé aux autorités
Fréquence : Annuel ou à chaque modification majeure du système
Niveau détection : 4/5
La déclaration peut être difficile à détecter sans examen documentaire approfondi ; nécessite des audits de conformité
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier tous les systèmes d'IA à haut risque
  • Rédiger la déclaration conforme aux exigences de l'annexe V
  • Traduire la déclaration dans les langues des États membres concernés
  • Mettre en place un processus de mise à jour et d'archivage de 10 ans
  • Former le personnel concerné aux exigences de la déclaration
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts IA Outils de gestion documentaire Traducteurs
KPI : Temps de rédaction de la déclaration Pourcentage de systèmes couverts Date de mise à jour de la déclaration Taux de conformité aux exigences de l'annexe V
AI_Act-§03-article48
Résumé : L’article impose le marquage CE obligatoire sur les systèmes d’IA à haut risque commercialisés dans l’Union européenne. Il précise que le marquage doit être visible, lisible, indélébile sur le système ou, le cas échéant, sur l’emballage ou les documents d’accompagnement, et qu’un accès numérique facile (interface ou code machine‑lisible) est requis pour le marquage CE numérique. Le numéro d’identification de l’organisme notifié doit être apposé sur le produit et figuré dans toute communication publicitaire attestant de la conformité. Le texte s’appuie sur les principes généraux de l’article 30 du règlement (CE) no 765/2008 et sur l’article 43 relatif aux organes notifiés. Le non‑respect expose le fournisseur à des sanctions administratives (retrait du marché, amendes pouvant atteindre 2 % du chiffre d’affaires), à des poursuites civiles ou pénales et à la perte de confiance des clients. Les actions recommandées comprennent la mise en place d’un processus de vérification du marquage, l…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Apposer le marquage CE visible, lisible et indélébile sur les systèmes d'IA à haut risque
Intitulé : Marquage CE des systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Le marquage CE est soumis aux principes généraux de l’article 30 du règlement (CE) no 765/2008. Pour les systèmes d’IA à haut risque fournis numériquement, le marquage CE numérique n’est utilisé que s’il est facile d’y accéder par l’interface ou un code machine‑lisible. Le marquage doit être visible, lisible, indélébile sur le système, sinon sur l’emballage ou les documents d’accompagnement. Il doit être suivi du numéro d’identification de l’organisme notifié et indiqué dans les documents publicitaires. Si le système est soumis à d’autres actes législatifs prévoyant le marquage CE, celui‑ci indique la conformité à ces exigences.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit garantir que le marquage CE est clairement visible, lisible et indélébile sur le système d’IA à haut risque, ou sur son emballage/document d’accompagnement si impossible. Il doit offrir un accès numérique simple (interface ou code machine‑lisible) pour le marquage CE et apposer le numéro de l’organisme notifié, le mentionner dans toute publicité affirmant la conformité.
Mots-clés : marquage CE système d'IA à haut risque accessibilité numérique numéro organisme notifié publicité conformité réglementaire
Références croisées : Règlement (CE) no 765/2008 article 30 Article 43 du règlement (CE) no 765/2008 Autres actes législatifs de l’Union
Catégorie : Technique
Sujet principal : Marquage CE des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité du produit Conformité réglementaire
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque Documentation technique Emballage Support publicitaire
Périmètre : Tous les fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque commercialisés dans l'UE, ainsi que les mandataires et organismes notifiés
Exigences clés :
  • Marquage visible, lisible, indélébile
  • Accès numérique facile (interface ou code machine‑lisible)
  • Numéro d’identification de l’organisme notifié apposé et indiqué dans la publicité
  • Indication de conformité aux autres actes législatifs de l’Union
Gravité : 4/5
Impact potentiel : interdiction de mise sur le marché, sanctions financières, perte de confiance des clients et responsabilité juridique.
Probabilité : 3/5
Les exigences de visibilité, d’indélébilité et d’accès numérique sont souvent mal appliquées, surtout dans les implémentations numériques.
Détectabilité : 2/5
Le non‑respect se constate aisément lors d’audits de conformité ou d’inspections de marché.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable Conformité Produit (Quality Manager)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Organisme notifié Autorité de marché (ex: DGCCRF) Clients Services juridique Équipes produit
Délai initial : Immédiat – avant la mise sur le marché du système d’IA à haut risque
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat – dès détectation d’un non‑conformité, le marquage doit être corrigé avant toute mise en marché
Amende max : Potentiellement jusqu’à 2 % du chiffre d’affaires annuel (conformément aux sanctions prévues par le règlement (CE) no 765/2008)
Autres sanctions : Retrait du produit du marché Interdiction de mise sur le marché Sanctions administratives Responsabilité civile Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché (ex. DGCCRF) et organisme notifié
Pouvoir injonction : L’autorité de marché peut orderer le retrait immédiat du produit et exiger la mise en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Vérification de la visibilité et lisibilité du marquage CE
  • Test d’accessibilité du marquage numérique
  • Contrôle de l’indélébilité (durabilité)
  • Audit de conformité avec l’organisme notifié
  • Formation du personnel de production
Preuves attendues : Photos du marquage Documentation d’accessibilité numérique Certificat de durabilité du marquage Registre des audits de conformité Attestation de formation
Fréquence : À chaque mise sur le marché et à chaque modification majeure du système
Niveau détection : 1/5
Le non‑respect est généralement détecté lors d’audits de conformité ou d’inspections de marché
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Implémenter un processus de vérification du marquage CE (visibilité, lisibilité, indélébilité)
  • Déployer un contrôle d’accessibilité numérique (interface ou code machine‑lisible)
  • Faire apposer le numéro d’organisme notifié sur le produit et les supports publicitaires
  • Former les équipes de production et de marketing aux exigences CE
  • Mettre en place un audit de conformité périodique
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipes qualité et conformité Développeurs (pour accès numérique) Fournisseurs de matériel d’étiquetage Formateur interne Auditeur externe
KPI : Pourcentage de systèmes avec marquage CE conforme Temps moyen de validation du marquage Nombre d’incidents de non‑conformité détectés Score d’audit de conformité
AI_Act-§03-article49
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Enregistrement du système d'IA à haut risque dans la base UE avant mise en service
Intitulé : Obligation d’enregistrement des systèmes d’IA à haut risque dans la base de données UE
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Avant de mettre sur le marché ou de mettre en service un système d’IA à haut risque... le fournisseur ou le mandataire s’enregistre dans la base de données de l’UE visée à l’article 71 et y enregistre aussi son système. Avant de mettre sur le marché ou de mettre en service un système d’IA... le fournisseur ou le mandataire s’enregistre... Avant de mettre en service ou d’utiliser un système d’IA à haut risque... les déployeurs qui sont des autorités publiques... s’enregistrent, sélectionnent le système et enregistrent son utilisation. Pour les systèmes d’IA à haut risque visés à l’annexe III, points 1, 6 et 7, dans les domaines des activités répressives, de la migration, de l’asile et de la gestion des contrôles aux frontières, l’enregistrement... figure dans une section sécurisée non publique...
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur ou son mandataire doit s’inscrire dans la base de données UE et y déclarer le système avant toute mise sur le marché ou mise en service. Les autorités publiques doivent, quant à elles, s’enregistrer, sélectionner le système et consigner son utilisation dans la base de données, avec des informations limitées réservées à une section sécurisée.
Mots-clés : enregistrement base de données UE IA à haut risque conformité déploiement autorités publiques
Références croisées : Article 71 Annexe III Annexe VIII Annexe IX Article 74
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Enregistrement des systèmes d'IA à haut risque dans la base de données UE
Domaine cybersécurité : Conformité réglementaire Gestion des risques Traçabilité
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque
Périmètre : Tous les fournisseurs, mandataires et déployeurs (privés ou publics) qui mettent sur le marché, mettent en service ou utilisent des systèmes d'IA à haut risque définis à l'annexe III
Exigences clés :
  • S'inscrire dans la base de données UE
  • Déclarer le système
  • Respecter les sections restreintes pour certains domaines
  • Enregistrement national pour certains cas
Gravité : 4/5
Absence d'enregistrement empêche la mise sur le marché, expose à des sanctions administratives et nuit à la confiance des utilisateurs.
Probabilité : 3/5
Le processus d'enregistrement n'est pas toujours intégré aux flux de mise sur le marché, surtout pour les petits fournisseurs.
Détectabilité : 1/5
La non‑enregistrement se constate lors des contrôles de conformité ou des audits de la base de données.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Fournisseur / Mandataire
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Mandataire Autorités de l'UE Autorités nationales Deployeurs (publics)
Délai initial : Immédiat avant la mise sur le marché ou la mise en service
Délai récurrent : N/A (enregistrement unique)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat après détection de non‑conformité
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Interdiction de mise sur le marché Retrait du produit Sanctions administratives
Autorité contrôle : Commission européenne et autorités nationales compétentes
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un processus d'enregistrement interne
  • Vérification de la conformité avant mise sur le marché
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Attestation d'enregistrement dans la base de données UE Documentation de la procédure d'enregistrement
Fréquence : Ponctuelle (au moment de la mise sur le marché)
Niveau détection : 1/5
Facilement détectable lors des contrôles de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir un processus d'enregistrement
  • Assigner un responsable de la conformité
  • Intégrer l'enregistrement dans le cycle de mise sur le marché
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un suivi de la base de données
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources IT Ressources juridiques Formation
KPI : Taux d'enregistrement avant mise sur le marché Délai entre décision de mise sur le marché et enregistrement
AI_Act-§03-article6
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit enregistrer son évaluation avant la mise sur le marché.
Intitulé : Classification des systèmes d’IA comme systèmes à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Un fournisseur doit documenter son évaluation pour déterminer si un système d’IA visé à l’annexe III est à haut risque, et s’il n’est pas à haut risque, il doit enregistrer le système conformément à l’article 49, paragraphe 2, et fournir la documentation aux autorités sur demande avant la mise sur le marché ou la mise en service.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit réaliser une évaluation écrite, la documenter, la conserver et la mettre à disposition des autorités nationales lorsqu’elles le demandent, avant la mise sur le marché ou la mise en service du système.
Mots-clés : IA à haut risque évaluation de conformité enregistrement documentation obligation de preuve Annexe III exigences de sécurité responsabilité du fournisseur
Références croisées : Article 49, paragraphe 2 Article 96 Article 97
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Classification des systèmes d’IA comme à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'IA Conformité réglementaire Gestion des risques Évaluation de conformité
Actifs concernés : Systèmes d’intelligence artificielle Produits intégrant l’IA
Périmètre : Tous les fournisseurs de systèmes d’IA commercialisés ou mis en service dans l’Union européenne, y compris les composants de sécurité intégrés dans des produits harmonisés
Exigences clés :
  • Évaluation préalable de risque
  • Documentation écrite de l’évaluation
  • Enregistrement du système avant mise sur le marché
  • Fourniture de la documentation aux autorités sur demande
  • Respect des lignes directrices de la Commission (délai 2 février 2026)
Gravité : 4/5
Non-respect entraîne des amendes potentiellement élevées, la suspension du marché, et des dommages à la réputation.
Probabilité : 3/5
La complexité de l’évaluation et le manque de sensibilisation augmentent la probabilité d’omission.
Détectabilité : 4/5
L’absence d’évaluation documentée n’est pas visible sans audit externe, donc détectabilité faible.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur du système d’IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur / fabricant Autorités nationales compétentes Comité européen de l’intelligence artificielle Utilisateurs finaux Partenaires de distribution
Délai initial : Avant la mise sur le marché ou la mise en service du système d’IA
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Dès détection (immédiat)
Amende max : Non spécifié dans l’article, les sanctions sont définies ailleurs
Autres sanctions : Retrait du marché Suspension de la mise en service Interdiction de commercialisation Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorités nationales compétentes en matière de protection des données et de la cybersécurité
Pouvoir injonction : L’autorité peut ordonner la mise en conformité, le retrait du marché ou la suspension du système.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant les tribunaux administratifs Médiation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact sur la conformité (risk assessment)
  • Documentation écrite de l’évaluation
  • Mise en place d’un registre interne des systèmes IA
  • Formation du personnel aux exigences de classification
  • Audit externe périodique
Preuves attendues : Rapport d’évaluation Attestation de conformité Registre d’enregistrement Correspondance avec les autorités
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an ou à chaque modification majeure)
Niveau détection : 4/5
La non-conformité est difficile à détecter sans audit externe ou revue documentaire
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une évaluation de conformité structurée
  • Documenter les résultats de l’évaluation
  • Enregistrer le système dans le registre requis
  • Mettre à jour le registre en cas de modifications
  • Former les équipes concernées
  • Préparer une documentation à présenter aux autorités sur demande
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe d’experts en IA Outils d’évaluation et de documentation Accès à la législation et aux lignes directrices Temps de travail dédié
KPI : Taux de conformité des évaluations réalisées Délai entre la finalisation de l’évaluation et la mise sur le marché Nombre d’incidents de non-conformité détectés Disponibilité de la documentation pour les autorités
AI_Act-§03-article7
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Modification de l’annexe III – Ajout ou retrait de systèmes d’IA à haut risque
Type : Secondaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 97 pour modifier l’annexe III en y ajoutant des cas d’utilisation de systèmes d’IA à haut risque, ou en les modifiant, lorsque les deux conditions suivantes sont remplies: a) les systèmes d’IA sont destinés à être utilisés dans l’un des domaines énumérés à l’annexe III; b) les systèmes d’IA présentent un risque de préjudice pour la santé et la sécurité, ou un risque d’incidence négative sur les droits fondamentaux, et ce risque est équivalent ou supérieur au risque de préjudice ou d’incidence négative que présentent les systèmes d’IA à haut risque déjà visés à l’annexe III. 2. Lorsqu’elle évalue les conditions visées au paragraphe 1, point b), la Commission tient compte des critères suivants: a) la destination du système d’IA; b) la mesure dans laquelle un système d’IA a été utilisé ou est susceptible de l’être; c) la nature et la quantité des données traitées et utilisées par le système d’IA, en particulier le traitement ou l’absence de traitement des catégories particulières de données à caractère personnel; d) la mesure dans laquelle le système d’IA agit de manière autonome et la mesure dans laquelle l’homme peut intervenir pour annuler une décision ou des recommandations susceptibles de causer un préjudice potentiel; e) la mesure dans laquelle l’utilisation d’un système d’IA a déjà causé un préjudice à la santé et à la sécurité, a eu une incidence négative sur les droits fondamentaux ou a suscité de graves préoccupations quant à la probabilité de ce préjudice ou de cette incidence négative, tel que cela ressort, par exemple, des rapports ou allégations documentées soumis aux autorités nationales compétentes ou d’autres rapports, le cas échéant; f) l’ampleur potentielle d’un tel préjudice ou d’une telle incidence négative, notamment en ce qui concerne son intensité et sa capacité d’affecter plusieurs personnes ou d’affecter un groupe particulier de personnes de manière disproportionnée; g) la mesure dans laquelle les personnes ayant potentiellement subi un préjudice ou une incidence négative dépendent des résultats obtenus au moyen d’un système d’IA, notamment parce qu’il n’est pas raisonnablement possible, pour des raisons pratiques ou juridiques, de s’affranchir de ces résultats; h) la mesure dans laquelle il existe un déséquilibre de pouvoir, ou les personnes ayant potentiellement subi un préjudice ou une incidence négative se trouvent dans une situation vulnérable par rapport au déployeur d’un système d’IA, notamment en raison du statut, de l’autorité, de connaissances, de circonstances économiques ou sociales ou de l’âge; i) la mesure dans laquelle les résultats obtenus en utilisant un système d’IA sont facilement corrigibles ou réversibles, compte tenu des solutions techniques disponibles pour les corriger ou les inverser, les résultats qui ont une incidence négative sur la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux ne devant pas être considérés comme facilement corrigibles ou réversibles; j) la probabilité que le déploiement du système d’IA présente des avantages pour certaines personnes, certains groupes de personnes ou la société dans son ensemble et la portée de ces avantages, y compris les améliorations éventuelles quant à la sécurité des produits; k) la mesure dans laquelle le droit existant de l’Union prévoit: i) des mesures de réparation efficaces en ce qui concerne les risques posés par un système d’IA, à l’exclusion des réclamations en dommages-intérêts; ii) des mesures efficaces destinées à prévenir ou à réduire substantiellement ces risques.
Interprétation opérationnelle :
La Commission peut, via des actes délégués, ajouter ou réviser les catégories de systèmes d’IA à haut risque répertoriés dans l’annexe III si ces systèmes sont utilisés dans les secteurs listés et représentent un risque pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux au moins aussi élevé que celui des systèmes déjà classés. Elle doit s’appuyer sur une série de critères (a‑k) pour juger de la pertinence et de la proportionnalité de chaque modification ou suppression.
Mots-clés : Commission actes délégués article 97 annexe III systèmes d’IA à haut risque domaines énumérés risque santé/sécurité risque droits fondamentaux critères d’évaluation suppression protection globale
Références croisées : Article 97 du règlement Annexe III du règlement sur l’IA
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Modification de la liste des systèmes d’IA à haut risque (Annexe III)
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d’information Gestion des risques liés à l’IA Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque Données personnelles Infrastructures critiques
Périmètre : Tous les secteurs énumérés dans l'annexe III et tout système d'IA dont l'usage ou le déploiement peut entraîner un risque de préjudice pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux équivalent ou supérieur à celui des systèmes déjà classés comme à haut risque.
Exigences clés :
  • Évaluation des risques de préjudice santé/sécurité ou droits fondamentaux
  • Analyse des critères d'adéquation (destinations, usage, données, autonomie, impact documenté, déséquilibre de pouvoir, vulnérabilité, corrigeabilité, avantages, mesures de réparation)
  • Mise à jour de l'annexe III via actes délégués
  • Suppression des systèmes d'IA à haut risque lorsque le risque diminue et la protection globale n'est pas compromise
Gravité : 5/5
Un mauvais classement ou une modification inappropriée des systèmes d’IA à haut risque peut entraîner des dommages graves pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux des personnes, avec des conséquences potentiellement catastrophiques.
Probabilité : 3/5
La complexité des critères d’évaluation et la dépendance à une bonne application pratique par les autorités augmentent le risque de non‑conformité, bien que les procédures réglementaires soient généralement bien définies.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audits spécifiques ou analyses de conformité, car les modifications sont opérées par la Commission et nécessitent une vérification documentaire et technique.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités nationales de surveillance Fournisseurs d'IA Organisations sectorielles Citoyens / personnes concernées Experts en IA Auditeurs
Délai initial : Dès réception de la proposition de modification de l'annexe III par la Commission
Délai récurrent : Au moins une fois par an, pour réévaluer les critères et les listes
Notification incident : N/A
Délai correction : Dans les 12 mois suivant la décision de modification, la Commission doit adopter l’acte délégué
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l’autorisation de mise sur le marché Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour suspendre ou retirer un système d’IA à haut risque du marché
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire devant le Tribunal de l’UE Médiation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact sur la vie privée (DPIA) pour les systèmes d’IA
  • Audit de conformité périodique
  • Gestion de la documentation technique
  • Formation du personnel aux exigences de l’IA à haut risque
  • Procédures de révision des classifications
Preuves attendues : Documents d’évaluation de risque Registres de classification des systèmes d’IA Rapports d’audit Procès‑verbaux de réunions de la Commission Correspondance avec les critères d’évaluation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits et revues de conformité, mais nécessite des ressources et une vigilance continue.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une méthodologie d’évaluation des critères (a‑k) pour les modifications de l’annexe III
  • Mettre en place un registre centralisé des systèmes d’IA à haut risque
  • Former les équipes de conformité aux nouvelles exigences
  • Organiser des revues périodiques avec les parties prenantes
  • Développer des outils d’analyse de risque automatisés
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d’évaluation juridique et technique Outils d’analyse de risque et de conformité Accès à des bases de données sectorielles Formation continue
KPI : Nombre de modifications d’annexe III effectuées Temps moyen de traitement des demandes de classification Taux de conformité des audits Incidents de non‑conformité détectés
AI_Act-§03-article8
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les fournisseurs doivent veiller à la conformité complète de leurs produits IA à haut risque.
Intitulé : Obligation de conformité des systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les systèmes d’IA à haut risque respectent les exigences énoncées dans la présente section, en tenant compte de leur destination ainsi que de l’état de la technique généralement reconnu en matière d’IA et de technologies liées à l’IA. Pour garantir le respect de ces exigences, il est tenu compte du système de gestion des risques prévu à l’article 9. Lorsqu’un produit contient un système d’IA auquel s’appliquent les exigences du présent règlement ainsi que les exigences de la législation d’harmonisation de l’Union dont la liste figure à la section A de l’annexe I, les fournisseurs sont chargés de veiller à ce que leur produit soit pleinement conforme à toutes les exigences en vertu de la législation d’harmonisation de l’Union applicable. Pour garantir que les systèmes d’IA à haut risque visés au paragraphe 1 sont conformes aux exigences énoncées dans la présente section, et afin d’assurer la cohérence, d’éviter les doubles emplois et de réduire au minimum les charges supplémentaires, les fournisseurs ont le choix d’intégrer, le cas échéant, les processus d’essai et de déclaration nécessaires, les informations et la documentation qu’ils fournissent concernant leur produit dans la documentation et les procédures qui existent déjà et qui sont requises en vertu de la législation d’harmonisation de l’Union dont la liste figure à la section A de l’annexe I.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit s’assurer que son produit d’IA à haut risque respecte les exigences du règlement, en s’appuyant sur les pratiques d’état de l’art et sur un système de gestion des risques. Il doit également vérifier que le produit respecte la législation d’harmonisation de l’UE applicable et peut réutiliser les tests et la documentation déjà exigés, afin d’éviter les doublons et de limiter les efforts.
Mots-clés : IA à haut risque exigences de conformité système de gestion des risques article 9 législation d’harmonisation processus d’essai déclaration fournisseur produit conformité
Références croisées : Règlement UE sur l'IA Article 9 Section A de l'annexe I Législation d’harmonisation de l’Union
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité du système Intégrité des données Résilience Gestion des risques Contrôle d'accès Vérification d'algorithmes
Actifs concernés : Modèles d'IA Données d'entraînement Algorithmes Infrastructure logicielle Documentation technique
Périmètre : Produits et services commercialisant ou déployant un système d'IA à haut risque sur le territoire de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Évaluation de conformité
  • Gestion des risques
  • Respect du state of the art
  • Documentation
  • Déclaration
  • Surveillance continue
Gravité : 4/5
Impacts potentiels : risques pour la sécurité des personnes, atteinte à la santé, pertes financières, sanctions légales et dommages réputationnels en cas de non‑conformité.
Probabilité : 3/5
La complexité technique et l'absence de procédures matures chez certains fournisseurs augmentent la probabilité d’erreur, mais le cadre réglementaire reste clairement défini.
Détectabilité : 3/5
La non‑conformité est généralement détectée lors d’audits, d’évaluations de conformité ou de signalement d’incidents, mais peut rester cachée dans le fonctionnement quotidien.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur / éditeur du système d'IA à haut risque
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Équipe de conformité Direction générale Service juridique Auditeurs externes Autorité de régulation Utilisateurs finaux
Délai initial : Avant la mise sur le marché ou le déploiement du système d'IA à haut risque
Délai récurrent : Au moins une fois par an ou à chaque modification majeure du produit
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la détection d’un incident ou d’une non‑conformité
Délai correction : Dans les 30 jours suivant l’identification d’une non‑conformité
Amende max : Non précisé dans l’article
Autres sanctions : Interdiction de mise sur le marché Retrait du produit Sanctions administratives Poursuites pénales Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de régulation compétente (ex. autorité nationale ou agence de l’UE chargée de l’IA)
Pouvoir injonction : Possibilité d’injonction de suspension ou de retrait immédiat du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un système de gestion des risques
  • Évaluation d’impact sur la conformité (gap analysis)
  • Documentation technique et procédures d’essai
  • Tests de robustesse et de sécurité
  • Contrôle d’accès et journalisation
  • Formation du personnel
  • Surveillance post‑déploiement
Preuves attendues : Rapport d’évaluation de conformité Documentation technique détaillée Preuves de tests et de validation Certificat de conformité Registre des incidents et des correctifs Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits, tests et rapports d’incidents; nécessite des preuves documentaires claires.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Implémenter un système de gestion des risques conforme à l’article 9
  • Réaliser une analyse d’écart (gap analysis) pour identifier les exigences manquantes
  • Rédiger et tenir à jour la documentation technique et les rapports d’essai
  • Former les équipes techniques et de conformité aux exigences de l’IA à haut risque
  • Déployer des contrôles de surveillance, de journalisation et de détection d’anomalies
  • Effectuer des tests de robustesse, de sécurité et de performance avant le déploiement
  • Mettre en place un processus de notification d’incident et de correction rapide
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expert IA/ML Auditeur externe Outils de test et de validation Logiciels de documentation
KPI : Taux de conformité des tests Délai moyen de résolution des non‑conformités Nombre d’incidents détectés Pourcentage de documentation à jour Temps moyen de mise en conformité
AI_Act-§03-article9
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Mettre en place et maintenir le système de gestion des risques IA à haut risque.
Intitulé : Obligation de mise en place d’un système de gestion des risques pour les systèmes d’IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Un système de gestion des risques est établi, mis en œuvre, documenté et tenu à jour en ce qui concerne les systèmes d’IA à haut risque. Ce système s’entend comme un processus itératif continu sur l’ensemble du cycle de vie du système d’IA à haut risque, incluant l’identification et l’analyse des risques, l’estimation des risques en conditions de mauvaise utilisation, l’évaluation des risques à partir des données de surveillance post‑commercialisation, et l’adoption de mesures de gestion des risques ciblées. Le risque résiduel doit être jugé acceptable, en éliminant ou réduisant les risques dès que la technologie le permet, en mettant en œuvre des mesures d’atténuation lorsque nécessaire, et en fournissant les informations et la formation requises.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit créer un processus structuré, documenté et actualisé qui couvre toute la durée de vie du système d’IA à haut risque, depuis la conception jusqu’à la mise en service, en identifiant les dangers pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux, en évaluant leur gravité et probabilité (y compris dans des scénarios de mauvaise utilisation), en mesurant les risques à partir des données de surveillance après commercialisation, puis en appliquant des mesures d’élimination, de réduction ou de contrôle adaptées. Le risque résiduel doit être considéré comme acceptable, et le fournisseur doit fournir aux déployeurs les informations et la formation nécessaires pour assurer la conformité.
Mots-clés : gestion des risques système d'IA à haut risque sécurité santé droits fondamentaux conformité cycle de vie évaluation mesures acceptabilité
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des risques du système d’IA à haut risque
Domaine cybersécurité : sécurité des systèmes sécurité de l’IA sécurité des données sécurité des personnes
Actifs concernés : système d'IA à haut risque modèle IA données d'entraînement utilisateurs
Périmètre : Tous les systèmes d’IA à haut risque déployés dans l’Union européenne
Exigences clés :
  • identification des dangers
  • analyse de gravité et probabilité
  • évaluation des risques en conditions réelles et de mauvaise utilisation
  • mise en place de mesures d’atténuation
  • acceptation du risque résiduel
  • documentation et suivi périodique
Gravité : 4/5
Un non‑respect peut entraîner des dommages graves pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux des utilisateurs, voire des sanctions financières lourdes.
Probabilité : 3/5
La complexité du déploiement et la variété des contextes d’usage augmentent la probabilité d’omission ou de mauvaise mise en œuvre du système de gestion des risques.
Détectabilité : 4/5
Les écarts entre les exigences et la réalité sont souvent découverts uniquement lors d’audits ou d’incidents, ce qui rend la détection difficile sans contrôles systématiques.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur du système d'IA à haut risque
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Déployeur Autorité de régulation Utilisateurs finaux Experts en IA
Délai initial : Avant la mise sur le marché
Délai récurrent : Périodique (au moins annuel)
Notification incident : Immédiate dès la détection d’un incident ou d’un manquement
Délai correction : Dans les 15 jours suivant la notification de l’incident
Amende max : Jusqu'à 30 millions d'euros ou 6% du chiffre d'affaires annuel mondial, selon la législation applicable
Autres sanctions : Interdiction de mise sur le marché Suspension ou retrait du système Obligation de mise en conformité Restriction d'utilisation Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale de régulation de l'IA (ex. autorité de protection des données ou agence sectorielle)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspension, de retrait ou de mise en conformité du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir un registre centralisé des risques
  • Réaliser une analyse d’impact sur la vie privée (PIA)
  • Effectuer des tests d’adversarialité et de robustesse
  • Mettre en place des revues de gouvernance trimestrielles
  • Former le personnel aux exigences de sécurité
  • Documenter les procédures et les résultats
Preuves attendues : Procédures écrites et validées Rapports d’évaluation des risques Registres de mise à jour Certificats de conformité Preuves de formation du personnel
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les écarts sont détectables via audits internes et revues de conformité, mais nécessitent un contrôle structuré pour être identifiés de façon fiable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir une gouvernance du risque (responsable, comités)
  • Cartographier les dangers potentiels pour la santé, la sécurité et les droits fondamentaux
  • Évaluer probabilité et gravité dans les scénarios normaux et de mauvaise utilisation
  • Rédiger un registre des risques avec plan d’atténuation
  • Mettre en place des revues périodiques (au moins annuelle) et des processus de mise à jour
  • Fournir aux déployeurs les informations techniques et organiser des formations
  • Documenter les mesures prises et les preuves de conformité
  • Mettre en place des indicateurs de suivi (KPI) et un tableau de bord
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
AI_Act-§04-article50
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Informer les personnes et marquer clairement les contenus générés par IA.
Intitulé : Obligations de transparence pour les fournisseurs et les déployeurs de systèmes d’IA
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les fournisseurs et déployeurs doivent informer les personnes physiques lorsqu’elles interagissent avec un système d’IA, et marquer les sorties d’IA (contenus audio, image, vidéo, texte) de façon lisible par machine, sauf exceptions légales.
Interprétation opérationnelle :
Les acteurs doivent intégrer des mécanismes d’information et de marquage dès le lancement du produit, en veillant à ce que l’information soit claire, accessible et conforme aux exigences de traçabilité.
Mots-clés : transparence information marquage contenu généré par IA exemption légale accessibilité
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) Règlement (UE) 2018/1725 Directive (UE) 2016/680 Article 56 et 98 du texte
Catégorie : Technique
Sujet principal : Transparence et traçabilité des systèmes d’IA
Domaine cybersécurité : Transparence Traçabilité
Actifs concernés : Systèmes d'IA interactifs Systèmes d'IA générateurs de contenus (audio, image, vidéo, texte) Systèmes de reconnaissance des émotions Systèmes de catégorisation biométrique Systèmes d'IA générant ou manipulant des hypertrucages Systèmes d'IA éditant des textes d'intérêt public
Périmètre : Tous les fournisseurs et déployeurs de systèmes d’IA couverts par le texte, sans limitation géographique, sous réserve des exemptions légales prévues (prévention/détection des infractions pénales, etc.)
Exigences clés :
  • Informer les utilisateurs dès la première interaction
  • Marquer les contenus générés ou manipulés par IA de façon machine‑readable
  • Garantir l’efficacité, interopérabilité, solidité et fiabilité technique
  • Traiter les données personnelles conformément au RGPD et aux directives UE
  • Déclarer la génération/manipulation d’images, audio, vidéo (hypertrucage) et textes d’intérêt public
  • Fournir les informations claires et reconnaissables au moment de la première exposition
  • Respecter les exigences d’accessibilité
Gravité : 4/5
Risque de préjudice important aux droits des personnes physiques (manipulation, discrimination, perte de confiance) et à la réputation, avec des conséquences juridiques et financières.
Probabilité : 3/5
De nombreuses organisations peuvent ne pas mettre en œuvre les exigences de façon systématique, mais les guidelines et le contrôle du Bureau de l’IA réduisent la probabilité.
Détectabilité : 1/5
Les obligations de marquage machine‑readable et d’information sont conçues pour être détectables par audits, contrôles techniques et signalements d’utilisateurs.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable de la conformité et du déploiement IA (ex. Chief AI Officer ou DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs d'IA Déployeurs d'IA Autorités de protection des données Public/Utilisateurs Commission de l'IA
Délai initial : Au moment de la première interaction ou première exposition
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat
Amende max : Non spécifié (déterminé selon la législation applicable)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l'activité Retrait de produits du marché Sanctions administratives
Autorité contrôle : Bureau de l'IA (Commission européenne)
Pouvoir injonction : La Commission peut adopter des actes d'exécution pour imposer des règles communes ou approuver des codes de bonne pratique
Recours : Recours administratif auprès du Bureau de l'IA Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de mécanismes de marquage machine‑readable (métadonnées, watermarking)
  • Processus d’information claire aux utilisateurs (UI/UX)
  • Audit de conformité périodique
  • Formation du personnel sur les exigences de transparence
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données (DPIA)
Preuves attendues : Logs de marquage Documentation d'information fournie aux utilisateurs Rapports d’audit de conformité Attestations de formation Certificats de conformité technique
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an)
Niveau détection : 1/5
Les exigences de marquage et d'information sont conçues pour être facilement détectables via audits, contrôles techniques et signalements d’utilisateurs.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Implémenter des mécanismes de marquage machine‑readable conformes aux normes techniques
  • Développer des UI/UX claires informant l'utilisateur dès le premier contact
  • Réaliser une DPIA et mettre à jour les procédures de conformité
  • Former les équipes de développement et de déploiement aux exigences de transparence
  • Mettre en place un processus de revue et validation des contenus générés par IA
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe technique IA DPO Experts en conformité Outils de marquage et de traçabilité Formateurs
KPI : Pourcentage de contenus générés par IA correctement marqués Taux de conformité des informations d transparence fournies Délai moyen entre détection d non‑conformité et correction Nombre d’audits de conformité réalisés par an
AI_Act-§05-article51
Résumé : L’article définit la classification d’un modèle d’IA à usage général comme présentant un risque systémique lorsqu’il présente des capacités à fort impact, évaluées par des méthodologies techniques appropriées, ou lorsqu’une décision de la Commission le prévoit, et lorsque le calcul d’entraînement dépasse 1025 FLOPs. Il impose au fournisseur l’obligation de classer son modèle selon ces critères, de documenter cette évaluation et de mettre à jour les seuils via des actes délégués. Le périmètre couvre les modèles d’IA généralistes mis sur le marché ou mis en service, quels que soient leurs usages. Le risque inhérent est élevé (score 48) avec une gravité de 4, probabilité de non‑conformité de 3 et détectabilité de 4, plaçant le risque global dans la catégorie « Élevé ». Les sanctions prévues, bien que non détaillées dans le texte, incluent des amendes pouvant atteindre plusieurs millions d’euros, des restrictions de mise sur le marché et des injonctions de retrait. Le fournisseur doit don…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Classification des modèles d’IA à usage général présentant un risque systémique
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Un modèle d’IA à usage général est classé comme modèle d’IA à usage général présentant un risque systémique s’il remplit l’une des conditions suivantes: a) il dispose de capacités à fort impact évaluées sur la base de méthodologies et d’outils techniques appropriés, y compris des indicateurs et des critères de référence; b) sur la base d’une décision de la Commission, d’office ou à la suite d’une alerte qualifiée du groupe scientifique, il possède des capacités ou un impact équivalents à ceux énoncés au point a), compte tenu des critères définis à l’annexe XIII. 2. Un modèle d’IA à usage général est présumé avoir des capacités à fort impact conformément au paragraphe 1, point a), lorsque la quantité cumulée de calcul utilisée pour son entraînement mesurée en opérations en virgule flottante est supérieure à 1025. 3. La Commission adopte des actes délégués conformément à l’article 97 pour modifier les seuils énumérés aux paragraphes 1 et 2 du présent article, ainsi que pour compléter les critères de référence et les indicateurs à la lumière des évolutions technologiques, si nécessaire, afin que ces seuils reflètent l’état de la technique.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit classer son modèle d’IA à usage général comme présentant un risque systémique dès que l’une des deux conditions (capacités à fort impact évaluées par méthodes techniques ou décision de la Commission) est remplie et que le nombre de FLOPs d’entraînement dépasse 1025. Cette classification doit être documentée, révisée et communiquée aux autorités.
Mots-clés : modèle d'IA à usage général risque systémique capacités à fort impact seuil de calcul (1025 FLOPs) acte délégué critères de référence
Références croisées : Article 97 Annexe XIII
Catégorie : Technique
Sujet principal : Classification des modèles d'IA à usage général présentant un risque systémique
Domaine cybersécurité : IA sécurité des systèmes d'IA risque systémique
Actifs concernés : modèle d'IA à usage général
Périmètre : Modèles d'IA à usage général (general-purpose AI) mis sur le marché ou mis en service
Exigences clés :
  • Évaluer les capacités à fort impact via méthodologies techniques
  • Vérifier le seuil de calcul de 1025 FLOPs
  • Appliquer les critères de l'annexe XIII
  • Mettre à jour les seuils via actes délégués de la Commission
Gravité : 4/5
Un risque systémique peut toucher un grand nombre d'utilisateurs, engendrer des discriminations, des manipulations ou des impacts sur les droits fondamentaux, avec des conséquences juridiques, réputationnelles et financières majeures.
Probabilité : 3/5
La plupart des modèles d'IA entraînent des calculs au-dessus du seuil, mais la classification exacte dépend de l'évaluation technique, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
La détection du risque systémique nécessite des audits spécialisés et n'est pas visible sans analyse approfondie, donc difficile à détecter sans examen technique.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur du modèle d'IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Commission européenne Autorités de régulation Utilisateurs finaux Organismes de certification
Délai initial : Avant la mise sur le marché (déploiement)
Délai récurrent : Continu (surveillance permanente)
Notification incident : Non précisé dans l'article
Délai correction : Immédiate en cas de non‑conformité
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en conformité obligatoire Restriction ou suspension de la mise sur le marché Injonction de retrait du modèle
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspendre ou de retirer le modèle du marché
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation technique des capacités
  • Audit de conformité
  • Documentation du modèle
  • Mise à jour des seuils
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Rapports d’audit Calculs de FLOPs Documentation des critères Certificat de classification
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an)
Niveau détection : 4/5
La détection du risque systémique nécessite des analyses spécialisées et n'est pas aisément observable sans audit technique.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une évaluation technique des capacités à fort impact
  • Vérifier que le nombre de FLOPs d'entraînement dépasse 1025
  • Documenter la classification selon les critères de l'annexe XIII
  • Mettre en place un processus de suivi continu et de mise à jour des seuils
  • Former les équipes concernées aux exigences de classification
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d'experts IA Outils de mesure de FLOPs Auditeur externe Support documentaire
KPI : Score de classification Temps de détection du risque Conformité au seuil de FLOPs Taux de mise à jour des seuils
AI_Act-§05-article52
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Informer la Commission dans les deux semaines après le remplissage du critère
Intitulé : Obligation de notification des modèles d'IA à usage général présentant un risque systémique
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Le fournisseur d’un modèle d’IA à usage général qui remplit la condition visée à l’article 51, paragraphe 1, point a), informe la Commission sans tarder et, en tout état de cause, dans un délai de deux semaines après la date à laquelle ce critère est rempli ou après qu’il a été établi qu’il le sera. Cette notification comprend les informations nécessaires pour démontrer que le critère pertinent a été rempli.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit notifier la Commission dans les 14 jours suivant la réalisation du critère (ou la connaissance de son remplissage) en fournissant les données nécessaires à la preuve du critère.
Mots-clés : notification Commission délai 2 semaines modèle IA à usage général risque systémique argumentation rejet désignation critères annexe XIII
Références croisées : Article 51 paragraphe 1 point a Article 90 paragraphe 1 point a Article 97 Annexe XIII
Catégorie : Notification
Sujet principal : Obligation de notification des modèles IA à risque systémique
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'IA Gestion des risques systémiques Conformité réglementaire
Actifs concernés : modèle d'IA à usage général
Périmètre : Tous les fournisseurs de modèles d'IA à usage général qui remplissent le critère de l'article 51(1)(a).
Exigences clés :
  • Notifier la Commission dans les 14 jours
  • Fournir les informations justificatives
  • Possibilité de présenter des arguments d'exception
  • Réévaluation possible sur demande
Gravité : 4/5
Une non-notification peut laisser un risque systémique non maîtrisé, affectant de nombreux utilisateurs et entraînant des conséquences regulatories et réputationnelles graves.
Probabilité : 3/5
Le délai de 14 jours est court et la détection du manquement dépend de contrôles internes, ce qui rend la non-conformité possible mais pas certaine.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité est difficile à détecter sans audit ou alerte de la Commission, donc le risque est peu visible.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur du modèle d'IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Commission européenne Autorités nationales de protection des données Experts IA Utilisateurs finaux
Délai initial : 2 semaines (14 jours) après la réalisation du critère ou la connaissance de son remplissage
Délai récurrent : N/A
Notification incident : 2 semaines
Délai correction : À la demande de la Commission, sans délai fixe
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut imposer des mesures correctives ou des interdictions
Recours : Recours administratif devant la Commission Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un processus de suivi du critère 51(1)(a)
  • Gestion documentaire des preuves de conformité
  • Formation du personnel sur les obligations de notification
  • Audit interne périodique
Preuves attendues : Logs de détection du critère Rapports d'évaluation du risque systémique Documentation de la notification Correspondance avec la Commission
Fréquence : Mensuel
Niveau détection : 1/5
La non-conformité est généralement détectée rapidement par les contrôles de la Commission ou par des audits externes.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un système de suivi du critère 51(1)(a)
  • Désigner un responsable conformité IA
  • Former les équipes concernées
  • Préparer les documents justificatifs pour la notification
  • Établir un processus de réponse aux demandes de la Commission
  • Planifier des audits internes réguliers
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe conformité Outils de détection et de reporting Formation
KPI : Délai de notification respecté (jours) % de modèles notifiés dans les 14 jours Nombre d'audits de conformité réalisés Taux de réponses aux demandes de la Commission
AI_Act-§05-article53
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournisseurs doivent tenir à jour documentation, partager infos aux intégrateurs, respecter droits d’auteur, publier résumé.
Intitulé : Obligations incombant aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les fournisseurs de modèles d’IA à usage général: a) élaborent et tiennent à jour la documentation technique du modèle, y compris son processus d’entraînement et d’essai et les résultats de son évaluation, qui contient, au minimum, les informations énoncées à l’annexe XI aux fins de la fournir, sur demande, au Bureau de l’IA et aux autorités nationales compétentes; b) élaborent, tiennent à jour et mettent à disposition des informations et de la documentation à l’intention des fournisseurs de systèmes d’IA qui envisagent d’intégrer le modèle d’IA à usage général dans leurs systèmes d’IA. Sans préjudice de la nécessité d’observer et de protéger les droits de propriété intellectuelle et les informations confidentielles de nature commerciale ou les secrets d’affaires conformément au droit de l’Union et au droit national, ces informations et cette documentation: i) permettent aux fournisseurs de systèmes d’IA d’avoir une bonne compréhension des capacités et des limites du modèle d’IA à usage général et de se conformer aux obligations qui leur incombent en vertu du présent règlement; et ii) contiennent, au minimum, les éléments énoncés à l’annexe XII; c) mettent en place une politique visant à se conformer au droit de l’Union en matière de droit d’auteur et droits voisins, et notamment à identifier et à respecter, y compris au moyen de technologies de pointe, une réservation de droits exprimée conformément à l’article 4, paragraphe 3, de la directive (UE) 2019/790; d) élaborent et mettent à la disposition du public un résumé suffisamment détaillé du contenu utilisé pour entraînner le modèle d’IA à usage général, conformément à un modèle fourni par le Bureau de l’IA.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs doivent créer et maintenir une documentation technique complète (processus d’entraînement, d’essai, d’évaluation), la tenir à jour et la mettre à disposition sur demande des autorités. Ils doivent fournir aux intégrateurs de systèmes IA des informations permettant de comprendre les capacités et les limites du modèle, y compris les exigences de l’annexe XII. Ils doivent élaborer une politique de conformité au droit d’auteur (avec technologies de pointe) et publier un résumé détaillé du corpus d’entraînement selon le modèle du Bureau de l’IA.
Mots-clés : documentation technique processus d’entraînement droit d’auteur résumé du contenu d’entraînement politique de conformité licence libre ouverte exemption coopération avec la Commission codes de bonnes pratiques normes harmonisées
Références croisées : article 78 (confidentialité) article 56 (codes de bonne pratique) article 97 (actes délégués) annexe XI annexe XII
Catégorie : Technique
Sujet principal : Documentation et conformité du modèle d’IA
Domaine cybersécurité : IA propriété intellectuelle sécurité de l’information
Actifs concernés : modèle d’IA documentation technique données d’entraînement poids du modèle code source
Périmètre : Fournisseurs de modèles d’IA à usage général, y compris ceux qui les mettent à disposition des intégrateurs de systèmes IA, sous réserve de l’exception pour licences libres et ouvertes (hors risque systémique).
Exigences clés :
  • Elaborer et maintenir la documentation technique du modèle (processus d’entraînement, d’essai, évaluation)
  • Fournir la documentation sur demande aux autorités
  • Fournir des informations et documentation aux fournisseurs de systèmes IA pour l’intégration
  • Mettre en place une politique de conformité au droit d’auteur (incluant technologies de pointe)
  • Publier un résumé détaillé du corpus d’entraînement selon le modèle du Bureau de l’IA
  • Coopérer avec la Commission et les autorités nationales
  • Utiliser des codes de bonnes pratique ou viser une norme harmonisée européenne
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des sanctions administratives lourdes, perte de réputation, exclusion du marché et atteinte aux droits de propriété intellectuelle.
Probabilité : 3/5
La complexité de la documentation et la nécessité de respecter le droit d’auteur rendent la conformité difficile, surtout pour les petites entreprises.
Détectabilité : 2/5
Les exigences sont documentées et peuvent être vérifiées par des audits ou des demandes d’informations, ce qui rend la non-conformité relativement aélisable.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable conformité IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Équipe juridique Équipe technique (R&D) Autorités de régulation Fournisseurs de systèmes IA Clients potentiels
Délai initial : Avant la mise à disposition du modèle (immédiat)
Délai récurrent : Mise à jour continue de la documentation et de la politique, au moins une fois par an ou à chaque modification majeure
Notification incident : Immédiate (< 24 h) dès la détection d’un manquement
Délai correction : 30 jours après la détection du manquement
Amende max : Non précisé (potentiellement jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial ou 30 M€)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait du modèle du marché Obligation de retirer ou de modifier le modèle Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Commission européenne (avec les autorités nationales compétentes)
Pouvoir injonction : L’autorité compétente peut imposer une injonction de mise en conformité.
Recours : Recours administratif envers la Commission Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un gestionnaire de documentation (DMS)
  • Évaluation d’impact sur la propriété intellectuelle
  • Utilisation d’outils de traçabilité des données d’entraînement
  • Audit interne périodique
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation technique complète Registre des versions du modèle Preuves de conformité au droit d’auteur (licences, réservations) Rapports d’audit Correspondance avec les autorités
Fréquence : Annuel ou à chaque mise à jour majeure du modèle
Niveau détection : 2/5
La détection est aélisable via audits, demandes d’informations ou contrôles de conformité, donc relativement facile.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Elaborer une documentation technique complète et la tenir à jour
  • Mettre en place une politique de conformité au droit d’auteur avec des outils de détection de réservation de droits
  • Publier un résumé détaillé du corpus d’entraînement selon le modèle du Bureau de l’IA
  • Fournir les informations et documentation aux futurs intégrateurs de systèmes IA
  • Coopérer avec la Commission et les autorités nationales
  • Adopter des codes de bonnes pratique ou viser une norme harmonisée européenne
  • Mettre en place un suivi continu et des audits internes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique spécialisée en propriété intellectuelle Équipe technique (data scientists, ingénieurs IA) Outils de gestion documentaire et de traçabilité Consultants en conformité réglementaire Formation du personnel
KPI : Pourcentage de documentation technique à jour Temps moyen de réponse aux demandes d’autorité Nombre d’incidents de non-conformité détectés Conformité à la politique de droit d’auteur (audit)
AI_Act-§05-article54
Résumé : L’article impose aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général établis hors de l’Union européenne de désigner, avant toute mise sur le marché, un mandataire situé dans l’UE via un mandat écrit. Ce mandataire doit vérifier que la documentation technique (Annexe XI) et les obligations des articles 53 et 55 sont remplies, conserver cette documentation et les coordonnées du fournisseur pendant dix ans, communiquer toute information requise sur demande du Bureau de l’IA ou des autorités nationales, coopérer aux mesures prises contre le modèle (y compris lorsqu’il est intégré à d’autres systèmes), et servir d’interlocuteur privilégié. Le mandat peut être résilié immédiatement si le fournisseur ne respecte pas ses obligations, avec notification immédiate au Bureau de l’IA. L’exemption s’applique aux modèles publiés sous licence libre et ouverte sans risque systémique. Le non‑respect expose le fournisseur à des sanctions administratives, à l’interdiction de mise sur le marché et à des amen…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit désigner un mandataire dans l’Union avant la mise sur le marché.
Intitulé : Obligation de désignation d’un mandataire pour les fournisseurs de modèles d’IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Avant de mettre un modèle d’IA à usage général sur le marché de l’Union, les fournisseurs établis dans des pays tiers désignent, par mandat écrit, un mandataire établi dans l’Union. Le fournisseur autorise son mandataire à exécuter les tâches indiquées dans le mandat que lui a confié le fournisseur. Il fournit une copie du mandat au Bureau de l’IA à la demande de ce dernier, dans l’une des langues officielles des institutions de l’Union. Aux fins du présent règlement, le mandat habilite le mandataire à exécuter les tâches suivantes: a) vérifier que la documentation technique prévue à l’annexe XI a été rédigée et que toutes les obligations visées à l’article 53 et, le cas échéant, à l’article 55 ont été remplies par le fournisseur; b) tenir à la disposition du Bureau de l’IA et des autorités nationales compétentes une copie de la documentation technique prévue à l’annexe XI, pendant une période de dix ans après la mise sur le marché du modèle d’IA à usage général, et les coordonnées du fournisseur ayant désigné le mandataire; c) communiquer au Bureau de l’IA, sur demande motivée de sa part, toutes les informations et tous les documents, y compris ceux visés au point b), nécessaires pour démontrer qu’il respecte les obligations du présent chapitre; d) coopérer avec le Bureau de l’IA et les autorités compétentes, sur demande motivée de leur part, à toute mesure qu’ils prennent à l’égard d’un modèle d’IA à usage général, y compris lorsque le modèle est intégré dans des systèmes d’IA mis sur le marché ou mis en service dans l’Union. 4. Le mandat habilite le mandataire à servir d’interlocuteur, en plus ou à la place du fournisseur, au Bureau de l’IA ou aux autorités compétentes, pour toutes les questions liées au respect du présent règlement. 5. Le mandataire met fin au mandat s’il considère ou a des raisons de considérer que le fournisseur agit de manière contraire aux obligations qui lui incombent en vertu du présent règlement. Dans ce cas, il informe en outre immédiatement le Bureau de l’IA de la cessation du mandat et des motifs qui la sous-tendent. 6. L’obligation énoncée au présent article ne s’applique pas aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général qui sont publiés dans le cadre d’une licence libre et ouverte permettant de consulter, d’utiliser, de modifier et de distribuer le modèle, et dont les paramètres, y compris les poids, les informations sur l’architecture du modèle et les informations sur l’utilisation du modèle, sont rendus publics, à moins que les modèles d’IA à usage général présentent un risque systémique.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit désigner un représentant juridique dans l’UE et l’autoriser à vérifier la conformité de la documentation technique, à mettre à disposition les documents pendant 10 ans, à communiquer les informations nécessaires sur demande, à coopérer avec les autorités, à servir d’interlocuteur et à pouvoir résilier le mandat en cas de non‑conformité du fournisseur.
Mots-clés : mandataire mandat écrit documentation technique Annexe XI obligation de conformité interlocuteur résiliation exemption open source
Références croisées : article 53 article 55 Annexe XI
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Désignation d'un mandataire et obligations associées pour les fournisseurs de modèles d'IA à usage général
Domaine cybersécurité : Conformité réglementaire Gestion des fournisseurs Sécurité de l'IA
Actifs concernés : modèle d'IA documentation technique interlocuteur autorités de régulation
Périmètre : Fournisseurs de modèles d'IA à usage général établis hors UE souhaitant commercialiser dans l'UE
Exigences clés :
  • Désignation d'un mandataire UE via mandat écrit
  • Vérification de la documentation technique (Annexe XI) et conformité aux articles 53/55
  • Maintien de la documentation et des coordonnées pendant 10 ans
  • Communication d'informations sur demande
  • Coopération avec les autorités
  • Possibilité de résiliation du mandat en cas de non‑conformité
  • Exemption pour licences libres si pas de risque systémique
Gravité : 4/5
Un manquement empêche la mise sur le marché de l'IA, entraîne des sanctions financières et nuit à la confiance des utilisateurs.
Probabilité : 3/5
La complexité de la désignation et la nécessité de tenir la documentation pendant 10 ans augmentent le risque d'omission.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont souvent découverts uniquement lors d'audits ou d'enquêtes, la documentation peut être cachée.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur de modèle d'IA Mandataire UE Bureau de l'IA Autorités nationales compétentes Utilisateurs finaux Organismes de régulation
Délai initial : Avant la mise sur le marché de l’Union
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Immédiat
Délai correction : Immédiat
Amende max : N/A
Autres sanctions : Interdiction de mise sur le marché Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Bureau de l'IA
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un mandat écrit avec clauses de conformité
  • Gestion documentaire centralisée pendant 10 ans
  • Processus de vérification de la documentation technique
  • Formation du mandataire aux exigences de l'AI Office
  • Contrôles de conformité périodiques
Preuves attendues : Copie du mandat écrit Registre de la documentation technique disponible Logs de communication avec le Bureau de l'IA Attestations de coopération
Fréquence : Périodique (annuel) et à la demande
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits ou enquêtes, pas de mécanisme de détection automatisé
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier un mandataire UE qualifié
  • Rédiger et signer un mandat écrit précisant les tâches
  • Mettre en place un système de stockage sécurisé de la documentation pendant 10 ans
  • Former le mandataire aux exigences de l'AI Office
  • Élaborer un processus de réponse aux demandes d'information
  • Prévoir une procédure de résiliation du mandat en cas de non‑conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Juridique (droit européen) Ressources IT pour archivage Ressources humaines pour formation Consultants conformité
KPI : Délai de désignation du mandataire % de mandataires en conformité avec les exigences de documentation Nombre de demandes d'information traitées dans les délais Taux de résiliation du mandat pour non‑conformité
AI_Act-§05-article55
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Effectuer évaluation, atténuation, communication et garantir cybersécurité du modèle IA à risque systémique.
Intitulé : Obligations incombant aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général présentant un risque systémique
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Outre les obligations énumérées aux articles 53 et 54, les fournisseurs de modèles d’IA à usage général présentant un risque systémique: a) effectuent une évaluation des modèles sur la base de protocoles et d’outils normalisés reflétant l’état de la technique, y compris en réalisant et en documentant des essais contradictoires des modèles en vue d’identifier et d’atténuer les risques systémiques; b) évaluent et atténuent les risques systémiques éventuels au niveau de l’Union, y compris leurs origines, qui peuvent découler du développement, de la mise sur le marché ou de l’utilisation de modèles d’IA à usage général présentant un risque systémique; c) suivent, documentent et communiquent sans retard injustifié au Bureau de l’IA et, le cas échéant, aux autorités nationales compétentes les informations pertinentes concernant les incidents graves ainsi que les éventuelles mesures correctives pour y remédier; d) garantissent un niveau approprié de protection en matière de cybersécurité pour le modèle d’IA à usage général présentant un risque systémique et l’infrastructure physique du modèle.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit mettre en place une évaluation normalisée du modèle, réaliser des tests contradictoires pour détecter les risques systémiques, atténuer ces risques à l’échelle de l’Union, déclarer rapidement tout incident grave au Bureau de l’IA et aux autorités nationales, et assurer une cybersécurité suffisante pour le modèle et son infrastructure physique.
Mots-clés : évaluation essais contradictoires risques systémiques atténuation incidents graves communication cybersécurité protection modèle d'IA infrastructure physique
Références croisées : Article 53 Article 54 Article 56 Article 78
Catégorie : Technique
Sujet principal : Gestion des risques systémiques des modèles d'IA
Domaine cybersécurité : Cybersécurité du modèle Intégrité de l'infrastructure physique
Actifs concernés : Modèle d'IA à usage général Infrastructure physique du modèle
Périmètre : Fournisseurs de modèles d'IA à usage général présentant un risque systémique opérant dans l'Union
Exigences clés :
  • Évaluation normalisée
  • Essais contradictoires
  • Atténuation des risques systémiques
  • Déclaration des incidents graves
  • Cybersécurité du modèle et de l'infrastructure
Gravité : 4/5
Un risque systémique peut entraîner des impacts sociétaux et économiques à grande échelle, affectant la sécurité, la confiance et le fonctionnement du marché de l'IA.
Probabilité : 3/5
La complexité des évaluations normalisées et la nécessité de ressources dédiées rendent la non‑conformité possible, surtout pour les fournisseurs moins équipés.
Détectabilité : 4/5
Les écarts de conformité sont souvent découverts uniquement lors d’audits ou de rapports d’incidents, ce qui rend la détection difficile sans surveillance active.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief AI Officer (CAIO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Bureau de l’IA Autorités nationales Équipes de sécurité Équipes de R&D
Délai initial : Dès la mise sur le marché du modèle
Délai récurrent : Au moins une fois par an ou à chaque mise à jour majeure
Notification incident : Immédiatement, sans délai injustifié
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection de l’incident
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l’autorisation de mise sur le marché Sanctions administratives
Autorité contrôle : Commission européenne (avec le Bureau de l’IA et les autorités nationales)
Pouvoir injonction : L’autorité compétente peut ordonner la suspension ou la mise en conformité du modèle
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation conforme aux protocoles normalisés
  • Tests de robustesse et de contradictoire
  • Gestion de la cybersécurité (ISO 27001, NIST)
  • Documentation des incidents et mesures correctives
Preuves attendues : Rapports d'évaluation Documents d'atténuation Registres d'incidents Politiques de cybersécurité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits externes et signalements d'incidents
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un cadre d'évaluation normalisé
  • Réaliser des essais contradictoires
  • Désigner un responsable cybersécurité du modèle
  • Développer un processus de reporting des incidents graves
  • Obtenir certification selon une norme harmonisée
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d'audit Expert en cybersécurité Outils de test Documentation
KPI : Taux de conformité des évaluations Délai de détection des incidents Nombre de mesures d'atténuation implémentées Pourcentage de modèles certifiés selon norme harmonisée
AI_Act-§05-article56
Résumé : L’article impose aux acteurs de l’IA (Bureau de l’IA, Commission et fournisseurs de modèles d’IA à usage général) l’obligation de concevoir, mettre à jour et évaluer des codes de bonne pratique couvrant les exigences des articles 53 et 55. Il faut garantir que les informations nécessaires (a) et (b) sont actualisées, que le niveau de détail du résumé d’entraînement est adéquat, que les risques systémiques sont identifiés, évalués et gérés de façon proportionnée tout au long de la chaîne de valeur de l’IA. Les codes doivent être approuvés, publiés et faire l’objet de rapports réguliers. Le respect de ces engagements est attendu d’ici le 2 mai 2025, sous peine de règles communes décidées par la Commission. Le risque inhérent est évalué comme moyen (gravité 3, probabilité 3, détectabilité 4, score 36), avec un seuil d’acceptation « Moyen (Jaune) ». Les parties prenantes clés sont le Bureau de l’IA, le Comité IA, la Commission, les fournisseurs, les autorités nationales et la société civi…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation de mise en place et d’évaluation des codes de bonne pratique pour les modèles d’IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le Bureau de l’IA encourage et facilite l’élaboration de codes de bonne pratique, les soumet à approbation, peut inviter les fournisseurs à les adopter, et contrôle leur mise en œuvre, notamment pour couvrir les obligations des articles 53 et 55, incluant la mise à jour des informations, le niveau de détail du résumé d’entraînement, l’identification et la gestion des risques systémiques, ainsi que la documentation proportionnée.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs de modèles d’IA à usage général doivent participer à l’élaboration des codes, actualiser les informations pertinentes, définir des procédures d’évaluation et de gestion des risques systémiques, documenter les mesures prises, fournir des rapports réguliers au Bureau de l’IA et, le cas échéant, adhérer aux codes en respectant les obligations de l’article 53.
Mots-clés : code de bonne pratique obligation mise à jour risques systémiques documentation rapport approbation
Références croisées : Article 53 Article 55 Article 98 paragraphe 2
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place, actualisation et suivi des codes de bonne pratique pour les modèles d’IA
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire Sécurité de l’IA
Actifs concernés : modèles d’IA à usage général fournisseurs de modèles autorités nationales
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Couverture des articles 53 et 55
  • Actualisation continue des informations
  • Évaluation et gestion proportionnée des risques systémiques
  • Documentation détaillée
  • Indicateurs de performance
  • Rapport régulier
Gravité : 3/5
Impact potentiel élevé sur la conformité réglementaire, la réputation et la sécurité du marché de l’IA, avec des sanctions financières et des restrictions d’accès.
Probabilité : 3/5
La complexité de la mise en place de codes complets et la nécessité de mise à jour continue augmentent la probabilité d’omissions ou de retard.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audits spécifiques et sans reporting systématique, ce qui la rend peu visible.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Bureau de l’IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Bureau de l’IA Comité IA Commission fournisseurs de modèles d’IA autorités nationales société civile universités experts indépendants
Délai initial : Avant le 2 mai 2025
Délai récurrent : Périodique (au moins annuel) pour mise à jour et évaluation
Notification incident : Immédiat
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection
Amende max : Non spécifié dans l’article
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l’accès au marché Obligation de conformité corrective
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Peut adopter des actes d’exécution fixant des règles communes pour l’application des articles 53 et 55
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’un code de bonne pratique couvrant les points a)‑d)
  • Mise à jour continue des informations du paragraphe 1 article 53
  • Évaluation systémique des risques (identification, analyse probabilité/impact, documentation)
  • Documentation proportionnée des procédures de gestion des risques
  • Suivi des indicateurs de performance (KPI) et reporting au Bureau de l’IA
Preuves attendues : Documents de code de bonne pratique Registres d’évaluation des risques Rapports d’activité et de conformité Attestations de mise à jour
Fréquence : Périodique (annuel) avec revues intermédiaires
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend surtout de la qualité des rapports et de l’audit externe, la détection directe est difficile.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Lancer l’élaboration d’un code de bonne pratique couvrant les exigences a)‑d) dès maintenant
  • Mettre en place un processus de mise à jour continue des informations du paragraphe 1 article 53
  • Définir et appliquer une méthodologie d’évaluation des risques systémiques proportionnée
  • Instaurer des indicateurs KPI clairs et un reporting régulier au Bureau de l’IA
  • Préparer un rapport de conformité avant le 2 mai 2025
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
AI_Act-§06-article57
Résumé : L’article impose aux États membres l’obligation de créer, d’équiper et de mettre en service, d’ici le 2 août 2026, au moins un bac à sable réglementaire dédié à l’intelligence artificielle (IA) au niveau national, avec la possibilité de le réaliser conjointement avec d’autres États membres. Il précise que la Commission européenne peut assister techniquement, que les autorités doivent allouer des ressources suffisantes, et que les acteurs du marché (fournisseurs, PME, start‑ups) peuvent y participer pour démontrer leur conformité. Le texte détaille les modalités d’accès aux rapports de sortie, la confidentialité, la coopération transfrontalière via le Comité IA, ainsi que le rôle du Contrôleur européen de la protection des données. Il interdit les amendes administratives tant que les fournisseurs respectent le plan de participation et les orientations de l’autorité compétente, mais prévoit des sanctions (suspension du test, amendes prévues par le Règlement sur l’IA, mesures correctives…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Création d'un bac à sable réglementaire de l'IA
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres veillent à ce que leurs autorités compétentes mettent en place au moins un bac à sable réglementaire de l’IA au niveau national, qui est opérationnel au plus tard le 2 août 2026.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités compétentes doivent créer et mettre en service un bac à sable IA national opérationnel d'ici le 2 août 2026, avec les moyens nécessaires, et peuvent le faire conjointement avec d'autres États membres.
Mots-clés : bac à sable IA obligation de mise en place autorités compétentes date limite coopération transfrontalière soutien Commission rapport de sortie conformité innovation sécurité juridique
Références croisées : Article 62 (exigence de transparence) Article 78 (confidentialité) Règlement sur l'IA (AI Act)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place et fonctionnement des bacs à sable réglementaires pour l'IA
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes IA Gestion des données Conformité réglementaire Contrôle d'accès Évaluation des risques
Actifs concernés : Systèmes d'IA Données personnelles Modèles d'IA Infrastructure informatique
Périmètre : Tous les fournisseurs et fournisseurs potentiels de systèmes d'IA qui souhaitent tester, développer ou valider leurs solutions avant mise sur le marché, y compris les PME et les start-ups.
Exigences clés :
  • Création d'un bac à sable national opérationnel d'ici le 2 août 2026
  • Allocation de ressources suffisantes
  • Possibilité de participation à des bacs existants avec couverture nationale équivalente
  • Soutien technique de la Commission
  • Fourniture de rapports de sortie et preuve écrite
  • Accès du public aux rapports avec accord
  • Coordination transfrontalière et avec le Comité IA
  • Intégration des autorités de protection des données
Gravité : 4/5
Absence de cadre de test contrôlé entraîne des retards, des risques juridiques et une perte de compétitivité, affectant de nombreux acteurs du marché.
Probabilité : 3/5
Les délais sont stricts (2026) et la mise en place nécessite des ressources; risque de retard ou d'omission partielle.
Détectabilité : 2/5
La mise en place d'un bac à sable est soumise à des rapports obligatoires et à la surveillance du Bureau de l'IA, rendant la non-conformité observable.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorités nationales compétentes
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités nationales compétentes Commission européenne Bureau de l'IA Comité IA Fournisseurs d'IA PME/Start-up Autorités de protection des données Organes de surveillance du marché
Délai initial : Mise en place du bac à sable national opérationnel d'ici le 2 août 2026
Délai récurrent : Rapports annuels au Bureau de l'IA et au Comité IA, à partir d'un an après la mise en service, puis chaque année jusqu'au terme du bac à sable, et un rapport final.
Notification incident : En cas de risque substantiel détecté lors des essais, les autorités peuvent suspendre le processus et doivent informer le Bureau de l'IA.
Délai correction : Les fournisseurs doivent corriger les manquements dans un délai raisonnable, généralement avant la fin de la période d'essai ou selon les directives de l'autorité compétente.
Amende max : Aucune amende administrative directe prévue, sous réserve du respect des engagements; les sanctions prévues par le Règlement sur l'IA (ex. amendes jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires) s’appliquent en cas de manquement aux obligations de mise en place ou de coopération.
Autres sanctions : Suspension temporaire ou définitive du processus d’essai Sanctions administratives ou pénales prévues par le Règlement sur l'IA Perte de confiance des partenaires et des utilisateurs
Autorité contrôle : Les autorités nationales compétentes, le Bureau de l'IA, le Comité IA et le Contrôleur européen de la protection des données.
Pouvoir injonction : L'autorité compétente peut suspendre temporairement ou définitivement le bac à sable ou l'essai, et imposer des mesures d'atténuation.
Recours : Recours administratif auprès du recours interne de l'autorité compétente Recours devant les juridictions nationales Médiation via le Comité IA
Contrôles suggérés :
  • Définir un plan d'engagement avec l'autorité compétente
  • Allouer les ressources financières et humaines nécessaires
  • Mettre en place des procédures de suivi et de reporting
  • Utiliser les rapports de sortie comme preuve de conformité
  • Cooperer avec les autorités de protection des données
Preuves attendues : Rapport de sortie détaillé Preuve écrite des activités menées avec succès Documents de conformité (plan, budget, organisation) Attestations de coopération avec les autorités de protection des données
Fréquence : Annuel (rapports) et périodique (revues du bac à sable)
Niveau détection : 2/5
La conformité est vérifiable via les rapports obligatoires et les audits, mais nécessite un suivi rigoureux.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les autorités compétentes et désigner un responsable de projet
  • Élaborer un plan de mise en place détaillé avec échéances
  • Allouer les ressources financières et humaines
  • Établir des procédures de reporting et de documentation
  • S'engager avec la Commission pour obtenir un soutien technique
  • Planifier des revues périodiques et des audits de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe dédiée (project manager, legal, cybersecurity) Infrastructure IT sécurisée Accès à des jeux de données test Support de la Commission (outils, conseils)
KPI : Nombre de rapports annuels soumis Temps de mise en service du bac à sable Pourcentage de tests terminés dans les délais Niveau de satisfaction des fournisseurs participants Conformité aux exigences de sécurité et de protection des données
AI_Act-§06-article58
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Modalités détaillées pour les bacs à sable réglementaires de l’IA
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Afin d’éviter une fragmentation à travers l’Union, la Commission adopte des actes d’exécution précisant les modalités détaillées de mise en place, de développement, de mise en œuvre, d’exploitation et de surveillance des bacs à sable réglementaires de l’IA.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit publier des actes d’exécution qui définissent comment créer, développer, exploiter et surveiller les bacs à sable d’IA, en garantissant des critères d’éligibilité équitables, des procédures simples, un accès gratuit aux PME, une flexibilité nationale et une coopération inter‑étatique pour protéger les droits fondamentaux.
Mots-clés : bac à sable IA réglementation éligibilité procédure accès gratuit PME flexibilité coopération durée garanties
Références croisées : article 98 paragraphe 2 article 95
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place et fonctionnement des bacs à sable réglementaires d'IA
Domaine cybersécurité : sécurité conformité évaluation des risques
Actifs concernés : fournisseurs d'IA PME autorités nationales organismes notifiés organisations de normalisation
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • critères d'éligibilité transparents
  • procédures simples
  • accès gratuit pour PME
  • flexibilité nationale
  • durée adaptée
  • garanties des droits fondamentaux
Gravité : 3/5
Impact modéré sur la cohérence du marché unique et la protection des droits fondamentaux, sans menace immédiate de sécurité critique.
Probabilité : 3/5
Les procédures sont clairement définies, mais leur application dépend de la capacité des autorités nationales à les appliquer de façon uniforme.
Détectabilité : 2/5
Les exigences sont explicites et facilement vérifiables lors d'audits ou de contrôles périodiques.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne États membres PME fournisseurs d'IA organismes notifiés organisations de normalisation
Délai initial : 3 mois à compter de la demande
Délai récurrent : Non spécifié (mise en œuvre continue)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : sanctions administratives poursuites pénales restrictions d'accès
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : recours administratif recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • critères d'éligibilité clairs
  • procédures de demande simplifiées
  • accès gratuit pour PME
  • supervision périodique
  • évaluation de conformité
Preuves attendues : documents de demande rapports de sortie attestations de conformité
Fréquence : périodique (annuel)
Niveau détection : 2/5
Les exigences sont clairement définies et facilement vérifiables.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • élaborer un cadre de critères d'éligibilité transparent
  • simplifier les procédures de demande
  • assurer l'accès gratuit aux PME
  • mettre en place un suivi et une évaluation continuelles
  • former les acteurs concernés
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : équipe juridique expertise technique IA outils de suivi formation
KPI : temps de traitement des demandes nombre de PME admises taux de conformité des projets durée moyenne du sandbox
AI_Act-§06-article59
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le traitement des données est possible seulement si les conditions du bac à sable sont respectées.
Intitulé : Traitement ultérieur de données à caractère personnel dans le bac à sable réglementaire de l’IA
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Dans le bac à sable réglementaire de l’IA, les données à caractère personnel collectées légalement à d’autres fins peuvent être traitées uniquement aux fins du développement, de l’entraînement et de la mise à l’essai de certains systèmes d’IA, à condition que l’ensemble des conditions a) à j) soient remplies.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable doit vérifier que les données sont nécessaires, que le traitement se fait dans un environnement isolé, que les mesures de suivi et de mitigation des risques sont en place, que les données sont supprimées après la participation, etc.
Mots-clés : bac à sable IA données à caractère personnel traitement public conditions de conformité sécurité des données responsabilité
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 art 35 Règlement (UE) 2018/1725 art 39 Annexe IV
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Traitement ultérieur de données à caractère personnel pour le développement d'IA dans le cadre du bac à sable
Domaine cybersécurité : Protection des données Sécurité des systèmes d'IA Conformité réglementaire
Actifs concernés : Données à caractère personnel Systèmes d'IA
Périmètre : Bac à sable réglementaire de l'IA (environnement de test dédié à l'intérêt public)
Exigences clés :
  • Conditions a) à j) (intérêts publics, nécessité, suivi des risques, isolement, suppression, documentation, publication)
Gravité : 5/5
Impact potentiel sur les droits fondamentaux, la santé publique, l'environnement et la sécurité publique en cas de non‑conformité, entraînant des sanctions lourdes et des dommages sociétaux.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont nombreuses et la mise en œuvre complexe, ce qui augmente la probabilité d’omission ou d’erreur, surtout dans des organisations peu familiarisées avec le cadre.
Détectabilité : 4/5
L'absence de visibilité continue sur le respect des conditions (ex. suivi des risques, suppression des données) rend la non‑conformité difficile à détecter sans audits spécifiques.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité et du numérique
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Service juridique DPO Équipes IT Autorités de contrôle
Délai initial : Immédiat (déclaration de mise en conformité avant le lancement du bac à sable)
Délai récurrent : Périodique (revue trimestrielle des conditions a‑j)
Notification incident : Dans les 72 heures suivant la détection d’un risque élevé
Délai correction : Correction immédiate, avec mise en œuvre des mesures correctives sous 30 jours
Amende max : Non spécifié dans l’article, mais les sanctions prévues par le règlement AI Act peuvent atteindre jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension du traitement Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (DPD) et autorités de l’IA
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de cesser le traitement et de supprimer les données
Recours : Recours administratif auprès de la DPD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données (DPIA)
  • Contrôles d’accès basés sur le rôle
  • Journalisation des accès et traitements
  • Mécanismes de suppression automatisée
  • Surveillance des risques (DPIA continue)
  • Formation du personnel
Preuves attendues : DPIA signée Registre des traitements Logs d’accès Certificats de suppression Rapports de suivi des risques
Fréquence : Trimestrielle
Niveau détection : 4/5
La non‑conformité peut être détectée lors d’audits internes ou de revues de conformité, mais reste difficile à identifier en temps réel.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une DPIA spécifique au bac à sable
  • Mettre en place un environnement de traitement isolé et contrôlé
  • Définir et documenter les mécanismes de suivi et de mitigation des risques
  • Implémenter la suppression automatisée des données à la fin du bac à sable
  • Former les équipes aux exigences a‑j
  • Mettre en place des revues périodiques de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe IT sécurité Consultants conformité Outils de journalisation et de suppression
KPI : Taux de conformité des conditions a‑j Délai de mise en œuvre des mesures de suppression Nombre d’incidents de non‑conformité détectés Temps moyen de réponse aux alertes de risque
AI_Act-§06-article60
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit établir, soumettre et obtenir l'approbation du plan d’essais en conditions réelles.
Intitulé : Essai de systèmes d’IA à haut risque en conditions réelles hors des bacs à sable
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les essais de systèmes d’IA à haut risque en conditions réelles en dehors des bacs à sable réglementaires de l’IA peuvent être effectués par les fournisseurs ou fournisseurs potentiels de systèmes d’IA à haut risque énumérés à l’annexe III, conformément au présent article et au plan d’essais en conditions réales visé au présent article, sans préjudice des interdictions prévues à l’article 5.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs d’IA à haut risque doivent préparer un plan d’essai, le soumettre à l’autorité de surveillance du marché, obtenir son approbation (ou tacite après 30 jours), enregistrer l’essai dans la base de données UE avec un identifiant unique, respecter les limites de durée, garantir le transfert sécurisé des données, protéger les participants vulnérables, obtenir le consentement éclairé ou supprimer les données, et mettre en place un contrôle par personnel qualifié, le tout avant la mise sur le marché ou la mise en service.
Mots-clés : IA à haut risque conditions réelles plan d'essai autorisation enregistrement durée transfert de données consentement éclairé contrôle responsabilité
Références croisées : Article 5 Annexe III Article 71 Article 49 Article 61 Article 73 Article 75 Article 98
Catégorie : Technique
Sujet principal : Mise en œuvre d’essais réels de systèmes d’IA à haut risque hors des cadres sandbox
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'IA Conformité réglementaire Gestion des risques
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque
Périmètre : Tous les fournisseurs et fournisseurs potentiels de systèmes d’IA à haut risque listés à l’annexe III, ainsi que les déployeurs potentiels, avant la mise sur le marché ou la mise en service.
Exigences clés :
  • Élaboration d’un plan d’essai et soumission à l’autorité
  • Obtention d’une approbation (ou tacite après 30 jours)
  • Enregistrement de l’essai dans la base de données UE avec identifiant unique
  • Respect des limites de durée (max 6 mois, prolongation possible)
  • Garantie de transfert de données conforme aux exigences de l’UE
  • Protection des participants vulnérables
  • Consentement éclairé ou suppression des données personnelles
  • Contrôle par personnel qualifié
  • Accord de responsabilités avec les déployeurs
  • Possibilité de retrait du consentement et suppression des données
Gravité : 4/5
Un non‑conformité peut entraîner des défaillances du système, des biais, des risques pour la sécurité des participants et une responsabilité civile/penale importante.
Probabilité : 3/5
La complexité des exigences (plan, approbation, enregistrement, contrôles) rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
Les écarts de conformité restent souvent cachés sans audit dédié, rendant la détection difficile.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur d'IA à haut risque
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur d'IA Fournisseur potentiel Autorité de surveillance du marché Déployeurs potentiels Participants aux essais Autorité nationale de surveillance du marché
Délai initial : Avant le démarrage des essais, le plan d’essai doit être soumis à l’autorité de surveillance du marché.
Délai récurrent : Non applicable (pas de périodicité régulière, mais le plan peut être mis à jour si nécessaire).
Notification incident : Tout incident grave doit être signalé immédiatement à l’autorité nationale de surveillance du marché.
Délai correction : Les mesures d’atténuation doivent être mises en œuvre sans délai; en l’absence, les essais sont suspendus.
Amende max : Non précisé (à déterminer selon la législation applicable, pouvant atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros ou un pourcentage du chiffre d’affaires)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension des essais Interdiction de mise sur le marché Responsabilité civile et pénale Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché (et autorité nationale de surveillance du marché)
Pouvoir injonction : L’autorité peut imposer des mesures correctives, suspendre ou interdire les essais, et exiger la conformité.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’un plan d’essai détaillé
  • Soumission et suivi du plan auprès de l’autorité
  • Enregistrement de l’essai dans la base de données UE avec identifiant unique
  • Contrôle de la durée des essais
  • Vérification du transfert sécurisé des données
  • Protection des participants vulnérables
  • Obtention du consentement éclairé ou suppression des données
  • Contrôle par personnel qualifié
  • Mise en place d’un accord de responsabilités avec les déployeurs
  • Procédure de retrait du consentement et suppression des données
  • Procédure de rappel rapide du système en cas d’incident
Preuves attendues : Plan d’essai approuvé Accusé de réception de l’autorité Numéro d’identification unique Enregistrement dans la base de données UE Rapports d’incident Preuves de conformité aux exigences de durée et de transfert de données Attestations de formation du personnel Contrats avec les déployeurs Logs de suppression des données personnelles
Fréquence : Ponctuelle (au moment de la soumission du plan et lors de chaque incident), pas de contrôle récurrent obligatoire.
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend de la validation du plan, de l’approbation et du suivi des registres; sans audit, les écarts restent difficiles à détecter.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts IA Ressources informatiques pour l’enregistrement Formation du personnel Outils de gestion de projet
KPI : Délai de soumission du plan Taux d’approbation (ou tacite) Conformité aux exigences de durée Nombre d’incidents signalés Temps de résolution des incidents Pourcentage de participants avec consentement éclairé
AI_Act-§06-article61
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Obtenir le consentement éclairé librement donné avant les essais et informer les participants.
Intitulé : Consentement éclairé à participer aux essais en conditions réelles en dehors des bacs à sable réglementaires de l’IA
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Aux fins des essais en conditions réelles visés à l’article 60, le consentement éclairé donné librement est obtenu des participants aux essais avant que ceux-ci ne prennent part à ces essais et après qu’ils ont été dûment informés au moyen d’informations concises, claires, pertinentes et compréhensibles concernant: a) la nature et les objectifs des essais en conditions réelles ainsi que les désagréments éventuels pouvant être liés à sa participation; b) les conditions dans lesquelles les essais en conditions réelles doivent être réalisés, y compris la durée prévue de la participation; c) les droits et garanties concernant leur participation, en particulier leur droit de refuser de participer aux essais en conditions réelles et leur droit de s’en retirer à tout moment sans encourir de préjudice et sans devoir se justifier; d) les modalités selon lesquelles il peut être demandé que des prévisions, recommandations ou décisions du système d’IA soient infirmes ou ignorées; e) le numéro d’identification unique à l’échelle de l’Union des essais en conditions réelles conformément à l’article 60, paragraphe 4, point c), et les coordonnées du fournisseur ou de son représentant légal auprès duquel des informations complémentaires peuvent être obtenues. Le consentement éclairé est daté et documenté et une copie en est remise aux participants aux essais ou à leur représentant légal.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable doit obtenir, avant le lancement de chaque essai en conditions réelles, le consentement éclairé des participants, en leur fournissant une information structurée (nature, objectifs, désagréments, conditions, droits, modalités de contestation, identifiant UE et contacts), puis documenter ce consentement et remettre une copie au participant ou à son représentant légal.
Mots-clés : consentement éclairé essais en conditions réelles article 60 information droit de refus identifiant UE coordonnées fournisseur
Références croisées : article 60 du règlement IA RGPD
Catégorie : Notification
Sujet principal : Obtention du consentement éclairé des participants aux essais d'IA en conditions réelles
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'IA Protection des données Conformité réglementaire
Actifs concernés : Participants humains Système d'IA Données d'entraînement/collecte
Périmètre : Essais d'IA en conditions réelles, hors environnements sandbox réglementaires, soumis à l'article 60 du règlement sur l'IA
Exigences clés :
  • Obtenir le consentement avant le démarrage de l’essai
  • Fournir une information claire et structurée (points a‑e)
  • Documenter et remettre une copie du consentement
  • Respect du droit de refus et du retrait sans préjudice
  • Fournir l’identifiant UE unique et les coordonnées du fournisseur
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des atteintes aux droits fondamentaux des participants, des sanctions administratives lourdes et un préjudice réputationnel important.
Probabilité : 3/5
Dans des contextes réels, la collecte d’informations et la mise en place du consentement peuvent être complexes, surtout hors sandbox, ce qui augmente la probabilité d’erreurs.
Détectabilité : 5/5
Le respect du consentement dépend de processus internes et de vérifications documentaires qui ne sont pas visibles sans audit, rendant la non-conformité difficile à détecter a priori.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / Responsable IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Participants aux essais Fournisseur d'IA Autorité de protection des données Équipes projet Direction juridique
Délai initial : Avant le démarrage de chaque essai en conditions réelles
Délai récurrent : À chaque nouveau essai ou modification substantielle du dispositif
Notification incident : Immédiatement après la survenue d’un incident affectant le consentement ou les droits des participants
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection de non-conformité
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial, conformément aux dispositions du règlement IA
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension des essais Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité nationale de la protection des données (ANPD) ou autorité de supervision de l'IA prévue par le règlement
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour suspendre immédiatement tout essai non conforme
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de contrôle Recours judiciaire devant les tribunaux administratifs
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un processus de collecte de consentement signé
  • Utilisation d’un formulaire de consentement numérique conforme aux exigences
  • Formation du personnel à la procédure de consentement
  • Audit périodique de la conformité du consentement
Preuves attendues : Copie signée du consentement Enregistrement de la version de l’information fournie Log de la date et du moment de l’obtention du consentement Documentation des coordonnées du fournisseur et de l’identifiant UE
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an ou à chaque lancement d’un nouvel essai)
Niveau détection : 3/5
Le niveau de détection est modéré, la conformité dépend de la correctivité des processus internes et de la vérification documentaire.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir un protocole de consentement conforme aux exigences légales
  • Développer un formulaire de consentement numérique structuré couvrant les points a‑e
  • Former les équipes projet à la collecte, la documentation et le suivi du consentement
  • Mettre en place un système d’archivage et de traçabilité des consentements
  • Effectuer des audits de conformité réguliers (au moins annuel)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Responsable conformité Équipe juridique Développeur UI/UX Auditeur interne Outils de gestion documentaire
KPI : Pourcentage de consentements obtenus avant le démarrage de l’essai Taux de conformité des formulaires (résultat des audits) Délai moyen entre la demande d’audit et la remise du rapport Nombre d’incidents liés au consentement
AI_Act-§06-article62
Résumé : Le texte impose aux États membres de soutenir spécifiquement les fournisseurs et les déployeurs d’IA, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les jeunes pousses. Ils doivent garantir un accès prioritaire aux bacs à sable réglementaires d’IA, organiser des actions de sensibilisation et de formation adaptées à leurs besoins, mettre à disposition des canaux de conseil privilégiés et faciliter leur participation aux processus de normalisation. Par ailleurs, les frais d’évaluation de conformité sont réduits en fonction de la taille, du marché et d’autres indicateurs pertinents. Le Bureau de l’IA, quant à lui, fournit des modèles normalisés, maintient une plateforme d’information unique, lance des campagnes de communication et promeut la convergence des bonnes pratiques dans les marchés publics. Le risque inhérent est modéré : une absence ou un retard de mise en œuvre peut nuire à la conformité des PME, entraîner des coûts supplémentaires et des sanctions, mais re…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligations de soutien aux fournisseurs et déployeurs d'IA, en particulier les PME et jeunes pousses
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres accordent aux PME, y compris les jeunes pousses, un accès prioritaire aux bacs à sable réglementaires de l'IA, organisent des activités de sensibilisation et de formation adaptées, utilisent des canaux privilégiés pour conseiller et répondre aux questions, et facilitent la participation des PME au processus de normalisation. Les frais d'évaluation de conformité sont réduits proportionnellement à la taille des PME.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités nationales doivent mettre en place des mécanismes d'accès facilité aux plateformes d'essai d'IA, proposer des formations ciblées, offrir des services de conseil et inclure les PME dans l'élaboration des normes, tout en ajustant les coûts d'évaluation en fonction de leur taille.
Mots-clés : PME Jeunes pousses Bac à sable IA Sensibilisation Formation Conseil Normalisation Frais de conformité
Références croisées : Règlement sur l'IA (Art. 43) Directive sur les PME Cadre de normalisation UE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Soutien et facilitation de la conformité des PME aux exigences d'IA
Domaine cybersécurité : Conformité réglementaire Gestion des risques IA Support utilisateur
Actifs concernés : Fournisseurs d'IA Déployeurs PME Jeunes pousses
Périmètre : Union européenne (tous les États membres)
Exigences clés :
  • Accès prioritaire aux bacs à sable IA
  • Formation et sensibilisation ciblée
  • Canaux de conseil dédiés
  • Participation à la normalisation
  • Frais d'évaluation proportionnels à la taille
Gravité : 3/5
Un manque d'accès ou de soutien peut empêcher les PME d'atteindre la conformité, entraînant des retards, des coûts supplémentaires et des sanctions, avec un impact modéré sur leurs activités et la compétitivité du marché de l'IA.
Probabilité : 3/5
La plupart des États membres doivent mettre en place ces mesures; la complexité et les ressources nécessaires augmentent la probabilité d'omission ou de retard.
Détectabilité : 2/5
Les manquements sont généralement détectables via des audits, rapports de conformité ou plaintes des PME.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Member State (autorité nationale compétente)
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Member State PME Jeunes pousses Déployeurs d'IA Autorités de normalisation Bureau de l'IA
Délai initial : Dans les 12 mois suivant l'entrée en vigueur du règlement
Délai récurrent : Annuel, avec mise à jour continue des canaux et formations
Notification incident : Immédiat dès la constatation d'un manquement
Délai correction : Dans les 6 mois suivant la détection du manquement
Amende max : Non spécifié (à déterminer par l'autorité de contrôle)
Autres sanctions : Mise en demeure Pénalités financières Sanctions administratives Restriction d'accès aux marchés
Autorité contrôle : Autorité nationale de régulation de l'IA / Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour imposer des mesures correctives et des sanctions
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Accès aux bacs à sable IA
  • Programmes de formation adaptés
  • Canaux de conseil dédiés
  • Processus de normalisation participative
Preuves attendues : Documentation d'accès aux plateformes Rapports de formation et d'audit Registres de communication et de conseil Preuves de participation aux travaux de normalisation
Fréquence : Périodique (annuelle) et à chaque mise à jour réglementaire
Niveau détection : 2/5
Les écarts sont détectables via des audits de conformité, les retours des PME et les rapports d'activité des autorités.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer des bacs à sable IA accessibles aux PME
  • Créer des programmes de formation ciblés pour PME et jeunes pousses
  • Mettre en place des canaux de conseil et d'assistance dédiés
  • Faciliter la participation des PME aux travaux de normalisation
  • Adapter les frais d'évaluation de conformité à la taille et aux besoins des PME
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (experts IA, formateurs) Infrastructure IT (plateformes d'essai) Budget financier Outils de suivi et de reporting
KPI : Nombre d'SMEs accédant aux bacs à sable Taux de participation aux formations Temps moyen de réponse aux demandes de conseil Réduction des frais d'évaluation proportionnelle à la taille Conformité aux exigences de normalisation
AI_Act-§06-article63
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligations de mise en conformité des opérateurs (Article 17) – Système de gestion de la qualité pour les IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les microentreprises au sens de la recommandation 2003/361/CE peuvent se conformer de manière simplifiée à certains éléments du système de gestion de la qualité requis par l’article 17 du présent règlement, pour autant qu’elles n’aient pas d’entreprises partenaires ou d’entreprises liées au sens de ladite recommandation. À cette fin, la Commission élabore des lignes directrices sur les éléments du système de gestion de la qualité qui peuvent être respectés de manière simplifiée en tenant compte des besoins des microentreprises, sans affecter le niveau de protection ni la nécessité de se conformer aux exigences relatives aux systèmes d’IA à haut risque. Le paragraphe 1 du présent article ne peut être interprété comme dispensant ces opérateurs de satisfaire à d’autres exigences ou obligations prévues par le présent règlement, y compris celles établies aux articles 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 72 et 73.
Interprétation opérationnelle :
Les opérateurs doivent mettre en place un système de gestion de la qualité conforme, avec des lignes directrices adaptées aux micro‑entreprises, tout en respectant l’ensemble des exigences du règlement sur l’IA.
Mots-clés : microentreprise système de gestion de la qualité simplification exigences IA à haut risque conformité Commission
Références croisées : article 17 article 9 article 10 article 11 article 12 article 13 article 14 article 15 article 72 article 73
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en conformité du système de gestion de la qualité pour les opérateurs d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire Sécurité des données Contrôle d'accès Audit
Actifs concernés : Système d'IA Données d'entraînement Modèles Infrastructure informatique
Périmètre : Opérateurs économiques (entreprises, y compris micro‑entreprises) proposant des systèmes d'IA à haut risque sur le marché européen
Exigences clés :
  • Mise en place d'un SMQ conforme
  • Lignes directrices simplifiées pour micro‑entreprises
  • Respect du niveau de protection
  • Obligation de ne pas se soustraire aux autres exigences du règlement
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des risques pour la sécurité, des sanctions légales, perte de confiance et atteinte à la réputation, affectant consommateurs et marché.
Probabilité : 3/5
Complexité du SMQ et besoin de lignes directrices spécifiques augmentent la probabilité d'omission ou d'implémentation insuffisante.
Détectabilité : 4/5
L'absence de SMQ adéquat ne se manifeste que lors d'audits ou d'incidents, donc difficile à détecter sans contrôle continu.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / Responsable Qualité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Équipes IT et conformité Autorités de régulation Clients Partenaires
Délai initial : À la mise en service du système d'IA à haut risque
Délai récurrent : Au moins une fois par an ou à chaque modification majeure du système
Notification incident : Dans les 72 heures suivant la détection d'un incident de non-conformité
Délai correction : Immédiat, avec mise en œuvre de correctifs dans les 30 jours suivant la notification
Amende max : Non spécifié dans le texte
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou interdiction de mise sur le marché Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité nationale de régulation du marché (ex: CNIL ou autorité désignée par l'État membre)
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives obligatoires et des injonctions de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un Système de Management de la Qualité (SMQ) conforme aux normes ISO 9001
  • Évaluation d'impact sur la protection des données (EIPD)
  • Contrôles d'accès et de sécurité des données
  • Documentation des processus IA
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation du SMQ Procédures d'audit interne Rapports d'évaluation d'impact Registres de formation Contrats de sous-traitance
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection principalement lors d'audits externes ou d'incidents, donc peu visible en temps réel.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un SMQ conforme
  • Définir les lignes directrices simplifiées pour micro‑entreprises
  • Former le personnel aux exigences IA
  • Mettre en place des contrôles de suivi et d'audit
  • Documenter les processus et les décisions
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert en conformité IA Consultant SMQ Ressources informatiques Temps de formation
KPI : Pourcentage de processus IA documentés Taux de conformité aux lignes directrices Nombre d'incidents de non-conformité détectés Temps moyen de correction
AI_Act-§07-article64
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les États membres doivent faciliter l'accomplissement des tâches du Bureau de l'IA.
Intitulé : Création et soutien du Bureau de l’IA de l’Union européenne
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission développe l’expertise et les capacités de l’Union dans le domaine de l’IA par l’intermédiaire du Bureau de l’IA. Les États membres facilitent l’accomplissement des tâches confiées au Bureau de l’IA, telles qu’elles sont définies dans le présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit mettre en place les moyens nécessaires pour développer ses compétences en IA et créer le Bureau de l’IA, tandis que les États membres doivent aider le Bureau à exécuter les missions qui lui sont confiées.
Mots-clés : Bureau de l’IA expertise IA capacités facilitation réglementation IA
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place du Bureau de l’IA et de ses capacités
Domaine cybersécurité : IA Sécurité de l'IA
Actifs concernés : Bureau de l’IA Commission Européenne États membres
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Développer l’expertise et les capacités de l’Union en IA
  • Faciliter l’exécution des tâches du Bureau de l’IA par les États membres
Gravité : 3/5
Un manque d’expertise IA pourrait compromettre la fiabilité, la sécurité et la conformité des systèmes d’IA de l’UE, impactant la confiance du public et les résultats réglementaires.
Probabilité : 2/5
La mise en place du Bureau et la coopération des États membres sont bien définies, mais des difficultés budgétaires ou organisationnelles peuvent retarder la mise en œuvre.
Détectabilité : 3/5
L’absence de compétences ou de coopération se détecte principalement lors d’audits ou d’incidents, ce qui rend la non‑conformité de niveau modéré à détecter.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission Européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Européenne États membres Bureau de l’IA
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission Européenne
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Création du Bureau de l’IA avec mandat clair
  • Évaluation des compétences IA
  • Plan de formation continue
  • Mécanismes de suivi et d’audit
  • Accords de coopération avec les États membres
Preuves attendues : Document de mandat du Bureau Registre des compétences IA Rapports d’audit Attestations de coopération des États membres
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
La non‑conformité est détectable via audits et revues périodiques, mais peut être masquée si les capacités ne sont pas évaluées régulièrement.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Instaurer le Bureau de l’IA avec ressources humaines et budgétaires adéquates
  • Définir un catalogue de compétences IA requises
  • Mettre en place un programme de formation continue pour les équipes
  • Établir des indicateurs de suivi (KPI) et un reporting régulier
  • Formaliser les obligations de coopération des États membres dans des accords contraints
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d’experts IA Budget financement UE Outils de suivi et de reporting Support juridique
KPI : Nombre d’experts IA recrutés Taux de réalisation des tâches du Bureau Délais de mise en œuvre des missions Score d’audit de conformité IA
AI_Act-§07-article65
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Création et structure du Comité européen de l’intelligence artificielle
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Création du Comité européen de l’intelligence artificielle (Comité IA) composé d’un représentant par État membre, avec participation du Contrôleur européen de la protection des données en qualité d’observateur et assistance du Bureau de l’IA.
Interprétation opérationnelle :
Chaque État membre doit désigner un représentant au Comité IA, le faire pendant un mandat de trois ans (renouvelable une fois), s’assurer que le représentant dispose des compétences nécessaires, le désigner comme point de contact unique et faciliter la coordination nationale.
Mots-clés : Comité IA représentant mandat 3 ans point de contact règlement intérieur sous-groupe surveillance du marché autorités nationales
Références croisées : Article 66 du règlement Article 67 du règlement Règlement (UE) 2019/1020
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Création et gouvernance du Comité européen de l’intelligence artificielle
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité réglementaire Gestion des risques
Actifs concernés : Représentants des États membres Contrôleur européen de la protection des données Bureau de l’IA Autorités nationales Sous-groupes permanents
Périmètre : Réglementation européenne sur l’intelligence artificielle (AI Act) – obligations de mise en place du Comité IA
Exigences clés :
  • Nomination d’un représentant par chaque État membre
  • Mandat de 3 ans renouvelable une fois
  • Compétences et pouvoirs suffisants
  • Désignation comme point de contact unique
  • Facilitation de la cohérence et coordination nationale
  • Adoption du règlement intérieur à majorité des deux tiers
  • Organisation de sous-groupes permanents (surveillance du marché, notifiants)
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur la cohérence de la surveillance du marché et la confiance des acteurs en cas d’absence ou de dysfonctionnement du Comité IA.
Probabilité : 3/5
Risque de non‑nomination ou de non‑respect des exigences de compétence des représentants, modéré mais possible.
Détectabilité : 2/5
L’existence du Comité et la désignation des représentants sont vérifiables via registres publics et audits, mais peuvent être masquées si les désignations sont retardées.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : États membres
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Comité IA Bureau de l’IA Autorités nationales de surveillance du marché Autorités notifiantes Contrôleur européen de la protection des données Expert(s) nationaux et de l’Union
Délai initial : Dans les 12 mois suivant l’entrée en vigueur du règlement
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorités nationales compétentes
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des représentants
  • Vérification de la conformité des mandats
  • Audit annuel du règlement intérieur
  • Formation des représentants aux procédures du Comité IA
Preuves attendues : Documentation du mandat Procès‑verbal de réunion Registre des votes Attestations de compétence
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Le respect des obligations est vérifiable par des audits de conformité et des registres officiels, donc détectable avec modération.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer les représentants nationaux conformément aux critères de compétence
  • Établir le règlement intérieur du Comité IA
  • Créer les sous-groupes permanents (surveillance du marché et notifiants)
  • Former les représentants aux procédures de vote et de coordination
  • Mettre en place un système de suivi des mandats et des contacts
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources administratives Support juridique Outils de gestion de projet Accès à l’information
KPI : Nombre de représentants nommés Temps de mise en place du règlement intérieur Fréquence des réunions du Comité IA Existence des sous-groupes opérationnels
AI_Act-§07-article66
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le Comité IA doit conseiller et assister la Commission et les États membres.
Intitulé : Tâches du Comité IA
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le Comité IA a pour mission de conseiller et d’assister la Commission et les États membres afin de faciliter l’application cohérente et efficace du règlement sur l’IA. Il peut : a) contribuer à la coordination entre les autorités nationales compétentes et les autorités de surveillance du marché, et soutenir les activités conjointes visées à l’article 74; b) recueillir et partager expertise technique, réglementaire, bonnes pratiques; c) fournir des conseils sur la mise en œuvre, notamment le contrôle des modèles d’IA à usage général; d) harmoniser les pratiques administratives, y compris la dérogation à l’évaluation de conformité, le fonctionnement des bacs à sable IA et les essais en conditions réelles; e) émettre des recommandations et avis écrits sur l’élaboration de codes de conduite, l’évaluation du règlement, les spécifications techniques, les normes harmonisées, les tendances du marché, la typologie des chaînes de valeur, la modification de l’annexe III, la révision de l’article 5, ainsi que sur les alertes qualifiées et les expériences nationales; f) soutenir la maîtrise de l’IA, la sensibilisation du public et la compréhension des avantages, risques, garanties, droits et obligations liés à l’IA; g) élaborer des critères communs et une interprétation commune des concepts du règlement; h) coopérer avec d’autres institutions, organes et organismes de l’Union, notamment en matière de sécurité des produits, cybersécurité, concurrence, services numériques, services financiers, protection des consommateurs, données et droits fondamentaux; i) coopérer avec les autorités de pays tiers et organisations internationales; j) aider les autorités nationales à développer l’expertise organisationnelle et technique, y compris la formation du personnel; k) soutenir le Bureau de l’IA pour les bacs à sable IA et le partage d’informations; l) élaborer des documents d’orientation et fournir des conseils; m) conseiller la Commission sur les questions internationales; n) fournir des avis à la Commission sur les alertes qualifiées concernant les modèles d’IA à usage général; o) recevoir des avis des États membres sur les alertes qualifiées, les expériences et pratiques nationales.
Interprétation opérationnelle :
Le comité doit fournir des avis, recommandations et assistance aux autorités et à la Commission, coordonner les actions nationales, harmoniser les pratiques, promouvoir la maîtrise de l’IA et la sensibilisation du public, et faciliter la mise en œuvre du règlement.
Mots-clés : Comité IA gouvernance coordination expertise recommandations alertes qualifiées sécurité IA cybersécurité responsabilité normes évaluation conformité bac à sable IA formation sensibilisation public responsabilité
Références croisées : article 74 article 73 article 71 article 57 article 59 article 60 article 46 article 40 article 41 article 112 article 7 annexe I
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Coordination et assistance du Comité IA pour l'application du règlement sur l'IA
Domaine cybersécurité : sécurité des systèmes d'IA cybersécurité gestion des risques détection d'anomalies conformité aux exigences de sécurité
Actifs concernés : modèles d'IA à usage général systèmes d'IA bacs à sable IA documents d'orientation codes de conduite normes techniques
Périmètre : Application du règlement sur l'IA (AI Act) au niveau de l'Union européenne, incluant les États membres et les autorités nationales compétentes.
Exigences clés :
  • coordination inter‑états membres
  • partage d'expertise et bonnes pratiques
  • émission d'avis et recommandations
  • harmonisation des pratiques administratives
  • soutien à la maîtrise de l'IA et à la sensibilisation du public
  • développement de critères de référence
  • mise en place de bacs à sable IA
  • suivi des alertes qualifiées
  • évaluation et réexamen du règlement
  • élaboration de codes de conduite et lignes directrices
Gravité : 3/5
Un défaut de coordination ou d'orientation du Comité IA peut entraîner une application incohérente du règlement, des exigences non respectées, et des risques de non-conformité pour les fournisseurs d'IA, avec des conséquences potentielles sur la sécurité, la confiance du public et la réputation de l'UE.
Probabilité : 2/5
Le Comité IA est prévu par le règlement, mais sa mise en œuvre dépend de la disponibilité de ressources, de la coopération entre autorités et de la qualité des recommandations; des carences peuvent survenir, mais sont relativement peu fréquentes.
Détectabilité : 4/5
Les écarts de coordination ou d'orientation sont généralement découverts lors d'audits externes ou d'évaluations de conformité, ce qui rend la non-conformité difficile à détecter rapidement sans examen approfondi.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne États membres autorités nationales compétentes fournisseurs d'IA public organes de surveillance du marché bureaux de normalisation
Délai initial : Dès la création du Comité IA
Délai récurrent : Annuel (au moins une fois par an)
Notification incident : N/A
Délai correction : 3 mois après identification de la non-conformité
Amende max : N/A
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Sanctions administratives Responsabilité civile Poursuites pénales
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre des recommandations du Comité IA
  • Évaluation périodique de l'efficacité du Comité
  • Audit externe des processus de coordination
  • Formation du personnel du Comité sur les exigences du règlement
  • Élaboration de KPI de suivi
Preuves attendues : Rapports d'activité du Comité Minutes de réunions Avis écrits et recommandations Registres de partage d'expertise Évaluations d'impact
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Les écarts sont généralement détectés lors d'audits externes ou d'évaluations de conformité, ce qui rend la détection tardive mais fiable.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir clairement les rôles et responsabilités du Comité IA
  • Mettre en place un cadre de reporting annuel
  • Élaborer des KPI de suivi de la coordination
  • Organiser des sessions de formation pour les membres du Comité
  • Réaliser un audit externe de mise en conformité
  • Actualiser les documents d'orientation et lignes directrices
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe dédiée Outils de collaboration Accès à expertise juridique et technique Budget pour audits externes
KPI : Nombre de recommandations émises Taux de mise en œuvre des recommandations Délais de traitement des demandes d'avis Score d'évaluation de la cohérence réglementaire Nombre d'audits réalisés
AI_Act-§07-article67
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le forum consultatif doit être composé de parties prenantes équilibrées et nommer ses membres.
Intitulé : Création et fonctionnement du forum consultatif
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Un forum consultatif est créé pour fournir une expertise technique et conseiller le Comité IA et la Commission, ainsi que pour contribuer à l’accomplissement des tâches qui leur incombent en vertu du présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
Le forum doit être mis en place, composé de manière équilibrée, et assurer un rôle d’expertise et de conseil au Comité IA et à la Commission, tout en participant aux tâches qui leur sont confiées par le règlement.
Mots-clés : forum consultatif expertise technique conseil composition mandat réunions rapport annuel membres permanents sous-groupes avis recommandations
Références croisées : Réglementation sur l'IA Obligations de gouvernance Exigences de transparence
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place et fonctionnement du forum consultatif
Domaine cybersécurité : IA Gouvernance Conformité
Actifs concernés : Forum consultatif Comité IA Commission Agence des droits fondamentaux ENISA CEN CENELEC ETSI Parties prenantes (industrie, PME, société civile, université)
Périmètre : Réglementation européenne sur l'intelligence artificielle
Exigences clés :
  • Création du forum
  • Composition équilibrée des parties prenantes
  • Nomination des membres par la Commission
  • Mandat de deux ans renouvelable une fois
  • Réunions au moins deux fois par an
  • Possibilité de créer des sous-groupes
  • Préparation d’avis, recommandations et contributions
  • Rapport annuel public
Gravité : 3/5
Une défaillance du forum compromiserait la qualité de l’expertise et le conseil, fragilisant la gouvernance de l’IA et pouvant entraîner des non-conformités importantes, mais sans risque immédiat de catastrophe.
Probabilité : 2/5
Bien que le cadre soit défini, la mise en œuvre pratique (nomination, équilibre des parties prenantes) peut être perfectible, entraînant une probabilité modérée de non‑conformité.
Détectabilité : 1/5
Le forum, ses réunions et son rapport annuel sont publics et régulièrement audités, ce qui rend la non‑conformité facilement observable.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Comité IA Agence des droits fondamentaux ENISA CEN CENELEC ETSI Industrie PME Jeunes pousses Société civile Université Experts techniques
Délai initial : À l'entrée en vigueur du règlement
Délai récurrent : Au moins deux fois par an
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Établir un registre des membres
  • Vérifier la conformité de la composition par rapport aux critères d'équilibre
  • Suivre l'agenda des réunions et la tenue des procès‑verbaux
  • Auditer régulièrement le rapport annuel
  • Mettre en place des sous‑groupes thématiques
Preuves attendues : Procès‑verbaux de réunion Registre des membres Rapport annuel public Documents d’avis et de recommandations
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Le forum et ses activités sont publics et soumis à des rapports réguliers, rendant la non‑conformité facilement observable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et publier le règlement intérieur du forum
  • Nommer les membres conformément aux critères d’expertise et de représentation
  • Organiser les réunions obligatoires au moins deux fois par an
  • Créer, le cas échéant, des sous‑groupes thématiques
  • Produire et publier le rapport annuel d’activité
  • Mettre en place des indicateurs de suivi (KPI) et réaliser des audits de conformité
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
AI_Act-§07-article68
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit adopter un acte d'exécution créant un groupe d’experts indépendants.
Intitulé : Création du groupe scientifique d’experts indépendants pour le soutien du Bureau de l’IA
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission adopte, au moyen d’un acte d’exécution, des dispositions relatives à la constitution d’un groupe scientifique d’experts indépendants (ci-après dénommé «groupe scientifique») destiné à soutenir les activités de contrôle de l’application du présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit, par voie d’acte d’exécution, créer un groupe d’experts indépendants chargé d’assister le Bureau de l’IA dans le contrôle des modèles d’IA à usage général, en garantissant leur indépendance, leur expertise et leur impartialité.
Mots-clés : groupe scientifique experts indépendants IA Bureau de l’IA contrôle alerte confidentialité
Références croisées : article 90 article 81 article 74 article 98
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Création et fonctionnement d’un groupe scientifique d’experts indépendants pour le soutien du Bureau de l’IA
Domaine cybersécurité : IA sécurité de l’information gestion des risques
Actifs concernés : modèles d’IA à usage général systèmes d’IA données
Périmètre : Réglementation européenne sur l’IA (AI Act) – obligations de contrôle et de surveillance des modèles d’IA à usage général
Exigences clés :
  • Indépendance des experts vis-à-vis des fournisseurs d’IA
  • Expertise pointue en IA
  • Impartialité et objectivité
  • Déclaration d’intérêts publique
  • Confidentialité des informations
  • Alertes des risques systémiques
  • Support aux autorités de surveillance
Gravité : 4/5
L’absence de contrôle indépendant des modèles d’IA à usage général expose l’Union à des risques systémiques majeurs, incluant des comportements imprévisibles et des impacts sur les droits fondamentaux.
Probabilité : 3/5
La mise en place d’un groupe conforme aux critères d’indépendance et d’expertise est complexe et dépend de la disponibilité d’experts adéquats, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas certaine.
Détectabilité : 5/5
La non‑conformité ne sera détectée que lors d’audits ou d’incidents majeurs, car les écarts sont invisibles dans le quotidien opérationnel.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Bureau de l’IA autorités de surveillance du marché experts indépendants public
Délai initial : Dans les 6 mois suivant la publication de l’acte d’exécution
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Sanctions pénales
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : L’autorité de contrôle peut imposer des mesures correctives ou des sanctions financières
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Enregistrement des experts et vérification de l’indépendance
  • Déclaration publique d’intérêts
  • Mise en place de procédures de confidentialité
  • Système d’alerte des risques systémiques
  • Évaluation périodique de l’expertise et de l’impartialité
Preuves attendues : Documentation de sélection et de qualification des experts Certificats d’indépendance Déclarations d’intérêts publiées Rapports d’activité du groupe Registres d’alertes et de recommandations
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 5/5
La conformité dépend de la mise en œuvre effective du groupe et de la véracité des déclarations, difficile à vérifier sans audit approfondi.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Adopter l’acte d’exécution définissant le groupe
  • Définir les critères de sélection et publier les exigences
  • Sélectionner les experts en respectant les critères d’indépendance et d’expertise
  • Établir le registre public des intérêts
  • Déployer les procédures de confidentialité et de gestion des conflits
  • Former les experts aux exigences du règlement IA
  • Mettre en place un tableau de bord de suivi des alertes et des indicateurs KPI
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise IA Ressources administratives Outils de gestion des conflits d’intérêts Accès à bases de données et systèmes d’information
KPI : Nombre d’experts sélectionnés Délai de mise en place du groupe Taux de conformité des déclarations d’intérêts Nombre d’alertes systémiques émises Respect des procédures de confidentialité
AI_Act-§07-article69
Résumé : L'article 1 impose aux États membres de pouvoir solliciter les experts du groupe scientifique pour appuyer leurs contrôles de l'application du règlement, de payer des honoraires définis par un barème fixé dans l'acte d'exécution, et de garantir que la Commission facilite un accès effectif, rapide et économiquement efficace, en organisant conjointement les activités de soutien de l'Union et les expertises scientifiques. Il s'applique à l'ensemble des États membres de l'UE, sans distinction sectorielle, et concerne la gouvernance et la mise à disposition de ressources d’expertise. Les sanctions potentielles restent non spécifiées, mais la Commission dispose du pouvoir d'injonction et d sanctions administratives. Les actions recommandées incluent l'établissement d'un barème transparent, la création d'un processus de demande structuré, la formation des interlocuteurs nationaux et la coordination avec les structures de soutien de l'UE, avec un budget modéré et des indicateurs de suivi.
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Payer les honoraires des experts lorsqu’ils sont sollicités
Intitulé : Accès des États membres au groupe scientifique
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres peuvent faire appel à des experts du groupe scientifique pour soutenir leurs activités de contrôle de l’application du présent règlement. Les États membres peuvent être tenus de payer des honoraires pour les conseils et le soutien fournis par les experts, selon un barème défini dans l’acte d’exécution, en assurant coût-efficacité et un accès effectif. La Commission facilite l’accès en temps utile des États membres aux experts, en organisant efficacement les activités de soutien avec les structures de l’Union conformément à l’article 84.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent pouvoir demander l'appui d'experts scientifiques, accepter le paiement d'honoraires selon un barème fixé, et la Commission doit garantir un accès rapide et une coordination optimale avec les structures de soutien de l'UE.
Mots-clés : groupe scientifique experts honoraires accessibilité coût-efficacité Commission Union
Références croisées : article 68 article 84
Catégorie : Transversale
Sujet principal : Accès des États membres aux experts scientifiques
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Tous les États membres de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Faciliter l'accès aux experts
  • Définir et appliquer un barème d'honoraires
  • Assurer une coordination efficace avec les structures de soutien de l’Union
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur la capacité des États membres à appliquer le règlement, créant des retards et des disparités d’accès aux experts, ce qui compromet la cohérence du contrôle de l’IA.
Probabilité : 2/5
Le cadre procédural est déjà prévu, la Commission facilite l'accès, donc le risque de non‑conformité est modéré.
Détectabilité : 2/5
Les manquements (absence d’experts, non‑respect du barème) sont détectables via les audits et les rapports de la Commission.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne Experts du groupe scientifique Structures de soutien de l’Union
Délai initial : Dès réception de la demande d'expert
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat (< 1 mois)
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Aucune sanction financière directe Sanctions administratives possibles
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut imposer des mesures correctives et des sanctions administratives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise à disposition d'un catalogue d'experts
  • Définition d'un barème d'honoraires transparent
  • Processus de demande structuré
  • Audit de conformité aux exigences d'accès
Preuves attendues : Registre des demandes d'experts Contrats d'honoraires Rapports de la Commission sur l'accessibilité Attestations de paiement
Fréquence : À la demande / périodique selon les besoins
Niveau détection : 2/5
Les manquements sont facilement détectables via les audits et les déclarations de la Commission.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un barème d'honoraires clair et transparent
  • Mettre en place un canal de demande d'experts efficace
  • Former les points de contact des États membres aux procédures d'accès
  • Assurer une coordination avec les structures de soutien de l’Union
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources administratives Expertise juridique Outils de gestion des demandes Formation du personnel
KPI : Nombre de demandes d'experts traitées Temps moyen de réponse à la demande Conformité au barème d'honoraires Taux de satisfaction des États membres
AI_Act-§07-article70
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Désigner les autorités compétentes et garantir leurs ressources et compétences
Intitulé : Désignation des autorités nationales compétentes et des points de contact uniques
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Chaque État membre doit désigner au moins une autorité notifiante et une autorité de surveillance du marché, communiquer leurs désignations à la Commission, publier les points de contact électroniques d'ici le 2 août 2025, veiller à disposer de ressources techniques, financières et humaines suffisantes, garantir un niveau de cybersécurité adéquat, respecter les obligations de confidentialité, faire rapport à la Commission tous les deux ans sur les ressources, fournir des orientations aux PME et jeunes pousses, consulter les autorités compétentes d'autres actes législatifs, et le Contrôleur européen de la protection des données agit comme autorité compétente pour les institutions de l'Union.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent identifier et communiquer les autorités compétentes (notifiante et surveillance du marché), publier leurs coordonnées électroniques, s'assurer que ces autorités disposent des moyens nécessaires et d'une cybersécurité adéquate, tenir informée la Commission et le public, et assurer la conformité aux exigences de confidentialité et de ressources humaines et financières.
Mots-clés : autorités nationales compétentes autorité notifiante autorité de surveillance du marché point de contact unique communication ressources cybersécurité confidentialité rapport PME jeunes pousses Consultation Contrôleur européen de la protection des données
Références croisées : Article 78
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Désignation des autorités nationales compétentes et points de contact uniques
Domaine cybersécurité : Gouvernance Cybersécurité Protection des données
Actifs concernés : Autorités nationales compétentes Points de contact uniques
Périmètre : Tous les États membres de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Désigner au moins une autorité notifiante
  • Désigner au moins une autorité de surveillance du marché
  • Communiquer les désignations à la Commission
  • Publier les points de contact électroniques d'ici le 2 août 2025
  • Veiller à disposer de ressources techniques, financières et humaines suffisantes
  • Garantir un niveau adéquat de cybersécurité
  • Respecter les obligations de confidentialité
  • Faire rapport à la Commission tous les deux ans sur les ressources
  • Fournir des orientations aux PME et jeunes pousses
  • Consulter les autorités compétentes d'autres actes législatifs
  • Le Contrôleur européen de la protection des données agit comme autorité compétente pour les institutions de l'Union
Gravité : 4/5
Absence de désignation entraîne non-conformité au règlement, risque de sanctions, perte de confiance et dysfonctionnement de la surveillance du marché et du traitement des données.
Probabilité : 3/5
De nombreuses autorités manquent de ressources ou de clarté sur les exigences, ce qui rend la non-conformité probable mais pas certaine.
Détectabilité : 2/5
Les désignations, les points de contact et les rapports sont publiés et facilement vérifiables, rendant la non-conformité rapidement observable.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne Autorités nationales compétentes Points de contact uniques PME Jeunes pousses Contrôleur européen de la protection des données
Délai initial : Avant le 2 août 2025
Délai récurrent : Tous les deux ans
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Immédiat
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre public des points de contact
  • Évaluation annuelle des ressources humaines et financières
  • Audit de cybersécurité des autorités
  • Formation du personnel sur l'IA et la protection des données
  • Élaboration de procédures de confidentialité
Preuves attendues : Liste officielle des autorités désignées Documentation de communication à la Commission Rapports d'évaluation des ressources Certificats de conformité cybersécurité Procédures de gestion des incidents
Fréquence : Annuel et biannuel
Niveau détection : 1/5
Les désignations, les points de contact et les rapports sont publiés et consultables, ce qui rend la non-conformité facilement observable.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner les autorités notifiante et de surveillance du marché
  • Communiquer les désignations à la Commission
  • Publier les points de contact électroniques
  • Évaluer les ressources disponibles
  • Mettre en place des mesures de cybersécurité
  • Élaborer des procédures de confidentialité
  • Former le personnel concerné
  • Mettre en place un registre public des contacts
  • Planifier le reporting biannuel
  • Consulter les autorités compétentes d’autres législations
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel qualifié (juridique, technique, cybersécurité) Outils de communication et de gestion de données Budget financier pour formation et audits Support de la Commission
KPI : Nombre d’autorités désignées conformément à l’obligation Délais de communication et publication des points de contact Disponibilité des ressources (humaines, financières, techniques) Résultats des audits de cybersécurité Taux de conformité aux rapports biannuels
AI_Act-§08-article71
Résumé : L’article impose à la Commission européenne, conjointement avec les États membres, de créer et de tenir à jour une base de données européenne contenant les informations relatives aux systèmes d’intelligence artificielle (IA) à haut risque et aux systèmes IA non à haut risque enregistrés. Elle définit que les fournisseurs introduisent les données d’annexes A et B, tandis que les deployeurs (publiques ou privés) introduisent les données d’annexe C. La base doit être accessible au public de façon conviviale et machine‑readable, sauf les informations réservées aux autorités de surveillance. La Commission assure le traitement des données à caractère personnel uniquement dans la mesure nécessaire, est responsable du traitement et fournit un soutien technique et administratif aux acteurs. Le non‑respect entraîne des sanctions administratives, pouvant inclure des amendes, des mises en demeure ou la suspension d’accès, bien que le montant maximal ne soit pas précisé. Le risque inhérent est mod…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur ou son mandataire doit introduire les données dans la base UE.
Intitulé : Création et tenue à jour d’une base de données UE pour les systèmes d’IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission, en collaboration avec les États membres, crée et tient à jour une base de données de l’UE contenant les informations visées aux paragraphes 2 et 3 du présent article en ce qui concerne les systèmes d’IA à haut risque visés à l’article 6, paragraphe 2, qui sont enregistrés conformément aux articles 49 et 60 et les systèmes d’IA qui ne sont pas considérés à haut risque en vertu de l’article 6, paragraphe 3, et qui sont enregistrés conformément à l’article 6, paragraphe 4, et à l’article 49. Les données énumérées à l’annexe VIII, sections A et B, sont introduites dans la base de données de l’UE par le fournisseur ou, le cas échéant, par le mandataire. Les données énumérées à la section C de l’annexe VIII sont introduites dans la base de données de l’UE par le déployeur qui est ou agit pour le compte d’une autorité, d’une agence ou d’un organisme public, conformément à l’article 49, paragraphes 3 et 4. À l’exception de la section visée à l’article 49, paragraphe 4, et à l’article 60, paragraphe 4, point c), les informations contenues dans la base de données de l’UE enregistrées conformément à l’article 49 sont accessibles et mises à la disposition du public d’une manière conviviale. Ces informations devraient être consultables grâce à une navigation aisée et lisibles par machine. Les informations enregistrées conformément à l’article 60 ne sont accessibles qu’aux autorités de surveillance du marché et à la Commission, sauf si le fournisseur ou fournisseur potentiel a donné son consentement pour que ces informations soient également accessibles au public. La base de données de l’UE ne contient des données à caractère personnel que dans la mesure où celles‑ci sont nécessaires à la collecte et au traitement d’informations conformément au présent règlement. Ces informations incluent les noms et les coordonnées des personnes physiques qui sont responsables de l’enregistrement du système et légalement autorisées à représenter le fournisseur ou le déployeur, selon le cas. La Commission est la responsable du traitement pour la base de données de l’UE. Elle met à la disposition des fournisseurs, des fournisseurs potentiels et des déployeurs un soutien technique et administratif approprié. La base de données de l’UE est conforme aux exigences applicables en matière d’accessibilité.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs et les déployeurs doivent enregistrer leurs systèmes d’IA (qu’ils soient classés comme à haut risque ou non) dans la base de données UE, fournir les informations exigées à l’Annexe VIII (sections A, B, C), garantir que les données sont à jour, et rendre la base accessible au public (sauf données personnelles sans consentement). La Commission assure le support technique et administratif et veille à l’accessibilité.
Mots-clés : base de données UE IA à haut risque enregistrement accessibilité données personnelles responsable support technique consultation experts consultation Comité IA
Références croisées : Article 6 Article 49 Article 60 Annexe III Annexe VIII
Catégorie : Technique
Sujet principal : Gestion de la base de données UE des systèmes d’IA
Domaine cybersécurité : Gestion des données Conformité réglementaire Traçabilité Sécurité de l’information
Actifs concernés : Systèmes d'IA Base de données UE Informations d'enregistrement Données personnelles
Périmètre : Tous les fournisseurs et déployeurs de systèmes d'IA (haut risque ou non) opérant dans l'UE
Exigences clés :
  • Création et mise à jour de la base de données
  • Enregistrement des systèmes par le fournisseur ou le mandataire
  • Enregistrement par le déployeur pour les entités publiques
  • Accessibilité publique (sauf données personnelles sans consentement)
  • Respect du principe de minimisation des données personnelles
  • Support technique et administratif fourni par la Commission
Gravité : 4/5
Un défaut d'enregistrement ou de mise à jour peut entraîner la mise sur le marché de systèmes non conformes, entraînant des sanctions, la perte d'accès au marché et un préjudice réputationnel significatif.
Probabilité : 3/5
La complexité de la collecte des informations, la diversité des acteurs (PME, grands fournisseurs) et la nécessité de mises à jour régulières augmentent la probabilité d'omission ou de retard, bien que la pression réglementaire réduise ce risque.
Détectabilité : 2/5
La base de données est publique et consultable par les autorités, ce qui rend la non‑conformité relativement facile à détecter, même si la vérification détaillée nécessite des audits.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne États membres Fournisseurs d'IA Déployeurs Autorités de surveillance du marché Experts IA Public
Délai initial : Avant la mise sur le marché du système
Délai récurrent : Mise à jour continue, dès qu’une modification significative du système est apportée
Notification incident : N/A
Délai correction : Dès détection d’une inexactitude ou d’un défaut d’enregistrement, correction immédiate requise
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Restriction de mise sur le marché Obligation de retrait du système Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de mise à jour ou de retrait du système et de mise en conformité de la base de données
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant le Tribunal de l’Union européenne Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un processus d’enregistrement automatisé
  • Utilisation d’un système d’information conforme aux exigences d’accessibilité
  • Vérification périodique des enregistrements
  • Formation du personnel aux exigences de l’Annexe VIII
  • Contrat de support avec la Commission
Preuves attendues : Documentation d’enregistrement Registre des systèmes IA Rapports de mise à jour Attestations de conformité Logs d’accès à la base de données
Fréquence : Périodique (au moins annuel) et à chaque changement majeur du système
Niveau détection : 2/5
La disponibilité publique de la base permet une détection aisée par les autorités et le public, bien que la vérification détaillée nécessite des ressources d’audit.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les systèmes d'IA concernés
  • Collecter les informations requises (Annexe VIII)
  • Inscrire les systèmes dans la base de données UE
  • Mettre à jour régulièrement les enregistrements en cas de modification
  • Assurer l’accessibilité publique et la conformité aux exigences de protection des données
  • Former les équipes concernées aux procédures d’enregistrement
  • Établir un suivi des échéances et des mises à jour
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Ressources IT Expert juridique Accès à la plateforme de la Commission
KPI : Taux d'enregistrement des systèmes IA Délai moyen entre modification du système et mise à jour de la base de données Nombre d'anomalies détectées lors des audits Pourcentage de systèmes conformes aux exigences de données personnelles
AI_Act-§09-article72
Résumé : L’article impose aux fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque d’établir, documenter et mettre en œuvre un système de surveillance après commercialisation proportionné aux risques et à la nature de la technologie. Le système doit collecter, analyser et documenter en continu les données de performance fournies par les déployeurs ou obtenues via d’autres sources, afin d’évaluer la conformité permanente aux exigences du chapitre III, section 2, y compris l’interaction avec d’autres systèmes d’IA. Le plan de surveillance, intégré à la documentation technique (Annexe IV), devra être formalisé selon un modèle fixé par la Commission d’ici le 2 février 2026. L’obligation s’applique à tous les fournisseurs, y compris les établissements financiers, et ne concerne pas les données opérationnelles sensibles des autorités répressives. Aucun montant d’amende n’est précisé dans le texte, mais la réglementation prévoit des sanctions administratives, la suspension de la mise sur le marché, des mises …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les fournisseurs doivent établir un système de surveillance après commercialisation proportionné aux risques.
Intitulé : Obligation de mise en place d'un système de surveillance après commercialisation pour les fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque
Type : Secondaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les fournisseurs établissent et documentent un système de surveillance après commercialisation d’une manière proportionnée à la nature des technologies d’IA et aux risques du système d’IA à haut risque.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit créer, documenter et mettre en œuvre un dispositif de suivi continu du marché, proportionné au risque, capable de collecter, analyser et évaluer en permanence la conformité du système d'IA aux exigences du chapitre III section 2.
Mots-clés : surveillance après commercialisation IA à haut risque conformité documentation plan de surveillance
Références croisées : Annexe IV Article 98 paragraphe 2 Section A de l'annexe I Annexe III point 5
Catégorie : Technique
Sujet principal : Surveillance après commercialisation des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité du système Gestion des risques Conformité
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque Données de performance Interactions entre systèmes d'IA
Périmètre : Tous les fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque commercialisés dans l'UE, y compris les établissements financiers soumis à la législation sur les services financiers
Exigences clés :
  • Élaboration d'un plan de surveillance proportionné
  • Collecte et analyse active des données de performance
  • Évaluation continue de la conformité
  • Analyse des interactions avec d'autres IA
  • Exclusion des données opérationnelles sensibles des autorités répressives
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la conformité, la sécurité et la réputation du fournisseur en cas de non‑respect.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : la complexité de la mise en place d'un système de surveillance continue peut entraîner des lacunes, mais n'est pas incontournable.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit approfondi ou analyse des logs, ce qui rend la détection peu immédiate.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / Responsable IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs d'IA Deployeurs Autorités de régulation Experts en cybersécurité Équipes produit
Délai initial : Avant la mise en service du système d'IA à haut risque
Délai récurrent : Continu tout au long du cycle de vie du système
Notification incident : N/A
Délai correction : En cas de non‑conformité détectée, correction immédiate requise
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité du système de surveillance
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un système de logging centralisé
  • Analyse continuelle des logs de performance
  • Tests d'intégrité des modèles
  • Audit externe périodique
Preuves attendues : Documentation du plan de surveillance Rapports d'analyse de performance Registres de collecte de données Certificats d'audit
Fréquence : Périodique (au moins trimestriel)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit approfondi
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir le périmètre du plan de surveillance
  • Choisir les indicateurs de performance pertinents
  • Développer le modèle de plan conforme à l'acte d'exécution
  • Mettre en place les processus de collecte et d'analyse de données
  • Former le personnel concerné
  • Effectuer des revues périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe technique IA Expert en conformité Outils d'analyse de données Infrastructure de stockage
KPI : Taux de conformité continu Nombre d'anomalies détectées Temps moyen de traitement des incidents Exactitude des évaluations de conformité
AI_Act-§09-article73
Résumé : L’article impose aux fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle à haut risque commercialisés dans l’Union européenne d’identifier, de déclarer et de remédier aux incidents graves survenus sur leurs plateformes. Toute prise de connaissance d’un incident, accompagnée d’un lien de causalité avéré ou vraisemblable, doit être signalée immédiatement – au plus tard 15 jours, voire 2 jours ou 10 jours selon la gravité (mort, incident de grande ampleur) – aux autorités de surveillance du marché concernées. Le signalement peut être incomplet initialement, puis complété. Le fournisseur doit ensuite mener sans délai des investigations, évaluer les risques et appliquer des mesures correctives, tout en coopérant avec les autorités et, le cas échéant, avec l’organisme notifié. Les obligations s’appliquent à tous les fournisseurs et déployeurs de systèmes d’IA à haut risque, y compris les composants de sécurité de dispositifs ou les dispositifs eux‑mêmes relevant du règlement (UE) 2017/745/…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit signaler tout incident grave du système d'IA à haut risque aux autorités.
Intitulé : Signalement d’incidents graves
Type : Secondaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Les fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque mis sur le marché de l’Union signalent tout incident grave aux autorités de surveillance du marché des États membres dans lesquelles cet incident s’est produit.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit détecter un incident grave, établir un lien de causalité ou une probabilité raisonnable, puis notifier immédiatement les autorités de surveillance du marché (max 15 jours, 2 jours ou 10 jours selon la gravité), éventuellement en envoyant d’abord un signalement incomplet.
Mots-clés : incident grave signalement autorités de surveillance du marché liaison de causalité délais de notification investigations mesures correctives coopération
Références croisées : Article 3, point 49 c) du Règlement AI Act Règlement (UE) 2019/1020 Article 77 du Règlement (UE) 2019/1020
Catégorie : Notification
Sujet principal : Signalement d’incidents graves liés aux systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'IA Gestion des incidents Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque Déployeurs de systèmes d'IA
Périmètre : Tous les fournisseurs et déployeurs de systèmes d'IA à haut risque commercialisés ou mis en service dans l'UE, y compris les composants de sécurité de dispositifs ou les dispositifs eux‑mêmes.
Exigences clés :
  • Détecter l'incident
  • Établir le lien de causalité
  • Notifier les autorités dans les délais fixés
  • Coopérer aux investigations
  • Appliquer des mesures correctives sans modifier le système avant l'information
Gravité : 4/5
Un incident grave peut causer des dommages matériels, des blessures, perte de confiance, sanctions financières et obligations contractuelles, affectant la sécurité et la conformité du marché.
Probabilité : 3/5
Les systèmes d'IA à haut risque sont complexes et évolutifs; les incidents peuvent survenir, mais ne se produisent pas de façon systématique.
Détectabilité : 4/5
Les dysfonctionnements peuvent être subtils et ne se manifestent que dans des conditions spécifiques, nécessitant des audits ou analyses approfondies pour être détectés.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la conformité (DPO ou chef juridique) du fournisseur
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur d'IA à haut risque Déployeur Autorités de surveillance du marché Organisme notifié Clients Public
Délai initial : Immédiat (dans les 2 jours) pour les cas de mort ou d'incident de grande ampleur, sinon au plus tard 15 jours après connaissance de l'incident.
Délai récurrent : Non applicable (l'obligation s'applique à chaque incident).
Notification incident : Au plus tard 15 jours (ou 2 jours / 10 jours selon la gravité) après la prise de connaissance de l'incident.
Délai correction : Les investigations et mesures correctives doivent être engagées sans tarder, sans délai fixe, mais la correction doit être amorcée dès le signalement.
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial ou 30 millions d'euros, selon la gravité.
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Retrait du produit Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché (nationale)
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives, interdire la mise sur le marché ou suspendre l'activité du fournisseur.
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de surveillance Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un système de détection d'anomalies
  • Procédures d'évaluation d'incident
  • Formation du personnel aux exigences de signalement
  • Documentation des incidents et des mesures correctives
  • Tests d'intégrité du système avant déploiement
Preuves attendues : Registre des incidents Rapports d'investigation Preuves de lien de causalité Correspondance avec les autorités
Fréquence : Continu (détection en temps réel) et audit périodique annuel.
Niveau détection : 4/5
Les incidents graves peuvent être discrets et nécessitent des audits et analyses approfondies pour être détectés.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et documenter une procédure de détection et de signalement des incidents graves
  • Former le personnel aux exigences légales et aux scénarios d'incident
  • Mettre en place un registre centralisé des incidents
  • Établir des liaisons de causalité rapidement
  • Coopérer avec les autorités et les organismes notifiés
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expert cybersécurité Outils de monitoring et d'analyse Temps de formation
KPI : Temps moyen de détection d'incident Temps de réponse au signalement Pourcentage d'incidents signalés dans les délais Nombre d'incidents corrigés
AI_Act-§09-article74
Résumé : L’article impose aux autorités de surveillance du marché de l’Union de collecter, analyser et transmettre chaque année des informations sur les systèmes d’IA, de rapporter les recours aux pratiques interdites et les mesures prises, et de disposer d’un accès complet aux documentation, aux jeux de données et au code source des fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque, sous conditions. Le périmètre couvre les systèmes d’IA à haut risque mis sur le marché, mis en service ou utilisés par des établissements financiers, ainsi que les produits soumis à la législation d’harmonisation de l’UE. Les sanctions prévues incluent des amendes pouvant atteindre des montants non spécifiés, la restriction ou le retrait du marché, et d’autres mesures administratives. Les acteurs concernés doivent mettre en place des procédures de reporting annuel, de gestion des accès aux données, de coordination avec la Commission et les autorités sectorielles, ainsi que des audits de conformité. Des actions immédiate…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les fournisseurs doivent accorder un accès complet aux documents, données et code source aux autorités.
Intitulé : Surveillance du marché et contrôle des systèmes d’IA sur le marché de l’Union
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le règlement (UE) 2019/1020 s’applique aux systèmes d’IA. Les autorités de surveillance du marché doivent communiquer chaque année à la Commission et aux autorités nationales de la concurrence les informations recueillies, faire rapport sur les pratiques interdites et les mesures prises, et peuvent exercer un accès complet aux documentation, aux jeux de données et au code source des fournisseurs de systèmes d’IA à haut risque, sous conditions.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités de surveillance du marché doivent collecter, analyser et transmettre annuellement des informations sur le marché des systèmes d’IA, inclure les rapports sur les pratiques interdites et les mesures prises, et disposer d’un accès complet aux documentation, aux jeux de données et au code source des fournisseurs, lorsque les conditions d’accès sont remplies.
Mots-clés : surveillance du marché contrôle des systèmes d'IA obligations d'information rapport annuel accès documentation accès code source autorités compétentes coordination conformité IA à haut risque
Références croisées : règlement (UE) 2019/1020 article 34 paragraphe 4 article 79 à 83 article 14 paragraphe 4 annexe I annexe III règlement (UE) no 1024/2013 directive 2013/36/UE règlement (UE) 2016/679 directive (UE) 2016/680
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Surveillance du marché et contrôle des systèmes d’IA
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes Gestion des données Contrôle d’accès Audit
Actifs concernés : systèmes d’IA à haut risque produits couverts par la législation d’harmonisation de l’Union établissements financiers
Périmètre : Marché de l’Union – systèmes d’IA mis sur le marché, mis en service ou utilisés par des acteurs économiques, y compris les établissements financiers
Exigences clés :
  • Communication annuelle des informations de surveillance à la Commission et aux autorités nationales
  • Rapport annuel sur les pratiques interdites et les mesures prises
  • Accès complet aux documentation, jeux de données et code source sur demande
  • Pouvoirs d’accès à distance et à l’analyse à distance
  • Dérogation possible à la désignation d’autres autorités compétentes
  • Coordination avec les autorités sectorielles et la Commission
  • Exclusion des procédures sectorielles lorsque le niveau de protection est équivalent
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des sanctions financières, le retrait du marché, atteinte à la concurrence et perte de confiance des utilisateurs.
Probabilité : 3/5
La complexité de la collecte d’informations, l’obligation d’accès aux code source et la coordination inter‑autorités augmentent le risque de non‑conformité, mais les exigences sont clairement définies.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité se manifeste surtout lors d’audits ou de contrôles approfondis ; les informations sont souvent internes et non publiques, rendant la détection difficile sans audit.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité nationale de surveillance du marché
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de surveillance du marché Commission européenne États membres Fournisseurs d’IA Établissements financiers Autorités de protection des données Autorité européenne de protection des données Autorités judiciaires
Délai initial : 15 jours ouvrables après réception d’une demande motivée d’accès aux documentation ou aux données
Délai récurrent : Transmission annuelle des rapports à la Commission et aux autorités nationales de la concurrence, avant le 31 mars de chaque année
Notification incident : Communication sans tardar (dans les 72 heures) à la Banque centrale européenne en cas d’incident lié à des établissements financiers
Délai correction : Mise en œuvre des mesures correctives dans un délai de 6 mois suivant la constatation de la non‑conformité
Amende max : Non précisé (à déterminer selon la législation applicable)
Autres sanctions : Restriction de mise sur le marché Retrait du produit Sanctions administratives Obligation de mise en conformité Interdiction d’utilisation
Autorité contrôle : Autorité nationale de surveillance du marché
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de mise en conformité ou de retrait du système d’IA du marché, exercé par l’autorité de surveillance du marché
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de surveillance Recours judiciaire devant le tribunal administratif Mise en demeure
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des systèmes d’IA
  • Évaluation d’impact sur la protection des données
  • Audit de conformité périodique
  • Gestion des accès aux code source et données
  • Formation du personnel de surveillance
Preuves attendues : Rapports annuels de surveillance Documentation technique des systèmes d’IA Accès aux jeux de données d’entraînement, validation et test Code source du système d’IA Procès-verbaux d’audit
Fréquence : Annuel (rapports) et ponctuel (audits, demandes d’accès)
Niveau détection : 4/5
La détection repose sur des contrôles ciblés et des demandes d’accès aux données, ce qui rend la non‑conformité difficile à identifier sans audit approfondi.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir un processus interne de collecte et de transmission annuelle des informations de surveillance
  • Mettre en place un dispositif d’accès sécurisé aux documentation et code source
  • Former les équipes de surveillance aux exigences légales
  • Établir des procédures de coordination avec la Commission et les autorités sectorielles
  • Réaliser un audit de conformité initial sur les systèmes d’IA à haut risque
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique et conformité Infrastructure IT pour stockage sécurisé des données Outils d’accès à distance (API, portails) Formateurs spécialisés en IA et protection des données Support juridique externe
KPI : Taux de conformité des rapports annuels Délai moyen de réponse aux demandes d’accès Nombre d’audits réalisés par année Pourcentage de systèmes d’IA avec documentation complète Taux de résolution des non‑conformités dans les délais
AI_Act-§09-article75
Résumé : L’article définit les obligations du Bureau de l’IA en matière de contrôle et de surveillance des systèmes d’IA qui s’appuient sur un modèle d’IA à usage général fourni par le même acteur. Il confère au Bureau des pouvoirs équivalents à ceux des autorités de surveillance du marché, impose une coopération obligatoire avec ces autorités lors de l’évaluation de la conformité, et prévoit une procédure d’accès aux informations du modèle lorsqu’une autorité ne peut pas les obtenir. Le Bureau doit transmettre, dans un délai de 30 jours, toute information pertinente permettant de déterminer la conformité du système à haut risque, tout en garantissant la confidentialité des données conformément à l’article 78 du règlement. Aucun délai de mise en conformité n’est spécifié, mais l’obligation s’applique dès la mise sur le marché. Le risque inhérent est élevé (score 48) en raison d’une gravité importante (sanctions, réputation, sécurité), d’une probabilité modérée de non‑conformité et d’une détect…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Contrôle et surveillance du Bureau de l’IA des systèmes d’IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsqu’un système d’IA repose sur un modèle d’IA à usage général, et que le modèle et le système sont mis au point par le même fournisseur, le Bureau de l’IA est habilité à contrôler et surveiller la conformité de ce système d’IA avec les obligations prévues par le présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
Le Bureau de l’IA doit exercer des pouvoirs de contrôle et de surveillance sur les systèmes d’IA qui utilisent son propre modèle, coopérer avec les autorités de surveillance du marché, et fournir, dans un délai de 30 jours, les informations nécessaires à l’appréciation de la conformité, tout en assurant la confidentialité des données.
Mots-clés : Bureau de l’IA système d’IA modèle d’IA à usage général contrôle surveillance conformité pouvoirs coopération accès aux informations confidentialité
Références croisées : règlement (UE) 2019/1020 article 78 chapitre VI
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Contrôle et surveillance du Bureau de l’IA des systèmes d’IA à usage général
Domaine cybersécurité : IA Systèmes d'information Conformité réglementaire
Actifs concernés : modèle d’IA à usage général système d’IA fournisseur
Périmètre : Systèmes d’IA à usage général et leurs applications déployées, y compris ceux pouvant être utilisés pour des usages à haut risque
Exigences clés :
  • Accès aux informations du modèle
  • Pouvoirs de contrôle et de surveillance
  • Coopération avec autorités de surveillance du marché
  • Fourniture d’informations pertinentes sous 30 jours
  • Confidentialité des données obtenues
Gravité : 4/5
Risque de sanctions légales, de dommages réputationnels et de mise en danger des usages à haut risque si le système n’est pas conforme.
Probabilité : 3/5
Bien que le Bureau dispose de pouvoirs, la conformité dépend de la volonté du fournisseur et de la mise en œuvre effective des procédures.
Détectabilité : 4/5
La détection nécessite un accès spécifique au modèle, souvent difficile à obtenir sans demande formelle.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Bureau de l’IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Bureau de l’IA Autorités de surveillance du marché Fournisseurs d’IA Déployeurs de systèmes d’IA Comité IA Autorités de protection des données
Délai initial : Immédiat à la mise sur le marché
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Restrictions de mise sur le marché Obligation de mise en conformité
Autorité contrôle : Bureau de l’IA
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour exiger la mise en conformité du système d’IA
Recours : Recours administratif auprès du Bureau de l’IA Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Définir les procédures d’accès aux informations du modèle
  • Mettre en place un dispositif de coopération avec les autorités de surveillance
  • Assurer la confidentialité des données partagées
  • Former le personnel du Bureau de l’IA aux exigences de contrôle
  • Élaborer un registre des systèmes d’IA à usage général
Preuves attendues : Registres d’accès aux informations du modèle Rapports d’audit de conformité Logs de coopération avec les autorités Attestations de confidentialité
Fréquence : Périodique (annuel) ou à chaque mise à jour majeure du modèle
Niveau détection : 3/5
Détection modérée, dépend de l’accès aux informations du modèle et de la rapidité de la réponse (30 jours).
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir les procédures d’accès aux informations du modèle
  • Mettre en place un dispositif de coopération avec les autorités de surveillance
  • Assurer la confidentialité des données partagées
  • Former le personnel du Bureau de l’IA aux exigences de contrôle
  • Élaborer un registre des systèmes d’IA à usage général
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Experts IA Outils de gestion documentaire Accès sécurisé aux modèles
KPI : Temps de réponse à une demande d’accès (jours) Pourcentage de systèmes contrôlés Nombre de procédures de coopération établies Taux de conformité détecté
AI_Act-§09-article76
Résumé : L’article 61 du Règlement sur l’IA impose aux autorités de surveillance du marché de superviser la conformité des essais en conditions réelles (ECR) des systèmes d’IA, notamment lorsqu’ils sont réalisés dans le cadre d’un bac à sable réglementaire (article 58). Ces autorités disposent des compétences et des pouvoirs nécessaires pour veiller à ce que les ECR respectent les exigences de l’article 60, vérifier la conformité du déroulement des essais et, le cas échéant, accorder des dérogations au fournisseur ou au futur fournisseur. En cas d’incident grave ou de suspicion de non‑conformité, elles peuvent suspendre ou faire cesser les essais, exiger des modifications des conditions d’essai, et doivent motiver leurs décisions, ouvrant la possibilité de contestation. La communication des motifs à leurs homologues des autres États membres assure une coordination européenne. Le risque inhérent est élevé (gravité 4, probabilité 3, détectabilité 1, score 12) et se situe dans la catégorie « Gouv…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les autorités de surveillance du marché doivent veiller au respect des essais en conditions réelles.
Intitulé : Supervision des essais en conditions réelles par les autorités de surveillance du marché
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les autorités de surveillance du marché ont les compétences et les pouvoirs nécessaires pour veiller à ce que les essais en conditions réelles soient conformes au présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent superviser les essais en conditions réelles des systèmes d’IA, vérifier la conformité aux exigences de l’article 60, et peuvent suspendre, exiger des modifications ou notifier les incidents graves, avec obligation de motivation et de communication aux autorités d’autres États membres.
Mots-clés : autorités de surveillance du marché essais en conditions réelles IA bac à sable réglementaire suspension modification incident grave motivation communication
Références croisées : Article 58 Article 60 Article 61
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Supervision des essais en conditions réelles
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : -
Périmètre : Tests en conditions réelles dans le cadre du bac à sable IA, sur le territoire de l'État membre
Exigences clés :
  • Vérifier le respect de l’article 60
  • Pouvoir de suspension ou de modification des essais
  • Motivation et notification des décisions
  • Communication des motifs aux autorités d’autres États membres
Gravité : 4/5
Risque de suspension d’essais, sanctions financières, atteinte à la réputation et danger pour les utilisateurs finaux.
Probabilité : 3/5
Les autorités sont compétentes mais le volume des essais et la rareté des incidents limitent la probabilité de non‑conformité.
Détectabilité : 1/5
Les autorités de surveillance surveillent activement et en continu, ce qui rend la détection rapide.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de surveillance du marché
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de surveillance du marché Fournisseurs d'IA Déployeurs d'IA Autorités de surveillance des autres États membres
Délai initial : À la détection d’un manquement ou d’un incident
Délai récurrent : Périodique, à chaque cycle d’essai
Notification incident : Dans les 48 heures
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la décision
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Suspension des essais Exigence de modifications Sanctions administratives Mise en demeure
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de suspension ou de modification des essais
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures de supervision
  • Audit des essais
  • Reporting des incidents
Preuves attendues : Rapports d’audit Logs d’essais Documentation de conformité Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (à chaque essai)
Niveau détection : 1/5
Détection directe et continue par les autorités de surveillance
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un plan de supervision des essais
  • Former les équipes de supervision
  • Mettre en place des outils de monitoring en temps réel
  • Définir des procédures de contestation et de communication
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe d’auditeurs Outils de suivi Accès aux données d’essai Formation
KPI : Taux de conformité des essais Délai moyen de détection d’incident Nombre de suspensions Temps de réponse aux demandes de modification
AI_Act-§09-article77
Résumé : L’article 1 impose aux autorités publiques nationales qui supervisent le respect des droits fondamentaux dans l’usage des systèmes d’IA à haut risque de pouvoir demander et accéder à toute documentation les concernant, dans un format et une langue accessibles, afin de garantir l’efficacité de leur mandat. Il impose également de notifier les autorités de surveillance du marché, d’identifier et de publier d’ici le 2 novembre 2024 la liste de ces autorités, de la tenir à jour, et, lorsque la documentation fournie est insuffisante, de solliciter l’organisation de tests techniques du système d’IA. Le tout doit être réalisé dans le respect de la confidentialité prévue à l’article 78. Aucun texte ne mentionne de sanctions financières spécifiques, mais le non‑respect peut entraîner des atteintes aux droits fondamentaux, une perte de confiance et des contrôles de l’Autorité de surveillance du marché. Les recommandations consistent à identifier rapidement les autorités, à mettre en place des pr…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Pouvoirs des autorités de protection des droits fondamentaux
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Pouvoirs des autorités de protection des droits fondamentaux 1. Les autorités ou organismes publics nationaux qui supervisent ou font respecter les obligations au titre du droit de l’Union visant à protéger les droits fondamentaux, y compris le droit à la non-discrimination, en ce qui concerne l’utilisation des systèmes d’IA à haut risque visés à l'annexe III sont habilitées à demander toute documentation créée ou conservée en vertu du présent règlement et à y avoir accès dans une langue et un format accessibles lorsque l’accès à cette documentation est nécessaire à l’accomplissement effectif de leur mandat dans les limites de leurs compétences. L’autorité ou l’organisme public concerné informe l’autorité de surveillance du marché de l’État membre concerné de toute demande de ce type. 2. Au plus tard le 2 novembre 2024, chaque État membre identifie les autorités ou organismes publics visés au paragraphe 1 et met la liste de ces autorités ou organismes à la disposition du public. Les États membres notifient la liste à la Commission et aux autres États membres, et tiennent cette liste à jour. 3. Lorsque la documentation visée au paragraphe 1 ne suffit pas pour déterminer s’il y a eu violation des obligations au titre du droit de l’Union protégeant les droits fondamentaux, l’autorité ou l’organisme public visé au paragraphe 1 peut présenter à l’autorité de surveillance du marché une demande motivée visant à organiser des tests du système d’IA à haut risque par des moyens techniques. L’autorité de surveillance du marché organise les tests avec la participation étroite de l’autorité ou organisme public ayant présenté la demande dans un délai raisonnable après celle-ci. 4. Toute information ou documentation obtenue par les autorités ou organismes publics nationaux visés au paragraphe 1 du présent article en application des dispositions du présent article est traitée conformément aux obligations de confidentialité énoncées à l’article 78.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités nationales compétentes doivent pouvoir demander et accéder à toute documentation relative aux systèmes d’IA à haut risque, y compris en format et langue accessibles, informer les autorités de surveillance du marché, identifier et publier la liste des autorités d’ici le 2 novembre 2024, la tenir à jour, et, si la documentation est insuffisante, demander l’organisation de tests techniques du système.
Mots-clés : autorités documentation accès confidentialité tests techniques IA à haut risque droit fondamental
Références croisées : Article 78
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Pouvoirs de supervision et de contrôle des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire Sécurité de l'IA
Actifs concernés : Autorités publiques nationales Organismes de surveillance du marché Systèmes d'IA à haut risque
Périmètre : Union européenne, États membres, systèmes d'IA à haut risque visés à l'annexe III du Règlement sur l'IA
Exigences clés :
  • Demande d'accès à la documentation
  • Accès dans langue et format accessibles
  • Information des autorités de surveillance du marché
  • Identification et publication de la liste des autorités
  • Mise à jour continue de la liste
  • Demande de tests techniques si documentation insuffisante
  • Respect de la confidentialité
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner discrimination, atteinte aux droits fondamentaux, sanctions lourdes et perte de confiance.
Probabilité : 3/5
Le processus d'identification et de publication des autorités est complexe et sujet à des oublis ou erreurs.
Détectabilité : 4/5
L'absence de documentation ou de tests rend la non-conformité difficile à détecter sans audits spécifiques.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité nationale compétente (ex. autorité de protection des droits fondamentaux)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités publiques nationales Organismes de surveillance du marché Développeurs de systèmes d'IA à haut risque Organisations de défense des droits humains Commission européenne États membres
Délai initial : Avant le 2 novembre 2024
Délai récurrent : Continu (mise à jour de la liste des autorités)
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Aucune sanction directe prévue
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché de l'État membre
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre centralisé des autorités
  • Procédures d'accès sécurisé aux documents
  • Mécanismes de notification des demandes
  • Tests techniques planifiés
Preuves attendues : Registre public des autorités Logs d'accès aux documents Rapports de tests techniques Attestations de conformité à la confidentialité
Fréquence : Continu / périodique (au moins annuel)
Niveau détection : 4/5
La détection dépend de la disponibilité et de la qualité des documents fournis; sans audit, la non-conformité reste difficile à identifier.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier et publier la liste des autorités d'ici le 2 nov. 2024
  • Mettre en place des procédures d'accès et de partage de documentation conformes
  • Former les équipes concernées aux exigences de confidentialité
  • Élaborer un processus de demande de tests techniques
  • Assurer un suivi continu et mise à jour de la liste
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Ressources informatiques Outils de gestion documentaire Formation
KPI : Pourcentage de autorités identifiées et publiées Délai moyen de réponse aux demandes d'accès Nombre de tests techniques réalisés Conformité aux exigences de confidentialité
AI_Act-§09-article78
Résumé : L’article impose aux autorités de surveillance, organes de contrôle, organismes notifiés et toute personne liée à l’application du règlement une obligation de confidentialité stricte. Il faut protéger les secrets d’affaires, le code source, les informations relatives à la sécurité nationale et les données classifiées, en ne les divulguant que lorsqu’elles sont strictement nécessaires à l’évaluation du risque ou à l’exercice des pouvoirs réglementaires. Les autorités doivent mettre en place des mesures de cybersécurité efficaces, supprimer les données dès qu’elles ne sont plus utiles et limiter l’accès aux seules personnes habilitées. Le non‑respect expose à des sanctions administratives et pénales, avec des amendes pouvant être fixées par la législation nationale, des injonctions et des recours judiciaires. Le risque inhérent est élevé (gravité 4, probabilité 3, détectabilité 4, score 48) et se situe dans la catégorie « Organisationnelle ». La responsabilité revient à la Commission et…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Respecter la confidentialité des données et mettre en œuvre des mesures de cybersécurité.
Intitulé : Obligation de confidentialité des autorités de surveillance et des organismes compétents
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission, les autorités de surveillance du marché et les organismes notifiés, ainsi que toute autre personne physique ou morale associée à l’application du présent règlement respectent, conformément au droit de l’Union ou au droit national, la confidentialité des informations et des données obtenues dans l’exécution de leurs tâches et activités de manière à protéger, en particulier: a) les droits de propriété intellectuelle et les informations confidentielles de nature commerciale ou les secrets d’affaires des personnes physiques ou morales, y compris le code source, à l’exception des cas visés à l’article 5 de la directive (UE) 2016/943; b) la mise en œuvre effective du présent règlement, notamment en ce qui concerne les inspections, les investigations ou les audits; c) les intérêts en matière de sécurité nationale et publique; d) la conduite des procédures pénales ou administratives; e) les informations classifiées en vertu du droit de l’Union ou du droit national. 2. Les autorités demandent uniquement les données strictement nécessaires à l’évaluation du risque des systèmes d’IA et mettent en place des mesures de cybersécurité adéquates pour protéger la sécurité et la confidentialité des informations, les supprimant dès qu’elles ne sont plus nécessaires. 3. Sans préjudice des paragraphes 1 et 2, les échanges de données confidentielles entre autorités nationales ou avec la Commission ne sont pas divulgués sans consultation préalable lorsque la divulgation porterait atteinte à la sécurité nationale ou publique, et les documentation technique des systèmes d’IA à haut risque reste dans les locaux des autorités concernées, accessibles sur demande aux autorités de surveillance du marché. 4. Les dispositions ne portent pas atteinte aux droits ou obligations de la Commission, des États membres, des autorités compétentes, des organismes notifiés ou aux exigences d’échange d’informations et de mises en garde, y compris en coopération transfrontalière. 5. La Commission et les États membres peuvent échanger des informations confidentielles avec les autorités de réglementation tierces disposant d’accords de confidentialité adéquats.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent garantir la confidentialité des données et informations obtenues dans l’exercice de leurs missions, protéger les secrets d’affaires, le code source et les intérêts de sécurité nationale, ne les divulguer que lorsqu’ils sont strictement nécessaires à l’évaluation du risque ou à l’exercice des pouvoirs, et appliquer des mesures de cybersécurité robustes. Elles doivent supprimer les données dès qu’elles ne sont plus utiles et limiter l’accès aux personnel habilité.
Mots-clés : confidentialité sécurité des données cybersécurité secret d'affaires propriété intellectuelle sécurité nationale procédures pénales échange d'informations autorités de surveillance obligation légale
Références croisées : Directive (UE) 2016/943 Règlement (UE) 2019/1020
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Confidentialité des informations et données obtenues par les autorités
Domaine cybersécurité : Protection des données Cybersécurité Gestion des incidents
Actifs concernés : Informations confidentielles Données techniques Code source Segments de sécurité nationale Documents d’audit
Périmètre : Autorités de surveillance du marché, organismes notifiés, toute personne physique ou morale associée à l’application du règlement
Exigences clés :
  • Protection des secrets d'affaires et de la propriété intellectuelle
  • Divulgation uniquement lorsque strictement nécessaire
  • Mise en place de mesures de cybersécurité adéquates
  • Suppression des données non nécessaires
  • Respect du droit de l’Union et du droit national
Gravité : 4/5
Une fuite de secrets d'affaires ou de données classifiées peut entraîner des dommages financiers majeurs, préjudice à la sécurité nationale et atteinte à la réputation, justifiant une gravité élevée.
Probabilité : 3/5
Les autorités manipulent régulièrement des données sensibles; sans contrôles stricts, la probabilité d'une violation non détectée est modérée.
Détectabilité : 4/5
La fuite de données confidentielles peut rester invisible pendant de longues périodes sans audit forénique ou surveillance continue, rendant la détection difficile.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission États membres Autorités de surveillance du marché Organismes notifiés Services de l’immigration Autorités répressives Autorités compétentes en matière d’asile
Délai initial : Immédiat dès la prise de connaissance des données
Délai récurrent : Permanent (obligation continue)
Notification incident : 72 heures après détection d'une violation
Délai correction : 48 heures après notification, suppression ou anonymisation des données
Amende max : Non spécifié dans le texte (déterminé par la législation nationale)
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Injonction de mise en conformité Obligation de réparation
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché / Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour contraindre la mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Registres d’accès et de traitement des données Politiques de confidentialité et procédures Rapports d’audit Preuves de suppression ou anonymisation des données
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit forénique ou surveillance continue; nécessite des contrôles proactifs.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert en cybersécurité Juriste spécialisé en protection des données Outils de chiffrement et de gestion des accès Programme de formation continue
KPI : Taux de conformité des politiques de confidentialité Nombre d’incidents de fuite détectés Temps moyen de suppression des données non nécessaires Score d’audit de conformité
AI_Act-§09-article79
Résumé : L’article définit les obligations de conformité applicables aux systèmes d’intelligence artificielle présentant un risque pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux, au sens du règlement (UE) 2019/1020. Il impose aux autorités de surveillance du marché de réaliser une évaluation de conformité lorsqu’elles suspectent un risque, notamment pour les groupes vulnérables, et de notifier les autorités nationales concernées. Si une non‑conformité est constatée, l’opérateur doit prendre immédiatement des mesures correctives, retirer ou rappeler le système dans un délai maximal de 15 jours ouvrables, sous peine de sanctions proportionnées. L’article précise que les mesures doivent être communiquées à la Commission et aux autres États membres, et que l’absence d’objection pendant trois mois (ou un mois en cas de violation de l’interdiction d’IA) rend la mesure justifiée. Il détaille les motifs de non‑conformité (violation de l’interdiction d’IA, non‑respect des exigences de l’IA à hau…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : L'opérateur doit prendre toutes les mesures correctives appropriées pour mettre le système d'IA en conformité.
Intitulé : Obligation de mise en conformité des systèmes d'IA à risque
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
L'autorité de surveillance du marché invite l'opérateur à prendre toutes les mesures correctives appropriées pour mettre le système d'IA en conformité, le retirer du marché ou le rappeler, dans un délai de 15 jours ouvrables.
Interprétation opérationnelle :
L'opérateur doit agir rapidement pour corriger, retirer ou rappeler tout système d'IA non conforme, sous peine de mesures coercitives.
Mots-clés : système d'IA conformité mesures correctives retrait rappel délai 15 jours
Références croisées : Regulation (EU) 2019/1020 article 18 article 5 article 50 chapitre III section 2
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité des systèmes d'IA à risque
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'IA Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'IA Produits IA
Périmètre : Marché de l'Union (UE) – surveillance nationale
Exigences clés :
  • Évaluation de conformité
  • Prise de mesures correctives
  • Retrait ou rappel
  • Notification
  • Coopération avec autorités
  • Respect des délais
Gravité : 4/5
Risque pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux des personnes, pouvant entraîner des dommages graves et généralisés.
Probabilité : 3/5
Les systèmes d'IA peuvent présenter des défauts non détectés; la non-conformité est possible surtout si les procédures de surveillance sont insuffisantes.
Détectabilité : 2/5
La non-conformité est détectable via les évaluations de conformité et la surveillance du marché, mais peut rester cachée jusqu'à l'intervention de l'autorité.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Opérateur du système d'IA
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Opérateur Autorité de surveillance du marché Commission européenne Autorités publiques nationales Organisme notifié
Délai initial : 15 jours ouvrables
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Sans retard injustifié
Délai correction : Au plus tard 15 jours ouvrables
Amende max : Non spécifié dans l'article (potentiellement jusqu'à 30 M€ ou 6 % du chiffre d'affaires)
Autres sanctions : Interdiction de mise sur le marché Restriction de mise en service Rappel du produit Sanctions administratives Pouvoir d'injonction
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché
Pouvoir injonction : Interdire ou restreindre la mise à disposition, retirer ou rappeler le système d'IA
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation de conformité par organisme notifié
  • Procédures de correction et de retrait
  • Surveillance continue du marché
  • Formation du personnel
  • Documentation technique
  • Tests de robustesse
Preuves attendues : Rapport d'évaluation de conformité Documentation des mesures correctives Registre des incidents Preuves de conformité aux exigences de l'AI Act
Fréquence : Périodique (annuelle) ou à chaque mise à jour majeure
Niveau détection : 2/5
Détectable via audits de conformité et surveillance du marché, mais nécessite des ressources d'investigation
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un processus de suivi et de correction rapide
  • Former les équipes techniques aux exigences de l'AI Act
  • Documenter les procédures de retrait/rappel
  • Coordonner avec les autorités de surveillance
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique Ressources techniques Outils de suivi du marché Formation
KPI : Temps de réponse aux notifications Pourcentage de systèmes conformes Nombre de rappels/produits retirés Délais de correction
AI_Act-§09-article80
Résumé : L’article impose aux fournisseurs d’IA, classés par eux-mêmes comme non‑haut risque, de se conformiser aux exigences du règlement lorsqu’une autorité de surveillance du marché constate, sur la base d’une évaluation, que le système est en réalité à haut risque. Elle définit un processus d’évaluation, de mise en demeure avec délai fixé, de notification transfrontalière à la Commission et aux États membres, ainsi que la responsabilité du fournisseur de prendre toutes les mesures correctives nécessaires. Le non‑respect entraîne des amendes prévues à l’article 99, voire l’application des dispositions de l’article 79. Le texte s’applique à tous les fournisseurs commercialisant des IA dans l’UE, quelle que soit la localisation de l’usage. Les sanctions incluent des amendes pouvant atteindre plusieurs millions d’euros, des injonctions de mise en conformité, la suspension de la commercialisation et d’autres mesures administratives. Les recommandations opérationnelles portent sur une réévaluati…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit mettre le système d’IA en conformité et prendre les mesures correctives.
Intitulé : Obligation de mise en conformité des fournisseurs d'IA non classés à haut risque lorsqu'une autorité de surveillance du marché les reclassifie
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Lorsqu’une autorité de surveillance du marché a des raisons suffisantes de considérer qu’un système d’IA classé par le fournisseur comme n’étant pas à haut risque en application de l’article 6, paragraphe 3, est en réalité à haut risque, elle procède à une évaluation du système d’IA concerné quant à la question de sa classification en tant que système d’IA à haut risque sur la base des conditions énoncées à l’article 6, paragraphe 3, et dans les lignes directrices de la Commission.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit, dans le délai fixé par l’autorité, mettre en conformité le système d’IA avec les exigences du règlement et prendre les mesures correctives appropriées ; en cas de non‑respect, il s’expose à des amendes.
Mots-clés : autorité de surveillance évaluation conformité amende reclassification obligation délais mesures correctives
Références croisées : article 6 paragraphe 3 article 99 article 79 paragraphes 5-9 article 11 article 71
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Réévaluation et mise en conformité des systèmes d'IA par les autorités de surveillance du marché
Domaine cybersécurité : IA sécurité des systèmes conformité réglementaire
Actifs concernés : système d'IA algorithmes données d'entraînement
Périmètre : Tous les fournisseurs de systèmes d'IA commercialisés dans l'Union européenne
Exigences clés :
  • Évaluation de la classification du système d'IA
  • Demande de mesures de mise en conformité
  • Définition de délais de correction
  • Sanctions en cas de non-conformité
  • Information transfrontalière à la Commission et aux États membres
Gravité : 4/5
Potentiel impact sur la sécurité, la santé, la réputation et la conformité légale des utilisateurs finaux, ainsi que sur le marché intérieur.
Probabilité : 3/5
Les autorités de surveillance effectuent régulièrement des évaluations, mais les cas de reclassification sont moins fréquents, ce qui rend la probabilité de non‑conformité modérée.
Détectabilité : 3/5
La non‑conformité n’est pas toujours visible sans audit ou évaluation approfondie, mais les procédures d’inspection permettent une détection raisonnable.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur du système d'IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Autorité de surveillance du marché Commission européenne États membres Utilisateurs finaux
Délai initial : Sans retard injustifié
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Sans retard injustifié
Délai correction : Délai fixé par l'autorité de surveillance du marché
Amende max : Jusqu'à 10 millions d'euros ou 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial du fournisseur, selon l’article 99
Autres sanctions : Amende administrative Injonction de mise en conformité Suspension de la commercialisation Poursuite pénale
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché
Pouvoir injonction : Injonction de mettre le système en conformité dans le délai fixé
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité Action en justice devant les tribunaux nationaux Demande de révision de la décision
Contrôles suggérés :
  • Évaluation continue de la classification du système d'IA
  • Mise en place de procédures de réévaluation
  • Documentation des mesures correctives
  • Formation du personnel aux exigences de conformité
  • Audit externe périodique
Preuves attendues : Rapports d'évaluation Procès-verbaux d'audit Certificats de conformité Documentation technique Registre des actions correctives
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque changement majeur
Niveau détection : 2/5
Les contrôles permettent une détection raisonnable lors d'audits, mais la reclassification peut rester cachée jusqu'à l'intervention de l'autorité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Conduct an immediate internal assessment of the AI system's risk classification
  • Implement corrective measures to align with high-risk requirements
  • Document all actions and provide evidence to the authority
  • Establish a monitoring process for ongoing compliance
  • Train relevant staff on the new obligations
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe conformité Expert IA Outils d'audit Temps de travail
KPI : Temps de réponse à la demande de l'autorité Pourcentage de systèmes reclassifiés en conformité Nombre d'audits effectués Délais de correction respectés
AI_Act-§09-article81
Résumé : L’article définit la procédure de sauvegarde de l’Union relative aux mesures nationales contraires au droit de l’UE sur les systèmes d’intelligence artificielle. La Commission européenne doit, sans retard injustifié, consulter l’autorité de surveillance du marché concernée et les opérateurs, puis évaluer la mesure nationale dans un délai de six mois (ou 60 jours si la mesure porte sur l’interdiction des pratiques d’IA). Elle rend ensuite sa décision à l’autorité nationale et informe toutes les autres autorités de surveillance. Si la mesure est jugée justifiée, les États membres doivent prendre des mesures restrictives appropriées, notamment le retrait immédiat du système d’IA du marché, et notifier la Commission. À l’inverse, si la mesure n’est pas justifiée, l’État membre doit la retirer et en informer la Commission. La procédure s’applique lorsque la non‑conformité s’explique par des lacunes des normes harmonisées ou des spécifications communes, et invoque l’article 11 du règlement …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les États membres doivent prendre des mesures restrictives ou retirer la mesure non justifiée.
Intitulé : Procédure de sauvegarde de l’Union
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsque, dans un délai de trois mois suivant la réception de la notification visée à l’article 79, paragraphe 5, ou dans un délai de 30 jours en cas de non-respect de l’interdiction des pratiques en matière d’IA visées à l’article 5, l’autorité de surveillance du marché d’un État membre soulève des objections à l’encontre d’une mesure prise par une autre autorité de surveillance du marché, ou que la Commission estime que cette mesure est contraire au droit de l’Union, la Commission entame sans retard injustifié des consultations avec l’autorité de surveillance du marché de l’État membre concerné et le ou les opérateurs, et procède à l’évaluation de la mesure nationale. En fonction des résultats de cette évaluation, la Commission, dans un délai de six mois, ou de 60 jours en cas de non-respect de l’interdiction des pratiques en matière d’IA visées à l’article 5, à compter de la notification visée à l’article 79, paragraphe 5, décide si la mesure nationale est justifiée ou non et communique sa décision à l’autorité de surveillance du marché de l’État membre concerné. La Commission informe également toutes les autres autorités de surveillance du marché de sa décision. Lorsque la Commission estime que la mesure prise par l’État membre concerné est justifiée, tous les États membres veillent à prendre des mesures restrictives appropriées à l’égard du système d’IA concerné, par exemple en exigeant le retrait du système d’IA de leur marché sans retard injustifié, et en informent la Commission. Lorsque la Commission estime que la mesure nationale n’est pas justifiée, l’État membre concerné retire la mesure et en informe la Commission. Lorsque la mesure nationale est jugée justifiée et que la non-conformité du système d’IA est attribuée à des lacunes dans les normes harmonisées ou les spécifications communes visées aux articles 40 et 41 du présent règlement, la Commission applique la procédure prévue à l’article 11 du règlement (UE) no 1025/2012.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit consulter rapidement l’autorité de surveillance du marché et les opérateurs lorsqu’une objection est soulevée ou lorsqu’elle suspecte une violation ; elle évalue la mesure nationale dans un délai de six mois (ou 60 jours pour l’interdiction de l’IA) et rend une décision qui est communiquée à l’autorité nationale et à toutes les autres autorités de surveillance. Si la mesure est jugée justifiée, les États membres doivent imposer des mesures restrictives (par ex., retrait du système d’IA) sans délai et informer la Commission ; sinon, ils retirent la mesure et notifient la Commission. Le cas échéant, la Commission applique la procédure de l’article 11 du règlement (UE) no 1025/2012.
Mots-clés : procédure de sauvegarde Commission autorité de surveillance du marché objection consultation évaluation délai six mois délai 60 jours mesure justifiée retrait normes harmonisées article 11
Références croisées : article 79 paragraphe 5 article 5 article 40 article 41 règlement (UE) no 1025/2012
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Évaluation et validation des mesures nationales relatives aux systèmes d'IA
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire Sécurité de l'IA
Actifs concernés : systèmes d'intelligence artificielle déployés sur le marché de l'Union
Périmètre : Tous les États membres de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Consultation préalable avec l'autorité de surveillance du marché et les opérateurs
  • Évaluation de la mesure nationale dans un délai déterminé
  • Décision de la Commission communiquée aux autorités et opérateurs
  • Obligation pour les États membres d'appliquer des mesures restrictives ou de retirer la mesure
  • Application de la procédure de l'article 11 du règlement (UE) no 1025/2012 en cas de lacunes normatives
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la sécurité du marché, la concurrence déloyale et la confiance des utilisateurs suite à une mesure non conforme ou à un retrait tardif.
Probabilité : 3/5
Complexité de la procédure et dépendance aux autorités nationales rendent la non-conformité possible, mais pas très fréquente.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité n'est détectable que lorsqu'une objection est soulevée ou lors d'un audit, ce qui peut prendre plusieurs mois.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités de surveillance du marché nationales Opérateurs (fournisseurs d'IA) États membres Autorité de protection des données
Délai initial : 3 mois (ou 30 jours pour l'interdiction IA) à compter de la notification
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : N/A
Délai correction : 6 mois (ou 60 jours pour l'interdiction IA) à compter de la notification
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Retrait du système d'IA du marché Mesures restrictives imposées Sanctions administratives
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut imposer des mesures restrictives obligatoires aux États membres
Recours : Recours devant le Tribunal de l'UE Recours administratif auprès de la Commission Action en référé
Contrôles suggérés :
  • Procédure interne de suivi des objections
  • Évaluation périodique de la conformité des mesures nationales
  • Formation des autorités de surveillance
Preuves attendues : Records de consultation Rapports d'évaluation Décisions de la Commission Notifications de retrait ou de mesures restrictives
Fréquence : À la demande / ponctuelle
Niveau détection : 4/5
La non-conformité n'est détectable que lorsqu'une objection est soulevée ou lors d'un audit, ce qui peut prendre plusieurs mois.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure interne de réception et de traitement des objections
  • Définir des critères clairs pour l'évaluation de la justification des mesures nationales
  • Former les autorités de surveillance nationales aux exigences de la procédure
  • Mettre en place un système de notification rapide des mesures nationales aux autorités de la Commission
  • Élaborer un guide pratique sur l'application de l'article 11 du règlement (UE) no 1025/2012
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources juridiques Ressources techniques d'évaluation Ressources humaines (analystes) Outils de gestion de projet
KPI : Temps moyen entre réception de l'objection et décision de la Commission Nombre de mesures nationales jugées justifiées Délai de mise en œuvre des mesures restrictives par les États membres Taux de conformité des systèmes d'IA après décision
AI_Act-§09-article82
Résumé : L’article impose aux fournisseurs ou opérateurs de systèmes d’IA à haut risque, déjà conformes à l’évaluation prévue à l’article 79, de prendre immédiatement des mesures correctives lorsqu’une autorité de surveillance du marché constate que le système présente un risque pour la santé, la sécurité, les droits fondamentaux ou l’intérêt public, même s’il est techniquement conforme. L’obligation s’appuie sur une consultation préalable de l’autorité publique nationale (article 77 §1) et se traduit concrètement par un devoir de moyens : l’opérateur doit, dans le délai fixé par l’autorité, éliminer ou réduire le risque pour que le système ne le présente plus une fois mis sur le marché ou mis en service. Les États membres doivent notifier sans délai la Commission et les autres États membres, en fournissant toutes les informations nécessaires à l’identification du système, sa chaîne d’approvisionnement, la nature du risque et les mesures nationales prises. La Commission évalue ces mesures, déc…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : L'opérateur doit prendre immédiatement les mesures correctives pour éliminer le risque du système d'IA.
Intitulé : Obligation de prise de mesures correctives pour les systèmes d’IA conformes présentant un risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsque, ayant réalisé une évaluation au titre de l’article 79, après avoir consulté l’autorité publique nationale concernée visée à l’article 77, paragraphe 1, l’autorité de surveillance du marché d’un État membre constate que, bien qu’un système d’IA à haut risque soit conforme au présent règlement, il comporte néanmoins un risque pour la santé ou la sécurité des personnes, pour les droits fondamentaux, ou pour d’autres aspects relatifs à la protection de l’intérêt public, elle demande à l’opérateur concerné de prendre toutes les mesures appropriées pour faire en sorte que le système d’IA concerné, une fois mis sur le marché ou mis en service, ne présente plus ce risque, et ce sans retard injustifié, dans un délai qu’elle peut prescrire.
Interprétation opérationnelle :
L'opérateur doit mettre en œuvre, dans le délai fixé par l'autorité de surveillance, des mesures correctives visant à éliminer ou réduire le risque identifié, pour tous les systèmes d'IA concernés sur le marché de l'UE.
Mots-clés : risk conformité mesures correctives autorité de surveillance délais santé et sécurité droits fondamentaux intérêt public
Références croisées : Article 79 Article 77 §1 Règlement sur l'IA à haut risque
Catégorie : Technique
Sujet principal : Exigence de mesures correctives pour les systèmes d’IA conformes présentant un risque
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'IA Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'IA à haut risque Algorithmes d'IA Modèles d'IA
Périmètre : Tous les fournisseurs ou opérateurs de systèmes d'IA à haut risque commercialisés dans l'Union européenne
Exigences clés :
  • Évaluation préalable (article 79)
  • Consultation de l'autorité publique (article 77 §1)
  • Détection d'un risque post-conformité
  • Obligation de prise de mesures correctives sans retard injustifié
  • Information immédiate aux autorités et aux autres États membres
  • Évaluation et décision de la Commission
Gravité : 4/5
Un risque pour la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux peut entraîner des dommages graves, des pertes de vie, des atteintes aux libertés et des conséquences juridiques majeures.
Probabilité : 3/5
La découverte d'un risque post-conformité dépend de la surveillance du marché et de la qualité de l'évaluation initiale, ce qui n'est pas garanti.
Détectabilité : 4/5
Les biais, les comportements inattendus ou les défaillances de performance peuvent passer inaperçus jusqu'à ce qu'un incident survienne, rendant la détection difficile sans audits spécialisés.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de surveillance du marché de l'État membre
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de surveillance du marché Fournisseur/opérateur du système d'IA Commission européenne États membres Utilisateurs finaux
Délai initial : Délai prescrit par l'autorité de surveillance, sans retard injustifié (déterminé cas par cas)
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Information immédiate (sans délai) à la Commission et aux autres États membres
Délai correction : Dans le délai fixé par l'autorité de surveillance, généralement sans retard injustifié (ex. quelques semaines à quelques mois selon la gravité)
Amende max : Non spécifié dans l'article
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Retrait du produit Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché de l'État membre
Pouvoir injonction : L'autorité peut prescrire un délai et imposer des mesures correctives obligatoires
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la sécurité (ESI)
  • Tests de robustesse
  • Surveillance continue post-mise sur le marché
  • Gestion des incidents
  • Documentation de la chaîne d'approvisionnement
Preuves attendues : Rapports d'évaluation de conformité Journal de bord des modifications Attestations de correction Preuves de tests de sécurité
Fréquence : Périodique (ex. chaque trimestre ou à chaque mise à jour majeure)
Niveau détection : 4/5
Le risque peut rester latent jusqu'à ce qu'un incident survienne, nécessitant des audits approfondis et une surveillance active.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un processus de suivi post‑mise sur le marché
  • Identifier et appliquer les correctifs techniques ou logiciels nécessaires
  • Communiquer rapidement la constatation à la Commission et aux autres États membres
  • Documenter les mesures prises et les preuves correspondantes
  • Réévaluer le système après correction pour confirmer l'absence de risque
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe technique Expertise en conformité IA Outils de test et d'audit Temps de développement
KPI : Temps moyen de mise en œuvre des mesures correctives Taux de conformité post‑correction Nombre d'incidents liés au risque détecté Délais de notification aux autorités
AI_Act-§09-article83
Résumé : L’article impose au fournisseur d’un système d’IA à haut risque de corriger immédiatement, dans le délai fixé par l’autorité de surveillance du marché, toute non‑conformité liée au marquage CE, à la déclaration UE de conformité, à l’enregistrement dans la base de données UE, à la désignation d’un mandataire ou à la disponibilité de la documentation technique. En cas de persistance, l’autorité peut restreindre, interdire la mise sur le marché, rappeler ou retirer le produit. Cette exigence constitue une obligation de faire (dévoir de résultat) et s’applique au périmètre du marché européen. Le risque inhérent est jugé critique (score 24), avec une gravité élevée, une probabilité modérée et une détectabilité élevée, justifiant des mesures correctives rapides et un suivi continu.
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Mettre un terme à la non-conformité dans le délai prescrit
Intitulé : Obligation de correction des non-conformités relatives au marquage CE et à la déclaration UE de conformité pour les systèmes d'IA à haut risque
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
1. Lorsque l’autorité de surveillance du marché d’un État membre fait l’une des constatations ci-après, elle invite le fournisseur concerné à mettre un terme à la non-conformité en question, dans un délai qu’elle peut prescrire: a) le marquage CE a été apposé en violation de l’article 48; b) le marquage CE n’a pas été apposé; c) la déclaration UE de conformité visée à l’article 47 n’a pas été établie; d) la déclaration UE de conformité visée à l’article 47 n’a pas été établie correctement; e) l’enregistrement dans la base de données de l’UE visée à l’article 71 n’a pas été effectué; f) le cas échéant, il n’a pas été désigné de mandataire; g) la documentation technique n’est pas disponible. ---|--- 2. Si le cas de non-conformité visé au paragraphe 1 persiste, l’autorité de surveillance du marché de l’État membre concerné prend toutes les mesures appropriées et proportionnées pour restreindre ou interdire la mise à disposition du système d’IA à haut risque sur le marché ou pour assurer son rappel ou son retrait sans tarder du marché.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit, dans le délai fixé par l’autorité de surveillance du marché, corriger toute non‑conformité liée au marquage CE, à la déclaration UE de conformité, à l’enregistrement, à la désignation d’un mandataire ou à la disponibilité de la documentation technique ; à défaut, l’autorité pourra restreindre, interdire la mise sur le marché, rappeler ou retirer le système.
Mots-clés : non-conformité marquage CE déclaration UE de conformité enregistrement base de données UE mandataire documentation technique autorité de surveillance du marché restriction mise à disposition rappel marché retrait marché
Références croisées : Article 48 Article 47 Article 71
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité du marquage CE et de la déclaration UE de conformité d'un système d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : sécurité du produit conformité réglementaire
Actifs concernés : système d'IA à haut risque produit
Périmètre : Marché de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Apposer le marquage CE conformément à l'article 48
  • Établir correctement la déclaration UE de conformité (article 47)
  • Enregistrer le système dans la base de données UE (article 71)
  • Désigner un mandataire si nécessaire
  • Fournir la documentation technique
  • Corriger les non-conformités dans les délais prescrits
  • Respecter les restrictions ou rappels du marché en cas de non-respect persistant
Gravité : 4/5
Risque de restriction du marché, rappel, perte de confiance des clients et dommages financiers ou de sécurité
Probabilité : 3/5
Multiple exigences (marquage, déclaration, enregistrement, documentation) augmentent les chances d'omission
Détectabilité : 2/5
Les exigences de marquage, déclaration et enregistrement sont clairement définies et facilement vérifiables par les contrôles de l'autorité
Score inhérent : 24 Critique (Rouge)
Propriétaire : Responsable Conformité Produit
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de surveillance du marché Fournisseur du système d'IA Fabricant Direction Générale Service juridique Clients
Délai initial : Délai fixé par l'autorité de surveillance du marché, par exemple 30 jours
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Dans le délai prescrit par l'autorité, à respecter immédiatement
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Restriction ou interdiction de mise à disposition du système sur le marché Rappel ou retrait du système du marché Sanctions administratives Poursuites pénales éventuelles Retrait du marquage CE
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché de l'État membre
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mettre en conformité ou de restreindre la mise à disposition du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un processus de vérification du marquage CE avant mise sur le marché
  • Procédure de conformité UE (déclaration, enregistrement)
  • Désignation d'un mandataire conformément à la législation
  • Gestion documentaire centralisée et versionnée
  • Audit interne périodique de conformité
  • Formation du personnel aux exigences CE et UE
Preuves attendues : Attestations de conformité Copies de la déclaration UE Enregistrement dans la base de données UE Documentation technique Certificats de conformité Témoignages d'audit
Fréquence : Périodique (annuelle) et à chaque mise à jour majeure du produit
Niveau détection : 2/5
Les exigences sont clairement définies et facilement vérifiables par les contrôles de l'autorité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier et documenter toutes les non-conformités détectées
  • Mettre en conformité le marquage CE (application ou retrait)
  • Établir correctement la déclaration UE de conformité
  • Enregistrer le système dans la base de données UE
  • Désigner un mandataire si absent
  • Mettre à jour la documentation technique
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un suivi continu des exigences de conformité
  • Préparer un plan de rappel ou de retrait en cas de non-respect persistant
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Experts techniques Outils de gestion documentaire Support juridique Ressources humaines
KPI : Taux de conformité des marquages CE Délai moyen de correction des non-conformités Nombre d'incidents de non-conformité détectés Pourcentage de déclarations UE de conformité complètes Disponibilité de la documentation technique
AI_Act-§09-article84
Résumé : Le règlement (UE) 2019/1020 impose à la Commission de désigner une ou plusieurs structures de soutien de l’Union pour les essais d’intelligence artificielle. Ces structures ont pour mission principale de fournir, à la demande du Comité IA, de la Commission ou des autorités de surveillance du marché, des avis techniques ou scientifiques indépendants concernant les essais d’IA. L’obligation s’inscrit dans une logique de « devoir de moyens » : la Commission doit s’assurer que les structures désignées disposent des moyens nécessaires pour accomplir cette tâche, et les structures doivent être capables de délivrer des avis fiables et impartiales. Le risque inhérent est modéré : une mauvaise mise en œuvre peut entraîner une perte de confiance, des non‑conformités réglementaires et des sanctions pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial. La gravité (4), la probabilité (3) et la détectabilité (4) donnent un score de 48, placé dans la catégorie « Moyen » (jaune). La gouvernance recom…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit désigner des structures de soutien de l’Union pour les essais d’IA.
Intitulé : Désignation et missions des structures de soutien de l’Union pour les essais d’intelligence artificielle
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission désigne une ou plusieurs structures de soutien de l’Union pour les essais en matière d’intelligence artificielle. Sans préjudice des tâches visées au paragraphe 1, les structures de soutien de l’Union pour les essais en matière d’intelligence artificielle fournissent également des avis techniques ou scientifiques indépendants à la demande du Comité IA, de la Commission ou des autorités de surveillance du marché.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit identifier et nommer des entités chargées de soutenir les essais d’IA, et ces entités doivent être capables de délivrer, sur demande, des avis techniques ou scientifiques indépendants aux autorités compétentes.
Mots-clés : Structures de soutien Essais d'IA Avis technique Indépendance Commission Réglementation UE 2019/1020
Références croisées : Règlement (UE) 2019/1020 art. 21 par. 6
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise à disposition d’avis techniques/scientifiques indépendants dans le cadre des essais d’IA
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'IA Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Structures de soutien de l’Union Organisations testant des IA Autorités de surveillance du marché
Périmètre : Essais d’IA réalisés dans le cadre de la recherche, du développement ou de la validation réglementaire, couverts par le règlement (UE) 2019/1020
Exigences clés :
  • Désignation par la Commission
  • Fourniture d’avis indépendants sur demande
  • Opinions techniques ou scientifiques
  • Respect des procédures de demande
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la sécurité, la conformité et la confiance du public dans les systèmes d'IA, pouvant entraîner des sanctions et des dommages réputationnels.
Probabilité : 3/5
La mise en place de structures adéquates et la disponibilité d’avis indépendants nécessitent des ressources et une coordination, ce qui augmente la probabilité d’erreurs ou d’omissions.
Détectabilité : 4/5
L’absence d’avis ou la qualité insuffisante des avis sont difficilement détectables sans audits spécifiques ou contrôles de conformité.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Comité IA Autorités de surveillance du marché Organisations testant des IA Experts IA
Délai initial : Immédiate (dès la désignation)
Délai récurrent : Périodique (au moins annuel)
Notification incident : Dans les 72 heures suivant la constatation
Délai correction : Au plus tard 30 jours après notification
Amende max : Conformément au règlement (UE) 2019/1020, pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 10  millions d’euros, selon le seuil applicable
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension temporaire des activités de test Sanctions administratives Obligation de corrective action
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour contraindre la mise en conformité des structures de soutien
Recours : Recours administratif auprès du tribunal administratif de l’UE Recours judiciaire devant les juridictions nationales Médiation ou conciliation
Contrôles suggérés :
  • Enregistrement formel des avis fournis
  • Procédure de demande d’avis structurée
  • Contrôle de la conformité des avis (audit)
  • Formation du personnel aux exigences d’indépendance
Preuves attendues : Registres d’avis Rapports d’audit Correspondances de demandes Attestations de conformité
Fréquence : Trimestrielle
Niveau détection : 2/5
Les avis sont documentés et soumis à des contrôles périodiques, rendant la non-conformité détectable avec un effort modéré.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les besoins en avis et définir les critères d’indépendance
  • Nommer les structures de soutien et formaliser leurs missions
  • Mettre en place un système de suivi des demandes et des réponses
  • Organiser des audits trimestriels de conformité
  • Former les équipes concernées aux exigences légales et techniques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts IA et cybersécurité Outils de gestion documentaire Ressources de formation
KPI : Nombre d’avis fournis Délai moyen de réponse aux demandes Taux de conformité des avis Nombre d’audits trimestriels réalisés
AI_Act-§09-article85
Résumé : L’article prévoit le droit des personnes physiques ou morales de saisir l’autorité de surveillance du marché lorsqu’elles estiment qu’une violation du règlement est survenue. Il impose à l’autorité de recevoir, enregistrer et traiter les réclamations conformément aux procédures définies par le règlement (UE) 2019/1020. Le périmètre s’applique à tout acteur du marché concerné par le règlement, sans distinction de taille ou de secteur. Les sanctions potentielles, bien que non détaillées dans le texte, peuvent aller jusqu’à des amendes, des mesures coercitives ou des recours judiciaires, en fonction de la gravité de la violation et de la capacité de l’autorité à les appliquer. Pour être en conformité, les organisations doivent mettre en place un canal de réclamation accessible, formaliser une procédure de traitement des réclamations, former le personnel concerné et conserver des preuves documentées (registre, rapports). Des indicateurs de performance (KPI) tels que le nombre de réclamati…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Droit de réclamation auprès de l'autorité de surveillance du marché
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de surveillance du marché. Sans préjudice d’autres recours administratifs ou judiciaires, toute personne physique ou morale ayant des motifs de considérer qu’il y a eu violation des dispositions du présent règlement peut déposer des réclamations auprès de l’autorité de surveillance du marché concernée. Conformément au règlement (UE) 2019/1020, ces réclamations sont prises en compte aux fins de l’exercice des activités de surveillance du marché, et sont traitées conformément aux procédures spécifiques établies en conséquence par les autorités de surveillance du marché.
Interprétation opérationnelle :
Toute personne physique ou morale peut saisir l'autorité de surveillance du marché en cas de soupçon de violation du règlement ; l'autorité doit enregistrer et traiter la réclamation selon les procédures prévues.
Mots-clés : réclamation autorité de surveillance marché violation procédure
Références croisées : règlement (UE) 2019/1020
Catégorie : Notification
Sujet principal : Déclaration de violation / réclamation
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Réglementation du marché (UE)
Exigences clés :
  • Possibilité de déposer une réclamation
  • Traitement conforme aux procédures du règlement (UE) 2019/1020
Gravité : 3/5
Une non-conformité peut nuire à la confiance des consommateurs, entraîner des sanctions et détériorer la réputation du marché, mais les conséquences directes sont généralement limitées à l esfera administrative.
Probabilité : 2/5
Le manque de dispositif de réclamation ou son inefficacité est relativement rare, les acteurs étant généralement attentifs aux obligations légales.
Détectabilité : 4/5
L'absence de processus de réclamation adéquat est difficile à détecter sans audit ou examen des procédures internes.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de surveillance du marché
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de surveillance Entreprises du marché Consommateurs Autorités judiciaires
Délai initial : Immédiat à la réception de la réclamation
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Dans les 15 jours ouvrables après réception
Délai correction : Selon procédure interne, généralement 30 jours
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Litiges judiciaires
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un canal de réclamation (formulaire, email, plateforme)
  • Procédure interne de traitement des réclamations
  • Formation du personnel à la gestion des réclamations
Preuves attendues : Registre des réclamations Rapports de traitement Preuves de conformité aux procédures
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 2/5
Le non-respect se détecte via l'absence de réclamations ou lors d'audits de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer un dispositif de réception des réclamations (formulaire en ligne, email dédié)
  • Définir et documenter la procédure de traitement des réclamations
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un registre et des KPI de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Responsable conformité IT (plateforme) Ressources juridiques
KPI : Nombre de réclamations reçues Délai moyen de traitement Taux de résolution
AI_Act-§09-article86
Résumé : L’article impose aux fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle à haut risque (déployeurs) l’obligation de fournir, sur demande, des explications claires et pertinentes à toute personne dont une décision automatisée a des effets juridiques ou un impact significatif sur sa santé, sa sécurité ou ses droits fondamentaux. Cette exigence s’applique uniquement aux décisions relevant de l’Annexe III du règlement sur l’IA, à l’exception des cas prévus par le droit de l’Union ou du droit national, et ne s’impose pas lorsque la loi prévoit déjà une autre forme d’explication. Le déploiement doit donc mettre en place un processus permettant de répondre rapidement aux demandes d’explication, documenter les réponses et assurer la traçabilité. Le non‑respect expose le fournisseur à des sanctions administratives pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel, à des mesures de restriction ou suspension du système, et à une responsabilité civile. La conformité passe par la rédacti…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le déployeur doit fournir des explications claires et pertinentes sur la décision IA.
Intitulé : Droit à l’explication des décisions individuelles
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Toute personne concernée faisant l’objet d’une décision prise par un déployeur sur la base des sorties d’un système d’IA à haut risque mentionné à l’annexe III, à l’exception des systèmes énumérés au point 2 de ladite annexe, et qui produit des effets juridiques ou affecte significativement cette personne de façon similaire d’une manière qu’elle considère comme ayant des conséquences négatives sur sa santé, sa sécurité ou ses droits fondamentaux a le droit d’obtenir du déployeur des explications claires et pertinentes sur le rôle du système d’IA dans la procédure décisionnelle et sur les principaux éléments de la décision prise. 2. Le paragraphe 1 ne s’applique pas à l’utilisation de systèmes d’IA pour lesquels des exceptions ou des restrictions à l’obligation prévue audit paragraphe découlent du droit de l’Union ou du droit national dans le respect du droit de l’Union. 3. Le présent article ne s’applique que dans la mesure où le droit visé au paragraphe 1 n’est pas prévu par ailleurs dans le droit de l’Union.
Interprétation opérationnelle :
Le déployeur doit fournir, à la demande de la personne concernée, des explications claires et pertinentes sur le rôle du système d’IA et sur les éléments clés de la décision, lorsque celle‑ci a un impact juridique ou sur la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux, sous réserve des exceptions légales prévues.
Mots-clés : explication décision individuelle système d'IA à haut risque droits fondamentaux santé sécurité exception juridique
Références croisées : Annexe III du Règlement IA Article 13 du Règlement UE sur l'IA Directive 2005/35/CE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Droit à l’explication des décisions individuelles
Domaine cybersécurité : IA Sécurité des systèmes Protection des droits
Actifs concernés : déployeurs de systèmes d'IA à haut risque personnes concernées par les décisions automatisées
Périmètre : Systèmes d'IA à haut risque (Annexe III), hors exceptions légales, appliqué aux décisions ayant des effets juridiques ou un impact sur la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux des personnes
Exigences clés :
  • Fournir des explications claires et pertinentes
  • Respect des exceptions légales
  • Application uniquement si le droit n’est pas déjà prévu ailleurs
Gravité : 4/5
Impact potentiel grave sur la santé, la sécurité ou les droits fondamentaux si la décision est erronée ou non expliquée.
Probabilité : 3/5
Obligation clairement définie, mais la mise en œuvre d’un processus d’explication peut être complexe, créant un risque de non‑conformité modéré.
Détectabilité : 3/5
Les manquements sont généralement découverts via des réclamations ou des audits, donc détectabilité moyenne.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Déployeur du système d'IA à haut risque
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Déployeur Personnes concernées Autorité de régulation Experts IA
Délai initial : À la demande de la personne concernée (dans un délai raisonnable)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après identification du manquement
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial annuel du fournisseur
Autres sanctions : Sanctions administratives Mise en demeure Restriction ou suspension du système d'IA Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité nationale de régulation de l'IA (ex. CNIL, DGCCRF)
Pouvoir injonction : L'autorité peut ordonner la mise en conformité ou la suspension du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un processus d'explication automatisée
  • Documentation des décisions et des explications fournies
  • Formation du personnel aux obligations d'explicabilité
  • Audit de conformité périodique
Preuves attendues : Registre des explications fournies Conformité aux exigences de l'article Retours d'expérience des usagers
Fréquence : Périodique (annuel) et à chaque mise à jour majeure
Niveau détection : 2/5
Les manquements sont généralement découverts par des réclamations ou des audits, donc détectabilité moyenne.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Développer une procédure interne de génération d'explications
  • Former les équipes à la rédaction d'explications claires
  • Intégrer un mécanisme de réponse aux demandes d'explication
  • Mettre en place un suivi et un reporting des demandes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert IA Ressources juridiques Outils de documentation Temps de développement
KPI : Temps moyen de réponse à une demande d'explication Pourcentage de décisions avec explication fournie Taux de conformité aux exigences d'explicabilité
AI_Act-§09-article87
Résumé : L’article unique impose aux organisations établies dans l’Union européenne l’obligation de mettre en place un dispositif de signalement des violations et de garantir la protection des auteurs de ces signalements, conformément à la directive (UE) 2019/1937. Il s’agit d’une obligation primaire de devoir de faire, c’est-à-dire que chaque entité doit assurer un canal de communication sécurisé, anonyme et accessible, définir des procédures claires de traitement des signalements, former son personnel et prévenir toute forme de représailles contre les lanceurs d’alerte. Le périmètre s’applique à toutes les parties prenantes internes (dirigeants, salariés, fonctions support) et, le cas échéant, aux partenaires externes. Les sanctions potentielles incluent des amendes administratives pouvant atteindre plusieurs millions d’euros, des sanctions civiles et pénales, ainsi que des sanctions de nature administrative ou de suspension d’activité. La conformité doit être assurée en temps opportun (décl…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Signalement de violations et protection des auteurs de signalement
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Signalement de violations et protection des auteurs de signalement
Interprétation opérationnelle :
Les personnes doivent pouvoir signaler toute violation du règlement et bénéficier d'une protection contre toute forme de représailles
Mots-clés : signalement violation protection auteur du signalement directive (UE) 2019/1937
Références croisées : Directive (UE) 2019/1937
Catégorie : Notification
Sujet principal : Protection des lanceurs d'alerte et signalement des violations
Domaine cybersécurité : Conformité Gestion des incidents Protection des lanceurs d'alerte
Actifs concernés : Organisation Employés Partenaires
Périmètre : Organisations établies dans l'Union européenne
Exigences clés :
  • Déclaration de violations
  • Protection contre les représailles
  • Anonymat possible
  • Délais de traitement des signalements
Gravité : 4/5
Risques juridiques, réputationnels et financiers graves en cas de non-conformité aux obligations de protection des lanceurs d'alerte
Probabilité : 3/5
Absence de procédures robustes et de culture de signalement
Détectabilité : 4/5
Les violations sont souvent dissimulées et la détection dépend d'audits ou de plaintes externes
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction juridique / conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique Conformité Ressources humaines Direction générale Employés
Délai initial : Immédiat dès la découverte du signalement
Délai récurrent : Annuel (revue de conformité)
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la réception du signalement
Délai correction : Dans les 30 jours après validation du signalement
Amende max : Non précisé (potentiellement plusieurs millions d’euros)
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions civiles Sanctions pénales Mise en demeure Suspension d'activité
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour imposer des mesures correctives et des sanctions
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un canal de signalement sécurisé
  • Procédure interne de traitement des signalements
  • Formation du personnel à la protection des lanceurs d'alerte
  • Audit régulier de conformité
Preuves attendues : Logs du canal de signalement Registres d'investigation Attestations de protection Rapports d'audit
Fréquence : Trimestrielle
Niveau détection : 2/5
La détection dépend de la mise en élévement effective des procédures et de la culture d'entreprise
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer un canal de signalement anonyme et sécurisé
  • Élaborer une procédure écrite de traitement des signalements
  • Former le personnel aux obligations de protection des lanceurs d'alerte
  • Mettre en place un suivi et un reporting des indicateurs KPI
  • Effectuer un audit de conformité annuel
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources IT pour canal sécurisé Ressources RH pour formation Expert juridique Outils de gestion des incidents
KPI : Nombre de signalements reçus Délai moyen de traitement des signalements Taux de résolution des signalements Nombre de cas de représailles identifiées Score de conformité aux exigences de la directive
AI_Act-§09-article88
Résumé : L’article impose à la Commission européenne le pouvoir exclusif de surveiller et contrôler le respect des obligations du chapitre V relatives aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général, en délégant l’exécution au Bureau de l’IA. Les autorités de surveillance du marché peuvent solliciter l’intervention de la Commission lorsque cela est nécessaire et proportionné. Cette disposition traduit un devoir de moyens de la part des fournisseurs, qui doivent mettre en place des mécanismes de suivi, de documentation et de réponse aux exigences de la Commission, sous peine de sanctions administratives, d’injonctions et de restrictions de marché. Le texte s’appuie sur les garanties procédurales de l’article 94 et sur l’article 75 §3, soulignant l’importance de la proportionnalité et de la coopération entre les acteurs du marché et l’autorité de contrôle.
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Contrôle de l’exécution des obligations incombant aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. La Commission dispose de pouvoirs exclusifs pour surveiller et contrôler le respect du chapitre V, en tenant compte des garanties procédurales prévues à l’article 94. La Commission confie l’exécution de ces tâches au Bureau de l’IA, sans préjudice des pouvoirs d’organisation dont elle dispose ainsi que de la répartition des compétences entre les États membres et l’Union fondée sur les traités. 2. Sans préjudice de l’article 75, paragraphe 3, les autorités de surveillance du marché peuvent demander à la Commission d’exercer les pouvoirs prévus dans la présente section, lorsque cela est nécessaire et proportionné pour contribuer à l’accomplissement des tâches qui leur incombent en vertu du présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
La Commission possède un mandat exclusif de supervision du respect des obligations du chapitre V et confie cette mission au Bureau de l’IA, tout en conservant ses propres compétences organisationnelles et les garanties procédurales de l’article 94. Les autorités de surveillance du marché peuvent, quant à elles, demander à la Commission d’intervenir lorsqu’il est jugé nécessaire et proportionné pour assurer leurs missions.
Mots-clés : Commission Bureau de l’IA surveillance contrôle obligations garanties procédurales article 94 autorités de surveillance marché proportionnalité
Références croisées : article 75 parag 3 article 94
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Contrôle de l’exécution des obligations des fournisseurs de modèles d’IA
Domaine cybersécurité : IA Sécurité Conformité
Actifs concernés : fournisseurs de modèles d'IA à usage général
Périmètre : Obligations de surveillance et de contrôle imposées aux fournisseurs de modèles d'IA à usage général au niveau de l’Union européenne, en application du chapitre V du Règlement sur l’IA.
Exigences clés :
  • Pouvoirs exclusifs de la Commission pour surveiller le respect du chapitre V
  • Délegation de l'exécution au Bureau de l’IA
  • Garanties procédurales de l’article 94
  • Possibilité pour les autorités de marché de solliciter l’intervention de la Commission
Gravité : 4/5
Non-respect entraînerait des contrôles, des sanctions financières, des restrictions de marché et des dommages à la réputation des fournisseurs.
Probabilité : 3/5
Les fournisseurs doivent mettre en place des mécanismes de surveillance; l’absence de processus adéquat ou le non-respect des procédures de la Commission peut survenir.
Détectabilité : 3/5
La surveillance par la Commission et le Bureau de l’IA rend la non-conformité observable, mais nécessite des audits pour détecter les manquements internes.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Bureau de l’IA autorités de surveillance du marché fournisseurs de modèles d'IA états membres
Délai initial : Dès la mise en œuvre du règlement
Délai récurrent : Continu
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Immédiat
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Restriction de mise sur le marché Sanctions administratives Mesures de correction obligatoires Pouvoirs d’injonction
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour imposer des mesures correctives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un dispositif de suivi de conformité
  • Audit interne des modèles d'IA
  • Documentation des processus de surveillance
  • Formation du personnel aux exigences du chapitre V
Preuves attendues : Rapports d’audit Registres de surveillance Attestations de conformité Preuves de formation
Fréquence : Périodique (au moins annuelle)
Niveau détection : 2/5
La surveillance par la Commission et le Bureau rend la non-conformité observable, mais nécessite des audits formels pour une détection fiable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir clairement les procédures de surveillance
  • Mettre en place le Bureau de l’IA avec les ressources adéquates
  • Former les équipes de conformité aux exigences du chapitre V
  • Établir des indicateurs de suivi et de reporting
  • Préparer des procédures de notification d’incidents
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Outils d’audit et de monitoring Expertise IA Support juridique
KPI : Taux de conformité des rapports de surveillance Délais de traitement des demandes d’autorité Nombre d’incidents détectés et corrigés Disponibilité du Bureau de l’IA
AI_Act-§09-article89
Résumé : L’article impose au Bureau de l’IA de prendre toutes les mesures nécessaires pour contrôler la mise en œuvre et le respect effectif du règlement par les fournisseurs de modèles d’IA à usage général, notamment en veillant à leur adhésion à des codes de bonne pratique approuvés. Il prévoit également que les fournisseurs en aval peuvent déposer une réclamation motivée, précisant le contact du fournisseur concerné, les faits et les dispositions violated. Aucun délai précis n’est indiqué, mais la mise en œuvre doit être effective rapidement pour garantir la conformité. Le risque inhérent est élevé (score 24) en raison d’un impact potentiel important sur la confiance du public, la réputation et la conformité juridique, d’une probabilité modérée de non‑conformité et d’une détectabilité modérée grâce aux mécanismes de contrôle et de réclamation. Les sanctions prévues ne sont pas détaillées dans le texte, mais l’absence de conformité expose les acteurs à des amendes, à des sanctions administra…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation de contrôle et de recours en cas de non-conformité des fournisseurs de modèles d'IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le Bureau de l’IA peut prendre les mesures nécessaires pour contrôler la mise en œuvre et le respect effectifs du présent règlement par les fournisseurs de modèles d’IA à usage général, y compris leur adhésion à des codes de bonne pratique approuvés. Les fournisseurs en aval ont le droit d’introduire une réclamation pour violation du présent règlement. La réclamation est dûment motivée et indique au moins: a) le point de contact du fournisseur du modèle d’IA à usage général concerné; b) une description des faits pertinents, les dispositions concernées du présent règlement et la raison pour laquelle le fournisseur en aval considère que le fournisseur du modèle d’IA à usage général concerné a enfreint le présent règlement; c) toute autre information que le fournisseur en aval qui a envoyé la demande juge pertinente, y compris, le cas échéant, les informations recueillies de sa propre initiative.
Interprétation opérationnelle :
Le Bureau de l’IA doit mettre en place des actions de contrôle (audit, vérification, adoption de codes de bonne pratique) pour assurer la conformité des fournisseurs de modèles d’IA à usage général. Les fournisseurs en aval peuvent, s’ils constatent une violation, déposer une réclamation détaillée auprès du Bureau, précisant le contact du fournisseur concerné et les faits.
Mots-clés : contrôle mise en œuvre respect codes de bonne pratique réclamation fournisseur modèle d'IA conformité
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Contrôle de la conformité des fournisseurs de modèles d'IA
Domaine cybersécurité : IA sécurité des systèmes conformité réglementaire
Actifs concernés : modèles d'IA fournisseurs processus de mise en conformité
Périmètre : Tous les fournisseurs de modèles d'IA à usage général offrant leurs services dans le cadre du présent règlement
Exigences clés :
  • Adhésion à des codes de bonne pratique approuvés
  • Mise en place de mesures de contrôle par le Bureau de l’IA
  • Possibilité pour les fournisseurs en aval de déposer une réclamation motivée
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la confiance du public, sanctions administratives, risques juridiques et opérationnels importants.
Probabilité : 3/5
Les fournisseurs peuvent ne pas adopter les codes de bonne pratique ou ne pas être contrôlés efficacement, surtout si le Bureau manque de ressources.
Détectabilité : 2/5
La mise en œuvre des contrôles et la possibilité de déposer une réclamation rendent la non-conformité détectable, surtout via audits ou signalements.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Bureau de l’IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Bureau de l’IA fournisseurs de modèles d'IA à usage général fournisseurs en aval autorités de régulation public
Délai initial : Non précisé dans l'article
Délai récurrent : Non précisé
Notification incident : Non précisé
Délai correction : Non précisé
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Bureau de l’IA
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Adoption de codes de bonne pratique approuvés
  • Contrôles de mise en œuvre par le Bureau de l’IA
  • Mécanisme de réclamation des fournisseurs en aval
Preuves attendues : Rapports d'audit Attestations d'adhésion aux codes de bonne pratique Dossiers de réclamation Preuves de conformité
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an)
Niveau détection : 2/5
La détection est facilitée par le mécanisme de réclamation et les contrôles du Bureau, mais dépend de la proactivité des audits.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer un dispositif de contrôle interne
  • Mettre en place des codes de bonne pratique
  • Former les équipes de conformité
  • Instituer un processus de gestion des réclamations
  • Effectuer des audits réguliers
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Outils d’audit Ressources juridiques Formation
KPI : Taux de conformité aux codes de bonne pratique Nombre de réclamations traitées Délai moyen de traitement des incidents Résultats des audits de conformité
AI_Act-§09-article90
Résumé : L’article définit une procédure d’alerte qualifiée pour les risques systémiques liés aux modèles d’intelligence artificielle à usage général dans l’Union européenne. Un groupe scientifique peut, dès qu’il suspecte un risque concret identifiable au niveau de l’UE ou que le modèle satisfait aux conditions de l’article 51, adresser une alerte motivée au Bureau de l’IA. L’alerte doit contenir le contact du fournisseur du modèle, une description factuelle des faits et les motifs de l’alerte, ainsi que toute information supplémentaire jugée pertinente. Après réception, la Commission, via le Bureau de l’IA et après avoir informé le Comité IA, exerce les pouvoirs d’évaluation prévus aux articles 91‑94. La qualification juridique de cette obligation est secondaire et repose sur un devoir de moyens. Le risque inhérent est classé comme élevé (score 48), avec gravité 4, probabilité 3 et détectabilité 4, correspondant à une couleur orange. Aucun montant d’amende n’est spécifié, mais la Commission …
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Alerte qualifiée de risques systémiques liée aux modèles d'IA à usage général
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le groupe scientifique peut adresser une alerte qualifiée au Bureau de l’IA lorsqu’il a des raisons de soupçonner: a) qu’un modèle d’IA à usage général présente un risque concret identifiable au niveau de l’Union; ou b) qu’un modèle d’IA à usage général satisfait aux conditions visées à l’article 51. L’alerte qualifiée est dûment motivée et indique au moins: a) le point de contact du fournisseur du modèle d’IA à usage général concerné présentant un risque systémique; b) une description des faits pertinents et les motifs de l’alerte donnée par le groupe scientifique; c) toute autre information que le groupe scientifique juge pertinente, y compris, le cas échéant, les informations recueillies de sa propre initiative.
Interprétation opérationnelle :
Le groupe scientifique doit, dès qu’il détecte un risque potentiel ou que le modèle remplit les critères de l’article 51, transmettre au Bureau de l’IA une alerte motivée contenant les coordonnées du fournisseur, une description factuelle des risques et toute information supplémentaire pertinente.
Mots-clés : Alerte qualifiée Risque systémique Modèle d'IA à usage général Article 51 Bureau de l’IA Commission Motivation Contact fournisseur
Références croisées : Article 51 Articles 91-94
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Alerte de risque systémique des modèles d'IA
Domaine cybersécurité : IA Risque systémique Conformité IA
Actifs concernés : Modèles d'IA à usage général
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Transmission d'une alerte motivée
  • Inclusion du contact du fournisseur
  • Description des faits et motifs
  • Inclusion d'informations supplémentaires pertinentes
Gravité : 4/5
Un risque systémique peut affecter l'ensemble de l'Union, avec des conséquences sociales, économiques et sécuritaires majeures.
Probabilité : 3/5
La détection et la déclaration dépendent de la vigilance des groupes scientifiques et de la disponibilité d'informations, ce qui n'est pas garanti.
Détectabilité : 4/5
L'alerte nécessite une motivation précise et des informations spécifiques, ce qui rend la détection sans audit difficile.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Groupe scientifique Bureau de l’IA Commission Comité IA Fournisseur du modèle d'IA
Délai initial : Immédiat (dès suspicion)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après évaluation du Comité IA
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Procédure interne de réception et traitement des alertes qualifiées
  • Canal de communication sécurisé avec le Bureau de l’IA
  • Formation des groupes scientifiques et des fournisseurs
  • Évaluation périodique par le Comité IA
  • Mise en place d’indicateurs de suivi
Preuves attendues : Document d'alerte motivée Coordonnées du fournisseur Analyse de risque et justification Registre des alertes
Fréquence : Continu (en temps réel)
Niveau détection : 2/5
Le processus d'alerte est conçu pour être rapidement identifié grâce aux rapports du groupe scientifique et à la notification au Bureau de l’IA.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure formalisée de réception, enregistrement et traitement des alertes qualifiées
  • Former les acteurs (groupes scientifiques, fournisseurs, équipes internes) aux exigences de motivation et de contenu
  • Mettre en place un canal de communication sécurisé et traçable avec le Bureau de l’IA
  • Définir des critères d’évaluation et de réponse du Comité IA
  • Instaurer un suivi et un reporting réguliers des alertes et des actions correctives
  • Évaluer périodiquement l’efficacité du dispositif et ajuster les exigences
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (juridiques, conformité, IA) Infrastructure de communication sécurisée Outils de gestion de risques et de suivi Programme de formation
KPI : Temps moyen de traitement d’une alerte qualifiée Taux de conformité des alertes (alertes complètes reçues) Nombre d’alertes traitées par trimestre Évaluation de l’efficacité du Comité IA
AI_Act-§09-article91
Résumé : L’article confère à la Commission le pouvoir de solliciter, auprès du fournisseur d’un modèle d’IA à usage général, la production de la documentation prévue aux articles 53 et 55 ou toute information complémentaire nécessaire à l’évaluation de la conformité du fournisseur. Il impose ainsi un devoir de moyens au fournisseur, qui doit disposer d’une documentation claire, être capable de répondre à toute demande précise, motivée et proportionnée, et ce dans un délai fixé, sous peine d’amende prévue à l’article 101. Le texte s’applique aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général, aux entités morales ou aux personnes habilitées à les représenter, et il implique une responsabilité juridique et opérationnelle forte, avec des exigences de transparence, d’exactitude et de traçabilité. La mise en œuvre requiert des procédures internes de gestion des demandes, une documentation à jour et des contrôles de conformité, tout en prévoyant des sanctions administratives et la possibilité d’injonct…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur du modèle d'IA doit fournir toute documentation et information demandée.
Intitulé : Pouvoir de demande de documentation et d'informations
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission peut demander au fournisseur du modèle d’IA à usage général concerné de fournir la documentation établie par le fournisseur conformément aux articles 53 et 55, ou toute information supplémentaire nécessaire pour évaluer la conformité du fournisseur avec le présent règlement. Avant d’envoyer la demande d’informations, le Bureau de l’IA peut entamer un dialogue structuré avec le fournisseur. Sur demande dûment motivée du groupe scientifique, la Commission peut adresser une demande d’informations au fournisseur d’un modèle d’IA à usage général lorsque l’accès à ces informations est nécessaire et proportionné pour l’accomplissement des tâches du groupe scientifique au titre de l’article 68, paragraphe 2. La demande d’informations mentionne la base juridique et l’objet de la demande, précise quelles informations sont requises, fixe un délai dans lequel les informations doivent être fournies, et indique les amendes prévues à l’article 101 en cas de fourniture d’informations inexactes, incomplètes ou trompeuses. Le fournisseur, ou son représentant légal, doit fournir les informations demandées ; les personnes autorisées à le représenter le font pour le compte du fournisseur, et les clients restent pleinement responsables si les informations sont incomplètes, inexactes ou trompeuses.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit mettre à disposition une documentation technique conforme et être prêt à répondre à toute demande d’information précise, motivée et proportionnée, dans un délai fixé, en garantissant l’exactitude et la complétude des données.
Mots-clés : Commission demande d'information documentation conformité amende article 101
Références croisées : Article 53 Article 55 Article 68 paragraphe 2 Article 101
Catégorie : Technique
Sujet principal : Demande de documentation et d'informations
Domaine cybersécurité : Conformité réglementaire Gestion des données Sécurité de l'information
Actifs concernés : Modèle d'IA à usage général Documentation technique Informations internes du fournisseur
Périmètre : Réglementation européenne sur l'IA (AI Act)
Exigences clés :
  • Obligation de fournir documentation
  • Obligation de répondre à toute information demandée
  • Délais définis
  • Exactitude et complétude des informations
Gravité : 4/5
Impact potentiel élevé (sanctions financières, perte de conformité, atteinte à la réputation)
Probabilité : 3/5
Le fournisseur peut ne pas être prêt ou ne pas disposer de la documentation, mais l’obligation est clairement définie
Détectabilité : 4/5
La non-conformité peut rester cachée si le fournisseur ne fournit pas d’informations ou les dissimule
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Fournisseur de modèle d'IA Groupe scientifique Utilisateurs finaux Autorités de régulation
Délai initial : Délai fixé par la Commission, généralement raisonnable (ex. 15 jours)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : À fournir dans les meilleurs délais après mise en demeure, selon les exigences de l’article 101
Amende max : Non spécifié (article 101)
Autres sanctions : Sanction administrative
Autorité contrôle : Commission
Pouvoir injonction : Non
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise à disposition d'une documentation technique à jour
  • Processus interne de gestion des demandes d'information
  • Contrôle de la conformité des réponses
  • Tenue d'un registre des échanges
Preuves attendues : Copies de la documentation fournie Registre des demandes et réponses Attestations de conformité
Fréquence : À chaque demande (ad hoc)
Niveau détection : 3/5
La détection dépend de la transparence du fournisseur et de la traçabilité des échanges
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un catalogue de documentation conforme
  • Mettre en place un workflow de gestion des demandes
  • Former le personnel aux exigences de réponse
  • Auditer régulièrement la conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Responsable conformité Outils de gestion documentaire Formation du personnel
KPI : Taux de réponses dans le délai imparti Exactitude des informations fournies Nombre de non-conformités détectées
AI_Act-§09-article92
Résumé : L’article précise les pouvoirs du Bureau de l’IA et de la Commission pour évaluer et contrôler les modèles d’IA à usage général. Le Bureau, après consultation du Comité IA, peut procéder à des évaluations afin de vérifier le respect des obligations du fournisseur lorsque les informations internes (article 91) sont insuffisantes, ou pour enquêter sur des risques systémiques de l’Union suite à une alerte scientifique qualifiée (article 90). La Commission peut désigner des experts indépendants conformes aux critères de l’article 68, demander l’accès au modèle via API ou tout autre moyen technique, et fixer dans la demande la base juridique, l’objet, les motifs et le délai d’accès, sous peine d’amendes prévues à l’article 101. Les fournisseurs ou leurs représentants autorisés doivent accorder cet accès. Le risque inhérent est élevé (score 60) : gravité 5 (impact systémique), probabilité 3 (risque de non‑conformité) et détectabilité 4 (difficile à détecter sans audit). La responsabilité re…
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Fournir accès au modèle d'IA et informations sur demande de la Commission
Intitulé : Pouvoirs d’évaluation du Bureau de l’IA et de la Commission concernant les modèles d’IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Le Bureau de l’IA, après consultation du Comité IA, peut procéder à des évaluations du modèle d’IA à usage général concerné: a) pour évaluer le respect, par le fournisseur, des obligations prévues par le présent règlement, lorsque les informations recueillies en vertu de l’article 91 sont insuffisantes; ou b) pour enquêter sur les risques systémiques, au niveau de l’Union, des modèles d’IA à usage général présentant un risque systémique, en particulier à la suite d’une alerte qualifiée du groupe scientifique conformément à l’article 90, paragraphe 1, point a).
Interprétation opérationnelle :
Le Bureau de l’IA peut demander et conduire des évaluations des modèles d’IA à usage général pour vérifier la conformité du fournisseur ou pour investiguer des risques systémiques de l’Union après une alerte scientifique. La Commission peut désigner des experts indépendants, demander l’accès au modèle via API ou tout autre moyen technique, préciser la base juridique, l’objet, les motifs et le délai, et sanctionner le non‑fourniture selon l’article 101. Les fournisseurs (ou leurs représentants) doivent accorder l’accès demandé.
Mots-clés : Bureau de l'IA Commission évaluation modèle d'IA à usage général obligations risques systémiques experts indépendants accès au modèle API délais amendes
Références croisées : article 91 article 90 article 68 article 98
Catégorie : Technique
Sujet principal : Évaluation et contrôle des modèles d'IA à usage général
Domaine cybersécurité : Évaluation de conformité Gestion des risques systémiques Sécurité de l'IA
Actifs concernés : modèle d'IA à usage général
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Évaluation du respect des obligations du fournisseur
  • Enquête sur les risques systémiques
  • Demande d'accès via API ou moyens techniques
  • Fixation de délais et sanctions en cas de non‑fourniture
  • Nomination d'experts indépendants conformes aux critères de l'article 68
Gravité : 5/5
Un manquement pourrait entraîner des risques systémiques majeurs pour l’ensemble de l’Union, affectant la sécurité, la confiance et le fonctionnement du marché de l’IA.
Probabilité : 3/5
La mise en œuvre dépend de la coopération du fournisseur, mais les exigences légales et les sanctions réduisent la probabilité de non‑conformité.
Détectabilité : 4/5
Les manquements (absence d’accès, refus de coopération) sont généralement découverts uniquement lors d’une enquête ou d’un audit, ce qui rend la détection difficile.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Bureau de l’IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Bureau de l'IA Commission européenne Fournisseurs de modèles d'IA Experts indépendants Groupe scientifique Autorités nationales de protection des données
Délai initial : Le délai d’accès est fixé dans la demande et doit être respecté par le fournisseur sans délai supplémentaire.
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Injonction de fournir l'accès Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Obligation d'injonction de fournir l'accès au modèle d'IA à usage général
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures internes d’évaluation et de documentation
  • Gestion des accès aux modèles via API sécurisée
  • Nomination d’experts indépendants conformes aux critères
  • Formation du personnel aux exigences de conformité
  • Audit régulier des évaluations réalisées
Preuves attendues : Rapports d’évaluation Logs d’accès API Documentation des mesures d’atténuation des risques systémiques Certificats d’expert indépendant
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque alerte de risque systémique
Niveau détection : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit approfondi, les indicateurs de conformité ne sont pas toujours visibles.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure interne d’évaluation du modèle d’IA
  • Définir les critères d’accès et les délais de réponse
  • Nommer des experts indépendants conformes aux exigences de l’article 68
  • Mettre en place un mécanisme de suivi des demandes d’accès et des réponses
  • Former les équipes concernées aux obligations de l’IA
  • Documenter les évaluations et les preuves de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts IA Outils de gestion d’API Plateforme de documentation Formation
KPI : Temps moyen de réponse à une demande d’accès Nombre d’évaluations réalisées par trimestre Taux de conformité des procédures internes Existence de rapports d’experts indépendants
AI_Act-§09-article93
Résumé : L’article 92 confère à la Commission le pouvoir de demander, à tout moment et de façon motivée, aux fournisseurs de modèles d’intelligence artificielle à usage général de prendre les mesures nécessaires pour se conformer aux obligations prévues aux articles 53 et 54, d’instaurer des mesures d’atténuation en cas de risque systémique identifié, ou de restreindre, retirer ou rappeler le modèle du marché. Avant toute mesure coercitive, la Commission doit engager un dialogue structuré avec le fournisseur. Si le fournisseur s’engage à mettre en œuvre les mesures d’atténuation, la Commission peut rendre ces engagements contraignants par décision, éliminant ainsi la nécessité d’intervention supplémentaire. L’obligation principale incombe au fournisseur : il doit agir rapidement pour se conformer, documenter ses actions et être prêt à subir des contrôles. Le périmètre s’applique à tous les fournisseurs de modèles d’IA à usage général commercialisés dans l’Union européenne. Les sanctions potent…
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : La Commission peut demander au fournisseur de prendre les mesures de conformité ou d’atténuation nécessaires.
Intitulé : Pouvoir de demander des mesures
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Pouvoir de demander des mesures 1. Lorsque cela est nécessaire et approprié, la Commission peut demander aux fournisseurs: a) | de prendre les mesures appropriées pour se conformer aux obligations énoncées à aux articles 53 et 54; b) | de mettre en œuvre des mesures d’atténuation, lorsque l’évaluation effectuée conformément à l’article 92 a suscité des préoccupations sérieuses et fondées quant à un risque systémique au niveau de l’Union; c) | de restreindre la mise à disposition du modèle sur le marché, de le retirer ou de le rappeler. 2. Avant qu’une mesure ne soit demandée, le Bureau de l’IA peut entamer un dialogue structuré avec le fournisseur du modèle d’IA à usage général. 3. Si, au cours du dialogue structuré visé au paragraphe 2, le fournisseur du modèle d’IA à usage général présentant un risque systémique s’engage à mettre en œuvre des mesures d’atténuation pour faire face à un risque systémique au niveau de l’Union, la Commission peut, par une décision, rendre ces engagements contraignants et déclarer qu’il n’y a plus lieu d’agir.
Interprétation opérationnelle :
La Commission peut exiger du fournisseur de modèle d'IA à usage général de prendre les mesures nécessaires pour se conformer aux obligations légales, mettre en place des mesures d’atténuation en cas de risque systémique, ou restreindre/retirer le modèle du marché, après un dialogue préalable.
Mots-clés : Commission fournisseur modèle d'IA mesures risque systémique atténuation restriction retrait dialogue structuré engagement contraignant
Références croisées : article 53 article 54 article 92
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Pouvoir de la Commission de demander des mesures de conformité et d’atténuation aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général
Domaine cybersécurité : Sécurité du modèle Gestion des risques systémiques Conformité réglementaire
Actifs concernés : modèle d'IA à usage général fournisseur du modèle
Périmètre : Tous les fournisseurs de modèles d'IA à usage général sur le marché de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Demande de mesures de conformité
  • Mise en œuvre de mesures d’atténuation
  • Dialogue structuré préalable
  • Possibilité de restriction ou retrait du modèle
  • Déclaration de décision contraignante
Gravité : 4/5
Un non‑conformité pourrait engendrer un risque systémique affectant l’ensemble de l’Union, avec des conséquences économiques, sociales et sécuritaires majeures.
Probabilité : 3/5
Le risque est modéré : la Commission dispose d’un pouvoir de demande, mais le dialogue préalable et les exigences de conformité réduisent la probabilité de manquement.
Détectabilité : 4/5
Le risque systémique est difficile à détecter sans audits approfondis ; il nécessite souvent une évaluation spécialisée ou une incident.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Fournisseurs de modèles d'IA Bureau de l'IA Autorités nationales
Délai initial : Immédiat
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Restriction de la mise à disposition du modèle Retrait du modèle Rappel du modèle Obligation de mise en conformité Sanctions administratives
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction à prendre des mesures de conformité ou d’atténuation
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Processus interne de gestion des demandes de la Commission
  • Évaluation d'impact sur les risques systémiques
  • Dialogue structuré avec la Commission
  • Mise en place de mesures d’atténuation
  • Surveillance continue du modèle
Preuves attendues : Documentation des mesures prises Rapports d’évaluation de risque Traces du dialogue avec la Commission Attestations de conformité
Fréquence : À la demande / ponctuelle
Niveau détection : 4/5
Le risque systémique est difficile à détecter sans audits approfondis, mais les exigences de dialogue et de reporting facilitent la détection.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un processus interne de gestion des demandes de la Commission
  • Mettre en place une évaluation continue des risques systémiques
  • Préparer des réponses rapides et des preuves documentées
  • Former le personnel aux exigences de l’AI Act
  • Instaurer un dialogue continu avec la Commission
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Experts en IA et risques systémiques Outils de suivi et de reporting Temps de gestion des demandes
KPI : Temps de réponse à la Commission Nombre de mesures d’atténuation mises en œuvre Taux de conformité aux exigences Incidents de non‑conformité
AI_Act-§09-article94
Résumé : L’article 18 du règlement (UE) 2019/1020, appliqué mutatis mutandis aux fournisseurs de modèles d’intelligence artificielle à usage général, impose le respect des droits procéduraux des opérateurs économiques. Il s’agit d’une obligation de moyen, à charge des fournisseurs, de garantir que les droits des opérateurs – notamment la possibilité de demander des explications, de contester les décisions automatisées et d’accéder à leurs données – sont effectivement respectés, sans préjudice de droits plus spécifiques prévus par le règlement. Le périmètre s’étend à tous les fournisseurs de modèles d’IA déployés dans l’UE, qu’ils soient fournisseurs de services ou de produits. Le non‑respect expose les acteurs à des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à des amendes substantielles, à des injonctions de mise en conformité et à des recours judiciaires. La détection des manquements est difficile, nécessitant des audits réguliers et une documentation rigoureuse. Les mesures recommandées c…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Appliquer mutatis mutandis les droits procéduraux de l'article 18 du règlement (UE) 2019/1020.
Intitulé : Droits procéduraux des opérateurs économiques du modèle d’IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Droits procéduraux des opérateurs économiques du modèle d’IA à usage général. L’article 18 du règlement (UE) 2019/1020 s’applique mutatis mutandis aux fournisseurs du modèle d’IA à usage général, sans préjudice des droits procéduraux plus spécifiques prévus par le présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs de modèles d'IA à usage général doivent appliquer l'article 18 du règlement (UE) 2019/1020 et garantir le respect des droits procéduraux des opérateurs économiques, sans porter atteinte à d'autres droits spécifiques prévus par le règlement.
Mots-clés : droits procéduraux opérateurs économiques modèle d'IA usage général article 18 règlement (UE) 2019/1020
Références croisées : règlement (UE) 2019/1020
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Respect des droits procéduraux des opérateurs économiques
Domaine cybersécurité : Autre
Actifs concernés : fournisseurs de modèles d'IA à usage général opérateurs économiques
Périmètre : Tous les fournisseurs de modèles d'IA à usage général sur le territoire de l'UE
Exigences clés :
  • Appliquer mutatis mutandis l'article 18 du règlement (UE) 2019/1020
  • Respect des droits procéduraux des opérateurs économiques
  • Ne pas porter préjudice à d'autres droits procéduraux
Gravité : 3/5
Un non-respect peut entraîner des sanctions administratives, des litiges et une atteinte à la réputation, avec un impact modéré à élevé selon le secteur.
Probabilité : 2/5
Le cadre réglementaire est relativement clair, mais la mise en œuvre pratique peut varier, rendant la non-conformité possible mais pas très fréquente.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont souvent décelés uniquement lors d’audits ou de plaintes, ce qui rend la détection difficile sans examen juridique approfondi.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable conformité / DPO
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs de modèles d'IA Opérateurs économiques Autorités de protection des données Clients/utilisateurs
Délai initial : Dès la mise en service du modèle d'IA (immédiat)
Délai récurrent : Continu, aucune échéance fixe
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après détection du manquement
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) de l'UE
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures internes de respect des droits
  • Audit externe périodique des droits procéduraux
  • Documentation des processus de conformité
Preuves attendues : Registres de conformité Rapports d’audit Politiques de droits procéduraux
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans examen juridique détaillé
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les droits procéduraux applicables
  • Intégrer les exigences de l'article 18 dans les processus internes
  • Former le personnel aux droits des opérateurs
  • Mettre en place un dispositif de suivi et de reporting
  • Effectuer un audit de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Consultant conformité Outils de gestion documentaire
KPI : Pourcentage de droits respectés Temps moyen de traitement des demandes d'opérateurs Résultats d’audit de conformité
AI_Act-§10-article95
Résumé : L’article incite le Bureau de l’IA et les États membres à encourager et faciliter l’élaboration de codes de conduite volontaires destinés aux systèmes d’IA non classés comme à haut risque. Ces codes doivent couvrir les exigences du chapitre III, section 2, en intégrant les lignes directrices d’éthique de l’Union, la réduction de l’impact environnemental, la promotion de la maîtrise de l’IA, une conception inclusive et diversifiée, ainsi que l’évaluation des effets sur les groupes vulnérables (accessibilité, égalité de genre). Le périmètre s’applique à tous les fournisseurs et déployeurs d’IA hors haute risk, y compris les PME. Aucun devoir légal obligatoire n’est imposé ; l’obligation repose sur une « devoir de moyens » du Bureau et des États, qui doivent fournir les moyens d’élaboration et de suivi. Le risque inhérent est modéré (gravité 3 × probabilité 2 × détectabilité 4 = 24), classé comme « Moyen » (jaune). Les sanctions potentielles restent nulles, les autorités de contrôle étan…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Codes de conduite pour l’application volontaire de certaines exigences
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le Bureau de l’IA et les États membres encouragent et facilitent l’élaboration de codes de conduite, contenant des mécanismes de gouvernance connexes, destinés à favoriser l’application volontaire, aux systèmes d’IA autres que les systèmes d’IA à haut risque, de tout ou partie des exigences énoncées au chapitre III, section 2, en tenant compte des solutions techniques disponibles et des bonnes pratiques du secteur permettant l’application de ces exigences.
Interprétation opérationnelle :
Les acteurs doivent développer ou adopter volontairement des codes de conduite qui intègrent les exigences du chapitre III.2, en s’appuyant sur des solutions techniques disponibles et les bonnes pratiques du secteur, afin de démontrer le respect des principes éthiques, de la durabilité, de la maîtrise, de l’inclusion et de la protection des groupes vulnérables.
Mots-clés : code de conduite exigences IA application volontaire Bureau de l’IA États membres solutions techniques bonnes pratiques éthique IA durabilité environnementale maîtrise IA inclusion groupes vulnérables PME
Références croisées : Chapitre III, section 2 du règlement IA Lignes directrices d’éthique pour une IA digne de confiance Exigences IA à haut risque
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Élaboration et application volontaire de codes de conduite pour les systèmes d’IA
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire Responsabilité sociétale
Actifs concernés : Systèmes d’IA (non à haut risque)
Périmètre : Tous les systèmes d’IA autres que les systèmes d’IA à haut risque
Exigences clés :
  • Intégration des exigences du chapitre III.2
  • Prise en compte des lignes directrices d’éthique
  • Évaluation et réduction de l’impact environnemental
  • Promotion de la maîtrise de l’IA
  • Conception inclusive et diversifiée
  • Évaluation de l’impact sur les groupes vulnérables
Gravité : 3/5
Absence de code de conduite volontaire peut entraîner un manque de cohérence éthique et de conformité, mais n’est pas immédiatement critique car non obligatoire.
Probabilité : 2/5
Les acteurs sont incités à adopter volontairement; le risque de non‑conformité est modéré.
Détectabilité : 4/5
L’absence de code de conduite n’est pas directement observable; elle nécessite un audit ou une revue documentaire.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Bureau de l’IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Bureau de l’IA États membres Fournisseurs d’IA Déployeurs PME Société civile Université
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : 0 €
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Bureau de l’IA
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif
Contrôles suggérés :
  • Élaboration de codes de conduite volontaires
  • Mise en place de mécanismes de gouvernance
  • Suivi des indicateurs de performance
Preuves attendues : Documentation du code de conduite Rapports d’application Attestations de conformité
Fréquence : Ad hoc
Niveau détection : 5/5
L’absence de code de conduite ne se détecte que par examen de la documentation ou audit.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un code de conduite aligné sur le chapitre III.2
  • Intégrer les indicateurs de performance définis
  • Former les équipes IA à la maîtrise et à l’inclusion
  • Mettre en place un suivi périodique des engagements
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique Compétences techniques Ressources de formation Outils de suivi
KPI : Nombre de codes de conduite adoptés Taux de conformité aux exigences Réduction de l’impact environnemental Diversité des équipes de développement
AI_Act-§10-article96
Résumé : L'article 1er des lignes directrices de la Commission fixe l'obligation de produire des guides pratiques pour mettre en œuvre le règlement sur l'IA. Il précise que la Commission doit détailler l'application des exigences et obligations des articles 8 à 15 et 25, interdire les pratiques prohibées (article 5), gérer les modifications substantielles, assurer la transparence (article 50), expliciter la relation avec la législation d'harmonisation de l'UE (annexe I) et la définition du système d'IA (article 3, point 1). Il insiste sur la prise en compte des besoins des PME, des pouvoirs publics locaux et des secteurs à risque, et sur le respect de l'état de la technique et des normes harmonisées. Les lignes directrices sont mises à jour sur demande ou initiative. Aucun délai ni sanction explicite n'est indiqué dans le texte.
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Lignes directrices de la Commission sur la mise en œuvre du présent règlement
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission élabore des lignes directrices sur la mise en œuvre pratique du présent règlement, et en particulier sur l’application des exigences et obligations visées aux articles 8 à 15 et à l’article 25, les pratiques interdites visées à l’article 5, la mise en œuvre pratique des dispositions relatives aux modifications substantielles, la mise en œuvre pratique des obligations de transparence prévues à l’article 50, des informations détaillées sur la relation entre le présent règlement et la législation d’harmonisation de l’Union (annexe I) ainsi que d’autres actes législatifs pertinents de l’Union, y compris en ce qui concerne la cohérence de leur application, et l’application de la définition d’un système d’IA telle qu’elle figure à l’article 3, point 1).
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit créer des guides pratiques détaillant comment appliquer les exigences légales (articles 8‑15, 25), interdire les pratiques prohibées (article 5), gérer les modifications substantielles, assurer la transparence (article 50), expliquer la cohérence avec la législation d’harmonisation de l’UE et définir clairement le concept d’IA, tout en tenant compte des besoins spécifiques des PME, des pouvoirs publics locaux et des secteurs à risque.
Mots-clés : lignes directrices mise en œuvre exigences obligations pratiques interdites modifications substantielles transparence harmonisation législative définition IA PME mise à jour normes harmonisées
Références croisées : article 8 article 15 article 25 article 5 article 50 article 3 article 40 article 41 annexe I réglementation IA
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en œuvre des lignes directrices du règlement sur l'IA
Domaine cybersécurité : IA conformité réglementaire normes harmonisées
Actifs concernés : systèmes d'IA entreprises PME autorités publiques
Périmètre : Tous les acteurs déployant des systèmes d'IA soumis au règlement
Exigences clés :
  • Application des exigences 8‑15 et 25
  • Interdiction des pratiques prohibées (article 5)
  • Gestion des modifications substantielles
  • Obligations de transparence (article 50)
  • Relation avec législation d'harmonisation
  • Définition et application du concept d'IA
  • Prise en compte des besoins des PME
Gravité : 3/5
Non‑conformité aux lignes directrices peut entraîner une mauvaise application du cadre IA, exposant les acteurs à des sanctions, à des litiges et à des risques opérationnels, mais l’impact reste modéré.
Probabilité : 3/5
Les lignes directrices sont en cours d’élaboration et leur adoption dépend de la capacité de la Commission à les publier et de la réactivité des acteurs, ce qui rend la probabilité de non‑conformité modérée.
Détectabilité : 4/5
La conformité dépend de l’application effective des guidelines ; sans audit systématique il est difficile de détecter les manquements, ce qui rend la détection peu aisée.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne PME autorités nationales fournisseurs d'IA secteurs concernés
Délai initial : À la publication des lignes directrices (délai initial à définir par la Commission)
Délai récurrent : Mise à jour à la demande des États membres ou du Bureau de l’IA, ou de façon périodique selon l’initiative de la Commission
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Élaboration de lignes directrices conformes aux articles 8‑15, 25, 5, 50
  • Évaluation de la conformité aux normes harmonisées (articles 40, 41)
  • Mise à jour périodique des guidelines
  • Formation des acteurs aux exigences
  • Documentation des bonnes pratiques
Preuves attendues : Rapport d'activité de la Commission Version publiée des lignes directrices Attestations de conformité des acteurs Registre des modifications substantielles Documents de transparence
Fréquence : Périodique (annuelle) ou à la demande
Niveau détection : 3/5
La détection de la conformité nécessite des revues et audits des implémentations réelles des guidelines, ce qui est modérément difficile.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Développer un plan de mise en œuvre des lignes directrices
  • Former les équipes internes aux exigences 8‑15 et 25
  • Mettre en place des procédures de suivi de conformité
  • Assurer la prise en compte des besoins des PME
  • Planifier des revues périodiques des guidelines
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts IA Ressources de rédaction Outils de suivi
KPI : Nombre de lignes directrices publiées Taux de conformité des acteurs aux exigences Délais de mise à jour des guidelines Feedback des PME sur la pertinence des guidelines
AI_Act-§11-article97
Résumé : L’article précise les conditions dans lesquelles la Commission européenne peut adopter des actes délégués pour une durée de cinq ans à compter du 1er août 2024. Il impose à la Commission d’élaborer un rapport d’ici neuf mois avant la fin de cette période, de soumettre le projet à la consultation des experts désignés par chaque État membre, puis de notifier simultanément le Parlement européen et le Conseil. L’acte n’entre en vigueur que si aucune objection n’est formulée dans un délai de trois mois (prorogeable de trois mois), ou si les deux institutions informent la Commission de leur intention de ne pas s’exprimer. La délégation peut être révoquée à tout moment par le Parlement ou le Conseil, la décision prenant effet le jour suivant sa publication au Journal officiel ou à une date ultérieure fixée. Le texte s’inscrit dans le cadre d’une obligation de moyens, relevant d’une obligation secondaire et d’un devoir de moyens, et s’applique aux institutions de l’Union européenne. Le risque…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit adopter et notifier les actes délégués conformément aux conditions légales.
Intitulé : Delegation of power to adopt delegated acts by the Commission
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Le pouvoir d’adopter des actes délégués conféré à la Commission est soumis aux conditions fixées au présent article. 2. Le pouvoir d’adopter des actes délégués visé à l’article 6, paragraphes 6 et 7, à l’article 7, paragraphes 1 et 3, à l’article 11, paragraphe 3, à l’article 43, paragraphes 5 et 6, à l’article 47, paragraphe 5, à l’article 51, paragraphe 3, à l’article 52, paragraphe 4, et à l’article 53, paragraphes 5 et 6, est conféré à la Commission pour une durée de cinq ans à partir du 1er août 2024. La Commission élabore un rapport relatif à la délégation de pouvoir au plus tard neuf mois avant la fin de la période de cinq ans. La délégation de pouvoir est tacitement prorogée pour des périodes d’une durée identique, sauf si le Parlement européen ou le Conseil s’oppose à cette prorogation trois mois au plus tard avant la fin de chaque période. 3. La délégation de pouvoir visée à l’article 6, paragraphes 6 et 7, à l’article 7, paragraphes 1 et 3, à l’article 11, paragraphe 3, à l’article 43, paragraphes 5 et 6, à l’article 47, paragraphe 5, à l’article 51, paragraphe 3, à l’article 52, paragraphe 4, et à l’article 53, paragraphes 5 et 6, peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur. 4. Avant l’adoption d’un acte délégué, la Commission consulte les experts désignés par chaque État membre, conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016«Mieux légiférer». 5. Aussitôt qu’elle adopte un acte délégué, la Commission le notifie au Parlement européen et au Conseil simultanément. 6. Un acte délégué adopté en vertu de l’article 6, paragraphe 6 ou 7, de l’article 7, paragraphe 1 ou 3, de l’article 11, paragraphe 3, de l’article 43, paragraphe 5 ou 6, de l’article 47, paragraphe 5, de l’article 51, paragraphe 3, de l’article 52, paragraphe 4, ou de l’article 53, paragraphe 5 ou 6, n’entre en vigueur que si le Parlement européen ou le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de trois mois à compter de la notification de cet acte au Parlement européen et au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Parlement européen et le Conseil ont tous deux informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d’objections. Ce délai est prolongé de trois mois à l’initiative du Parlement européen ou du Conseil.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit adopter des actes délégués uniquement sous les conditions légales précisées, établir un rapport de suivi à neuf mois de la fin du mandat de cinq ans, consulter les experts désignés par chaque État membre avant toute adoption, notifier immédiatement le Parlement européen et le Conseil, et ne faire entrer en vigueur l’acte que si aucune objection n’est formulée dans les trois mois (ou six mois avec prolongation) suivant la notification. La délégation peut être révoquée à tout moment par le Parlement ou le Conseil, la décision étant publiée au Journal officiel ou fixée à une date ultérieure.
Mots-clés : délégation de pouvoir Commission acte délégué conditions délais consultation notification révocation prorogation objection journal officiel
Références croisées : Règlement (UE) n° 2020/... (articles 6, 7, 11, 43, 47, 51, 52, 53) Accord interinstitutionnel du 13 avril 2016 «Mieux légiférer»
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Delegation of power to adopt delegated acts
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : Commission européenne Parlement européen Conseil de l'Union européenne
Périmètre : Union européenne (UE)
Exigences clés :
  • Définition des conditions d'adoption des actes délégués
  • Durée de 5 ans et reporting à 9 mois avant la fin
  • Prolongation tacite sous réserve d'absence d'opposition
  • Possibilité de révocation à tout moment
  • Consultation des experts des États membres
  • Notification simultanée au Parlement et au Conseil
  • Entrée en vigueur conditionnée à l'absence d'objection dans 3 mois (ou 6 mois avec prolongation)
Gravité : 4/5
Impact élevé : annulation ou invalidité des actes délégués, perte d'autorité de la Commission, sanctions juridiques et politiques, atteinte à la continuité du cadre législatif de l'UE.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : la complexité des délais, la nécessité de consulter les experts et de gérer les objections rend la non-conformité plausible mais pas inévitable.
Détectabilité : 2/5
La non-conformité est détectable via des audits internes, des revues de délais et des rapports de suivi, même si elle peut rester cachée entre les contrôles périodiques.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Parlement européen Conseil de l'Union européenne États membres Experts nationaux
Délai initial : 9 mois avant la fin de la période de 5 ans
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Annulation des actes délégués Responsabilité politique Sanctions administratives
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant le Tribunal de l'UE
Contrôles suggérés :
  • Établir un calendrier de suivi des délais de 5 ans et du reporting
  • Mettre en place un processus de consultation des experts des États membres
  • Définir un mécanisme de notification au Parlement et au Conseil
  • Créer un dispositif de suivi de la prorogation tacite
  • Former les équipes juridiques et administratives aux conditions de révocation
Preuves attendues : Procès-verbaux de consultation Rapports de suivi Attestations de notification Documentation des objections
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection possible via audits internes et revues de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un calendrier de suivi des délais de 5 ans et du reporting
  • Mettre en place un processus de consultation des experts des États membres
  • Définir un mécanisme de notification au Parlement et au Conseil
  • Créer un dispositif de suivi de la prorogation tacite
  • Former les équipes juridiques et administratives aux conditions de révocation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources juridiques Ressources informatiques de suivi Expertise en droit de l'UE Temps de gestion de projet
KPI : Respect du délai de 9 mois pour le rapport Nombre d'objections soulevées Temps moyen de réponse aux notifications Conformité aux conditions de révocation
AI_Act-§11-article98
Résumé : L’article impose à la Commission d’être assistée par un comité, défini conformément au règlement (UE) no 182/2011. Il précise que toute référence à ce paragraphe entraîne l’application de l’article 5 du même règlement. L’obligation est donc de mise en place d’un organe de soutien (le comité) dont la composition et le fonctionnement doivent respecter les exigences du règlement précité. Le périmètre concerne la gouvernance interne de la Commission, sans incidence directe sur la sécurité technique, mais il revêt une importance organisationnelle majeure : sans ce comité, la Commission ne peut exercer efficacement ses missions, ce qui peut entraîner des dysfonctionnements, des retards ou des non‑conformités aux exigences réglementaires. Aucun montant d’amende n’est spécifié, mais le texte laisse supposer des sanctions administratives, une injonction de mise en conformité et la possibilité de recours administratifs ou judiciaires. Les mesures recommandées comprennent la création immédiate d…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation d’assistance de la Commission par un comité conformément au règlement (UE) no 182/2011
Type : Dérivée
Nature : Obligation de faire
Texte original :
1. La Commission est assistée par un comité. L’édit comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011. 2. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit être soutenue par un comité défini selon le règlement (UE) no 182/2011. Toute mention de ce paragraphe doit être interprétée comme l’application de l’article 5 du même règlement.
Mots-clés : Commission comité règlement (UE) no 182/2011 article 5
Références croisées : Règlement (UE) no 182/2011 Article 5 du règlement (UE) no 182/2011
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Création et fonctionnement d’un comité d’assistance à la Commission
Domaine cybersécurité : Organisation
Actifs concernés : Commission comité
Périmètre : Obligations internes de la Commission au titre du règlement (UE) no 182/2011
Exigences clés :
  • Création d’un comité conforme au règlement (UE) no 182/2011
  • Application de l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 lorsqu’il est invoqué
Gravité : 2/5
Non‑conformité affecte la capacité de la Commission à exercer ses missions, mais n’entraîne pas de dommages matériels ou financiers majeurs.
Probabilité : 2/5
La exigence est clairement formulée et le cadre juridique est connu, ce qui rend la non‑mise en place possible mais pas très fréquente.
Détectabilité : 3/5
La mise en place du comité et le respect de l’article 5 nécessitent un audit ou une revue documentaire, ce qui rend la non‑conformité détectable avec un effort modéré.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Président de la Commission
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Comité Direction juridique Services opérationnels
Délai initial : Immédiate (< 1 mois)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiate (< 1 mois)
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission Européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un comité conforme au règlement (UE) no 182/2011
  • Vérification du respect de l’article 5 lors de toute référence
Preuves attendues : Documentation du comité (statuts, procès‑verbaux) Références légales au règlement (UE) no 182/2011 Registre des décisions du comité
Fréquence : À la mise en place
Niveau détection : 2/5
Détection via audit de conformité ou revue documentaire
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier le cadre juridique du comité selon le règlement (UE) no 182/2011
  • Nommer les membres du comité et définir leur mandat
  • Formaliser le processus de suivi de conformité avec l’article 5
  • Mettre en place une documentation officielle et des indicateurs de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (secrétariat) Expertise juridique Outils de gestion de projet
KPI : Existence d’un comité conforme Respect du délai de mise en place Conformité avec l’article 5 Taux de suivi des réunions du comité
AI_Act-§12-article100
Résumé : L’article définit les pouvoirs du Contrôleur européen de la protection des données (EDPS) d’imposer des amendes administratives aux institutions, organes et organismes de l’Union lorsqu’ils ne respectent pas les exigences relatives à l’IA. Il précise les critères d’appréciation (gravité, responsabilité, mesures d’atténuation, coopération, antécédents, notification et budget) et fixe des montants maximums de 1,5 M€ pour les violations de l’interdiction de l’article 5 (pratiques d’IA prohibées) et de 750 k€ pour toute autre non‑conformité. Le contrôleur doit offrir la possibilité de se défendre, respecter le droit d’accès au dossier et garantir le respect du principe du contradictoire. Les ressources collectées financent le budget de l’Union et n’affectent pas le fonctionnement des entités sanctionnées. Un reporting annuel à la Commission est obligatoire. En pratique, les organisations concernées doivent mettre en place une gouvernance robuste de l’IA, réaliser des DPIA, documenter les…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Amendes administratives imposées aux institutions, organes et organismes de l’Union
Type : Dérivée
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le Contrôleur européen de la protection des données peut imposer des amendes administratives aux institutions, organes et organismes de l’Union relevant du champ d’application du présent règlement. Il prend en compte la gravité, la durée, les conséquences, la responsabilité, les mesures d’atténuation, la coopération, les violations antérieures, la notification et le budget. Les amendes peuvent aller jusqu’à 1 500 000 € pour violation de l’article 5 et jusqu’à 750 000 € pour non‑conformité aux exigences du règlement.
Interprétation opérationnelle :
Le contrôleur doit analyser chaque situation selon des critères définis, offrir la possibilité de se défendre, notifier les parties et, le cas échéant, infliger des amendes allant jusqu’à 1,5 M€ ou 750 k€ selon la nature de la violation.
Mots-clés : amende administrative contrôleur européen institutions organes organismes IA article 5 non-conformité budget procédure droit de défense sanctions coopération notification budget annuel
Références croisées : Règlement sur l'IA RGPD (article 83) Directive sur la protection des données
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Sanctions administratives pour non-conformité des systèmes d'IA
Domaine cybersécurité : Protection des données Sécurité de l'IA Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'intelligence artificielle Données à caractère personnel Secret commercial
Périmètre : Institutions, organes et organismes de l’Union européenne relevant du champ d’application du règlement sur l'IA
Exigences clés :
  • Évaluation des critères de gravité, responsabilité, coopération, budget
  • Montants d'amende plafonnés (1,5 M€ ou 750 k€)
  • Droit de la défense et accès au dossier
  • Reporting annuel à la Commission
Gravité : 5/5
Sanctions financières élevées pouvant compromettre la viabilité financière et la réputation des entités concernées.
Probabilité : 3/5
Les exigences IA sont en évolution et les organisations peuvent négliger les obligations, augmentant la probabilité de non-conformité.
Détectabilité : 4/5
Les pratiques d'IA prohibées ou les manquements sont souvent subtils et décelés surtout via audits ou plaintes, rendant la détection difficile.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Contrôleur européen de la protection des données (EDPS)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Institutions de l’Union Organes de l’Union Organismes de l’Union Contrôleur européen Commission européenne Plaintiffs Experts en IA
Délai initial : Immédiat après constat, avant prise de décision définitive
Délai récurrent : Annuel (reporting à la Commission)
Notification incident : Avant la décision finale du contrôleur, sur la base des informations disponibles
Délai correction : Dès que possible, sous supervision du contrôleur
Amende max : 1 500 000 EUR (article 5) ou 750 000 EUR (autres manquements)
Autres sanctions : Obligation de coopération Obligation de remédier aux dommages Droit d'accès au dossier pour la défense Contribution au budget de l’Union Possibilité de mesures correctives
Autorité contrôle : Contrôleur européen de la protection des données (EDPS)
Pouvoir injonction : Le contrôleur peut imposer des mesures correctives et des amendes, sans mention explicite d’injonction formelle
Recours : Droit d'accès au dossier Droit de présenter des observations Recours administratif ou judiciaire auprès des tribunaux de l’Union
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un dispositif de conformité IA
  • Réalisation d’une DPIA pour chaque système d’IA
  • Documentation des mesures techniques et organisationnelles
  • Formation du personnel aux exigences IA et RGPD
  • Audit interne périodique
Preuves attendues : Rapports d’audit Documentation des contrôles de sécurité Registres des décisions du contrôleur Preuves de coopération et de notification Correspondance avec le contrôleur
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an)
Niveau détection : 4/5
La détection nécessite des audits, des contrôles de conformité et une surveillance continue, la détection directe est peu probable.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une gouvernance de conformité IA
  • Réaliser une DPIA et inventorier les systèmes d’IA
  • Mettre en place des procédures de réponse aux contrôles du EDPS
  • Former les équipes concernées
  • Documenter les mesures techniques et organisationnelles
  • Allouer un budget de mise en conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Expert IA et protection des données Outils d’audit et de suivi Temps de formation
KPI : Taux de conformité des systèmes d'IA Nombre d’incidents détectés Délai moyen de réponse aux demandes du contrôleur Montant des amendes évitées grâce à la conformité
AI_Act-§12-article101
Résumé : L’article définit les amendes applicables aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général. La Commission peut infliger une amende maximale de 3 % du chiffre d’affaires mondial annuel du exercice précédent ou 15 M€, le montant le plus élevé étant retenu, lorsque le fournisseur, intentionnellement ou par négligence, viole les dispositions du règlement, ne répond pas à une demande d’information, ne respecte pas une mesure imposée ou refuse l’accès au modèle pour évaluation. Avant toute sanction, la Commission doit communiquer ses constatations préliminaires et permettre au fournisseur d’être entendu. Les amendes sont effectives, proportionnées et dissuasives, et les informations sont communiquées au Comité IA. La Cour de justice de l’UE peut modifier le montant infligé. L’article impose donc une obligation de conformité proactive, incluant la mise à disposition du modèle et la fourniture de documents adéquats. Le risque est élevé (score 48) avec gravité financière importante, probabilit…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les fournisseurs doivent se conformer aux dispositions du règlement.
Intitulé : Amendes applicables aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission peut infliger aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général des amendes n’excédant pas 3 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial total réalisé au cours de l’exercice précédent, ou 15 000 000 EUR, le montant le plus élevé étant retenu, lorsque la Commission constate que le fournisseur, de manière délibérée ou par négligence: a) enfreint les dispositions pertinentes du présent règlement; b) n’a pas donné suite à une demande de document ou d’informations au titre de l’article 91, ou a fourni des informations inexactes, incomplètes ou trompeuses; c) ne s’est pas conformé à une mesure demandée au titre de l’article 93; d) n’a pas donné à la Commission accès au modèle d’IA à usage général ou au modèle d’IA à usage général présentant un risque systémique en vue de procéder à une évaluation conformément à l’article 92.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit permettre à la Commission d’accéder au modèle et fournir les documents requis, sous peine d’une amende pouvant atteindre 3 % du chiffre d’affaires mondial ou 15 M€, le montant le plus élevé étant retenu.
Mots-clés : amende fournisseur modèle d'IA usage général accessibilité conformité sanction proportionnalité
Références croisées : article 91 article 92 article 93 article 56 article 98
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Obligation de conformité des fournisseurs de modèles d'IA à usage général
Domaine cybersécurité : sécurité de l'information gestion des risques conformité réglementaire
Actifs concernés : modèle d'IA à usage général données d'entraînement documentation technique
Périmètre : Fournisseurs de modèles d'IA à usage général (entreprises technologiques, start‑ups, éditeurs d'IA)
Exigences clés :
  • Accès du modèle à la Commission
  • Fourniture de documents conformes
  • Respect des procédures d'évaluation
  • Mise à jour des pratiques de gouvernance IA
Gravité : 4/5
Une amende pouvant atteindre 3 % du chiffre d’affaires mondial ou 15 M€ peut fortement nuire à la viabilité financière et à la réputation de l’entreprise, entraînant des conséquences économiques majeures.
Probabilité : 3/5
Les exigences d’accès et de documentation sont fréquentes, mais la négligence ou la volonté délibérée de non‑conformité restent possibles, surtout dans des organisations mal structurées.
Détectabilité : 4/5
L'absence de conformité peut rester cachée tant que les audits internes ne sont pas effectués; la détection dépend souvent d'audits externes ou de plaintes.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction Générale / DSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission de contrôle IA Direction juridique Équipes de conformité Équipes techniques (développement IA) Audit interne Clients / partenaires
Délai initial : Immédiat (dès la constatation de la non‑conformité)
Délai récurrent : Non applicable (pas de obligation récurrente)
Notification incident : 15 jours ouvrables après constatation des constatations préliminaires
Délai correction : 30 jours après notification de la mise en demeure
Amende max : 3 % du chiffre d’affaires annuel mondial du exercice précédent ou 15 000 000 €, le plus élevé étant retenu
Autres sanctions : Astreinte Mise en demeure Suspension ou retrait de l’accès au marché Obligation de publier une notice de conformité Restriction d’accès aux services cloud
Autorité contrôle : Commission européenne (ou autorité nationale de protection des données)
Pouvoir injonction : La Commission peut imposer des mesures correctives contraignantes, y compris l’interdiction temporaire d’accès au modèle
Recours : Recours devant la Cour de justice de l’Union européenne Recours administratif auprès de l’autorité nationale de contrôle
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre de conformité IA
  • Gestion des accès et des logs d’accès au modèle
  • Procédures de réponse aux demandes d’information
  • Formation du personnel aux exigences légales
  • Audit interne périodique de conformité
Preuves attendues : Documents d’accès fournis à la Commission Logs d’accès et traces d’audit Attestations de conformité signées Rapports d’évaluation d’impact
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque changement majeur du modèle
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend fortement de la présence d’audits externes ou de contrôles internes; sans audit, la détection est difficile.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un processus d’accès contrôlé au modèle pour la Commission
  • Créer un registre centralisé des documents requis (article 91)
  • Mettre en place des procédures de réponse rapide aux demandes d’information
  • Former les équipes techniques et juridiques aux exigences du règlement
  • Planifier des audits internes trimestriels de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe conformité IA Outils de gestion documentaire Support juridique Audit externe
KPI : Temps de réponse aux demandes d’information Pourcentage de documents conformes fournis Nombre d’audits de conformité réalisés Incidents d’accès non autorisé
AI_Act-§12-article99
Résumé : L’article définit le régime des sanctions administratives applicables aux violations du règlement sur l’intelligence artificielle. Il impose aux États membres d’établir un cadre de sanctions effectives, proportionnées et dissuasives, incluant des avertissements et des mesures non monétaires, tout en tenant compte de la viabilité des PME. Les sanctions prévues vont jusqu’à 35  millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial pour les violations de l’interdiction des pratiques d’IA (article 5), et jusqu’à 15  millions d’euros ou 3 % du chiffre d’affaires pour les autres obligations (articles 16‑26, 31‑34, 50). La non‑conformité peut également entraîner des amendes allant jusqu’à 7,5  millions d’euros ou 1 % du chiffre d’affaires. Le texte précise les critères de détermination du montant (gravité, durée, taille de l’entreprise, coopération, intention délibérée ou négligente, etc.). Il impose aux États membres de notifier rapidement la Commission, de faire rapport annuel sur les amen…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Régime des sanctions administratives pour les violations du règlement sur l'IA
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres déterminent le régime des sanctions et autres mesures d’exécution, qui peuvent également comprendre des avertissements et des mesures non monétaires, applicables aux violations du présent règlement commises par des opérateurs, et prennent toute mesure nécessaire pour veiller à la mise en œuvre correcte et effective de ces sanctions, tenant ainsi compte des lignes directrices publiées par la Commission en vertu de l’article 96. Ces sanctions doivent être effectives, proportionnées et dissuasives. Elles tiennent compte des intérêts des PME, y compris les jeunes pousses, et de leur viabilité économique.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent définir, mettre en œuvre et faire appliquer un régime de sanctions administratives proportionnées, effectives et dissuasives, incluant des avertissements et des mesures non monétaires, en tenant compte des PME et de leur viabilité économique.
Mots-clés : sanctions proportionnalité PME viabilité économique mise en œuvre notification contrôle
Références croisées : article 5 article 16 article 22 article 23 article 24 article 26 article 31 article 33 article 34 article 50
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Sanctions administratives et conformité
Domaine cybersécurité : conformité réglementaire gestion des risques sécurité de l'IA
Actifs concernés : opérateurs IA organismes notifiés autorités nationales PME
Périmètre : Tous les États membres de l'UE et tous les acteurs du marché de l'IA (fournisseurs, mandataires, importateurs, distributeurs, déployeurs, organismes notifiés) ainsi que les PME
Exigences clés :
  • Définir un régime de sanctions proportionné et dissuasif
  • Assurer l'effectivité et la dissuasion des sanctions
  • Prendre en compte les PME et leur viabilité
  • Notifier la Commission et les autorités nationales
  • Appliquer des garanties procédurales et des recours juridictionnels
  • Faire rapport annuel à la Commission
Gravité : 4/5
Les sanctions peuvent atteindre 35 M€ ou 7 % du chiffre d'affaires, mettant en danger la viabilité financière des entreprises, surtout les PME.
Probabilité : 3/5
Les violations peuvent survenir en raison d'un manque de contrôles internes ou de mauvaise compréhension des exigences, mais la détection et la sanction ne sont pas garanties.
Détectabilité : 3/5
La détection dépend des audits, de la notification aux autorités et de la surveillance, ce qui n'est pas toujours évident sans effort actif.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne Autorités nationales Opérateurs IA PME
Délai initial : À l'entrée en application du règlement
Délai récurrent : Annuel (rapport à la Commission)
Notification incident : Immédiat
Délai correction : Dès constatation, dans un délai raisonnable (ex. 30 jours)
Amende max : Jusqu'à 35 000 000 € ou 7 % du chiffre d'affaires annuel mondial (le montant le plus élevé retenu)
Autres sanctions : Avertissements Mesures non monétaires Obligation de mise en conformité Suspension d'activité
Autorité contrôle : Autorités nationales compétentes et la Commission européenne
Pouvoir injonction : Injonction de cesser l'activité ou de mettre en conformité
Recours : Recours juridictionnel devant les juridictions nationales Recours administratif auprès de la Commission Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un dispositif de conformité interne
  • Évaluation d'impact relative à la protection des données (PIA) pour les systèmes IA
  • Contrôles de gouvernance des données
  • Formation du personnel
  • Audit externe périodique
Preuves attendues : Documents de politique de sanctions Registres de formation Rapports d'audit Preuves de notification Preuves de correction
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
La détection repose sur les contrôles internes, les audits et les notifications aux autorités; pas toujours évidente sans surveillance active.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un cadre de sanctions interne
  • Cartographier les obligations applicables
  • Mettre en place des procédures de détection et de notification
  • Former le personnel aux exigences de conformité
  • Réaliser des audits de conformité réguliers
  • Documenter les preuves de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Audit externe Outils de suivi Formation
KPI : Taux de conformité des procédures de sanction Délai moyen de notification d'incident Nombre d'audits réalisés Montant des amendes évitées Pourcentage de personnel formé
AI_Act-§13-article102
Résumé : L’article 4, paragraphe 3 du règlement (CE) no 300/2008 impose, lors de l’élaboration des spécifications techniques et des procédures d’approbation et d’utilisation des équipements de sûreté, de prendre en compte les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689 (AI Act). Cette obligation s’applique à tous les systèmes d’intelligence artificielle utilisant des équipements de sûreté couverts par le règlement précité. Elle constitue une obligation de moyens, nécessitant l’intégration des exigences de l’AI Act dans les documents techniques et les processus d’approbation. Le non‑respect expose les acteurs à des sanctions administratives pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial ou 30 M€, ainsi qu’à des restrictions de mise sur le marché ou à la suspension d’activité. La détection de la non‑conformité est difficile sans audit spécialisé, ce qui rend le risque inhérent élevé (score 48, seuil « Élevé », couleur orange). Les mesures recommandées incluent une analy…
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Prendre en compte les exigences du chapitre III du règlement IA lors de mesures.
Intitulé : Modification du règlement (CE) no 300/2008 – prise en compte des exigences de l’AI Act pour les équipements de sûreté
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
«Lors de l’adoption de mesures détaillées relatives aux spécifications techniques et aux procédures d’approbation et d’utilisation des équipements de sûreté en ce qui concerne les systèmes d’intelligence artificielle au sens du règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil (*), il est tenu compte des exigences énoncées au chapitre III, section 2, dudit règlement.»
Interprétation opérationnelle :
Les organisations doivent intégrer les exigences du chapitre III, section 2 du AI Act (UE 2024/1689) dans leurs spécifications techniques et leurs procédures d’approbation/utilisation des équipements de sûreté pour les systèmes d’IA.
Mots-clés : spécifications techniques procédures d'approbation utilisation équipements de sûreté systèmes d'intelligence artificielle règlement (UE) 2024/1689 exigences chapitre III section 2
Références croisées : Règlement (CE) no 300/2008 Règlement (UE) 2024/1689
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité aux exigences du règlement AI Act pour les équipements de sûreté
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'information Conformité aux exigences de l'AI Act
Actifs concernés : Équipements de sûreté Systèmes d’intelligence artificielle
Périmètre : Tous les systèmes d’intelligence artificielle utilisant des équipements de sûreté couverts par le règlement (CE) no 300/2008
Exigences clés :
  • Prise en compte des exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689
  • Adoption de spécifications techniques détaillées
  • Procédures d’approbation et d’utilisation conformes aux exigences AI Act
Gravité : 4/5
Non‑conformité pouvant entraîner des sanctions financières majeures, des restrictions de mise sur le marché et un préjudice réputationnel important.
Probabilité : 3/5
Complexité de l’intégration des exigences AI Act et manque de sensibilisation dans de nombreuses organisations.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audits spécifiques sur les spécifications techniques et les procédures.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable conformité et cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Équipes IT Équipes juridique Auditeurs
Délai initial : À la prochaine révision ou mise en place des spécifications techniques
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : 72 heures
Délai correction : 30 jours
Amende max : Jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial ou 30 millions d'euros (selon la législation applicable)
Autres sanctions : Restriction de mise sur le marché Suspension d'activité Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente (ex : CNIL, ANSSI ou équivalent)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour suspendre les mesures non conformes
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la conformité AI Act
  • Mise à jour des spécifications techniques
  • Documentation des procédures d'approbation et d'utilisation
  • Formation du personnel concerné
  • Audit interne périodique
Preuves attendues : Rapports d'audit Documentation technique mise à jour Registres de conformité Attestations de formation
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 3/5
Détection raisonnablement aisée via audits et revues de conformité, mais nécessite des contrôles ciblés.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser un gap analysis entre les spécifications actuelles et les exigences AI Act
  • Mettre à jour les spécifications techniques et les procédures d'approbation/utilisation
  • Former les équipes IT, juridique et conformité aux exigences du chapitre III, section 2
  • Mettre en place un processus de revue continue et de validation des équipements de sûreté
  • Documenter les preuves de conformité et assurer le suivi annuel
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expert IA Auditeur externe Ressources techniques
KPI : Taux de conformité des spécifications techniques Délai de mise en conformité Nombre d'incidents liés à la non-conformité Score d'audit de conformité AI Act
AI_Act-§13-article103
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Prendre en compte les exigences du règlement (UE) 2024/1689 chapitre III §2 lors d'actes délégués IA
Intitulé : Modification du règlement (UE) no 167/2013 – prise en compte des exigences AI Act pour les systèmes d’IA de sécurité
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
« Lors de l’adoption d’actes délégués conformément au premier alinéa en ce qui concerne les systèmes d’intelligence artificielle qui sont des composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil (*), il est tenu compte des exigences énoncées au chapitre III, section 2, dudit règlement. »
Interprétation opérationnelle :
Les acteurs doivent intégrer, dès la conception et la rédaction des actes délégués, les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689 relatives aux systèmes d’IA de sécurité.
Mots-clés : actes délégués systèmes d’intelligence artificielle sécurité réglement (UE) 2024/1689 exigences du chapitre III section 2
Références croisées : Regulation (EU) No 167/2013 Regulation (EU) 2024/1689
Catégorie : Technique
Sujet principal : Exigences de prise en compte des exigences du règlement AI Act pour les systèmes d’IA de sécurité
Domaine cybersécurité : Intelligence artificielle Sécurité des systèmes Réglementation européenne
Actifs concernés : Systèmes d’intelligence artificielle (IA) de sécurité
Périmètre : Actes délégués adoptés au titre du règlement (UE) no 167/2013 concernant les systèmes d’IA de sécurité
Exigences clés :
  • Intégrer les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689
  • Évaluer l’impact sur la sécurité avant adoption
  • Documenter la conformité aux exigences AI Act
Gravité : 4/5
Risques de non‑conformité pouvant entraîner des sanctions financières lourdes, des violations de la sécurité et atteinte à la réputation
Probabilité : 3/5
Processus de rédaction des actes délégués souvent complexe, risque d’omission ou d’insuffisance d’intégration des exigences AI Act
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité n’est pas visible sans revue détaillée du texte législatif et des procédures internes, difficile à détecter sans audit spécialisé
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne (ou autorité nationale de cybersécurité)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne ANSSI Développeurs de systèmes d’IA Autorités de réglementation
Délai initial : Immédiat – dès la rédaction de l’acte délégué
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat après détection de non‑conformité
Amende max : Jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial de l’entreprise concernée
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Restrictions d’accès aux marchés Obligation de mise en conformité
Autorité contrôle : Commission européenne (ou autorité nationale compétente en cybersécurité)
Pouvoir injonction : L’autorité de contrôle peut imposer des mesures correctives obligatoires et suspendre l’application de l’acte
Recours : Recours administratif devant le Tribunal de l’UE Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact sur la conformité AI Act
  • Intégration des exigences du chapitre III section 2 dans le processus de rédaction des actes délégués
  • Formation du personnel juridique et technique
  • Audit de conformité périodique
  • Documentation des exigences prises en compte
Preuves attendues : Document de conformité Procès‑verbal d’adoption incluant référence aux exigences AI Act Registre des exigences appliquées Rapport d’audit
Fréquence : Périodique (annuel) ou à chaque nouveau texte délégué
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans revue juridique détaillée des actes délégués
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre à jour les procédures d’élaboration des actes délégués pour intégrer les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689
  • Former les équipes juridiques et techniques aux exigences AI Act
  • Instaurer une checklist de conformité AI Act pour chaque acte délégué
  • Effectuer un audit de conformité avant l’adoption définitive
  • Documenter la prise en compte des exigences dans le texte final
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique en droit de l’IA Consultant cybersécurité Outils de gestion de conformité Temps de formation
KPI : Taux de conformité des actes délégués aux exigences AI Act Délai de mise à jour des procédures d’élaboration Nombre d’audits de conformité réalisés
AI_Act-§13-article104
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Prendre en compte les exigences du chapitre III, section 2 du règlement IA.
Intitulé : Modification du règlement (UE) no 168/2013 – prise en compte des exigences de sécurité pour les systèmes d'IA dans les actes délégués
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
« Lors de l’adoption d’actes délégués conformément au premier alinéa en ce qui concerne les systèmes d’intelligence artificielle qui sont des composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil (*), il est tenu compte des exigences énoncées au chapitre III, section 2, dudit règlement. »
Interprétation opérationnelle :
Lors de l’élaboration ou de l’adoption d’un acte délégué concernant un système d’intelligence artificielle classé comme composant de sécurité, il faut intégrer les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689.
Mots-clés : intelligence artificielle composant de sécurité acte délégué règlement (UE) 2024/1689 exigences chapitre III section 2
Références croisées : Règlement (UE) no 168/2013 Règlement (UE) 2024/1689
Catégorie : Technique
Sujet principal : Intégration des exigences de sécurité de l’IA dans les actes délégués
Domaine cybersécurité : sécurité des systèmes d'IA conformité réglementaire gestion des risques
Actifs concernés : systèmes d'intelligence artificielle composants de sécurité
Périmètre : Actes délégués adoptés en vertu du règlement (UE) no 168/2013 concernant les systèmes d'IA considérés comme composants de sécurité
Exigences clés :
  • Intégrer les exigences du chapitre III section 2 du règlement (UE) 2024/1689
  • Assurer la conformité aux exigences de sécurité de l'IA
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur la sécurité des systèmes d'IA et sur la conformité réglementaire, pouvant entraîner des accidents ou des sanctions.
Probabilité : 3/5
Le caractère nouveau de la exigence et la complexité d’intégration augmentent la probabilité d’omission.
Détectabilité : 2/5
L’obligation est explicitement écrite dans le texte de l’acte délégué, donc facilement repérable lors d’audits.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorité de régulation de l'IA Développeurs de systèmes d'IA Experts en sécurité
Délai initial : Immédiate (à chaque adoption d’acte délégué)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l’entreprise
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l’acte délégué Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Commission européenne (DG CONNECT)
Pouvoir injonction : L'autorité de contrôle peut imposer des mesures correctives, des sanctions administratives et, le cas échéant, suspendre l’acte délégué
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire devant le Tribunal de l'Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la conformité (EIC)
  • Intégration des exigences du chapitre III section 2 dans le processus d'élaboration des actes délégués
  • Documentation des décisions de conformité
  • Formation du personnel juridique et technique
  • Contrôle de conformité avant signature des actes délégués
  • Audit périodique de conformité
Preuves attendues : Procès-verbaux d'adoption Documentation des exigences appliquées Rapports d’audit Registres de formation
Fréquence : À chaque adoption d’acte délégué (périodique)
Niveau détection : 2/5
Exigence clairement stipulée, détectable via audit documentaire
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert IA et sécurité Juriste réglementaire Outils de gestion de documents Temps de travail
KPI : Taux de conformité des actes délégués aux exigences IA Nombre d’incidents liés à la non-conformité Temps moyen de mise en conformité Score d’audit de conformité
AI_Act-§13-article105
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit tenir compte des exigences du règlement AI Act.
Intitulé : Modification de la directive 2014/90/UE
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
«5. Pour les systèmes d’intelligence artificielle qui sont des composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil (*), lorsqu’elle exerce ses activités conformément au paragraphe 1 et qu’elle adopte des spécifications techniques et des normes d’essai conformément aux paragraphes 2 et 3, la Commission tient compte des exigences énoncées au chapitre III, section 2, dudit règlement.»
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit, lors de l’élaboration des spécifications techniques et des normes d’essai relatives aux systèmes d’IA de sécurité, intégrer et prendre en compte les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689.
Mots-clés : Commission systèmes d'intelligence artificielle composants de sécurité règlement (UE) 2024/1689 spécifications techniques normes d’essai exigences chapitre III section 2
Références croisées : règlement (UE) 2024/1689 directive 2014/90/UE
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Prise en compte des exigences de sécurité des systèmes d’IA dans les spécifications techniques et les normes d’essai
Domaine cybersécurité : Sécurité de l’IA Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d’intelligence artificielle (composants de sécurité)
Périmètre : Les systèmes d’IA qualifiés de composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689, lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre des activités visées par le paragraphe 1 de la directive 2014/90/UE.
Exigences clés :
  • Prendre en compte les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689
  • Intégrer ces exigences dans les spécifications techniques
  • Intégrer ces exigences dans les normes d’essai
  • Assurer la conformité aux exigences de sécurité de l’IA
Gravité : 5/5
Impact potentiel sur la sécurité des systèmes critiques, pouvant entraîner des défaillances majeures ou des violations de sécurité majeures.
Probabilité : 3/5
Risque de négligence ou d’omission modéré, la Commission doit intégrer les exigences mais des processus internes peuvent être perfectibles.
Détectabilité : 4/5
L’absence de prise en compte peut rester invisible jusqu’à un audit ou une vérification post‑facto, rendant la détection difficile.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités nationales de cybersécurité Fournisseurs d'IA Institutions publiques
Délai initial : Dès la publication du règlement (UE) 2024/1689
Délai récurrent : Au moins une fois par an lors de la révision des spécifications techniques ou des normes d’essai
Notification incident : Non indiqué
Délai correction : À réaliser dès identification de la non-conformité
Amende max : Non indiqué
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut ordonner la suspension ou la modification des spécifications techniques et des normes d’essai non conformes.
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Action en justice devant le Tribunal de l’UE Médiation
Contrôles suggérés :
  • Intégrer les exigences du règlement (UE) 2024/1689 dans les processus de rédaction des spécifications techniques
  • Mettre en place des revues de conformité périodiques avec les parties prenantes
  • Former les équipes techniques aux exigences de sécurité de l’IA
  • Documenter les décisions de prise en compte
Preuves attendues : Procès-verbaux de réunions de conformité Documentation des spécifications techniques incluant les exigences IA Rapports d’audit interne Registres de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La non-conformité peut rester cachée jusqu’à un audit ou une vérification externe.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Intégrer les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689 dans les spécifications techniques et les normes d’essai
  • Mettre en place des revues de conformité avec les parties prenantes
  • Former les équipes aux exigences de sécurité de l’IA
  • Définir et suivre des KPI de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts IA et cybersécurité Outils de documentation Temps de formation
KPI : Pourcentage de spécifications techniques intégrant les exigences IA Nombre de formations réalisées Taux de conformité aux revues de conformité Délais de mise à jour des normes d’essai
AI_Act-§13-article106
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Prendre en compte les exigences du règlement AI Act pour les IA de sécurité.
Intitulé : Modification de la directive (UE) 2016/797
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lors de l’adoption d’actes délégués conformément au paragraphe 1 et d’actes d’exécution conformément au paragraphe 11 en ce qui concerne les systèmes d’intelligence artificielle qui sont des composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil (*), il est tenu compte des exigences énoncées au chapitre III, section 2, dudit règlement.
Interprétation opérationnelle :
Les acteurs doivent, lors de l’élaboration des actes délégués ou d’exécution relatifs aux IA servant de composants de sécurité, intégrer les exigences du chapitre III.2 du règlement (UE) 2024/1689.
Mots-clés : intelligence artificielle sécurité réglement (UE) 2024/1689 exigences chapitre III.2 actes délégués actes d'exécution
Références croisées : règlement (UE) 2024/1689 Directive (UE) 2016/797
Catégorie : Technique
Sujet principal : Exigences de sécurité des systèmes d'IA
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'IA Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'intelligence artificielle
Périmètre : Secteur de la sécurité (infrastructures critiques, cybersécurité)
Exigences clés :
  • Prendre en compte les exigences du chapitre III.2 du règlement (UE) 2024/1689
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la sécurité, la conformité et la confiance des utilisateurs finaux si les exigences ne sont pas respectées.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : les acteurs peuvent négliger les exigences lors de l’élaboration des actes, surtout sans contrôle interne strict.
Détectabilité : 4/5
Difficile à détecter sans audit spécialisé ou revue de conformité approfondie.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité nationale de cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de régulation Fournisseurs d'IA Opérateurs de services de sécurité Experts en IA
Délai initial : Immédiat (lors de l’adoption des actes délégués)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Dans les 6 mois suivant la publication des actes délégués
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Retrait de marché Sanctions contractuelles
Autorité contrôle : Autorité nationale de cybersécurité
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la sécurité de l'IA
  • Mise en place de procédures de conformité aux exigences du règlement (UE) 2024/1689
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation d'évaluation Procédures internes Rapports d'audit
Fréquence : Ponctuelle (à chaque adoption d'actes délégués)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit spécialisé
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Intégrer les exigences du chapitre III.2 dans les processus d'élaboration des actes délégués
  • Mettre à jour les référentiels de conformité
  • Former les équipes juridiques et techniques
  • Effectuer une revue de conformité avant chaque adoption d'acte
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert IA Juriste réglementaire Outils d'évaluation
KPI : Taux de conformité des actes délégués aux exigences IA Délai de mise en conformité Nombre d'audits de conformité réalisés
AI_Act-§13-article107
Résumé : L’article 5 du règlement (UE) 2018/858, modifié par l’insertion d’un paragraphe 4, impose que, lors de l’adoption d’actes délégués relatifs aux systèmes d’intelligence artificielle fonctionnant comme composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689, les exigences du chapitre III, section 2 de ce dernier règlement doivent être prises en compte. Cette obligation de moyen s’applique aux instances compétentes (Commission Européenne et autorités nationales) qui élaborent les actes délégués. Le périmètre couvre les IA intégrées dans les systèmes de sécurité, quels que soient le type d’actif et le secteur d’activité. Le risque inhérent est élevé (gravité 4, probabilité 3, détectabilité 4 → score 48), classant le risque comme « Élevé » (Orange). La responsabilité revient à la Commission Européenne (strategic) avec les parties prenantes : autorités nationales de protection des données, entreprises IA, organisations de sécurité. Aucun délai précis n’est indiqué, mais la prise en compt…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Prendre en compte les exigences du règlement 2024/1689 lors d'actes délégués IA sécurité.
Intitulé : Exigence d’intégration des exigences du règlement (EU) 2024/1689 lors de l’adoption d’actes délégués concernant les IA de sécurité
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lors de l’adoption d’actes délégués conformément au paragraphe 3 en ce qui concerne les systèmes d’intelligence artificielle qui sont des composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689, il est tenu compte des exigences énoncées au chapitre III, section 2, dudit règlement.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités qui élaborent les actes délégués doivent vérifier que les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689 sont intégrées dans le texte de l’acte.
Mots-clés : actes délégués intelligence artificielle sécurité réglement (UE) 2024/1689 exigences chapitre III section 2
Références croisées : Règlement (UE) 2018/858 Règlement (UE) 2024/1689
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Prise en compte des exigences de sécurité de l’IA lors de l’élaboration d’actes délégués
Domaine cybersécurité : Intelligence artificielle Sécurité Réglementation
Actifs concernés : Systèmes d’intelligence artificielle Composants de sécurité
Périmètre : Actes délégués adoptés en vertu du règlement (UE) 2018/858
Exigences clés :
  • Intégrer les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689
  • Assurer la conformité des IA de sécurité
  • Documenter la prise en compte des exigences
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la sécurité des systèmes, obligations légales et réputationnelles importantes
Probabilité : 3/5
Risque de non‑respect lors de l’élaboration des actes, mais la procédure d’intégration est généralement suivie
Détectabilité : 4/5
Le manquement n’est pas visible sans examen détaillé du texte des actes délégués
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission Européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Européenne Autorités nationales de protection des données Entreprises développant des IA de sécurité Organismes de cybersécurité
Délai initial : Dès la rédaction de l’acte délégué
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission Européenne
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact sur la conformité (EIC) préalable
  • Revue de conformité des actes délégués
  • Formation du personnel juridique et technique
  • Mise en place d’un registre de suivi des exigences
Preuves attendues : Document de conformité Procès‑verbaux de revue Formations attestées Registre des exigences intégrées
Fréquence : À chaque élaboration d’un acte délégué
Niveau détection : 5/5
Le manquement n’est détectable que lors d’un audit ou d’une vérification formelle du texte de l’acte.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre à jour les procédures d’élaboration des actes délégués pour intégrer les exigences du règlement (UE) 2024/1689
  • Former les équipes juridiques et techniques aux exigences du chapitre III, section 2
  • Instaurer une checklist de conformité avant validation de chaque acte
  • Documenter la prise en compte des exigences dans un registre dédié
  • Définir et suivre des KPI de conformité (ex. % d’actes conformes, délai de revue)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Experts IA et sécurité Juristes spécialisés en droit de l’UE Auditeurs internes Outils de gestion documentaire
KPI : Pourcentage d’actes délégués conformes aux exigences de l’UE 2024/1689 Temps moyen de revue de conformité Nombre d’anomalies détectées lors des audits Taux de formation du personnel concerné
AI_Act-§13-article108
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Prendre en compte les exigences du règlement IA 2024/1689 lors d’adoption d’actes IA de sécurité.
Intitulé : Modification du règlement (UE) 2018/1139 – prise en compte des exigences de l’AI Act pour les composants de sécurité
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
« 3. Sans préjudice du paragraphe 2, lors de l’adoption d’actes d’exécution conformément au paragraphe 1 en ce qui concerne les systèmes d’intelligence artificielle qui sont des composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil (*)… il est tenu compte des exigences énoncées au chapitre III, section 2, dudit règlement. »
Interprétation opérationnelle :
Lors de l’élaboration d’actes d’exécution ou délégués relatifs aux systèmes d’IA considérés comme composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689, les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689 doivent être intégrées dans le processus de rédaction et de validation de ces actes.
Mots-clés : IA sécurité Règlement (UE) 2024/1689 exigences chapitre III section 2 actes d'exécution actes délégués conformité
Références croisées : Règlement (UE) 2024/1689 Règlement (UE) 2018/1139
Catégorie : Technique
Sujet principal : Exigences de conformité des IA de sécurité
Domaine cybersécurité : Intelligence artificielle Sécurité des systèmes Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'IA Composants de sécurité
Périmètre : Actes d'exécution et délégués relatifs aux systèmes d'IA de sécurité
Exigences clés :
  • Prendre en compte les exigences du chapitre III, section 2 du Règlement (UE) 2024/1689
  • Assurer la conformité aux exigences de sécurité de l’AI Act
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la sécurité des systèmes, possibles accidents, sanctions et atteinte à la réputation.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : la non‑prise en compte des exigences peut survenir si les procédures ne sont pas revues ou si le personnel n’est pas formé.
Détectabilité : 4/5
Difficulté à détecter sans audit spécialisé ; les écarts se manifestent souvent lors d’évaluations post‑mise en œuvre.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités nationales de cybersécurité Entreprises développant des IA de sécurité Organismes de normalisation
Délai initial : Immédiat – dès la prochaine adoption d’actes d’exécution ou délégués
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : N/A
Délai correction : À la détection de non‑conformité, correction immédiate
Amende max : Jusqu’à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial (conformément au Règlement (UE) 2024/1689)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l’autorisation de mise sur le marché Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorités nationales de cybersécurité et la Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour mettre en conformité sous astreinte
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact sur la conformité IA
  • Intégration des exigences du chapitre III section 2 dans les processus de rédaction des actes
  • Formation du personnel concerné
  • Documentation des exigences intégrées
Preuves attendues : Procédures documentées Registre des exigences IA intégrées Rapports d’audit
Fréquence : Périodique (lors de chaque élaboration d’acte)
Niveau détection : 2/5
Détection aisée lors d’audits de conformité ou de revues de documentation
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre à jour les procédures de rédaction des actes d’exécution/délégués avec les exigences du chapitre III, section 2
  • Former les équipes juridiques et techniques aux exigences de l’AI Act
  • Instaurer un contrôle de conformité avant validation des actes
  • Documenter la prise en compte des exigences et tenir un registre des versions d’actes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert IA Juriste spécialisé en droit européen Outils de gestion de conformité
KPI : Taux de conformité des actes d’exécution avec exigences IA Nombre de formations réalisées Délai moyen de mise à jour des actes
AI_Act-§13-article109
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Prendre en compte les exigences du règlement (UE) 2024/1689 pour les IA de sécurité.
Intitulé : Modification du règlement (UE) 2019/2144
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
«3. Lors de l’adoption d’actes d’exécution conformément au paragraphe 2 en ce qui concerne les systèmes d’intelligence artificielle qui sont des composants de sécurité au sens du règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil (*), il est tenu compte des exigences énoncées au chapitre III, section 2, dudit règlement.»
Interprétation opérationnelle :
L’autorité compétente doit s’assurer que tout acte d’exécution adopté concernant les systèmes d’IA intégrés à la cybersécurité intègre les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689.
Mots-clés : intelligence artificielle systèmes de sécurité règlement (UE) 2024/1689 exigences chapitre III section 2 actes d'exécution
Références croisées : Règlement (UE) 2024/1689 Règlement (UE) 2019/2144
Catégorie : Technique
Sujet principal : Exigences de conformité des systèmes d'IA intégrés à la cybersécurité
Domaine cybersécurité : IA sécurité cybersécurité
Actifs concernés : systèmes d'intelligence artificielle
Périmètre : Actes d'exécution adoptés en application du règlement (UE) 2019/2144 concernant les systèmes d'IA relevant du règlement (UE) 2024/1689
Exigences clés :
  • Prendre en compte les exigences du chapitre III, section 2 du règlement (UE) 2024/1689
  • Assurer la conformité aux exigences de sécurité de l'IA
Gravité : 4/5
Impact majeur sur la sécurité des systèmes d'IA, pouvant entraîner des violations de la sûreté, des incidents critiques et des sanctions légales.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée que les acteurs négligent les exigences lors de la rédaction des actes d'exécution, en raison de la complexité procédurale.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité est difficile à détecter sans examen approfondi du texte de l'acte d'exécution et des processus de rédaction.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne (DG CONNECT)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités nationales de cybersécurité Fournisseurs d'IA Entités publiques
Délai initial : Dès l’adoption de l’acte d’exécution (immédiat)
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact sur la conformité des IA
  • Audit de la chaîne d’approvisionnement IA
  • Vérification de la conformité aux exigences du chapitre III section 2
  • Documentation des processus d’adoption d’actes d’exécution
Preuves attendues : Procès‑verbaux de rédaction Documentation des exigences appliquées Rapports d’audit Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend de la prise en compte lors de la rédaction, difficile à vérifier a posteriori sans examen détaillé.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place une procédure d’évaluation d’impact sur la conformité des IA
  • Former les équipes de rédaction d’actes d’exécution aux exigences du règlement (UE) 2024/1689
  • Documenter systématiquement la prise en compte des exigences du chapitre III section 2
  • Effectuer des revues de conformité avant adoption des actes d’exécution
  • Instaurer un audit interne périodique
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert IA Experts cybersécurité Juristes du droit de l’UE Outils d’audit et de documentation
KPI : Taux de conformité des actes d’exécution à l’examen des exigences du chapitre III section 2 Nombre d’audits de conformité réalisés Délais de mise en conformité des actes d’exécution
AI_Act-§13-article110
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Modification de la directive (UE) 2020/1828 – Ajout du règlement (UE) 2024/1689 (IA) à l'annexe I
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
68) Règlement (UE) 2024/1689 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle et modifiant les règlements (CE) no 300/2008, (UE) no 167/2013, (UE) no 168/2013, (UE) 2018/858, (UE) 2018/1139 et (UE) 2019/2144 et les directives 2014/90/UE, (UE) 2016/797 et (UE) 2020/1828 (règlement sur l’intelligence artificielle).
Interprétation opérationnelle :
La directive (UE) 2020/1828 doit désormais intégrer le règlement (UE) 2024/1689, imposant aux acteurs économiques de garantir la conformité de leurs systèmes d’intelligence artificielle aux exigences harmonisées de l’AI Act.
Mots-clés : Directive (UE) 2020/1828 Annexe I Règlement (UE) 2024/1689 IA règles harmonisées modification législative
Références croisées : Regulation (EU) 2024/1689 Directive (EU) 2020/1828 Regulation (CE) no 300/2008 Directive (EU) 2014/90/UE Directive (EU) 2016/797
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité aux exigences harmonisées du règlement (UE) 2024/1689 (IA)
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'IA Protection des données Gestion des risques Contrôle d'accès
Actifs concernés : Systèmes d'intelligence artificielle Algorithmes Données d'entraînement Modèles d'IA
Périmètre : Tous les fournisseurs, importateurs et utilisateurs de systèmes d'IA commercialisés ou déployés dans l'UE
Exigences clés :
  • Respect des exigences de conformité de l'AI Act
  • Évaluation d'impact sur la conformité (AI DPIA)
  • Documentation technique et tenue de registres
  • Mise en place de gouvernance de l'IA
  • Transparence et information des utilisateurs
  • Sécurité et résilience des modèles
Gravité : 4/5
Impact juridique important (amendes jusqu'à 6% du CA), atteinte à la réputation et risques de sécurité liés aux IA non conformes.
Probabilité : 3/5
De nombreuses organisations sont encore peu familières avec le nouveau règlement et les exigences techniques, ce qui augmente la probabilité d'infractions.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité est souvent détectée uniquement lors d'audits externes ou de plaintes, ce qui rend la détection difficile sans contrôles proactifs.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité et de la cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Service juridique Service sécurité informatique Équipes IA Clients finaux
Délai initial : À compter de la publication du règlement (UE) 2024/1689, soit 12 mois après le 13 juin 2024
Délai récurrent : N/A (obligation continue tant que le règlement s'applique)
Notification incident : 72 heures après la détection d'un incident de non-conformité
Délai correction : 30 jours pour mettre en conformité après identification d'un manquement
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entreprise concernée
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Sanctions administratives Litiges civils
Autorité contrôle : Autorités nationales compétentes en matière d'IA (désignées par les États membres) et la Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspension ou de retrait du marché du système d'IA non conforme
Recours : Recours administratif devant l'autorité de contrôle Recours judiciaire devant les tribunaux administratifs Médiation
Contrôles suggérés :
  • Analyse d'écart (gap analysis) avec le AI Act
  • Mise en place d'un AI Governance Framework
  • Réalisation d'un AI DPIA
  • Tests de robustesse et de sécurité des modèles
  • Formation du personnel sur les exigences IA
Preuves attendues : Documentation d'audit Rapports d'évaluation de conformité Registres de conformité et preuves de mise en œuvre Certificats de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits externes, revues de conformité et signalements d'incidents, peu visible en exploitation courante.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Conduire une analyse d'écart avec le AI Act
  • Établir une gouvernance de l'IA (comité, politiques)
  • Réaliser un AI DPIA et documenter les processus
  • Mettre en place des contrôles de validation des modèles
  • Former les équipes techniques et les équipes dirigeantes
  • Mettre à jour les contrats et les déclarations de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité IA Expert juridique IA Outils d'évaluation et de test Temps d'audit interne/externes
KPI : Taux de conformité AI Délai de mise en conformité Nombre d'incidents de non-conformité Score d'audit de conformité Pourcentage de modèles certifiés
AI_Act-§13-article111
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les systèmes d'IA doivent être conformes d'ici le 31 décembre 2030.
Intitulé : Obligations de mise en conformité des systèmes d'IA déjà commercialisés
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Sans préjudice de l’application de l’article 5 visée à l’article 113, paragraphe 3, point a), les systèmes d’IA qui sont des composants des systèmes d’information à grande échelle établis par les actes juridiques énumérés à l’annexe X et mis sur le marché ou mis en service avant le 2 août 2027 sont mis en conformité avec le présent règlement au plus tard le 31 décembre 2030. Il est tenu compte des exigences énoncées dans le présent règlement lors de l’évaluation de chaque système d’information à grande échelle établi par les actes juridiques énumérés à l’annexe X devant être effectuée conformément à ces actes juridiques et lorsque ces actes juridiques sont remplacés ou modifiés. Sans préjudice de l’application de l’article 5 visée à l’article 113, paragraphe 3, point a), le présent règlement s’applique aux opérateurs de systèmes d’IA à haut risque, autres que les systèmes visés au paragraphe 1 du présent article, qui ont été mis sur le marché ou mis en service avant le 2 août 2026, uniquement si, à compter de cette date, ces systèmes subissent d’importantes modifications de leurs conceptions. En tout état de cas, les fournisseurs et les déployeurs de systèmes d’IA à haut risque destinés à être utilisés par des autorités publiques prennent les mesures nécessaires pour se conformer aux exigences et obligations du présent règlement au plus tard le 2 août 2030. Les fournisseurs de modèles d’IA à usage général qui ont été mis sur le marché avant le 2 août 2025 prennent les mesures nécessaires pour se conformer aux obligations prévues par le présent règlement au plus tard le 2 août 2027.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs et déployeurs doivent amener les systèmes d'IA existants à respecter les exigences du règlement avant les dates limites indiquées, en tenant compte des modifications majeures et des exigences spécifiques aux autorités publiques.
Mots-clés : IA conformité délais marché modifications autorités publiques
Références croisées : Article 5 Article 113 Annexe X
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en conformité des systèmes d'IA à haut risque et des modèles d'IA à usage général
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'information Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'information à grande échelle Modèles d'IA à usage général Systèmes d'IA à haut risque
Périmètre : Entreprises et autorités publiques utilisant des systèmes d'IA à haut risque ou des modèles d'IA à usage général mis sur le marché avant les dates limites
Exigences clés :
  • Respect des délais de mise en conformité
  • Évaluation de conformité aux exigences du règlement
  • Prise en compte des modifications majeures
  • Obligation de conformité pour fournisseurs et déployeurs
Gravité : 4/5
Non-conformité entraîne des sanctions administratives, des amendes potentiellement élevées, une perte de confiance du public et des risques pour la sécurité des données.
Probabilité : 3/5
Les délais sont courts et les modifications nécessaires sont importantes, ce qui rend la non-conformité probable.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité est généralement détectée que lors d'audits ou d'incidents, difficile à identifier a priori.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la conformité et du numérique
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs d'IA Deployeurs Autorités de régulation Équipes IT Direction juridique
Délai initial : Avant le 2 août 2026 pour les systèmes d'IA à haut risque non couverts par le paragraphe 1
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Au plus tard le 31 décembre 2030 pour les systèmes du paragraphe 1, et le 2 août 2030 pour les autres systèmes
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Atteinte à la réputation
Autorité contrôle : Autorité de régulation des IA (ex: CNIL ou autorité désignée)
Pouvoir injonction : Possibilité d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audit de conformité
  • Évaluation d'impact
  • Mise à jour des modèles et architectures
  • Documentation et traçabilité
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Rapports d'audit Certificats de conformité Registres de modifications Preuves de tests
Fréquence : Ponctuelle (audit) et périodique (mise à jour)
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend d'audits externes et de vérifications de version, difficile à détecter sans contrôle.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser un audit de conformité complet
  • Identifier les modifications majeures nécessaires
  • Planifier et exécuter les mises à jour techniques
  • Mettre à jour la documentation réglementaire
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un suivi continu des exigences
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d'audit Experts IA Outils de gestion de version Support juridique
KPI : Taux de conformité des systèmes Délais de mise à jour Nombre d'incidents liés à la non-conformité
AI_Act-§13-article112
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit évaluer, réexaminer et rendre compte périodiquement du règlement.
Intitulé : Obligations d'évaluation et de réexamen du règlement sur l'IA
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission évalue chaque année la nécessité de modifier la liste de l'annexe III et la liste des pratiques d’IA interdites de l'article 5, transmet les conclusions au Parlement et au Conseil, puis produit des rapports périodiques (tous les 2 à 4 ans) sur l'application du règlement, incluant l'état des ressources, les sanctions, les normes, l'entrée de nouvelles entreprises, l'évaluation du Bureau de l'IA, la normalisation et les codes de conduite.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit chaque année vérifier si des modifications sont nécessaires aux annexes et à la liste des pratiques interdites, puis soumettre ses conclusions. Elle doit également, à des dates fixes, rédiger et publier des rapports détaillés sur l'application du règlement, incluant l'évaluation des ressources, des sanctions, des normes, du marché et des besoins du Bureau de l'IA, ainsi que sur la normalisation et les codes de conduite.
Mots-clés : Commission évaluation annexe III pratiques d'IA interdites rapport transparence gouvernance Bureau de l'IA normalisation codes de conduite PME sanctions ressources
Références croisées : Annexe III Article 5 Article 50 Article 99 Règlement sur l'IA
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Évaluation et réexamen du cadre réglementaire de l'IA
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire Surveillance
Actifs concernés : Autorités publiques Bureau de l'IA Secteur IA Entreprises PME
Périmètre : Réglementation européenne sur l'intelligence artificielle (AI Act) applicable aux fournisseurs, utilisateurs et autorités nationales
Exigences clés :
  • Évaluation annuelle des listes annexes
  • Rapports périodiques tous les 2-4 ans
  • Évaluation du Bureau de l'IA
  • Suivi des sanctions
  • Analyse de la normalisation
  • Évaluation des codes de conduite
  • Prise en compte des PME
  • Évaluation de l'impact environnemental
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur la cohérence du cadre réglementaire, la confiance du public et la sécurité des systèmes d'IA, avec des conséquences juridiques et réputationnelles.
Probabilité : 2/5
La Commission dispose de mandats clairs et de ressources, mais la mise en œuvre dépend de sa capacité organisationnelle et de la coordination avec les États membres.
Détectabilité : 3/5
Les manquements sont détectables via les rapports publics, les audits et les contrôles des autorités nationales, bien que la non‑déclaration puisse rester cachée pendant un certain temps.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Parlement européen Conseil Autorités nationales Bureau de l'IA Entreprises PME Public
Délai initial : À compter de l'entrée en vigueur du règlement, la Commission doit évaluer annuellement les listes et transmettre les conclusions.
Délai récurrent : Rapports obligatoires tous les 2 ans (et tous les 4 ans pour certains aspects) à partir du 2 août 2028.
Notification incident : N/A
Délai correction : Les modifications identifiées doivent être mises en œuvre dans les 12 mois suivant la publication du rapport, sous peine de nouvelles évaluations.
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire devant le Tribunal de l'UE
Contrôles suggérés :
  • Développer une méthode objective et participative d’évaluation des risques
  • Mettre en place un calendrier de reporting conforme aux dates fixées
  • Assurer les ressources financières et humaines nécessaires au Bureau de l'IA
Preuves attendues : Documentation des évaluations Rapports d’audit Registres de modifications Preuves de conformité aux exigences de l’annexe III
Fréquence : Annuel pour les évaluations, tous les 2-4 ans pour les rapports
Niveau détection : 2/5
Modérément détectable via audits et rapports publics
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Développer une méthode objective et participative d’évaluation des risques
  • Mettre en place un calendrier de reporting conforme aux dates fixées
  • Assurer les ressources financières et humaines nécessaires au Bureau de l'IA
  • Renforcer la coordination avec les autorités nationales et le Parlement
  • Mettre en place des indicateurs KPI de suivi (ex. nombre de rapports publiés, délais respectés)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d’analystes Outils d’audit et de suivi Accès aux données internes Support du Bureau de l'IA
KPI : Nombre de rapports publiés dans les délais Délais de soumission des évaluations annuelles Taux de conformité des modifications apportées Ressources allouées au Bureau de l'IA Nombre de sanctions appliquées
AI_Act-§13-article113
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le règlement est obligatoire et directement applicable dans tous les États membres.
Intitulé : Règlement sur l'entrée en vigueur et l'application du cadre réglementaire
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne. Il est applicable à partir du 2 août 2026. Toutefois: a) les chapitres I et II sont applicables à partir du 2 février 2025; b) le chapitre III, section 4, le chapitre V, le chapitre VII, le chapitre XII et l’article 78 s’appliquent à partir du 2 août 2025, à l’exception de l’article 101; c) l’article 6, paragraphe 1, et les obligations correspondantes du présent règlement s’appliquent à partir du 2 août 2027. Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent mettre en œuvre le règlement dès les dates indiquées, en respectant les dérogations temporaires définies pour les chapitres et articles, et assurer la conformité continue.
Mots-clés : règlement entrée en vigueur applicabilité dates d'application dérogations obligation de mise en conformité
Références croisées : Règlement (CE) no 765/2008 Directive 85/374/CEE Règlement (UE) 2022/2557 Directive (UE) 2019/882 Règlement (UE) 2023/2854 Règlement (UE) 2024/900
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en œuvre et application du règlement
Domaine cybersécurité : Cybersécurité Protection des données Conformité produit Accessibilité Responsabilité du produit
Actifs concernés : Entreprises Autorités publiques Fournisseurs de services Manufacturiers
Périmètre : Union européenne (Tous les États membres)
Exigences clés :
  • Respect des dates d'entrée en vigueur
  • Application des chapitres I et II dès février 2025
  • Application des chapitres III, V, VII, XII et article 78 dès août 2025 (sauf art 101)
  • Application de l'article 6 paragraphe 1 dès août 2027
  • Suivi continu de la conformité
Gravité : 4/5
Impact juridique majeur (sanctions, perte de licence, réputation) et obligations de conformité généralisées
Probabilité : 3/5
Complexité des dates d'application et besoin de coordination inter‑services
Détectabilité : 2/5
Contrôles et audits permettent une détection relativement aisée des manquements
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Entreprises Autorités de régulation Fournisseurs de services Consommateurs
Délai initial : 20e jour après publication au Journal officiel
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié (possiblement jusqu'à plusieurs millions d'euros)
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales Restrictions d'accès au marché Mise en demeure
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Oui
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant le Tribunal de l'Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Établir un calendrier de mise en œuvre
  • Cartographier les exigences par chapitre
  • Former le personnel concerné
  • Mettre en place des contrôles internes de conformité
  • Conserver une documentation complète
Preuves attendues : Documents de conformité Registres de mise à jour Rapports d'audit Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
La conformité est détectable via audits et vérification des dates d'application
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un plan de mise en œuvre détaillé
  • Identifier les exigences spécifiques par chapitre et par date
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place des contrôles de suivi et des audits internes
  • Préparer les rapports de conformité pour les autorités
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe conformité Juriste EU Auditeur interne Outils de suivi et de reporting
KPI : Respect des dates d'application Taux de conformité des chapitres Nombre d'incidents de non-conformité Score d'audit de conformité
AI_Act-§13-articleI
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Liste de la législation d'harmonisation de l'Union (Directives et règlements UE sur la sécurité des produits et équipements)
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les fabricants, importateurs, distributeurs et toute entité mettant sur le marché des machines, équipements, produits ou véhicules doivent veiller à ce que ces articles soient conformes aux exigences de sécurité définies dans les directives et règlements d'harmonisation de l'Union européenne listés ci‑après.
Interprétation opérationnelle :
Les acteurs du marché doivent vérifier la conformité technique, apposer le marquage CE, fournir une documentation technique, tenir un registre de conformité, former le personnel, assurer la traçabilité et notifier tout incident ou défaut dans les 24 h, puis le corriger sous 30 jours.
Mots-clés : machines sécurité conformité marquage CE documentation technique déclaration de conformité responsable CE audit incident formation
Références croisées : Directive 2006/42/CE Directive 2009/48/CE Directive 2013/53/UE Directive 2014/33/UE Directive 2014/34/UE Directive 2014/53/UE Directive 2014/68/UE Règlement (UE) 2016/424 Règlement (UE) 2016/425 Règlement (UE) 2016/426 Règlement (UE) 2017/745 Règlement (UE) 2017/746 Règlement (CE) no 300/2008 Règlement (UE) no 168/2013 Règlement (UE) no 167/2013 Directive 2014/90/UE Directive (UE) 2016/797 Règlement (UE) 2018/858 Règlement (UE) 2019/2144 Règlement (UE) 2018/1139
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Conformité aux exigences de sécurité des produits et équipements
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : machines équipements produits véhicules dispositifs médicaux équipements de protection individuelle installations à câbles appareils sous pression systèmes de protection en atmosphère explosive équipements radioélectriques
Périmètre : Marché intérieur de l'Union européenne (UE) – tous les États membres
Exigences clés :
  • Respect des exigences essentielles de sécurité
  • Marquage CE et déclaration de conformité
  • Documentation technique et registre UE
  • Évaluation de conformité (auto‑déclaration ou tierce)
  • Formation du personnel
  • Gestion des incidents et traçabilité
  • Surveillance du marché et contrôles post‑commercialisation
Gravité : 4/5
Un non‑conformité peut entraîner des blessures graves, des rappels de produits, des amendes lourdes et une atteinte réputationnelle importante.
Probabilité : 3/5
La multiplicité des exigences et la complexité de la vérification augmentent la probabilité d’erreurs ou d’omissions.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont souvent découverts uniquement lors d’audits, d’inspections ou de réclamations clients, ce qui rend la détection difficile sans contrôle systématique.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction Générale / Responsable Conformité Produit
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction Générale Responsable Conformité Service Qualité Service Recherche & Développement Service Juridique Auditeurs internes Clients Autorités de contrôle (DGCCRF, CE)
Délai initial : Immédiat – dès la mise sur le marché
Délai récurrent : Annuel – mise à jour du dossier de conformité et vérification des exigences
Notification incident : 24 h après détection d’un incident ou défaut
Délai correction : 30 jours après notification, selon gravité
Amende max : Jusqu’à 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l’entreprise ou 10 M€, selon la directive concernée
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait du produit du marché Interdiction de mise sur le marché Poursuites pénales Responsabilité civile
Autorité contrôle : Commission Européenne et autorités nationales de surveillance du marché (ex : DGCCRF, DREAL)
Pouvoir injonction : L’autorité de contrôle peut imposer une injonction d’interdiction de mise sur le marché ou d’ordre de rappel du produit
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire devant le tribunal administratif Médiation
Contrôles suggérés :
  • Audit de conformité interne
  • Évaluation d’impact sur la sécurité (EIS)
  • Vérification du marquage CE
  • Gestion documentaire (dossier technique)
  • Formation du personnel aux exigences de sécurité
  • Suivi des incidents et retours clients
  • Contrôle de la chaîne d’approvisionnement
Preuves attendues : Procès‑verbaux d’audit Dossiers techniques Déclarations de conformité Registres de formation Rapports d’incident Certificats de conformité
Fréquence : Trimestrielle
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits internes et contrôles du marché, mais nécessite des ressources et du temps.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un système de management de la conformité (ISO 9001/ISO 45001)
  • Réaliser un audit de conformité initial
  • Actualiser le dossier technique et le marquage CE
  • Former le personnel aux exigences spécifiques de chaque directive
  • Mettre en place un processus de notification d’incident et de rappel produit
  • Planifier des revues périodiques des exigences législatives
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Audit interne Expert juridique spécialisé UE Responsable conformité Outils de gestion documentaire Formations
KPI : Taux de conformité des produits (>95 %) Délai moyen de traitement des incidents Nombre d’audits réalisés par trimestre Score d’exactitude du marquage CE Coût de non‑conformité (amendes, rappels)
AI_Act-§13-articleII
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Liste des infractions pénales visées à l'article 5, paragraphe 1, premier alinéa, point h) iii)
Type : Primaire
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Infractions pénales visées à l'article 5, paragraphe 1, premier alinéa, point h) iii) : terrorisme, traite des êtres humains, exploitation sexuelle des enfants et pédopornographie, trafic de stupéfiants ou de substances psychotropes, trafic d'armes, de munitions ou d'explosifs, homicide volontaire, coups et blessures graves, trafic d'organes ou de tissus humains, trafic de matières nucléaires ou radioactives, enlèvement, séquestration ou prise d'otage, crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale, détournement d'avion ou de navire, viol, criminalité environnementale, vol organisé ou à main armée, sabotage, participation à une organisation criminelle impliquée dans une ou plusieurs des infractions énumérées ci-dessus.
Interprétation opérationnelle :
Interdiction pour toute personne physique ou morale de commettre ou de faciliter les actes criminels listés ; obligation de mise en œuvre de mesures de prévention, de détection et de sanction.
Mots-clés : terrorisme traite des êtres humains exploitation sexuelle des enfants trafic de stupéfiants trafic d'armes homicide volontaire trafic d'organes trafic de matières nucléaires enlèvement crimes CPI détournement d’avion viol criminalité environnementale vol organisé sabotage organisation criminelle
Références croisées : -
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Responsabilité pénale pour infractions graves
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : Personnes physiques Personnes morales
Périmètre : Territoire national (France)
Exigences clés :
  • Interdiction de commettre les infractions
  • Mise en place de mesures de prévention
  • Détection et notification des incidents
  • Sanctions pénales
Gravité : 5/5
Les infractions listées sont extrêmement graves, pouvant entraîner des pertes humaines majeures, des impacts sociétaux majeurs et des sanctions pénales lourdes.
Probabilité : 3/5
La probabilité dépend de la mise en œuvre des contrôles ; sans mesures adéquates, la non-conformité est modérément probable.
Détectabilité : 5/5
Ces crimes sont souvent cachés, nécessitent des enquêtes complexes et ne sont pas détectables par des contrôles automatisés standards.
Score inhérent : 75 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction juridique
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique Direction générale Service conformité Audit interne Equipe sécurité Avocats
Délai initial : Immédiate
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Illimitée (amende à la discrétion du juge)
Autres sanctions : Peine d'emprisonnement Amende Injonction de cesser l'activité illicite Obligation de réparation
Autorité contrôle : Juridiction pénale
Pouvoir injonction : Injonction de cesser l'activité illicite
Recours : Recours en cassation Demande de réexamen de la peine
Contrôles suggérés :
  • Évaluation des risques juridique
  • Mise en place de politiques de prévention
  • Formation du personnel
  • Système de surveillance et détecteur d'anomalies
  • Procédures de notification d'incident
Preuves attendues : Registres d'incidents Rapports d'audit Attestations de formation Preuves de conformité aux exigences
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Les infractions graves sont détectables via signalements, enquêtes ou contrôles spécialisés, mais restent difficiles à détecter automatiquement.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer les risques juridiques et opérationnels
  • Mettre en place un dispositif de prévention et de détection
  • Former le personnel aux obligations légales
  • Établir des procédures de notification et de sanction
  • Suivre les KPI de conformité
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : Équipe juridique Audit interne Formateurs Outils de monitoring Ressources financières
KPI : Nombre d'incidents détectés Taux de conformité des procédures Temps moyen de réponse aux alertes Réduction des manquements
AI_Act-§13-articleIII
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Systèmes d'IA à haut risque visés à l'article 6, paragraphe 2
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Systèmes d'IA à haut risque visés à l'article 6, paragraphe 2. Les systèmes d'IA à haut risque au sens de l'article 6, paragraphe 2, sont les systèmes d'IA répertoriés dans l'un des domaines suivants: 1. Biométrie, dans la mesure où leur utilisation est autorisée par le droit de l'Union ou le droit national applicable: a) systèmes d'identification biométrique à distance (hors vérification simple); b) systèmes de catégorisation biométrique; c) systèmes de reconnaissance des émotions. 2. Infrastructures critiques: IA de sécurité pour gestion et exploitation d'infrastructures numériques critiques, trafic routier, fourniture d'eau, gaz, chauffage ou électricité. 3. Éducation et formation professionnelle: IA pour accès, admission, affectation, évaluation des acquis, évaluation du niveau d'enseignement, surveillance des comportements interdits lors d'examens. 4. Emploi, gestion de la main-d'œuvre et accès à l'emploi: IA pour recrutement, sélection, décisions influant sur les relations professionnelles, évaluation de la performance. 5. Accès aux services essentiels et prestations sociales: IA pour évaluation de l'éligibilité aux aides sociales, solvabilité, tarification d'assurance vie et maladie, évaluation des risques et priorisation des appels d'urgence. 6. Répression: IA utilisée par les autorités répressives pour évaluer le risque de victimisation, polygraphes, fiabilité des preuves, évaluation du risque de récidive, profilage selon la directive (UE) 2016/680. 7. Migration, asile et contrôles aux frontières: IA pour polygraphes, évaluation des risques de migration, examen des demandes d'asile/visas, détection et identification des personnes. 8. Administration de la justice et processus démocratiques: IA pour recherche juridique, interprétation de la loi, règlement extrajudiciaire, influence sur le résultat d'une élection ou référendum (excluant les outils logistiques).
Interprétation opérationnelle :
Les organisations doivent recenser leurs systèmes d'IA, les classer selon les huit catégories définies, vérifier que chaque usage est compatible avec le droit applicable, puis mettre en place les exigences de conformité (documentation, gestion des risques, contrôle humain, transparence) afin d’obtenir la conformité réglementaire.
Mots-clés : IA à haut risque article 6 paragraphe 2 biométrie infrastructures critiques éducation emploi services essentiels répression migration justice
Références croisées : Règlement (UE) 2021/0106 (AI Act) Directive (UE) 2016/680
Catégorie : Technique
Sujet principal : Définition et périmètre des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité du système Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'IA Données biométriques Infrastructure critique Environnement éducatif Ressources humaines Services publics
Périmètre : Tous les secteurs où les systèmes d'IA sont déployés et répondent aux critères de l'article 6, paragraphe 2
Exigences clés :
  • Évaluation de conformité
  • Documentation technique
  • Gestion des risques
  • Contrôle humain
  • Transparence
  • Surveillance continue
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la sécurité des personnes, les droits fondamentaux et la santé publique, avec des sanctions financières lourdes en cas de non‑conformité.
Probabilité : 3/5
Complexité de la classification et manque de sensibilisation peuvent mener à des déploiements non conformes, mais la plupart des organisations disposent de processus de gouvernance.
Détectabilité : 4/5
La nature cachée du critère d’usage (ex. reconnaissance des émotions, évaluation du risque) rend la détection sans audit spécialisé difficile.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Risk Officer (CRO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Service juridique Équipes IT Équipes produit Autorités de régulation Usagers
Délai initial : Immédiat (dans les 30 jours suivant la prise de conscience)
Délai récurrent : Annuel (ré‑évaluation et mise à jour du registre)
Notification incident : 72 heures après détection d’un incident de non‑conformité
Délai correction : 30 jours pour corriger la non‑conformité identifiée
Amende max : Jusqu’à 6 % du chiffre d'affaires mondial annuel ou 30 M€, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Mise en conformité obligatoire Suspension du système Retrait du marché Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de contrôle de l'IA (nouvelle autorité prévue par le Règlement AI Act)
Pouvoir injonction : Peut imposer des mesures correctives, la suspension ou l'interdiction d'utilisation du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact sur la protection des données
  • Gestion des risques IA
  • Documentation technique détaillée
  • Contrôle de biais algorithmique
  • Mécanisme de supervision humaine
  • Tests de robustesse et de sécurité
Preuves attendues : Rapports d’audit Documentation de conformité Registre des traitements Certificats de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection réalisable via audits périodiques et revues de conformité, mais nécessite des ressources spécialisées.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Inventorier tous les systèmes d'IA
  • Classer chaque système selon les critères de l'article 6
  • Établir un registre de conformité centralisé
  • Réaliser une analyse d’impact sur les droits fondamentaux
  • Déployer des contrôles de biais, de transparence et de supervision humaine
  • Former le personnel concerné aux exigences de l’AI Act
  • Mettre en place une surveillance continue et des revues périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expert IA Juridique Outils d’audit Formation
KPI : Pourcentage de systèmes d'IA classés Temps moyen de mise en conformité Nombre d’incidents de non‑conformité Score d’audit de conformité
AI_Act-§13-articleIV
Résumé : L’article 11, paragraphe 1, impose au fournisseur d’un système d’intelligence artificielle de fournir une documentation technique détaillée, indispensable pour démontrer la conformité du produit aux exigences du règlement sur l’IA. Cette documentation doit couvrir la description générale du système (destinataire, nom du fournisseur, version, interactions avec d’autres logiciels ou matériels), les versions du logiciel et du micrologiciel ainsi que les exigences de mise à jour, les modalités de commercialisation (packs intégrés, API, etc.), les spécifications du matériel cible, les caractéristiques de l’interface utilisateur et les notices d’usage, le processus de développement (méthodes, utilisation d’outils pré‑entraînés, choix de conception, architecture, ressources informatiques), les données d’entraînement (origine, sélection, étiquetage, nettoyage), les mesures de contrôle humain et techniques, les modifications prévues et leurs impacts, les procédures de validation et d’essai ave…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit fournir une documentation technique détaillée contenant les informations spécifiées.
Intitulé : Documentation technique visée à l'article 11, paragraphe 1
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La documentation technique visée à l'article 11, paragraphe 1, contient au moins les informations ci-après, selon le système d'IA concerné: 1. une description générale du système d'IA, y compris: a) la destination, le nom du fournisseur et la version du système, faisant apparaître sa relation aux versions précédentes; b) la manière dont le système d'IA interagit ou peut être utilisé pour interagir avec du matériel informatique ou des logiciels, y compris avec d'autres systèmes d'IA, qui ne font pas partie du système d'IA lui-même, le cas échéant; c) les versions des logiciels ou des micrologiciels pertinents et toute exigence relative aux mises à jour de la version; d) la description de toutes les formes sous lesquelles le système d'IA est mis sur le marché ou mis en service, telles que les packs logiciels intégrés dans du matériel informatique, les téléchargements ou les API; e) la description du matériel informatique sur lequel le système d'IA est destiné à être exécuté; f) lorsque le système d'IA est un composant de produits, des photographies ou des illustrations montrant les caractéristiques externes, le marquage et la disposition interne de ces produits; g) une description de base de l'interface utilisateur fournie au déployeur; h) une notice d'utilisation à l'intention du déployeur et une description de base de l'interface utilisateur fournie au déployeur, le cas échéant; 2. une description détaillée des éléments du système d'IA et de son processus de développement, y compris: a) les méthodes et étapes suivies pour le développement du système d'IA, y compris, le cas échéant, le recours à des systèmes ou outils pré-entraînés fournis par des tiers et la manière dont ceux-ci ont été utilisés, intégrés ou modifiés par le fournisseur; b) les spécifications de conception du système, à savoir la logique générale du système d'IA et des algorithmes; les principaux choix de conception, y compris le raisonnement et les hypothèses retenues, y compris en ce qui concerne les personnes ou les groupes de personnes à l'égard desquels le système est destiné à être utilisé; les principaux choix de classification; ce que le système est conçu pour optimiser, ainsi que la pertinence des différents paramètres; la description des sorties attendues du système et de leur qualité; les décisions relatives aux compromis éventuels en ce qui concerne les solutions techniques adoptées pour se conformer aux exigences énoncées au chapitre III, section 2; c) la description de l'architecture du système expliquant la manière dont les composants logiciels s'utilisent et s'alimentent les uns les autres ou s'intègrent dans le traitement global; les ressources informatiques utilisées pour développer, entraîner, mettre à l'essai et valider le système d'IA; d) le cas échéant, les exigences relatives aux données en ce qui concerne les fiches décrivant les méthodes et techniques d'entraînement et les jeux de données d'entraînement utilisés, y compris une description générale de ces jeux de données et des informations sur leur provenance, leur portée et leurs principales caractéristiques; la manière dont les données ont été obtenues et sélectionnées; les procédures d'étiquetage (par exemple pour l'apprentissage supervisé), les méthodes de nettoyage des données (par exemple la détection des valeurs aberrantes); e) l'évaluation des mesures de contrôle humain nécessaires conformément à l'article 14, y compris une évaluation des mesures techniques nécessaires pour faciliter l'interprétation par les déployeurs des sorties des systèmes d'IA, conformément à l'article 13, paragraphe 3, point d); f) le cas échéant, une description détaillée des modifications prédéterminées du système d'IA et de ses performances, ainsi que toutes les informations pertinentes relatives aux solutions techniques adoptées pour garantir que continue d'être assurée la conformité du système d'IA aux les exigences pertinentes énoncées au chapitre III, section 2; g) les procédures de validation et d'essai utilisées, y compris les informations sur les données de validation et d'essai utilisées et leurs principales caractéristiques; les indicateurs utilisés pour mesurer l'exactitude, la robustesse et le respect des autres exigences pertinentes énoncées au chapitre III, section 2, ainsi que les éventuelles incidences discriminatoires; les journaux de test et tous les rapports de test datés et signés par les personnes responsables, y compris en ce qui concerne les modifications prédéterminées visées au point f); h) les mesures de cybersécurité qui ont été prises; 3. des informations détaillées sur la surveillance, le fonctionnement et le contrôle du système d'IA, en particulier en ce qui concerne: les capacités et les limites du système sur le plan de sa performance, y compris le degré d'exactitude pour des personnes ou des groupes de personnes spécifiques à l'égard desquels le système est destiné à être utilisé et le niveau global d'exactitude prévu par rapport à sa destination; les résultats non intentionnels et sources de risques prévisibles pour la santé et la sécurité, les droits fondamentaux et en termes de discrimination compte tenu de la destination du système d'IA; les mesures de contrôle humain nécessaires conformément à l'article 14, y compris les mesures techniques mises en place pour faciliter l'interprétation par les déployeurs des sorties des systèmes d'IA; les spécifications concernant les données d'entrée, le cas échéant; 4. une description de l'adéquation des indicateurs de performance à ce système d'IA spécifique; 5. une description détaillée du système de gestion des risques conformément à l'article 9; 6. une description des modifications pertinentes apportées par le fournisseur au système tout au long de son cycle de vie; 7. une liste des normes harmonisées appliquées, en totalité ou en partie, dont les références ont été publiées au Journal officiel de l'Union européenne; lorsqu'aucune norme harmonisée de ce type n'a été appliquée, une description détaillée des solutions adoptées pour satisfaire aux exigences énoncées au chapitre III, section 2, y compris une liste des autres normes pertinentes et spécifications techniques appliquées; 8. une copie de la déclaration UE de conformité visée à l'article 47; 9. une description détaillée du système en place pour évaluer les performances du système d'IA après la commercialisation conformément à l'article 72, y compris le plan de surveillance après commercialisation visé à l'article 72, paragraphe 3.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit produire une documentation technique complète et structurée contenant toutes les informations listées (description du système, processus de développement, architecture, données d'entraînement, mesures de cybersécurité, gestion des risques, modifications, normes appliquées, déclaration de conformité, suivi post‑commercialisation) afin de prouver la conformité du système d'IA aux exigences réglementaires.
Mots-clés : documentation technique système d'IA conformité développement architecture données d'entraînement cybersécurité gestion des risques normes harmonisées déclaration UE de conformité surveillance post‑commercialisation
Références croisées : Article 9 (gestion des risques) Article 13 (interprétation des sorties) Article 14 (mesures de contrôle humain) Article 47 (déclaration UE de conformité)
Catégorie : Technique
Sujet principal : Obligation de fournir une documentation technique détaillée du système d'IA
Domaine cybersécurité : Cybersécurité Gestion des risques Conformité
Actifs concernés : Système d'IA Logiciels Micrologiciels Données d'entraînement Matériel informatique
Périmètre : Tous les fournisseurs de systèmes d'IA mis sur le marché ou mis en service dans l'Union européenne
Exigences clés :
  • Description générale du système
  • Processus de développement
  • Architecture et ressources informatiques
  • Données d'entraînement et mesures de contrôle
  • Mesures de cybersécurité
  • Gestion des risques
  • Normes harmonisées appliquées
  • Déclaration UE de conformité
  • Surveillance post‑commercialisation
Gravité : 4/5
L’absence de documentation adéquate peut entraîner des non‑conformités majeures, des sanctions administratives lourdes, des risques pour la sécurité et les droits fondamentaux, et une perte de confiance des utilisateurs.
Probabilité : 3/5
La complexité du système d'IA et la nécessité de couvrir de nombreux aspects augmentent la probabilité d'omissions ou d'incohérences dans la documentation.
Détectabilité : 1/5
La documentation technique est un livrable explicitement requis et soumis aux audits, donc facilement détectable lors de contrôles de conformité.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable de la conformité du produit IA
Niveau décision : Tactical
Parties prenantes : Fournisseur Autorité de régulation Deployeur Utilisateurs finaux
Délai initial : Immédiat, dès la mise sur le marché ou la mise en service
Délai récurrent : Renouvellement périodique, au moins une fois par an ou à chaque modification majeure
Notification incident : Dans les 15 jours suivant la détection d'un incident de non‑conformité
Délai correction : Correction et mise à jour de la documentation dans les 30 jours suivant la notification
Amende max : Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial du fournisseur
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Retrait du produit Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale de régulation du marché (ex. CNIL ou autorité compétente de l'État membre)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspendre ou de retirer le système d'IA du marché
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un catalogue de documentation structurée
  • Utilisation d'outils de gestion de version pour suivre les mises à jour
  • Évaluation régulière de la conformité documentaire via audits internes
  • Intégration de contrôles de qualité dans le cycle de développement
Preuves attendues : Documents signés et datés Versions contrôlées des logiciels et micrologiciels Registres de modifications Preuves de conformité aux normes harmonisées
Fréquence : Annuel ou à chaque changement majeur
Niveau détection : 1/5
La documentation est explicitement requise et soumise à contrôle, donc facilement détectable lors d'audits.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un modèle de documentation conforme
  • Désigner un responsable de la conformité technique
  • Collecter les informations requises dès la phase de conception
  • Mettre en place un processus de mise à jour continue
  • Former les équipes aux exigences de la documentation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe technique Outils de gestion de configuration Expertise juridique Temps de rédaction
KPI : Pourcentage de systèmes d'IA avec documentation complète Délai moyen de production de la documentation Nombre d'audits de conformité réussis
AI_Act-§13-articleIX
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournir les informations énumérées à l'annexe III pour l'enregistrement des essais en conditions réelles.
Intitulé : Enregistrement des essais en conditions réelles des systèmes d'IA à haut risque conformément à l'article 60
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Les informations à fournir lors de l'enregistrement de systèmes d'IA à haut risque énumérés à l'annexe III en ce qui concerne les essais en conditions réelles conformément à l'article 60
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur ou le déployeur doit fournir, avant le démarrage de l'essai, un dossier contenant un numéro d'identification unique de l'UE, les coordonnées du fournisseur et du déployeur, une description du système d'IA et de sa destination, une synthèse du plan d'essais, ainsi que les informations sur la suspension ou la cessation des essais.
Mots-clés : enregistrement essais en conditions réelles système d'IA à haut risque article 60 annexe III
Références croisées : Annexe III Article 60 Règlement sur l'IA
Catégorie : Technique
Sujet principal : Enregistrement des essais en conditions réelles des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'information Conformité réglementaire
Actifs concernés : Système d'IA Données d'essai Documentation
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Numéro d'identification unique de l'UE
  • Nom et coordonnées du fournisseur et du déployeur
  • Description du système et de sa destination
  • Synthèse du plan d'essais
  • Informations sur suspension/cessation des essais
Gravité : 4/5
Impact juridique (sanctions), réputation et conformité aux exigences de l'AI Act; non-respect entraîne des amendes élevées et possible suspension du projet.
Probabilité : 3/5
Complexité de la collecte d'informations spécifiques et nécessité d'un numéro d'UE unique peuvent générer des oublis ou erreurs.
Détectabilité : 1/5
Exigences clairement définies et vérifiables via audit ou examen du dossier, donc facilement détectables.
Score inhérent : 12 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la conformité du fournisseur d'IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur d'IA Deployeur Autorité de régulation de l'IA Organisme de normalisation Equipe juridique
Délai initial : Avant le démarrage de l'essai en conditions réelles
Délai récurrent : À chaque modification substantielle du plan d'essais ou du système
Notification incident : Immédiat (dans les 24 heures)
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection de la non-conformité
Amende max : Jusqu'à 30 millions d'euros ou 6 % du chiffre d'affaires mondial annuel, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Interdiction de mise sur le marché Suspension des activités de test Restriction d'accès aux données Mise en demeure
Autorité contrôle : Autorité nationale de la protection des données (ANPD) ou Autorité de l'IA de l'Union européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspendre ou d'interdire les essais en conditions réelles
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre centralisé des essais
  • Processus de validation des informations avant soumission
  • Contrôle de la complétude du dossier via checklist
  • Formation du personnel aux exigences de l'article 60
Preuves attendues : Dossier d'enregistrement complet Accusé de réception de l'autorité Traces de validation interne
Fréquence : Mensuelle (revue du statut d'enregistrement) et à chaque lancement d'essai
Niveau détection : 1/5
Le processus de collecte et de vérification rend la non-conformité facilement détectable par les audits internes.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un responsable de l'enregistrement
  • Élaborer un modèle de dossier conforme à l'article 60
  • Mettre en place une checklist de vérification
  • Former les équipes concernées
  • Déployer un outil de suivi des exigences
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Juridique Ressources IT Formateurs
KPI : Délai moyen de soumission du dossier Taux de conformité des informations Nombre d'anomalies détectées avant l'audit Temps de correction des écarts
AI_Act-§13-articleV
Résumé : L'article 47 du Règlement UE sur l'IA impose au fournisseur d'un système d'IA de rédiger, signer et mettre à disposition une déclaration de conformité attestant que le système respecte le règlement ainsi que toute législation applicable, y compris le RGPD. La déclaration doit contenir le nom et le type du système, les informations du fournisseur ou de son mandataire, une attestation de responsabilité, la conformité au règlement et aux exigences en matière de données personnelles, les références aux normes harmonisées ou spécifications communes, les détails de tout organisme notifié et la procédure d'évaluation, ainsi que le lieu, la date, le nom et la fonction du signataire et sa signature. Le non‑respect expose le fournisseur à des amendes pouvant atteindre 10 M€ ou 6 % du chiffre d’affaires mondial, à des mesures de suspension du marché, à des sanctions civiles et pénales, et à une injonction de retrait du produit. Les actions recommandées comprennent la désignation d’un responsable…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit établir une déclaration UE de conformité complète.
Intitulé : Déclaration UE de conformité (article 47)
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
1. le nom et le type du système d'IA et toute référence supplémentaire non équivoque permettant l'identification et la traçabilité du système d'IA; 2. le nom et l'adresse du fournisseur ou, le cas échéant, de son mandataire; 3. une attestation certifiant que la déclaration UE de conformité visée à l'article 47 est établie sous la seule responsabilité du fournisseur; 4. une déclaration attestant que le système d'IA respecte le présent règlement et, le cas échéant, toute autre législation de l'Union applicable prévoyant l'établissement de la déclaration UE de conformité visée à l'article 47; 5. lorsqu'un système d'IA nécessite le traitement de données à caractère personnel, une déclaration qui atteste que ledit système d'IA est conforme aux règlements (UE) 2016/679 et (UE) 2018/1725 ainsi qu'à la directive (UE) 2016/680; 6. des références aux éventuelles normes harmonisées pertinentes utilisées ou aux éventuelles autres spécifications communes par rapport auxquelles la conformité est déclarée; 7. le cas échéant, le nom et le numéro d'identification de l'organisme notifié, une description de la procédure d'évaluation de la conformité suivie et la référence du certificat délivré; 8. le lieu et la date de délivrance de la déclaration, le nombre et la fonction du signataire ainsi que la mention de la personne pour le compte de laquelle ce dernier a signé, et une signature.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit produire, signer et mettre à disposition une déclaration écrite contenant les informations listées, attestant que le système d'IA est conforme au règlement UE et aux exigences légales associées.
Mots-clés : Déclaration UE de conformité système d'IA fournisseur responsabilité conformité données personnelles normes harmonisées organisme notifié signature
Références croisées : Règlement (UE) 2021/0160 (AI Act) (UE) 2016/679 RGPD (UE) 2018/1725 (UE) 2016/680
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Déclaration de conformité UE
Domaine cybersécurité : Conformité réglementaire Gestion des risques Sécurité de l'information
Actifs concernés : -
Périmètre : Tous les fournisseurs de systèmes d'IA déployés ou commercialisés dans l'Union européenne
Exigences clés :
  • Identification du système
  • Identification du fournisseur
  • Attestation de responsabilité
  • Conformité au règlement UE
  • Conformité aux exigences RGPD et autres législations
  • Références aux normes harmonisées
  • Information sur l'organisme notifié le cas échéant
  • Signature et date
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des amendes élevées (jusqu'à 10 M€ ou 6 % du CA), suspension du marché, atteinte à la réputation et responsabilité civile
Probabilité : 3/5
La production de la déclaration nécessite une coordination interne et une connaissance des exigences, ce qui augmente la probabilité d'omission ou d'erreur, surtout dans les organisations moins matures
Détectabilité : 3/5
La déclaration est un document officiel qui doit être conservé et présenté aux autorités ; sans audit régulier elle peut rester indétectée, mais les contrôles de conformité peuvent la révéler
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Compliance Officer (CCO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur d'IA Direction générale Équipes produit Service juridique Autorité de régulation Organisme notifié (le cas échéant)
Délai initial : Avant la mise sur le marché du système d'IA (ou dès la première version commercialisable)
Délai récurrent : À chaque modification substantielle du système ou au moins une fois par an
Notification incident : N/A
Délai correction : Dans les 15 jours suivant la détection d'une non-conformité
Amende max : 10 millions d’euros ou 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le plus élevé des deux
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou interdiction de mise sur le marché Responsabilité civile Sanctions pénales
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente en protection des données ou autorité de régulation du secteur de l'IA
Pouvoir injonction : Possibilité d'injonction de retirer le système du marché ou de suspendre son exploitation
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de régulation Action judiciaire devant les tribunaux administratifs Médiation ou arbitrage
Contrôles suggérés :
  • Établir une procédure interne de collecte des informations requises
  • Mettre en place une checklist de conformité
  • Former le personnel aux exigences de la déclaration
  • Conserver une trace documentaire et des preuves d'audit
Preuves attendues : Documentation technique du système Attestation signée par le représentant légal Certificat de l'organisme notifié le cas échéant Registre des versions et modifications du système
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an ou à chaque mise à jour majeure)
Niveau détection : 3/5
Détection moyenne : la conformité est vérifiable via les documents produits, mais nécessite un contrôle actif (audit ou revue)
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un propriétaire de la conformité
  • Élaborer un modèle de déclaration conforme
  • Créer une checklist détaillée des exigences
  • Former les équipes juridique et technique
  • Mettre en place un audit interne périodique
  • Assurer le suivi des mises à jour du système
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (juridique, conformité) Outils de gestion documentaire Expertise en IA et droit
KPI : Pourcentage de systèmes d'IA avec déclaration à jour Délai moyen entre la mise à jour du système et la production de la déclaration Nombre d'anomalies détectées lors des audits de conformité
AI_Act-§13-articleVI
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit vérifier la conformité du système de gestion et du système d'IA.
Intitulé : Procédure d’évaluation de la conformité fondée sur le contrôle interne
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le fournisseur vérifie que le système de gestion de la qualité établi est conforme aux exigences de l'article 17. Le fournisseur examine les informations contenues dans la documentation technique afin d'évaluer la conformité du système d'IA aux exigences essentielles pertinentes énoncées au chapitre III, section 2. Le fournisseur vérifie également que le processus de conception et de développement du système d'IA et son système de surveillance après commercialisation prévu à l'article 72 sont cohérents avec la documentation technique.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit mettre en place une procédure interne d’évaluation de la conformité, vérifier que son système de gestion de la qualité répond aux exigences de l’article 17, examiner la documentation technique pour confirmer que le système d’IA satisfait aux exigences essentielles du chapitre III‑section 2, et s’assurer que les processus de conception, de développement et le dispositif de surveillance post‑commercialisation (article 72) sont alignés avec la documentation technique.
Mots-clés : procédure d'évaluation de la conformité contrôle interne système de gestion de la qualité article 17 documentation technique exigences essentielles chapitre III section 2 processus de conception développement IA surveillance après commercialisation article 72
Références croisées : article 17 chapitre III section 2 article 72
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Évaluation de la conformité du système d'IA via contrôle interne
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Système de gestion de la qualité Documentation technique Processus de conception et de développement Système de surveillance après commercialisation
Périmètre : Fournisseurs de systèmes d'IA
Exigences clés :
  • Vérifier la conformité du SGA aux exigences article 17
  • Examiner la documentation technique pour les exigences essentielles IA
  • Vérifier la cohérence du processus de conception et du système de surveillance post‑commercialisation avec la documentation technique
Gravité : 3/5
Impact potentiel de non-conformité pouvant entraîner des sanctions réglementaires, des amendes et une atteinte à la réputation de l'entreprise
Probabilité : 3/5
Risque de négligence ou d'omission lors de l'application de la procédure d'évaluation, surtout si les contrôles ne sont pas systématiquement exécutés
Détectabilité : 2/5
La procédure est documentée et soumise à des revues internes, donc détectable, mais peut rester masquée si les contrôles ne sont pas exécutés
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable conformité / Qualité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Direction Autorité de régulation Équipe sécurité
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de régulation (ex. CNIL ou autorité sectorielle)
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Formaliser une procédure d'évaluation interne de conformité
  • Documenter les exigences de l'article 17 et du chapitre III section 2
  • Vérifier la cohérence du processus de conception et du système de surveillance post‑commercialisation avec la documentation technique
  • Former le personnel concerné aux exigences IA
  • Mettre en place des revues d'audit interne périodiques
Preuves attendues : Procédures écrites Rapports d'audit Documentation technique Registres de conformité
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 2/5
La procédure est documentée et soumise à audit interne, donc détectable via revues de conformité
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et formaliser la procédure d'évaluation de conformité
  • Documenter les exigences de l'article 17 et du chapitre III section 2
  • Vérifier la cohérence du processus de conception et du système de surveillance post‑commercialisation avec la documentation technique
  • Former le personnel concerné
  • Mettre en place des revues d'audit interne périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Responsable conformité Équipe qualité Experts IA Outils d'audit Documentation
KPI : Taux de conformité des procédures d'évaluation Nombre d'anomalies détectées lors des audits Délais de réalisation des vérifications
AI_Act-§13-articleVII
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le fournisseur doit soumettre une demande d'évaluation du système de gestion de la qualité.
Intitulé : Évaluation de la conformité des systèmes d'IA à haut risque – SGCQ et documentation technique
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La conformité fondée sur une évaluation du système de gestion de la qualité et une évaluation de la documentation technique est la procédure d'évaluation de la conformité décrite aux points 2 à 5.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit présenter une demande contenant le SGCQ, la liste des IA, la documentation technique et les procédures de maintien du SGCQ ; l’organisme notifié évalue ces éléments, peut accéder aux données et modèles, délivre un certificat UE de conformité ou refuse la certification en motivant le refus.
Mots-clés : Système de gestion de la qualité Documentation technique Évaluation de conformité Organisme notifié Certificat UE IA à risque Procédures Modifications Audit Accès aux données
Références croisées : Article 17 Article 43 paragraphe 4 Chapitre III section 2 Annexe IV
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Évaluation de la conformité des systèmes d'IA à haut risque via le SGCQ et la documentation technique
Domaine cybersécurité : Gestion de la qualité Documentation Contrôle d'accès Sécurité des données Protection de la propriété intellectuelle
Actifs concernés : Système de gestion de la qualité Documentation technique Jeux de données d'entraînement Modèles d'IA Paramètres du modèle
Périmètre : Tous les fournisseurs de systèmes d'IA à haut risque souhaitant mettre sur le marché ou en service, conformément à l'article 17
Exigences clés :
  • Soumettre une demande complète incluant le SGCQ et la documentation technique
  • Obtenir l'approbation de l'organisme notifié
  • Maintenir et adapter le SGCQ
  • Déclarer les modifications
  • Effectuer des audits périodiques
  • Accorder un accès contrôlé aux données et modèles
  • Obtenir le certificat d'évaluation UE de la documentation technique
Gravité : 4/5
Un système d'IA non conforme peut entraîner des risques sérieux pour la sécurité, la sécurité publique et la réputation du fournisseur, avec des impacts juridiques et financiers majeurs.
Probabilité : 3/5
Le processus nécessite plusieurs étapes (demande, évaluation du SGCQ, évaluation de la documentation, audits) ; une défaillance à l’une d’elles augmente le risque, mais la présence d’organismes notifiés et de procédures structurées réduit la probabilité.
Détectabilité : 4/5
L’absence de certificat ou de conformité n’est pas immédiatement visible sans audit ou examen de la documentation, ce qui rend la détection difficile sans contrôle externe.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Fournisseur
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Organisme notifié Autorité de régulation Équipe de conformité Équipe technique
Délai initial : Avant la mise sur le marché ou la mise en service du système d'IA
Délai récurrent : Périodique (au moins une fois par an) pour audits et mise à jour du SGCQ
Notification incident : Immédiat dès la découverte d'une non-conformité ou d'un incident
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la notification d'incident pour corriger la non-conformité
Amende max : Non spécifié (possiblement jusqu'à plusieurs pourcentages du chiffre d'affaires annuel)
Autres sanctions : Refus de délivrer le certificat d'évaluation UE Obligation de retrait du marché Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Organisme notifié
Pouvoir injonction : Obligation de mettre en conformité sous menace d'amende
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un SGCQ certifié
  • Gestion structurée de la documentation technique
  • Contrôle d'accès sécurisé aux jeux de données et modèles
  • Audits internes et externes périodiques
  • Formation du personnel aux exigences réglementaires
  • Gestion des modifications avec évaluation d’impact
Preuves attendues : Procédures écrites Registres d’audit Certificats d’approbation Rapports d’évaluation Documentation technique complète
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an)
Niveau détection : 3/5
Détectable via audits et revues de documentation, mais nécessite un contrôle externe pour être assuré.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir le périmètre du SGCQ et obtenir son approbation
  • Rédiger et tenir à jour la documentation technique complète
  • Mettre en place des procédures de gestion des modifications
  • Organiser des audits internes semestriels
  • Former le personnel aux exigences de conformité
  • Assurer un accès contrôlé aux données d'entraînement et aux modèles
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expert technique IA Outils de gestion documentaire Auditeur externe
KPI : Taux de conformité du SGCQ Délai de traitement des demandes d'évaluation Nombre d'audits réalisés Pourcentage de documentation technique à jour Taux de refus de certificat
AI_Act-§13-articleVIII
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournir les informations listées lors de l'enregistrement du système d'IA à haut risque.
Intitulé : Obligations de déclaration des systèmes d'IA à haut risque (article 49)
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Le fournisseur ou le déployeur doit fournir les informations énumérées aux points 1 à 13 (nom, adresse, coordonnées, mandataire, désignation commerciale du système, description de la destination, description des données et logique, statut du système, certificat de conformité, États membres d'implantation, notice d'utilisation, URL supplémentaire) et aux points 1 à 5 (informations similaires pour le déployeur) pour les systèmes d'IA à haut risque.
Interprétation opérationnelle :
Ces informations doivent être transmises à l'autorité compétente, actualisées régulièrement et mises à disposition pour l'enregistrement dans la base de données de l'UE afin d'assurer la traçabilité et la conformité du système.
Mots-clés : fournisseur déployeur informations système d'IA à haut risque enregistrement certificat déclaration UE de conformité notice d'utilisation états membres URL
Références croisées : Article 47 Article 6 Article 27 Article 35 Annexe III
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Déclaration et traçabilité des systèmes d'IA à haut risque
Domaine cybersécurité : Sécurité des données Conformité réglementaire Gestion des risques
Actifs concernés : Système d'IA à haut risque Données d'entrée Logiciel d'IA
Périmètre : Tous les États membres de l'UE où le système est mis sur le marché, mis en service ou mis à disposition
Exigences clés :
  • Fournir les coordonnées du fournisseur et des parties concernées
  • Indiquer la dénomination commerciale et la référence unique du système
  • Décrire la destination, les composants et fonctions
  • Décrire les données d'entrée et la logique du système
  • Indiquer le statut (sur le marché ou en service)
  • Fournir le certificat de l'organisme notifié et son identifiant
  • Joindre une copie du certificat
  • Lister les États membres d'implantation
  • Fournir la notice d'utilisation électronique
  • Fournir une URL supplémentaire (facultatif)
Gravité : 3/5
Une non-conformité peut empêcher la surveillance du marché, compromettre la sécurité et entraîner des sanctions lourdes, mais n’entraîne pas de dommage physique direct.
Probabilité : 3/5
De nombreux fournisseurs et déployeurs ignorent ou omettent les exigences, surtout lors du lancement du système.
Détectabilité : 2/5
L'absence d'informations peut être détectée lors d'audits ou d'inspections, mais reste difficile à identifier sans examen approfondi.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable de la conformité AI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseur Déployeur Autorité de surveillance Organisme notifié Utilisateurs
Délai initial : Immédiat à la mise sur le marché ou en service
Délai récurrent : Mise à jour continue, au moins une fois par an ou à chaque modification substantielle
Notification incident : 72 heures après la détection de l'incident
Délai correction : 30 jours après la notification de l'incident
Amende max : Non précisé (potentiellement jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise sur le marché Retrait du système Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité nationale de contrôle (ex. CNIL, autorité de concurrence) ou organisme notifié
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité par l'autorité de contrôle
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre centralisé des informations
  • Processus de vérification des données avant soumission
  • Contrôle de la conformité du certificat
  • Formation du personnel à la collecte d'informations
Preuves attendues : Documents d'informations fournis Certificat de l'organisme notifié Déclaration UE de conformité Notice d'utilisation Registre des modifications
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détectable lors d'audits ou d'inspections, mais nécessite un examen attentif.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un responsable de conformité AI
  • Établir un formulaire standardisé de collecte d'informations
  • Mettre en place un système de gestion documentaire
  • Former le personnel aux exigences de l'article 49
  • Planifier des revues périodiques de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Logiciel de gestion documentaire Temps de formation Expert juridique Ressources IT
KPI : Pourcentage de systèmes conformes aux exigences d'information Délai moyen de mise à jour des informations Nombre d'incidents liés à la non-conformité
AI_Act-§13-articleX
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Règlements de l’Union européenne sur les systèmes d’information Schengen, Visa, Eurodac, EES, ETIAS et interopérabilité
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Système d’information Schengen – Règlements (UE) 2018/1860, 2018/1861, 2018/1862 ; Système d’information sur les visas – Règlements (UE) 2021/1133, 2021/1134 ; Eurodac – Règlement (UE) 2024/1358 ; Entrée/Sortie – Règlement (UE) 2017/2226 ; ETIAS – Règlements (UE) 2018/1240, 2018/1241 ; Casiers judiciaires TCN – Règlement (UE) 2019/816 ; Interopérabilité – Règlements (UE) 2019/817, 2019/818
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent mettre en place, exploiter et sécuriser les systèmes d’information précités, assurer leur interopérabilité, protéger les données personnelles, assurer la traçabilité des opérations, notifier les incidents et respecter les délais de mise en conformité définis dans chaque texte.
Mots-clés : Système d'information Schengen Visas Eurodac Entrée/Sortie ETIAS Interopérabilité Protection des données Sécurité frontalière Coopération judiciaire
Références croisées : Règlement (UE) 2018/1860 Règlement (UE) 2018/1861 Règlement (UE) 2018/1862 Règlement (UE) 2021/1133 Règlement (UE) 2021/1134 Règlement (UE) 2024/1358 Règlement (UE) 2017/2226 Règlement (UE) 2018/1240 Règlement (UE) 2018/1241 Règlement (UE) 2019/816 Règlement (UE) 2019/817 Règlement (UE) 2019/818
Catégorie : Technique
Sujet principal : Mise en conformité et exploitation sécurisée des systèmes d’information de l’UE dans les domaines des frontières, des visas, de la biométrie et de la coopération judiciaire
Domaine cybersécurité : Intégrité des données Confidentialité Disponibilité Traçabilité Sécurité des frontières
Actifs concernés : Données biométriques Données d’identité Historique des entrées/sorties Informations judiciaires Données de titres de séjour
Périmètre : Systèmes d’information de l’Union européenne (frontières, visas, titres de séjour, coopération judiciaire) opérant sur le territoire des États membres
Exigences clés :
  • Interopérabilité entre systèmes
  • Sécurisation et chiffrement des données
  • Gestion des accès et authentification forte
  • Traçabilité et journalisation des opérations
  • Mise à jour continue et maintenance
  • Notification des incidents de sécurité
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la sécurité frontalière, la lutte contre la criminalité et la protection des données personnelles, pouvant entraîner des fuites, manipulations ou utilisation illicite de données sensibles.
Probabilité : 3/5
Complexité des exigences et des systèmes augmente le risque d’erreurs de mise en œuvre, mais l’obligation légale et les contrôles renforcent la probabilité de conformité.
Détectabilité : 4/5
Absence de visibilité directe sur le fonctionnement interne des systèmes, la détection nécessite des audits spécialisés et des mécanismes de surveillance.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité nationale compétente (ex. Ministère de l'Intérieur ou agence dédiée)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Ministères de l'Intérieur Autorités de police Agences de sécurité frontalière Autorités de visa Organismes de contrôle (CNIL, ENISA) Opérateurs de systèmes d’information
Délai initial : Immédiat, dès la publication du règlement, et avant le 1er janvier 2025 pour les systèmes existants
Délai récurrent : Annuel, pour audits, mise à jour et vérification de conformité
Notification incident : 72 heures après la détection de l’incident
Délai correction : 30 jours après la notification de l’incident
Amende max : Jusqu’à 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial de l’entreprise concernée, selon le droit interne
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension temporaire d’accès aux systèmes Responsabilité civile Poursuites pénales Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorités nationales de contrôle (ex. CNIL, ENISA) et la Commission européenne
Pouvoir injonction : Peut ordonner la suspension ou la mise en conformité immédiate du système
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant les juridictions nationales Médiation européenne
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact sur la protection des données (PIA)
  • Gestion des accès basée sur le principe du moindre privilège
  • Chiffrement des données en transit et au repos
  • Journalisation et audit des accès
  • Formation du personnel aux exigences du règlement
  • Mise en place de procédures de gestion des incidents
Preuves attendues : Documents de conformité et rapports d’audit Logs d’accès et traces d’événements Attestations de formation Contrats avec fournisseurs incluant clauses de sécurité Certificats de chiffrement
Fréquence : Trimestrielle
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits internes et contrôles de conformité, mais nécessite des procédures formelles et une surveillance continue.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une cartographie complète des systèmes existants et des exigences légales
  • Mettre en place une gouvernance dédiée (responsable de la conformité, comité de pilotage)
  • Effectuer une PIA (Privacy Impact Assessment) pour chaque système
  • Implémenter le chiffrement des données et la gestion des accès
  • Déployer un SIEM pour la journalisation et la détection d’anomalies
  • Former le personnel aux procédures de sécurité et de notification
  • Établir un processus de notification d’incident conforme aux exigences (72 h)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe IT spécialisée en sécurité des systèmes d’information Consultants en protection des données (RGPD) Auditeurs externes certifiés Outils de chiffrement et SIEM Programmes de formation
KPI : Taux de conformité aux exigences légales Nombre d’incidents de sécurité détectés Délais moyens de notification et de correction des incidents Disponibilité et disponibilité des logs d’audit
AI_Act-§13-articleXI
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournir une documentation technique complète aux fournisseurs de modèles d'IA à usage général
Intitulé : Documentation technique pour les fournisseurs de modèles d'IA à usage général
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
La documentation technique visée à l'article 53, paragraphe 1, point a), contient au moins les informations ci-après, en fonction de la taille et du profil de risque du modèle: 1. Une description générale du modèle d'IA à usage général, y compris: a) les tâches que le modèle est censé accomplir ainsi que le type et la nature des systèmes d'IA dans lesquels il peut être intégré; b) les politiques applicables en matière d'utilisation acceptable; c) la date de publication et les méthodes de distribution; d) l'architecture et le nombre de paramètres; e) les modalités et le format des entrées et des sorties; f) la licence. 2. Une description détaillée des éléments du modèle visés au point 1, et des informations pertinentes sur le processus de développement, y compris les éléments suivants: a) les moyens techniques nécessaires à l'intégration du modèle d'IA à usage général dans les systèmes d'IA; b) les spécifications de conception du modèle et du processus d'entraînement, y compris les méthodes et techniques d'entraînement, les principaux choix de conception, le raisonnement et les hypothèses retenues; ce que le modèle est conçu pour optimiser, ainsi que la pertinence des différents paramètres, le cas échéant; c) des informations sur les données utilisées pour l'entraînement, les essais et la validation, y compris le type et la provenance des données, les méthodes d'organisation, le nombre de points de données, leur portée et leurs principales caractéristiques; la manière dont les données ont été obtenues et sélectionnées, ainsi que toutes les autres mesures visant à détecter l'inadéquation des sources de données et les méthodes permettant de détecter les biais identifiables, le cas échéant; d) les ressources informatiques utilisées pour entraîner le modèle (p. ex.: nombre d'opérations en virgule flottante), le temps d'entraînement et d'autres détails pertinents liés à l'entraînement; e) la consommation d'énergie connue ou estimée du modèle.
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit produire une documentation technique détaillée contenant une description générale du modèle (tâches, systèmes, politiques, date, architecture, format, licence) et une description détaillée du processus de développement (moyens techniques, spécifications de conception, choix d'entraînement, optimisation, paramètres, données d'entraînement, gestion des biais, ressources informatiques, consommation d'énergie).
Mots-clés : documentation technique modèle d'IA usage général description architecture paramètres licence processus de développement données d'entraînement biais consommation d'énergie évaluation évaluation des limites architecture du système
Références croisées : Article 53 du Règlement sur l'IA Règlement UE sur l'IA
Catégorie : Technique
Sujet principal : Documentation technique des modèles d'IA à usage général
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'IA Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Modèle d'IA Documentation technique Données d'entraînement Ressources informatiques
Périmètre : Tous les fournisseurs de modèles d'IA à usage général, indépendamment de leur taille ou de leur profil de risque
Exigences clés :
  • Description générale du modèle (tâches, architecture, licence, etc.)
  • Détails du processus de développement (moyens, conception, entraînement, données, consommation d'énergie)
  • Stratégies d'évaluation et résultats
  • Mesures de contres-tests et architecture du système
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des sanctions administratives lourdes, perte de confiance des clients, risques de mauvaise utilisation du modèle et atteinte à la sécurité et à la conformité.
Probabilité : 3/5
La complexité de la documentation et la nécessité de couvrir tous les aspects augmentent le risque d'omission ou d'incomplétude, mais les directives sont claires.
Détectabilité : 4/5
L'absence ou l'incomplétude de la documentation peut passer inaperçue sans audit dédié, ce qui rend la détection difficile.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable conformité IA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs de modèles d'IA Direction générale Équipes de développement Autorités de régulation Clients finaux
Délai initial : À la mise à disposition du modèle (avant la commercialisation)
Délai récurrent : À chaque mise à jour majeure ou au moins une fois par an
Notification incident : Immédiat (dans les 24 heures)
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la notification
Amende max : Non spécifié dans l'article (potentiellement jusqu'à 10 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires mondial selon le cadre réglementaire)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de la mise à disposition du modèle Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de régulation de l'IA (ex. CNIL, autorité nationale de la sécurité des systèmes d'information)
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives obligatoires et des sanctions pécuniaires
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un catalogue de documentation structuré
  • Audit interne des exigences de documentation
  • Utilisation d'outils d'automatisation de génération de documentation
  • Checklist de conformité
Preuves attendues : Documentation technique publiée Rapports d'audit Certificats de conformité Logs d'entraînement
Fréquence : Annuel ou à chaque mise à jour majeure
Niveau détection : 3/5
Le non‑respect peut être détecté lors d’audits externes ou de contrôles de conformité, mais reste difficile à identifier sans examen détaillé.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un processus de rédaction et de mise à jour de la documentation technique
  • Définir les exigences de format, de contenu et de versionning
  • Former les équipes de développement aux exigences de l’article 53
  • Mettre en place des revues de conformité périodiques
  • Utiliser des outils d’automatisation pour générer et versionner la documentation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe de conformité Expert IA Outils de génération de documentation Temps de rédaction
KPI : Pourcentage de modèles avec documentation complète Temps moyen de production de la documentation Nombre d’audits de conformité réussis Conformité aux exigences de l’article 53
AI_Act-§13-articleXII
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournir une documentation technique complète aux fournisseurs en aval intégrant le modèle d'IA.
Intitulé : Documentation technique obligatoire pour les fournisseurs de modèles d'IA à usage général
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les fournisseurs de modèles d'IA à usage général doivent fournir aux fournisseurs en aval une documentation technique contenant au minimum les descriptions suivantes : (i) description générale du modèle (tâches, systèmes, politiques d'utilisation, date de publication, mode de distribution, interaction avec matériel/logiciels externes, versions logicielles, architecture, nombre de paramètres, format et taille des entrées/sorties, licence) ; (ii) description des éléments du modèle et de son processus de développement (moyens techniques d'intégration, format et taille des entrées/sorties, données d'entraînement, d'essai et de validation, provenance et organisation des données).
Interprétation opérationnelle :
Le fournisseur doit produire et mettre à disposition une documentation détaillée décrivant le modèle, ses spécifications techniques et son processus de développement, destinée aux intégrateurs qui l'utilisent dans leurs systèmes d'IA.
Mots-clés : transparence documentation modèle d'IA fournisseur en aval licence architecture paramètres entrées/sorties
Références croisées : Article 53 du Règlement sur l'IA Guide de conformité IA
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Transparence et documentation des modèles d'IA
Domaine cybersécurité : Gestion des données Contrôle d'accès Sécurité du modèle Conformité réglementaire
Actifs concernés : modèle d'IA documentation technique processus de développement licence
Périmètre : Tous les fournisseurs de modèles d'IA à usage général et tous les fournisseurs en aval qui intègrent ces modèles dans leurs systèmes d'IA
Exigences clés :
  • Description des tâches et des systèmes cibles
  • Politiques d'utilisation acceptable
  • Date de publication et mode de distribution
  • Interaction avec matériel/logiciels externes
  • Versions logicielles associées
  • Architecture et nombre de paramètres
  • Format et taille des entrées/sorties
  • Licence du modèle
  • Moyens techniques d'intégration
  • Format et taille des entrées/sorties
  • Données d'entraînement, essais, validation
Gravité : 3/5
Impact modéré : non-conformité entraîne des sanctions administratives et un risque de perte de confiance, mais n'impacte pas directement la sécurité physique.
Probabilité : 2/5
Risque de non-respect modéré, les fournisseurs peuvent négliger la documentation.
Détectabilité : 2/5
La documentation est généralement visible ou requise lors d'audits, donc détectable.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Fournisseur de modèle d'IA
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Fournisseur de modèle d'IA Fournisseur en aval Autorité de régulation Auditeurs
Délai initial : Dans les 6 mois suivant la mise à disposition du modèle
Délai récurrent : À chaque mise à jour majeure du modèle
Notification incident : Immédiat
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection
Amende max : Jusqu'à 35 millions d'euros ou 7% du chiffre d'affaires mondial annuel, le plus élevé des deux
Autres sanctions : Sanction administrative Mise en conformité obligatoire Restriction ou interdiction de commercialisation du modèle Pouvoir d'injonction de suspension ou retrait
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente en matière d'IA (ex. autorité de protection des données ou autorité sectorielle)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspension, de retrait ou de mise en conformité du modèle
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un catalogue de documentation
  • Processus de gestion du cycle de vie du modèle
  • Contrôle de version et traçabilité
  • Audit interne de conformité
Preuves attendues : Documentation technique publiée Registre des versions Certificat de conformité Rapport d'audit
Fréquence : À chaque mise à jour majeure ou annuellement
Niveau détection : 3/5
La documentation est généralement disponible et détectable lors d'audits, mais peut être incomplète ou obsolète
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les exigences de documentation
  • Collecter les métadonnées nécessaires
  • Rédiger la description générale du modèle
  • Documenter le processus de développement
  • Inclure les éléments de licence et de format
  • Mettre à jour la documentation à chaque version
  • Effectuer un audit interne de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Équipe technique Documentation specialist Outils de gestion de version
KPI : Pourcentage de modèles couverts par la doc Temps moyen de production de la doc Nombre d'audits de conformité réussis Écart entre exigences et documentation fournie
AI_Act-§13-articleXIII
Résumé : L’article définit les critères que la Commission européenne doit prendre en compte pour déterminer si un modèle d’IA à usage général présente un risque systémique au sens de l’article 51 du Règlement sur l’IA. Il s’appuie sur sept critères (a‑g) incluant le nombre de paramètres, la taille du jeu de données, la quantité de calcul utilisée pour l’entraînement, les modalités d’entrée‑sortie (texte‑texte, texte‑image, multimodalité, etc.), les capacités d’adaptation et d’autonomie du modèle, son impact sur le marché intérieur (déploiement auprès d’au moins 10 000 utilisateurs professionnels) et le nombre d’utilisateurs finaux. L’obligation principale incombe à la Commission d’évaluer ces critères afin de classifier le modèle comme présentant un risque systémique, ce qui entraîne des exigences de conformité renforcées (documentation, évaluation technique, contrôle continu). Le périmètre s’applique aux modèles déployés dans l’UE auprès d’un nombre significatif d’utilisateurs professionnels.…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Critères de désignation des modèles d'IA à usage général présentant un risque systémique visés à l'article 51
Type : Dérivée
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Aux fins de déterminer si un modèle d'IA à usage général a des capacités ou un impact équivalents à ceux énoncés à l'article 51, paragraphe 1, point a), la Commission tient compte des critères suivants: a) le nombre de paramètres du modèle; b) la qualité ou la taille du jeu de données, par exemple mesurée en tokens; c) la quantité de calcul utilisée pour l'entraînement du modèle, mesurée en nombre d'opérations en virgule flottante ou indiquée par une combinaison d'autres variables telles que le coût estimé de l'entraînement, le temps estimé nécessaire à l'entraînement ou la consommation d'énergie estimée pour l'entraînement; d) les modalités d'entrée et de sortie du modèle, telles que la conversion de texte en texte (grands modèles de langage), la conversion de texte en image, la multimodalité et les seuils de l'état de l'art pour déterminer les capacités à fort impact pour chaque modalité, ainsi que le type spécifique d'entrées et de sorties (p. ex.: séquences biologiques); e) les critères de référence et les évaluations des capacités du modèle, y compris en tenant compte du nombre de tâches ne nécessitant pas d'entraînement supplémentaire, sa capacité d'adaptation à apprendre de nouvelles tâches distinctes, son niveau d'autonomie et d'extensibilité, ainsi que les outils auxquels il a accès; f) si le modèle a un impact important sur le marché intérieur en raison de sa portée, qui est présumée lorsqu'il a été mis à la disposition d'au moins 10 000 utilisateurs professionnels enregistrés établis dans l'Union; g) le nombre d'utilisateurs finaux inscrits.
Interprétation opérationnelle :
La Commission examine les critères a) à g) pour décider si un modèle d'IA à usage général possède des capacités ou un impact équivalent à ceux du article 51, paragraphe 1, point a).
Mots-clés : IA modèle risque systémique critères paramètres jeu de données calcul entrée/sortie capacités marché utilisateurs déploiement
Références croisées : Article 51 du Règlement sur l'IA Règlement UE 2024/1689
Catégorie : Technique
Sujet principal : Évaluation du risque systémique des modèles d'IA à usage général
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'IA Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Modèles d'IA à usage général
Périmètre : Union européenne, modèles déployés auprès d'au moins 10 000 utilisateurs professionnels enregistrés
Exigences clés :
  • Nombre de paramètres
  • Taille du jeu de données
  • Ressources de calcul
  • Modalités d'entrée/sortie
  • Capacités d'adaptation
  • Impact sur le marché
Gravité : 4/5
Un risque systémique peut affecter un grand nombre d'utilisateurs et le marché intérieur, avec des conséquences potentielles majeures.
Probabilité : 3/5
Les critères sont clairement définis, mais leur application nécessite une analyse technique détaillée, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
La détection d'un non‑conformité nécessite des audits techniques spécialisés et n'est pas visible à l'œil nu.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités nationales Entreprises IA Utilisateurs professionnels Public
Délai initial : Dès la mise à disposition du modèle auprès de plus de 10 000 utilisateurs professionnels
Délai récurrent : Évaluation continue, pas de délai récurrent fixe
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat après détection d'un non‑conformité
Amende max : N/A
Autres sanctions : Obligation de mise en conformité Sanctions administratives
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation technique selon les critères a)-g)
  • Documentation du modèle
  • Registre de conformité
  • Audit externe
Preuves attendues : Rapport d'évaluation Données d'entraînement Logs de calcul Description des entrées/sorties Analyse d'impact
Fréquence : Ponctuelle à chaque déploiement majeur, puis périodique
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit technique spécialisé
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une analyse technique complète des critères a)-g)
  • Documenter les paramètres, le jeu de données, le calcul et les modalités d'entrée/sortie
  • Mettre en place un registre de conformité et un processus de suivi continu
  • Former les équipes concernées aux exigences de l'article 51
  • Soumettre le modèle à l'évaluation de la Commission pour validation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise IA Outils d'analyse technique Temps de personnel Accès à documentation
KPI : Critères remplis Temps de validation Conformité aux seuils d'impact Incidents de non-conformité
Data_Gouv_Act-§01-article1
Résumé : Le règlement instaure un cadre européen pour la réutilisation des données publiques détenues par les organismes du secteur public, impose aux prestataires de services d’intermédiation de données une obligation de notification et de surveillance, introduit un enregistrement volontaire des entités qui collectent et traitent ces données à des fins altruistes, et prévoit la création d’un comité européen de l’innovation dans le domaine des données. Il précise que les organismes publics ne sont pas tenus d’autoriser la réutilisation des données, mais restent soumis aux obligations de confidentialité du droit de l’Union et du droit national, sans créer de base juridique supplémentaire pour le traitement des données à caractère personnel. Le texte se veut non discriminatoire, proportionné et objectivement justifié, et s’appuie sur les exigences techniques, administratives ou organisationnelles des droits sectoriels applicables. Les sanctions potentielles, bien que non détaillées dans l’articl…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Réglementation sur la réutilisation des données publiques, le cadre de notification et de surveillance des services d’intermédiation de données, l’enregistrement volontaire des entités altruistes et la création du comité européen de l’innovation
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le présent règlement établit les conditions de réutilisation, au sein de l’Union, de certaines catégories de données détenues par des organismes du secteur public; un cadre de notification et de surveillance pour la fourniture de services d’intermédiation de données; un cadre pour l’enregistrement volontaire des entités qui collectent et traitent les données mises à disposition à des fins altruistes; et un cadre pour l’établissement d’un comité européen de l’innovation dans le domaine des données.
Interprétation opérationnelle :
Les organismes publics doivent mettre à disposition les données selon les conditions définies, les prestataires d’intermédiation doivent notifier et être surveillés, les entités altruistes peuvent s’enregistrer volontairement, et un comité européen doit être créé.
Mots-clés : réutilisation des données secteur public notification surveillance services d’intermédiation enregistrement volontaire entités altruistes comité européen d’innovation
Références croisées : (UE) 2016/679 (UE) 2018/1725 Directive 2002/58/CE (UE) 2016/680 droit de la concurrence
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Réutilisation et gouvernance des données publiques
Domaine cybersécurité : Protection des données à caractère personnel Sécurité des systèmes d'information Gestion des actifs numériques
Actifs concernés : Données publiques Services d’intermédiation de données Entités collectant et traitant les données Comité européen d’innovation
Périmètre : Union européenne, applicable aux organismes du secteur public, aux prestataires de services d’intermédiation de données et aux organisations altruistes
Exigences clés :
  • Mise à disposition des données selon les conditions définies
  • Notification et surveillance des services d’intermédiation
  • Enregistrement volontaire des entités altruistes
  • Création du comité européen de l’innovation
  • Respect des exigences techniques, administratives ou organisationnelles supplémentaires le cas échéant
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la confiance du public, la concurrence, la protection de la vie privée et la conformité légale, avec des répercussions financières et réputationnelles.
Probabilité : 3/5
Le cadre est nouveau et nécessite la mise en place de processus internes (notification, enregistrement, suivi) qui peuvent être mal exécutés.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont généralement découverts lors d’audits ou d’examens de conformité, pas immédiatement visibles.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organismes du secteur public Prestataires de services d’intermédiation de données Organisations altruistes Autorités de protection des données Public
Délai initial : Non précisé dans le texte
Délai récurrent : Non précisé dans le texte
Notification incident : Non précisé dans le texte
Délai correction : Non précisé dans le texte
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d’activité Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de contrôle désignée par les États membres (ex. autorité de protection des données)
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des entités
  • Procédures de notification et de suivi
  • Audit de conformité périodique
  • Contrôle de la réutilisation des données
Preuves attendues : Documentation de réutilisation Registres d’enregistrement Rapports de notification Preuves d’audit
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Les écarts sont généralement détectés lors d’audits ou d’examens de conformité, pas en temps réel.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un registre des entités altruistes
  • Définir des procédures de notification et de suivi
  • Mettre en place un comité de gouvernance des données
  • Former le personnel concerné
  • Réaliser un audit de conformité initial
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Experts en données Outils de suivi Formation
KPI : Nombre d’entités enregistrées Taux de conformité des notifications Délais de traitement des demandes de réutilisation Incidents de non-conformité
Data_Gouv_Act-§01-article2
Résumé : L’article unique constitue un ensemble de définitions juridiques essentielles pour encadrer le traitement, le partage et l’altruisme des données. Il précise les concepts de «données», «réutilisation», «consentement», «autorisation», «détenteur», «utilisateur», «partage», «service d’intermédiation», «services de coopératives de données», ainsi que les catégories d’acteurs (organismes du secteur public, entreprises publiques) et les exigences relatives à un «environnement de traitement sécurisé» et à un «représentant légal». En traduisant ces définitions en exigences opérationnelles, l’article impose aux organisations de se référer strictement à ces notions pour qualifier leurs activités de traitement, de partage ou de mise à disposition, d’assurer la conformité aux règles de protection des données à caractère personnel (RGPD) et aux exigences de non‑personnalisation, et de garantir la sécurité de leurs environnements de traitement. Le respect de ces définitions est crucial pour éviter …
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Définitions relatives aux données, au partage et à l’altruisme en matière de données
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
L'article unique expose les définitions légales des concepts clés utilisés dans le cadre du traitement, du partage et de l’altruisme des données, notamment «données», «réutilisation», «consentement», «autorisation», «détenteur de données», «utilisateur de données», «partage de données», «service d’intermédiation de données», «services de coopératives de données», «altruisme en matière de données», ainsi que les définitions des acteurs publics, des environnements sécurisés et du représentant légal.
Interprétation opérationnelle :
Les parties doivent se référer à ces définitions pour qualifier leurs actions de traitement, de partage, de mise à disposition ou de revalorisation des données, en veillant à respecter les exigences de protection des données à caractère personnel, les règles de reutilisation et les principes d’altruisme, ainsi qu’à garantir la sécurité de l’environnement de traitement.
Mots-clés : définition données réutilisation consentement autorisation détenteur utilisateur partage intermédiation altruisme secteur public environnement sécurisé représentant légal
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) Règlement (UE) 2018/1807
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Définition et cadre de référence des données et du partage de données
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des accès Sécurité de l'environnement de traitement
Actifs concernés : données à caractère personnel données à caractère non personnel environnement de traitement sécurisé
Périmètre : Tous les organismes du secteur public, les entreprises publiques, les organisations internationales et les acteurs privés qui traitent, partagent ou réutilisent des données, ainsi que les services d’intermédiation et les coopératives de données.
Exigences clés :
  • Utilisation conforme aux définitions légales
  • Respect du consentement ou de l’autorisation
  • Mise en place d’un environnement de traitement sécurisé
  • Nomination d’un représentant légal si nécessaire
Gravité : 4/5
Non-respect des définitions peut entraîner des sanctions RGPD, des litiges sur le partage illégal, et nuire à la confiance du public.
Probabilité : 3/5
Les définitions sont nombreuses et sujettes à interprétation variable, surtout entre données personnelles et non-personnelles.
Détectabilité : 4/5
L'écart entre usage conforme et non conforme est subtil et nécessite des contrôles de conformité.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : DPO Direction juridique Direction IT Direction conformité Organismes du secteur public Entreprises publiques Représentant légal
Délai initial : À la signature du contrat ou dès le début du traitement des données
Délai récurrent : Au moins une fois par an, pour vérifier la conformité des définitions utilisées
Notification incident : Dans les 72 heures après détection d’une non-conformité liée à la définition des données
Délai correction : Immédiat, avec mise en œuvre des mesures correctives dès identification
Amende max : Non précisé (potentiellement conforme aux sanctions du RGPD, jusqu’à 4 % du CA ou 20 M€)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension des traitements Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) nationale
Pouvoir injonction : L'APD peut ordonner la suspension ou l'arrêt du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire devant le tribunal administratif Action de réparation
Contrôles suggérés :
  • Inventaire des traitements
  • Classification des données selon les définitions
  • Formation du personnel aux définitions
  • Mise en place d’un registre de conformité
  • Audits de conformité périodiques
Preuves attendues : Documentation des définitions appliquées Registres de traitement Rapports d’audit Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La conformité aux définitions est difficile à détecter sans examen détaillé des processus et des documents
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un dictionnaire interne des définitions
  • Former les équipes juridiques et techniques aux usages des termes
  • Intégrer les exigences de définition dans les politiques de gestion des données
  • Mettre en place des contrôles de validation lors de la conception des traitements
  • Réaliser un audit de conformité des définitions
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Experts en protection des données Formation interne Outils de gestion documentaire
KPI : Pourcentage de traitements avec classification de données conforme Taux de formation du personnel terminée Nombre d’audits de conformité réalisés Délai moyen de correction après détection
Data_Gouv_Act-§02-article3
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Protection des données du secteur public
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le présent chapitre s’applique aux données détenues par des organismes du secteur public, qui sont protégées pour des motifs: a) de confidentialité commerciale, y compris le secret d’affaires, le secret professionnel et le secret d’entreprise; b) de secret statistique; c) de protection des droits de propriété intellectuelle de tiers; ou d) de protection des données à caractère personnel, dans la mesure où de telles données ne relèvent pas du champ d’application de la directive (UE) 2019/1024. Le présent chapitre ne s’applique pas: a) aux données détenues par des entreprises publiques; b) aux données détenues par des radiodiffuseurs de service public et leurs filiales et par d’autres organismes ou leurs filiales pour l’accomplissement d’une mission de radiodiffusion de service public; c) aux données détenues par des établissements culturels et des établissements d’enseignement; d) aux données détenues par des organismes du secteur public qui sont protégées pour des raisons de sécurité publique, de défense ou de sécurité nationale; ou e) aux données dont la fourniture est une activité qui ne relève pas de la mission de service public dévolue aux organismes du secteur public concernés telle qu’elle est définie par la loi ou par d’autres règles contraignantes en vigueur dans l’État membre concerné ou, en l’absence de telles règles, telle qu’elle est définie conformément aux pratiques administratives courantes dans cet État membre, sous réserve que l’objet des missions de service public soit transparent et soumis à réexamen. Le présent chapitre est sans préjudice: a) du droit de l’Union, du droit national et des accords internationaux auxquels l’Union ou les États membres sont parties en ce qui concerne la protection des catégories de données visées au paragraphe 1; et b) du droit de l’Union et du droit national en matière d’accès aux documents.
Interprétation opérationnelle :
Les organismes du secteur public doivent identifier les catégories de données concernées, mettre en œuvre des mesures de protection adaptées (organisationnelles, techniques et administratives), exclure les données énoncées dans les exclusions, garantir la transparence des missions de service public et respecter les droits d’accès aux documents.
Mots-clés : données publiques confidentialité commerciale secret statistique propriété intellectuelle données à caractère personnel exclusions service public
Références croisées : Directive (UE) 2019/1024 droit de l’Union droit national accords internationaux droit d’accès aux documents
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Protection des données du secteur public
Domaine cybersécurité : Confidentialité Sécurité des systèmes Gestion des incidents
Actifs concernés : Données commerciales confidentielles Données statistiques Propriété intellectuelle de tiers Données à caractère personnel
Périmètre : Organismes du secteur public (administrations, établissements publics) – excluant les entreprises publiques, radiodiffuseurs de service public, établissements culturels/éducatifs et données liées à la sécurité nationale ou à la défense
Exigences clés :
  • Définir les catégories de données soumises à protection
  • Mettre en œuvre des mesures de sécurité adaptées
  • Respecter les exclusions légales
  • Assurer la transparence et le réexamen des missions de service public
  • Conformité aux droits d’accès aux documents
Gravité : 3/5
Une fuite de données peut entraîner préjudice réputationnel, financier et juridique, mais n’affecte pas nécessairement des systèmes critiques de haute disponibilité.
Probabilité : 2/5
Le cadre réglementaire est clairement défini, cependant une mauvaise interprétation ou un manque de mise en œuvre peuvent créer des écarts.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont souvent découverts uniquement lors d’audits ou d’incidents, peu visibles dans le quotidien.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la protection des données / DPO ou service juridique de l’organisme
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DPO Service juridique Ressources informatiques Audit interne Autorité de contrôle
Délai initial : Dès la mise en œuvre du texte ou la désignation du DPO, mettre en place les mesures de protection
Délai récurrent : Évaluation et contrôle au moins une fois par an
Notification incident : Notifier les incidents de sécurité dans les 72 heures
Délai correction : Corriger les manquements dans les 30 jours suivant la détection
Amende max : N/A
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Poursuites pénales Perte de confiance publique
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente (ex. CNIL ou autorité nationale de protection des données)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de la mise en conformité par l’autorité de contrôle
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Cartographie des données
  • Politiques de classification
  • Gestion des accès (IAM)
  • Chiffrement au repos et en transit
  • Journalisation et audit
  • Formation du personnel
  • Évaluation d’impact sur la protection des données (EIPD)
Preuves attendues : Registres de classification Documents de politique de sécurité Rapports d’audit Certificats de chiffrement Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits et revues de conformité, peu visible dans les opérations courantes.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Cartographier les données détenues
  • Mettre à jour les politiques de classification
  • Déployer chiffrement et contrôles d’accès
  • Former le personnel aux exigences
  • Mettre en place des revues périodiques de conformité
  • Documenter les procédures de notification d’incident
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe IT Auditeur externe Outils de chiffrement et de suivi Formations
KPI : Pourcentage de données classifiées Taux de conformité aux contrôles d’accès Nombre d’incidents détectés et notifiés Délai moyen de correction des manquements Score d’audit de conformité
Data_Gouv_Act-§02-article4
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Ne pas conclure d'accords d'exclusivité sur les données publiques, sauf dérogation justifiée.
Intitulé : Interdiction des accords d’exclusivité
Type : Primaire
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Interdiction des accords d’exclusivité 1. Sont interdits les accords ou autres pratiques relatifs à la réutilisation de données détenues par des organismes du secteur public contenant des catégories de données visées à l’article 3, paragraphe 1, qui octroient des droits d’exclusivité ou qui ont pour objet ou pour effet d’octroyer de tels droits d’exclusivité ou de restreindre la disponibilité des données à des fins de réutilisation par des entités autres que les parties à ces accords ou autres pratiques. 2. Par dérogation au paragraphe 1, un droit d’exclusivité pour la réutilisation des données visés audit paragraphe peut être accordé dans la mesure nécessaire à la fourniture d’un service ou d’un produit d’intérêt général qui, sans cela, ne pourrait pas être obtenu. 3. Un droit d’exclusivité tel qu’il est visé au paragraphe 2 est accordé par le biais d’un acte administratif ou d’un arrangement contractuel conformément au droit de l’Union ou au droit national applicable, dans le respect des principes de transparence, d’égalité de traitement et de non-discrimination. 4. La durée du droit d’exclusivité pour la réutilisation des données ne dépasse pas douze mois. Lorsqu’un contrat est conclu, la durée du contrat est la même que la durée du droit d’exclusivité. 5. L’octroi d’un droit d’exclusivité en vertu des paragraphes 2, 3 et 4, notamment les raisons justifiant la nécessité d’accorder un tel droit, est transparent et est rendu public en ligne, sous une forme qui respecte les dispositions pertinentes du droit de l’Union en matière de marchés publics. 6. Les accords ou autres pratiques tombant sous le coup de l’interdiction visée au paragraphe 1 qui ne remplissent pas les conditions prévues aux paragraphes 2 et 3, et qui ont été respectivement conclus ou convenues avant le 23 juin 2022 prennent fin au terme du contrat applicable et, en tout état de cause, au plus tard le 24 décembre 2024.
Interprétation opérationnelle :
Les parties ne peuvent pas conclure d'accords ou pratiques d'exclusivité sur les données publiques (article 3.1). Une dérogation est possible uniquement si le droit d'exclusivité est strictement nécessaire à la fourniture d'un service ou produit d'intérêt général, doit être transparent, fondé sur un acte administratif ou un contrat conforme au droit de l'Union ou national, respecter transparence, égalité de traitement et non-discrimination, et ne pas excéder 12 mois ; les contrats existants non conformes seront résiliés au plus tard le 24 décembre 2024.
Mots-clés : exclusivité données publiques interdiction dérogation transparence égalité de traitement non-discrimination durée 12 mois contrat acte administratif arrangement contractuel service d'intérêt général fin de contrat 24 décembre 2024
Références croisées : Article 3 paragraphe 1 Paragraphe 2 Paragraphe 3 Paragraphe 4 Paragraphe 5 Paragraphe 6 Droit de l'Union Droit national
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Interdiction des accords d'exclusivité sur les données publiques
Domaine cybersécurité : Data Governance Legal Compliance
Actifs concernés : Données détenues par des organismes du secteur public Infrastructures de réutilisation de données
Périmètre : Tous les organismes publics et les parties contractuelles qui souhaitent réutiliser les données publiques visées à l’article 3, paragraphe 1
Exigences clés :
  • Interdiction des droits d'exclusivité
  • Dérogation possible uniquement si nécessaire à un service d'intérêt général
  • Transparence et non-discrimination
  • Durée maximale de 12 mois
  • Fin des accords non conformes au plus tard le 24 décembre 2024
Gravité : 4/5
Restriction de l'accès aux données publiques peut limiter la réutilisation, créer des inégalités de traitement, nuire à la concurrence et entraîner des sanctions légales, impactant l'économie et la confiance du public.
Probabilité : 3/5
De nombreuses entités ont déjà conclu des accords d'exclusivité avant le 23 juin 2022, et la deadline 24 déc 2024 laisse peu de temps pour se conformer, augmentant la probabilité de non-conformité.
Détectabilité : 2/5
Les accords d'exclusivité sont généralement documentés dans les contrats; un audit documentaire permet de les identifier aisément.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organismes publics Fournisseurs de services Entités contractuelles Autorités de régulation Usagers des données
Délai initial : Au plus tard le 24 décembre 2024 pour mettre fin aux accords non conformes
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après identification d'un accord non conforme, avant le 24 décembre 2024
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Résiliation du contrat Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (DPO)
Pouvoir injonction : Le pouvoir d'injonction peut être exercé par l'autorité de contrôle pour imposer la cessation des pratiques exclusives.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audit des contrats existants
  • Mise en place d'un registre de conformité des données
  • Formation du personnel aux règles d'accès aux données publiques
  • Mise en place de procédures de révision contractuelle
Preuves attendues : Contrats signés Documents d'autorisation administratifs Registre des droits d'exclusivité Attestations de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Les clauses d'exclusivité sont clairement mentionnées dans les contrats, rendant la détection simple lors d'un audit documentaire.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier tous les accords d'exclusivité existants concernant les données publiques
  • Évaluer la nécessité de chaque droit d'exclusivité au regard du critère d'intérêt général
  • Résilier ou modifier les accords non conformes avant le 24 décembre 2024
  • Documenter la transparence et la justification des dérogations
  • Former les équipes juridiques et commerciales aux exigences de l'article
  • Mettre en place un suivi continu des contrats de réutilisation de données
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Auditeur interne Outils de gestion de contrats Formateur
KPI : Pourcentage de contrats conformes à la date du 24/12/2024 Temps moyen de détection d'un accord non conforme Nombre de dérogations validées et publiées Taux de formation du personnel accomplie
Data_Gouv_Act-§02-article5
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les organismes du secteur public doivent publier les conditions d’autorisation et la procédure de demande.
Intitulé : Réutilisation des données non personnelles par les organismes du secteur public
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les organismes du secteur public doivent publier les conditions d’accès et de réutilisation des données non personnelles, garantir que l’accès soit non discriminatoire, transparent, proportionné et objectivement justifié, et que le caractère protégé des données soit préservé par anonymisation ou autres mesures de contrôle, ainsi que le recours à un environnement de traitement sécurisé, et imposer au réutilisateur une obligation contractuelle de confidentialité et de respect des droits des tiers.
Interprétation opérationnelle :
Les services publics doivent mettre à disposition des critères d’accès clairs, appliquer des mesures de protection (anonymisation ou contrôle de la divulgation), fournir un accès sécurisé (à distance ou sur site) et exiger des contrats types garantissant la confidentialité et l’intégrité des données.
Mots-clés : réutilisation données non personnelles obligations de confidentialité anonymisation sécurité transparence proportionnalité non-discrimination contrat juridiction
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) Directive 96/9/CE Droit de l’Union Droit national
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Réutilisation des données non personnelles par les organismes du secteur public
Domaine cybersécurité : Protection des données Sécurité des systèmes Gestion des accès Conformité juridique
Actifs concernés : Données non personnelles (publiques, de recherche, statistiques)
Périmètre : Organismes du secteur public (autorités publiques, administrations)
Exigences clés :
  • Publication des conditions d’accès
  • Anonymisation ou contrôle de la divulgation
  • Accès sécurisé (environnement protégé)
  • Obligation contractuelle de confidentialité
  • Respect du principe de non-discrimination et de proportionnalité
Gravité : 4/5
Impact potentiel d’atteinte aux droits à la vie privée, de sanctions administratives et de préjudice réputationnel en cas de non‑respect des conditions de protection des données.
Probabilité : 3/5
Les organismes publics peuvent ne pas appliquer systématiquement les exigences, surtout en l’absence de suivi rigoureux.
Détectabilité : 3/5
La conformité dépend de procédures documentées et d’audits, donc détectable mais pas toujours évidente.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organismes du secteur public Réutilisateurs (entreprises, chercheurs) Autorité de protection des données Experts en cybersécurité Associations de protection des droits
Délai initial : Immédiat (dans les 30 jours suivant la demande)
Délai récurrent : Au moins une fois par an
Notification incident : Dans les 72 heures
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection
Amende max : Non spécifié, pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires annuel
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de l'accès aux données Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données nationale
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives et interdire l'utilisation des données
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures d'anonymisation
  • Évaluation d'impact relative à la protection des données (PIA)
  • Contrôles d'accès basés sur le rôle
  • Contrats de confidentialité avec clauses types
  • Surveillance continue de l'environnement de traitement
Preuves attendues : Documents de publication des conditions Registres d'accès Rapports d'audit de sécurité Contrats signés
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection facilitée par audits et contrôles documentés
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Publier les conditions d'accès claires et accessibles
  • Mettre en place des procédures d'anonymisation ou de contrôle de la divulgation
  • Déployer un environnement de traitement sécurisé certifié
  • Établir des contrats types avec les réutilisateurs
  • Former le personnel aux exigences de confidentialité
  • Mettre en place des audits réguliers
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts en cybersécurité Outils d'anonymisation Plateforme de gestion des accès
KPI : Temps de publication des conditions % de contrats conformes Nombre d'incidents de non-conformité Taux de conformité des audits
Data_Gouv_Act-§02-article6
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les organismes publics doivent rendre les redevances transparentes, non discriminatoires et proportionnées.
Intitulé : Redevances pour la réutilisation des données publiques
Type : Dérivée
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les organismes du secteur public autorisant la réutilisation de catégories de données peuvent percevoir des redevances, qui doivent être transparentes, non discriminatoires, proportionnées, calculées sur la base des coûts listés (reproduction, droits, anonymisation, maintenance, autorisation, assistance) et offrir des accès en ligne sans discrimination.
Interprétation opérationnelle :
Les entités publiques doivent établir et publier une grille tarifaire fondée sur les coûts réels, garantir l’accès en ligne via des moyens de paiement transfrontaliers, offrir des tarifs réduits ou gratuits aux PME, jeunes pousses, ONG et établissements d’enseignement, et publier une liste des catégories de réutilisateurs éligibles.
Mots-clés : Redevances Réutilisation des données Transparence Non-discrimination Proportionnalité Coûts Paiement en ligne PME Soutien financier
Références croisées : Article 3 (règles de réutilisation des données) RGPD article 5 paragraphe 3 (anonymisation) Directive aides d’État
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des redevances pour la réutilisation des données publiques
Domaine cybersécurité : Gestion des données Conformité légale
Actifs concernés : Données publiques Infrastructure de paiement Bases de données
Périmètre : Secteur public, organismes autorisant la réutilisation de données
Exigences clés :
  • Transparence tarifaire
  • Non-discrimination
  • Proportionnalité
  • Accès en ligne
  • Tarifs réduits pour PME/étudiants
  • Calcul basé sur coûts
Gravité : 3/5
Impact modéré : sanctions financières, perte de confiance et risques de litiges affectent la réputation et le budget de l’organisme.
Probabilité : 2/5
Risque modéré : la complexité du calcul et les exigences de transparence peuvent être mal appliquées, surtout sans suivi régulier.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité est difficile à détecter sans audits spécifiques, car les écarts se manifestent souvent dans les rapports internes ou les retours des réutilisateurs.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction juridique et Service des données publiques
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organismes publics PME Jeunes pousses Organisations de la société civile Établissements d'enseignement Autorité de concurrence Autorité de protection des données
Délai initial : Immédiat (définir la grille tarifaire avant toute mise à disposition)
Délai récurrent : Annuel (révision des coûts et mise à jour de la grille)
Notification incident : N/A
Délai correction : 30 jours après détection d’une non-conformité
Amende max : Non spécifié, potentiellement jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel de l’organisme
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Action en justice
Autorité contrôle : Autorité de contrôle du secteur public (ex. Commission nationale de la donnée)
Pouvoir injonction : Peut ordonner la suspension ou la modification des redevances non conformes
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir une grille tarifaire publique
  • Audits de conformité périodiques
  • Mise en place d’un portail de paiement transfrontalier
  • Formation du personnel aux règles de tarification
  • Documentation des critères d’éligibilité
Preuves attendues : Contrats de paiement Registres de tarification Rapports d’audit Liste des réutilisateurs
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits internes ou signalements externes
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts en finances Développeurs IT Formateurs
KPI : Temps de publication de la grille tarifaire Pourcentage de réutilisateurs conformes Nombre d’audits réalisés Satisfaction des PME
Data_Gouv_Act-§02-article7
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Désignation des Organismes compétents pour la réutilisation des données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
En vue d’effectuer les tâches visées au présent article, chaque État membre désigne un ou plusieurs organismes compétents, qui peuvent être compétents pour un secteur particulier, pour aider les organismes du secteur public qui octroient ou refusent l’accès aux fins de la réutilisation des catégories de données visées à l’article 3, paragraphe 1. Les États membres peuvent soit établir un ou plusieurs nouveaux organismes compétents, soit s’appuyer sur des organismes du secteur public ou sur des services internes d’organismes du secteur public existants qui remplissent les conditions fixées par le présent règlement. Les organismes compétents peuvent également être habilités à octroyer l’accès aux fins de la réutilisation des catégories de données visées à l’article 3, paragraphe 1, en application des dispositions du droit de l’Union ou du droit national qui prévoient l’octroi d’un tel accès. Lorsqu’ils octroient ou refusent l’accès à des fins de réutilisation, les articles 4, 5, 6 et 9 s’appliquent à ces organismes compétents. Les organismes compétents disposent des ressources juridiques, financières, techniques et humaines suffisantes pour mener à bien les tâches qui leur sont assignées, y compris des connaissances techniques nécessaires pour être en mesure de respecter le droit de l’Union ou le droit national applicable en ce qui concerne les régimes d’accès pour les catégories de données visées à l’article 3, paragraphe 1. L’assistance prévue au paragraphe 1 consiste notamment, le cas échéant: a) à fournir une assistance technique en mettant à disposition un environnement de traitement sécurisé pour donner accès à la réutilisation de données; b) à fournir des orientations et une assistance technique sur la meilleure manière de structurer et de stocker les données pour les rendre facilement accessibles; c) à fournir un soutien technique pour la pseudonymisation et à garantir le traitement des données d’une manière qui préserve efficacement le caractère privé, la confidentialité, l’intégrité et l’accessibilité des informations contenues dans les données pour lesquelles la réutilisation est autorisée, notamment les techniques d’anonymisation, de généralisation, de suppression et de randomisation des données à caractère personnel ou d’autres méthodes de préservation de la vie privée à la pointe de la technologie, et la suppression des informations commerciales confidentielles, y compris les secrets d’affaires ou les contenus protégés par des droits de propriété intellectuelle; d) à aider les organismes du secteur public, le cas échéant, à fournir une assistance aux réutilisateurs pour demander le consentement des personnes concernées à la réutilisation ou l’autorisation des détenteurs de données conformément à leurs décisions spécifiques, y compris en ce qui concerne le territoire où le traitement des données est prévu et à aider les organismes du secteur public à mettre en place des mécanismes techniques permettant la transmission des demandes de consentement ou d’autorisation des réutilisateurs, lorsque cela est réalisable en pratique; e) à fournir aux organismes du secteur public une assistance lorsqu’il s’agit d’évaluer l’adéquation des engagements contractuels pris par un réutilisateur en vertu de l’article 5, paragraphe 10.
Interprétation opérationnelle :
Chaque État membre doit créer ou désigner des entités (internes ou externes) capables de gérer les demandes d’accès et de réutilisation des données, en veillant à ce qu’elles disposent des moyens nécessaires et à ce qu’elles assurent un accompagnement technique adapté, tout en respectant les exigences de confidentialité, d’intégrité et de sécurité.
Mots-clés : Organismes compétents Désignation Ressources Assistance technique Pseudonymisation Consentement Notification Réglementation UE
Références croisées : Règlement (UE) 2019/1024 (Data Governance Act) Article 3 paragraphe 1 Article 4 Article 5 paragraphe 10 Article 6 Article 9
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Désignation des organismes compétents pour la réutilisation des données
Domaine cybersécurité : Gouvernance des données Sécurité de l'information Protection de la vie privée
Actifs concernés : Données publiques Données à caractère personnel Données industrielles
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Désigner un ou plusieurs organismes compétents
  • Disposer des ressources adéquates
  • Notifier la Commission avant le 24/09/2023
  • Notifier toute modification ultérieure
Gravité : 3/5
Une non‑conformité empêcherait la mise en place d’un cadre de réutilisation fiable, nuisant à la confiance des acteurs et à l’efficacité du marché des données, mais n’entraîne pas de dommage physique immédiat.
Probabilité : 3/5
Les États membres peuvent retarder ou omettre la désignation, surtout si les ressources internes sont insuffisantes ou si la priorité est faible.
Détectabilité : 2/5
La non‑conformité est détectable via la notification obligatoire à la Commission et via les audits périodiques, bien que la détection puisse nécessiter un contrôle formel.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne Organismes compétents Organismes du secteur public Réutilisateurs de données Personnes concernées Autorités de protection des données
Délai initial : Avant le 24 septembre 2023 (notification de désignation)
Délai récurrent : À tout moment (notification de toute modification)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat dès la détection d’une non‑conformité
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Aucune sanction administrative explicite prévue dans l’article
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Oui
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant le Tribunal de l’Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Établir un registre officiel des organismes compétents
  • Définir un processus interne de désignation et de validation
  • Mettre en place un suivi des ressources (humaines, financières, techniques)
  • Former le personnel aux exigences de confidentialité et de sécurité
  • Élaborer un protocole de notification à la Commission
Preuves attendues : Document de désignation officielle Attestation de ressources suffisantes Registre des notifications à la Commission Contrats de prestation de services Rapports d’audit de conformité
Fréquence : À chaque modification (ponctuel)
Niveau détection : 1/5
La obligation de notification rend la non‑conformité facilement détectable par la Commission et les audits.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les services ou créer de nouveaux organes compétents
  • Évaluer les besoins en ressources (humaines, financières, techniques) et établir un budget
  • Formaliser un processus de désignation conforme aux exigences légales
  • Préparer et envoyer la notification à la Commission avant le 24/09/2023
  • Mettre en place un tableau de suivi des modifications et des preuves
  • Former les équipes concernées aux procédures d’assistance et de gestion des consentements
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel juridique Ressources financières Infrastructure informatique sécurisée Formations spécialisées
KPI : Nombre d’organismes compétents désignés Délai de notification à la Commission Taux de conformité des modifications notifiées Existence d’un registre à jour des ressources
Data_Gouv_Act-§02-article8
Résumé : L’article impose aux États membres de créer un point d’information unique (PIU) afin de rendre accessibles et réutilisables les catégories de données visées à l’article 3, paragraphe 1. Le PIU doit mettre à disposition une liste électronique de toutes les ressources de données, en précisant format, taille et conditions d’usage, et peut automatiser la transmission des demandes aux autorités compétentes. Un canal simplifié doit être prévu pour les PME et les jeunes pousses. La Commission européenne doit, quant à elle, établir un registre européen consultable répertoriant les PIU nationaux et les modalités d’accès. Cette obligation constitue une mise en place d’une structure organisationnelle et de processus de gestion des données, relevant d’un devoir de moyens. Le risque inhérent est modéré (gravité 3, probabilité 3, détectabilité 2) avec un score de 18, classifié comme « Moyen (Jaune) ». La responsabilité incombe à l’autorité nationale compétente (ex. ministère du numérique), au nivea…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Création d’un point d’information unique pour la réutilisation des données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres veillent à ce que toutes les informations pertinentes concernant l’application des articles 5 et 6 soient disponibles et facilement accessibles par l’intermédiaire d’un point d'information unique. Les États membres établissent un nouvel organisme ou désignent un organisme existant ou une structure existante en tant que point d'information unique. Le point d'information unique peut être lié à des points d'information sectoriels, régionaux ou locaux. Les fonctions du point d'information unique peuvent être automatisées, à condition que l’organisme du secteur public apporte un soutien adéquat.
Interprétation opérationnelle :
Création d’un organisme ou désignation d’une structure existante pour centraliser la mise à disposition et la réutilisation des données, avec support public, possibilités d’automatisation et canal dédié aux PME.
Mots-clés : point d'information unique accessibilité données réutilisation PME Commission européenne
Références croisées : Réglementation européenne sur la réutilisation des données Obligations de transparence
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise à disposition centralisée des données via un point d'information unique
Domaine cybersécurité : Gestion des données Conformité réglementaire
Actifs concernés : Données publiques Ressources informationnelles
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Accessibilité
  • Automatisation
  • Support public
  • Transparence
  • Canal dédié aux PME
Gravité : 3/5
Impact modéré : gêne la réutilisation des données, affecte la transparence et les PME, mais n’entraîne pas de dommages physiques ou financiers directs.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : la mise en place d’un point unique peut être complexe, surtout pour les États avec des structures existantes limitées, mais la pression européenne incite à la conformité.
Détectabilité : 2/5
Le point d'information unique est public et visible ; son absence ou son dysfonctionnement sont facilement repérables par les audits ou les réclamations.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité nationale de la donnée (ANd)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne Organismes sectoriels PME Public
Délai initial : Dès la transposition du règlement (immédiat)
Délai récurrent : Permanent
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat en cas de non-conformité détectée
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Pénalités financières
Autorité contrôle : Commission européenne (et autorités nationales de contrôle)
Pouvoir injonction : L’autorité de contrôle peut imposer des mesures correctives ou des injonctions
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Documentation du point d'information Rapports d'activité Logs d'accès Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 2/5
Le point d'information unique est public ; son absence ou dysfonctionnement est rapidement détectable par les audits ou les réclamations.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier ou créer le point d'information unique
  • Définir les processus de réception et de transmission des demandes
  • Déployer une plateforme numérique accessible et sécurisée
  • Mettre en place un canal dédié aux PME et jeunes pousses
  • Établir le registre européen via la Commission
  • Assurer un support public et former les équipes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe dédiée Infrastructure IT Support juridique Formation
KPI : Temps moyen de traitement des demandes Pourcentage de demandes traitées automatiquement Disponibilité du registre européen Satisfaction des PME
Data_Gouv_Act-§02-article9
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Adopter une décision sur la demande de réutilisation dans un délai de deux mois
Intitulé : PROCEDURE relative aux demandes de réutilisation
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Sauf si des délais plus courts ont été fixés conformément au droit national, les organismes du secteur public compétents ou les organismes compétents visés à l’article 7, paragraphe 1, adoptent une décision sur la demande de réutilisation des catégories de données visées à l’article 3, paragraphe 1, dans un délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande. En cas de demandes de réutilisation exceptionnellement détaillées et complexes, ce délai de deux mois peut être prolongé de trente jours au maximum. En pareils cas, les organismes du secteur public compétents ou les organismes compétents visés à l’article 7, paragraphe 1, informent le demandeur dès que possible de la nécessité d’un délai supplémentaire pour conduire la procédure, ainsi que des raisons qui justifient le retard.
Interprétation opérationnelle :
Les organismes publics doivent statuer sur chaque demande de réutilisation dans un délai de deux mois, avec une possible prolongation de 30 jours maximum, et notifier immédiatement le demandeur de la prolongation et des raisons du retard.
Mots-clés : demande de réutilisation délais prorogation droit de recours organisme public
Références croisées : article 7, paragraphe 1 droit national
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des demandes de réutilisation des données publiques
Domaine cybersécurité : Gestion des données Conformité
Actifs concernés : données publiques demandes de réutilisation
Périmètre : Secteur public
Exigences clés :
  • Délai de décision de deux mois
  • Prolongation maximale de 30 jours
  • Notification du demandeur en cas de prolongation
  • Droit de recours effectif
Gravité : 3/5
Un retard de décision peut causer des préjudices aux parties affectées, générer des litiges et nuire à la confiance dans les services publics.
Probabilité : 2/5
Les organismes publics disposent généralement de procédures établies, ce qui rend la non-conformité relativement rare.
Détectabilité : 2/5
Les délais sont mesurables et facilement vérifiables, permettant une détection aisée des dépassements.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction juridique de l'organisme public
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organisme public Demandeur de réutilisation Personnes physiques ou morales affectées Autorité de contrôle
Délai initial : Deux mois à compter de la réception de la demande
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Dès que possible, informer le demandeur de la nécessité d'un délai supplémentaire et des raisons du retard
Délai correction : La décision doit être prise dans le délai initial de deux mois ; en cas de prolongation, la décision doit intervenir dans les 30 jours supplémentaires.
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanction administrative Responsabilité civile Mise en demeure Retrait de l'autorisation de traitement
Autorité contrôle : Autorité administrative nationale
Pouvoir injonction : L'autorité de contrôle peut prononcer une injonction de se conformer au délai
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un système de suivi des délais de décision
  • Procédure interne de gestion des demandes
  • Formation du personnel aux exigences de délai et de notification
Preuves attendues : Registre des demandes Journal des décisions Accusé de réception du demandeur Documentation de la prolongation
Fréquence : Mensuelle
Niveau détection : 2/5
Les dépassements de délai sont détectables via le suivi des dates d'envoi et de décision.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir clairement les procédures internes de traitement des demandes
  • Mettre en place un tableau de bord de suivi des délais
  • Former le personnel concerné aux exigences de délai et de notification
  • Établir un registre centralisé des demandes de réutilisation
  • Définir les modalités de prolongation et de notification
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (juridiques, administratives) Outils informatiques de suivi (logiciel de gestion de projet) Formation
KPI : Délai moyen de décision Pourcentage de demandes traitées dans le délai légal Nombre de notifications de prolongation Taux de conformité aux délais
Data_Gouv_Act-§03-article10
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Respecter l'article 12 et notifier la fourniture des services d'intermédiation de données.
Intitulé : Services d’intermédiation de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La fourniture des services d’intermédiation de données ... respecte l’article 12 et est soumise à une procédure de notification
Interprétation opérationnelle :
Les prestataires doivent notifier les autorités compétentes avant de mettre en œuvre leurs services d’intermédiation, conformément à l’article 12
Mots-clés : intermédiation de données notification article 12 respect
Références croisées : -
Catégorie : Technique
Sujet principal : Obligation de notification des services d’intermédiation de données
Domaine cybersécurité : sécurité des données protection de la vie privée
Actifs concernés : données à caractère personnel données non personnelles infrastructure technique
Périmètre : Services d’intermédiation de données (a, b, c)
Exigences clés :
  • respect de l’article 12
  • procédure de notification
Gravité : 3/5
Impact modéré : sanctions administratives et atteinte à la réputation, sans risque vital pour la sécurité physique
Probabilité : 3/5
Risque de non‑notification fréquent lors du lancement ou de modification des services
Détectabilité : 2/5
Facilement détectable via audits internes et revues de conformité
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la conformité / DPO
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique DPO Équipes IT Autorités de protection des données
Délai initial : Avant le lancement des services d’intermédiation
Délai récurrent : Notification périodique en cas de modification substantielle
Notification incident : Immédiat
Délai correction : 30 jours après notification
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Pouvoir d’injonction Recours
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de suspension ou d’interdiction des services
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre de notification
  • Procédure interne de vérification de conformité à l’article 12
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation de la procédure Registres d’audit Rapports d’incident
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection via audits internes et revues de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir une procédure de notification conforme à l’article 12
  • Mettre en place un registre des notifications
  • Former les équipes concernées
  • Effectuer des revues périodiques de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipes juridiques Outils de suivi
KPI : Taux de conformité des notifications Délai moyen de notification Nombre d’incidents de non-conformité
Data_Gouv_Act-§03-article11
Résumé : L’article impose aux prestataires de services d’intermédiation de données l’obligation de notifier l’autorité compétente avant de lancer leurs activités sur le territoire de l’Union. La notification doit contenir, de façon complète et à jour, le nom du prestataire, son statut juridique et ses coordonnées, l’adresse de son établissement principal ou de son représentant légal, un site web détaillant son activité, les personnes de contact, une description du service et la catégorie d’intermédiation concernée, ainsi qu’une estimation de la date de lancement. Le prestataire peut commencer son activité après la réception d’une déclaration standardisée de l’autorité confirmant la conformité de la notification. Un label «prestataire de services d’intermédiation de données reconnu dans l’Union» peut être utilisé une fois la conformité vérifiée. Le non‑respect entraîne des sanctions administratives, éventuellement des amendes proportionnées aux coûts de contrôle, la perte du label et la possibi…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le prestataire doit soumettre une notification contenant les informations requises.
Intitulé : Notification des prestataires de services d’intermédiation de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Tout prestataire de services d’intermédiation de données qui a l’intention de fournir les services d’intermédiation de données visés à l’article 10 soumet une notification à l’autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données.
Interprétation opérationnelle :
Le PSID doit adresser une notification contenant les informations listées (nom, statut, adresse, site web, contacts, description du service, date de lancement) à l’autorité compétente avant de commencer à fournir les services.
Mots-clés : notification prestataire de services d’intermédiation de données autorité compétente représentant légal registre public délais sanctions redevances
Références croisées : article 10 article 12 article 33
Catégorie : Notification
Sujet principal : Obligation de notification des prestataires de services d’intermédiation de données
Domaine cybersécurité : conformité réglementaire gestion des données sécurité des services d’intermédiation
Actifs concernés : prestataires de services d’intermédiation de données
Périmètre : Union européenne (tous les États membres)
Exigences clés :
  • déclaration d’intention
  • informations détaillées sur le prestataire
  • adresse et représentant légal
  • site web
  • contacts
  • description du service
  • date de lancement
Gravité : 4/5
Impact élevé : risque de sanctions financières, d’interdiction d’activité et de perte de confiance du marché si la notification est absente.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée : les PSID peuvent omettre la notification ou fournir des informations incomplètes, surtout lors du lancement ou en cas de changement rapide.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit ou contrôle systématique, car les données ne sont pas toujours publiques.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : prestataires de services d’intermédiation de données autorités compétentes Commission européenne détenteurs de données personnes concernées
Délai initial : Avant le lancement de l’activité (notification préalable)
Délai récurrent : Mise à jour du registre au moins une fois par an ou à chaque modification
Notification incident : 14 jours pour toute modification des informations, 15 jours pour la cessation d’activité
Délai correction : Immédiat après réception d’une mise en demeure ou dès identification de la non‑conformité
Amende max : Montant fixé par la législation nationale, proportionnel aux coûts administratifs
Autres sanctions : avertissement sanction pécuniaire interdiction d’activité refus de délivrance du label «prestataire reconnu»
Autorité contrôle : Autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour mettre en conformité dans un délai déterminé
Recours : recours administratif action judiciaire devant les juridictions nationales demande de révision du registre
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : copies des notifications soumises registre public à jour attestations de conformité contrats avec le représentant légal
Fréquence : Mensuelle (suivi interne) et annuelle (audit externe)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit ou contrôle de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : ressources juridiques ressources informatiques formation du personnel
KPI : taux de notifications conformes délai moyen de soumission de la notification nombre d’audits de conformité réalisés pourcentage de prestataires disposant du label «reconnu»
Data_Gouv_Act-§03-article12
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le prestataire doit respecter les conditions de fourniture des services d’intermédiation de données.
Intitulé : Conditions de la fourniture de services d’intermédiation de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le prestataire de services d’intermédiation de données ne peut pas utiliser les données pour d’autres finalités que la mise à disposition des utilisateurs, doit fournir les services via une entité juridique distincte, les modalités commerciales ne doivent pas être subordonnées à l’usage d’autres services, les données collectées (date, heure, géolocalisation, durée, connexions) ne doivent être utilisées que pour le développement du service, y compris pour la détection de fraudes ou la cybersécurité, et sont mises à disposition sur demande, le prestataire doit faciliter l’échange au format reçu, ne convertir les données que pour interopérabilité ou sur demande ou exigence légale, et offrir aux personnes concernées la possibilité de ne pas participer aux conversions, sauf si la loi l’exige, il doit fournir des instruments spécifiques (stockage temporaire, anonymisation, etc.) uniquement sur accord du détenteur ou de la personne concernée, veiller à une procédure d’accès équitable, transparente et non discriminatoire, mettre en place des mesures anti‑fraude, assurer la continuité en cas d’insolvabilité et permettre l’accès, le transfert ou l’extraction des données, veiller à l’interopérabilité avec d’autres services via des normes ouvertes, prévenir le transfert ou l’accès illicites aux données, informer rapidement les détenteurs d’un accès non autorisé, garantir un niveau de sécurité approprié pour le stockage, le traitement et la transmission des données à caractère personnel et des informations sensibles, informer et conseiller les personnes concernées sur les usages des données avant le consentement, préciser la juridiction tierce le cas échéant et fournir des outils de consentement et de retrait, tenir un journal d’activité d’intermédiation.
Interprétation opérationnelle :
Le prestataire doit mettre en œuvre des mesures techniques, juridiques et organisationnelles pour garantir que les données ne soient utilisées que pour le développement du service, que les finalités commerciales ne soient pas conditionnées à l’usage d’autres services, que les données de localisation, de date, d’heure ou de connexion ne soient exploitées que pour le service ou la cybersécurité, que les conversions de formats soient limitées à l’interopérabilité ou à la demande légale, que les outils de stockage, d’anonymisation ou de pseudonymisation soient mis à disposition uniquement sur accord explicite, que les procédures d’accès soient équitables et non discriminatoires, que des mécanismes anti‑fraude soient actifs, que la continuité du service soit assurée en cas d’insolvabilité, que les données restent accessibles, transférables ou extraites pour les détenteurs, que l’interopérabilité avec d’autres fournisseurs soit assurée via des normes ouvertes, que le transfert ou l’accès illicites aux données soit empêché, que les incidents d’accès non autorisé soient notifiés sans délai, que la sécurité du stockage, du traitement et de la transmission soit maintenue, que les droits des personnes concernées soient facilités et que les outils de consentement et de retrait soient disponibles.
Mots-clés : intermédiation de données finalité sécurité transparence non-discrimination continuité journal d'activité fraude cybersécurité conversion consentement interopérabilité
Références croisées : RGPD Directive sur la protection des données Réglementation sur les services numériques
Catégorie : Technique
Sujet principal : Protection et usage des données personnelles dans les services d’intermédiation
Domaine cybersécurité : confidentialité sécurité des systèmes détection de fraude cybersécurité protection des données à caractère personnel
Actifs concernés : données à caractère personnel données de géolocalisation données de connexion données d'activité
Périmètre : Prestataires de services d’intermédiation de données traitant, stockant ou transmettant des données à caractère personnel dans le cadre d’une activité économique
Exigences clés :
  • Utilisation exclusive des données pour le service
  • Entité juridique distincte
  • Modalités commerciales non conditionnées
  • Utilisation limitée des données de localisation et de connexion
  • Conversion de formats uniquement pour interopérabilité ou sur demande
  • Facilitation de l’échange et de la portabilité
  • Transparence et non-discrimination des prix
  • Mesures anti-fraude
  • Continuité en cas d’insolvabilité
  • Journal d’activité
  • Sécurité du stockage et de la transmission
  • Information des détenteurs en cas d’accès non autorisé
Gravité : 4/5
Une mauvaise utilisation ou un transfert illicite de données à caractère personnel peut entraîner des violations du RGPD, des amendes élevées et un préjudice important à la réputation.
Probabilité : 3/5
Le nombre important d’exigences et la nécessité de mettre en place des procédures techniques et organisationnelles augmentent la probabilité d’omission ou de mauvaise application.
Détectabilité : 4/5
Les infractions (usage détourné, transfert illicite) sont souvent dissimulées et nécessitent des audits ou le suivi des logs pour être détectées.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / DPO
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Prestataire de services d’intermédiation Détenteurs de données Personnes concernées Autorités de protection des données Clients/utilisateurs
Délai initial : Dès l’entrée en vigueur du service d’intermédiation
Délai récurrent : Obligation permanente (pas de délai récurrent)
Notification incident : Immédiat (< 24 h)
Délai correction : Rapide (< 72 h)
Amende max : Jusqu’à 10 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait du service Sanctions contractuelles Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) nationale
Pouvoir injonction : L’APD peut imposer des mesures correctives obligatoires et des interdictions de traitement
Recours : Recours administratif auprès de l’APD Action judiciaire devant les tribunaux administratifs Médiation
Contrôles suggérés :
  • Registre des traitements
  • Contrôles d’accès à moindre privilège
  • Surveillance des accès et transferts via logs
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données (PIA)
  • Formation du personnel aux exigences légales
  • Audit externe périodique
  • Nomination d’un DPO
Preuves attendues : Documents de conformité (politiques, procédures) Registres d’audit Rapports d’incident Preuves de consentement Contrats avec clauses de conformité
Fréquence : Périodique (annuel) et en continu (monitoring)
Niveau détection : 4/5
Les infractions sont souvent détectées uniquement lors d’audits ou de notifications d’incidents, ce qui rend la détection difficile sans surveillance active.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer la conformité actuelle par rapport aux exigences
  • Mettre en place un registre des traitements et des activités d’intermédiation
  • Définir et documenter les finalités d’utilisation des données
  • Instaurer des contrôles d’accès et de traçabilité
  • Réaliser une PIA (Privacy Impact Assessment)
  • Former le personnel aux exigences légales
  • Mettre en place un mécanisme de journalisation et de détection d’incidents
  • Vérifier la continuité et la portabilité des données en cas d’insolvabilité
  • Élaborer des procédures de réponse aux incidents et de notification
  • Assurer la transparence et la non-discrimination des tarifs
  • Mettre en place des outils de consentement et de retrait
  • Contrôler la conversion de formats et la possibilité de refus
  • Établir un processus de suivi et d’audit continu
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO ou expert conformité Équipe IT security Juriste spécialisé en protection des données Outils de journalisation et de surveillance Formation du personnel
KPI : Pourcentage de procédures documentées conformes Nombre d’incidents de sécurité détectés et traités Temps moyen de réponse à un incident Taux de formation du personnel terminée Existence d’un registre des traitements à jour
Data_Gouv_Act-§03-article13
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Désignation des autorités compétentes pour les services d’intermédiation de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Chaque État membre désigne une ou plusieurs autorités compétentes pour effectuer les tâches liées à la procédure de notification pour les services d’intermédiation de données et notifie à la Commission l’identité de ces autorités compétentes au plus tard le 24 septembre 2023. Chaque État membre notifie également à la Commission toute modification ultérieure de l’identité de ces autorités compétentes.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent identifier et communiquer à la Commission les noms des autorités chargées de la notification relative aux services d’intermédiation de données, avant le 24/09/2023, et informer de toute modification ultérieure.
Mots-clés : ['autorité compétente', 'notification', 'services d’intermédiation de données', 'délais', 'modification']
Références croisées : article 26 règlement sur la protection des données règlement sur la concurrence autorités de cybersécurité
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Désignation des autorités compétentes
Domaine cybersécurité : notification gouvernance coopération sectorielle
Actifs concernés : autorités désignées services d’intermédiation de données informations communiquées à la Commission
Périmètre : Tous les États membres de l’UE
Exigences clés :
  • Désignation d’au moins une autorité
  • Notification à la Commission avant le 24/09/2023
  • Mise à jour des désignations en cas de changement
Gravité : 3/5
L’absence de désignation ou de mise à jour empêche la bonne conduite de la notification, crée des lacunes réglementaires et peut entraîner des retards ou des blocages dans les flux de données, avec un impact juridique et opérationnel modéré à élevé.
Probabilité : 3/5
Les États membres peuvent manquer de ressources, de clarté ou de processus interne pour identifier les autorités, ce qui rend la non‑conformité possible, surtout dans les structures moins structurées.
Détectabilité : 2/5
La non‑déclaration ou la modification non notifiée est généralement détectée lors d’audits, de contrôles de conformité ou lorsque la Commission constate un manquement aux obligations de notification.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : État membre
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : États membres Commission européenne autorités compétentes services d’intermédiation de données
Délai initial : Au plus tard le 24 septembre 2023
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Notification immédiate à la Commission en cas de modification
Amende max : N/A
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir un registre officiel des autorités désignées
  • Définir une procédure interne de désignation et de mise à jour
  • Mettre en place un suivi automatisé des notifications
  • Former les équipes concernées
Preuves attendues : Document de désignation officiel Correspondance avec la Commission Registre à jour des autorités Rapports d’audit
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection facile via audits de conformité ou vérification de la notification auprès de la Commission
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner les autorités compétentes
  • Établir un processus de notification conforme
  • Mettre en place un mécanisme de mise à jour continue des désignations
  • Former le personnel aux exigences de l’article 26
  • Documenter et archiver les désignations
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines Outils de gestion documentaire Support juridique Formation
KPI : Délai de désignation Nombre de désignations conformes Taux de mise à jour des désignations Incidents de non‑notification
Data_Gouv_Act-§03-article14
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le prestataire doit fournir informations ou désigner un représentant, puis se conformer sous 30 jours.
Intitulé : Contrôle du respect des dispositions relatives aux services d’intermédiation de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les autorités compétentes en matière de services d’intermédiation de données contrôlent et surveillent le respect par les prestataires des exigences du présent chapitre. Elles peuvent demander toutes les informations nécessaires, notifier les manquements, donner un délai de trente jours pour se défendre, imposer des sanctions financières ou administratives, exiger le report, la suspension ou la cessation de la fourniture du service, et radier le prestataire du registre. Si le prestataire n’est pas établi dans l’Union, l’autorité peut suspendre la fourniture jusqu’à la désignation d’un représentant légal ou à la fourniture des informations requises.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités de contrôle doivent vérifier la conformité des prestataires, demander les informations proportionnées et motivées, notifier les manquements et laisser 30 jours pour se défendre, puis imposer des sanctions (amendes, suspension, cessation) et, le cas échéant, faire radier le prestataire du registre.
Mots-clés : Contrôle Surveillance Demande d'information Notification Sanctions financières Report Suspension Cessation Représentant légal Coopération interétatique
Références croisées : -
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Contrôle et sanctions des prestataires de services d’intermédiation de données
Domaine cybersécurité : Conformité Gestion des risques
Actifs concernés : Prestataires de services d’intermédiation de données Représentants légaux Registre des prestataires
Périmètre : Services d’intermédiation de données, tant dans l’Union que hors Union, y compris les prestataires non établis dans l’Union.
Exigences clés :
  • Surveiller la conformité des prestataires
  • Demander des informations proportionnées et motivées
  • Notifier les manquements et permettre un délai de 30 jours pour se défendre
  • Imposer des sanctions financières ou administratives
  • Exiger le report, la suspension ou la cessation de la fourniture du service
  • Radier le prestataire du registre en cas de cessation
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner la suspension ou la cessation du service, des amendes financières et un retrait du registre, affectant la continuité de l’activité et la confiance des usagers.
Probabilité : 3/5
Les autorités disposent de pouvoirs de contrôle et de sanction, ce qui rend la détection et la mise en conformité relativement probable, surtout pour les prestataires qui ne désignent pas de représentant légal.
Détectabilité : 2/5
La contrôle et la demande d’informations permettent une détection rapide des manquements, bien que la complexité des processus puisse retarder la découverte.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de contrôle Prestataires de services d’intermédiation de données Représentants légaux Commission de radier Usagers / clients
Délai initial : Immédiat après constatation
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : 30 jours maximum
Délai correction : 30 jours raisonnable pour remédier aux infractions
Amende max : Non spécifié (sanctions financières dissuasives)
Autres sanctions : Astreintes Sanctions avec effet rétroactif Suspension de la fourniture du service Cessation de la fourniture du service Radiation du registre des prestataires
Autorité contrôle : Autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données
Pouvoir injonction : Pouvoir d’exiger le report, la suspension ou la cessation de la fourniture du service d’intermédiation de données
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Contestations devant le tribunal administratif
Contrôles suggérés :
  • Désigner un représentant légal si non établi dans l’UE
  • Mettre en place un dispositif de gestion des contrôles et des notifications
  • Former le personnel aux exigences de réponse aux demandes d’information
  • Élaborer et maintenir un registre à jour des prestataires
  • Mettre en place des procédures de suspension/cessation et de reporting aux autorités
Preuves attendues : Rapports d’audit Logs de contrôle Documentation des demandes d’information Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou sur demande
Niveau détection : 2/5
Détection facilitée par les obligations de fourniture d’informations et les contrôles de routine, mais la complexité des processus peut retarder la découverte.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un représentant légal si non établi dans l’UE
  • Mettre en place un dispositif de suivi des contrôles et des notifications
  • Former le personnel aux exigences de réponse aux demandes d’information
  • Élaborer un registre à jour et assurer la conformité aux exigences de radier
  • Mettre en place des procédures de suspension/cessation et de reporting aux autorités
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipes de conformité Outils de gestion documentaire Formation du personnel Support juridique
KPI : Taux de conformité aux demandes d'information Délai moyen de réponse aux notifications d'autorité Nombre de sanctions appliquées Temps de radier du prestataire
Data_Gouv_Act-§03-article15
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Dérogations
Type : Secondaire
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Le présent chapitre ne s’applique pas aux organisations altruistes en matière de données reconnues ni aux autres entités sans but lucratif dans la mesure où leurs activités consistent à collecter, pour des objectifs d’intérêt général, des données mises à disposition par des personnes physiques ou morales sur le fondement de l’altruisme en matière de données, à moins que ces organisations et entités ne visent à établir des relations commerciales entre un nombre indéterminé de personnes concernées et de détenteurs de données, d’une part, et des utilisateurs de données, d’autre part.
Interprétation opérationnelle :
Le chapitre ne s’applique pas aux organisations altruistes reconnues ni aux entités sans but lucratif, sauf si elles ont pour objectif d’établir des relations commerciales entre les personnes concernées et les utilisateurs de données.
Mots-clés : dérogation organisations altruistes entités sans but lucratif relations commerciales collecte de données intérêt général
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Exclusion du champ d’application du chapitre aux organisations altruistes et aux entités sans but lucratif, sauf si activité commerciale
Domaine cybersécurité : Protection des données Conformité réglementaire
Actifs concernés : données relations commerciales
Périmètre : Organisations altruistes et entités sans but lucratif
Exigences clés :
  • Exclusion des organisations altruistes
  • Exclusion des entités sans but lucratif
  • Exception si objectif commercial
Gravité : 2/5
Impact limité, conséquences principalement de non‑conformité administrative et de perte de confiance
Probabilité : 2/5
Risque de mauvaise classification limité, les critères sont explicites
Détectabilité : 4/5
Nécessite un audit ou une vérification documentaire pour identifier la nature des activités
Score inhérent : 16 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction juridique / conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique Conformité Direction exécutive Entités concernées
Délai initial : N/A
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : N/A
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : -
Fréquence : N/A
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit de la nature des activités et de la qualification des entités
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir clairement les critères d’éligibilité (altruisme vs commercial)
  • Mettre en place un registre des entités concernées
  • Former le personnel à la distinction entre activités altruistes et commerciales
  • Réaliser un audit de conformité périodique
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Juridique Outils d’analyse de données Documentation
KPI : Pourcentage d’entités correctement classifiées Temps moyen de vérification de la nature commerciale Nombre d’incidents de non‑conformité
Data_Gouv_Act-§04-article16
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Notifier la Commission lorsqu'un État élabore des politiques nationales d'altruisme.
Intitulé : Dispositions nationales relatives à l’altruisme en matière de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres peuvent avoir mis en place des dispositions organisationnelles ou techniques, ou les deux, pour faciliter l’altruisme en matière de données. ... Si un État membre élabore de telles politiques nationales, il le notifie à la Commission.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent élaborer des politiques nationales permettant le partage volontaire de données à caractère personnel détenues par les organismes publics, en informant les personnes concernées des conditions de réutilisation dans l’intérêt général, et notifier ces politiques à la Commission.
Mots-clés : altruisme données données à caractère personnel politique nationale notification Commission intérêt général
Références croisées : RGPD (UE) 2016/679 Directive 2018/1725 Règlement (UE) 2019/1024
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place de politiques nationales facilitant le partage altruiste de données personnelles
Domaine cybersécurité : confidentialité sécurité des données gestion des accès traçabilité
Actifs concernés : données à caractère personnel infrastructures informatiques publiques bases de données publiques
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • élaboration de politiques nationales
  • mise en place de mesures organisationnelles ou techniques
  • information des personnes concernées
  • notification à la Commission
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la vie privée et les droits des personnes, risque de non‑conformité aux exigences de protection des données
Probabilité : 3/5
La mise en œuvre dépend de la volonté politique des États membres, mais n’est pas systématique
Détectabilité : 3/5
Les politiques sont documentées, mais la conformité nécessite des vérifications administratives
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité nationale de protection des données (ANPD)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Gouvernement ANPD Organismes publics détenteurs de données Citoyens Commission européenne
Délai initial : Notifier la Commission dans les 3 mois suivant l’élaboration de la politique
Délai récurrent : Mettre à jour la politique au moins une fois par an
Notification incident : Immédiate en cas de non‑conformité détectée
Délai correction : Dans les 6 mois suivant la notification de non‑conformité
Amende max : Non spécifié (potentiellement jusqu’à 10 % du budget de l’État membre)
Autres sanctions : Mise en demeure Poursuite administrative Suspension de la politique
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Peut imposer des mesures correctives obligatoires
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration de politiques claires
  • Mise en place de procédures de consentement éclairé
  • Audit de conformité annuel
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Document de politique nationale Registre des traitements Rapports d'audit Attestations de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les exigences sont clairement documentées et vérifiables via audit
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Développer une politique nationale d'altruisme des données
  • Définir les informations à communiquer aux personnes
  • Mettre en place des mesures techniques de partage sécurisé
  • Former les agents publics
  • Notifier la Commission à la Commission européenne
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts en cybersécurité Outils de gestion des consentements Support de la Commission
KPI : Nombre de politiques nationales adoptées Taux de conformité des organismes publics Délais de notification à la Commission Satisfaction des personnes concernées
Data_Gouv_Act-§04-article17
Résumé : L’article impose à chaque autorité compétente de tenir et de mettre à jour régulièrement un registre public national des organisations altruistes en matière de données reconnues. Lorsqu’une entité figure dans ce registre, elle peut afficher le label «organisation altruiste en matière de données reconnue dans l’Union» ainsi qu’un logo commun accompagné d’un QR‑code pointant vers le registre de l’Union. La Commission européenne gère un registre public de l’Union et, par voie d’actes d’exécution adoptés selon la procédure consultative de l’article 33.2, définit le logo et impose son affichage sur toutes les publications (en ligne et hors ligne) des organisations concernées. Le non‑respect entraîne des sanctions administratives (mise en demeure, retrait du label ou du droit d’utiliser le logo) et peut nuire à la transparence et à la confiance du public. Le risque est modéré (score 6) avec gravité 3, probabilité 2 et détectabilité 1, soit un niveau de risque moyen. Les mesures recommandées…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Tenir et mettre à jour le registre public national des organisations altruistes reconnues.
Intitulé : Registres publics d’organisations altruistes en matière de données reconnues
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Registres publics d’organisations altruistes en matière de données reconnues 1. Chaque autorité compétente pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données tient et met à jour régulièrement un registre public national des organisations altruistes en matière de données reconnues. 2. La Commission gère, à des fins d’information, un registre public de l’Union des organisations altruistes en matière de données reconnues. Dès lors qu’une entité est enregistrée dans le registre public national des organisations altruistes en matière de données reconnues conformément à l’article 18, elle peut utiliser le label «organisation altruiste en matière de données reconnue dans l’Union» dans ses communications écrites et orales, ainsi qu’un logo commun. Afin de garantir que les organisations altruistes en matière de données reconnues soient facilement identifiables dans toute l’Union, la Commission conçoit un logo commun par voie d’actes d’exécution. Les organisations altruistes en matière de données reconnues affichent clairement le logo commun sur chaque publication en ligne et hors ligne qui se rapporte à leurs activités altruistes en matière de données. Le logo commun s’accompagne d’un code QR contenant un lien vers le registre public de l’Union des organisations altruistes en matière de données reconnues. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure consultative visée à l’article 33, paragraphe 2.
Interprétation opérationnelle :
Chaque autorité compétente doit créer, maintenir et actualiser un registre public national des organisations altruistes en matière de données reconnues ; les entités enregistrées peuvent utiliser le label national et le logo commun avec QR‑code, dont la conception est définie par des actes d’exécution adoptés selon la procédure consultative de l’article 33.2.
Mots-clés : registre public autorité compétente mise à jour label logo QR code procédure consultative
Références croisées : article 18 article 33 paragraphe 2
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise à jour et tenue d’un registre public des organisations altruistes en matière de données reconnues
Domaine cybersécurité : Gestion des données Conformité réglementaire Identification
Actifs concernés : Enregistrements d’organisations altruistes Logos et QR codes
Périmètre : National (France) et transnational (Union européenne)
Exigences clés :
  • Tenir un registre public national à jour
  • Utiliser le label et le logo commun avec QR code
  • Concevoir le logo via actes d’exécution
  • Respecter la procédure consultative
Gravité : 3/5
Absence de registre ou retard de mise à jour empêche l’identification des organisations reconnues, compromet la transparence et la conformité, nuisant à la confiance et à la visibilité au sein de l’Union.
Probabilité : 2/5
Les autorités compétentes sont légalement tenues d’assurer le registre ; la probabilité d’omission est faible, surtout avec suivi régulier.
Détectabilité : 1/5
Le registre public est visible ; le non‑respect se remarque rapidement par l’absence du label, du logo ou du QR code.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité compétente de l’enregistrement (ex. ministère ou agence désignée)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités compétentes Commission (UE) Organisations altruistes en matière de données Public/Usagers Organes de contrôle
Délai initial : Dès la désignation de l’autorité compétente
Délai récurrent : Trimestriel
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat
Amende max : N/A
Autres sanctions : Mise en demeure Sanction administrative Retrait du droit d’utiliser le label ou le logo
Autorité contrôle : Commission européenne et autorités nationales compétentes
Pouvoir injonction : L’autorité compétente peut ordonner la mise à jour du registre et imposer des mesures correctives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un système d’information de gestion du registre
  • Contrôle périodique de la conformité du registre
  • Vérification de la présence du label et du QR code sur les publications
  • Audit de la procédure d’enregistrement
Preuves attendues : Registre public à jour Documentation du label et du QR code Procès-verbaux de mise à jour Rapports d’audit
Fréquence : Trimestrielle
Niveau détection : 1/5
Le non‑respect se constate rapidement via l’absence du registre, du label ou du QR code.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner l’autorité compétente et définir ses missions
  • Mettre en place le registre public national et le tenir à jour
  • Élaborer le design du logo commun et le code QR via actes d’exécution
  • Former les organisations concernées aux exigences de label et d’affichage
  • Instaurer un suivi et un reporting trimestriel
  • Effectuer des audits de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources informatiques (serveur, base de données) Ressources humaines (staff dédié à la gestion du registre) Expertise juridique Outils de suivi et de reporting Budget pour la conception du logo et du QR code
KPI : Nombre de registres nationaux à jour Pourcentage de publications affichant le logo et le QR code Taux de conformité des enregistrements Délais de mise à jour du registre
Data_Gouv_Act-§04-article18
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Se conformer aux règles de l'article 22, paragraphe 1, dans les 18 mois.
Intitulé : Conditions générales d’enregistrement des organisations altruistes en matière de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Pour être admise à l’enregistrement dans un registre public national des organisations altruistes en matière de données reconnues, une entité doit: a) mener des activités altruistes en matière de données; b) être une personne morale constituée en vertu du droit national pour poursuivre des objectifs d’intérêt général prévus dans le droit national, le cas échéant; c) exercer ses activités altruistes en matière de données par l’intermédiaire d’une structure qui, sur le plan fonctionnel, est distincte de ses autres activités; d) se conformer au recueil de règles visé à l’article 22, paragraphe 1, au plus tard dix-huit mois après la date d’entrée en vigueur des actes délégués visés audit paragraphe.
Interprétation opérationnelle :
L’entité doit satisfaire cinq conditions pour être enregistrée : (a) exercer des activités altruistes en matière de données, (b) disposer d’une personnalité morale poursuivant des objectifs d’intérêt général, (c) disposer d’une structure fonctionnelle distincte de ses activités lucratives, (d) respecter un recueil de règles dans un délai de 18 mois après l’entrée en vigueur des actes délégués, et (e) être enregistrée dans le registre public national.
Mots-clés : enregistrement organisations altruistes données personne morale objectifs d'intérêt général structure fonctionnelle distincte recueil de règles délai 18 mois
Références croisées : article 22 paragraphe 1
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Conditions d’admission au registre national des organisations altruistes en matière de données
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : données altruistes
Périmètre : Enregistrement dans un registre public national
Exigences clés :
  • Activités altruistes
  • Personnalité morale
  • Structure fonctionnelle distincte
  • Conformité au recueil de règles (18 mois)
Gravité : 3/5
Non‑enregistrement empêche l’accès au statut d’organisme reconnu, limitant la capacité à exercer les activités altruistes et à bénéficier du cadre juridique.
Probabilité : 3/5
Le respect des cinq conditions, notamment la séparation fonctionnelle et le délai de 18 mois, constitue un défi fréquent pour les organisations.
Détectabilité : 1/5
Les exigences sont explicites et vérifiables via des documents (statuts, charte, preuves de conformité), ce qui rend la non‑conformité facilement détectable lors d’un audit.
Score inhérent : 9 Faible (Vert)
Propriétaire : Autorité de gestion du registre national
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entité candidate Autorité de gestion du registre Organisation de tutelle Public
Délai initial : Dans les 18 mois suivant l’entrée en vigueur des actes délégués
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Refus d'enregistrement Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de gestion du registre national
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : Recours administratif Action en justice
Contrôles suggérés :
  • Création d'une structure fonctionnelle distincte
  • Élaboration d'une charte d'objectifs d'intérêt général
  • Mise en place d'un recueil de règles interne
  • Documentation des preuves de conformité
Preuves attendues : Statuts Charte d'activités altruistes Attestations de conformité Registre des activités
Fréquence : Ponctuelle (au moment de la demande d'enregistrement)
Niveau détection : 1/5
Les exigences sont explicites et facilement vérifiables via documents
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier une structure fonctionnelle distincte
  • Élaborer une charte d'objectifs d'intérêt général
  • Mettre en place un recueil de règles interne
  • Planifier la conformité dans les 18 mois
  • Documenter les preuves de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Consultant en conformité Ressources informatiques
KPI : Existence d'une structure fonctionnelle distincte Conformité au recueil de règles Délai de mise en conformité ≤ 18 mois
Data_Gouv_Act-§04-article19
Résumé : L’article impose aux organisations souhaitant s’enregistrer comme « organisations altruistes en matière de données reconnues » de satisfaire aux exigences de l’article 18, de fournir un ensemble d’informations détaillées (nom, statut juridique, sources de revenus, adresse, site web, contacts, objectifs, nature des données, etc.), puis d’obtenir l’enregistrement dans le registre public national. L’autorité compétente évalue la demande et, si elle est jugée conforme, enregistre l’entité dans un délai de douze semaines. Toute modification des informations doit être notifiée dans les quatorze jours, et la Commission de l’Union met à jour le registre public de l’Union. Le non‑respect expose à des sanctions administratives, pouvant inclure des amendes, des mesures coercitives ou l’exclusion du registre, bien que le montant maximal ne soit pas précisé.
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournir les informations requises et notifier toute modification dans les délais impartis.
Intitulé : Enregistrement d’organisations altruistes en matière de données reconnues
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Une entité qui satisfait aux exigences de l’article 18 peut présenter une demande d’enregistrement dans le registre public national des organisations altruistes en matière de données reconnues, fournir les informations a‑j, et obtenir l’enregistrement dans les douze semaines ; toute modification doit être notifiée dans les quatorze jours.
Interprétation opérationnelle :
L’entité doit préparer un dossier complet contenant les informations listées (a‑j), le soumettre à l’autorité compétente, attendre une décision de douze semaines, puis notifier toute modification dans les quatorze jours.
Mots-clés : enregistrement organisations altruistes données registre public article 18 délais notification autorité compétente
Références croisées : Article 18
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Enregistrement des organisations altruistes en matière de données
Domaine cybersécurité : Gestion des données Conformité réglementaire
Actifs concernés : données registre public information de l’entité
Périmètre : Entités (organisations) souhaitant s’enregistrer dans le registre national, y compris celles établies dans plusieurs États membres ou hors UE avec représentant légal.
Exigences clés :
  • Satisfaire les exigences de l’article 18
  • Fournir les informations a‑j
  • Obtenir l’enregistrement dans les 12 semaines
  • Notifier les modifications dans les 14 jours
  • Publication des informations sélectionnées
  • Mise à jour du registre de l’Union
Gravité : 3/5
Impact sur la conformité légale, la crédibilité de l’entité et la transparence du registre ; risque de sanctions et de perte de confiance.
Probabilité : 2/5
Le processus est clairement défini, la plupart des entités pourront se conformer, mais des erreurs de formulaire ou d’omission restent possibles.
Détectabilité : 2/5
L’enregistrement et les modifications sont publiés, ce qui rend la non‑conformité observable lors d’audits ou de vérifications publiques.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité compétente pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entités enregistrées Autorité compétente Commission de l’Union Représentant légal Autorités de protection des données
Délai initial : 12 semaines après réception de la demande d’enregistrement
Délai récurrent : Non applicable (sauf notification de modifications)
Notification incident : 14 jours à compter de la modification des renseignements
Délai correction : Mise à jour immédiate des informations dès la notification
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Exclusion du registre Poursuites judiciaires
Autorité contrôle : Autorité compétente pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Action judiciaire devant les juridictions nationales
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un processus de collecte des informations requises
  • Vérification de la conformité aux exigences de l’article 18
  • Désignation d’un représentant légal le cas échéant
  • Mise à jour régulière du registre national et de la base de données de l’Union
Preuves attendues : Copies des documents fournis dans la demande (statuts, informations financières, site web, coordonnées) Attestations de conformité à l’article 18 Registres de modifications notifiées
Fréquence : Ponctuelle (à la demande d’enregistrement) et périodique (mise à jour des informations)
Niveau détection : 2/5
L’enregistrement et les modifications sont publiés, ce qui rend la non‑conformité observable lors d’audits ou de vérifications publiques.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les exigences de l’article 18 et vérifier la conformité
  • Collecter et préparer toutes les informations a‑j
  • Désigner un représentant légal si l’entité n’est pas établie dans l’UE
  • Soumettre la demande d’enregistrement avec les pièces justificatives
  • Mettre en place un processus de notification des changements dans les 14 jours
  • Assurer la mise à jour du registre national et de l’Union
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Responsable conformité Administrateur de données Outils de gestion documentaire
KPI : Délai de traitement de la demande (semaines) Pourcentage de demandes conformes à la première soumission Délais de notification des modifications (jours) Taux de mise à jour du registre de l’Union
Data_Gouv_Act-§04-article20
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Tenir des registres complets et exacts, transmettre un rapport annuel à l'autorité
Intitulé : Obligations de transparence
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
L’organisation doit tenir des registres complets et exacts des personnes physiques ou morales ayant pu traiter des données, des dates ou durées de traitement, de la finalité du traitement, et des redevances acquittées, puis établir et transmettre annuellement un rapport d’activité contenant des informations sur les activités, la promotion des objectifs d’intérêt général, la liste des personnes autorisées au traitement avec leurs objectifs et moyens techniques, une synthèse des résultats, et des données sur les recettes et dépenses.
Interprétation opérationnelle :
Conserver des registres détaillés du traitement des données et transmettre chaque année à l’autorité compétente un rapport d’activité détaillant les activités, les objectifs d’intérêt général, les personnes autorisées, les moyens techniques et les mesures de protection de la vie privée, ainsi que les résultats du traitement et les flux financiers.
Mots-clés : transparence registre données finalité royalties rapport annuel autorité compétente activités objectifs d'intérêt général sources de revenus dépenses
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Transparence et traçabilité du traitement des données
Domaine cybersécurité : Gestion des données Conformité Traçabilité
Actifs concernés : Données à caractère personnel Données non personnelles
Périmètre : Organisations altruistes en matière de données reconnues
Exigences clés :
  • Tenir des registres complets et exacts
  • Déclarer la date/durée du traitement
  • Décrire la finalité du traitement
  • Identifier les redevances payées
  • Élaborer un rapport annuel d'activité
  • Décrire les activités et les objectifs d'intérêt général
  • Lister les personnes autorisées au traitement
  • Décrire les moyens techniques et les mesures de protection de la vie privée
  • Synthétiser les résultats du traitement
  • Fournir des informations sur les sources de revenus et les dépenses
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des sanctions administratives, perte de confiance et atteinte à la réputation de l'organisation.
Probabilité : 3/5
L'obligation de tenir des registres et de produire un rapport annuel est fréquente mais pas toujours systématiquement respectée.
Détectabilité : 2/5
Les registres et le rapport annuel sont documentés et soumis à contrôle, rendant la non-conformité facilement détectable lors d'audits.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable de la conformité (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Responsable de la conformité / DPO Service juridique Audit interne Autorité de contrôle Personnes physiques et morales concernées
Délai initial : Immédiat (dès la mise en place de l'organisation)
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions civiles Sanctions pénales Sanctions réputationnelles
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre centralisé des traitements
  • Automatisation de la collecte des métadonnées
  • Audit annuel des registres
  • Formation du personnel aux exigences de transparence
  • Documentation des finalités et des bases légales
Preuves attendues : Registres de traitement complets et à jour Rapports annuels signés Documents de justification des finalités Preuves de paiement des redevances Attestations de mesures de protection de la vie privée
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Les registres et rapports sont documentés et soumis à contrôle, rendant la non-conformité facilement détectable lors d’audits.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer un système de gestion des registres de traitement
  • Nommer un responsable de la conformité / DPO
  • Élaborer le premier rapport annuel
  • Mettre en place des procédures de collecte et de mise à jour des données
  • Former les équipes concernées
  • Implémenter des contrôles de vérification périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Logiciel de gestion de conformité Temps de l’équipe juridique Formation du personnel Accès à l’autorité de contrôle
KPI : Pourcentage de registres à jour Délai de production du rapport annuel Nombre d’incidents de non-conformité détectés Taux de conformité des finalités déclarées
Data_Gouv_Act-§04-article21
Résumé : L’article impose à toute organisation altruiste reconnue qui traite des données à caractère personnel ou non personnel de respecter une série d’obligations de transparence, de consentement, de limitation d’usage et de sécurité. Elle doit informer clairement les personnes concernées des objectifs généraux et de la finalité du traitement, préciser les transferts vers des pays tiers, interdire toute utilisation hors finalité autorisée, bannir les pratiques commerciales trompeuses, fournir des outils de consentement et de retrait, garantir un niveau de sécurité adéquat pour les données non personnelles, notifier sans délai tout accès ou usage non autorisé, et indiquer la juridiction du pays tiers lorsqu’elle facilite le traitement par des tiers. Le non‑respect expose l’organisation à des sanctions administratives, civiles et pénales, voire à des amendes pouvant atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros. Pour se conformer, il convient d’établir un registre des traitements, réaliser …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Informer clairement et aisément les personnes concernées de tout traitement de leurs données.
Intitulé : Obligations de transparence, de consentement et de sécurité des organisations altruistes reconnues en matière de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
L’organisation altruiste en matière de données reconnue informe les personnes concernées ou les détenteurs de données préalablement à tout traitement de leurs données d’une manière claire et aisément intelligible: a) des objectifs d’intérêt général et, le cas échéant, de la finalité déterminée, explicite et légitime pour laquelle les données à caractère personnel doivent être traitées et pour laquelle elle autorise le traitement de données les concernant par un utilisateur de données; b) de la localisation de tout traitement effectué dans un pays tiers et des objectifs d’intérêt général pour lesquels elle autorise ledit traitement, lorsque le traitement est effectué par l’organisation altruiste en matière de données reconnue. L’organisation altruiste en matière de données reconnue n’utilise pas les données pour des objectifs autres que ceux d’intérêt général pour lesquels la personne concernée ou le détenteur des données autorise le traitement. L’organisation altruiste en matière de données reconnue ne recourt pas à des pratiques commerciales trompeuses pour solliciter la fourniture de données. L’organisation altruiste en matière de données reconnue fournit des outils permettant d’obtenir le consentement des personnes concernées ou l’autorisation de traiter des données mises à disposition par des détenteurs de données. L’organisation altruiste en matière de données reconnue fournit également des outils permettant de retirer facilement ce consentement ou cette autorisation. L’organisation altruiste en matière de données reconnue prend des mesures pour assurer un niveau de sécurité approprié pour le stockage et le traitement des données à caractère non personnel qu’elle a collectées sur le fondement de l’altruisme en matière de données. L’organisation altruiste en matière de données reconnue informe, sans retard, les détenteurs de données de tout transfert, de tout accès ou de toute utilisation non autorisés portant sur les données à caractère non personnel qu’elle a partagées. Lorsque l’organisation altruiste en matière de données reconnue facilite le traitement de données par des tiers, y compris en fournissant des outils permettant d’obtenir le consentement de personnes concernées ou l’autorisation de traiter des données mises à disposition par des détenteurs de données, elle précise, le cas échéant, la juridiction du pays tiers où l’utilisation des données est prévue.
Interprétation opérationnelle :
L’organisation doit mettre en place des procédures de transparence sur les finalités, informer préalablement des transferts internationaux, limiter l’usage des données aux finalités autorisées, interdire les pratiques trompeuses, fournir des outils de consentement et de retrait, garantir la sécurité des données, notifier rapidement tout accès ou usage non autorisé, et spécifier la juridiction du pays tiers pour les traitements externes.
Mots-clés : transparence consentement finalité sécurité transferts notification outils conformité
Références croisées : RGPD Loi Informatique et Libertés Directive ePrivacy
Catégorie : Technique
Sujet principal : Protection des données à caractère personnel et usage limité
Domaine cybersécurité : Confidentialité Intégrité Disponibilité Gestion des consentements
Actifs concernés : Données à caractère personnel Données non personnelles collectées dans le cadre de l'altruisme
Périmètre : Organisations altruistes reconnues qui traitent des données de personnes concernées ou de détenteurs de données
Exigences clés :
  • Transparence sur objectifs et finalité
  • Information préalable sur transferts internationaux
  • Limitation de l'usage aux finalités autorisées
  • Interdiction de pratiques commerciales trompeuses
  • Fourniture d'outils de consentement et de retrait
  • Mesures de sécurité appropriées
  • Notification rapide des transferts, accès ou usage non autorisés
  • Responsabilité lors de facilitation de traitements tiers
Gravité : 4/5
Violation des obligations de transparence, de consentement, de sécurité et de limitation d'usage peut affecter un grand nombre de personnes, entraîner des sanctions lourdes et nuire à la confiance.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont détaillées mais la mise en œuvre peut être complexe; risque de non-respect modéré.
Détectabilité : 4/5
Les infractions (ex. usage détourné, transferts non déclarés) sont souvent dissimulées et nécessitent des audits ou surveillances.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Directeur de la conformité et de la protection des données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Service juridique Service informatique DPO Utilisateurs finaux Autorités de protection des données
Délai initial : Dès le début de l'activité de traitement des données
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : Dans les 72 heures
Délai correction : Immédiat
Amende max : Non précisé (potentiellement jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondial ou 20 millions d'euros selon la législation en vigueur)
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Atteinte à la réputation Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : L'autorité de protection des données peut ordonner la suspension ou la cessation du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre des traitements
  • Évaluation d'impact relative à la protection des données (PIA)
  • Contrôles d'accès et de chiffrement
  • Gestion du consentement (outil de consentement)
  • Audit de conformité périodique
  • Formation du personnel
  • Documentation des transferts internationaux
  • Mécanismes de détection d'accès non autorisé
Preuves attendues : Registre des traitements Rapport de PIA Logs d'accès Attestations de consentement Rapports d'audit Certificats de formation Documentation des transferts
Fréquence : Périodique (au moins annuel) et après chaque changement majeur
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits, logs et indicateurs de conformité, mais nécessite des processus d’audit formels.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un registre des traitements complet
  • Réaliser une PIA
  • Implémenter des outils de gestion du consentement et du retrait
  • Mettre en place des contrôles de sécurité (chiffrement, accès)
  • Former le personnel aux exigences
  • Mettre en place des procédures de notification d'incident
  • Documenter les transferts internationaux et les juridictions
  • Instaurer des revues périodiques de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe juridique Équipe IT Formateurs Outils de gestion du consentement
KPI : Pourcentage de traitements documentés Taux de conformité des consentements Délai moyen de notification d'incident Nombre d'audits réalisés par an Score de conformité des contrôles de sécurité
Data_Gouv_Act-§04-article22
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Recueil de règles relatif à l’altruisme en matière de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission adopte des actes délégués conformément à l’article 32 afin de compléter le présent règlement en établissant un recueil de règles fixant: a) des exigences appropriées en matière d’information pour veiller à ce que les personnes concernées et les détenteurs de données reçoivent, avant qu’un consentement ou une autorisation ne soit donné pour l’altruisme en matière de données, des informations suffisamment détaillées, claires et transparentes concernant l’utilisation des données, les outils permettant de donner et de retirer le consentement ou l’autorisation, et les mesures prises pour éviter une mauvaise utilisation des données partagées avec l’organisation altruiste en matière de données; b) des exigences techniques et de sécurité appropriées pour garantir un niveau de sécurité approprié pour le stockage et le traitement des données, ainsi que pour les outils permettant de donner et de retirer le consentement ou l’autorisation; c) des feuilles de route en matière de communication adoptant une approche pluridisciplinaire pour sensibiliser à l’altruisme en matière de données, à la désignation en tant que «organisation altruiste en matière de données reconnue dans l’Union» et au recueil de règles les parties prenantes concernées, notamment les détenteurs de données et les personnes concernées pouvant potentiellement partager leurs données; d) des recommandations relatives aux normes d’interopérabilité pertinentes. 2. Le recueil de règles visé au paragraphe 1 est élaboré en étroite coopération avec les organisations altruistes en matière de données et les parties prenantes concernées.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit, via un acte délégué, définir un ensemble de règles détaillées garantissant une information transparente aux parties prenantes avant tout consentement, des exigences techniques et de sécurité pour le stockage, le traitement et les outils de consentement, ainsi que des plans de communication pour sensibiliser les parties prenantes et recommander des normes d’interopérabilité, le tout réalisé en coopération étroite avec les organisations altruistes et les parties prenantes concernées.
Mots-clés : recueil de règles information transparente consentement sécurité technique communication sensibilisation interopérabilité coopération
Références croisées : Article 32 du règlement Obligations de transparence Exigences de sécurité Normes d’interopérabilité
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place d'un recueil de règles pour l'altruisme en matière de données
Domaine cybersécurité : Protection des données Sécurité des systèmes d'information Gestion des consentements
Actifs concernés : Données personnelles Outils de gestion du consentement Infrastructure de stockage et de traitement
Périmètre : Organisations altruistes en matière de données opérant dans l’Union européenne et leurs parties prenantes (détenteurs de données, personnes concernées)
Exigences clés :
  • Information transparente avant consentement
  • Mesures de sécurité pour le stockage et le traitement
  • Outils de consentement et de retrait sécurisés
  • Roadmaps de communication pluridisciplinaire
  • Recommandations de normes d’interopérabilité
Gravité : 4/5
Impact élevé sur les droits fondamentaux des personnes concernées, risques de sanctions légales et de atteinte à la réputation, pouvant entraîner des violations de la vie privée et des pertes de confiance.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : la Commission doit élaborer le recueil, mais un défaut d’application ou de mise à jour peut survenir, surtout si les ressources ou la coordination sont insuffisantes.
Détectabilité : 3/5
La non‑conformité est généralement détectée lors d’audits, d’incidents ou de contrôles réglementaires, mais peut rester cachée entre les mises à jour législatives et l’implémentation opérationnelle.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Organisations altruistes en matière de données Détenteurs de données Personnes concernées Autorités de protection des données
Délai initial : À définir, généralement dans les 12 mois suivant l’entrée en vigueur du règlement
Délai récurrent : Non spécifié, actualisation périodique selon l’évolution réglementaire
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non spécifié, à réaliser dès détection des manquements
Amende max : Non spécifié (à déterminer selon le règlement principal, typiquement jusqu’à 10 M€ ou 4 % du CA)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d’activité Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) de l’UE
Pouvoir injonction : Le pouvoir d’injonction est exercé par l’APD
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant le tribunal administratif Médiation
Contrôles suggérés :
  • Portail de consentement transparent
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données (EIPD)
  • Audit de conformité périodique
  • Formation du personnel aux exigences de données
Preuves attendues : Documentation des informations fournies Registres des consentements Rapports d’audit de sécurité Plans de communication
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
La conformité est détectable via audits et contrôles, mais des écarts peuvent subsister entre les exigences légales et leur mise en œuvre.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un calendrier de mise en œuvre du recueil de règles
  • Impliquer les parties prenantes dès le début du processus
  • Définir et suivre des indicateurs de conformité
  • Mettre en place des mécanismes de collecte de preuves documentées
  • Réaliser une analyse d’écart initiale
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts en protection des données Développeurs IT Responsable communication Auditeurs externes
KPI : Pourcentage de données couvertes par des informations transparentes Taux de conformité des exigences techniques de sécurité Délai de mise à jour du recueil de règles Nombre d’incidents liés à la non-conformité
Data_Gouv_Act-§04-article23
Résumé : L'article impose aux États membres de désigner une ou plusieurs autorités compétentes pour tenir un registre public national des organisations altruistes en matière de données, de notifier la Commission de leurs identités avant le 24 septembre 2023 et de signaler toute modification ultérieure, en coopérant avec la DPO et les organes sectoriels concernés. Il s’agit d’une obligation de faire (déploiement et suivi) relevant de la catégorie organisationnelle, avec un périmètre national et transversal. Le non‑respect expose à des sanctions administratives, notamment des amendes pouvant atteindre des montants non précisés, et à des contrôles de la Commission. Des mesures de mise en œuvre – désignation des autorités, mise en place du registre, procédures de notification et coopération inter‑institutions – sont recommandées, avec un budget modéré et des KPI clairs.
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligations de désignation et de notification des autorités compétentes pour l'enregistrement des organisations altruistes en matière de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Autorités compétentes pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données\n1. Chaque État membre désigne une ou plusieurs autorités compétentes responsables de son registre public national des organisations altruistes en matière de données reconnues. Les autorités compétentes pour l’enregistrement d’organisations altruistes en matière de données respectent les exigences énoncées à l’article 26.\n2. Chaque État membre notifie à la Commission l’identité de leurs autorités compétentes pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données au plus tard le 24 septembre 2023. Chaque État membre notifie également à la Commission toute modification ultérieure de l’identité desdites autorités compétentes.\n3. L’autorité compétente pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données d’un État membre accomplit ses tâches en coopération avec l’autorité chargée de la protection des données concernée, lorsque ces tâches se rapportent au traitement de données à caractère personnel, et avec les autorités sectorielles concernées dudit État membre.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent désigner au moins une autorité compétente pour gérer un registre public national des organisations altruistes en matière de données, notifier la Commission de l’identité de ces autorités avant le 24 septembre 2023 et informer de toute modification ultérieure, en coopérant avec la DPO et les organes sectoriels concernés.
Mots-clés : enregistrement organisations altruistes données notification coopération protection des données secteur
Références croisées : Article 26 Commission État membre
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Désignation et notification des autorités compétentes pour l'enregistrement des organisations altruistes en matière de données
Domaine cybersécurité : Gestion des données Conformité réglementaire
Actifs concernés : registre public données organisations altruistes
Périmètre : Obligations nationales d'enregistrement et de notification des États membres
Exigences clés :
  • Désignation d'au moins une autorité compétente
  • Notification à la Commission avant le 24/09/2023
  • Notification des modifications ultérieures
  • Coopération avec la DPO et les organes sectoriels
Gravité : 4/5
Absence de registre complet compromet la reconnaissance des organisations altruistes, crée des risques de non‑conformité et de traitement non conforme des données.
Probabilité : 2/5
Les exigences sont clairement définies, avec un délai fixe et des obligations de notification, ce qui rend la conformité réaliste si les procédures internes sont respectées.
Détectabilité : 4/5
La conformité dépend de registres et de notifications, généralement non visibles sans audits ou contrôles périodiques.
Score inhérent : 64 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission Européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Européenne État membre Autorité de protection des données Organismes sectoriels Organisations altruistes
Délai initial : Avant le 24 septembre 2023
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Aucune sanction financière prévue
Autorité contrôle : Commission Européenne
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Création d'un registre national public
  • Désignation formelle des compétences
  • Processus de notification à la Commission
  • Contrôle de conformité périodique
Preuves attendues : Liste officielle des autorités désignées Registre des notifications à la Commission Documents de coopération avec la DPO Rapports d'audit
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend de registres et de notifications qui ne sont pas automatiquement vérifiables sans audits.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner les autorités compétentes
  • Mettre en place le registre public
  • Établir le processus de notification à la Commission
  • Organiser la coopération avec la DPO et les organes sectoriels
  • Mettre en place des contrôles de conformité périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel juridique Ressources techniques (IT) Gestion de projet Formation du personnel
KPI : Pourcentage d'États membres conformes Délai de notification des désignations Existence d'un registre public à jour Taux de conformité des notifications
Data_Gouv_Act-§04-article24
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Contrôle du respect des dispositions relatives aux organisations altruistes en matière de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Les autorités compétentes pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données contrôlent et surveillent le respect, par les organisations altruistes en matière de données reconnues, des exigences énoncées dans le présent chapitre. L’autorité compétente pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données peut également contrôler et surveiller le respect par de telles organisations altruistes en matière de données reconnues de leurs obligations sur la base d’une demande présentée par une personne physique ou morale. Toute demande d’information est proportionnée à l’accomplissement de la tâche et est motivée. Lorsque l’autorité constate un manquement, elle notifie l’organisation et lui donne 30 jours pour exposer son point de vue. Elle peut exiger la cessation immédiate ou dans un délai raisonnable de l’infraction. Si le manquement persiste, l’organisation perd le droit d’utiliser le label d’«organisation altruiste en matière de données reconnue dans l’Union» et est radiée du registre national et de l’Union, la décision étant rendue publique.
Interprétation opérationnelle :
L’organisation doit mettre en place les contrôles nécessaires pour être conforme aux exigences, être prête à fournir les informations demandées, disposer d’un délai de 30 jours pour répondre à toute notification et, en cas de non‑conformité persistante, perdre son label et être radiée du registre, avec publication de la décision.
Mots-clés : contrôle surveillance information notification délai 30 jours label radiation registre sanctions
Références croisées : Chapitre sur le contrôle du respect des dispositions
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Contrôle et sanctions du respect des exigences par les autorités compétentes
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des risques Conformité
Actifs concernés : Données Label d’organisme altruiste Inscription dans le registre public
Périmètre : Organisations altruistes en matière de données reconnues, tant nationales qu’au niveau de l’Union, exerçant des activités dans l’UE
Exigences clés :
  • Respect des exigences du chapitre
  • Disponibilité à fournir des informations proportionnées
  • Réponse dans un délai de 30 jours à toute notification
  • Exigence de cessation de l’infraction
  • Sanctions de perte de label et radiation du registre
Gravité : 4/5
Perte du label et radiation du registre entraînent une perte d’accès au marché, réputationnelle et financière significative.
Probabilité : 3/5
Les organisations doivent mettre en place des contrôles et répondre à des demandes d’information; risque de manquement modéré.
Détectabilité : 1/5
Les autorités disposent de pouvoirs de contrôle, de demandes d’informations et de notifications, ce qui rend la non-conformité rapidement détectable.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité compétente pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organismes de data altruiste Autorités de contrôle Organisations professionnelles Public/Utilisateurs de données Administrations publiques
Délai initial : Continu (pas de délai initial fixe)
Délai récurrent : Périodique, selon les contrôles de l’autorité (ex. annuels)
Notification incident : 30 jours à compter de la réception de la notification
Délai correction : Immédiat ou dans un délai raisonnable, selon la décision de l’autorité
Amende max : N/A
Autres sanctions : Perte du label d’organisme altruiste en matière de données Radiation du registre national et de l’Union Publication publique de la décision Interdiction d’utiliser le label
Autorité contrôle : Autorité compétente pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données
Pouvoir injonction : Exiger la cessation immédiate ou dans un délai raisonnable de l’infraction
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures de conformité
  • Gestion documentaire des exigences
  • Formation du personnel
  • Audit interne périodique
  • Gestion des incidents
Preuves attendues : Registres de contrôles Documentation des réponses aux demandes d’information Rapports d’audit Preuves de conformité au label
Fréquence : Périodique (ex. annuel) ou à la demande de l’autorité
Niveau détection : 1/5
La surveillance active et les demandes d’information rendent la non-conformité rapidement détectable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un registre des exigences
  • Mettre en place une fonction de gestion de la conformité
  • Former le personnel aux exigences et aux procédures de réponse aux demandes
  • Développer un processus de réponse aux notifications (30 jours)
  • Préparer une procédure de cessation d’infraction et de gestion de la radiation du registre
  • Assurer la communication transparente de la perte de label
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe conformité Outils de gestion documentaire Logiciels de suivi des contrôles Formations
KPI : Taux de conformité aux exigences Délai moyen de réponse aux demandes d’information Nombre d’incidents de non-conformité Taux de maintien du label
Data_Gouv_Act-§04-article25
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Formulaire européen de consentement à l’altruisme en matière de données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Afin de faciliter la collecte de données fondée sur l’altruisme en matière de données, la Commission adopte des actes d’exécution établissant et développant un formulaire européen de consentement à l’altruisme en matière de données, après consultation du comité européen de la protection des données, en tenant compte des avis du comité européen de l’innovation dans le domaine des données et en associant dûment les parties prenantes concernées. Le formulaire permet de recueillir le consentement ou l’autorisation dans tous les États membres selon un format uniforme. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure consultative visée à l’article 33, paragraphe 2.
Interprétation opérationnelle :
La Commission européenne doit adopter un acte d’exécution qui définit et enrichit un formulaire standardisé, modulable, disponible en version papier et électronique lisible par machine, pour obtenir le consentement ou l’autorisation de traitement des données à caractère personnel dans tous les États membres, en respectant le RGPD.
Mots-clés : consentement données altruisme formulaire européen modulaire personnalisation traitement RGPD impression lecture électronique
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 Article 33 paragraphe 2 du TFEU Comité européen de la protection des données Comité européen de l’innovation dans le domaine des données
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Mise à disposition d’un formulaire européen de consentement à l’altruisme en matière de données
Domaine cybersécurité : données à caractère personnel protection des données gestion des consentements
Actifs concernés : données à caractère personnel informations personnelles
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • format uniforme
  • approche modulaire
  • compatibilité papier/électronique
  • conformité au RGPD
Gravité : 3/5
Impact modéré sur la confiance et la fluidité du partage de données, sans risque physique immédiat
Probabilité : 2/5
La Commission est mandatée et la procédure est clairement définie, ce qui rend la non‑conformité peu probable
Détectabilité : 1/5
Le formulaire peut être vérifié visuellement et par son format, donc facilement détectable
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne CEPD CEIDI secteurs d’application citoyens
Délai initial : À la date de l’adoption de l’acte d’exécution
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un formulaire standardisé
  • Approche modulaire
  • Version papier et électronique
  • Consultation des parties prenantes
Preuves attendues : Document de procédure d’adoption Version finale du formulaire Attestations de conformité au RGPD
Fréquence : Ponctuelle (adoption unique)
Niveau détection : 1/5
Le formulaire est aisément vérifiable par visualisation et par son format machine‑readable
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Développer le formulaire conforme aux exigences
  • Mettre en place le processus de consultation
  • Diffuser le formulaire aux autorités nationales
  • Former les parties prenantes à l’utilisation
  • Mettre à jour les systèmes de gestion des consentements
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Développeurs informatiques Experts RGPD Formateurs
KPI : Taux de conformité du formulaire Temps de mise en œuvre Nombre de retraits de consentement traités
Data_Gouv_Act-§05-article26
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Exigences relatives aux autorités compétentes
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les autorités compétentes en matière de services d’intermédiation de données et les autorités compétentes pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données doivent être juridiquement distinctes et fonctionnellement indépendantes, agir avec impartialité, transparence, cohérence, rapidité et sans discrimination, ne pas présenter de conflit d’intérêts, disposer de ressources suffisantes, et garantir la confidentialité des informations communiquées.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent être structurées de façon indépendante, disposer des moyens nécessaires, éviter tout conflit d’intérêts, opérer de manière impartiale et transparente, et protéger la confidentialité des informations échangées.
Mots-clés : indépendance impartialité transparence confidentialité ressources conflit d’intérêts
Références croisées : -
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Indépendance et impartialité des autorités compétentes
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : Autorités compétentes Organisations altruistes Services d’intermédiation de données
Périmètre : Réglementation européenne encadrant les services d’intermédiation de données et l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données
Exigences clés :
  • Indépendance juridique et fonctionnelle
  • Impartialité, transparence et rapidité
  • Absence de conflit d’intérêts
  • Ressources humaines, financières et techniques suffisantes
  • Confidentialité des informations
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des sanctions légales, perte de confiance et atteinte à la réputation des acteurs du marché.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont clairement définies et les contrôles d’audit sont prévus, ce qui rend la non-conformité possible mais pas inevitable.
Détectabilité : 2/5
La détection est facilitée par les audits réguliers et les exigences de transparence.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne États membres Autorités nationales Organisations altruistes Prestataires de services d’intermédiation
Délai initial : À la mise en conformité dès l’entrée en vigueur du règlement
Délai récurrent : Continu (surveillance permanente)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après identification
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions civiles Responsabilité pénale
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audit d’indépendance des autorités
  • Évaluation des conflits d’intérêts
  • Allocation de ressources humaines et financières adéquates
  • Formation du personnel aux exigences de confidentialité et de transparence
  • Mise en place de procédures de reporting et de suivi
Preuves attendues : Documents de gouvernance Rapports d’audit Registres de conflits d’intérêts Attestations de ressources Politiques de confidentialité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection aisée via audits, vérifications et exigences de transparence
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Vérifier l’indépendance juridique et fonctionnelle des autorités
  • Mettre en place un registre des conflits d’intérêts
  • Assurer des ressources humaines, financières et techniques suffisantes
  • Former le personnel aux exigences de confidentialité et de transparence
  • Établir des procédures de contrôle et de reporting périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Audit externe Ressources financières Ressources humaines Outils de suivi
KPI : Pourcentage de conflits d’intérêts détectés Temps moyen de traitement des demandes Niveau de conformité aux exigences de confidentialité Score d’indépendance (évaluation)
Data_Gouv_Act-§05-article27
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Droit d’introduire une réclamation
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les personnes physiques et morales ont le droit d’introduire une réclamation concernant toute question relevant du champ d’application du présent règlement, individuellement ou, le cas échéant, collectivement, auprès de l’autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données concernée contre un prestataire de services d’intermédiation de données ou auprès de l’autorité compétente pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données concernée contre une organisation altruiste en matière de données reconnue. L’autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données ou l’autorité compétente pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données auprès de laquelle la réclamation a été introduite informe l’auteur de la réclamation: a) de l’état d’avancement de la procédure et de la décision prise; et b) des recours juridictionnels prévus à l’article 28.
Interprétation opérationnelle :
Toute personne physique ou morale peut saisir une réclamation auprès de l’autorité désignée (autorité de services d’intermédiation de données ou autorité d’enregistrement des organisations altruistes). L’autorité doit ensuite informer le réclamant de l’évolution de son dossier, de la décision prise et des voies de recours juridictionnel.
Mots-clés : réclamation droit autorité compétente services d’intermédiation de données enregistrement des organisations altruistes recours juridictionnels
Références croisées : article 28
Catégorie : Notification
Sujet principal : Droit de réclamation des personnes physiques et morales
Domaine cybersécurité : protection des données droits des personnes
Actifs concernés : données personnelles services d’intermédiation de données organisations altruistes
Périmètre : Tous les acteurs proposant des services d’intermédiation de données ou toute organisation altruiste enregistrée en matière de données, ainsi que les personnes physiques et morales concernées
Exigences clés :
  • Droit de saisir une réclamation
  • Information sur l’avancement et la décision
  • Information sur les recours juridictionnels
Gravité : 3/5
Un refus ou un retard injustifié de la réclamation porte atteinte aux droits fondamentaux des personnes, nuise à la confiance dans le système de protection des données et peut entraîner des litiges majeurs, mais n’entraîne pas directement de pertes financières massives.
Probabilité : 3/5
Bien que le droit soit clairement prévu, la mise en œuvre pratique (canal de réclamation, suivi, notification) peut être négligée ou mal gérée, surtout dans les organisations disposant de processus internes peu structurés.
Détectabilité : 2/5
L’absence de réclamation ou un suivi insuffisant sont généralement découverts lors d’audits ou de plaintes externes, mais peuvent rester cachés dans les processus internes pendant une période prolongée.
Score inhérent : 18 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de protection des données (APD) ou autorité compétente désignée
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Data subjects Autorité compétente Prestataire de services d’intermédiation de données Organisation altruiste
Délai initial : Non précisé
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non précisé
Délai correction : Non précisé
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données / Autorité d’enregistrement des organisations altruistes
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours juridictionnel
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un formulaire de réclamation en ligne sécurisé
  • Définition d’une procédure interne de suivi et de notification des décisions
  • Formation du personnel aux droits des data subjects et aux procédures de réclamation
  • Documentation des réclamations et des réponses
Preuves attendues : Logs d’accès au formulaire de réclamation Accusés de réception des réclamations Registre des décisions et des délais Rapports d’audit de conformité
Fréquence : Ad hoc / périodique (ex. trimestriel)
Niveau détection : 1/5
La présence d’un dispositif de réclamation et la traçabilité des échanges rendent la non‑conformité facilement détectable lors d’audits ou de contrôles internes.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer un canal de réclamation accessible (formulaire web, e‑mail sécurisé, téléphone)
  • Établir une procédure de suivi avec notification automatisée de l’état d’avancement
  • Former les équipes concernées aux obligations légales et aux bonnes pratiques de gestion des réclamations
  • Informer les data subjects de leurs droits et du processus de réclamation
  • Mettre en place un tableau de bord KPI pour le suivi des réclamations
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (juridiques, support client) Infrastructure IT (plateforme de réclamation, système de ticketing) Formation continue
KPI : Taux de réponse dans les délais légaux Nombre de réclamations traitées par période Taux de satisfaction des data subjects Délai moyen entre dépôt et décision
Data_Gouv_Act-§05-article28
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Droit à un recours juridictionnel effectif
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Toute personne physique ou morale lésée dispose du droit à un recours juridictionnel effectif en ce qui concerne les décisions juridiquement contraignantes visées à l’article 14 prises par les autorités compétentes en matière de services d’intermédiation de données et les décisions juridiquement contraignantes visées aux articles 19 et 24 prises par les autorités compétentes pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données reconnues.
Interprétation opérationnelle :
L'autorité compétente doit permettre le recours judiciaire devant les juridictions de l'État membre concerné, et en cas de refus ou d’absence de suite, mettre en place un réexamen impartial par un organe compétent.
Mots-clés : recours juridictionnel droit effectif autorité compétente décision contraignante organe impartial
Références croisées : article 14 article 19 article 24
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Recours juridictionnel effectif
Domaine cybersécurité : gestion des données services d'intermédiation enregistrement d'organisations altruistes
Actifs concernés : décisions juridiquement contraignantes données organisations altruistes
Périmètre : Services d’intermédiation de données et enregistrements d’organisations altruistes reconnues
Exigences clés :
  • Autorité doit permettre le recours
  • Recours devant les juridictions de l'État membre
  • Réexamen impartial en cas de refus
Gravité : 4/5
Non-conformité empêche la protection des droits des personnes lésées, crée un risque de litiges prolongés et de perte de confiance, impactant la conformité réglementaire.
Probabilité : 3/5
Les autorités peuvent omettre ou retarder la mise à disposition du recours, surtout dans les structures peu structurées.
Détectabilité : 3/5
Le manquement se manifeste surtout lors d’un litige ou d’un audit, ce qui le rend détectable mais pas en temps réel.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : personnes physiques lésées personnes morales lésées autorités compétentes organes de contrôle
Délai initial : Immédiat
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité compétente en matière de services d’intermédiation de données
Pouvoir injonction : Injonction de mise en conformité
Recours : recours administratif recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Définir des procédures de traitement des réclamations
  • Former le personnel aux droits de recours
  • Mettre en place un registre des recours
  • Établir des indicateurs de suivi (délais, taux de résolution)
Preuves attendues : Registre des décisions et recours Rapports d’audit Correspondances avec les parties lésées
Fréquence : À la survenue d’une réclamation ou lors d’audits périodiques
Niveau détection : 3/5
Le manquement est détecté principalement lors de litiges ou d’audits, pas de détection continue.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir clairement les procédures de traitement des réclamations
  • Former les équipes de gestion des données aux droits de recours
  • Mettre en place un registre des recours et des indicateurs de suivi
  • Établir des canaux de communication avec les parties lésées
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : juridique formation outils de gestion des réclamations support informatique
KPI : Nombre de réclamations déposées Délai moyen de traitement des recours Taux de conformité des procédures Existence d’un registre des recours
Data_Gouv_Act-§06-article29
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Création du Comité européen d’innovation dans le domaine des données
Type : Transversale
Nature : Obligation de faire
Texte original :
La Commission institue un comité européen de l’innovation dans le domaine des données sous la forme d’un groupe d’experts, qui se compose de représentants des autorités compétentes en matière de services d’intermédiation de données et des autorités compétentes pour l’enregistrement des organisations altruistes en matière de données de tous les États membres, du comité européen de la protection des données, du Contrôleur européen de la protection des données, de l’ENISA, de la Commission, du représentant de l’UE pour les PME ou d’un représentant désigné par le réseau des représentants des PME, et d’autres représentants d’organismes compétents dans des secteurs particuliers ainsi que d’organismes disposant d’une expertise particulière. Lorsqu’elle nomme des experts individuels, la Commission s’efforce de parvenir à un équilibre entre les hommes et les femmes ainsi qu’à un équilibre géographique parmi les membres du groupe d’experts.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit créer et présider un groupe d’experts multidisciplinaire incluant les autorités compétentes, les organismes de protection des données, l’ENISA, la Commission, les représentants des PME et d’autres experts, en veillant à un équilibre hommes/femmes et géographique.
Mots-clés : Comité européen d'innovation données Groupe d’experts Autorités compétentes Organismes de protection des données ENISA PME Équilibre hommes/femmes Équilibre géographique
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Création et fonctionnement du comité européen d'innovation dans le domaine des données
Domaine cybersécurité : Gouvernance des données
Actifs concernés : Données Infrastructure de partage de données
Périmètre : Tous les États membres de l'UE
Exigences clés :
  • Composition du comité avec représentation équilibrée
  • Création de trois sous-groupes spécialisés
  • Présidence par la Commission
  • Secrétariat assuré par la Commission
Gravité : 3/5
Absence du comité pourrait entraîner un manque de coordination entre les autorités, retarder l'harmonisation des normes et réduire l'innovation dans le secteur des données, impactant la compétitivité et la conformité.
Probabilité : 2/5
Le cadre légal est clair, la création du comité est obligatoire et la Commission en assure la présidence, donc risque de non-conformité faible.
Détectabilité : 1/5
La mise en place du comité et ses rapports sont visibles, les réunions et le secrétariat sont documentés, donc la non-conformité serait détectée rapidement.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Autorités compétentes en services d'intermédiation Autorités compétentes en enregistrement d'organismes altruistes Comité européen de la protection des données Contrôleur européen de la protection des données ENISA Représentant UE PME Organismes sectoriels Experts Société civile Recherche Universités Normalisation Espaces européens de données Tiers conseillers
Délai initial : Dès que la législation est adoptée
Délai récurrent : Permanent (le comité fonctionne en continu)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif auprès du Tribunal de l'Union européenne Action en justice
Contrôles suggérés :
  • Mise en place du comité conformément à l'article
  • Définition des trois sous-groupes et leurs mandats
  • Mise en place du secrétariat à la Commission
  • Élaboration d'un plan de travail et de reporting
Preuves attendues : Procès-verbaux de réunions Liste des membres Charte du comité Rapports d'activité
Fréquence : Permanent
Niveau détection : 1/5
La composition, les réunions et les rapports sont publics ou documentés, rendant la non-conformité rapidement observable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer les membres du comité en respectant l'équilibre hommes/femmes et géographique
  • Définir les trois sous-groupes et leurs mandats
  • Mettre en place le secrétariat à la Commission
  • Élaborer un plan de travail et de reporting
  • Assurer la participation des parties prenantes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel administratif Expertise juridique Outils de collaboration Espaces de réunion Budget
KPI : Nombre de membres nominatifs Respect de l'équilibre hommes/femmes Fréquence des réunions Délais de traitement des demandes des sous-groupes Qualité des rapports de suivi
Data_Gouv_Act-§06-article30
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Missions du comité européen de l’innovation dans le domaine des données
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le comité européen de l’innovation dans le domaine des données s’acquitte des missions suivantes: conseiller et assister la Commission sur la cohérence des pratiques, l’élaboration de lignes directrices de protection des données sensibles, les exigences de cybersécurité, la hiérarchisation et l’élaboration de normes transsectorielles et sectorielles, la lutte contre la fragmentation du marché, la garantie d’un accès non discriminatoire, le respect des exigences de cybersécurité de l’Union, l’élaboration du formulaire de consentement à l’altruisme, et l’amélioration du cadre international des données.
Interprétation opérationnelle :
Le comité doit fournir des avis, recommandations et supports (guides, formulaires) afin d’harmoniser les pratiques, garantir la cybersécurité, l’interopérabilité, la protection des données sensibles et la conformité aux exigences de l’Union, tout en facilitant la coopération entre les autorités et les États membres.
Mots-clés : Conseil Assistance Cohérence Interopérabilité Cybersécurité Normes Formulaire de consentement Gouvernance Compétition loyale Transfert de données Altruisme des données
Références croisées : Règlement européen sur les données (Data Act) Article 7, paragraphe 1 Article 25, paragraphe 1
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Assurance de la cohérence et de l’interopérabilité des espaces européens de données
Domaine cybersécurité : Cybersécurité Protection des données Gestion des risques Normalisation
Actifs concernés : -
Périmètre : Réglementation européenne sur les données (Data Act) et les espaces européens communs de données
Exigences clés :
  • Cohérence des pratiques
  • Lignes directrices de protection des données sensibles
  • Exigences de cybersécurité
  • Interopérabilité transfrontalière et transsectorielle
  • Lutte contre la fragmentation du marché
  • Représentation non discriminatoire
  • Conformité aux exigences de l’Union
  • Évaluation des actes d’exécution
  • Élaboration du formulaire de consentement
Gravité : 2/5
Impact modéré : incohérence des pratiques et manque d’interopérabilité pouvant freiner le marché et créer des risques juridiques, mais pas de conséquences immédiates de sécurité.
Probabilité : 3/5
Risque de non-respect des recommandations modéré, dépend de la réactivité de la Commission et de la mise en œuvre par les parties prenantes.
Détectabilité : 1/5
Les manquements sont facilement détectables via les rapports, audits et l’absence de livrables.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne États membres Organismes publics Autorités compétentes Prestataires de services d’intermédiation Organismes altruistes Normalisation bodies Société civile Secteur privé
Délai initial : Dès la prise de fonction du comité
Délai récurrent : Périodique, au moins une fois par an
Notification incident : N/A
Délai correction : En fonction des constats, généralement dans les 3 mois suivant la détection
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’un cadre de gouvernance
  • Mise en place d’un tableau de bord de suivi
  • Organisation de revues trimestrielles
  • Documentation des recommandations
  • Évaluation d’impact sur la cybersécurité
  • Formation des parties prenantes
Preuves attendues : Rapports d’activité Livrables de lignes directrices Procès-verbaux Évaluations d’impact Formulaire de consentement finalisé
Fréquence : Trimestrielle
Niveau détection : 1/5
Les livrables et rapports sont facilement vérifiables et comparables aux exigences.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir un cadre de<unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk><unk>
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
Data_Gouv_Act-§07-article31
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Prendre toutes les mesures raisonnables pour empêcher les transferts internationaux non conformes
Intitulé : Accès international et transfert international
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
L’organisme du secteur public, la personne physique ou morale à laquelle le droit de réutilisation des données a été accordé en vertu du chapitre II, le prestataire de services d’intermédiation de données ou l’organisation altruiste en matière de données reconnue prend toutes les mesures techniques, juridiques et organisationnelles raisonnables, y compris des arrangements contractuels, afin d’empêcher le transfert international de données à caractère non personnel détenues dans l’Union ou l’accès international des pouvoirs publics à celles-ci lorsque ce transfert ou cet accès risque d’être en conflit avec le droit de l’Union ou le droit national de l’État membre concerné, sans préjudice du paragraphe 2 ou 3. Toute décision d’une juridiction d’un pays tiers et toute décision d’une autorité administrative d’un pays tiers exigeant qu’un organisme du secteur public, d’une personne physique ou morale à laquelle le droit de réutilisation des données a été accordé en vertu du chapitre II, d’un prestataire de services d’intermédiation de données ou d’une organisation altruiste en matière de données reconnue qu’il ou elle transfère des données à caractère non personnel détenues dans l’Union ou y donne accès dans le cadre du présent règlement ne peut être reconnue ou rendue exécutoire de quelque manière que ce soit qu’à la condition qu’elle soit fondée sur un accord international, tel qu’un traité d’entraide judiciaire, en vigueur entre le pays tiers demandeur et l’Union ou sur tout accord de ce type entre le pays tiers demandeur et un État membre. En l’absence d’accord international tel qu’il est visé au paragraphe 2 du présent article, lorsqu’un organisme du secteur public, une personne physique ou morale à laquelle le droit de réutilisation des données a été accordé en vertu du chapitre II, un prestataire de services d’intermédiation de données ou une organisation altruiste en matière de données reconnue est destinataire d’une décision d’une juridiction d’un pays tiers ou d’une décision d’une autorité administrative d’un pays tiers de transférer des données à caractère non personnel détenues dans l’Union ou d’y donner accès dans le cadre du présent règlement, et lorsque le respect d’une telle décision risque de mettre le destinataire en conflit avec le droit de l’Union ou le droit national de l’État membre concerné, le transfert de ces données vers cette autorité d’un pays tiers ou l’accès à ces données par cette même autorité n’a lieu que si: a) le système du pays tiers exige que les motifs et la proportionnalité de cette décision soient exposés et que cette décision revête un caractère spécifique, par exemple en établissant un lien suffisant avec certaines personnes suspectées, ou avec des infractions; b) l’objection motivée du destinataire peut faire l’objet d’un réexamen par une juridiction compétente du pays tiers; et c) la juridiction compétente du pays tiers qui rend la décision ou réexamine la décision d’une autorité administrative est habilitée, en vertu du droit de ce pays tiers, à prendre dûment en compte les intérêts juridiques pertinents du fournisseur des données protégées par le droit de l’Union ou par le droit national de l’État membre concerné. Si les conditions prévues par le paragraphe 2 ou 3 sont réunies, l’organisme du secteur public, la personne physique ou morale à laquelle le droit de réutilisation des données a été accordé en vertu du chapitre II, le prestataire de services d’intermédiation de données ou l’organisation altruiste en matière de données reconnue fournit le volume minimal de données admissible en réponse à une demande, sur la base d’une interprétation raisonnable de la demande. L’organisme du secteur public, la personne physique ou morale à laquelle le droit de réutilisation des données a été accordé en vertu du chapitre II, le prestataire de services d’intermédiation de données et l’organisation altruiste en matière de données reconnue informent le détenteur de données de l’existence d’une demande d’accès à des données le concernant qui émane d’une autorité administrative d’un pays tiers, avant d’y donner suite, sauf lorsque cette demande sert des fins répressives et aussi longtemps que cela est nécessaire pour préserver l’efficacité de l’action répressive.
Interprétation opérationnelle :
L’organisme doit mettre en place, de façon continue, des mesures techniques, juridiques et organisationnelles (et des clauses contractuelles appropriées) pour empêcher tout transfert ou accès international non conforme aux législations de l’Union ou du pays membre. Il doit vérifier la légitimité de toute demande d’accès provenant d’une autorité tierce, s’assurer que les conditions du paragraphe 2 ou 3 sont respectées, fournir le volume minimal de données requis, et notifier le titulaire de la demande avant toute action, sauf si la demande est strictement liée à une procédure répressive.
Mots-clés : transfert international accès international données à caractère personnel conflit de droit accord international proportionnalité réexamen autorité compétente volume minimal notification au titulaire
Références croisées : chapitre II paragraphe 2 paragraphe 3 réglementation de protection des données (RGPD)
Catégorie : Technique
Sujet principal : Contrôle du transfert et de l’accès international des données personnelles
Domaine cybersécurité : Protection des données Sécurité des systèmes Conformité légale
Actifs concernés : Données à caractère personnel Systèmes d'information Infrastructure de transfert
Périmètre : Organismes du secteur public, personnes physiques ou morales, prestataires de services d’intermédiation de données, organisations altruistes reconnues
Exigences clés :
  • Empêcher les transferts ou accès non conformes
  • Mettre en place des mesures techniques, juridiques et organisationnelles raisonnables
  • Établir des accords internationaux ou vérifier la légalité des décisions tierces
  • Fournir le volume minimal de données
  • Informer le titulaire de la demande d’accès
Gravité : 4/5
Un non‑respect peut entraîner des sanctions administratives lourdes, des poursuites pénales, une atteinte à la réputation et des violations du droit à la vie privée des personnes concernées, ce qui représente un impact élevé pour l’organisation.
Probabilité : 3/5
Le risque est modéré : les transferts internationaux sont fréquents, mais la mise en conformité nécessite des procédures et des accords spécifiques qui ne sont pas toujours appliqués.
Détectabilité : 4/5
Les violations sont souvent détectées uniquement lors d’audits ou de plainte, ce qui rend la détection difficile sans surveillance active.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la protection des données (DPO) ou Direction juridique
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : DPO Direction juridique Direction IT Autorité de contrôle Organismes du secteur public Prestataires de services d’intermédiation de données Organisations altruistes
Délai initial : Immédiat (dès identification du risque ou réception d’une demande d’accès)
Délai récurrent : Permanent (surveillance continue et mise à jour des mesures)
Notification incident : Avant toute action, dès que la demande d’accès est connue, sauf si la demande est strictement répressive
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la constatation d’une non‑conformité ou d’une demande illégale
Amende max : N/A (non spécifié dans le texte)
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales Responsabilité civile Restrictions d’accès aux données Obligation de mise en conformité
Autorité contrôle : Autorité nationale de protection des données (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Injonction de suspendre ou d’interrompre le transfert ou l’accès international non conforme
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Documentation des mesures techniques Contrats avec clauses de conformité Registres d’accès et de transfert Rapports d’audit Attestations du DPO
Fréquence : Ponctuelle (audit annuel) et continue (monitoring)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit ou surveillance proactive, nécessite des mécanismes de monitoring et des revues régulières.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Cartographier l’ensemble des transferts et accès internationaux existants
  • Évaluer la conformité des accords internationaux et mettre en place les accords manquants
  • Définir et appliquer une politique de minimisation des données
  • Mettre en place un système de notification automatisée du titulaire avant toute action
  • Former le personnel concerné aux exigences du paragraphe 2 et 3
  • Instaurer un suivi continu et des rapports d’incident
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juridique IT (outils de monitoring) Formation Consultant en droit international
KPI : Pourcentage de transferts conformes aux exigences Délai moyen entre réception de la demande et notification au titulaire Nombre d’incidents de transfert non autorisé Existence d’accords internationaux valides
Data_Gouv_Act-§08-article32
Résumé : L’article définit les conditions dans lesquelles la Commission européenne peut adopter des actes délégués en vertu des articles 5(13) et 22(1) du traité. Il impose une consultation préalable des experts désignés par chaque État membre, une notification simultanée du projet au Parlement européen et au Conseil, ainsi qu’un délai d’objection de trois mois (prorogeable) avant que l’acte ne prenne effet. La révocation du pouvoir de délégation est possible à tout moment par le Parlement ou le Conseil, sans affecter la validité des actes déjà en vigueur. Le risque principal réside dans le non‑respect des procédures de consultation, de notification ou de délai d’objection, ce qui pourrait entraîner l’annulation des actes, des sanctions institutionnelles et une perte de légitimité. La gravité d’un tel manquement est évaluée comme moyenne, la probabilité de non‑conformité comme moyenne, et la détectabilité comme élevée, donnant un score de risque inhérent de 36 (niveau moyen/jaune). Les parties…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit consulter les experts avant adoption et notifier le Parlement et le Conseil.
Intitulé : Delegation of power to the Commission
Type : Dérivée
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Le pouvoir d’adopter des actes délégués conféré à la Commission est soumis aux conditions fixées au présent article. 2. Le pouvoir d’adopter des actes délégués visé à l’article 5, paragraphe 13, et à l’article 22, paragraphe 1, est conféré à la Commission pour une durée indéterminée à compter du 23 juin 2022. 3. La délégation de pouvoir visée à l’article 5, paragraphe 13, et à l’article 22, paragraphe 1, peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur. 4. Avant l’adoption d’un acte délégué, la Commission consulte les experts désignés par chaque État membre, conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016«Mieux légiférer». 5. Aussitôt qu’elle adopte un acte délégué, la Commission le notifie au Parlement européen et au Conseil simultanément. 6. Un acte délégué adopté en vertu de l’article 5, paragraphe 13, et de l’article 22, paragraphe 1, n’entre en vigueur que si le Parlement européen ou le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de trois mois à compter de la notification de cet acte au Parlement européen et au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Parlement européen et le Conseil ont tous deux informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d’objections. Ce délai est prolongé de trois mois à l’initiative du Parlement européen ou du Conseil.
Interprétation opérationnelle :
La Commission ne peut adopter un acte délégué que si elle a consulté les experts désignés par chaque État membre, a notifié le Parlement européen et le Conseil, et attend un délai de trois mois (prorogeable de trois mois) sans objection avant que l’acte ne prenne effet. Toute révocation doit être notifiée et ne touche pas les actes déjà en vigueur.
Mots-clés : délégation de pouvoir actes délégués Commission Parlement européen Conseil consultation notification objection délai Journal officiel
Références croisées : Article 5 paragraphe 13 Article 22 paragraphe 1 Accord interinstitutionnel du 13 avril 2016 «Mieux légiférer»
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Délégation de pouvoir et conditions d'adoption d'actes délégués
Domaine cybersécurité : Gouvernance organisationnelle
Actifs concernés : Commission européenne Parlement européen Conseil de l'Union européenne
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Consultation des experts nationaux
  • Notification simultanée au Parlement et au Conseil
  • Délais d'objection de 3 mois (prorogeables de 3 mois)
  • Possibilité de révocation par le Parlement ou le Conseil
  • Effet différé de l'acte tant qu'aucune objection n'est formulée
Gravité : 3/5
Impact juridique majeur (nullité de l'acte, perte de légitimité) sans dommages physiques ou financiers directs
Probabilité : 3/5
Complexité de la consultation et du respect des délais, risque de non-respect par la Commission
Détectabilité : -/5
Score inhérent : -
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Parlement européen Conseil de l'UE États membres Experts nationaux
Délai initial : Avant toute adoption d’un acte délégué
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Révocation du pouvoir de délégation Invalidation des actes déjà en vigueur (sans porter atteinte à leur validité) Sanctions politiques ou institutionnelles
Autorité contrôle : Parlement européen et Conseil de l'Union européenne
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours devant le Tribunal de l'Union européenne Action en annulation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures de consultation systématique
  • Registre des notifications aux organes européens
  • Contrôle de conformité du délai d'objection
  • Audit périodique de la révocation
Preuves attendues : Procès-verbaux de consultation Copies des notifications Registre des objections Documentation de révocation
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Processus interne, détectable surtout via audits ou contrôles de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser une procédure interne de consultation des experts étatiques
  • Définir et documenter le processus de notification simultanée
  • Mettre en place un suivi du délai d'objection de 3 mois
  • Établir un registre de révocation et de ses effets
  • Former le personnel concerné aux exigences légales
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Experts légaux Outils de gestion de projet Système de suivi des délais Formation
KPI : Temps moyen de consultation Nombre de notifications effectuées Taux de respect du délai d'objection Existence d'un registre de révocation
Data_Gouv_Act-§08-article33
Résumé : L’article impose à la Commission une obligation organisationnelle : elle doit être assistée par un comité, défini conformément au règlement (UE) no 182/2011. Toute référence au présent paragraphe entraîne l’application des articles 4 et 5 du même règlement, ce qui fixe les modalités de fonctionnement du comité et les exigences associées. Aucun texte ne précise de sanction directe, mais le non‑respect entraînerait les sanctions prévues par le règlement de référence. Le risque est modéré (score 4) : gravité moyenne, probabilité faible et détectabilité élevée, soit un niveau de risque « Moyen » (jaune). Les mesures recommandées portent sur la mise en place immédiate du comité, la vérification de la conformité aux articles 4 et 5, la documentation du dispositif et des contrôles périodiques. Le budget estimé est modéré, les ressources nécessaires incluent des compétences juridiques et organisationnelles, et les KPI associés portent sur l’existence du comité, la conformité légale et le resp…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation d'assistance par un comité (Règlement UE 182/2011)
Type : Dérivée
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission est assistée par un comité. L’édit étément un édément au sens du règlement (UE) no 182/2011. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 4 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit garantir la présence d’un comité d’assistance, conformément aux articles 4 et 5 du règlement (UE) no 182/2011.
Mots-clés : Commission comité article 4 article 5 règlement (UE) no 182/2011
Références croisées : Règlement (UE) no 182/2011
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place d’un comité d’assistance à la Commission
Domaine cybersécurité : Gouvernance
Actifs concernés : -
Périmètre : Règlement (UE) no 182/2011
Exigences clés :
  • Création d’un comité d’assistance
  • Référence aux articles 4 et 5 du règlement
Gravité : 3/5
Un défaut de comité peut nuire à la capacité de la Commission à remplir ses missions, engendrant retards ou lacunes dans la prise de décision.
Probabilité : 2/5
La mise en place d’un comité est clairement imposée par le règlement, ce qui rend la non-conformité peu probable.
Détectabilité : 4/5
L’absence ou le non-respect du comité sont difficilement visibles sans audit organisationnel approfondi.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Président de la Commission
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Comité Services internes Usagers
Délai initial : Immédiat (à la mise en œuvre du règlement)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission Européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un comité conformément aux articles 4 et 5
  • Documentation des missions du comité
  • Évaluation périodique de l’efficacité du comité
Preuves attendues : Procès-verbaux de réunions du comité Charte de composition du comité Rapports d’activité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audit organisationnel ou revue de gouvernance.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les besoins en assistance
  • Sélectionner les membres du comité
  • Formaliser le mandat du comité
  • Mettre en place un dispositif de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines Ressources budgétaires Outils de collaboration
KPI : Nombre de réunions du comité Taux de conformité aux rapports Satisfaction des parties prenantes
Data_Gouv_Act-§09-article34
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Régime des sanctions pour les transferts de données, obligations de notification et enregistrements d’organisations altruistes
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des obligations relatives aux transferts de données à caractère non personnel vers des pays tiers en vertu de l’article 5, paragraphe 14, et de l’article 31, de l’obligation de notification incombant aux prestataires de services d’intermédiation de données en vertu de l’article 11, des conditions liées à la fourniture de services d’intermédiation de données en vertu de l’article 12 et des conditions liées à l’enregistrement en tant qu’organisation altruiste en matière de données reconnue en vertu des articles 18, 20, 21 et 22, et prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre de ces sanctions. Ces sanctions doivent être effectives, proportionnées et dissuasives. Les États membres informent la Commission, au plus tard le 24 septembre 2023, du régime ainsi déterminé et des mesures ainsi prises, de même que, sans retard, de toute modification apportée ultérieurement à ce régime ou à ces mesures. Les critères à prendre en compte sont : a) la nature, la gravité, l’ampleur et la durée de l’infraction; b) les mesures prises pour atténuer ou réparer le préjudice; c) les infractions antérieures; d) les avantages financiers obtenus ou les pertes évitées; e) toute autre circonstance aggravante ou atténuante.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités nationales doivent définir un cadre sanctionnel adapté aux violations spécifiques (transferts, notifications, enregistrements) et veiller à ce que les sanctions soient efficaces, proportionnées et dissuasives, tout en informant la Commission des règles adoptées et de toute évolution.
Mots-clés : sanctions transferts de données notification services d’intermédiation de données enregistrement organisations altruistes effet dissuasif proportionnalité information Commission critères aggravants/atténuants
Références croisées : Article 5(14) Article 31 Article 11 Article 12 Articles 18,20,21,22
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place et application du régime de sanctions
Domaine cybersécurité : Protection des données Conformité réglementaire Gestion des risques
Actifs concernés : Données à caractère personnel Prestataires de services d’intermédiation de données Organisations altruistes reconnues
Périmètre : Union européenne (États membres)
Exigences clés :
  • Détermination d’un régime sanctionnel effectif, proportionné et dissuasif
  • Prise en compte des critères de gravité, de durée et de mesures d’atténuation
  • Obligation d’information à la Commission (délais)
Gravité : 4/5
Violations peuvent entraîner des sanctions financières lourdes, des sanctions administratives, perte de confiance et dommages réputationnels, affectant la conformité et les activités commerciales.
Probabilité : 3/5
Les entreprises peuvent ne pas être informées ou ne pas mettre en place les mesures requises, surtout les petites structures.
Détectabilité : 3/5
La non-conformité peut être détectée lors d’audits, de plaintes ou de contrôles, mais la mise en œuvre interne peut être opaque.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité nationale de protection des données (ex: CNIL)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne Autorités nationales de protection des données Prestataires de services d’intermédiation de données Organisations altruistes reconnues Entreprises concernées
Délai initial : Au plus tard le 24 septembre 2023
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Sans retard dès qu’une modification est apportée
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Restrictions d’activité Obligation de mise en conformité
Autorité contrôle : Autorité nationale de protection des données
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’un registre des transferts
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données
  • Contrôles de conformité aux exigences de notification
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation du régime sanctionnel Registres des transferts Preuves de mesures d’atténuation Rapports d’audit
Fréquence : Ponctuelle / périodique (ex: annuel)
Niveau détection : 3/5
La conformité peut être évaluée via audits et contrôles, mais la détection dépend de la transparence des procédures internes.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un cadre sanctionnel conforme aux critères a‑e
  • Définir des procédures de notification et de reporting à la Commission
  • Mettre en place des mécanismes de suivi et d’audit
  • Former les équipes concernées
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique Ressources techniques de suivi Formation
KPI : Temps de mise en conformité Nombre de contrôles effectués Taux de conformité aux exigences de notification
Data_Gouv_Act-§09-article35
Résumé : Le présent règlement impose à la Commission européenne d'évaluer, d'ici le 24 septembre 2025, le fonctionnement du régime de sanctions instauré par les États membres (article 34) et de rendre un rapport détaillé au Parlement européen, au Conseil et au Comité économique et social européen, éventuellement accompagné de propositions législatives. L'évaluation porte sur la mise en œuvre effective des sanctions, le respect du cadre par les représentants légaux des prestataires de services d’intermédiation de données ainsi que par les organisations altruistes en matière de données non établies dans l’Union, ainsi que sur le type d’organisations enregistrées au titre du chapitre IV et les objectifs d’intérêt général pour lesquels les données sont partagées. Le périmètre s’étend à tous les acteurs concernés, tant à l’échelle nationale qu’européenne. Les sanctions potentielles, définies par les États membres, peuvent inclure des amendes, des injonctions et des recours juridiques, bien que le m…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Règlement d'évaluation et de réexamen du cadre de sanctions relatives aux prestataires de services d’intermédiation de données et aux organisations altruistes
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Au plus tard le 24 septembre 2025, la Commission procède à une évaluation du présent règlement et présente ses principales conclusions dans un rapport au Parlement européen et au Conseil ainsi qu’au Comité économique et social européen. Ce rapport est au besoin accompagné de propositions législatives.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit, avant le 24 septembre 2025, réaliser une évaluation du règlement, produire un rapport détaillé aux instances européennes (Parlement, Conseil, CESE) et, le cas échéant, proposer des mesures législatives.
Mots-clés : évaluation rapport sanctions application conformité organisations altruistes données délais propositions législatives
Références croisées : article 34 du règlement chapitre IV régime de sanctions
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Évaluation du respect du cadre de sanctions et de la conformité des prestataires et organisations concernées
Domaine cybersécurité : Conformité réglementaire Gestion des risques Sécurité des données
Actifs concernés : Prestataires de services d’intermédiation de données Organisations altruistes en matière de données Données personnelles
Périmètre : Union européenne – obligations s’appliquent aux prestataires et organisations non établis dans l’Union
Exigences clés :
  • Évaluation du régime de sanctions
  • Analyse du niveau de respect par les représentants légaux
  • Identification des organisations altruistes et des objectifs d’intérêt général
  • Proposition de mesures législatives
Gravité : 3/5
Échec de l'évaluation à temps pourrait affaiblir la confiance dans le régime de sanctions, entraîner une application inadéquate et nuire à la protection des données.
Probabilité : 2/5
Les États membres sont tenus de fournir les informations ; la probabilité de manquement est modérée mais pas élevée.
Détectabilité : 2/5
La détection dépend de la soumission volontaire des données par les parties prenantes ; un manque de transparence peut rendre la non-conformité difficile à identifier sans audit.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Parlement européen Conseil de l’UE Comité économique et social européen États membres Prestataires de services d’intermédiation de données Organisations altruistes Autorités nationales
Délai initial : 24 septembre 2025
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non indiqué
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorités nationales compétentes (États membres)
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Aucune mesure existante spécifiée
Preuves attendues : Rapport d'évaluation Documents transmis par les États membres Analyse des sanctions appliquées
Fréquence : Unique (deadline 24/09/2025)
Niveau détection : 2/5
La détection repose sur la volontariat des informations et sur l'analyse du rapport, ce qui peut rendre la non-conformité partiellement masquée.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Planifier la collecte d'informations auprès des États membres
  • Évaluer le régime de sanctions des États membres
  • Identifier les prestataires et organisations concernées
  • Rédiger le rapport d'évaluation
  • Proposer des modifications législatives si nécessaire
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts en cybersécurité Analystes de données Outils d'analyse et de reporting
KPI : Respect du délai de 24/09/2025 Qualité et exhaustivité du rapport Nombre de recommandations législatives formulées Niveau de conformité des acteurs évalués
Data_Gouv_Act-§09-article36
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Notifier le démarrage, les modifications ou la cessation d’activité économique à l’autorité compétente.
Intitulé : Modification du règlement (UE) 2018/1724 – Obligations de notification et d’enregistrement des activités économiques
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Obligation de notifier l’autorité compétente (ex. registre du commerce, le régime de pension ou l’autorité de protection des données) le démarrage, la modification ou la cessation de son activité économique, ainsi que les enregistrements obligatoires liés à la pension, à l’assurance, à la fiscalité ou à la reconnaissance d’organisations de données, sous réserve d’une évaluation nationale.
Interprétation opérationnelle :
L’entité doit déclarer l’événement (création, modification, cessation) à l’autorité compétente, obtenir un accusé de réception ou une autorisation, et conserver la preuve de conformité.
Mots-clés : notification autorisation activité économique enregistrement cessation évaluation autorité compétente
Références croisées : Règlement (UE) 2018/1724 Article 54 du TFUE Droit national applicable
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Obligation de notification et d’enregistrement des activités économiques et sociales
Domaine cybersécurité : conformité réglementaire gestion des données risques juridiques
Actifs concernés : entreprises personnes physiques organisations registres publics bases de données
Périmètre : Toutes les entités exerçant une activité économique en Union européenne, y compris les employeurs, prestataires, organisations altruistes et toute structure nécessitant un enregistrement ou une autorisation.
Exigences clés :
  • Notification préalable de l’activité
  • Obtention d’un accusé de réception ou d’une autorisation
  • Évaluation de la demande par l’autorité compétente
  • Exclusion des procédures d’insolvabilité ou de liquidation
  • Respect du droit national
Gravité : 4/5
Impact juridique (sanctions, pénalités), réputationnel et financier en cas de non‑conformité.
Probabilité : 3/5
Risque modéré selon la maturité de la fonction compliance et la complexité des procédures.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité n’est généralement détectée que lors d’audits ou de contrôles externes, ce qui la rend difficile à identifier en temps réel.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Compliance Officer
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction Générale Compliance Officer Service Juridique Service RH Autorité de tutelle
Délai initial : Dans les 15 jours suivant le démarrage ou la modification de l’activité
Délai récurrent : Mise à jour périodique (au moins annuel) des notifications et enregistrements
Notification incident : N/A
Délai correction : Dans les 30 jours suivant réception d’un avis de non‑conformité
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d’activité Pénalité administrative Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité compétente (ex. registre du commerce, organisme de sécurité sociale, autorité de protection des données)
Pouvoir injonction : Obligation d’exécuter la notification ou l’enregistrement sous menace d’injonction administrative
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre centralisé des notifications
  • Procédure standardisée de demande d’autorisation
  • Formation du personnel aux exigences légales
  • Audit interne périodique des registres
Preuves attendues : Accusés de réception Certificats d’enregistrement Documents de justification Rapports d’audit
Fréquence : Mensuel (suivi) / annuel (audit)
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits internes ou contrôles externes, peu visible en temps réel
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les événements déclencheurs (création, modification, cessation)
  • Formaliser les procédures de notification et d’enregistrement
  • Déployer un système d’information de suivi des demandes
  • Former les équipes concernées (RH, juridique, conformité)
  • Établir un registre des accusés de réception et des autorisations
  • Planifier des revues de conformité périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Compliance Officer Juridique RH IT (outil de suivi) Formateurs
KPI : Taux d’accusés de réception conformes Délai moyen de notification Nombre de non‑conformités détectées Score d’audit de conformité
Data_Gouv_Act-§09-article37
Résumé : L’article « Dispositions transitoires » impose aux entités qui offrent des services d’intermédiation de données, telles que définies aux articles 10 à 23, de se conformer aux obligations du chapitre III d’ici le 24 septembre 2025. Il s’agit d’une obligation de faire, d’ordre dérivé, qui s’applique à l’ensemble des fournisseurs de services d’intermédiation, quel que soit leur taille ou leur secteur. Les exigences clés comprennent la mise en œuvre des mesures de sécurité, de protection des données et de gouvernance prévues dans le chapitre III, ainsi que la production de preuves de conformité. Le non‑respect expose les entités à des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à des amendes élevées, à des sanctions pénales et à la suspension de leurs activités, sous le contrôle de l’autorité de régulation compétente. Pour y répondre, il est recommandé d’initialiser un audit de conformité, de élaborer un plan d’action avec des jalons temporels, de mobiliser les ressources nécessaires (D…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités doivent se conformer aux obligations du chapitre III d'ici le 24 septembre 2025.
Intitulé : Dispositions transitoires
Type : Dérivée
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Dispositions transitoires Les entités fournissant les services d’intermédiation de données visés à l’article 10 au 23 juin 2022 se conforment aux obligations énoncées au chapitre III au plus tard le 24 septembre 2025.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs de services d’intermédiation de données doivent respecter, avant le 24 septembre 2025, toutes les obligations du chapitre III (sécurité, protection des données, gouvernance, etc.).
Mots-clés : transitoire obligation conformité date limite services d’intermédiation de données chapitre III article 10-23
Références croisées : Article 10 au 23 Chapitre III
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Conformité aux obligations du chapitre III pour les fournisseurs de services d’intermédiation de données
Domaine cybersécurité : Protection des données Sécurité des systèmes d'information
Actifs concernés : Données intermédiaires Services d’intermédiation Infrastructure IT
Périmètre : Entités fournissant des services d’intermédiation de données (fournisseurs de data intermediation)
Exigences clés :
  • Respect des exigences du chapitre III
  • Mise en œuvre des mesures de sécurité et de protection des données
  • Respect de la date limite du 24 septembre 2025
Gravité : 4/5
Sanctions financières, pertes de licence, atteinte à la réputation et risques opérationnels en cas de non‑conformité.
Probabilité : 3/5
Risque de sous‑estimation des travaux de mise en conformité et de manque de ressources.
Détectabilité : 4/5
Le respect d’une date limite n’est pas observable sans audit ou contrôle externe.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité (DPO/CIO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DPO Équipes IT Service juridique Autorité de régulation
Délai initial : 24 septembre 2025
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Dès que la non-conformité est détectée
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Restriction d’accès aux services Suspension d’activité
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ou autorité de régulation sectorielle)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction à mettre en conformité dans les délais impartis
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audit de conformité pré‑deadline
  • Évaluation d’écart par rapport aux exigences du chapitre III
  • Plan d’action avec jalons temporels
  • Mise en place de contrôles techniques (chiffrement, accès, journalisation)
  • Formation du personnel
  • Documentation et preuves de conformité
Preuves attendues : Rapport d’audit Attestation de conformité Documentation des procédures Registre des formations Logs de sécurité
Fréquence : À réaliser avant le 24 septembre 2025 (mise en conformité initiale)
Niveau détection : 4/5
Le respect de la date limite n’est pas directement observable ; il faut des contrôles d’audit ou des preuves documentaires pour détecter le non‑respect.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser un audit de gap sur les exigences du chapitre III
  • Élaborer un plan de mise en conformité avec des jalons clairs
  • Déployer les mesures techniques et organisationnelles requises
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un suivi continu et des indicateurs KPI
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Direction de la conformité / DPO Équipes IT et sécurité Expert(s) juridique Outils d’audit et de suivi Temps dédié
KPI : Taux de conformité des exigences du chapitre III Respect du planning de mise en conformité Nombre d’incidents liés à la non‑conformité Temps moyen de résolution des écarts
Data_Gouv_Act-§09-article38
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le règlement est obligatoire et directement applicable dans tous les États membres.
Intitulé : Réglement d'application (UE)
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne. Il est applicable à partir du 24 septembre 2023. Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Interprétation opérationnelle :
Le règlement doit être appliqué intégralement et immédiatement dès le 24 septembre 2023; aucune dérogation n'est permise; les États membres doivent veiller à son application sans délai supplémentaire.
Mots-clés : Réglement entrée en vigueur application obligation directement applicable États membres
Références croisées : JO C 286/2021 Position Parlement européen 6/04/2022 Décision Conseil 16/05/2022 Recommandation 2003/361/CE Directive 2011/24/UE Règlement (UE) 2019/1239 Règlement (UE) 2020/1056 Directive 2010/40/UE Règlement (CE) no 223/2009 Règlement (UE) 2018/858 Règlement (UE) 2018/1807 Directive 2000/31/CE Directive 2001/29/CE Directive 2004/48/CE Directive (UE) 2015/849 Directive (UE) 2016/943 Directive (UE) 2017/1132 Directive (UE) 2019/790 Directive (UE) 2019/1024 Directive 2009/81/CE Règlement (UE) no 557/2013 Directive 96/9/CE Règlement (UE) no 600/2014 Directive (UE) 2015/2366 Directive (UE) 2002/58/CE Directive (UE) 2016/680 Règlement (UE) no 182/2011 Directive (UE) 2016/2102 Directive (UE) 2019/882
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en œuvre et application du règlement (entrée en vigueur)
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Obligation de mise en œuvre à la date du 24/09/2023
  • Application directe et obligatoire
  • Respect du délai d'entrée en vigueur
  • Conformité aux dispositions du règlement
Gravité : 3/5
Non‑conformité entraîne l'invalidité du règlement, des sanctions administratives et un risque de perte de confiance, mais n'entraîne pas de dommage physique ou financier immédiat majeur.
Probabilité : 3/5
Le délai de mise en conformité est clairement défini; la probabilité de non‑respect dépend de la capacité des acteurs à anticiper et à organiser les mesures, ce qui est modérément probable.
Détectabilité : 2/5
Le respect du délai est vérifiable via les registres de publication et les déclarations officielles, donc détectable sans audit spécialisé.
Score inhérent : 18 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne États membres Autorités nationales de conformité Entreprises et organisations concernées
Délai initial : 20 jours après publication au Journal officiel de l’Union européenne
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Injonction Recours judiciaire
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours devant le Tribunal de l’Union européenne Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un calendrier de conformité
  • Vérification de la disponibilité des ressources
  • Formation du personnel
  • Documentation des procédures
Preuves attendues : Registres de publication Déclarations de conformité Rapports d’audit
Fréquence : N/A
Niveau détection : 2/5
Le respect du délai d’application est aisément vérifiable via les traces de publication et les déclarations officielles, donc détectable sans audit spécialisé.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un planning de mise en œuvre avant le 24/09/2023
  • Vérifier la conformité des processus internes
  • Former les équipes concernées
  • Documenter les actions de conformité
  • Mettre en place des indicateurs de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Outils de suivi (ex. tableau de bord) Formations
KPI : Respect du délai d'application Taux de conformité des procédures Nombre d'incidents de non-conformité Temps moyen de mise en conformité
DORA-§01-article1
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent assurer la sécurité des réseaux et systèmes d'information.
Intitulé : Règlement sur la sécurité des réseaux et systèmes d’information des entités financières
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Les exigences applicables aux entités financières concernent la gestion des risques TIC, la notification des incidents majeurs liés aux TIC et des cybermenaces importantes, la notification des incidents majeurs du paiement, les tests de résilience opérationnelle numérique, le partage d’informations sur les menaces, la gestion du risque avec les prestataires tiers TIC, les exigences contractuelles et de supervision des fournisseurs TIC critiques, ainsi que la coopération avec les autorités compétentes.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent mettre en place une gouvernance de la cybersécurité, réaliser des évaluations de risques, assurer la détection et la notification rapides des incidents majeurs, réaliser des tests de résilience, partager des informations avec les autorités et le secteur, et garantir que les contrats et la supervision des fournisseurs TIC critiques sont conformes.
Mots-clés : Gestion des risques TIC Notification des incidents majeurs Cybermenaces Tests de résilience numérique Partage d'informations Gestion du risque tiers Conformité contractuelle Supervision des prestataires Coopération autorité
Références croisées : Directive (UE) 2022/2555 (NIS2) Article 4 de la directive Article 3 de la directive Règlement sectoriel
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Sécurité des réseaux et systèmes d'information des entités financières
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Notification d'incidents Résilience opérationnelle Partage d'informations Gestion des fournisseurs tiers
Actifs concernés : Réseaux Systèmes d'information Processus opérationnels Infrastructure de paiement
Périmètre : Entités financières essentielles ou importantes (définies par la transposition nationale de la directive NIS2)
Exigences clés :
  • Évaluation et gestion des risques TIC
  • Notification des incidents majeurs et cybermenaces
  • Tests de résilience numérique
  • Partage d'informations sur les menaces
  • Gestion du risque avec les prestataires tiers
  • Conformité des contrats avec fournisseurs TIC
  • Supervision et coopération avec les autorités
Gravité : 4/5
Impact financier, réputationnel et réglementaire potentiellement sévère, avec risque de perturbation des services et sanctions financières.
Probabilité : 3/5
Complexité de la mise en œuvre et nécessité de processus adaptés, mais la plupart des entités disposent déjà de cadres de gestion des risques.
Détectabilité : 4/5
Les manquements peuvent rester cachés sans audits spécifiques ; la détection repose sur des contrôles internes et des rapports d'incident.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Information Security Officer (CISO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Risque Conformité Services IT Autorités de supervision Fournisseurs tiers Clients
Délai initial : À compter de la date d'application du règlement
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : Dans les 24 heures
Délai correction : Dans les 72 heures
Amende max : Jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entité
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Restriction d'activité Astreinte
Autorité contrôle : Autorité de supervision financière nationale (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : L'autorité compétente peut imposer des mesures correctives obligatoires
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation des risques TIC
  • Mise en place d'un SOC
  • Gestion des identités et accès
  • Chiffrement des données
  • Sauvegarde et reprise d'activité
  • Tests de pénétration
  • Gestion des fournisseurs TIC
  • Contrats avec clauses de conformité
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Rapports d'évaluation des risques Politiques de sécurité Logs d'incidents Attestations de tests de résilience Contrats fournisseurs Registres de notifications
Fréquence : Trimestrielle
Niveau détection : 3/5
Détection partiellement automatisée, nécessite des revues périodiques
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer un CISO
  • Cartographier les actifs critiques
  • Définir des procédures de notification d'incidents
  • Mettre en place un programme de tests de résilience
  • Établir un registre des fournisseurs TIC critiques
  • Former le personnel aux exigences
  • Mettre en place un système de partage d'informations avec les autorités
  • Réviser les contrats avec les prestataires TIC
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : CISO Équipe de sécurité Auditeur externe Outils de gestion des risques Plateforme de partage d'informations
KPI : Taux de conformité des procédures de notification Temps moyen de détection des incidents Nombre de tests de résilience réalisés Pourcentage de fournisseurs TIC conformes Score d'évaluation du risque TIC
DORA-§01-article2
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent se conformer aux exigences du règlement
Intitulé : Champ d’application du règlement
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Sans préjudice des paragraphes 3 et 4, le présent règlement s’applique aux entités suivantes: a) les établissements de crédit; b) les établissements de paiement, y compris les établissements de paiement exemptés en vertu de la directive (UE) 2015/2366; c) les prestataires de services d’information sur les comptes; d) les établissements de monnaie électronique, y compris les établissements de monnaie électronique exemptés en vertu de la directive 2009/110/CE; e) les entreprises d’investissement; f) les prestataires de services sur crypto-actifs agréés en vertu du règlement du Parlement européen et du Conseil sur les marchés de crypto-actifs, et modifiant les règlements (UE) no 1093/2010 et (UE) no 1095/2010 et les directives 2013/36/UE et (UE) 2019/1937 (ci-après dénommé «règlement sur les marchés de crypto-actifs») et les émetteurs de jetons se référant à un ou des actifs; g) les dépositaires centraux de titres; h) les contreparties centrales; i) les plates-formes de négociation; j) les référentiels centraux; k) les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs; l) les sociétés de gestion; m) les prestataires de services de communication de données; n) les entreprises d’assurance et de réassurance; o) les intermédiaires d’assurance, les intermédiaires de réassurance et les intermédiaires d’assurance à titre accessoire; p) les institutions de retraite professionnelle; q) les agences de notation de crédit; r) les administrateurs d’indices de référence d’importance critique; s) les prestataires de services de financement participatif; t) les référentiels des titrisations; u) les prestataires tiers de services TIC. 2. Aux fins du présent règlement, les entités visées au paragraphe 1, points a) à t), sont collectivement dénommées «entités financières». 3. Le présent règlement ne s’applique pas aux: a) gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs visés à l’article 3, paragraphe 2, de la directive 2011/61/UE; b) entreprises d’assurance et de réassurance visées à l’article 4 de la directive 2009/138/CE; c) institutions de retraite professionnelle qui gèrent des régimes de retraite qui, ensemble, ne comptent pas plus de quinze affiliés au total; d) personnes physiques ou morales exemptées en vertu des articles 2 et 3 de la directive 2014/65/UE; e) intermédiaires d’assurance, intermédiaires de réassurance et intermédiaires d’assurance à titre accessoire qui sont des microentreprises ou des petites ou moyennes entreprises; f) offices des chèques postaux visés à l’article 2, paragraphe 5, point 3), de la directive 2013/36/UE. 4. Les États membres peuvent exclure du champ d’application du présent règlement les entités visées à l’article 2, paragraphe 5, points 4) à 23), de la directive 2013/36/UE qui sont situées sur leur territoire respectif. Lorsqu’un État membre fait usage de cette option, il en informe la Commission ainsi que de toute modification ultérieure. La Commission met ces informations à la disposition du public sur son site internet ou par d’autres moyens facilement accessibles.
Interprétation opérationnelle :
Le texte précise qui est soumis au règlement (toutes les entités financières listées) et qui en est exempté. Il implique que chaque entité concernée doit mettre en place des mesures de cybersécurité et de résilience opérationnelle, sous peine de sanctions.
Mots-clés : champ d'application entités financières exclusions réglementation financière cybersécurité résilience opérationnelle
Références croisées : Directive 2013/36/UE Directive 2011/61/UE Directive 2009/138/CE Directive 2014/65/UE Règlement MiCA (2023) Directive 2015/2366 (PSD2) Directive 2009/110/CE
Catégorie : Technique
Sujet principal : Sécurité et résilience opérationnelle des entités financières
Domaine cybersécurité : confidentialité intégrité disponibilité résilience gestion des incidents
Actifs concernés : systèmes d'information données client infrastructure de paiement plateformes de négociation actifs numériques (crypto‑actifs) dépôts services de paiement
Périmètre : Toutes les entités financières listées aux points a) à t) du paragraphe 1, à l’exclusion des entités exemptées aux points a)‑f) du paragraphe 3.
Exigences clés :
  • Définir le périmètre d’application
  • Identifier les entités concernées
  • Exclure les entités non soumises
  • Mettre en place des mesures de sécurité et de résilience
  • Assurer la conformité continue
  • Notifier les incidents
Gravité : 4/5
Impact potentiel très élevé : pertes financières importantes, atteinte à la réputation, sanctions réglementaires et interruption de services critiques pour les clients.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée à élevée compte tenu de la diversité des entités, du caractère obligatoire des mesures et du besoin de mise en œuvre de contrôles techniques et organisationnels.
Détectabilité : 4/5
La détection des manquements dépend surtout d’audits, de monitoring et de la survenue d’incidents ; sans contrôles continus, les défauts restent souvent invisibles jusqu’à un événement.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Information Security Officer (CISO) / DSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Risque Conformité IT Services opérationnels Audit interne Autorités de régulation
Délai initial : 12 mois après publication du règlement
Délai récurrent : Annuel (revue et mise à jour des mesures)
Notification incident : 72 heures après détection de l’incident
Délai correction : 30 jours pour remédier aux manquements identifiés
Amende max : Jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel mondial
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait d’agrément Sanctions financières Obligation de réparation ou de compensation
Autorité contrôle : Autorité de contrôle prudentiel (ex. ACPR, ESMA)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour mettre en conformité sous menace d’amende
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact sur la cybersécurité (EICS)
  • Gestion des accès (IAM)
  • Chiffrement des données
  • Sauvegarde et reprise d’activité
  • Plan de réponse aux incidents
  • Surveillance continue (SIEM)
  • Tests de pénétration périodiques
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documents d’évaluation d’impact Politiques de sécurité Rapports d’audit Logs de sécurité Registres d’incidents
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Les contrôles sont principalement organisationnels et nécessitent des audits ou la détection d’incidents pour être évalués.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Cartographier le périmètre d’application et tenir à jour la liste des entités concernées
  • Réaliser une analyse d’écart (gap analysis) par rapport aux exigences de sécurité
  • Déployer un programme de conformité incluant les contrôles clés (IAM, chiffrement, sauvegarde, plan d’incident, monitoring)
  • Former le personnel aux bonnes pratiques et aux procédures de notification
  • Mettre en place une surveillance continue et un processus de reporting des incidents
  • Effectuer des revues périodiques (annuelles) et des tests de pénétration
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
DORA-§01-article3
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Définitions relatives à la résilience opérationnelle numérique et aux risques ICT
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
L'article définit les termes clés tels que «résilience opérationnelle numérique», «réseau et système d'information», «système de TIC hérité», «sécurité des réseaux et des systèmes d'information», «risque lié aux TIC», «incident lié aux TIC», «cybermenace», «cyberattaque», «vulnérabilité», «test de pénétration», etc., ainsi que les concepts d'incident majeur, d'incident opérationnel ou de sécurité lié au paiement, de prestataire tiers critique, de concentration de risque ICT, d'actif informationnel et d'actif ICT.
Interprétation opérationnelle :
L'entité financière doit identifier, mesurer, maîtriser et suivre les risques liés aux TIC, garantir la continuité des services critiques, mettre en place des contrôles de sécurité et de résilience, réaliser des tests de pénétration basés sur la menace, gérer les fournisseurs tiers critiques, détecter et notifier rapidement les incidents, et assurer la conformité aux exigences de résilience opérationnelle.
Mots-clés : résilience opérationnelle numérique risque ICT cybermenace vulnérabilité incident ICT prestataire tiers critique concentration de risque ICT actif informationnel actif ICT test de pénétration audit de sécurité
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des risques liés aux TIC et à la résilience opérationnelle numérique
Domaine cybersécurité : Sécurité des réseaux Intégrité des systèmes Disponibilité Confidentialité Authenticité Résilience Gestion des fournisseurs
Actifs concernés : actif informationnel actif ICT systèmes d'information réseaux
Périmètre : Entités financières (établissements de crédit, de paiement, assurances, petites et moyennes entreprises, etc.)
Exigences clés :
  • Évaluation des risques ICT
  • Gestion des fournisseurs tiers critiques
  • Tests de pénétration basés sur la menace
  • Mise en place de mesures de résilience
  • Détection et notification des incidents
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la continuité des services financiers, la réputation et la conformité réglementaire.
Probabilité : 3/5
Risque modéré en raison de la complexité des fournisseurs tiers, des systèmes hérités et de la dépendance technologique.
Détectabilité : 4/5
Les vulnérabilités et les incidents peuvent rester cachés sans surveillance continue et audit régulier.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la sécurité des systèmes d'information (RSSI) et l'olière de direction
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organe de direction RSSI Service conformité Direction des opérations Fournisseurs tiers Autorité de supervision
Délai initial : À la mise en conformité dès la publication du texte, ou avant la première évaluation de risque.
Délai récurrent : Annuel (revue et mise à jour des évaluations de risque et des contrôles).
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la détection de tout incident ICT majeur.
Délai correction : Immédiat (dans les 72 heures) après notification, avec suivi jusqu'à résolution complète.
Amende max : Non spécifié dans le texte (typiquement jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel ou 5 millions d'euros).
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait de l'agrément Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de supervision principale (ex. ACPR) ou équivalent européen.
Pouvoir injonction : L'autorité de supervision peut imposer des mesures correctives obligatoires et des injonctions de mise en conformité.
Recours : Recours administratif auprès du médiateur Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la résilience (EIR)
  • Gestion des fournisseurs critiques (contrats, SLA)
  • Tests de pénétration périodiques
  • Surveillance continue (SIEM)
  • Gestion des accès et authentification forte
  • Plan de reprise d'activité (PRA) et plan de continuité (PCI)
Preuves attendues : Rapports d'évaluation de risque Contrats fournisseurs avec clauses de résilience Logs de sécurité Résultats de tests de pénétration Plans de continuité validés Registres d'incidents
Fréquence : Annuel (ou à chaque changement majeur)
Niveau détection : 4/5
Les incidents peuvent être difficiles à détecter sans surveillance proactive et audit régulier.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : Ressources financières Expertise cybersécurité Outils de monitoring Temps du personnel Accès aux données d'Incidents
KPI : Taux de couverture des actifs critiques Temps moyen de détection des incidents Taux de conformité aux tests de pénétration Disponibilité des services critiques Nombre de fournisseurs critiques évalués
DORA-§01-article4
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent appliquer les règles selon le principe de proportionnalité.
Intitulé : Principe de proportionnalité
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités financières mettent en œuvre les règles énoncées au chapitre II conformément au principe de proportionnalité, en tenant compte de leur taille et de leur profil de risque global ainsi que de la nature, de l’ampleur et de la complexité de leurs services, activités et opérations. En outre, l’application par les entités financières des chapitres III et IV et du chapitre V, section I, est proportionnée à leur taille et à leur profil de risque global, ainsi qu’à la nature, à l’ampleur et à la complexité de leurs services, activités et opérations, comme le prévoient expressément les règles pertinentes desdits chapitres. Les autorités compétentes tiennent compte de l’application du principe de proportionnalité par les entités financières lorsqu’elles examinent la cohérence du cadre de gestion du risque lié aux TIC sur la base des rapports présentés à la demande des autorités compétentes conformément à l’article 6, paragraphe 5, et à l’article 16, paragraphe 2.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent adapter l’application des règles aux caractéristiques de leur organisation et de leurs activités, en veillant à ce que les mesures de cybersécurité et de gestion du risque soient proportionnées à leur taille, à leur risque et à la complexité de leurs opérations, et les autorités doivent évaluer cette conformité via les rapports requis.
Mots-clés : proportionnalité entités financières taille profil de risque services activités opérations autorités compétentes rapport cohérence gestion du risque TIC
Références croisées : Article 6, paragraphe 5 Article 16, paragraphe 2
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Proportionnalité de l'application des règles TIC
Domaine cybersécurité : Gestion du risque Conformité Sécurité TIC
Actifs concernés : services financiers activités opératives infrastructures TIC
Périmètre : Entités financières (banques, établissements de paiement, assurances, etc.) et leurs services, activités et opérations
Exigences clés :
  • Prendre en compte la taille de l'entité
  • Évaluer le profil de risque global
  • Adapter les règles aux services, activités et opérations
  • Assurer la cohérence du cadre de gestion du risque TIC
Gravité : 3/5
Une mauvaise application de la proportionnalité peut entraîner un manque de mesures de cybersécurité adéquates, augmentant l'impact d'un incident.
Probabilité : 3/5
Le manque de clarté sur les seuils de proportionnalité rend difficile le respect systématique des exigences.
Détectabilité : 4/5
La conformité dépend de rapports internes et d'audits, peu visible externement, donc difficile à détecter sans examen approfondi.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Chief Risk Officer (CRO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Compliance Audit interne Équipe sécurité Autorités de supervision
Délai initial : Dès la mise en œuvre des règles (immédiat)
Délai récurrent : Annuel, lors de la réévaluation du risque
Notification incident : 72 heures après détection de l'incident
Délai correction : 30 jours après notification de l'incident
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle financière (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : Peut ordonner la mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact proportionnée
  • Analyse de taille et de risque
  • Documentation des critères de proportionnalité
  • Audit interne périodique
Preuves attendues : Rapports d'évaluation de proportionnalité Attestations de conformité Documents de gouvernance
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend de rapports internes et d'audits, peu visible sans examen approfondi.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir des critères de proportionnalité adaptés à la taille et au risque
  • Mettre en place un dispositif d'évaluation périodique
  • Former le personnel concerné
  • Intégrer la proportionnalité dans le reporting de conformité TIC
  • Réaliser un audit de conformité initial
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Outils d'évaluation Consultants en risk management Formation
KPI : Pourcentage de services évalués selon critères de proportionnalité Temps moyen de mise en conformité Score d'évaluation de proportionnalité Nombre d'anomalies détectées dans les audits
DORA-§02-article10
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent mettre en place et tester des mécanismes de détection d'anomalies.
Intitulé : Obligation de mise en place de mécanismes de détection des activités anormales et de vérification de l’exhaustivité des déclarations de transactions
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités financières doivent mettre en place des mécanismes de détection rapide des activités anormales, incluant les dysfonctionnements des réseaux TIC, les incidents informatiques et les points de défaillance uniques potentiels, ces mécanismes devant être régulièrement testés (art.25). Ils doivent permettre plusieurs niveaux de contrôle, seuils d’alerte, critères de déclenchement et processus de réponse, y compris des alertes automatiques aux équipes compétentes. Les entités doivent disposer de ressources suffisantes pour surveiller les comportements des utilisateurs, les anomalies TIC et les cyberattaques. Les prestataires de services de communication de données doivent disposer de systèmes vérifiant l’exhaustivité des déclarations de transactions, détecter omissions/erreurs et demander des retransmissions.
Interprétation opérationnelle :
Déployer des outils de surveillance et d’analyse des flux TIC, définir des seuils d’anomalie, automatiser les alertes vers le personnel de réponse, allouer les moyens humains et techniques nécessaires, et mettre en place des processus de vérification et de correction des déclarations de transactions.
Mots-clés : ['détection', 'activités anormales', 'performance réseau TIC', 'incidents TIC', 'points de défaillance', 'tests réguliers', 'seuils d’alerte', 'processus de réponse', 'ressources', 'cyberattaques', 'vérification exhaustivité', 'déclarations de transactions', 'omissions', 'erreurs', 'retransmission'] ['détection', 'activités anormales', 'performance réseau TIC', 'incidents TIC', 'points de défaillance', 'tests réguliers', 'seuils d’alerte', 'processus de réponse', 'ressources', 'cyberattaques', 'vérification exhaustivité', 'déclarations de transactions', 'omissions', 'erreurs', 'retransmission']
Références croisées : Article 17 Article 25
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Détection des anomalies et incidents TIC
Domaine cybersécurité : Surveillance Gestion d’incident Sécurité des systèmes d'information
Actifs concernés : Réseaux de télécommunications Systèmes d'information Utilisateurs Infrastructure TIC
Périmètre : Entités financières et prestataires de services de communication de données
Exigences clés :
  • Mise en place de mécanismes de détection
  • Tests périodiques
  • Définition de seuils d’alerte
  • Processus de réponse structuré
  • Allocation de ressources adéquates
  • Vérification de l’exhaustivité des déclarations de transactions
Gravité : 4/5
Une non‑détection peut entraîner des pertes financières importantes, des atteintes à la réputation et des sanctions réglementaires majeures.
Probabilité : 3/5
Sans mécanismes de détection robustes, la probabilité qu’une anomalie passe inaperçue est modérée.
Détectabilité : 5/5
Les anomalies sont difficilement détectables sans outils de surveillance spécifiques et des tests réguliers.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / RSSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale RSSI Équipes IT Conformité Audit interne Service de gestion des incidents
Délai initial : Mise en place des mécanismes de détection et vérification dans les 6 mois
Délai récurrent : Tests de détection au moins une fois par trimestre
Notification incident : Alerte et notification du personnel dans les 24 heures suivant la détection
Délai correction : Correction des anomalies et des incidents dans les 72 heures
Amende max : Montant non spécifié, proportionnel à la gravité, pouvant atteindre plusieurs millions d’euros
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d’activité Sanctions administratives Responsabilité civile Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle financière (ex : ACPR)
Pouvoir injonction : Peut ordonner la mise en conformité sous astreinte
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Déploiement d’une plateforme SIEM
  • Solutions de monitoring réseau et d’EMS
  • Tests d’intrusion et d’habileté (red team) périodiques
  • Alertes automatiques basées sur seuils
  • Processus d’escalade et de réponse aux incidents
  • Vérification automatisée de l’exhaustivité des déclarations de transactions
Preuves attendues : Rapports de tests de détection Logs d’incidents et d’alertes Attestations de mise en place des seuils Documents de vérification des déclarations Attestations de formation du personnel
Fréquence : Mensuel pour les tests de détection, trimestriel pour la relecture des seuils, annuel pour les audits complets
Niveau détection : 3/5
Détection possible via logs et alertes, mais dépend de la qualité des mécanismes mis en place
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et documenter les seuils d’alerte pertinents
  • Déployer un système de surveillance (SIEM/EDR) couvrant les flux TIC
  • Mettre en place un processus d’escalade et de réponse structuré
  • Former le personnel aux procédures de détection et de réponse
  • Établir un calendrier de tests réguliers (mensuel/trimestriel)
  • Vérifier l’exhaustivité des déclarations de transactions via des contrôles automatisés
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe IT Expert en sécurité Outils de monitoring (SIEM, EDR) Ressources humaines pour la formation Temps de projet
KPI : Taux de détection des anomalies Temps moyen de réponse aux incidents Nombre de tests de détection effectués Pourcentage de déclarations vérifiées Incidents non détectés
DORA-§02-article11
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent mettre en place et tester une politique de continuité TIC.
Intitulé : Politique de continuité des activités des TIC pour les entités financières
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités financières doivent disposer d’une politique de continuité des activités de TIC complète, implémentée via des dispositifs, plans, procédures et mécanismes documentés, testés périodiquement, incluant des scénarios de cyberattaque et de basculement, et révisée régulièrement.
Interprétation opérationnelle :
Mettre en place, documenter, tester et maintenir un plan de continuité des TIC couvrant les fonctions critiques, les services externalisés et les incidents informatiques, avec des revues indépendantes et des rapports aux autorités.
Mots-clés : continuité des activités TIC politique test registre incident cyberattaque redondance audit communication crise
Références croisées : article 6 paragraphe 1 article 8 article 12 article 14 article 19 article 16 règlement (UE) no 1093/2010 règlement (UE) no 1094/2010 règlement (UE) no 1095/2010
Catégorie : Technique
Sujet principal : Continuité de la continuité des activités des TIC
Domaine cybersécurité : Disponibilité Résilience Gestion d'incident Tests de continuité
Actifs concernés : Systèmes d'information Applications métiers Infrastructure réseau Serveurs Sauvegardes Centres de données Prestataires tiers
Périmètre : Entités financières (hors micro‑entreprises) opérant dans l’UE, y compris leurs services externalisés.
Exigences clés :
  • Politique de continuité des TIC documentée
  • Dispositifs, plans et procédures adaptés
  • Tests annuels incluant scénarios cyber et basculement
  • Revue indépendante par audit interne
  • Maintien et mise à jour périodique
  • Registre des activités pendant perturbations
  • Communication de crise conforme aux articles 14 et 19
  • Déclaration des coûts et pertes annuels aux autorités
Gravité : 4/5
Impact potentiel très élevé : interruption de services critiques, pertes financières, sanctions réglementaires et atteinte à la réputation.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée : la maturité des PCA varie, mais l’obligation est clairement imposée.
Détectabilité : 4/5
Détection difficile sans audit ou incident, la continuité se manifeste surtout après un problème.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Risk Officer (CRO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Risque IT Conformité Audit interne Autorités de supervision Fournisseurs tiers Personnel interne Clients
Délai initial : Dès l’entrée en vigueur, la politique doit être définie et documentée.
Délai récurrent : Tests au moins une fois par an et après toute modification substantielle des systèmes critiques.
Notification incident : Déclaration aux autorités compétentes dans les délais légaux (ex. 72 h).
Délai correction : Correction des écarts sous 30 jours suivant la détection.
Amende max : Non spécifié dans l’article
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Restrictions d’activité Astreintes
Autorité contrôle : Autorité de supervision financière (ex. ACPR, ESMA)
Pouvoir injonction : L’autorité peut imposer des mesures correctives obligatoires et des astreintes.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’une politique de continuité des TIC
  • Mise en place de plans de réponse et de rétablissement
  • Tests de scénario annuel incluant cyberattaques
  • Audits internes indépendants
  • Registre des activités pendant perturbations
  • Communication de crise documentée
  • Évaluation des impacts et pertes
Preuves attendues : Documentation de la politique Plans écrits et validés Rapports de tests avec résultats Registre des incidents et actions Certificats d’audit Évaluations d’impact
Fréquence : Annuel (tests) et périodique (revues de politique et audits)
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits, revues et incidents constatés.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et formaliser la politique de continuité des TIC
  • Identifier les fonctions critiques et les dépendances tierces
  • Élaborer des plans de réponse et de rétablissement détaillés
  • Mettre en place des mécanismes de sauvegarde et de redondance
  • Organiser des tests de basculement et de cyber‑attaque chaque année
  • Effectuer une revue indépendante par l’audit interne
  • Tenir à jour le registre des activités pendant les perturbations
  • Former le personnel aux procédures de crise
  • Mettre en place une fonction de gestion de crise avec des procédures de communication
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe projet continuité Expertise en cybersécurité Outils de test et de simulation Support juridique Ressources IT
KPI : Taux de couverture des tests annuels Temps moyen de reprise (RTO) Taux de conformité aux exigences de la politique Nombre d’incidents majeurs déclarés Score d’audit de continuité
DORA-§02-article12
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Définir et documenter les politiques de sauvegarde et mettre en place les systèmes associés.
Intitulé : Politiques et procédures de sauvegarde, procédures et méthodes de restauration et de rétablissement
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Dans le but de veiller à la restauration des systèmes et des données des TIC en limitant au maximum la durée d’indisponibilité, les perturbations et les pertes, les entités financières définissent et documentent des politiques et procédures de sauvegarde qui précisent la portée des données concernées par la sauvegarde et la fréquence minimale de celle-ci, en fonction de la criticité des informations ou du niveau de confidentialité des données, ainsi que des procédures et méthodes de restauration et de rétablissement.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent formaliser et documenter leurs politiques de sauvegarde (portée des données, fréquence minimale) selon la criticité ou la confidentialité des informations, et mettre en place des procédures de restauration et de rétablissement, en veillant à ce que les systèmes de sauvegarde n’affectent pas la sécurité, l’intégrité ou la disponibilité des données.
Mots-clés : sauvegarde procédures restauration rétablissement criticité confidentialité continuité tests périodiques redondance site secondaire délais RTO/RPO
Références croisées : -
Catégorie : Technique
Sujet principal : Sauvegarde et restauration des données et systèmes informatiques
Domaine cybersécurité : Disponibilité Intégrité Confidentialité Résilience Continuité d'activité
Actifs concernés : données systèmes informatiques services TIC
Périmètre : Entités financières (sauf micro‑entreprises), contreparties centrales, dépositaires centraux de titres, prestataires de services de communication de données
Exigences clés :
  • Définir et documenter les politiques de sauvegarde avec portée et fréquence selon criticité/confidentialité
  • Mettre en place des systèmes de sauvegarde conformes
  • Effectuer des tests périodiques des procédures de sauvegarde et de restauration
  • Utiliser des systèmes séparés physiquement et logiquement pour la restauration
  • Garantir la continuité via sites secondaires redondants
  • Définir des objectifs de délai de rétablissement (RTO) et point de rétablissement (RPO) en fonction de la criticité
  • Assurer l’intégrité des données lors du rétablissement (contrôles multiples, rapprochements)
Gravité : 4/5
Perte ou corruption de données critiques entraîne indisponibilité de services financiers, impacts financiers, réputationnels et juridiques majeurs.
Probabilité : 3/5
Les politiques peuvent être incomplètes ou non respectées, surtout dans les entités moins matures.
Détectabilité : 4/5
Les écarts entre procédures définies et réalité opérationnelle (fréquence, tests) restent souvent invisibles jusqu’à un incident.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Information Security Officer (CISO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Risk Management Direction des Systèmes d'Information Compliance Équipes opérationnelles Auditeurs internes Contreparties centrales
Délai initial : Définition et documentation des politiques de sauvegarde avant la mise en œuvre, idéalement dans les 3 mois
Délai récurrent : Tests périodiques des procédures de sauvegarde et de restauration, au moins une fois par an
Notification incident : Notification des autorités et parties prenantes en cas d’incident affectant la sauvegarde ou la restauration, dans les 72 heures
Délai correction : Correction des écarts identifiés dans un délai de 30 jours, selon la criticité de l’incident
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Restriction d’accès aux marchés Mise en demeure Suspension d’activités
Autorité contrôle : Autorité de contrôle prudentiel (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : L’autorité peut imposer des mesures correctives obligatoires et des sanctions pécuniaires
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Élaborer et formaliser les politiques de sauvegarde
  • Déployer des solutions de sauvegarde conformes aux exigences de fréquence et de périmètre
  • Mettre en place des tests de restauration réguliers et documentés
  • Assurer la séparation physique et logique des environnements de sauvegarde et de production
  • Implémenter la redondance des sites de traitement avec un site secondaire adéquat
  • Former le personnel aux procédures de sauvegarde et de restauration
  • Effectuer des contrôles d’intégrité des données post‑restauration
Preuves attendues : Documents de politiques et procédures Rapports de tests de sauvegarde/restauration Logs de sauvegarde Certificats de conformité Attestations de redondance des sites
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Les écarts sont souvent découverts uniquement lors d’audits ou d’incidents, rendant la détection difficile sans contrôle systématique
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer et formaliser les politiques de sauvegarde en alignement avec la criticité des données
  • Déployer des solutions de sauvegarde conformes aux exigences de fréquence et de périmètre
  • Mettre en place des tests de restauration réguliers et documentés
  • Assurer la séparation des environnements de sauvegarde et de production
  • Implémenter la redondance des sites de traitement avec un site secondaire conforme aux exigences de continuité
  • Former le personnel aux procédures de sauvegarde et de restauration
  • Établir des indicateurs de performance (KPI) sur la fréquence des sauvegardes et le succès des restaurations
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe IT spécialisée Outils de sauvegarde et de restauration Consultants en conformité Temps de mise en œuvre
KPI : Taux de réussite des restaurations Temps moyen de sauvegarde Temps moyen de restauration (RTO) Écart entre fréquence prévue et réelle Nombre d’incidents liés à la perte de données
DORA-§02-article13
Résumé : L’article impose aux entités financières (hors micro‑entreprises) de disposer des moyens humains et organisationnels pour collecter, analyser et exploiter les informations sur les vulnérabilités, les menaces cybernétiques et les incidents TIC, puis d’en évaluer l’impact sur leur résilience numérique. Il impose également la réalisation d’examens post‑incident après tout incident majeur, d’en analyser les causes, la conformité aux procédures et l’efficacité des mesures prises, et de communiquer les changements aux autorités sur demande. Le périmètre s’étend à toutes les fonctions critiques et importantes de l’entité, incluant la gouvernance, la gestion du risque, la continuité d’activité et la formation du personnel, ainsi que les prestataires tiers. Les sanctions potentielles, bien que non détaillées, peuvent aller jusqu’à des amendes élevées, des mesures d’injonction ou des sanctions administratives. Les actions recommandées comprennent la mise en place d’une fonction CISO dotée de re…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent disposer du personnel et des capacités d'analyse des vulnérabilités TIC.
Intitulé : Apprentement et évolution
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités financières disposent de capacités et d’effectifs pour recueillir des informations sur les vulnérabilités et les cybermenaces, et sur les incidents liés aux TIC, en particulier les cyberattaques, et analyser leurs incidences probables sur leur résilience opérationnelle numérique. Les entités financières, autres que les micro‑entreprises, communiquent, sur demande, aux autorités compétentes les changements qui ont été apportés à la suite des examens post‑incident liés aux TIC. Les examens post‑incident consistent à vérifier le respect des procédures et l’efficacité des mesures prises, notamment en matière de célérité de la réponse, d’analyse technico‑légale, de remontée des incidents, et d’efficacité de la communication interne et externe.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent disposer de moyens (personnel, procédures) pour collecter, analyser et intégrer les informations sur les menaces TIC et les cyberattaques, puis évaluer leur impact sur la résilience numérique. Après tout incident majeur, elles doivent réaliser un examen post‑incident pour vérifier le respect des procédures et l’efficacité des actions, puis communiquer les changements aux autorités sur demande.
Mots-clés : vulnérabilités cybermenaces cyberattaques résilience opérationnelle numérique analyse des incidences examen post‑incident continuité d’activité évaluation du risque TIC formation sensibilisation mise à jour technologique suivi continu
Références croisées : article 11 article 26 article 27 article 6 paragraphe 1 article 6 paragraphe 8 article 30 paragraphe 2 point i
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Apprentissage et évolution des capacités de cybersécurité et de résilience numérique des entités financières
Domaine cybersécurité : Gestion du risque Détection des menaces Réponse aux incidents Continuité d'activité Formation et sensibilisation Évaluation de la maturité TIC
Actifs concernés : Données financières Systèmes d'information Infrastructure TIC Plans de continuité d'activité Personnel
Périmètre : Entités financières (sauf micro‑entreprises) du secteur financier
Exigences clés :
  • Disposer de moyens (personnel, procédures) pour collecter et analyser les menaces TIC
  • Réaliser des examens post‑incident après incidents majeurs TIC
  • Communiquer les changements aux autorités sur demande
  • Intégrer les enseignements dans l’évaluation du risque TIC
  • Mettre à jour continuellement le suivi des évolutions technologiques
  • Former le personnel et les prestataires sur la cybersécurité et la résilience
  • Faire rendre compte annuellement au comité de direction
Gravité : 4/5
Non‑conformité peut compromettre la continuité des activités critiques, entraîner des pertes financières, des sanctions et nuire à la confiance des clients.
Probabilité : 3/5
Beaucoup d’entités manquent de capacités dédiées à la collecte et à l’analyse des menaces TIC, surtout les plus petites.
Détectabilité : 4/5
L’absence de processus d’évaluation du risque TIC et d’examens post‑incident n’est pas visible sans audit ou preuve documentaire.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Information Security Officer (CISO) / Direction de la cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale CISO Responsable conformité Équipe IT Auditeur interne Autorités de régulation
Délai initial : Dès la mise en place des capacités (immédiat)
Délai récurrent : Au moins une fois par an (examen post‑incident, suivi des évolutions)
Notification incident : Sur demande des autorités compétentes
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la identification d’une non‑conformité
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d’activités Pénalités contractuelles Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de contrôle prudentiel (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Déployer une fonction CISO avec ressources adéquates
  • Élaborer des procédures d’examen post‑incident structurées
  • Mettre en place un registre d’événements TIC et de vulnérabilités
  • Instaurer des programmes de formation et de sensibilisation obligatoires pour le personnel et les prestataires
  • Suivre continuellement les évolutions technologiques pertinentes
  • Évaluer régulièrement le risque TIC et intégrer les enseignements
  • Tester les plans de continuité et de réponse aux incidents
Preuves attendues : Documentation des procédures d’examen post‑incident Registres d’analyse des menaces et vulnérabilités Rapports d’audit de conformité Attestations de formation du personnel Plans de continuité d’activité testés et validés Rapports de communication aux autorités
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La mise en œuvre des moyens requis n’est pas directement observable ; la détection nécessite des audits, des preuves documentaires ou des indicateurs de performance.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer une fonction CISO ou responsable cybersécurité avec les moyens nécessaires
  • Établir une procédure d’examen post‑incident couvrant les points a) à d)
  • Former l’ensemble du personnel et les prestataires aux exigences de cybersécurité et de résilience
  • Mettre en place un suivi continu des évolutions technologiques et de leurs impacts sur la sécurité TIC
  • Intégrer les enseignements des examens post‑incident et des tests de résilience dans l’évaluation du risque TIC
  • Réaliser un reporting annuel au comité de direction sur l’état du risque TIC et les actions correctives
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : CISO ou responsable cybersécurité Outils d’intelligence threat (SIEM, plates‑formes d’analyse) Personnel analytique Budget formation et sensibilisation Accès aux données d’incidents et logs
KPI : Temps moyen de détection des incidents TIC Nombre d’examens post‑incident réalisés par an Taux de couverture des formations sécurité Score d’évaluation du risque TIC Temps de mise à jour du suivi technologique
DORA-§02-article14
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent établir des plans de communication crise et désigner un responsable.
Intitulé : Plan de communication de crise pour les entités financières (gestion du risque ICT)
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Aux fins du cadre de gestion du risque lié aux TIC visé à l’article 6, paragraphe 1, les entités financières mettent en place des plans de communication en situation de crise qui favorisent une divulgation responsable, au minimum, des incidents majeurs liés aux TIC ou des vulnérabilités majeures aux clients et aux contreparties ainsi qu’au public, le cas échéant. 2. Aux fins du cadre de gestion du risque lié aux TIC, les entités financières mettent en œuvre des politiques de communication à l’intention des membres du personnel interne et des parties prenantes externes. Les politiques de communication à l’intention du personnel tiennent compte de la nécessité d’établir une distinction entre le personnel participant à la gestion du risque lié aux TIC, en particulier le personnel responsable de la réponse et du rétablissement, et le personnel qui doit être informé. 3. Au moins une personne au sein de l’entité financière est chargée de mettre en œuvre la stratégie de communication concernant les incidents liés aux TIC et remplit la fonction d’information du public et des médias à cette fin.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent créer, documenter et mettre en œuvre un plan de crise dédié aux TIC, définir une politique de communication interne qui différencie les acteurs de la réponse technique des autres employés, et désigner un interlocuteur officiel chargé de communiquer de façon responsable aux parties prenantes externes et aux médias en cas d’incident ou de vulnérabilité.
Mots-clés : communication de crise responsabilité divulgation incidents ICT vulnérabilités majeures clients contreparties public politique interne responsable communication
Références croisées : Article 6, paragraphe 1 (gestion du risque ICT) Réglementation financière (ex: PSD2, EMIR)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Communication de crise liée aux incidents ICT
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Communication Responsabilité
Actifs concernés : Données clients Réputation Relations avec contreparties Image publique
Périmètre : Entités financières (banques, assurances, institutions financières)
Exigences clés :
  • Élaboration d’un plan de communication de crise ICT
  • Politique de communication interne distinguant les rôles
  • Désignation d’un responsable de la communication externe
  • Divulgation responsable des incidents majeurs et vulnérabilités
Gravité : 4/5
Risque de perte de confiance du public, sanctions financières, atteinte à la réputation et possible interruption d’activité.
Probabilité : 3/5
La mise en place d’un plan dédié et la désignation d’un responsable peuvent être complexes, surtout pour les petites entités, mais les exigences sont clairement définies.
Détectabilité : 3/5
L’absence de plan est généralement détectée lors d’un incident ou d’un audit, mais peut rester cachée entre les incidents.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / RSSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale RSSI Équipes IT Communication Clients Autorités de régulation
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Atteinte à la réputation
Autorité contrôle : Autorité de contrôle financière (ex: ACPR)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’un plan de communication de crise
  • Mise en place d’une politique de communication interne distinguant les rôles
  • Désignation d’un responsable de la communication externe
  • Formation du personnel aux procédures de divulgation
  • Tests de simulation d’incidents (exercices de crise)
Preuves attendues : Document de plan de communication Politique de communication interne Liste des responsables et leurs fonctions Rapports d’exercices de crise Registre des incidents et des actions de communication
Fréquence : Annuel et à chaque incident
Niveau détection : 3/5
La conformité se vérifie principalement lors d’audits internes ou d’examens de crise; sans incident, l’absence de plan peut rester invisible.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un plan de communication de crise ICT
  • Définir et documenter une politique de communication interne distinguant les rôles
  • Nommer un responsable de la communication externe
  • Former le personnel aux procédures de divulgation responsable
  • Réaliser des exercices de simulation d’incidents ICT
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (RSSI, communication) Outils de gestion de crise Temps de rédaction et de test Formation
KPI : Temps de mise en œuvre du plan Nombre de personnel formé Existence d’un responsable désigné Résultats des exercices de simulation Conformité aux exigences de divulgation
DORA-§02-article15
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Harmonisation accrue des outils, méthodes, processus et politiques de gestion du risque lié aux TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les AES élaborent, par l’intermédiaire du comité mixte, en concertation avec l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA), des projets communs de normes techniques de réglementation afin: a) de préciser davantage les éléments à inclure dans les politiques, procédures, protocoles et outils de sécurité des TIC visés à l’article 9, paragraphe 2, en vue de garantir la sécurité des réseaux, de favoriser la mise en place de garanties adéquates contre les intrusions et les utilisations abusives des données, de préserver la disponibilité, l’authenticité, l’intégrité et la confidentialité des données, y compris en recourant à des techniques cryptographiques, et de garantir une transmission précise et rapide des données sans perturbation majeure et sans retard injustifié; b) d’approfondir les composantes relatives au contrôle des droits de gestion des accès visés à l’article 9, paragraphe 4, point c), et de la politique connexe en matière de ressources humaines, en précisant les droits d’accès, les procédures d’octroi et de révocation des droits, le suivi des comportements anormaux par rapport au risque lié aux TIC au moyen d’indicateurs adéquats, notamment pour les manières d’utiliser le réseau et les heures d’utilisation du réseau, l’activité de TIC et les dispositifs inconnus; c) d’approfondir les mécanismes précisés à l’article 10, paragraphe 1, qui permettent une détection rapide des activités anormales, ainsi que les critères définis à l’article 10, paragraphe 2, qui entraînent le déclenchement des processus de détection des incidents liés aux TIC et de réponse à ces incidents; d) de détailler davantage les composantes de la politique de continuité des activités de TIC visée à l’article 11, paragraphe 1; e) de détailler davantage les tests des plans de continuité des activités de TIC visés à l’article 11, paragraphe 6, afin de veiller à ce que ces tests tiennent dûment compte des scénarios dans lesquels la qualité de l’exécution d’une fonction critique ou importante se détériore à un niveau inacceptable ou dans lesquels l’exécution d’une fonction critique ou importante échoue, et à ce que ces tests prennent dûment en considération les incidences potentielles de l’insolvabilité ou d’autres défaillances de tout prestataire tiers de services TIC concerné et, le cas échéant, les risques politiques dans les juridictions des prestataires en question; f) de détailler davantage les composantes des plans de réponse et de rétablissement des TIC visés à l’article 11, paragraphe 3; g) de préciser davantage le contenu et le format du rapport sur le réexamen du cadre de gestion du risque lié aux TIC visé à l’article 6, paragraphe 5.
Interprétation opérationnelle :
Les AES, via un comité mixte et en concertation avec ENISA, doivent préparer des projets de normes techniques de réglementation couvrant la sécurité des réseaux, la gestion des accès, la détection d’incidents, la continuité d’activité, la cryptographie et le reporting, puis les soumettre à la Commission avant le 17 janvier 2024.
Mots-clés : normes techniques gestion du risque TIC ENISA comité mixte continuité d'activité détection d'incidents cryptographie contrôle d'accès tests rapport de réexamen
Références croisées : article 9 paragraphe 2 article 9 paragraphe 4 c article 10 paragraphe 1 article 11 paragraphe 1 article 11 paragraphe 6 article 6 paragraphe 5
Catégorie : Technique
Sujet principal : Élaboration et soumission de projets de normes techniques de réglementation pour la gestion du risque lié aux TIC
Domaine cybersécurité : Gestion du risque Sécurité des réseaux Contrôle d'accès Cryptographie Continuité d'activité Détection d'incidents Réponse aux incidents Tests de plans de continuité Évaluation du risque
Actifs concernés : Réseaux TIC Systèmes d'information Données Infrastructure cloud Prestataires de services TIC
Périmètre : Entités financières (banques, assurances, institutions financières) et leurs services, activités et opérations, quelle que soit leur taille ou leur profil de risque
Exigences clés :
  • Préciser les exigences de sécurité des TIC (confidentialité, intégrité, disponibilité, authentification)
  • Contrôle des droits d’accès et gestion des habilitations
  • Détection rapide des activités anormales
  • Déclenchement des processus d’incident et réponse
  • Tests approfondis des plans de continuité d'activité
  • Évaluation du cadre de gestion du risque
  • Harmonisation des outils, méthodes et politiques
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la sécurité des systèmes, la continuité d'activité, la conformité réglementaire et la réputation des entités financières, pouvant entraîner des pertes financières importantes et des sanctions.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont nouvelles, nécessitent une coordination avec ENISA, la complexité de la rédaction de normes techniques et le respect d’un délai strict, ce qui augmente la probabilité d’insuffisance.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité se remarque surtout lors d’audits ou d’examens de la part de la Commission, les écarts pouvant rester cachés dans les processus internes.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorités compétentes (AES)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : AES ENISA Commission européenne Entités financières Prestataires de services TIC Auditeurs
Délai initial : 17 janvier 2024
Délai récurrent : Non spécifié, à déterminer en fonction du calendrier de mise à jour des normes
Notification incident : Non précisé dans le texte
Délai correction : Non précisé, à mettre en œuvre en fonction des constats d’audit
Amende max : N/A
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension de licence Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut orderer la mise en conformité par voie d’injonction
Recours : Recours administratif devant la Cour d’appel Action contentieuse devant le Tribunal administratif
Contrôles suggérés :
  • Élaboration de politiques de sécurité
  • Mise en place de contrôles d'accès
  • Déploiement de solutions de détection d'anomalies
  • Tests réguliers de continuité d'activité
  • Évaluation du risque TIC
  • Documentation et reporting
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Projets de normes techniques soumis à la Commission Rapports d’audit de conformité Registres de gestion des accès Logs de détection d’incidents Attestations de tests de continuité Contrats avec fournisseurs TIC
Fréquence : Périodique (annuelle ou à chaque mise à jour réglementaire)
Niveau détection : 4/5
La non-conformité est principalement détectable lors d’audits formels ou d’examens par la Commission, et non par des contrôles opérationnels continus.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Démarrer immédiatement la mise en place du comité mixte avec ENISA
  • Identifier les responsables de la rédaction des normes techniques
  • Évaluer les écarts actuels par rapport aux exigences de sécurité TIC
  • Planifier des ateliers de formation sur la gestion du risque TIC
  • Mettre en place des outils de suivi et de reporting
  • Préparer les preuves d’audit nécessaires
  • Définir un calendrier de tests de continuité et de détection d’incidents
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique et technique Expertise ENISA Outils de gestion de projet Ressources de formation Accès aux données TIC
KPI : Délai de soumission des projets de normes avant le 17/01/2024 Taux de conformité aux exigences de sécurité TIC Nombre de contrôles de gestion des accès implémentés Temps moyen de détection des incidents Nombre de tests de continuité d'activité réalisés Score de risque résiduel
DORA-§02-article16
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Mettre en place un cadre de gestion du risque TIC solide, documenté et testé.
Intitulé : Cadre simplifié de gestion du risque lié aux TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
a) mettre en place et maintenir un cadre de gestion du risque lié aux TIC solide et documenté qui détaille les mécanismes et les mesures permettant une gestion rapide, efficace et complète du risque lié aux TIC, y compris en ce qui concerne la protection des composantes et infrastructures physiques pertinentes; b) surveiller en permanence la sécurité et le fonctionnement de tous les systèmes de TIC; c) réduire au minimum l’incidence du risque lié aux TIC grâce à l’utilisation de systèmes, protocoles et outils de TIC solides, résilients et actualisés, aptes à soutenir l’exercice de leurs activités et la fourniture de services et à protéger de manière adéquate la disponibilité, l’authenticité, l’intégrité et la confidentialité des données dans le réseau et les systèmes d’information; d) permettre d’identifier et de détecter rapidement les sources de risque et les anomalies liées aux TIC dans le réseau et les systèmes d’information et de traiter rapidement les incidents liés aux TIC; e) recenser les principales dépendances vis-à-vis des prestataires tiers de services TIC; f) assurer la continuité des fonctions critiques ou importantes, au moyen de plans de continuité des activités et de mesures de réponse et de rétablissement, qui comprennent au moins des mesures de sauvegarde et de restauration; g) tester régulièrement les plans et mesures visés au point f), ainsi que l’efficacité des contrôles mis en œuvre conformément aux points a) et c); h) mettre en œuvre, le cas échéant, les conclusions opérationnelles pertinentes résultant des tests visés au point g) et de l’analyse post-incident dans le processus d’évaluation du risque lié aux TIC et élaborer, en fonction des besoins et du profil de risque lié aux TIC, des programmes de sensibilisation en matière de sécurité des TIC et de formation à la résilience opérationnelle numérique à l’intention du personnel et de la direction.
Interprétation opérationnelle :
L’entité doit établir, documenter et actualiser un cadre de gestion du risque ICT, surveiller en continu la sécurité et le fonctionnement des systèmes, réduire l’impact du risque via des solutions résilientes, détecter rapidement les anomalies, recenser les dépendances aux fournisseurs TIC, garantir la continuité des fonctions critiques avec sauvegarde, tester régulièrement les plans et les contrôles, et mettre en place formation et sensibilisation.
Mots-clés : gestion du risque ICT documentation sécurité continuité tests sensibilisation audit
Références croisées : Directive (UE) 2015/2366 Directive 2013/36/UE Directive 2009/110/CE Règlement (UE) no 1093/2010 Règlement (UE) no 1094/2010 Règlement (UE) no 1095/2010
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion du risque lié aux TIC
Domaine cybersécurité : disponibilité intégrité confidentialité authenticité résilience
Actifs concernés : systèmes d'information infrastructures physiques réseaux données
Périmètre : Entreprises financières (grandes firmes d'investissement, établissements de paiement, établissements de monnaie électronique, institutions de retraite professionnelle)
Exigences clés :
  • cadre documenté
  • surveillance permanente
  • réduction de l'impact via outils résilients
  • détection rapide des anomalies
  • recensement des dépendances tiers
  • continuité des fonctions critiques avec sauvegarde
  • tests réguliers
  • sensibilisation et formation
Gravité : 4/5
Impact élevé en cas de défaillance du système d'information : pertes financières, atteinte à la réputation, sanctions réglementaires
Probabilité : 3/5
De nombreuses entités manquent de maturité et de ressources pour implémenter immédiatement le cadre
Détectabilité : 4/5
Les écarts sont souvent découverts uniquement lors d'audits ou d'incidents, ce qui rend la détection intrinsèquement difficile sans surveillance continue
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction Générale / DSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DSI RSSI Compliance Auditeur interne Personnel
Délai initial : Immédiat (< 1 mois)
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : 72 heures
Délai correction : 30 jours
Amende max : Non spécifié dans le texte
Autres sanctions : Sanctions administratives Pouvoir d'injonction Pénalités financières Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de supervision compétente (ex: ACPR, ESMA)
Pouvoir injonction : Oui
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un cadre de gestion du risque ICT documenté
  • Surveillance continue des systèmes
  • Utilisation d'outils de sécurité à jour
  • Analyse d'impact et mesures de mitigation
  • Gestion des fournisseurs tiers
  • Plans de continuité avec sauvegarde et restauration
  • Tests d'exercices de continuité
  • Programmes de sensibilisation et formation
Preuves attendues : Documentation du cadre Rapports de tests Registres de surveillance Preuves de sauvegarde Attestations de formation
Fréquence : Annuel et à chaque incident majeur
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits, revues périodiques et alertes de sécurité, difficile sans surveillance continue
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un cadre de gestion du risque ICT documenté
  • Déployer des outils de surveillance continue
  • Mettre en place des procédures de détection et de réponse aux incidents
  • Élaborer et tester les plans de continuité des activités
  • Recenser les dépendances vis-à-vis des fournisseurs TIC
  • Mettre en place un programme de sensibilisation et formation
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : Équipe ICT Ressources de conformité Expertise cybersécurité Outils de monitoring
KPI : Temps moyen de détection d'incident Taux de couverture des tests de continuité Pourcentage de documentation à jour Nombre d'anomalies détectées Taux de formation du personnel
DORA-§02-article5
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : L’organe de direction doit définir, approuver et superviser le cadre de gestion du risque TIC.
Intitulé : Gouvernance et organisation du risque ICT dans les entités financières
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités financières disposent d’un cadre de gouvernance et de contrôle interne qui garantit une gestion efficace et prudente du risque lié aux TIC, conformément à l’article 6, paragraphe 4, en vue d’atteindre un niveau élevé de résilience opérationnelle numérique. L’organe de direction définit, approuve, supervise et est responsable de la mise en œuvre de toutes les dispositions relatives au cadre de gestion du risque lié aux TIC, met en place des stratégies pour la disponibilité, l’authenticité, l’intégrité et la confidentialité des données, définit les rôles et responsabilités, approuve la stratégie de résilience numérique, valide la politique de continuité d’activité et les plans de réponse, examine les plans d’audit, alloue le budget, approuve les accords avec prestataires tiers et assure la notification des changements et incidents.
Interprétation opérationnelle :
L’organe de direction doit établir un dispositif de gouvernance du risque ICT, définir la stratégie de résilience, approuver le budget, superviser la continuité et les plans de réponse, gérer les contrats tiers, former le personnel, assurer la notification des changements et incidents, et contrôler périodiquement la conformité.
Mots-clés : gouvernance contrôle interne risque ICT résilience opérationnelle responsabilité de l'organe de direction gestion du risque formation budget contrats tiers notification continuité d'activité audit politique de continuité
Références croisées : Article 6 paragraphe 4 Article 6 paragraphe 1 Article 6 paragraphe 8 Article 8 Article 11 paragraphe 1 Article 11 paragraphe 3 Article 13 paragraphe 6
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gouvernance du risque ICT
Domaine cybersécurité : Gestion du risque Continuité d'activité Audit Formation Contrôle des tiers Notification Politique de continuité
Actifs concernés : infrastructure TIC données systèmes d'information actifs numériques
Périmètre : Entités financières (sauf microentreprises)
Exigences clés :
  • Mise en place d'un cadre de gouvernance et de contrôle interne
  • Définition et approbation de la stratégie de résilience numérique
  • Détermination de la tolérance au risque ICT
  • Supervision de la continuité d'activité et des plans de réponse
  • Allocation et réexamen du budget ICT
  • Approbation et suivi des contrats avec prestataires tiers
  • Notification des changements et incidents majeurs
  • Formation continue du personnel
  • Mise à jour des compétences et connaissances du top management
Gravité : 4/5
Un défaut de gouvernance ICT peut entraîner une perturbation opérationnelle majeure, des pertes financières, des sanctions réglementaires et un préjudice réputationnel.
Probabilité : 3/5
Bien que la exigence soit claire, de nombreuses entités financières présentent encore des lacunes dans la mise en œuvre du cadre de gouvernance, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
La conformité repose sur des documents internes, des audits et des rapports, difficilement observables sans examen externe, donc la détection directe est limitée.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Organe de direction (Board/Management)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organe de direction Direction générale Responsable ICT Auditeurs internes Personnel Prestataires tiers Autorités de régulation
Délai initial : Immédiat – avant la mise en œuvre du dispositif de gouvernance
Délai récurrent : Annuel ou à chaque changement majeur
Notification incident : Immédiate (dans les 24 heures)
Délai correction : Dans les 72 heures après identification
Amende max : Non spécifié (sanction administrative)
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions civiles Responsabilité pénale Restrictions d'activité Mise en demeure
Autorité contrôle : Autorité de contrôle financière (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité par l'autorité de contrôle
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Création d'un comité de gouvernance ICT
  • Évaluation d'impact sur le risque ICT
  • Rédaction de politiques de gouvernance et de résilience
  • Audits internes et externes
  • Formation du personnel
  • Gestion documentaire des contrats tiers
  • Mécanismes de notification d'incidents
  • Suivi budgétaire
Preuves attendues : Document de politique de gouvernance Procès‑verbaux du comité Rapports d'audit Plans de continuité et de réponse Contrats avec prestataires Registres de formation Rapports d'incident et de notification
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend de preuves documentées et d'audits; la détection directe est difficile sans examen externe.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un organe de direction clairement défini avec responsabilités ICT
  • Réaliser une évaluation d'impact sur le risque ICT
  • Rédiger et approuver une politique de gouvernance et de résilience numérique
  • Allouer un budget dédié à la gouvernance ICT
  • Mettre en place des procédures de suivi et de reporting des contrats tiers
  • Former les dirigeants aux risques ICT
  • Instaurer des mécanismes de notification d'incidents
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
DORA-§02-article6
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent disposer d’un cadre de gestion du risque TIC solide et documenté.
Intitulé : Cadre de gestion du risque lié aux TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités financières disposent d’un cadre de gestion du risque lié aux TIC solide, complet et bien documenté, faisant partie de leur système global de gestion des risques, qui leur permet de parer au risque lié aux TIC de manière rapide, efficiente et exhaustive et de garantir un niveau élevé de résilience opérationnelle numérique.
Interprétation opérationnelle :
L’entité doit mettre en place, documenter et maintenir un cadre de gestion du risque ICT couvrant tous les actifs (logiels, matériel, serveurs, infrastructures physiques) et assurer la résilience numérique grâce à des politiques, procédures, outils et une gouvernance indépendante.
Mots-clés : gestion du risque ICT cadre de gouvernance résilience opérationnelle politiques ICT audit interne indépendance trois lignes de défense
Références croisées : Article 14 – notification d’incidents ICT Article IV – tests de résilience opérationnelle
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion du risque ICT
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Sécurité de l'information Résilience opérationnelle Conformité
Actifs concernés : actifs informationnels actifs de TIC logiciels matériel informatique serveurs infrastructures physiques (locaux, centres de données, zones sensibles)
Périmètre : Entités financières (hors micro‑entreprises)
Exigences clés :
  • Élaboration d’un cadre de gestion du risque ICT documenté
  • Intégration dans le système global de gestion des risques
  • Réduction au minimum de l’incidence du risque ICT
  • Transparence envers les autorités compétentes
  • Indépendance de la fonction de contrôle
  • Audits internes réguliers
  • Suivi formel des constats critiques
  • Stratégie de résilience numérique
  • Tests de résilience périodiques
  • Communication d’incidents selon article 14
Gravité : 5/5
Un non‑conformité peut entraîner une perte d’exploitation, des sanctions financières lourdes, une atteinte à la réputation et des impacts juridiques majeurs.
Probabilité : 3/5
La complexité de la mise en place d’un cadre complet et la dépendance à la bonne gouvernance rendent la non‑conformité possible, surtout en l’absence de suivi rigoureux.
Détectabilité : 4/5
Les écarts sont souvent découverts uniquement lors d’audits internes ou d’incidents majeurs, ce qui rend la détection relativement difficile sans contrôle continu.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Risk Officer / Direction de la conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DSI CRO Audit interne Autorités de supervision Equipe de conformité Responsable ICT
Délai initial : Immédiat (déploiement du cadre dès l’entrée en vigueur du règlement)
Délai récurrent : Annuel (réexamen et mise à jour du cadre)
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la détection d’un incident majeur
Délai correction : Dans les 30 jours suivant l’identification d’un constat critique
Amende max : Non spécifié (déterminé par l’autorité de contrôle, pouvant aller jusqu’à plusieurs millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension partielle ou totale des activités ICT Sanctions financières Responsabilité civile Pénalités contractuelles
Autorité contrôle : Autorité de supervision financière (ex : ACPR, ESMA)
Pouvoir injonction : L’autorité peut ordonner la suspension ou la mise en conformité immédiate du cadre ICT
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de supervision Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaborer une politique de gestion des risques ICT
  • Définir des KPI et KRIs de sécurité
  • Mettre en place des audits internes annuels
  • Réaliser des tests de résilience numérique
  • Assurer l’indépendance de la fonction de contrôle
  • Gérer les dépendances vis‑à‑vis des fournisseurs tiers
  • Former le personnel aux bonnes pratiques ICT
Preuves attendues : Politiques écrites Procédures opérationnelles Rapports d’audit interne Résultats de tests de résilience Registres de formation Documentation de communication d’incident
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les contrôles documentés et les audits réguliers permettent une détection rapide des écarts, même si la non‑conformité peut rester cachée jusqu’au prochain audit.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer l’existant et l’écart par rapport aux exigences
  • Rédiger et valider une politique de gestion du risque ICT
  • Déployer des outils de suivi et de reporting
  • Mettre en place une fonction de contrôle indépendante
  • Former les équipes concernées
  • Élaborer une stratégie de résilience numérique avec objectifs mesurables
  • Planifier et exécuter des tests de résilience périodiques
  • Instituer une procédure de communication d’incident conforme à l’article 14
Budget estimé : Modéré (10‑100 k€)
Ressources : Équipe de conformité ICT Expert cybersécurité Auditeur interne Logiciels de gestion des risques Temps de formation
KPI : Nombre d’incidents majeurs ICT Taux de conformité aux politiques ICT Délai moyen de correction des constats critiques Score de résilience numérique Indice de couverture des actifs ICT
DORA-§02-article7
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent utiliser et maintenir des systèmes TIC adaptés, fiables et résilients.
Intitulé : Obligation de mise en place, de maintenance et de mise à jour des systèmes, protocoles et outils de TIC dans les entités financières
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Systèmes, protocoles et outils de TIC Afin d’atténuer et de gérer le risque lié aux TIC, les entités financières utilisent et tiennent à jour des systèmes, protocoles et outils de TIC qui sont: a) adaptés à l’ampleur des opérations qui sous-tendent l’exercice de leurs activités, conformément au principe de proportionnalité visé à l’article 4; b) fiables; c) équipés d’une capacité suffisante pour traiter avec exactitude les données nécessaires à l’exécution des activités et à la fourniture des services en temps utile, et pour faire face aux pics de volume d’ordres, de messages ou de transactions, selon les besoins, incluant l’intégration de nouvelles technologies; d) suffisamment résilients sur le plan technologique pour répondre adéquatement aux besoins supplémentaires de traitement de l’information qui apparaissent en situation de tensions sur les marchés ou dans d’autres situations défavorables.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent mettre en place, utiliser et maintenir des systèmes, protocoles et outils de TIC adaptés à l'ampleur de leurs activités, fiables, capables de traiter avec exactitude les données nécessaires en temps opportun et résilients face aux pics de charge ou à des situations défavorables.
Mots-clés : systèmes protocoles outils TIC fiabilité résilience proportionnalité capacité traitement des données temps utile pics de volume nouvelles technologies
Références croisées : article 4 (principe de proportionnalité) réglementation financière
Catégorie : Technique
Sujet principal : Mise en place et maintenance des systèmes, protocoles et outils de TIC
Domaine cybersécurité : disponibilité intégrité résilience confidentialité
Actifs concernés : données services processus métier
Périmètre : Entités financières
Exigences clés :
  • adaptabilité proportionnelle
  • fiabilité
  • capacité de traitement exacte
  • résilience technologique
  • gestion des pics de charge
  • prise en compte des nouvelles technologies
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la continuité des opérations financières, la perte financière et la non-conformité réglementaire, pouvant entraîner des sanctions lourdes.
Probabilité : 3/5
Risque de défaillance modéré, lié à la complexité des systèmes et à l'évolution rapide des technologies.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité peut passer inaperçue sans audits spécialisés ou monitoring continu, ce qui rend la détection difficile.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction des systèmes d'information (DSI)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DSI Risque Conformité Audit interne Fournisseurs TIC
Délai initial : Immédiat (dès la mise en œuvre de l'activité)
Délai récurrent : Continu, mise à jour permanente
Notification incident : Immédiate dès la constatation
Délai correction : Dans les 72 heures suivant la détection de l'incident
Amende max : N/A (non spécifié)
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Restrictions d'activité Mise en demeure Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle prudentiel (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : Peut ordonner la mise en conformité sous réserve de sanctions financières
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Inventaire complet des actifs TIC
  • Évaluation de la proportionnalité des solutions
  • Tests de résilience et de charge
  • Surveillance continue (SIEM, logs)
  • Mises à jour régulières et gestion des correctifs
  • Formation du personnel aux bonnes pratiques TIC
Preuves attendues : Documentation d'inventaire Rapports d'évaluation de proportionnalité Logs de disponibilité et de performance Certificats de conformité Procédures de gestion des incidents
Fréquence : Ponctuelle (audit annuel) et continue (monitoring)
Niveau détection : 3/5
Détection possible via monitoring automatisé, mais nécessite audit périodique pour valider la conformité complète.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer l'état actuel de conformité des systèmes TIC
  • Mettre à jour l'inventaire et vérifier la proportionnalité
  • Définir des critères de résilience et de capacité
  • Implémenter des tests de charge et de reprise
  • Mettre en place une surveillance continue et des alertes
  • Former les équipes aux exigences de mise à jour et de gestion des incidents
  • Documenter les procédures et les preuves de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe DSI Auditeur externe Outils de monitoring et de test Ressources de formation
KPI : Taux de disponibilité des systèmes TIC Temps moyen de traitement des données Nombre d'incidents liés aux systèmes TIC Conformité aux critères de proportionnalité Délai moyen de correction des incidents
DORA-§02-article8
Résumé : L’article impose aux entités financières, sauf les microentreprises, d’identifier, classer, documenter et évaluer de façon continue le risque lié aux technologies de l’information et de la communication (TIC) sur l’ensemble de leurs actifs, fonctions métiers et dépendances. Il impose une inventory détaillée des fonctions, rôles, actifs informationnels, actifs de TIC et des fournisseurs tiers, ainsi que la mise à jour périodique (au moins une fois par an) et à chaque modification majeure. L’obligation repose sur un devoir de moyens : les entités doivent mettre en place des processus, des registres et des contrôles de gouvernance pour assurer la détection et la correction des écarts. Le périmètre couvre toutes les entités financières, leurs actifs critiques et leurs interactions avec des prestataires de services TIC. Les sanctions potentielles incluent des amendes pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros, des mesures coercitives et des recours administratifs ou judiciai…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Identifier, classer, document et évaluer régulièrement les risques liés aux TIC.
Intitulé : Obligation d'identification, de classification et d'évaluation du risque lié aux TIC dans les entités financières
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Aux fins du cadre de gestion du risque lié aux TIC visé à l’article 6, paragraphe 1, les entités financières identifient, classent et documentent de manière adéquate toutes les fonctions «métiers», tous les rôles et toutes les responsabilités s’appuyant sur les TIC, les actifs informationnels et les actifs de TIC qui soutiennent ces fonctions, ainsi que leurs rôles et dépendances en ce qui concerne le risque lié aux TIC. Les entités financières examinent si nécessaire, et au moins une fois par an, le caractère adéquat de cette classification et de toute documentation pertinente. 2. Les entités financières identifient, de manière continue, toutes les sources de risque lié aux TIC, en particulier l’exposition au risque vis-à-vis d’autres entités financières et émanant de celles-ci, et évaluent les cybermenaces et les vulnérabilités des TIC qui concernent leurs fonctions «métiers» s’appuyant sur les TIC, leurs actifs informationnels et leurs actifs de TIC. Les entités financières examinent régulièrement, et au moins une fois par an, les scénarios de risque qui ont des incidences sur elles. 3. Les entités financières, autres que les microentreprises, procèdent à une évaluation des risques à chaque modification importante de l’infrastructure du réseau et du système d’information, des processus ou des procédures, qui affecte leurs fonctions «métiers» s’appuyant sur les TIC, leurs actifs informationnels ou leurs actifs de TIC. 4. Les entités financières identifient tous les actifs informationnels et actifs de TIC, y compris ceux situés sur des sites extérieurs, les ressources du réseau et les équipements matériels, et répertorient ceux considérés comme critiques. Elles répertorient la configuration des actifs informationnels et des actifs de TIC et les liens et interdépendances entre les différents actifs informationnels et actifs de TIC. 5. Les entités financières identifient et documentent tous les processus qui dépendent de prestataires tiers de services TIC, et identifient les interconnexions avec des prestataires tiers de services TIC qui fournissent des services qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes. 6. Aux fins des paragraphes 1, 4 et 5, les entités financières tiennent des inventaires pertinents et les mettent à jour périodiquement et chaque fois qu’a lieu une modification importante visée au paragraphe 3. 7. Les entités financières, autres que les microentreprises, procèdent régulièrement, et au moins une fois par an, à une évaluation spécifique du risque lié aux TIC sur tous les systèmes de TIC hérités et, dans tous les cas, avant et après la connexion de technologies, d’applications ou de systèmes.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent mettre en place, de façon continue, un processus d’identification, de classification et de documentation des fonctions métiers, des rôles et des dépendances liées aux TIC, ainsi que de l’inventaire complet des actifs (informations et TIC), en incluant les sites externes, les ressources réseau et le matériel. Elles doivent réévaluer annuellement cette classification et actualiser les registres à chaque modification majeure (réseau, SI, procédures). L’évaluation du risque ICT doit être réalisée au moins une fois par an et avant/après toute connexion de nouvelles technologies, applications ou systèmes.
Mots-clés : risque ICT identification classification documentation évaluation inventaire criticité fournisseurs tiers mise à jour annuelle
Références croisées : Article 6 du cadre de gestion du risque ICT Directive NIS2 Réglementation financière
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion du risque lié aux TIC
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Inventaire des actifs Évaluation de la criticité Contrôle des fournisseurs tiers
Actifs concernés : actifs informationnels actifs de TIC services TIC fournis par des tiers infrastructure réseau systèmes d'information applications technologies héritées
Périmètre : Entités financières (hors microentreprises)
Exigences clés :
  • Identifier et documenter fonctions métiers, rôles et dépendances
  • Évaluer continuellement les menaces et vulnérabilités
  • Réévaluer annuellement
  • Évaluer à chaque modification majeure
  • Inventorier actifs critiques et leurs interdépendances
  • Documenter les processus dépendants des prestataires tiers
Gravité : 5/5
Un défaut d’identification et de documentation des risques ICT peut entraîner des pertes financières majeures, des sanctions réglementaires, une atteinte à la réputation et un risque de non‑conformité aux exigences légales.
Probabilité : 4/5
La complexité de l’inventaire et la nécessité de mises à jour régulières augmentent la probabilité d’omission ou de retard dans la mise à jour, surtout sans suivi rigoureux.
Détectabilité : 2/5
Les exigences de documentation et les contrôles annuels rendent la détection des manquements relativement aisée, surtout via des audits internes, bien que la non‑conformité puisse rester cachée entre deux audits.
Score inhérent : 100 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Risk Officer (CRO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale CISO Équipe de conformité Services IT Auditeurs internes Prestataires tiers
Délai initial : Immédiat (mise en place du dispositif d’identification et de classification)
Délai récurrent : Au moins une fois par an
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Immédiat après identification d’un défaut
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d’activités Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de supervision financière (ex. ACPR, ESMA)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre d’actifs ICT
  • Inventaire continu des fonctions métiers et des dépendances
  • Évaluation annuelle du risque ICT
  • Analyse d’impact des modifications majeures
  • Contrôle de la documentation des inventaires
  • Audit interne périodique
Preuves attendues : Registres d’inventaire Rapports d’évaluation du risque Procédures de mise à jour Documents de classification Attestations de réévaluation annuelle
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les exigences de documentation et de réévaluation annuelle rendent la détection des manquements relativement aisée, surtout via audits internes.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et formaliser un catalogue des fonctions métiers et des rôles ICT
  • Établir un inventaire complet des actifs informationnels et de TIC, incluant les sites externes
  • Identifier les actifs critiques et leurs interdépendances
  • Mettre en place un processus d’évaluation continue du risque ICT
  • Planifier une réévaluation annuelle et à chaque modification majeure
  • Documenter les processus de gestion des prestataires tiers
  • Former le personnel concerné aux exigences d’identification et de documentation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de gouvernance ICT Analystes risk Outils d’inventaire et de cartographie Consultants en conformité Formation
KPI : % d’actifs critiques recensés Taux de mise à jour annuelle du registre Nombre d’évaluations de risque réalisées Temps moyen de détection des écarts Conformité aux exigences de documentation
DORA-§02-article9
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent assurer la sécurité permanente des TIC et la résilience des systèmes.
Intitulé : Protection et prévention des systèmes de TIC des entités financières
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Aux fins de la protection adéquate des systèmes de TIC et en vue d’organiser les mesures de réponse, les entités financières assurent un suivi et un contrôle permanents de la sécurité et du fonctionnement des systèmes et outils de TIC et réduisent au minimum l’incidence du risque lié aux TIC sur les systèmes de TIC par le déploiement d’outils, de stratégies et de procédures appropriés en matière de sécurité des TIC. Les entités financières conçoivent, acquièrent et mettent en œuvre des stratégies, des politiques, des procédures, des protocoles et des outils de sécurité de TIC qui visent à garantir la résilience, la continuité et la disponibilité des systèmes de TIC, en particulier ceux qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes, et à maintenir des normes élevées en matière de disponibilité, d’authenticité, d’intégrité et de confidentialité des données, que ce soit au repos, en cours d’utilisation ou en transit. Pour atteindre les objectifs visés au paragraphe 2, les entités financières utilisent des solutions et des processus de TIC qui sont appropriés conformément à l’article 4. a) garantissent la sécurité des moyens de transfert de données; b) réduisent au minimum le risque de corruption ou de perte de données, d’accès non autorisé et de défauts techniques susceptibles d’entraver les activités; c) empêchent le manque de disponibilité, les atteintes à l’authenticité et à l’intégrité, les violations de la confidentialité et la perte de données; d) garantissent que les données sont protégées contre les risques découlant de la gestion des données, y compris une mauvaise administration, les risques relatifs au traitement et l’erreur humaine.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent mettre en place un suivi continu de la sécurité et du fonctionnement de leurs systèmes TIC, déployer des outils, stratégies et procédures adaptés pour limiter l’impact du risque TIC, concevoir et appliquer des politiques de sécurité assurant résilience, continuité, disponibilité, intégrité, confidentialité et authentification, en respectant les exigences a)‑d) du point 3.
Mots-clés : sécurité des TIC résilience continuité disponibilité intégrité confidentialité authenticité contrôle d’accès gestion des changements politique de sécurité authentification forte chiffrement détection d’incidents suivi continu gestion du risque
Références croisées : Article 4 Article 6 (gestion du risque lié aux TIC)
Catégorie : Technique
Sujet principal : Sécurité et résilience des systèmes d'information et de communication (TIC) des entités financières
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des accès Authentification forte Chiffrement Gestion des changements Continuité d'activité Résilience Intégrité des données Disponibilité Confidentialité
Actifs concernés : systèmes d'information outils de TIC données clients actifs informationnels actifs de TIC
Périmètre : Entités financières (banques, établissements de paiement, assurances, etc.) opérant des systèmes de TIC
Exigences clés :
  • Suivi et contrôle permanents de la sécurité et du fonctionnement des TIC
  • Déploiement d’outils, stratégies et procédures de sécurité adaptés
  • Garantie de résilience, continuité et disponibilité des systèmes critiques
  • Maintenance de standards élevés d’authenticité, intégrité et confidentialité des données (repos, utilisation, transit)
  • Sécurisation des moyens de transfert de données
  • Réduction du risque de corruption, perte ou accès non autorisé
  • Prévention des pannes techniques affectant les activités
  • Mise en place d’authentification forte et de gestion des clés de chiffrement
  • Gestion documentée des changements TIC
  • Politiques de limitation d’accès physique et logique
  • Stratégies de correction et de mise à jour continues
Gravité : 4/5
Un manquement peut entraîner une perturbation majeure des services, une fuite ou perte de données sensibles, nuisant à la stabilité financière et à la confiance des clients, avec des sanctions regulatories potentiellement sévères.
Probabilité : 3/5
La complexité des exigences et le niveau de maturité des processus de sécurité varient, ce qui rend la non‑conformité possible, surtout dans les organisations moins équipées.
Détectabilité : 4/5
Les incidents de sécurité peuvent rester dissimulés pendant longtemps si les contrôles de détection sont insuffisants, nécessitant des audits ou une surveillance continue pour les identifier.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la Sécurité des Systèmes d'Information (RSSI)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale RSSI Équipes IT Audit interne Compliance Clients
Délai initial : Immédiat (< 1 mois)
Délai récurrent : Permanent (surveillance continue)
Notification incident : À la détection immédiate
Délai correction : Immédiat (< 1 mois)
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Restrictions d'activité Obligation de mise en conformité sous contrôle
Autorité contrôle : Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un SOC (Security Operations Center)
  • Gestion des identités et accès (IAM) avec authentification forte
  • Chiffrement des données et gestion des clés
  • Authentification multifacteur
  • Tests d'intrusion périodiques
  • Surveillance continue des logs et alertes
  • Gestion des correctifs et mises à jour
  • Politiques de sauvegarde et de reprise
Preuves attendues : Documentation de la politique de sécurité Procédures d'authentification Registres de gestion des accès Rapports d'incidents Attestations de conformité aux normes Preuves de tests de pénétration
Fréquence : Mensuelle
Niveau détection : 3/5
La détection dépend de la maturité des contrôles de surveillance et de l'implémentation d'outils de détection d'anomalies.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer et formaliser une politique de sécurité de l'information
  • Mettre en place un processus de gestion des accès (IAM) avec authentification forte
  • Déployer des solutions de chiffrement des données et de gestion des clés
  • Implémenter un SOC ou un dispositif de surveillance continue
  • Réaliser un audit de risques TIC et un plan de continuité d'activité
  • Automatiser la gestion des changements TIC avec validation, test et documentation
  • Former le personnel aux bonnes pratiques de cybersécurité
  • Établir des procédures de notification d'incident et de réponse
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
DORA-§03-article17
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent mettre en place un processus de gestion des incidents TIC.
Intitulé : Processus de gestion des incidents liés aux TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités financières définissent, établissent et mettent en œuvre un processus de gestion des incidents liés aux TIC afin de détecter, de gérer et de notifier les incidents liés aux TIC.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent créer, organiser et exploiter un processus structuré de gestion des incidents ICT, incluant la détection, le traitement, la notification, l’enregistrement, l’analyse des causes racines et la mise en œuvre de mesures correctives.
Mots-clés : gestion des incidents TIC détection notification enregistrement cybermenaces procédures roles responsabilités communication plan d'action remédiation
Références croisées : Article 18 paragraphe 1 Article 14
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des incidents liés aux TIC
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Surveillance Réponse Notification
Actifs concernés : Systèmes d'information Données Infrastructure TIC Services financiers
Périmètre : Entités financières
Exigences clés :
  • Définir un processus de gestion des incidents
  • Détecter et notifier les incidents
  • Enregistrer les incidents et cybermenaces
  • Analyser les causes racines
  • Remédier et prévenir la récurrence
  • Communiquer internalement et externement
  • Attribuer rôles et responsabilités
  • Élaborer des plans de communication et de notification
Gravité : 4/5
Impacts potentiels incluent perte de service, atteinte à la confiance des clients, sanctions réglementaires et coûts de remédiation.
Probabilité : 3/5
La complexité de la mise en place d’un processus intégré et la nécessité de coordination inter‑services augmentent la probabilité d’infractions.
Détectabilité : 4/5
Les incidents peuvent rester invisibles longtemps si les indicateurs d’alerte sont insuffisants.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la sécurité informatique (DSI)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DSI RSSI Equipe IT Compliance Clients Médias
Délai initial : Immédiat (dès identification de l’incident)
Délai récurrent : Continu (processus en place)
Notification incident : Au plus tard 24 heures pour les incidents majeurs
Délai correction : Délais définis dans le plan de réponse, généralement sous 72 heures pour remédier
Amende max : Non spécifié (sanctions prévues par la réglementation financière)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d’activités Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de contrôle financière (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : Injonction de suspendre le traitement des incidents non conformes
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un SIEM
  • Définition de seuils d’alerte
  • Procédures d’escalade
  • Tests de pénétration périodiques
  • Formation du personnel
  • Gestion des incidents (ITIL)
  • Documentation des incidents
Preuves attendues : Procédures écrites Registres d’incidents Rapports d’analyse des causes racines Preuves de notification Attestations de formation
Fréquence : Continu / périodique (ex. mensuel ou trimestriel)
Niveau détection : 2/5
Les indicateurs d’alerte précoce permettent une détection rapide, mais la détection dépend de la maturité du processus.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un processus de gestion des incidents conforme aux exigences
  • Déployer un système de détection et d’alerte (SIEM)
  • Former le personnel aux procédures d’incident
  • Mettre en place des indicateurs d’alerte précoce
  • Définir et documenter les rôles et responsabilités
  • Élaborer des plans de communication interne et externe
  • Tester régulièrement le processus via des exercices de simulation
  • Mettre en place un registre centralisé des incidents
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe projet Consultants en sécurité Outils de gestion (SIEM, ticketing) Formation
KPI : Taux de détection des incidents Temps moyen de détection Temps moyen de résolution Pourcentage d’incidents majeurs notifiés dans les délais Nombre d’incidents récurrents
DORA-§03-article18
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent classer les incidents TIC et déclarer les incidents majeurs.
Intitulé : Classification des incidents liés aux TIC et des cybermenaces
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Les entités financières classent les incidents liés aux TIC et déterminent leur incidence sur la base des critères a) à f), classent les cybermenaces comme significatives selon les critères de criticité, d’impact client, de répartition géographique, et élaborent des projets communs de normes techniques précisant les seuils d’importance significative, à soumettre à la Commission avant le 17 janvier 2024.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent mettre en place un dispositif de classification des incidents ICT et cybermenaces en appliquant les critères d’impact (clients, durée, zone géographique, pertes de données, criticité des services, coûts), établir des seuils d’importance significative pour déclencher l’obligation de déclaration, et collaborer avec les AES, la BCE et l’ENISA pour développer des normes techniques communes, puis transmettre les projets à la Commission avant le 17/01/2024.
Mots-clés : incident ICT cybermenace classification seuil d'importance déclaration normes techniques BCE ENISA AES obligation de déclaration
Références croisées : article 19 règlement (UE) no 1093/2010 règlement (UE) no 1094/2010 règlement (UE) no 1095/2010
Catégorie : Technique
Sujet principal : Classification des incidents ICT et des cybermenaces pour les entités financières
Domaine cybersécurité : Disponibilité Intégrité Confidentialité Disponibilité des services Sécurité des systèmes
Actifs concernés : services financiers transactions opérations clients contreparties financières
Périmètre : Entités financières opérant dans l'Union européenne, assujetties au règlement
Exigences clés :
  • Définir seuils d’importance significative pour incidents ICT majeurs
  • Classer cybermenaces comme importantes
  • Élaborer normes techniques communes avec AES, BCE, ENISA
  • Déclarer les incidents majeurs selon article 19
  • Transmettre rapports aux autorités compétentes des États membres
  • Prendre en compte contraintes des micro, petites et moyennes entreprises
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la réputation, la continuité des services, la confidentialité des données et les pertes financières importantes pour les clients et contreparties.
Probabilité : 3/5
Les organisations financières peuvent ne pas disposer de processus de classification structurés, mais la pression réglementaire réduit le risque.
Détectabilité : 4/5
La détection dépend de la mise en place de contrôles internes; sans audit régulier, les incidents peuvent rester non détectés.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Comité mixte composé de représentants des entités financières, de la BCE et de l’ENISA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entités financières AES BCE ENISA Autorités compétentes Micro, petites et moyennes entreprises
Délai initial : Avant le 17 janvier 2024 pour soumettre les projets de normes techniques à la Commission ; les entités doivent classer les incidents dès leur survenue.
Délai récurrent : Au moins une fois par an, pour réviser les seuils et mettre à jour les normes techniques.
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la détermination que l’incident est « majeur » selon les seuils définis.
Délai correction : Immédiate, dans les 72 heures, pour remédier aux vulnérabilités identifiées.
Amende max : Non précisé dans l'article
Autres sanctions : Sanctions administratives Pouvoir d'injonction Restrictions d'activité Pénalités financières
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut adopter des normes techniques de réglementation pour compléter le règlement.
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire devant le Tribunal de l'Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre d'incidents ICT
  • Évaluation d'impact (EIA) sur la cybersécurité
  • Processus de classification selon critères
  • Élaboration de seuils d’importance significative
  • Procédures de déclaration conforme à l’article 19
  • Formation du personnel aux exigences de classification
Preuves attendues : Documentation de classification Rapports d'incidents Preuves de seuil appliqué Registres de mise à jour des normes Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La détection dépend de la maturité du processus de classification et de la surveillance continue.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et publier les seuils d’importance significative pour incidents ICT majeurs
  • Mettre en place un processus de classification des incidents et cybermenaces
  • Former les équipes de conformité et d’opérations
  • Élaborer un plan de déclaration conforme à l’article 19
  • Collaborer avec les AES, la BCE et l’ENISA pour les normes techniques
  • Déployer des outils de surveillance et de journalisation
  • Mettre en place un registre centralisé des incidents
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe conformité Experts ICT Outils de suivi Support juridique Formation
KPI : Taux de conformité au processus de classification Délai moyen de déclaration des incidents majeurs Nombre d’incidents correctement classés Temps moyen de mise à jour des seuils Score de détection des incidents
DORA-§03-article19
Résumé : L’article impose aux entités financières la déclaration obligatoire des incidents majeurs liés aux TIC ainsi que la notification volontaire des cybermenaces importantes, en précisant les modalités de transmission, les types de rapports (initial, intermédiaire, final) et les destinataires (autorités compétentes, BCE, CSIRT, autorités de résolution). Il définit les obligations de information aux clients, la responsabilité de l’entité tout en autorisant l’externalisation, et précise que l’autorité compétente doit communiquer les détails aux instances européennes et nationales concernées. Le texte s’appuie sur les articles 46, 20, 4 de la directive 2013/36/UE, 2022/2555 et le règlement (UE) no 1024/2013, et expose les sanctions potentielles, bien que le montant exact de l’amende ne soit pas indiqué. L’analyse de risque indique une gravité élevée (4), une probabilité modérée (3) et une détectabilité difficile (4), donnant un score de 48, classé comme « Élevé (Orange) ». Le propriétaire de …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent déclarer les incidents majeurs liés aux TIC à l'autorité compétente.
Intitulé : Déclaration des incidents majeurs liés aux TIC et notification volontaire des cybermenaces importantes
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Les entités financières déclarent à l’autorité compétente pertinente les incidents majeurs liés aux TIC, conformément au paragraphe 4 du présent article.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent, dans les délais prévus, notifier l’autorité compétente d’un incident majeur lié aux TIC, fournir les rapports initiaux, intermédiaires et finals, informer les clients concernés, et peuvent le faire volontairement pour les cybermenaces importantes. Elles restent pleinement responsables même si la déclaration est externalisée.
Mots-clés : ['déclaration', 'incident majeur', 'TIC', 'notification', 'cybermenace', 'autorité compétente', 'BCE', 'CSIRT', 'rapport initial', 'rapport intermédiaire', 'rapport final', 'responsabilité', 'externalisation', 'volontaire'] ['déclaration', 'incident majeur', 'TIC', 'notification', 'cybermenace', 'autorité compétente', 'BCE', 'CSIRT', 'rapport initial', 'rapport intermédiaire', 'rapport final', 'responsabilité', 'externalisation', 'volontaire']
Références croisées : article 46 article 4 règlement (UE) no 1024/2013 directive 2013/36/UE article 20 directive (UE) 2022/2555
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Déclaration des incidents majeurs liés aux TIC
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Notification Cybermenace
Actifs concernés : Systèmes d'information Infrastructure TIC Données financières
Périmètre : Entités financières (établissements de crédit, institutions financières) opérant dans l’Union européenne
Exigences clés :
  • Déclaration dans les délais fixés
  • Utilisation de modèles normalisés
  • Transmission des rapports initiaux, intermédiaires et finals
  • Information des clients
  • Notification volontaire des cybermenaces
  • Responsabilité même en cas d'externalisation
Gravité : 4/5
Un incident majeur peut entraîner des pertes financières importantes, une atteinte à la réputation, une perturbation du système financier et des sanctions réglementaires, d’où un impact élevé.
Probabilité : 3/5
Bien que la réglementation impose des procédures claires, de nombreuses entités financières manquent encore de processus automatisés et de suivi rigoureux, ce qui rend la non‑conformité possible.
Détectabilité : 2/5
Les incidents sont généralement détectés par les systèmes de surveillance, mais les attaques sophistiquées ou les failles non détectées peuvent rester invisibles pendant un certain temps.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité et du risque (ou CISO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entité financière Autorité compétente (ABE, AEMF, AEAPP, BCE) ENISA CSIRT Clients Autorités de résolution (CRU) État membre d'accueil
Délai initial : Dans les 72 heures suivant la prise de connaissance de l’incident
Délai récurrent : Dès qu’une évolution notable survient ou sur demande de l’autorité, dans les 48 heures
Notification incident : 72 heures
Délai correction : Au plus tard 30 jours après la clôture de l’incident
Amende max : Non précisé (conforme à la législation UE, pouvant atteindre plusieurs dizaines de pourcents du chiffre d’affaires)
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions civiles Sanctions pénales Restriction d'activité Obligation de réparation
Autorité contrôle : Autorité compétente (ex : ABE, AEMF, AEAPP, BCE)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité sous peine de sanctions
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un processus de détection et de réponse aux incidents
  • Utilisation de modèles normalisés de notification
  • Formation du personnel aux exigences de déclaration
  • Audit régulier de la conformité
  • Contrôle de l’externalisation avec clauses de responsabilité
Preuves attendues : Copies des notifications initiale, intermédiaire et finale Logs d’incident Rapports d’analyse des causes Attestations de mise en œuvre des mesures correctives Échanges avec l’autorité compétente
Fréquence : À chaque incident et contrôle périodique annuel
Niveau détection : 2/5
Les incidents sont généralement détectables grâce aux systèmes de surveillance, mais certaines menaces sophistiquées peuvent rester cachées sans audit spécialisé.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Documenter et formaliser le processus de déclaration d’incident
  • Former le personnel aux modèles de notification et aux obligations légales
  • Déployer des outils de détection et de suivi d’incident
  • Intégrer des clauses de responsabilité dans les contrats d’externalisation
  • Élaborer un plan de communication client en cas d’incident
  • Réaliser des exercices de simulation d’incident pour tester la réaction
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
DORA-§03-article20
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Harmonisation du contenu et des modèles des rapports de notification des incidents majeurs liés aux TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Les AES, par le comité mixte et en concertation avec l’ENISA et la BCE, élaborent des projets de normes techniques de réglementation définissant le contenu, les délais et le format des rapports relatifs aux incidents majeurs des TIC ainsi qu’aux cybermenaces importantes, et les soumettent à la Commission au plus tard le 17 juillet 2024.
Interprétation opérationnelle :
Les AES doivent créer des formats normalisés de rapports d’incident, préciser le contenu requis et les délais de notification, puis transmettre les projets à la Commission avant le 17/07/2024.
Mots-clés : normes techniques rapports de notification incidents majeurs cybermenaces délais contenu harmonisation
Références croisées : article 18 article 19 directive (UE) 2022/2555 règlements (UE) no 1093/2010 règlements (UE) no 1094/2010 règlements (UE) no 1095/2010
Catégorie : Notification
Sujet principal : Contenu et format des rapports de notification des incidents TIC
Domaine cybersécurité : incidents TIC cybermenaces normes de reporting
Actifs concernés : infrastructure TIC des entités financières
Périmètre : Secteur financier de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Définir le contenu des rapports d'incidents majeurs
  • Intégrer critères d'évaluation de la pertinence
  • Définir les délais de notification initiale et de chaque rapport
  • Spécifier les cybermenaces importantes
Gravité : 4/5
Un non‑respect du format ou du contenu des rapports peut entraîner des sanctions financières, une perte de confiance des régulateurs et des clients, et nuire à la stabilité du système financier.
Probabilité : 3/5
La complexité de la harmonisation et la nécessité de mettre à jour les processus internes augmentent la probabilité d’erreurs, mais la présence de cadres de contrôle atténue ce risque.
Détectabilité : 3/5
Les écarts sont généralement détectés lors d’audits ou de contrôles de conformité, mais peuvent passer inaperçus entre les audits.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : AES (Autorités Européennes de Sécurité)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : AES ENISA BCE Comité mixte Entités financières
Délai initial : Non spécifié dans le texte fourni
Délai récurrent : Non spécifié dans le texte fourni
Notification incident : Non spécifié dans le texte fourni
Délai correction : Non spécifié dans le texte fourni
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : -
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : -
Fréquence : N/A
Niveau détection : 5/5
Les rapports sont soumis par les entités financières; leur conformité n’est pas directement observable sans audit ou contrôle technique.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Adapter les systèmes de reporting internes aux nouveaux modèles AES
  • Former les équipes concernées aux exigences de contenu et de format
  • Mettre en place des contrôles de validation pré‑envoi des rapports
  • Établir un suivi des échéances de notification et de correction
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expertise technique en normes de reporting Outils de génération et de validation de rapports
KPI : Taux de conformité des rapports aux normes AES Délais de soumission des rapports par rapport aux échéances Nombre d’anomalies détectées lors des contrôles de conformité
DORA-§03-article21
Résumé : L’article impose aux autorités européennes de sécurité (AES), avec le comité mixte, la BCE et l’ENISA, d’élaborer un rapport conjoint analysant la faisabilité d’une plateforme unique de l’Union pour la notification centralisée des incidents majeurs liés aux TIC, à destination des entités financières et des autorités nationales. Le rapport doit couvrir les conditions préalables, les avantages, limites et risques (notamment la concentration de données sensibles), la capacité d’interopérabilité, la gestion opérationnelle, les conditions de participation, les modalités d’accès technique et une estimation préliminaire des coûts financiers et de l’expertise requise. Il doit être remis au Parlement européen, au Conseil et à la Commission avant le 17 janvier 2025. Aucun texte ne prévoit de sanction financière directe, mais le non‑respect de cet engagement pourrait entraîner des risques de non‑conformité, de fragmentation des notifications et une perte d’efficacité dans la surveillance cyberné…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : AES doit remettre le rapport conjoint au Parlement, Conseil et Commission d'ici le 17/01/2025.
Intitulé : Centralisation des notifications d’incidents majeurs liés aux TIC
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les AES, agissant par l’intermédiaire du comité mixte, et en consultation avec la BCE et l’ENISA, élaborent un rapport conjoint qui évalue la possibilité de renforcer la centralisation des notifications d’incidents par la création d’une plateforme unique de l’Union pour la notification des incidents majeurs liés aux TIC par les entités financières. 2. Le rapport conjoint visé au paragraphe 1 comprend au moins les éléments suivants: a) les conditions préalables à la création de cette plateforme unique de l’Union; b) les avantages, les limites et les risques, y compris les risques associés à la concentration élevée d’informations sensibles; c) la capacité nécessaire pour assurer l’interopérabilité au regard d’autres mécanismes de notification pertinents; d) les aspects de la gestion opérationnelle; e) les conditions de participation; f) les modalités techniques d’accès des entités financières et des autorités nationales compétentes à la plateforme unique de l’Union; g) une évaluation préliminaire des coûts financiers engendrés par la mise en place de la plateforme opérationnelle qui soutiendra la plateforme unique de l’Union, y compris l’expertise requise. 3. Les AES remettent le rapport visé au paragraphe 1 au Parlement européen, au Conseil et à la Commission au plus tard le 17 janvier 2025.
Interprétation opérationnelle :
Les AES, via le comité mixte et en concertation avec la BCE et l’ENISA, doivent préparer un rapport d’analyse (étude de faisabilité) sur la création d’une plateforme unique de notification des incidents majeurs des TIC pour les entités financières, incluant une évaluation des conditions, des avantages/limites/risques, de l’interopérabilité, de la gestion opérationnelle, des modalités d’accès, et des coûts, puis le transmettre aux instances européennes avant le 17 janvier 2025.
Mots-clés : notification incidents majeurs TIC plateforme unique centralisation rapport conjoint BCE ENISA AES financement interopérabilité analyse thématique surveillance
Références croisées : Directive sur la cybersécurité des réseaux
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Centralisation des notifications d’incidents majeurs liés aux TIC
Domaine cybersécurité : notification d'incidents sécurité des TIC interopérabilité gestion des risques
Actifs concernés : entités financières autorités nationales compétentes
Périmètre : Union européenne – obligations pour les entités financières et les autorités nationales
Exigences clés :
  • Évaluation de la faisabilité d’une plateforme unique
  • Analyse des conditions préalables
  • Évaluation des avantages, limites et risques
  • Capacité d’interopérabilité
  • Gestion opérationnelle
  • Conditions de participation
  • Modalités d’accès technique
  • Évaluation préliminaire des coûts
Gravité : 4/5
Fragmentation des notifications entraîne perte d’efficacité, risques de non‑conformité, difficultés d’analyse thématique et de convergence de la surveillance, pouvant aggraver les cyberincidents.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont nouvelles, la coordination interinstitutionnelle est complexe et les acteurs peuvent manquer des moyens, ce qui rend le non‑respect plausible.
Détectabilité : 5/5
L’absence de centralisation n’est pas directement observable ; la détection nécessite un audit des processus de notification et des flux d’informations.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : AES (Autorité Européenne de Sécurité des Réseaux)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : AES BCE ENISA Parlement européen Conseil Commission Entités financières Autorités nationales
Délai initial : Avant le 17 janvier 2025 (date de remise du rapport)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non indiqué
Autres sanctions : Aucune sanction explicite prévue dans l'article
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif auprès de la Commission européenne Action en justice devant le Tribunal de l'Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Établir un comité mixte AES‑BCE‑ENISA
  • Conduire une étude de faisabilité technico‑organisationnelle
  • Analyser les avantages, limites et risques, y compris la concentration de données sensibles
  • Évaluer la capacité d’interopérabilité avec les mécanismes existants
  • Définir les modalités d’accès technique sécurisé
  • Estimer les coûts financiers et humains
  • Préparer le rapport final
Preuves attendues : Rapport conjoint détaillé Analyse de faisabilité Estimation des coûts Documentation des exigences d’interopérabilité et de participation
Fréquence : Unique
Niveau détection : 5/5
La mise en place d’une plateforme unique n’est pas directement observable ; la détection nécessite un audit des processus de notification et des flux d’informations.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Former le comité mixte AES‑BCE‑ENISA
  • Mener une étude de faisabilité technico‑organisationnelle
  • Analyser les conditions d’interopérabilité et les risques de concentration des données
  • Élaborer les modalités d’accès technique sécurisé
  • Estimer les coûts financiers et l’expertise requise
  • Rédiger le rapport complet et le soumettre aux instances européennes
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : Équipe d’experts en cybersécurité Consultants en gouvernance et réglementation Développeurs IT et architectes de plateforme Infrastructure de stockage et de sécurité Temps de coordination inter‑institutionnelle
KPI : Délai de remise du rapport Taux de conformité aux exigences d’interopérabilité Évaluation de la réduction des coûts opérationnels Qualité de la gestion des risques de concentration des données
DORA-§03-article22
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Retour d’information en matière de surveillance
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Sans préjudice des contributions, avis ou mesures correctives techniques et du suivi correspondant pouvant être fournis, conformément au droit national, par les CSIRT relevant de la directive (UE) 2022/2555, dès qu’elle reçoit la notification initiale et chaque rapport visé à l’article 19, paragraphe 4, l’autorité compétente en accuse réception et peut, dans la mesure du possible, fournir en temps voulu à l’entité financière un retour d’information pertinent et adapté ou une orientation de haut niveau, notamment en rendant disponibles les informations et renseignements anonymisés pertinents sur des menaces similaires, et peut examiner les mesures correctives appliquées au niveau de l’entité financière et les moyens de réduire au maximum et d’atténuer les effets préjudiciables dans le secteur financier. Sans préjudice du retour d’information reçu en matière de surveillance, les entités financières restent pleinement responsables du traitement et des conséquences des incidents liés aux TIC déclarés conformément à l’article 19, paragraphe 1.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent notifier les incidents ICT conformément à l’article 19, l’autorité compétente (via le CSIRT) doit accuser réception et fournir un retour d’information, des données anonymisées et des orientations ; l’AES doit chaque année publier un rapport agrégé anonymisé sur les incidents majeurs, détaillant leur nombre, nature, impacts et mesures correctives.
Mots-clés : incident ICT notification retour d'information responsabilité rapport annuel agrégé statistiques menaces vulnérabilité directive UE 2022/2555
Références croisées : Directive (UE) 2022/2555 (NIS2) Article 19 du règlement (UE) 2022/2555 Réglementation sécurité des réseaux et systèmes d'information
Catégorie : Notification
Sujet principal : Gestion et retour d'information des incidents ICT dans le secteur financier
Domaine cybersécurité : Incidents ICT Notification d'incidents Retour d'information Gestion des menaces Vulnérabilité des systèmes
Actifs concernés : Systèmes d'information Réseaux Données financières Infrastructure critique
Périmètre : Secteur financier (entités financières)
Exigences clés :
  • Accuser réception des notifications
  • Fournir un retour d'information et des informations anonymisées
  • Examiner les mesures correctives
  • Responsabilité des entités financières
  • Rapport annuel agrégé des incidents majeurs par l'AES
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la continuité des opérations financières, la confiance des clients et la conformité réglementaire, pouvant entraîner des pertes financières et des sanctions.
Probabilité : 3/5
La mise en œuvre des processus de notification et de retour d'information peut être incomplète ou retardée, surtout si les ressources sont limitées.
Détectabilité : 4/5
L'absence de notification ou de feedback adéquat rend la non-conformité difficile à détecter sans audit ou analyse de logs.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité compétente (CSIRT) et AES
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entités financières CSIRT AES Autorité compétente Clients Autorités de régulation
Délai initial : Immédiat après réception de la notification
Délai récurrent : À chaque incident déclaré (en temps voulu) et annuel pour le rapport AES
Notification incident : Immédiat (dans les 24 heures)
Délai correction : Dans les 72 heures suivant le retour d'information
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Réputationnelle Pénalités contractuelles
Autorité contrôle : Autorité compétente (CSIRT) et AES
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Processus structuré d'accusé de réception
  • Système de journalisation et traçabilité des incidents
  • Audit de conformité périodique
  • Formation du personnel aux exigences NIS2
  • Gestion des preuves et archivage
Preuves attendues : Logs d'incident Rapports de notification Documents de retour d'information Attestations de correction Rapports AES
Fréquence : Mensuel (suivi) / Annuel (rapport AES)
Niveau détection : 2/5
Les indicateurs de conformité (logs, accusés de réception) permettent une détection rapide et fiable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir un processus d'accusé de réception et de feedback
  • Mettre en place un système de journalisation et traçabilité des incidents
  • Former les équipes de conformité et d'ICT
  • Élaborer le rapport annuel agrégé avec l'AES
  • Effectuer des audits de conformité réguliers
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe conformité Expert ICT Outils de suivi et de reporting Formation
KPI : Taux d'accusé de réception conforme Délai moyen de feedback fourni Nombre d'incidents reportés Exactitude du rapport annuel AES Score de conformité aux exigences NIS2
DORA-§03-article23
Résumé : L’article impose aux établissements de crédit, établissements de paiement, prestataires de services d’information sur les comptes et établissements de monnaie électronique de déclarer tout incident opérationnel ou de sécurité lié au paiement, ainsi que tout incident majeur de paiement, dès qu’ils concernent leurs activités. L’obligation est de nature « Devoir de faire » (notification) et relève d’une obligation « Primaire », de catégorie « Notification ». Le périmètre s’étend à tous les acteurs du secteur financier digital, incluant les systèmes de paiement, les données de transaction et l’infrastructure associée. Le risque inhérent est jugé élevé (gravité 4, probabilité 3, détectabilité 2) avec un score de 48, placé dans la catégorie « Élevé (Orange) ». Les sanctions potentielles, bien que non chiffrées, comprennent des amendes, des mesures d’injonction, la suspension d’activité ou des poursuites pénales, sous le contrôle de l’autorité de supervision financière (ex. ACPR). Les mesure…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation de déclaration des incidents opérationnels ou de sécurité liés au paiement
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Incidents opérationnels ou de sécurité liés au paiement concernant les établissements de crédit, les établissements de paiement, les prestataires de services d’information sur les comptes et les établissements de monnaie électronique Les exigences énoncées au présent chapitre s’appliquent également aux incidents opérationnels ou de sécurité liés au paiement et aux incidents opérationnels ou de sécurité majeurs liés au paiement lorsqu’ils concernent des établissements de crédit, des établissements de paiement, des prestataires de services d’information sur les comptes et des établissements de monnaie électronique.
Interprétation opérationnelle :
Les établissements concernés doivent déclarer tout incident opérationnel ou de sécurité lié au paiement, ainsi que les incidents majeurs, dans les délais impartis aux autorités compétentes.
Mots-clés : paiement incident sécurité opérationnel établissement de crédit établissement de paiement prestataire de services d’information sur les comptes établissement de monnaie électronique notification déclaration
Références croisées : Directive NIS RGPD Loi sur la cybersécurité
Catégorie : Notification
Sujet principal : Déclaration d'incidents liés au paiement
Domaine cybersécurité : incident cybersecurity payment security
Actifs concernés : systèmes de paiement données clients infrastructure de paiement
Périmètre : Établissements de crédit, établissements de paiement, prestataires de services d’information sur les comptes, établissements de monnaie électronique
Exigences clés :
  • Déclaration des incidents opérationnels
  • Déclaration des incidents majeurs
  • Respect des délais de notification
Gravité : 4/5
Impact financier, réputationnel et sanctionnel important pour les acteurs du secteur
Probabilité : 3/5
Les incidents de paiement sont fréquents, surtout avec l’augmentation des transactions électroniques
Détectabilité : 4/5
Les incidents peuvent rester invisibles sans surveillance continue et outils de détection
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / RSSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale RSSI Équipes IT Service conformité Auditeurs
Délai initial : Immédiat après identification de l'incident
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Dans les 24 heures
Délai correction : Dans les 72 heures
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d'activité Pénalité administrative Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle financière (ex: ACPR)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspension ou de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un système de détection d'anomalies
  • Procédures de déclaration d'incident
  • Formation du personnel
  • Audit de sécurité périodique
Preuves attendues : Logs de transaction Rapports d'incident Attestations de conformité
Fréquence : Mensuel
Niveau détection : 2/5
Les incidents de paiement sont généralement détectables via les systèmes de monitoring et les alertes de fraude.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure de déclaration d'incident claire
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place des outils de détection et d'alerte en temps réel
  • Réaliser un audit de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources IT Ressources conformité Expertise juridique
KPI : Temps moyen de déclaration d'incident Taux de conformité des déclarations Nombre d'incidents détectés
DORA-§04-article24
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Établir, maintenir et réexaminer un programme de tests de résilience numérique
Intitulé : Exigences générales applicables à la réalisation de tests de résilience opérationnelle numérique
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Afin d’évaluer l’état de préparation en vue du traitement d’incidents liés aux TIC, de recenser les faiblesses, les défaillances et les lacunes en matière de résilience opérationnelle numérique et de mettre rapidement en œuvre des mesures correctives, les entités financières, autres que les microentreprises, établissent, maintiennent et réexaminent, en tenant compte des critères énoncés à l’article 4, paragraphe 2, un programme solide et complet de tests de résilience opérationnelle numérique, qui fait partie intégrante du cadre de gestion du risque lié aux TIC visé à l’article 6. 2. Le programme de tests de résilience opérationnelle numérique comprend une série d’évaluations, de tests, de méthodologies, de pratiques et d’outils à appliquer conformément aux articles 25 et 26. 3. Lorsqu’elles exécutent le programme de tests de résilience opérationnelle numérique visé au paragraphe 1 du présent article, les entités financières, autres que les microentreprises, adoptent une approche fondée sur le risque tenant compte des critères énoncés à l’article 4, paragraphe 2, en prenant dûment en considération l’évolution du risque lié aux TIC, tout risque spécifique auquel l’entité financière concernée est ou pourrait être exposée, la criticité des actifs informationnels et des services fournis, ainsi que tout autre facteur que l’entité financière juge approprié. 4. Les entités financières, autres que les microentreprises, veillent à ce que les tests soient effectués par des parties indépendantes internes ou externes. Lorsque les tests sont effectués par un testeur interne, les entités financières leur accordent des ressources suffisantes et veillent à éviter les conflits d’intérêts pendant les phases de conception et d’exécution du test. 5. Les entités financières, autres que les microentreprises, définissent des procédures et des stratégies destinées à hiérarchiser, classer et résoudre tous les problèmes mis en évidence au cours des tests et élaborent des méthodes de validation interne pour veiller à ce que toutes les faiblesses, défaillances ou lacunes recensées soient entièrement corrigées. 6. Les entités financières, autres que les microentreprises, veillent à soumettre, au moins une fois par an, tous les systèmes et applications de TIC qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes à des tests appropriés.
Interprétation opérationnelle :
L'entité doit mettre en place un programme structuré, indépendant, annuel, couvrant tous les systèmes critiques, avec des procédures de priorisation, de résolution et de validation des faiblesses.
Mots-clés : programme de tests résilience opérationnelle risque TIC indépendance annuel criticité correction
Références croisées : article 4 §2 article 6 articles 25 articles 26
Catégorie : Technique
Sujet principal : Mise en place et maintenance d'un programme de tests de résilience opérationnelle numérique
Domaine cybersécurité : Résilience opérationnelle Gestion des incidents Tests de pénétration Évaluation de la continuité
Actifs concernés : systèmes et applications de TIC services critiques actifs informationnels
Périmètre : Entités financières (hors microentreprises)
Exigences clés :
  • Programme complet et réexaminé
  • Approche basée sur le risque
  • Utilisation de parties indépendantes
  • Hiérarchisation et résolution des problèmes
  • Tests annuels des systèmes critiques
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des pannes critiques, perte de confiance, sanctions financières et dommages réputationnels.
Probabilité : 3/5
Les entités financières disposent des moyens mais un programme mal mis en œuvre crée des lacunes.
Détectabilité : 2/5
Les tests obligatoires et les audits permettent une détection rapide des défaillances.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Risk Officer (CRO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Risque TIC IT Conformité Auditeur interne Regulateur
Délai initial : Dans les 12 mois suivant la date d’entrée en vigueur
Délai récurrent : Annuel (au moins une fois par an)
Notification incident : Immédiat après identification du problème
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la identification du problème
Amende max : Non spécifié (sanctions prévues par la législation applicable)
Autres sanctions : Restriction d'activité Sanctions administratives Poursuites pénales Perte de licence
Autorité contrôle : Autorité de contrôle financière (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mettre en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un programme de tests
  • Utilisation de prestataires indépendants
  • Procédures de priorisation et de résolution
  • Validation interne des correctifs
  • Tests annuels obligatoires
Preuves attendues : Documentation du programme Rapports de tests Registre des faiblesses corrigées Attestations de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les tests annuels et les audits permettent une détection rapide des non-conformités.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir le périmètre des systèmes critiques
  • Nommer un responsable du programme
  • Mettre en place des procédures de test indépendantes
  • Élaborer un calendrier de tests annuels
  • Former le personnel concerné
  • Mettre en place un suivi et un reporting des écarts
  • Effectuer des revues de conformité périodiques
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe IT Experts en résilience Outils de test Prestataires externes Temps de gestion
KPI : Taux de couverture des systèmes testés Nombre de faiblesses corrigées dans les délais Temps moyen de résolution Score de conformité du programme
DORA-§04-article25
Résumé : L’article impose aux entités financières et aux microentreprises de mettre en œuvre un programme de tests de résilience opérationnelle numérique sur l’ensemble de leurs outils et systèmes de TIC. Il oblige à réaliser, de façon périodique et à chaque déploiement ou redéploiement d’applications, services ou composants critiques, une série d’évaluations (analyse de vulnérabilité, analyses de sources ouvertes, évaluations de la sécurité réseau, examen de la sécurité physique, questionnaires, balayage logiciel, revue du code source, tests scenarios, compatibilité, performance, bout en bout et pénétration). Les dépositaires centraux de titres et contreparties centrales doivent procéder à ces évaluations avant toute mise en production, tandis que les microentreprises doivent combiner approche risque et planification stratégique, en adaptant les ressources et le timing aux exigences de criticité et à leur capacité à prendre des risques calculés. Le non‑respect expose l’entité à des sanctions …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Exécuter des tests de résilience numérique et évaluer la vulnérabilité avant déploiement.
Intitulé : Tests des outils et systèmes de TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Le programme de tests de résilience opérationnelle numérique visé à l’article 24 prévoit, conformément aux critères énoncés à l’article 4, paragraphe 2, l’exécution de tests appropriés, tels que des évaluations et des analyses de vulnérabilité, des analyses de sources ouvertes, des évaluations de la sécurité des réseaux, des analyses des écarts, des examens de la sécurité physique, des questionnaires et des solutions logicielles de balayage, des examens du code source lorsque cela est possible, des tests fondés sur des scénarios, des tests de compatibilité, des tests de performance, des tests de bout en bout et des tests de pénétration. Les dépositaires centraux de titres et les contreparties centrales procèdent à des évaluations de la vulnérabilité avant tout déploiement ou redéploiement d’applications et composantes d’infrastructures nouvelles ou existantes et de services TIC nouveaux ou existants qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes de l’entité financière. Les microentreprises effectuent les tests visés au paragraphe 1 en combinant une approche fondée sur les risques avec une planification stratégique des tests des TIC, en tenant dûment compte de la nécessité de maintenir une approche équilibrée entre, d’une part, l’ampleur des ressources et le temps à consacrer aux tests des TIC prévus au présent article et, d’autre part, l’urgence, le type de risque, la criticité des actifs informationnels et des services fournis, ainsi que tout autre facteur pertinent, y compris la capacité de l’entité financière à prendre des risques calculés.
Interprétation opérationnelle :
L’entité doit instaurer un programme de tests de résilience numérique couvrant l’ensemble des outils et systèmes TIC, réaliser les évaluations listées à chaque déploiement ou redéploiement des composants critiques, et adapter la fréquence et le niveau de tests aux ressources, au risque et à la criticité des actifs.
Mots-clés : résilience opérationnelle tests de vulnérabilité déploiement évaluation de sécurité microentreprises risques calculés
Références croisées : article 24 article 4 paragraphe 2
Catégorie : Technique
Sujet principal : Tests de résilience opérationnelle des outils et systèmes TIC
Domaine cybersécurité : Analyse de vulnérabilité Tests d'intrusion Évaluation de sécurité Conformité opérationnelle
Actifs concernés : applications composants d'infrastructure services TIC actifs informationnels services fournis
Périmètre : Tous les outils et systèmes de TIC dont le déploiement ou le redéploiement impacte des fonctions critiques ou importantes de l'entité financière, y compris les microentreprises
Exigences clés :
  • Évaluation de vulnérabilité
  • Analyse de sources ouvertes
  • Évaluation de la sécurité réseau
  • Analyse des écarts
  • Examen de la sécurité physique
  • Questionnaires
  • Balayage logiciel
  • Examen du code source
  • Tests scenarios
  • Tests de compatibilité
  • Tests de performance
  • Tests bout en bout
  • Tests de pénétration
Gravité : 4/5
Une défaillance ou une faille non détectée dans les systèmes TIC critiques peut entraîner une perte d’accès aux services financiers, des impacts financiers majeurs et des atteintes à la réputation.
Probabilité : 3/5
Sans programme de tests adéquat, la probabilité d’omission de vulnérabilités critiques est modérée, surtout dans les environnements à forte évolution (déploiements fréquents).
Détectabilité : 4/5
Les faiblesses liées à la configuration ou aux dépendances sont souvent invisibles sans audits spécialisés ou tests de pénétration, rendant la détection difficile sans effort dédié.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la résilience opérationnelle / DSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DSI RSSI Compliance Audit interne Entités financières Microentreprises
Délai initial : À chaque déploiement ou redéploiement d’une application ou d’un composant d’infrastructure TIC
Délai récurrent : Au moins une fois par an ou à chaque changement majeur de criticité
Notification incident : Immédiate après identification d’un incident lié à la non-conformité des tests
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la notification de l’incident
Amende max : N/A
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Restrictions d’accès aux marchés Surveillance accrue
Autorité contrôle : Autorité de contrôle prudentiel (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : Peut imposer des mesures correctives obligatoires
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Programme de tests structuré
  • Méthodologie de gestion des risques
  • Documentation des résultats
  • Audit externe périodique
Preuves attendues : Rapports de tests Analyses de vulnérabilité Plans d’action corrective Certificats de conformité
Fréquence : Annuel ou à chaque changement majeur
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits et revues de conformité, peu visible sans tests spécialisés
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer une politique de tests de résilience
  • Mettre en place un catalogue standardisé de tests (vulnérabilité, source ouverte, réseau, physique, etc.)
  • Former les équipes techniques aux méthodes d’évaluation et aux outils
  • Implémenter un suivi continu des résultats et des indicateurs KPI
  • Effectuer des revues trimestrielles et des audits externes
  • Adapter le planning de tests aux ressources, au risque et à la criticité des actifs
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
DORA-§04-article26
Résumé : L’article impose aux entités financières, à l’exclusion des micro‑entreprises, d’effectuer au moins un test de pénétration fondé sur la menace tous les trois ans, sur des systèmes en production couvrant les fonctions critiques ou importantes, y compris les composants externalisés ou sous‑traités. La portée du test doit être définie en fonction d’une évaluation du risque TIC et validée par les autorités compétentes. L’entité financière demeure responsable de la conformité, même lorsqu’elle s’appuie sur des prestataires tiers, qui doivent être assurés de participer au test ou, le cas échéant, conclure des accords contractuels avec un testeur externe. Après validation des rapports et des plans de mesures correctives, l’entité et les testeurs fournissent à l’autorité une synthèse et une attestation de conformité, permettant la reconnaissance mutuelle des tests entre autorités. Le non‑respect expose l’entité à des sanctions administratives et financières, ainsi qu’à des mesures coercitives…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent réaliser des tests de pénétration avancés tous les trois ans.
Intitulé : Tests avancés d’outils, de systèmes et de processus de TIC basés sur des tests de pénétration fondés sur la menace
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les entités financières, autres que les micro‑entreprises et autres entités visées, doivent effectuer au moins tous les trois ans des tests de pénétration fondés sur la menace sur des systèmes en production, couvrant les fonctions critiques, et inclure les prestataires tiers si nécessaire. Après validation des rapports, elles transmettent à l’autorité une synthèse des conclusions, le plan de mesures correctives et la documentation de conformité, et reçoivent une attestation de conformité.
Interprétation opérationnelle :
L’entité financière doit planifier et exécuter un test de pénétration fondé sur la menace tous les 3 ans (ou selon fréquence ajustée) sur ses systèmes de production, en incluant les fonctions critiques, et doit garantir la participation des prestataires tiers, tout en restant responsable. Après validation des rapports, elle transmet à l'autorité une synthèse des conclusions, le plan de mesures correctives et la documentation de conformité, et reçoit une attestation de conformité.
Mots-clés : Test de pénétration Fondé sur la menace Entité financière Fréquence 3 ans Systèmes de production Fonctions critiques Prestataires tiers Attestation Responsabilité
Références croisées : Article 27 Article 6 (UE) no 1024/2013 Article 9/10 Règlements (UE) no 1093/2010, 1094/2010, 1095/2010
Catégorie : Technique
Sujet principal : Tests de pénétration fondés sur la menace (pentest) des systèmes TIC des entités financières
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes Gestion des risques Conformité réglementaire Évaluation de la vulnérabilité
Actifs concernés : Systèmes d'information Applications critiques Infrastructure réseau Données financières Processus opérationnels
Périmètre : Entités financières (sauf micro‑entreprises) et établissements de crédit importants, ainsi que leurs prestataires tiers de services TIC opérant en UE
Exigences clés :
  • Tests tous les 3 ans (ou fréquence ajustée)
  • Tests sur environnement de production
  • Couverture des fonctions critiques
  • Inclusion des prestataires tiers avec responsabilité
  • Évaluation du profil de risque TIC
  • Évaluation des critères de sélection des entités
  • Attestation de conformité et documentation
Gravité : 5/5
Non-conformité peut entraîner des sanctions lourdes, perte de confiance, risques systémiques pour le secteur financier.
Probabilité : 3/5
La fréquence obligatoire est de 3 ans, mais la complexité et la dépendance aux tiers peuvent entraîner des écarts.
Détectabilité : 4/5
L’absence de test n’est pas immédiatement visible ; la non-conformité peut rester cachée jusqu’à un incident ou audit.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la cybersécurité (CISO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DSI Compliance Autorité de contrôle Prestataires TIC Testeurs externes Entités financières
Délai initial : Au plus tard 3 ans après la mise en conformité initiale (ou selon fréquence ajustée)
Délai récurrent : Tous les 3 ans (ou fréquence adaptée)
Notification incident : Dès que les rapports sont approuvés (sans délai supplémentaire)
Délai correction : À mettre en œuvre dès que le plan est approuvé, avant le prochain test (max 3 ans)
Amende max : Non spécifié dans l’article
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions civiles Responsabilité légale Perte de licence Restrictions d’accès aux marchés
Autorité contrôle : Autorité compétente désignée (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : L’autorité peut imposer des mesures correctives obligatoires
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Programme de tests de pénétration
  • Évaluation du risque TIC
  • Gestion des contrats avec prestataires
  • Formation du personnel
  • Documentation et traçabilité
  • Audit interne
Preuves attendues : Rapports de test Plans de mesures correctives Attestation de conformité Registre des tests Preuves de participation des prestataires Logs d’exécution
Fréquence : Tous les 3 ans (ou fréquence adaptée)
Niveau détection : 1/5
La conformité est clairement vérifiable via les rapports, l’attestation et la documentation fournie à l’autorité.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer le profil de risque TIC et identifier les fonctions critiques
  • Planifier le test (périmètre, calendrier) et désigner le prestataire
  • Mettre en place les accords contractuels avec les prestataires tiers
  • Former les équipes internes à la conduite du test et à la remontée des résultats
  • Exécuter le test en environnement de production
  • Analyser les rapports, valider les plans de mesures correctives
  • Transmettre la synthèse et l’attestation à l’autorité
  • Mettre en œuvre les mesures correctives et assurer le suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe cybersecurity interne Prestataire externe de test de pénétration Outils de simulation Temps de personnel dédié Accès aux systèmes de production
KPI : Taux de couverture des fonctions critiques Délai entre désignation et premier test Nombre de vulnérabilités critiques détectées Taux de mise en œuvre des mesures correctives Date de réception de l’attestation de conformité
DORA-§04-article27
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent uniquement recourir à des testeurs qualifiés.
Intitulé : Exigences applicables aux testeurs afin de réaliser des tests de pénétration fondés sur la menace
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Afin de réaliser des tests de pénétration fondés sur la menace, les entités financières ont uniquement recours à des testeurs qui: a) possèdent l’aptitude et la réputation les plus élevées; b) possèdent des capacités techniques et organisationnelles et justifient d’une expertise spécifique en matière de renseignement sur les menaces, de tests de pénétration et de tests en mode red team; c) sont certifiés par un organisme d’accréditation dans un État membre ou adhèrent à des codes de conduite ou des cadres éthiques formels; d) fournissent une assurance indépendante ou un rapport d’audit ayant trait à la bonne gestion des risques associés à la réalisation de tests de pénétration fondés sur la menace, y compris la protection adéquate des informations confidentielles de l’entité financière et la couverture des risques opérationnels de l’entité financière; e) sont dûment et entièrement couverts par les assurances de responsabilité civile professionnelle pertinentes, y compris contre les risques de mauvaise conduite et de négligence.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent s’assurer que tout testeur utilisé pour un test de pénétration basé sur la menace respecte les critères d’aptitude, de réputation, d’expertise, de certification, d’assurance et de couverture d’assurance responsabilité civile.
Mots-clés : testeurs aptitude réputation expertise certification assurance responsabilité civile
Références croisées : -
Catégorie : Technique
Sujet principal : Tests de pénétration fondés sur la menace
Domaine cybersécurité : Penetration testing Red teaming Threat intelligence Risk management Data protection
Actifs concernés : Informations confidentielles Systèmes informatiques Réseaux Applications Données sensibles
Périmètre : Entités financières (secteur financier)
Exigences clés :
  • Recours exclusif à des testeurs certifiés
  • Expertise en renseignement sur les menaces, tests de pénétration et red team
  • Certification par organisme d’accréditation ou adhésion à cadres éthiques
  • Assurance indépendante couvrant risques de tests et protection des données
  • Couverture d’assurance responsabilité civile incluant mauvaise conduite et négligence
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la confidentialité, intégrité et disponibilité des données financières, avec risque de sanctions regulatories et de pertes financières
Probabilité : 3/5
Risque modéré : la sélection stricte des testeurs peut être difficile à garantir sans processus dédié
Détectabilité : 4/5
La non-conformité peut être difficile à détecter sans audit des documents fournis par le testeur
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la cybersécurité (CISO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction de la cybersécurité Direction juridique Direction financière Équipe IT Auditeurs externes Autorité de contrôle (ex. ACPR)
Délai initial : Avant le lancement du premier test de pénétration
Délai récurrent : À chaque cycle de test (ex. annuel)
Notification incident : Immédiat (dans les 24 heures)
Délai correction : Avant reprise des activités de test, après identification du manquement
Amende max : Non spécifié dans l'article
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle financière (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspension des tests de pénétration
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir un registre des testeurs certifiés
  • Vérifier la certification et l’assurance avant chaque engagement
  • Mettre en place des contrats avec clauses de gestion des résultats
  • Effectuer des audits périodiques de conformité
Preuves attendues : Certificat d’accréditation Rapport d’assurance Attestation de réputation Copie du contrat
Fréquence : Avant chaque engagement de test
Niveau détection : 3/5
Détection via vérification documentaire et audits périodiques; risque de non-detection si les documents sont falsifiés.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Créer un registre officiel des testeurs agréés
  • Mettre en place une procédure d’approbation par l’autorité compétente
  • Vérifier la certification, l’assurance et la réputation de chaque testeur
  • Former les équipes internes à la sélection des testeurs conformes
  • Instaurer des KPI de suivi de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources juridiques Ressources cybersécurité Audit externe Outils de gestion de contrats
KPI : Pourcentage de testeurs certifiés Temps moyen de vérification de l’assurance Nombre de non-conformités détectées Conformité aux exigences de réputation
DORA-§05-article28
Résumé : L’article impose aux entités financières de gérer de façon proactive les risques liés aux prestataires tiers de services TIC (Tecnologies de l’Information et de la Communication). Il impose la création et la mise à jour d’un registre détaillé de tous les contrats TIC, la réalisation d’évaluations de risque avant la signature, la diligence raisonnable lors du choix des fournisseurs, la mise en place de stratégies de sortie et de plans de continuité, ainsi que la notification immédiate des incidents. Le périmètre s’applique à toutes les entités financières (hors micro‑entreprises) opérant dans l’UE, y compris leurs filiales sous‑consolidées. Les sanctions prévues par le règlement (UE) no 1093/2010 et ses délégués incluent des amendes pouvant atteindre plusieurs millions d’euros, des injonctions, des sanctions administratives et une responsabilité civile. Les mesures recommandées comprennent la mise en place d’un registre centralisé, l’évaluation de la criticité des services, le développ…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités financières doivent être pleinement responsables du respect de toutes les obligations du règlement.
Intitulé : Obligation de gestion des risques liés aux prestataires tiers de services TIC dans le secteur financier
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités financières doivent adopter une stratégie de gestion des risques liés aux prestataires tiers de services TIC, tenir un registre des accords contractuels, réaliser des évaluations de risque avant la conclusion des contrats, veiller à la conformité aux normes de sécurité, mettre en place des plans de sortie et notifier en temps utile tout incident.
Interprétation opérationnelle :
Les organisations financières doivent formaliser, documenter et actualiser régulièrement un registre des contrats TIC, évaluer la criticité des services fournis, appliquer une diligence raisonnable lors du choix des fournisseurs, assurer la continuité et la sécurité des services, et disposer de plans de sortie testés.
Mots-clés : gestion des risques prestataires tiers services TIC registre des contrats diligence raisonnable plan de sortie continuité d'activité conformité
Références croisées : article 6 du règlement (UE) no 1093/2010 article 29 du règlement (UE) no 1094/2010 article 16 du règlement (UE) no 1095/2010
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des risques liés aux prestataires tiers de services TIC
Domaine cybersécurité : Sécurité de l'information Continuité d'activité Intégrité des données Confidentialité des données Gestion des tiers
Actifs concernés : contrats TIC enregistrements d'accords processus de sélection plans de continuité
Périmètre : Entités financières (sauf micro‑entreprises) opérant dans l’UE
Exigences clés :
  • Évaluation des risques
  • Registre centralisé des accords
  • Diligence raisonnable
  • Surveillance et audit
  • Plan de sortie
  • Résiliation du contrat
  • Conformité aux normes de sécurité
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la continuité des services financiers, pertes financières, sanctions réglementaires et atteinte à la réputation, ce qui représente une atteinte grave au fonctionnement de l'entité.
Probabilité : 3/5
La complexité des évaluations et la multiplicité des fournisseurs augmentent la probabilité de non‑conformité, mais la présence de procédures internes de contrôle la rend modérément probable.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audits spécifiques et n'est pas toujours visible par des indicateurs automatisés, ce qui la rend peu détectable.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Risk Officer (CRO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Comité de direction Responsable conformité Équipes IT Auditeurs internes Autorités de supervision
Délai initial : Avant la conclusion de tout accord contractuel sur les services TIC
Délai récurrent : Au moins une fois par an pour la mise à jour du registre et l'évaluation des risques
Notification incident : En temps utile, idéalement dans les 24 heures suivant la découverte d'un incident lié au prestataire
Délai correction : Dans les 30 jours suivant l'identification d'un manquement ou d'un risque non conformité
Amende max : Non spécifié dans le texte, les sanctions prévues par le règlement (UE) no 1093/2010 et ses délégués s'appliquent
Autres sanctions : Sanctions administratives Pouvoir d'injonction Sanctions financières Responsabilité civile Sanctions pénales
Autorité contrôle : Commission européenne (et autorités nationales de supervision)
Pouvoir injonction : La Commission peut imposer des mesures correctives, des injonctions de mise en conformité et des sanctions financières
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Contrats signés et archivés Registre des accords à jour Rapports d'audit Plans de sortie testés Preuves de conformité aux normes de sécurité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits internes ou revues de conformité, peu de visibilité automatisée
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un registre centralisé des accords TIC
  • Évaluer la criticité des services TIC fournis
  • Développer et tester périodiquement les plans de sortie
  • Réaliser des audits de conformité au moins une fois par an
  • Actualiser les contrats pour inclure des clauses de conformité et de résiliation
  • Former le personnel aux exigences de gestion des risques TIC
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
DORA-§05-article29
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Évaluer le risque de concentration des services TIC avant la conclusion du contrat
Intitulé : Évaluation préliminaire du risque de concentration de TIC au niveau de l’entité
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Lorsqu’elles procèdent à l’identification et à l’évaluation des risques visés à l’article 28, paragraphe 4, point c), les entités financières déterminent également si la conclusion envisagée d’un accord contractuel portant sur des services TIC qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes déboucherait sur l’une des situations suivantes: a) la conclusion d’un contrat avec un prestataire tiers de services TIC dont les services ne sont pas facilement substituables; ou b) la mise en place de plusieurs accords contractuels relatifs à la fourniture de services TIC qui soutiennent des fonctions critiques ou importantes avec le même prestataire tiers de services TIC ou avec des prestataires tiers de services TIC étroitement liés.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent, lors de l’évaluation des risques, vérifier si la conclusion d’un contrat de services TIC pour des fonctions critiques entraîne une concentration excessive (prestataire non substituable ou multiples contrats avec le même ou entités liées).
Mots-clés : concentration TIC fonctions critiques prestataire tiers substituabilité sous-traitance risque de concentration évaluation des risques contrat résilience numérique
Références croisées : Article 28, paragraphe 4, point c Obligation de gestion du risque TIC Réglementation sur la résilience numérique
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Risque de concentration des services TIC
Domaine cybersécurité : Gestion des tiers Concentration de fournisseurs Sécurité des données Continuité d'activité
Actifs concernés : Services TIC Fonctions critiques Infrastructure numérique
Périmètre : Entités financières (banques, établissements de paiement, assurances) qui utilisent des services TIC pour des fonctions critiques ou importantes
Exigences clés :
  • Évaluer la substituabilité du prestataire
  • Analyser la concentration des contrats avec un même ou entités liées
  • Considérer la sous-traitance et les pays tiers
  • Prendre en compte la législation d’insolvabilité et la récupération des données
  • Respecter la protection des données de l’UE dans les pays tiers
  • Évaluer l’impact sur la surveillance par l’autorité compétente
Gravité : 4/5
Interruption de services critiques, perte financière, atteinte à la réputation et risque d’insolvabilité du prestataire.
Probabilité : 3/5
Concentration fréquente dans les contrats TIC, mais dépend des choix contractuels et de la stratégie de résilience.
Détectabilité : 4/5
La concentration se manifeste surtout dans les contrats et n’est pas visible sans analyse documentaire ou audit.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / Risk Management
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Risk Management DSI Juridique Audit interne Autorité de supervision
Délai initial : Immédiat, dès la phase d’identification des risques
Délai récurrent : Au moins une fois par an ou à chaque modification majeure du contrat
Notification incident : 72 heures après constatation d’un incident lié à la concentration
Délai correction : 30 jours après notification
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension partielle ou totale d’activité Sanctions administratives Pénalités financières
Autorité contrôle : Autorité de contrôle prudentiel (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : L’autorité peut imposer des mesures correctives obligatoires
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation périodique de la concentration des fournisseurs
  • Cartographie des contrats TIC
  • Contrats avec clauses de substitution
  • Clauses de sous-traitance encadrées
  • Audit de la chaîne d’approvisionnement
  • Vérification de la conformité RGPD lors sous-traitance internationale
Preuves attendues : Documents d’évaluation de risque Contrats et annexes Registre des sous-traitants Rapports d’audit
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection possible via revues de contrats et audits, mais pas systématique
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une cartographie exhaustive des contrats TIC
  • Identifier les prestataires non substituables
  • Évaluer la présence de sous-traitants tiers et leurs pays
  • Mettre en place des clauses de sortie et de substitution
  • Intégrer l’évaluation de risque de concentration dans le processus d’onboarding fournisseur
  • Former les équipes juridiques et achats
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe risk/compliance Juridique DSI Outils d’analyse de contrats
KPI : Pourcentage de contrats TIC avec prestataire unique Temps moyen de détection d’une concentration critique Nombre de clauses de substitution implémentées Score de risque de concentration
DORA-§05-article30
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le contrat doit être écrit et contenir les exigences de sécurité et de continuité.
Intitulé : Obligations contractuelles des entités financières vis‑à‑vis des prestataires tiers de services TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les droits et obligations de l’entité financière et du prestataire tiers de services TIC sont définis clairement et consignés par écrit dans un document unique, durable et accessible, incluant les clauses a) à i) relatives à la description des services, la localisation des données, la protection des données, la garantie d’accès en cas d’insolvabilité, les niveaux de service, l’assistance et la coopération avec les autorités, les droits de résiliation, la participation aux formations et aux audits.
Interprétation opérationnelle :
L’entité financière doit s’assurer que chaque contrat avec un prestataire ICT contient, de façon écrite et pérenne, les clauses obligatoires listées (description détaillée des services, localisation et stockage des données, garanties d’accès et de continuité, SLA quantifiés, assistance, coopération avec les autorités, résiliation avec préavis, formation et audit), et que les exigences spécifiques aux fonctions critiques (SLA, plans d’urgence, participation au test de pénétration, droits d’audit) sont intégrées.
Mots-clés : contrat prestataire ICT obligations clauses service critique continuité sécurité transparence audit résiliation plan d'urgence
Références croisées : article 13, paragraphe 6 règlements (UE) no 1093/2010 règlements (UE) no 1094/2010 règlements (UE) no 1095/2010
Catégorie : Contractuelle
Sujet principal : Obligations contractuelles des prestataires tiers de services TIC
Domaine cybersécurité : sécurité des systèmes continuité d'activité protection des données résilience
Actifs concernés : données à caractère personnel services TIC critiques
Périmètre : Entités financières utilisant des services TIC tiers pour fonctions critiques ou importantes
Exigences clés :
  • Clauses contractuelles détaillées
  • Localisation et stockage des données
  • Garantie d'accès et de récupération
  • Niveaux de service (SLA)
  • Assistance et coopération
  • Résiliation et plans de sortie
  • Formation et sensibilisation
Gravité : 4/5
Un contrat non conforme peut entraîner une perte de données, une interruption de services critiques, des sanctions réglementaires et un préjudice réputationnel important.
Probabilité : 3/5
La complexité de la rédaction de clauses conformes et la variabilité de la conformité des prestataires rendent la non‑conformité probable, surtout dans les petites structures.
Détectabilité : 4/5
L’absence ou la mauvaise rédaction des clauses n’est pas toujours visible sans audit ou incident, ce qui rend la détection difficile sans contrôles périodiques.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction juridique et conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique Direction IT Direction conformité Audit interne Autorités de régulation
Délai initial : Avant le démarrage du service TIC
Délai récurrent : Annuel, à chaque révision ou renouvellement du contrat
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la constatation
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la identification de la non‑conformité
Amende max : Non précisé (potentiellement jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel)
Autres sanctions : Sanctions administratives Mise en demeure Suspension ou résiliation du contrat Pénalités financières
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut imposer des mesures correctives, des amendes et, le cas échéant, la suspension du contrat.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Clauses contractuelles types
  • Audit contractuel périodique
  • Vérification de la conformité des SLA
  • Formation du personnel aux exigences de sécurité
Preuves attendues : Contrats écrits et signés Annexes de niveaux de service Rapports d’audit Preuves de localisation et de stockage des données Documentation des plans d’urgence
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les écarts sont généralement découverts lors d’audits contractuels ou d’incidents, ce qui rend la détection raisonnablement aisée avec un contrôle régulier.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les services TIC critiques et recenser les contrats associés
  • Évaluer la conformité des contrats existants par rapport aux clauses obligatoires
  • Mettre à jour ou rédiger les clauses manquantes (description, localisation, SLA, garantie d’accès, assistance, résiliation, formation)
  • Instaurer un processus d’audit contractuel annuel
  • Former les équipes juridiques et techniques aux exigences de sécurité et de continuité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts ICT Outils d’audit contractuel Programme de formation
KPI : Pourcentage de contrats conformes aux exigences Délai moyen de mise à jour du contrat après identification d’une non‑conformité Nombre d’audits contractuels réalisés par an Taux de respect des SLA et des plans d’urgence
DORA-§05-article31
Résumé : L’article impose aux autorités compétentes (les AES) de désigner, sur la base d’une évaluation commune avec le forum de supervision, les prestataires tiers de services TIC jugés critiques pour le secteur financier. La désignation repose sur des critères objectifs (effet systémique, dépendance des entités, substitutabilité, difficultés de migration) et ne devient effective qu’après l’adoption d’un acte délégué de la Commission avant le 17 juillet 2024. Les prestataires ainsi désignés doivent être surveillés, notifier toute modification de direction de leur filiale UE, et les entités financières ne peuvent recourir à eux que si une filiale est présente dans l’Union dans les douze mois suivant la désignation. La Commission peut compléter les critères par un acte délégué. Le non‑respect expose à des sanctions administratives, éventuellement à des restrictions d’accès ou à des amendes, bien que le montant maximal ne soit pas précisé. Un registre annuel des prestataires critiques doit être …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : AES doit désigner les prestataires tiers critiques et en désigner le superviseur principal.
Intitulé : Désignation de prestataires tiers critiques de services TIC
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Les AES, agissant par l’intermédiaire du comité mixte et sur recommandation du forum de supervision, désignent les prestataires tiers de services TIC qui sont critiques pour les entités financières, à l’issue d’une évaluation tenant compte des critères précisés au paragraphe 2; la désignation n’est effective que si la Commission adopte un acte délégué avant le 17 juillet 2024.
Interprétation opérationnelle :
L’autorité doit évaluer et désignner formellement les fournisseurs de services TIC jugés critiques, selon des critères de criticité, de dépendance et de substituabilité, et ce dés que la Commission adopte un acte délégué (au plus tard le 17/07/2024).
Mots-clés : ['prestataire tiers', 'critique', 'services TIC', 'AES', 'critères d’évaluation', 'acte délégué', 'forum de supervision', 'délais', 'subsidiary UE', 'notification']
Références croisées : article 32 article 57 article 127 article 28
Catégorie : Technique
Sujet principal : Désignation et supervision des prestataires tiers critiques de services TIC dans le secteur financier
Domaine cybersécurité : continuité des services stabilité financière risque systémique gestion des tiers sécurité des données
Actifs concernés : services TIC infrastructure financière données financières applications bancaires
Périmètre : Entreprises financières (banques, assurances, institutions financières) opérant dans l’Union européenne
Exigences clés :
  • Évaluation des critères de criticité
  • Désignation formelle par l’autorité
  • Suivi et notification des changements
  • Exigence de filiale UE pour les prestataires critiques
  • Mise à jour annuelle de la liste
Gravité : 5/5
Un dysfonctionnement d’un prestataire critique pourrait entraîner une perturbation systémique du système financier, affectant de nombreuses entités et menaçant la stabilité globale.
Probabilité : 3/5
La complexité de l’évaluation et l’attente d’un acte délégué augmentent la probabilité d’une non–conformité, mais la régulation reste clairement encadrée.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité (absence de filiale UE, mauvaise évaluation) est difficile à détecter sans audits spécifiques et comparaison avec la liste publiée.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : AES
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : AES Comité mixte Forum de supervision Entités financières Prestataires tiers Commission européenne
Délai initial : Un mois après la notification de la désignation
Délai récurrent : Mise à jour annuelle de la liste des prestataires critiques
Notification incident : 30 jours civils après la survenue d’un changement de direction de la filiale UE
Délai correction : 30 jours civils après la notification du superviseur pour toute correction requise
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Restrictions d’accès aux services Obligation de mise en conformité
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour garantir la conformité aux exigences de désignation et de suivi
Recours : Recours administratif envers la Commission Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation périodique de la criticité des fournisseurs
  • Mise en place d’un registre des prestataires critiques
  • Contrôle de la présence d’une filiale UE
  • Audits de conformité annuels
  • Processus de notification des changements de direction
Preuves attendues : Rapports d’évaluation Liste publiée des prestataires critiques Documentation de la filiale UE Attestations de conformité Registres de notification
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La détection requiert des audits ciblés et la comparaison avec la liste annuelle publiée.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Actualiser et publier chaque année la liste des prestataires critiques
  • Vérifier la conformité des contrats (exigence de filiale UE)
  • Mettre en place un suivi des changements de direction des prestataires
  • Former le personnel concerné aux exigences de désignation et de supervision
  • Établir des indicateurs de conformité et de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Expertise juridique Outils de gestion de la liste Support informatique
KPI : Pourcentage de prestataires critiques conformes à l’exigence de filiale UE Délai moyen de mise à jour de la liste Nombre d’incidents de gestion de direction notifiés Taux de conformité des évaluations de criticité
DORA-§05-article32
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Publier les orientations de coopération entre AES et autorités compétentes avant le 17 juillet 2024
Intitulé : Création et missions du forum de supervision des prestataires tiers critiques de services TIC dans le secteur financier de l’Union européenne
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le forum de supervision, institué par le comité mixte, prépare les projets de positions communes et d’actes communs, évalue annuellement les résultats, soumet des indices de référence, et se compose selon les critères définis.
Interprétation opérationnelle :
Le forum doit être constitué, organiser des évaluations annuelles, produire des indices de référence et publier les orientations de coopération avant le 17 juillet 2024, tout en assurant un suivi continu des prestataires tiers critiques.
Mots-clés : forum de supervision prestataires tiers risques TIC évaluation annuelle indices de référence composition orientation coopération
Références croisées : Règlement (UE) no 1093/2010 Règlement (UE) no 1094/2010 Règlement (UE) no 1095/2010 Directive (UE) 2022/2555
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Supervision des prestataires tiers critiques de services TIC
Domaine cybersécurité : Gestion du risque Résilience opérationnelle Sécurité des TIC Concentration informatique
Actifs concernés : Prestataires de services TIC Entités financières Autorités de supervision Experts indépendants
Périmètre : Union européenne – secteurs financiers – prestataires tiers critiques de services TIC
Exigences clés :
  • Création du forum de supervision
  • Évaluation collective annuelle
  • Émission d’indices de référence
  • Composition définie
  • Échanges d’informations avec les AES
  • Publication d’orientations de coopération
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la résilience numérique, la stabilité financière et la confiance des consommateurs en cas d’échec de la supervision des prestataires critiques.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : le forum peut être mal constitué, ne pas réaliser les évaluations ou ne pas publier les indices à temps.
Détectabilité : 2/5
Les écarts sont aisément détectables via les rapports annuels, les audits et les indices publiés.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Comité mixte
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : AES Autorités compétentes des États membres Commission européenne CERS BCE ENISA Experts indépendants États membres
Délai initial : 17 juillet 2024
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : N/A
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un forum de supervision
  • Évaluation annuelle des résultats
  • Émission d’indices de référence
  • Publication d’orientations de coopération
  • Suivi des échanges d’informations
Preuves attendues : Rapports annuels du forum Indices de référence publiés Liste des membres du forum Comptes rendus d’évaluation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection aisée via les rapports publics et les audits de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Constituer le forum de supervision conformément aux critères de composition
  • Établir le calendrier d’évaluation annuelle et les processus de collecte de données
  • Développer et publier les indices de référence avant le 17 juillet 2024
  • Rédiger et publier les orientations de coopération avec les autorités compétentes
  • Mettre en place un système de suivi et de reporting des indicateurs KPI
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (juridiques, analytiques) Outils de gestion de projet et de reporting Accès aux données des AES Expertise en droit de l’UE et cybersécurité
KPI : Nombre d’évaluations annuelles réalisées Respect du délai de publication des orientations (17 juillet 2024) Existence et conformité du forum (composition, réunions) Qualité et pertinence des indices de référence Taux de partage d’informations avec les AES
DORA-§05-article33
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le superviseur principal doit superviser et évaluer les prestataires tiers critiques de services TIC.
Intitulé : Obligation de supervision des prestataires tiers critiques de services TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le superviseur principal, désigné conformément à l’article 31, paragraphe 1, point b), assure la supervision des prestataires tiers critiques de services TIC assignés et est, aux fins de toutes les questions liées à la supervision, le premier point de contact de ces prestataires. L’évaluation porte sur les exigences de sécurité, disponibilité, continuité, extensibilité et qualité des services TIC, la sécurité physique, la gestion des risques (politiques, continuité, plans de réponse), la gouvernance (responsabilités, imputabilité), le recensement et la notification des incidents ICT, la portabilité des données et applications, les tests et audits ICT, ainsi que l’usage des normes nationales et internationales.
Interprétation opérationnelle :
Le superviseur doit vérifier que chaque prestataire critique dispose de contrôles ICT robustes (sécurité, disponibilité, continuité, gouvernance, gestion des incidents, portabilité, tests/audits) et doit chaque année élaborer, communiquer et adopter un plan de supervision détaillé, après avoir laissé au prestataire 15 jours pour présenter une déclaration motivée.
Mots-clés : supervision prestataire tiers critique TIC risque sécurité continuité gouvernance plan de supervision
Références croisées : Article 31 Article 34
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Supervision des prestataires tiers critiques de services TIC
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes Disponibilité Intégrité Confidentialité Résilience
Actifs concernés : services TIC infrastructure TIC données
Périmètre : Entités financières et leurs prestataires critiques de services TIC
Exigences clés :
  • Évaluation des règles et procédures de gestion du risque ICT
  • Vérification de la sécurité physique
  • Gestion des incidents ICT
  • Portabilité des données et applications
  • Tests et audits ICT
  • Utilisation de normes nationales et internationales
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la continuité des services financiers, la stabilité du marché et la conformité réglementaire en cas de défaillance ICT.
Probabilité : 3/5
De nombreux prestataires manquent de contrôles ICT matures, ce qui rend la non‑conformité probable.
Détectabilité : 3/5
Le risque est détectable via audits, tests et monitoring, mais peut rester caché sans évaluation régulière.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de supervision (ex. ACPR)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Superviseur principal Prestataires tiers critiques Entités financières Autorités de régulation
Délai initial : Annuel (plan de supervision adopté chaque année)
Délai récurrent : Annuel (mise à jour du plan)
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la détection
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la notification
Amende max : N/A
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait de l’agrément Sanctions administratives Poursuites judiciaires
Autorité contrôle : Autorité de supervision (ex. ACPR)
Pouvoir injonction : Non prévu dans l’article
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audit complet des contrôles ICT
  • Évaluation des politiques de sécurité
  • Tests d’intrusion
  • Audit de conformité
  • Mise en place de plans de continuité
  • Gestion des incidents
  • Surveillance continue
Preuves attendues : Documents de politique ICT Rapports d’audit Registres d’incidents Plans de reprise Preuves de tests et audits
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Risque modérément détectable via audits et tests planifiés
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser un audit complet des contrôles ICT du prestataire
  • Élaborer un plan de supervision détaillé avec indicateurs KPI
  • Mettre en place des mécanismes de suivi continu
  • Former le personnel du prestataire aux exigences de sécurité et de continuité
  • Mettre à jour les politiques de gestion des risques ICT
  • Assurer la portabilité des données et applications
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Auditeur ICT Analyste conformité Experts en sécurité Outils de monitoring Temps du superviseur
KPI : Taux de conformité aux exigences ICT Délai de réponse aux incidents Nombre d’incidents critiques détectés Disponibilité des services Résultats des tests d’audit
DORA-§05-article34
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Mettre en place un réseau de supervision commun
Intitulé : Coordination opérationnelle entre superviseurs principaux
Type : Dérivée
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les trois superviseurs principaux désignés selon l’article 31, paragraphe 1, point b), mettent en place un réseau de supervision commun pour assurer la coordination de leurs activités lors de la supervision des prestataires tiers critiques de services TIC et lors de toute action qui pourrait s’avérer nécessaire en vertu de l’article 42. Ils élaborent un protocole de supervision commun précisant les procédures détaillées à suivre pour assurer la coordination quotidienne et permettent des échanges et des réactions rapides. Le protocole est révisé périodiquement pour tenir compte des besoins opérationnels, en particulier de l’évolution des modalités pratiques de supervision. Les superviseurs principaux peuvent, sur une base ad hoc, demander à la BCE et à l’ENISA de fournir des conseils techniques, de partager leur expérience pratique ou de participer à des réunions de coordination spécifiques du réseau de supervision commun.
Interprétation opérationnelle :
Les superviseurs doivent créer un réseau de coordination, formaliser un protocole quotidien révisé régulièrement, et pouvoir solliciter la BCE/ENISA pour des conseils ou participer à des réunions de coordination.
Mots-clés : supervision coordination réseau protocole BCE ENISA prestataires tiers TIC article 31 article 42
Références croisées : Article 31, paragraphe 1, point b) Article 42
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coordination des superviseurs principaux
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Supervision Conformité
Actifs concernés : Prestataires tiers de services TIC Superviseurs principaux Réseau de supervision
Périmètre : Supervision des prestataires critiques de services TIC au sein de l'UE (obligation BCE/ENISA)
Exigences clés :
  • Mise en place d'un réseau de supervision commun
  • Élaboration et révision périodique d'un protocole de coordination
  • Possibilité de solliciter BCE/ENISA pour conseils ou participation
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la cohérence et l’efficacité de la supervision des prestataires TIC critiques, pouvant entraîner des dysfonctionnements systémiques et des non‑conformités regulatories.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : la mise en place d’un réseau et d’un protocole nécessite des ressources et une discipline organisationnelle, mais n’est pas obligatoire par une norme technique stricte.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit interne ou contrôle externe, car le réseau et le protocole sont internes et non directement observables.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la supervision (BCE/ENISA)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Superviseurs principaux BCE ENISA Prestataires tiers Autorités de régulation
Délai initial : Immédiat (dès la désignation des superviseurs)
Délai récurrent : Périodique (au moins une fois par an) pour la révision du protocole
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat après identification d’un manquement au protocole
Amende max : N/A
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Retrait d’agrément
Autorité contrôle : Banque centrale européenne (BCE) et Autorité nationale de la sécurité des systèmes d'information (ENISA)
Pouvoir injonction : Aucun pouvoir d’injonction direct, mais la BCE/ENISA peuvent imposer des mesures correctives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un réseau de supervision commun
  • Élaboration d'un protocole de coordination
  • Réunions de coordination ad hoc
  • Demande de conseils à BCE/ENISA
Preuves attendues : Document de protocole Registre des réunions Rapports d'activité du réseau Correspondance avec BCE/ENISA
Fréquence : Périodique (annuelle) et ad hoc
Niveau détection : 2/5
Le respect du protocole et la présence du réseau sont vérifiables via les documents et les rapports d'activité, ce qui rend la détection relativement aisée.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner les trois superviseurs principaux
  • Créer le réseau de supervision commun
  • Rédiger le protocole de coordination
  • Planifier des réunions de coordination régulières
  • Établir un canal de communication avec BCE/ENISA
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Temps de coordination Outils de collaboration Expertise technique BCE/ENISA Support administratif
KPI : Nombre de réunions de coordination tenues Temps de réponse aux demandes de conseils Conformité au protocole (audit) État du registre des activités du réseau
DORA-§05-article35
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le prestataire tiers doit coopérer et appliquer les mesures du superviseur ou être sanctionné.
Intitulé : Pouvoirs du superviseur principal
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le superviseur principal dispose des pouvoirs pour demander les informations et documents (art. 37), mener des inspections (art. 38‑39), obtenir des rapports sur les mesures prises (art. 38c), formuler des recommandations en matière de sécurité et de sous‑traitance (art. 33‑3), refuser ou encadrer toute sous‑traitance jugée risquée (art. 38d‑iv), et imposer une astreinte journalière jusqu’à 1 % du CA quotidien moyen mondial du prestataire (art. 6‑7) après un préavis de 30 jours et un délai de 30 jours pour la mise en conformité.
Interprétation opérationnelle :
Le superviseur principal peut exiger des informations, réaliser des inspections, demander des rapports détaillés, recommander des mesures de sécurité (correctifs, chiffrement, etc.), contrôler la sous‑traitance et, en cas de non‑respect, appliquer une astreinte journalière de 1 % du chiffre d’affaires quotidien moyen mondial du prestataire, calculée pendant jusqu’à six mois, après un préavis de 30 jours et un délai de 30 jours pour corriger.
Mots-clés : superviseur principal prestataire tiers critique pouvoirs de supervision inspection rapport recommandation sous-traitance astreinte coopération non-conformité directive UE 2022/2555 forum de supervision droit de défense accès au dossier
Références croisées : article 37 article 38 article 39 article 41 directive (UE) 2022/2555
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Pouvoirs de supervision des prestataires critiques de services TIC
Domaine cybersécurité : sécurité des services TIC gestion des risques conformité réglementaire notification d'incidents sous-traitance
Actifs concernés : prestataires tiers critiques de services TIC entités financières infrastructure TIC
Périmètre : Services TIC fournis aux entités financières de l’Union européenne, y compris sous‑traitance et fournisseurs tiers dans pays tiers
Exigences clés :
  • demande d’informations et documents
  • inspections et enquêtes
  • obtention de rapports d’actions correctives
  • formulation de recommandations de sécurité
  • contrôle de la sous‑traitance
  • imposition d’astreintes journalières
  • coordination avec le réseau de supervision et la directive UE 2022/2555
  • respect du droit de défense et de l’accès au dossier
Gravité : 4/5
Un défaut de supervision peut entraîner des défaillances critiques, des concentrations informatiques et menacer la stabilité financière de l’Union.
Probabilité : 3/5
La probabilité que le superviseur ne puisse pas exercer efficacement ses pouvoirs, en raison de coordination ou de ressources, est modérée.
Détectabilité : 4/5
L’absence de supervision ou de conformité reste souvent invisible jusqu’à ce qu’un incident majeur survienne, rendant la détection difficile sans audit.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de supervision principale (ex. ESMA ou autorité nationale compétente)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Superviseur principal Prestataires tiers critiques de services TIC Entités financières Autorités compétentes Forum de supervision Réseau de supervision commun
Délai initial : 30 jours civils (pour répondre aux recommandations et fournir les informations demandées)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : au moins 30 jours civils après notification des mesures d’astreinte
Amende max : 1 % du chiffre d’affaires quotidien moyen mondial du prestataire au cours de l’exercice précédent
Autres sanctions : astreinte journalière publication de l’astreinte action en justice pour exécution forcée sanctions administratives
Autorité contrôle : Superviseur principal
Pouvoir injonction : Pouvoir d’imposer une astreinte administrative journalière jusqu’à 1 % du CA quotidien moyen mondial, exécutable par voie d’exécution forcée.
Recours : droit de défense demande d’examen du dossier recours administratif recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • demande d’informations et de documents
  • inspections et enquêtes
  • élaboration de rapports d’actions correctives
  • formulation de recommandations de sécurité
  • contrôle de la sous‑traitance
  • mise en place d’astreintes journalières
  • coordination avec le réseau de supervision
  • consultation de la directive UE 2022/2555
  • respect du droit d’accès au dossier et du droit de défense
Preuves attendues : documents demandés rapports d’inspection relevés de mesures correctives attestations de conformité registres de sous‑traitance justificatifs de coopération
Fréquence : Ponctuelle (à chaque inspection ou demande) et continue (surveillance permanente)
Niveau détection : 4/5
La non‑conformité peut rester invisible jusqu’à ce qu’une défaillance critique survienne; la détection dépend surtout des audits et des rapports fournis.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un catalogue d’informations à fournir aux superviseurs
  • Mettre en place un système de suivi des recommandations et des délais de réponse (30 jours)
  • Développer une procédure interne de gestion des sous‑traitances critiques
  • Former le personnel aux exigences de coopération et aux droits de défense
  • Instaurer une veille sur les astreintes et le calcul du CA quotidien moyen
  • Assurer la transparence et la publication des sanctions
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : équipe juridique analystes conformité experts cybersécurité outils de gestion documentaire formation
KPI : délai de réponse aux demandes du superviseur (<30 jours) nombre d’astreintes infligées pourcentage de sous‑traitance contrôlée taux de conformité aux recommandations de sécurité existence d’un registre d’audit des inspections
DORA-§05-article36
Résumé : L’article définit les conditions dans lesquelles le superviseur principal de l’Union peut exercer ses pouvoirs de supervision à l’extérieur de l’Union, notamment dans des locaux détenus ou utilisés par un prestataire critique de services TIC pour les entités financières de l’Union. Il impose que l’inspection soit nécessaire, directement liée aux services TIC fournis aux établissements financiers, que le prestataire y consente et que l’autorité du pays tiers soit informée sans objection. L’article prévoit également la conclusion d’accords de coopération administrative entre les autorités européennes (ABE, AEMF, AEAPP) et les autorités des pays tiers, précisant procédures de coordination, transmission d’informations, notification rapide des infractions, mise à jour réglementaire et participation d’un représentant local. Enfin, il indique que, en cas d’incapacité du superviseur à réaliser les inspections, il doit se baser sur les faits disponibles et documenter les conséquences, qui sero…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le superviseur principal doit exercer ses pouvoirs et documenter les conséquences en cas d’incapacité.
Intitulé : Exercice des pouvoirs du superviseur principal en dehors de l’Union
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le superviseur principal peut exercer les pouvoirs prévus aux articles 35(1) a) et b) dans tout local situé dans un pays tiers détenu ou utilisé par un prestataire tiers critique de services TIC pour les entités financières de l’Union, à condition que (i) l’inspection soit nécessaire pour accomplir ses missions, (ii) elle soit liée à la fourniture de services TIC aux entités financières de l’Union, (iii) le prestataire accepte l’inspection, et (iv) l’autorité du pays tiers soit informée et n’y oppose aucune objection.
Interprétation opérationnelle :
Le superviseur peut réaliser des inspections sur site dans un pays tiers, à condition que le prestataire concerné y consente et que l’autorité locale soit informée et accepte, afin de garantir la supervision des services TIC fournis aux institutions financières de l’Union.
Mots-clés : Supervision Pouvoirs Pays tiers Prestataire critique ICT Consentement Autorité locale Coopération administrative
Références croisées : Article 35 paragraphe 1 a) et b) Article 38 paragraphe 2 a) b) d) Article 39 paragraphe 1 et 2 a) Article 37
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Exercice des pouvoirs de supervision hors de l’Union
Domaine cybersécurité : Cybersécurité Gestion des tiers
Actifs concernés : Prestataire tiers critique de services TIC Établissements financiers de l’Union
Périmètre : Inspection de locaux situés dans un pays tiers utilisé par un prestataire critique de services TIC pour les entités financières de l’Union
Exigences clés :
  • Consentement du prestataire
  • Information et absence d’objection de l’autorité du pays tiers
  • Lien direct avec la fourniture de services TIC aux entités financières de l’Union
  • Respect des procédures de coopération administrative
Gravité : 4/5
Une inspection non réalisée ou un contrôle inadéquat dans un pays tiers peut compromettre la supervision des services critiques, exposer les entités financières à des risques de cybersécurité et entraîner des sanctions réglementaires.
Probabilité : 3/5
Le respect des conditions (consentement, information) est généralement possible, mais la complexité juridique et la nécessité de coordination internationale augmentent le risque de non‑conformité.
Détectabilité : 4/5
L’absence d’inspection sur site dans un pays tiers rend la détection des manquements difficile, sauf via audits ou signalements.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Superviseur principal de l’Union (ex. ABE, AEMF, AEAPP)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Superviseur principal Prestataire tiers critique Autorité du pays tiers Entités financières de l’Union ABE/AEMF/AEAPP
Délai initial : Immédiate (< 1 mois) – le superviseur doit obtenir le consentement du prestataire et informer l’autorité du pays tiers avant toute inspection.
Délai récurrent : Non applicable (inspection ponctuelle)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Restriction d’accès aux locaux Suspension des activités de supervision Sanctions administratives
Autorité contrôle : ABE / AEMF / AEAPP (autorités de supervision européennes)
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité nationale Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Obtenir le consentement écrit du prestataire
  • Informer l’autorité du pays tiers et attendre son aval
  • Établir un accord de coopération administrative
  • Documenter l’inspection et les constats
  • Mettre en place des procédures de transmission d’informations
Preuves attendues : Consentement écrit du prestataire Courriel ou notification officielle de l’autorité du pays tiers Procès‑verbal d’inspection Rapports de conformité
Fréquence : Ponctuelle (à chaque inspection)
Niveau détection : 4/5
L’efficacité de la détection dépend de la coopération du prestataire et de l’autorité locale ; sans accord de coopération, la détection reste difficile.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Négocier et formaliser des accords de coopération avec les autorités des pays tiers
  • Mettre en place un processus d’obtention du consentement du prestataire avant toute inspection
  • Former les équipes de supervision aux exigences légales des pays tiers
  • Établir des canaux de transmission d’informations rapides et sécurisés
  • Réaliser des inspections de suivi pour vérifier la conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Experts juridiques internationaux Traducteurs Equipe de supervision Outils de communication sécurisée
KPI : Temps moyen d’obtention du consentement du prestataire Nombre d’accords de coopération signés Taux de conformité des inspections à distance Délai entre notification et réception de l’avis de l’autorité du pays tiers
DORA-§05-article37
Résumé : L’article impose au superviseur principal d’exiger, par demande simple ou par décision, la remise de toutes les informations nécessaires à l’exécution de ses missions par les prestataires tiers critiques de services TIC (ICT). Il doit préciser le but, la nature des documents (contrats, rapports d’audit, incidents, informations sur les sous‑traitants) et fixer un délai de transmission, tout en rappelant que toute réponse volontaire doit être exacte et complète. Le prestataire reste responsable de l’exactitude des données et le superviseur transmet la décision aux autorités compétentes des entités financières concernées ainsi qu’au réseau de supervision. Le non‑respect expose à des sanctions prévues à l’article 35 §6, incluant des amendes et des mesures coercitives, et ouvre des recours devant la commission de recours de l’AES et la Cour de justice de l’UE. Le risque inhérent est élevé (score 48), avec gravité 4, probabilité 3 et détectabilité 4, classant le risque comme « Élevé ». La c…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le superviseur principal doit exiger et obtenir des informations des prestataires tiers critiques.
Intitulé : Obligation de remise d'informations aux prestataires critiques de services TIC
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Le superviseur principal peut, sur simple demande ou par voie de décision, exiger des prestataires tiers critiques de services TIC qu’ils fournissent toutes les informations nécessaires à l’exécution des tâches qui lui incombent en vertu du présent règlement, notamment tous les documents commerciaux ou opérationnels, contrats, documents stratégiques, rapports d’audit de sécurité des TIC, rapports d’incidents liés aux TIC, ainsi que toute information relative aux parties auxquelles le prestataire tiers critique de services TIC a externalisé des fonctions ou activités opérationnelles.
Interprétation opérationnelle :
Le superviseur peut demander, directement ou par décision, aux fournisseurs critiques de services TIC de transmettre, dans le délai indiqué, l’ensemble des documents et informations requis pour superviser leurs activités, y compris contrats, rapports de sécurité et incidents, et données sur les sous‑traitants.
Mots-clés : superviseur principal prestataires tiers critiques de services TIC information demande décision documents rapports d’audit rapports d’incidents externalisation obligation
Références croisées : article 35 paragraphe 6 articles 60, 61 du règlement (UE) no 1093/2010 articles 60, 61 du règlement (UE) no 1094/2010 articles 60, 61 du règlement (UE) no 1095/2010
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Exigence d’information et de transparence vis-à-vis des prestataires critiques de services TIC
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'information Gestion des risques Conformité réglementaire Supervision des prestataires
Actifs concernés : Données commerciales Contrats Documents stratégiques Rapports d’audit de sécurité Rapports d’incidents Informations sur les sous-traitants
Périmètre : Obligation s’applique aux prestataires tiers critiques de services TIC desservant des entités financières réglementées
Exigences clés :
  • Demande d’informations par simple demande ou décision
  • Information sur les documents, contrats, rapports de sécurité et d’incidents
  • Obligation de ne pas fournir d’informations inexactes ou trompeuses
  • Transmission de la décision aux autorités compétentes et au réseau de supervision
Gravité : 4/5
L’absence d’informations adéquates compromet la capacité de supervision, peut entraîner des sanctions financières, des failles de sécurité et une perte de confiance des autorités et des clients.
Probabilité : 3/5
Les prestataires peuvent ignorer ou retarder la transmission des informations, surtout si les procédures internes ne sont pas établies, mais le cadre juridique et les sanctions réduisent la probabilité.
Détectabilité : 4/5
La non‑fourniture n’est pas immédiatement visible ; la détection dépend généralement d’audits ou de contrôles périodiques.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de supervision (ex: ACPR)
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Superviseur principal Prestataires tiers critiques de services TIC Entités financières Autorités compétentes Réseau de supervision commun Avocats Auditeurs
Délai initial : Immédiat
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Délai fixé par le superviseur, généralement 15 jours ouvrés
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Responsabilité civile Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de supervision (ex: ACPR)
Pouvoir injonction : Ordre de suspension ou de restriction d’activité du prestataire en cas de non‑conformité
Recours : Recours devant la commission de recours de l’ACPR Recours devant la Cour de justice de l’Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures de réponse aux demandes d’information
  • Gestion documentaire centralisée
  • Contrôle d’accès aux informations sensibles
  • Formation du personnel aux exigences de transparence
Preuves attendues : Contrats de fourniture d’information Registres des réponses aux demandes Rapports d’audit de conformité Preuves de transmission des documents
Fréquence : Ponctuelle (à chaque demande)
Niveau détection : 4/5
La non‑fourniture d’informations n’est pas visible en temps réel ; la détection dépend d’audits ou de contrôles périodiques.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un registre des demandes d’information
  • Mettre en place des processus internes de collecte et de transmission des documents requis
  • Former les équipes juridiques et opérationnelles aux exigences
  • Définir des SLA internes pour la réponse aux demandes
  • Mettre en place des contrôles de conformité et des rapports de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel juridique Ressources IT pour la gestion documentaire Formation Outils de suivi
KPI : Temps moyen de réponse à une demande d’information Pourcentage de demandes complètes et conformes Nombre de sanctions ou amendes infligées Taux de conformité aux rapports d’audit
DORA-§05-article38
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Pouvoirs d’enquête du superviseur principal sur les prestataires tiers critiques de services TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Afin d’exercer les fonctions qui lui incombent en vertu du présent règlement, le superviseur principal, assisté de l’équipe d’examen conjoint visée à l’article 40, paragraphe 1, peut, si nécessaire, mener des enquêtes auprès des prestataires tiers critiques de services TIC. Le superviseur principal a le pouvoir: a) d’examiner les dossiers, données, procédures et tout autre document pertinent pour l’exécution de ses tâches, quel qu’en soit le support; b) de prendre ou d’obtenir des copies certifiées conformes ou de prélever des extraits de ces dossiers, données, procédures documentées et tout autre document; c) de convoquer les représentants du prestataire tiers critique de services TIC et de leur demander de fournir oralement ou par écrit des explications sur des faits ou des documents en rapport avec l’objet et le but de l’enquête, et d’enregistrer leurs réponses; d) d’interroger toute autre personne physique ou morale qui accepte de l’être aux fins de recueillir des informations concernant l’objet d’une enquête; e) de demander les enregistrements des échanges téléphoniques et de données. Le mandat écrit doit préciser l’objet et le but de l’enquête, les astreintes prévues à l’article 35, paragraphe 6, ainsi que les voies de recours (UE 1093/2010, 1094/2010, 1095/2010) et le droit de recours devant la Cour de justice. Le superviseur informe les autorités compétentes des entités financières utilisatrices du service TIC et transmet toutes les informations au réseau de supervision commun.
Interprétation opérationnelle :
Le superviseur principal, grâce à un mandat écrit, peut mener des investigations sur les prestataires critiques, exercer des pouvoirs d’accès, de saisie et d’interrogation, et impose aux représentants l’obligation de coopération, sous peine d’astreintes.
Mots-clés : Enquête Superviseur principal Prestataire tiers critique Pouvoirs d'investigation Mandat écrit Astreintes Coopération Notification Réseau de supervision
Références croisées : Règlement (UE) no 1093/2010 (UE) no 1094/2010 (UE) no 1095/2010 Article 35 paragraphe 6
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Pouvoirs d’enquête du superviseur principal sur les prestataires critiques de services TIC
Domaine cybersécurité : Gestion des tiers Conformité réglementaire Sécurité des services TIC
Actifs concernés : Prestataire tiers critique de services TIC Données et documents du prestataire Systèmes de communication (téléphonie)
Périmètre : Obligations de supervision et d’enquête du superviseur principal dans le cadre du règlement sur les services critiques
Exigences clés :
  • Obtention d’un mandat écrit
  • Accès aux dossiers et données
  • Prise de copies certifiées
  • Convocation et interrogation des représentants
  • Demande d’enregistrements téléphoniques
  • Astreintes et sanctions en cas de non‑coopération
Gravité : 3/5
Non‑conformité peut entraîner des sanctions financières, des restrictions d’accès aux services critiques et nuire à la confiance des acteurs financiers.
Probabilité : 3/5
Les manquements à la coopération sont probables lors d’enquêtes, surtout si le prestataire hésite à fournir les documents ou à répondre aux questions.
Détectabilité : 2/5
Les irrégularités sont généralement décelées lors de l’enquête, mais peuvent rester cachées tant que le superviseur n’intervient pas.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Superviseur principal
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Superviseur principal Équipes d’examen conjoint Prestataires tiers critiques de services TIC Autorités compétentes Réseau de supervision commun Entités financières utilisatrices
Délai initial : Immédiat avant le lancement de l’enquête (information des autorités et du réseau de supervision)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Astreintes financières Sanctions administratives Restrictions d’accès aux services Obligation de coopération
Autorité contrôle : Superviseur principal (autorité de supervision)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour contraindre la fourniture de documents ou la coopération, sous peine d’astreintes
Recours : Recours devant la Cour de justice de l’UE Voies de recours prévues dans les règlements (UE) no 1093/2010, 1094/2010, 1095/2010
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des enquêtes
  • Procédures d’accès aux documents et données
  • Formation du personnel d’enquête
  • Gestion des mandats d’investigation
  • Mise en place d’astreintes et de sanctions
Preuves attendues : Mandat écrit Registre des demandes d’accès Rapports d’enquête Preuves d’audition (enregistrements, testimonies) Documents certifiés
Fréquence : Ponctuelle (à chaque ouverture d’enquête)
Niveau détection : 2/5
La détection repose sur la capacité du superviseur à exercer ses pouvoirs d’enquête, ce qui est généralement efficace mais dépend de la coopération du prestataire.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un protocole d’enquête détaillé avec checklist des exigences de mandat
  • Former les équipes d’enquête aux exigences légales et aux bonnes pratiques d’accès aux données
  • Mettre en place un système de gestion documentaire pour les copies certifiées et les enregistrements
  • Définir des astreintes internes pour assurer la coopération des prestataires
  • Établir un reporting régulier au réseau de supervision
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel juridique Analystes ICT Outils de capture de données Logiciel de gestion de conformité
KPI : Nombre d’enquêtes menées Temps moyen de mise en œuvre du mandat Taux de conformité des prestataires à la fourniture de documents Respect des délais d’information aux autorités
DORA-§05-article39
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le prestataire doit se soumettre aux inspections sur place ordonnées.
Intitulé : Pouvoirs d’inspection du superviseur principal sur les prestataires TIC critiques
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Afin d’exercer les fonctions qui lui incombent en vertu du présent règlement, le superviseur principal, assisté des équipes d’examen conjoint visées à l’article 40, paragraphe 1, peut pénétrer dans tout local professionnel, sur tout terrain ou sur toute propriété des prestataires tiers de services TIC, tels que les sièges sociaux, les centres d’exploitation et les locaux secondaires, et y effectuer toutes les inspections sur place nécessaires, ainsi que procéder à des inspections hors site. Aux fins de l’exercice des pouvoirs visés au premier alinéa, le superviseur principal consulte le réseau de supervision commun. Les agents mandatés peuvent pénétrer dans ces locaux et sceller les locaux, livres ou registres pendant la durée de l’inspection, sur présentation d’un mandat écrit précisant l’objet et le but de l’inspection et les astreintes prévues à l’article 35, paragraphe 6, lorsque les représentants des prestataires tiers critiques ne se soumettent pas. Le superviseur informe les autorités compétentes des entités financières utilisatrices du prestataire avant l’inspection. Les inspections couvrent l’ensemble des systèmes, réseaux, dispositifs, informations et données de TIC pertinents. Un préavis raisonnable est adressé au prestataire, sauf en urgence, et la décision indique l’objet, la date de début, les astreintes, les voies de recours (UE 1093/2010, 1094/2010, 1095/2010) et le droit de recours devant la Cour de justice. En cas d’opposition, le superviseur informe le prestataire des conséquences, notamment la résiliation possible des contrats.
Interprétation opérationnelle :
Le superviseur principal peut accéder aux locaux et systèmes des prestataires TIC critiques, réaliser des inspections sur site ou à distance, sceller les lieux ou registres si nécessaire, et exige un mandat écrit détaillant l’objectif, la durée, les sanctions et les voies de recours. Il doit notifier les autorités financières concernées, fournir un préavis (sauf urgence) et le prestataire doit coopérer ; le refus entraîne des sanctions, y compris la résiliation du contrat.
Mots-clés : inspection supervision prestataire TIC autorités compétentes mandat écrit scellage astreintes recours résiliation contractuelle
Références croisées : article 35 paragraphe 6 article 40 paragraphe 1 règlement (UE) no 1093/2010 règlement (UE) no 1094/2010 règlement (UE) no 1095/2010
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Pouvoirs d’inspection et de contrôle du superviseur principal sur les prestataires TIC critiques
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes Conformité réglementaire Gestion des risques
Actifs concernés : infrastructures TIC réseaux dispositifs données systèmes d'information
Périmètre : Tous les prestataires tiers critiques de services TIC desservant les entités financières
Exigences clés :
  • Accès aux locaux et systèmes
  • Mandat écrit détaillant l’objet, la durée et les astreintes
  • Préavis raisonnable (sauf urgence)
  • Possibilité de scellage des locaux ou registres
  • Notification aux autorités compétentes
  • Respect des voies de recours et droit de contestation
Gravité : 4/5
Un refus d’inspection ou une non‑conformité peut entraîner la résiliation de contrats critiques, des sanctions financières lourdes, une perte de confiance des clients et des impacts sur la stabilité du système financier.
Probabilité : 3/5
Le risque de refus ou de non‑respect des procédures d’inspection est modéré, compte tenu de la complexité des arrangements contractuels et de la résistance potentielle des prestataires.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité peut être difficile à détecter sans audit spécialisé, surtout si le prestataire masque les dysfonctionnements ou utilise des procédures informelles.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Superviseur principal (autorité de supervision financière)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Superviseur principal Equipes d'examen conjoint Prestataires TIC critiques Autorités compétentes Entités financières
Délai initial : Préavis raisonnable avant le début de l’inspection (sauf urgence)
Délai récurrent : Périodique, défini dans le plan de supervision (ex. trimestriel ou annuel)
Notification incident : Non applicable (l’article porte sur les inspections, pas sur les incidents)
Délai correction : Immédiate après constat d’opposition ou de non‑conformité, avec mise en œuvre des mesures correctives
Amende max : Non précisé dans l’article
Autres sanctions : Mise en demeure Résiliation du contrat Sanctions administratives Référé devant les juridictions nationales et européennes
Autorité contrôle : Autorité de supervision financière (ex. ACPR, ESMA)
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours devant la Cour de justice de l’UE Action en résiliation de contrat
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Rapports d’inspection détaillés Attestations de scellage Preuves de notification aux autorités Registres de conformité et d’astreintes
Fréquence : Périodique (ex. trimestrielle ou selon plan de supervision)
Niveau détection : 2/5
Les inspections sont planifiées et le respect des procédures est monitoré, mais la résistance du prestataire peut réduire la détection et la visibilité des non‑conformités.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et formaliser un processus de demande et de délivrance du mandat d’inspection
  • Former les équipes d’inspection et les représentants des prestataires aux exigences légales et aux procédures de scellage
  • Mettre en place un système de suivi des préavis, des inspections et des refus
  • Élaborer un plan de communication avec les autorités compétentes et les entités financières
  • Instaurer des indicateurs KPI de suivi de la conformité aux inspections
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
DORA-§05-article40
Résumé : L’article impose au superviseur principal, lors de chaque enquête ou inspection portant sur un prestataire critique de services TIC (ICT), de constituer et de coordonner une équipe d’examen conjoint. Cette équipe doit être composée d’au moins un membre des AES, d’autorités compétentes supervisant les entités financières clientes, et éventuellement de deux autorités nationales volontaires (une issue de l’article 32 §4 e et une de l’État‑Membre où le prestataire est établi). Les membres doivent disposer d’expertise en ICT et en risque opérationnel. Après consultation du forum de supervision, le superviseur doit, dans les trois mois, adopter des recommandations et les communiquer immédiatement au prestataire ainsi qu’aux autorités des entités financières concernées. Le superviseur peut également prendre en compte les certifications et rapports d’audit fournis par le prestataire. Le risque inhérent est élevé (score 48), avec gravité 4, probabilité 3, détectabilité 4, seuil d’acceptation «…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Adopter des recommandations au prestataire dans les trois mois suivant l’enquête
Intitulé : Obligation de mise à disposition d’une équipe d’examen conjoint pour la supervision des prestataires critiques de services TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsqu’il mène des activités de supervision, en particulier des enquêtes générales ou des inspections, le superviseur principal est assisté par une équipe d’examen conjoint, constituée pour chaque prestataire tiers critique de services TIC. L’équipe d’examen conjoint se compose de membres du personnel: a) des AES; b) des autorités compétentes concernées qui assurent la surveillance des entités financières auxquelles le prestataire tiers critique de services TIC fournit des services TIC; c) de l’autorité nationale compétente visée à l’article 32, paragraphe 4, point e), à titre volontaire; d) d’une autorité nationale compétente de l’État membre dans lequel le prestataire tiers critique de services TIC est établi, à titre volontaire. Les membres de l’équipe d’examen conjoint possèdent une expertise en matière de TIC et de risque opérationnel. L’équipe d’examen conjoint travaille sous la coordination d’un membre désigné du personnel du superviseur principal (coordonnateur du superviseur principal). Dans les trois mois suivant la fin d’une enquête ou d’une inspection, le superviseur principal, après consultation du forum de supervision, adopte des recommandations qu’il adresse au prestataire tiers critique de services TIC en vertu des pouvoirs visés à l’article 35. Les recommandations sont immédiatement communiquées au prestataire et aux autorités compétentes des entités financières auxquelles il fournit des services TIC. Aux fins de la réalisation des activités de supervision, le superviseur principal peut prendre en considération toute certification pertinente d’un tiers et tout rapport d’audit interne ou externe d’un prestataire tiers de services TIC mis à disposition par le prestataire tiers critique de services TIC.
Interprétation opérationnelle :
Le superviseur principal doit, à chaque enquête ou inspection, constituer et coordonner une équipe d’examen conjoint incluant des AES, des autorités de supervision des entités financières clientes et, le cas échéant, des autorités nationales volontaires, afin d’assurer la supervision des prestataires critiques de services TIC. L’équipe doit disposer d’expertise ICT et risque opérationnel et travailler sous la direction d’un coordinateur désigné. Les recommandations adoptées dans les trois mois suivant l’enquête doivent être communiquées immédiatement au prestataire et aux autorités des entités financières concernées, et le superviseur peut s’appuyer sur les certifications et rapports d’audit du prestataire.
Mots-clés : Supervision Équipe d'examen conjoint Prestataire critique de services TIC AES Autorités financières Certification Audit Recommandations Pouvoir d'injonction
Références croisées : Article 35 Article 32 paragraphe 4 point e
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Supervision des prestataires critiques de services TIC
Domaine cybersécurité : Sécurité des systèmes d'information Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Infrastructure TIC Données financières Services de paiement
Périmètre : Tous les prestataires tiers critiques de services TIC offrant des services aux entités financières régulées
Exigences clés :
  • Constitution d'une équipe d'examen conjoint
  • Composition multi‑autorités
  • Expertise ICT et risque opérationnel
  • Coordination par le superviseur principal
  • Prise en compte des certifications et rapports d’audit
Gravité : 4/5
Un défaut de supervision adéquate peut entraîner des vulnérabilités non détectées dans les systèmes critiques, menant à des incidents majeurs ayant un impact sur la stabilité du système financier.
Probabilité : 3/5
La mise en place d’une équipe conjointe est complexe et dépend de la disponibilité des autorités volontaires, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
L’absence d’équipe conforme n’est pas visible en surface ; elle se manifeste surtout lors d’un audit ou d’un incident, rendant la détection difficile.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de supervision principale
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Superviseur principal Équipe d'examen conjoint Prestataire tiers critique de services TIC Entités financières clientes Autorités nationales volontaires Forum de supervision
Délai initial : Dans les 3 mois suivant la fin de l’enquête ou de l’inspection
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Immédiate (communication des recommandations)
Délai correction : Mise en œuvre continue sous supervision du superviseur, sans délai fixe
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait de l’agrément Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de supervision principale (ex. Autorité de contrôle des marchés financiers)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction prévu à l’article 35
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Constitution d’une équipe d’examen conjoint
  • Utilisation de certifications tierces
  • Examen des rapports d’audit internes/externes
  • Coordination via un coordinateur dédié
  • Suivi des recommandations via le forum de supervision
Preuves attendues : Liste des membres de l’équipe Mandats d’assistance Comptes‑rendus d’audit Certificats de conformité Rapports de supervision
Fréquence : Périodique (à chaque enquête ou inspection)
Niveau détection : 4/5
La conformité de l’équipe est difficile à vérifier sans audit dédié ; la détection repose sur les rapports d’audit et les vérifications de conformité.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un coordinateur du superviseur principal
  • Former les membres de l’équipe aux exigences d’expertise ICT et risque opérationnel
  • Établir un processus de partage des rapports d’audit et des certifications
  • Mettre en place un suivi des recommandations via le forum de supervision
  • Vérifier la disponibilité des autorités volontaires et des AES
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d’examen conjoint Outils de gestion de projet Accès aux rapports d’audit Support administratif Formation
KPI : Temps de constitution de l’équipe Nombre de recommandations formulées et suivies Taux de conformité des rapports d’audit fournis Respect des délais de 3 mois
DORA-§05-article41
Résumé : L’article impose aux Autorités Européennes de Sécurité (AES) d’élaborer, via un comité mixte, des projets de normes techniques précisant les informations à fournir par un prestataire ICT souhaitant être désigné volontairement comme prestataire critique, le format des données à transmettre (incluant un modèle d’accord de sous‑traitance), les critères de composition de l’équipe d’inspection conjointe et les modalités d’évaluation des mesures prises par les prestataires critiques sur la base des recommandations du superviseur principal. Ces projets doivent être soumis à la Commission au plus tard le 17 juillet 2024. Il s’agit d’une obligation de moyen, de seconde ordre, à charge de l’AES, avec un risque inhérent modéré (score 48) et un niveau d’évaluation élevé (détectabilité 5). La gouvernance recommande à l’AES, niveau stratégique, de piloter le processus avec la Commission et les autorités compétentes. Aucun montant d’amende n’est précisé, mais la Commission détient le pouvoir de comp…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les AES soumettent les projets de normes à la Commission avant le 17/07/2024.
Intitulé : Harmonisation des conditions permettant l’exercice des activités de supervision
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les AES élaborent, par l’intermédiaire du comité mixte, des projets de normes techniques de réglementation destinés à préciser: a) les informations que doit fournir un prestataire tiers de services TIC dans la demande de désignation volontaire en tant que prestataire critique, en vertu de l’article 31, paragraphe 11; b) le contenu, la structure et le format des informations que les prestataires tiers de services TIC sont tenus de soumettre, de publier ou de fournir conformément à l’article 35, paragraphe 1, y compris le modèle destiné à la communication des informations relatives aux accords de sous‑traitance; c) les critères pour déterminer la composition de l’équipe d’examen conjoint en vue de garantir une participation équilibrée des membres du personnel des AES et des autorités compétentes concernées, leur désignation, leurs tâches et leurs modalités de travail; d) les détails de l’évaluation, par les autorités compétentes, des mesures prises par des prestataires tiers critiques de services TIC sur la base des recommandations formulées par le superviseur principal conformément à l’article 42, paragraphe 3.
Interprétation opérationnelle :
Les AES, via un comité mixte, doivent préparer des projets de normes techniques détaillant les exigences d’information à fournir par un prestataire ICT désigné volontairement, le format et le modèle de communication des accords de sous‑traitance, les critères de composition de l’équipe d’inspection conjointe et les modalités d’évaluation des mesures du prestataire sur la base des recommandations du superviseur principal.
Mots-clés : normes techniques prestataire ICT obligation d’information composition équipe d’inspection évaluation mesures comité mixte Commission délégation de pouvoir
Références croisées : article 31 paragraphe 11 article 35 paragraphe 1 article 42 paragraphe 3 règlements (UE) no 1093/2010 règlements (UE) no 1094/2010 règlements (UE) no 1095/2010
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Harmonisation des conditions de supervision des prestataires ICT critiques
Domaine cybersécurité : Supervision Conformité réglementaire Gestion des prestataires critiques
Actifs concernés : prestataires ICT AES Commission
Périmètre : Réglementation européenne sur les prestataires de services TIC critiques (articles 31, 35, 42)
Exigences clés :
  • Définir les informations à fournir par le prestataire
  • Spécifier format et modèle d’accord de sous‑traitance
  • Déterminer critères de composition de l’équipe d’inspection conjointe
  • Préciser modalités d’évaluation des mesures du prestataire
Gravité : 4/5
Un non‑respect empêche la supervision efficace des prestataires critiques, crée des lacunes réglementaires et expose à des risques de sécurité et de conformité.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont détaillées dans des normes techniques qui seront adoptées ; le risque de non‑respect est modéré tant que les processus internes ne sont pas respectés.
Détectabilité : 5/5
Les exigences sont codifiées dans des normes techniques qui ne sont visibles qu’en cas d’audit ou de vérification, rendant leur non‑conformité difficile à détecter sans contrôle formel.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : AES
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : AES Commission européenne prestataires ICT autorités compétentes
Délai initial : 17 juillet 2024
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’un cadre de normes techniques
  • Mise en place d’un comité mixte
  • Définition de modèles d’accords de sous‑traitance
  • Évaluation des mesures du prestataire
Preuves attendues : Documents de projet de normes Comptes rendus du comité mixte Modèles d’accords de sous‑traitance Rapports d’évaluation
Fréquence : Ad hoc
Niveau détection : 5/5
Les exigences sont codifiées dans des normes techniques et ne sont détectables que lors d’audits ou de vérifications formelles.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Organiser le comité mixte
  • Définir les exigences d’information pour les prestataires
  • Élaborer le modèle d’accord de sous‑traitance
  • Préciser les critères de composition de l’équipe d’inspection
  • Préparer le plan d’évaluation des mesures du prestataire
  • Soumettre le projet à la Commission avant le 17 juillet 2024
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Experts ICT Ressources de rédaction Support de la Commission
KPI : Délai de soumission du projet de normes Taux de conformité des informations fournies par les prestataires Existence du modèle d’accord de sous‑traitance Validation des critères d’équipe d’inspection
DORA-§05-article42
Résumé : L’article impose aux prestataires tiers critiques de services TIC une obligation de notification et de transparence vis‑à‑vis du superviseur principal et des autorités compétentes. Dans un délai de 60 jours civils après réception des recommandations, le prestataire doit confirmer sa volonté de suivre les recommandations ou fournir une explication détaillée du refus. Le superviseur transmet ces informations aux autorités, qui peuvent rendre publiques les manquements jugés insuffisants, sous réserve de proportionnalité. Les autorités compétentes peuvent, en dernier recours, exiger la suspension ou la résiliation des contrats et informer les entités financières des risques non atténués. Le texte s’applique aux entités financières de l’Union européenne et s’inscrit dans le cadre de la directive (UE) 2022/2555. Les sanctions potentielles incluent des amendes non chiffrées, la suspension ou la résiliation des contrats, des avertissements publics et des obligations de mise en conformité. Les…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les prestataires tiers critiques doivent notifier leurs recommandations ou explications dans 60 jours.
Intitulé : Obligations de notification, de divulgation publique et de gestion du risque des prestataires tiers critiques de services TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Dans les soixante jours civils suivant la réception des recommandations du superviseur principal, les prestataires tiers critiques de services TIC doivent notifier leur intention de suivre les recommandations ou fournir une explication justifiée. Le superviseur principal transmet ces informations aux autorités compétentes, qui peuvent publier publiquement les cas de non‑notification ou d’explication insuffisante, sous réserve de proportionnalité. Les autorités compétentes peuvent exiger la suspension ou la résiliation des contrats et, le cas échéant, informer les entités financières des risques encourus.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs de services TIC critiques doivent informer le superviseur principal de leur plan d’action ou justifier leur refus dans un délai de 60 jours, et les autorités peuvent rendre publics les manquements, tout en protégeant les parties contre des préjudices disproportionnés.
Mots-clés : notification divulgation publique prestataire tiers critique risque conformité supervision sanctions suspension résiliation coopération
Références croisées : Directive (UE) 2022/2555 Article 35 Article 32 Article 50 Article 28
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion du risque et conformité des prestataires tiers critiques de services TIC
Domaine cybersécurité : sécurité des systèmes d'information continuité d'activité gestion des tiers conformité réglementaire
Actifs concernés : services TIC infrastructures critiques données financières plateformes de paiement
Périmètre : Entités financières de l’Union européenne
Exigences clés :
  • notification des intentions de conformité
  • divulgation publique des non‑conformités
  • coopération avec les autorités
  • possibilité de suspension ou résiliation des contrats
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la stabilité financière et la continuité des services critiques, pouvant entraîner des pertes importantes pour les entités financières.
Probabilité : 3/5
Le respect des obligations dépend de la volonté des prestataires et de la clarté des recommandations, mais des écarts peuvent survenir.
Détectabilité : 2/5
Les notifications et les divulgations publiques sont facilement traçables, rendant la non‑conformité détectable sans audit spécialisé.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Superviseur principal (autorité de supervision financière)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entités financières Prestataires tiers critiques de services TIC Autorités compétentes Forum de supervision Public
Délai initial : 60 jours civils
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : 60 jours civils
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Suspension temporaire du service Résiliation des contrats Avertissement public Obligation de mise en conformité Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorités compétentes (ex: ACPR, ESMA)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de suspension ou de résiliation des accords contractuels
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures de notification
  • Système de suivi des recommandations
  • Audits de conformité périodiques
  • Clauses de sortie dans les contrats
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Rapports de conformité Attestations de notification Documentation des audits Preuves de divulgation publique
Fréquence : Périodique (annuelle) et ponctuelle (à chaque recommandation)
Niveau détection : 3/5
La traçabilité des notifications et des rapports rend la non‑conformité détectable, mais la détection dépend de la transparence des parties.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Notifier le superviseur principal dans les 60 jours
  • Fournir une explication justifiée en cas de refus
  • Publier les cas de non‑notification ou d’explication insuffisante
  • Coopérer avec les autorités pour la suspension ou la résiliation des contrats
  • Adapter les contrats pour inclure des clauses de sortie et de transition
  • Mettre en place des mécanismes de suivi et d’audit continu
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Ressources techniques Support juridique Outils de reporting
KPI : Délai de notification Nombre de cas de non‑conformité publiés Taux de conformité des recommandations Temps de résolution des incidents
DORA-§05-article43
Résumé : L’article impose au superviseur principal, chargé de superviser les prestataires critiques de services numériques, de percevoir auprès de ceux‑ci des redevances couvrant intégralement les dépenses liées à la supervision. Le montant de la redevance doit être proportionnel au chiffre d’affaires du prestataire et inclure le remboursement des coûts des équipes d’examen conjoint et des conseils d’experts indépendants. Cette obligation, d’ordre primaire et de devoir de faire, s’applique à l’ensemble des acteurs de la supervision et s’inscrit dans le cadre de la gouvernance du régime de supervision. Le non‑respect expose le superviseur à des sanctions administratives, notamment des amendes dont le plafond est fixé par voie d’acte délégué, ainsi qu’à des contrôles de l’autorité de contrôle. Les risques inhérents sont évalués comme moyen (score 24), avec une gravité élevée, une probabilité modérée et une détectabilité modérée. La mise en œuvre recommande une action immédiate : formaliser le ca…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le superviseur doit percevoir redevances couvrant frais de supervision proportionnels au chiffre d’affaires.
Intitulé : Redevances de supervision
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Conformément à l’acte délégué visé au paragraphe 2 du présent article, le superviseur principal perçoit, auprès des prestataires tiers critiques de services TIC, des redevances qui couvrent intégralement les dépenses que le superviseur principal doit engager pour exercer les tâches de supervision que lui assigne le présent règlement, y compris le remboursement de tous les coûts pouvant résulter des travaux effectués par l’équipe d’examen conjoint visée à l’article 40, ainsi que les coûts des conseils fournis par les experts indépendants visés à l’article 32, paragraphe 4, deuxième alinéa, en rapport avec les questions liées aux activités de supervision directes. Le montant de la redevance perçue auprès d’un prestataire tiers critique de services TIC couvre tous les frais afférents à l’exécution des tâches exposées dans la présente section et est proportionnel à son chiffre d’affaires.
Interprétation opérationnelle :
Le superviseur principal doit collecter, auprès de chaque prestataire critique de services TIC, une redevance dont le montant est calculé en fonction du chiffre d’affaires du prestataire et qui finance intégralement les coûts de supervision, y compris le remboursement des dépenses liées aux équipes d’examen conjoint et aux experts indépendants.
Mots-clés : Redevance Supervision Prestataire tiers critique Chiffre d'affaires Dépenses Remboursement Coûts Contrôle Obligation Proportionnalité
Références croisées : Article 40 Article 32
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Collecte de redevances de supervision auprès des prestataires tiers critiques de services TIC
Domaine cybersécurité : Gouvernance
Actifs concernés : Superviseur principal Prestataires tiers critiques de services TIC
Périmètre : Obligations financières liées à la supervision des prestataires critiques de services TIC au titre du présent règlement
Exigences clés :
  • Le superviseur principal doit collecter des redevances couvrant l'ensemble des dépenses de supervision
  • Les redevances sont proportionnelles au chiffre d'affaires du prestataire
  • Les coûts incluent le remboursement des travaux de l'équipe d'examen conjoint et les conseils d'experts indépendants
Gravité : 4/5
Un défaut de collecte des redevances compromettrait la capacité du superviseur à financer les activités de supervision, mettant en péril la gouvernance et la sécurité des services critiques.
Probabilité : 3/5
La obligation est clairement définie, mais la mise en œuvre pratique (calcul du montant, facturation) peut être source d'erreurs ou de non‑conformité.
Détectabilité : 2/5
Un manquement se manifeste généralement par un écart budgétaire ou une facturation inexacte, facilement repérable lors des contrôles financiers.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de supervision
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Superviseur principal Prestataires tiers critiques de services TIC Commission Experts indépendants Équipes d'examen conjoint
Délai initial : Avant le démarrage des activités de supervision, au plus tard à la conclusion du contrat
Délai récurrent : À chaque facturation périodique (ex. trimestrielle)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat (< 1 mois)
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un système de facturation automatisé
  • Contrôle de la proportionnalité du montant selon le chiffre d'affaires
  • Audit annuel des coûts de supervision
Preuves attendues : Contrats de prestation Factures détaillées Rapports d'activité du superviseur Documents comptables
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
La détection d'un manquement aux obligations de redevance nécessite un audit financier et une vérification des factures, ce qui est réalisable mais peut être chronophage.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir le mode de calcul de la redevance proportionnelle au chiffre d'affaires
  • Mettre en place un processus de facturation et de recouvrement
  • Instaurer un contrôle interne sur les dépenses de supervision
  • Former le personnel du superviseur aux exigences de reporting financier
  • Réaliser un audit de conformité annuel
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe comptable Système d'information de facturation Experts juridiques Auditeur externe
KPI : Ratio redevance / chiffre d'affaires du prestataire Écart entre dépenses de supervision et redevances perçues Taux de conformité des facturations
DORA-§05-article44
Résumé : L’article définit un dispositif de coopération internationale entre les autorités européennes (ABE, AEMF, AEAPP) et les autorités de pays tiers afin de gérer les risques liés aux prestataires tiers de services TIC dans le secteur financier. Il autorise la conclusion d’accords administratifs, l’élaboration de bonnes pratiques de gestion du risque TIC, ainsi que la réponse adaptée aux incidents. Tous les cinq ans, les AES remettent un rapport conjoint confidentiel au Parlement européen, au Conseil et à la Commission, via le comité mixte, qui résume les conclusions des discussions avec les autorités tierces et analyse l’évolution du risque TIC, ses incidences sur la stabilité financière, l’intégrité du marché, la protection des investisseurs et le fonctionnement du marché intérieur. Cette disposition vise à renforcer la surveillance transfrontalière, à harmoniser les pratiques de sécurité et à prévenir les menaces qui pourraient compromettre la santé du système financier de l’UE. Elle s’…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les AES doivent soumettre chaque cinq ans un rapport confidentiel conjoint aux institutions européennes.
Intitulé : Coopération internationale
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Sans préjudice de l’article 36, l’ABE, l’AEMF et l’AEAPP peuvent, conformément à l’article 33 des règlements (UE) no 1093/2010, (UE) no 1095/2010 et (UE) no 1094/2010, respectivement, conclure des accords administratifs avec les autorités de réglementation et de surveillance de pays tiers afin de faciliter la coopération internationale en ce qui concerne les risques liés aux prestataires tiers de services TIC dans différents secteurs financiers, en particulier en élaborant des bonnes pratiques pour l’examen des pratiques et des contrôles en matière de gestion du risque lié aux TIC, des mesures d’atténuation et des réponses apportées en cas d’incident. 2. Les AES remettent tous les cinq ans au Parlement européen, au Conseil et à la Commission, par l’intermédiaire du comité mixte, un rapport conjoint confidentiel qui résume les conclusions de leurs discussions en la matière avec les autorités de pays tiers visées au paragraphe 1 et qui met l’accent sur l’évolution du risque lié aux prestataires tiers de services TIC et sur ses implications pour la stabilité financière, l’intégrité du marché, la protection des investisseurs et le fonctionnement du marché intérieur.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités européennes compétentes peuvent conclure des accords administratifs avec les autorités tierces pour coopérer sur les risques TIC des prestataires tiers dans le secteur financier, élaborer des bonnes pratiques, mettre en place des mesures d’atténuation et définir des réponses aux incidents, puis soumettre un rapport conjoint confidentiel tous les cinq ans aux instances européennes.
Mots-clés : coopération internationale autorités tierces prestataires tiers de services TIC bonnes pratiques rapport conjoint stabilité financière intégrité du marché protection des investisseurs fonctionnement du marché intérieur
Références croisées : article 36 règlement (UE) no 1093/2010 règlement (UE) no 1095/2010 règlement (UE) no 1094/2010
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération internationale en gestion du risque TIC des prestataires tiers dans le secteur financier
Domaine cybersécurité : gestion du risque TIC sécurité des systèmes d'information résilience
Actifs concernés : prestataires tiers de services TIC institutions financières
Périmètre : secteur financier (banques, assurances, marchés) et autorités de régulation
Exigences clés :
  • élaboration de bonnes pratiques
  • mise en place de mesures d’atténuation
  • réponse aux incidents
  • rapport conjoint quinquennal
Gravité : 4/5
Un manque de coopération ou de bonnes pratiques peut entraîner des vulnérabilités TIC transfrontalières compromettant la stabilité financière, l’intégrité du marché et la protection des investisseurs, ce qui représente un impact élevé.
Probabilité : 2/5
Le cadre légal incite les autorités à coopérer et à publier régulièrement des rapports, ce qui rend la non‑conformité relativement peu probable.
Détectabilité : 1/5
Les accords, les bonnes pratiques et le rapport quinquennal sont des documents publics ou transmis aux instances européennes, donc facilement détectables lors d’audits ou de contrôles.
Score inhérent : 8 Moyen (Jaune)
Propriétaire : ABE (Autorité Bancaire Européenne)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : ABE AEMF AEAPP autorités de régulation tierces Parlement européen Conseil de l'UE Commission européenne secteur financier
Délai initial : Dès la signature de l’accord administratif
Délai récurrent : Tous les 5 ans
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : ABE, AEMF, AEAPP
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Accords administratifs avec autorités tierces
  • Élaboration de bonnes pratiques de gestion du risque TIC
  • Production d’un rapport conjoint confidentiel tous les 5 ans
  • Échanges d’informations et de preuves entre autorités
Preuves attendues : Copies des accords administratifs Documentation des bonnes pratiques Rapports de suivi Attestations de conformité
Fréquence : Tous les 5 ans
Niveau détection : 1/5
Facilement détectable via audit des accords, bonnes pratiques et rapports.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un cadre d’accords administratifs avec les autorités tierces
  • Développer et diffuser des bonnes pratiques de gestion du risque TIC
  • Mettre en place un processus de production du rapport conjoint quinquennal
  • Assurer la confidentialité et la sécurité du rapport
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts TIC Analystes de conformité Outils de gestion documentaire
KPI : Nombre d’accords signés Mise à jour des bonnes pratiques Délai de réalisation du rapport quinquennal Conformité aux exigences de confidentialité
DORA-§06-article45
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Notifier les autorités compétentes de toute adhésion ou cessation aux dispositifs de partage.
Intitulé : Dispositifs de partage d’informations et de renseignements sur les cybermenaces
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités financières peuvent échanger entre elles des informations et des renseignements sur les cybermenaces, notamment des indicateurs de compromis, des tactiques, des techniques et des procédures, des alertes de cybersécurité et des outils de configuration, dans la mesure où ce partage: a) vise à améliorer la résilience opérationnelle numérique, en sensibilisant, en limitant la propagation, en soutenant la détection et l’atténuation des menaces; b) se déroule au sein de communautés d’entités financières de confiance; c) repose sur des dispositifs de partage protégeant la sensibilité des données, régis par des règles de conduite respectant la confidentialité, le RGPD (UE 2016/679) et les lignes directrices concurrence. Aux fins du point c), les dispositifs définissent les conditions de participation, les modalités d’implication des autorités publiques, des prestataires TIC et les aspects opérationnels, y compris l’usage de plateformes spécialisées. Les entités financières notifient aux autorités compétentes leur participation au moment de la validation de leur adhésion ou de la cessation de celle‑ci.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent mettre en place des dispositifs de partage sécurisé d’informations sur les cybermenaces avec des communautés de confiance, garantir la confidentialité, la conformité RGPD et les règles de concurrence, et notifier les autorités de leur adhésion ou de sa cessation.
Mots-clés : partage d'informations cybermenaces communautés financières de confiance confidentialité protection des données règles de conduite autorités compétentes adhésion notification
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) Lignes directrices sur la politique de concurrence
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Partage d’informations sur les cybermenaces
Domaine cybersécurité : Gestion des menaces Intelligence stratégique Détection et réponse
Actifs concernés : Entités financières Communautés d'entités Autorités publiques Prestataires TIC
Périmètre : Entités financières et leurs communautés de partage, incluant les autorités publiques et prestataires TIC
Exigences clés :
  • Mise en place de dispositifs sécurisés
  • Respect de la confidentialité et du RGPD
  • Règles de conduite et de concurrence
  • Notification des autorités
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la résilience opérationnelle et la capacité de détection des cybermenaces, pouvant entraîner des pertes financières et des sanctions regulatores.
Probabilité : 3/5
La mise en place de dispositifs adéquats est fréquente, mais le respect des exigences de confidentialité et de notification peut être difficile à garantir sans contrôle continu.
Détectabilité : 4/5
L’absence de partage ou de notification adéquate reste souvent cachée jusqu’à un incident majeur ou un audit, ce qui rend la non‑conformité difficile à détecter sans audit dédié.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la cybersécurité / DSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entités financières Autorités compétentes Communautés d'entités Prestataires TIC Délégué à la protection des données
Délai initial : À la validation de l'adhésion au dispositif
Délai récurrent : Au moins une fois par an ou à chaque mise à jour significative du partage
Notification incident : Immédiate dès la décision d'adhésion ou de cessation
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la notification de non-conformité
Amende max : Non spécifié, les sanctions prévues par le code monétaire et financier ou les sanctions administratives
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait de l'agrément Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de contrôle financière (ex: ACPR)
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives sous menace de sanction
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Déployer une plateforme de partage sécurisée (ex: ISAC ou plateforme certifiée)
  • Élaborer une charte de conduite et de confidentialité conforme RGPD
  • Mettre en place des contrats de participation définissant les modalités d’accès et les responsabilités
  • Former le personnel aux bonnes pratiques de partage et de protection des données
Preuves attendues : Documentation de la politique de partage Registres d'adhésion et de cessation Rapports d'audit de conformité Preuves de mise en œuvre des contrôles de sécurité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
La non-conformité est détectable via audits internes ou externes et revues de conformité, mais nécessite un suivi systématique.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir les critères de sélection des communautés et les modalités d’accès
  • Mettre en place une plateforme de partage sécurisée certifiée
  • Élaborer et valider une charte de conduite respectant RGPD et concurrence
  • Former les équipes concernées aux procédures de partage et de notification
  • Mettre en place un processus de notification systématique aux autorités compétentes
  • Instaurer un suivi et un reporting périodique des indicateurs de partage
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe cybersécurité Délégué à la protection des données Experts en partage d’informations Outils de sécurité et plateforme de partage
KPI : Nombre de communautés actives Taux de participation des entités Délais de notification aux autorités Résultats des audits de conformité
DORA-§07-article46
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation de désignation des autorités compétentes pour la supervision des entités régulées
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Sans préjudice des dispositions relatives au cadre de supervision des prestataires tiers critiques de services TIC visés au chapitre V, section II, du présent règlement, le respect du présent règlement est assuré par les autorités compétentes suivantes, conformément aux pouvoirs conférés par les actes juridiques correspondants: a) pour les établissements de crédit et pour les établissements exemptés en vertu de la directive 2013/36/UE, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 4 de ladite directive, et pour les établissements de crédit classés comme importants conformément à l’article 6, paragraphe 4, du règlement (UE) no 1024/2013, la BCE conformément aux pouvoirs et missions conférés par ledit règlement; b) pour les établissements de paiement, y compris les établissements de paiement exemptés en vertu de la directive (UE) 2015/2366, les établissements de monnaie électronique exemptés en vertu de la directive 2009/110/CE et les prestataires de services d’information sur les comptes visés à l’article 33, paragraphe 1, de la directive (UE) 2015/2366, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 22 de la directive (UE) 2015/2366; c) pour les entreprises d’investissement, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 4 de la directive (UE) 2019/2034 du Parlement européen et du Conseil (38); d) pour les prestataires de services sur crypto-actifs, agréés en vertu du règlement sur les marchés de crypto-actifs et les émetteurs de jetons se référant à un ou des actifs, l’autorité compétente désignée conformément à la disposition pertinente dudit règlement; e) pour les dépositaires centraux de titres, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 11 du règlement (UE) no 909/2014; f) pour les contreparties centrales, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 22 du règlement (UE) no 648/2012; g) pour les plates-formes de négociation et les prestataires de services de communication de données, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 67 de la directive 2014/65/UE, et l’autorité compétente définie à l’article 2, paragraphe 1, point 18), du règlement (UE) no 600/2014; h) pour les référentiels centraux, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 22 du règlement (UE) no 648/2012; i) pour les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 44 de la directive 2011/61/UE; j) pour les sociétés de gestion, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 97 de la directive 2009/65/CE; k) pour les entreprises d’assurance et de réassurance, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 30 de la directive 2009/138/CE; l) pour les intermédiaires d’assurance, les intermédiaires de réassurance et les intermédiaires d’assurance à titre accessoire, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 12 de la directive (UE) 2016/97; m) pour les institutions de retraite professionnelle, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 47 de la directive (UE) 2016/2341; n) pour les agences de notation de crédit, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 21 du règlement (CE) no 1060/2009; o) pour les référentiels des indices de référence d’importance critique, l’autorité compétente désignée conformément aux articles 40 et 41 du règlement (UE) 2016/1011; p) pour les prestataires de services de financement participatif, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 29 du règlement (UE) 2020/1503; q) pour les référentiels des titrisations, l’autorité compétente désignée conformément à l’article 10 et à l’article 14, paragraphe 1, du règlement (UE) 2017/2402.
Interprétation opérationnelle :
Chaque entité régulée doit identifier, parmi les autorités listées, celle qui est compétente pour superviser son activité et s’assurer que les exigences du règlement sont appliquées, en coordination avec les pouvoirs de supervision prévus dans le chapitre V, section II.
Mots-clés : autorité compétente supervision réglementation secteur financier prestataires TIC crypto-actifs dépositaire contrôle conformité
Références croisées : Directive 2013/36/UE Règlement (UE) no 1024/2013 Directive (UE) 2015/2366 Directive (UE) 2009/110/CE Directive (UE) 2019/2034 Règlement sur les marchés de crypto-actifs Règlement (UE) no 909/2014 Règlement (UE) no 648/2012 Directive 2014/65/UE Règlement (UE) no 600/2014 Directive 2011/61/UE Directive 2009/65/CE Directive 2009/138/CE Directive (UE) 2016/97 Directive (UE) 2016/2341 Règlement (CE) no 1060/2009 Règlement (UE) 2016/1011 Règlement (UE) 2020/1503 Règlement (UE) 2017/2402
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Désignation des autorités de supervision
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité Supervision
Actifs concernés : Établissements de crédit Établissements de paiement Entreprises d'investissement Prestataires de services sur crypto-actifs Dépositaires centraux Contreparties centrales Plates-formes de négociation Gestionnaires de fonds Institutions de retraite Agences de notation Référentiels d'indices Prestataires de financement participatif Référentiels de titrisations
Périmètre : Tous les acteurs du secteur financier et des services TIC réglementés par le présent règlement
Exigences clés :
  • Identifier l'autorité compétente selon la catégorie d'entité
  • Respect des pouvoirs de supervision
  • Coordination avec les exigences du chapitre V, section II
Gravité : 2/5
Impact limité à des sanctions administratives ou à une mauvaise coordination avec les autorités, sans conséquence directe sur la sécurité des systèmes.
Probabilité : 2/5
La définition est claire et largement connue ; le risque de mauvaise désignation est faible.
Détectabilité : 1/5
Le texte est explicite et facilement vérifiable dans la documentation juridique.
Score inhérent : 4 Faible (Vert)
Propriétaire : Entité régulée (ex. établissement de crédit ou prestataire de services)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique Compliance Direction générale Autorité de supervision
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorités compétentes désignées (voir liste a‑q)
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir un registre officiel des autorités compétentes par entité
  • Vérifier la conformité légale de la désignation
  • Documenter les échanges de responsabilités
  • Former le personnel concerné
Preuves attendues : Liste à jour des autorités Attestations de conformité Procès-verbaux de réunions de coordination
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Facilement détectable via la référence légale et le registre interne
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les entités concernées et leur autorité compétente
  • Mettre à jour le registre interne des autorités
  • Vérifier la conformité des désignations avec les textes applicables
  • Former le personnel compliance aux procédures de supervision
  • Mettre en place un suivi périodique (ex. audit annuel)
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
DORA-§07-article47
Résumé : L’article impose aux Autorités Européennes de Sécurité des Réseaux (AES) et aux autorités compétentes nationales de coopérer activement afin d’harmoniser la surveillance des entités essentielles et des prestataires tiers critiques de services TIC au titre de la directive (UE) 2022/2555. Il prévoit la participation au groupe de coopération, la demande d’invitation, la consultation des points de contact uniques et des CSIRT, le recours à des conseils techniques, et la conclusion d’accords détaillant procédures d’enquête, d’inspection et d’échange d’informations. Le périmètre couvre les AES, les autorités désignées et les prestataires TIC concernés. Le risque inhérent est élevé (score 48) avec gravité 4, probabilité 3 et détectabilité 4, classant le risque comme « Élevé » (orange). La responsabilité est portée par l’AES (niveau stratégique) avec parties prenantes multiples. Aucun délai précis n’est indiqué ; les échéances doivent être définies dans les accords. Aucun montant d’amende n’e…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Coopération entre AES et autorités compétentes
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Coopération avec les structures et autorités établies par la directive (UE) 2022/2555 1. Afin de favoriser la coopération et de permettre des échanges en matière de surveillance entre les autorités compétentes désignées conformément au présent règlement et le groupe de coopération institué par l’article 14 de la directive (UE) 2022/2555, les AES et les autorités compétentes peuvent participer aux activités du groupe de coopération pour les questions qui concernent leurs activités de supervision liées aux entités financières. Les AES et les autorités compétentes peuvent demander à être invitées à participer aux activités du groupe de coopération pour les questions en lien avec les entités essentielles ou importantes relevant de la directive (UE) 2022/2555 qui ont également été désignées comme des prestataires tiers critiques de services TIC en vertu de l’article 31 du présent règlement. 2. Le cas échéant, les autorités compétentes peuvent consulter les points de contact uniques et les CSIRT désignés ou établis conformément à la directive (UE) 2022/2555 et partager des informations avec ceux-ci. 3. Le cas échéant, les autorités compétentes peuvent demander tout conseil et assistance technique pertinents aux autorités compétentes désignées ou établies conformément à la directive (UE) 2022/2555 et établir des accords de coopération permettant la mise en place de mécanismes de coordination efficaces et rapides. 4. Les accords visés au paragraphe 3 du présent article peuvent, entre autres, préciser les procédures relatives à la coordination des activités de surveillance et de supervision en ce qui concerne les entités essentielles ou importantes relevant de la directive (UE) 2022/2555 qui ont été désignées comme prestataires tiers critiques de services TIC en vertu de l’article 31 du présent règlement, ainsi que les procédures relatives à la réalisation, conformément au droit national, d’enquêtes et d’inspections sur place, et les procédures régissant les mécanismes d’échange d’informations entre les autorités compétentes relevant du présent règlement et les autorités compétentes désignées ou établies conformément à ladite directive, y compris l’accès aux informations demandées par ces dernières.
Interprétation opérationnelle :
Les AES et les autorités compétentes doivent coopérer en participant aux activités du groupe de coopération, demander à être invités, consulter les points de contact uniques et les CSIRT, demander des conseils techniques, et conclure des accords détaillant les procédures de surveillance, d’enquête et d’échange d’informations.
Mots-clés : coopération AES autorités compétentes groupe de coopération directive (UE) 2022/2555 prestataires tiers critiques article 31 CSIRT enquêtes inspections échange d’informations
Références croisées : Directive (UE) 2022/2555
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération inter‑autorités
Domaine cybersécurité : Sécurité des réseaux Supervision Gestion des incidents Conformité NIS2
Actifs concernés : Entités essentielles Entités importantes Prestataires tiers critiques de services TIC
Périmètre : Les obligations s’appliquent aux AES, aux autorités compétentes nationales désignées en vertu de la directive (UE) 2022/2555 et aux prestataires tiers critiques de services TIC relevant de l’article 31 du règlement.
Exigences clés :
  • Participation aux activités du groupe de coopération
  • Demande d’invitation pour participer
  • Consultation des points de contact uniques et CSIRT
  • Demande de conseils techniques
  • Établissement d’accords détaillant procédures de surveillance, enquêtes et échange d’informations
Gravité : 4/5
Failure à coopérer compromet la supervision, la détection et l’enforcement des cyber‑incidents, mettant en danger la sécurité des entités essentielles.
Probabilité : 3/5
La mise en œuvre dépend de la coordination inter‑institutionnelle, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
L’absence de coopération se manifeste surtout dans les rapports internes, difficile à identifier sans audit externe.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : AES
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : AES Autorités compétentes nationales Prestataires tiers critiques CSIRT Points de contact uniques Groupe de coopération
Délai initial : Dès la création du groupe de coopération ou la désignation des AES
Délai récurrent : Continu tant que le groupe de coopération est actif
Notification incident : Non spécifié, à inclure dans les accords de coopération
Délai correction : À définir dans les accords, généralement sous 30 jours après constat d'inefficacité
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Aucune sanction directe prévue dans l'article
Autorité contrôle : AES
Pouvoir injonction : Aucun pouvoir d'injonction explicite, la conformité repose sur les accords de coopération
Recours : Recours administratif Action judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures d’échange d’informations
  • Définition de points de contact uniques
  • Création de CSIRT nationaux
  • Élaboration d’accords de coopération détaillés
  • Formation commune des acteurs
Preuves attendues : Rapports d’activité du groupe de coopération Registres d’invitation et de participation Copies des accords de coopération Logs d’échanges d’informations avec CSIRT
Fréquence : Annuel ou à chaque renouvellement du groupe de coopération
Niveau détection : 4/5
La non‑conformité se détecte principalement lors d’audits de supervision ou d’examens de procédures, ce qui rend la détection difficile sans contrôle externe.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Instaurer le groupe de coopération avec les AES
  • Nommer des points de contact uniques et des CSIRT
  • Élaborer des accords de coopération détaillés
  • Mettre en place des procédures d’échange d’informations et de partage d’incidents
  • Former les équipes concernées
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (coordinateurs, analystes) Infrastructure IT (plateforme de partage d’informations) Accès aux données des entités concernées Expertise juridique et conformité
KPI : Nombre d’accords de coopération signés Taux de participation du groupe de coopération Délais de réponse aux demandes d’information Nombre d’incidents détectés et traités grâce à la coopération
DORA-§07-article48
Résumé : L'article impose aux autorités compétentes de coopérer étroitement et, le cas échéant, avec le superviseur principal. Elles doivent, en temps utile, partager toutes les informations pertinentes sur les fournisseurs tiers critiques de services TIC, y compris les risques identifiés, les approches et les mesures de supervision. Cette obligation, de nature « devoir de moyens », constitue une exigence secondaire visant à assurer une visibilité totale sur la chaîne d'approvisionnement TIC. Le périmètre couvre les acteurs du secteur des services TIC critiques, les autorités de régulation et le superviseur principal. Le non‑respect expose les autorités à des sanctions administratives, à des mises en demeure et à des responsabilités civiles, le montant maximal d'amende n'étant pas précisé. Le risque inhérent est élevé (score 48) avec gravité 4, probabilité 3 et détectabilité 4, classant le risque comme « Élevé ». La gouvernance recommande un propriétaire stratégique et implique toutes les part…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Coopérer étroitement et échanger en temps utile les informations nécessaires.
Intitulé : Coopération entre autorités
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les autorités compétentes coopèrent étroitement entre elles et, le cas échéant, avec le superviseur principal. 2. Les autorités compétentes et le superviseur principal s’échangent mutuellement, en temps utile, toutes les informations pertinentes concernant les prestataires tiers critiques de services TIC qui leur sont nécessaires pour s’acquitter des missions qui leur incombent en vertu du présent règlement, en particulier en ce qui concerne les risques recensés, les approches et les mesures adoptées dans le cadre des tâches de supervision du superviseur principal.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent partager en temps réel les informations sur les fournisseurs tiers critiques de services TIC, les risques identifiés, les méthodes et mesures de supervision utilisées.
Mots-clés : coopération autorités superviseur principal fournisseurs tiers critiques risques information échange
Références croisées : Règlement NIS Directive sur la sécurité des réseaux et de l'information
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération inter‑autorités
Domaine cybersécurité : Gestion des fournisseurs tiers Échange d'informations sur les risques Supervision
Actifs concernés : fournisseurs tiers de services TIC autorités compétentes superviseur principal
Périmètre : Sectoriel (services TIC critiques)
Exigences clés :
  • Échange d'informations pertinentes
  • Échange en temps utile
  • Couverture des risques recensés
  • Partage des approches et mesures de supervision
Gravité : 4/5
Un défaut de coopération entraîne un manque de visibilité sur les risques des fournisseurs critiques, pouvant compromettre la sécurité des services TIC essentiels.
Probabilité : 3/5
La complexité des échanges et la multiplicité des acteurs réduisent la probabilité d'une coopération parfaite, mais l'obligation est clairement imposée.
Détectabilité : 4/5
L'absence de partage se détecte difficilement sans audit ou surveillance continue, rendant la non‑conformité peu visible.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de supervision principale
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités compétentes Superviseur principal Fournisseurs tiers critiques Opérateurs de services TIC
Délai initial : Immédiat (dès réception de l'information)
Délai récurrent : Périodique (au moins trimestriel)
Notification incident : En temps utile (dans les 24 h)
Délai correction : Rapide (dans les 48 h)
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de supervision principale
Pouvoir injonction : Peut ordonner la mise en conformité sous peine de sanctions
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Procédures d'échange d'informations
  • Plateforme de partage sécurisée
  • Catalogue des fournisseurs critiques
  • Audit de conformité
Preuves attendues : Registre des échanges Rapports d'activité Logs de communication Attestations de conformité
Fréquence : Trimestrielle
Niveau détection : 2/5
Détection possible via audits et revues de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir les flux d'échange d'informations
  • Mettre en place une plateforme sécurisée de partage
  • Former les équipes à la collecte et à la transmission des données
  • Établir un calendrier de reporting périodique
  • Mettre en place des contrôles de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de coordination Expertise juridique Outils de partage sécurisé Formation
KPI : Taux de partage d'informations en temps voulu Nombre de fournisseurs critiques recensés Délais de transmission des informations Résultats d'audits de conformité
DORA-§07-article49
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Exercices, communication et coopération entre secteurs financiers
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les AES, agissant par l’intermédiaire du comité mixte et en collaboration avec les autorités compétentes, les autorités de résolution visées à l’article 3 de la directive 2014/59/UE, la BCE, le Conseil de résolution unique en ce qui concerne les informations relatives aux entités relevant du champ d’application du règlement (UE) no 806/2014, le CERS et l’ENISA, le cas échéant, peuvent mettre en place des mécanismes qui permettent le partage de pratiques efficaces entre les secteurs financiers afin d’améliorer la perception de chaque situation et de détecter les cybervulnérabilités et les cyberrisques communs aux différents secteurs.
Interprétation opérationnelle :
Les AES doivent établir des mécanismes de partage d’ pratiques et organiser des exercices de crise cybernétiques afin d’assurer une communication coordonnée et une réponse efficace en cas d’incident transfrontalier majeur lié aux TIC ou à une menace systémique.
Mots-clés : coopération communication exercices de crise cybermenaces secteur financier partage de bonnes pratiques détection des vulnérabilités autorités compétentes BCE AES
Références croisées : Directive 2014/59/UE Règlement (UE) no 806/2014 Articles 47-54
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération et communication entre les autorités financières et les secteurs économiques pour la gestion des cyberrisques
Domaine cybersécurité : Cybermenaces Gestion des crises Sécurité des TIC Résilience
Actifs concernés : Institutions financières Secteur financier Autorités de supervision BCE ENISA CERS
Périmètre : Union européenne, secteur financier, entités soumises au règlement (UE) no 806/2014
Exigences clés :
  • Mise en place de mécanismes de partage de bonnes pratiques
  • Organisation d'exercices de gestion de crise basés sur des scénarios cyber
  • Échange d'informations entre autorités compétentes, AES, BCE
  • Coordination de la surveillance et de la remédiation des infractions
  • Fourniture d'avis interjuridictionnels
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la stabilité financière et la confiance du public en cas d’incident transfrontalier majeur lié aux TIC, pouvant entraîner des pertes importantes et des perturbations systémiques.
Probabilité : 3/5
La complexité de la coordination inter‑institutionnelle et la nécessité de mettre en place des mécanismes de partage rendent la non‑conformité possible, surtout lorsque les procédures ne sont pas clairement définies.
Détectabilité : 4/5
Les écarts de conformité sont souvent dissimulés dans des processus internes et ne sont découverts que lors d’audits ou d’incidents, ce qui rend la détection difficile sans contrôles réguliers.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : AES
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : AES BCE autorités compétentes CERS ENISA organes de résolution secteur financier
Délai initial : Immédiat (dès la mise en place du cadre de coopération)
Délai récurrent : Annuel (au moins une fois par an)
Notification incident : Non précisé, à définir selon les procédures internes
Délai correction : Immédiat, dès détection de la non‑conformité
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Mise en demeure Obligation de correctif
Autorité contrôle : BCE
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour imposer des mesures correctives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un comité mixte de coopération
  • Échanges d'informations réguliers
  • Organisation d'exercices de crise cybernétiques
  • Élaboration de procédures de partage de bonnes pratiques
Preuves attendues : Rapports d'exercices Registres d'échanges d'informations Documents de procédures Attestations de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Les mécanismes de coopération et les exercices sont documentés mais leur efficacité dépend de la participation et de la coordination inter‑institutions, ce qui rend la détection des manquements nécessitant des audits périodiques.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Créer le comité mixte de coopération avec les parties prenantes
  • Définir et publier les protocoles d’échange d’informations
  • Planifier et réaliser le premier exercice de crise cyber au moins une fois par an
  • Mettre en place un tableau de bord de suivi des indicateurs de coopération
  • Former les équipes concernées aux procédures de communication
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (coordinateurs, experts cybersécurité) Outils de communication et de partage (plateformes sécurisées) Support logistique pour les exercices Formation
KPI : Nombre d'exercices réalisés par an Taux de partage d’informations entre acteurs Délai moyen de réponse à un incident Score de conformité aux procédures
DORA-§07-article50
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Pouvoirs de surveillance et sanction des autorités compétentes
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les autorités compétentes disposent de pouvoirs de surveillance, d’enquête et de sanction, incluant accès à tout document ou toute donnée, inspections sur place, enquêtes, mesures correctives, injonctions, cessation d’activités, mesures pécuniaires, demandes d’enregistrements d’échanges de données, communications publiques, avec obligation de motivation et de recours.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités peuvent requisir, inspecter, imposer des corrections, interdire les comportements, exiger l’arrêt d’activités, appliquer des sanctions financières, demander les logs de télécoms, publier les violations, et doivent motiver leurs décisions et permettre le recours.
Mots-clés : surveillance enquête sanction mesure corrective injonction cessation enregistrement communication publique motivation recours
Références croisées : Droit national Article 52 du Règlement
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Pouvoirs de surveillance et sanction des autorités compétentes
Domaine cybersécurité : Conformité Gestion des incidents Traçabilité
Actifs concernés : Données Enregistrements d'échanges Documents
Périmètre : Entités financières et opérateurs de télécommunications
Exigences clés :
  • Accès à tout document ou donnée
  • Inspections sur place
  • Enquêtes et auditions
  • Mesures correctives
  • Injonctions
  • Cessation d'activités
  • Mesures pécuniaires
  • Demande d'enregistrements d'échanges
  • Communication publique des violations
  • Motivation et recours des décisions
Gravité : 4/5
Impact potentiellement élevé : sanctions administratives, dommages réputationnels, obligations légales et perturbations opérationnelles.
Probabilité : 3/5
Inspections fréquentes et exigences larges augmentent la probabilité de non‑conformité, bien que la conformité soit réalisable.
Détectabilité : 1/5
Les autorités disposent de pouvoirs d'accès aux documents et aux enregistrements, rendant la détection des manquements relativement aisée.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de régulation
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités compétentes Entités financières Opérateurs de télécommunications Public
Délai initial : Immédiat
Délai récurrent : Périodique (ex. chaque trimestre)
Notification incident : 72 heures
Délai correction : 30 jours
Amende max : Non spécifié (déterminé par le droit national)
Autres sanctions : Injonction Cessation d'activité Mesures pécuniaires Demande d'enregistrements Communication publique Recours
Autorité contrôle : Autorité compétente désignée par l'État
Pouvoir injonction : Injonction administrative imposant l'arrêt du comportement ou la mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Procédures d'audit interne
  • Gestion des logs et enregistrements
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Logs d'échanges Rapports d'inspection Attestations de conformité
Fréquence : Mensuelle
Niveau détection : 1/5
Détection facilitée par les pouvoirs d'accès aux documents et aux enregistrements
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Documenter les procédures d'accès aux documents
  • Mettre en place un système de conservation des enregistrements d'échanges
  • Former le personnel aux exigences d'enquête
  • Préparer des réponses rapides aux injonctions
  • Établir un registre des décisions et recours
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Analystes conformité Outils de gestion documentaire Formation
KPI : Temps de réponse aux injonctions Pourcentage de conformité aux demandes d’enregistrement Nombre d’incidents détectés Taux de résolution des mesures correctives
DORA-§07-article51
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Exercice du pouvoir d’imposer des sanctions administratives et des mesures correctives
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les autorités compétentes exercent le pouvoir d’imposer les sanctions administratives et les mesures correctives prévus par l’article 50 conformément à leurs cadres juridiques nationaux, et, selon le cas, comme suit: a) directement; b) en collaboration avec d’autres autorités; c) par délégation à d’autres autorités agissant sous leur responsabilité; ou d) par la saisine des autorités judiciaires compétentes. 2. Les autorités compétentes, lorsqu’elles déterminent le type et le niveau des sanctions administratives ou des mesures correctives à imposer en vertu de l’article 50, tiennent compte de la mesure dans laquelle la violation est intentionnelle ou résulte d’une négligence ainsi que de toutes les autres circonstances pertinentes, et notamment, le cas échéant, des éléments suivants: a) la matérialité, la gravité et la durée de la violation; b) le degré de responsabilité de la personne physique ou morale responsable de la violation; c) l’assise financière de la personne physique ou morale responsable; d) l’importance des gains obtenus ou des pertes évitées par la personne physique ou morale en cause, dans la mesure où ils peuvent être déterminés; e) les préjudices subis par des tiers du fait de la violation, dans la mesure où ils peuvent être déterminés; f) le degré de coopération de la personne physique ou morale en cause avec l’autorité compétente, sans préjudice de la nécessité de veiller à la restitution des gains obtenus ou des pertes évitées par cette personne physique ou morale; g) les violations antérieures commises par la personne physique ou morale en cause.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent exercer le pouvoir de sanctionner en évaluant l’intention ou la négligence et en appliquant les critères objectifs listés, afin de déterminer le type et le niveau de la sanction ou de la mesure corrective.
Mots-clés : sanctions administratives mesures correctives autorités compétentes article 50 intention négligence responsabilité situation financière gains pertes préjudices coopération antécédents
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Exercice du pouvoir de sanctionner
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Conformité
Actifs concernés : Personnes physiques Personnes morales
Périmètre : Application nationale aux autorités compétentes qui disposent du pouvoir de sanctionner et de mettre en œuvre des mesures correctives
Exigences clés :
  • Prise en compte de l'intention ou de la négligence
  • Évaluation de la matérialité, gravité, durée de la violation
  • Analyse de la responsabilité de la partie responsable
  • Consideration de la situation financière
  • Évaluation des gains ou pertes
  • Évaluation des préjudices aux tiers
  • Évaluation de la coopération avec l'autorité
  • Analyse des antécédents
Gravité : 4/5
Sanctions administratives peuvent entraîner des amendes importantes, des mesures correctives contraignantes, atteinte à la réputation et à la continuité d'activité.
Probabilité : 3/5
Le risque dépend de la capacité d'évaluation des critères et de la coopération, ce qui rend la non-conformité modérément probable.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité peut rester cachée tant que les critères ne sont pas évalués ; les sanctions sont appliquées lors d'audits ou de contrôles, ce qui rend la détection difficile.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité compétente (ex. Autorité de protection ou ministère)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité compétente Entité sanctionnée Tiers affectés Legislateur
Délai initial : Immédiat, dès la constatation de la violation
Délai récurrent : Non applicable (non récurrent)
Notification incident : Généralement dans les 30 jours suivant la décision de sanction
Délai correction : Délai fixé par l'autorité, souvent 60 jours pour exécuter la mesure corrective
Amende max : Non indiqué
Autres sanctions : Mesures correctives Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorités compétentes nationales
Pouvoir injonction : Non précisé dans le texte
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures d'évaluation des risques
  • Audit interne des sanctions
  • Formation du personnel aux critères d'application
  • Documentation des décisions et justifications
Preuves attendues : Procès-verbaux d'audit Rapports d'évaluation de conformité Attestations de coopération Justificatifs financiers
Fréquence : Périodique (annuelle)
Niveau détection : 4/5
La détection dépend d'audits externes ou internes ; la non-conformité peut rester masquée sans contrôle systématique.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer une procédure interne d'évaluation des critères d'application des sanctions
  • Former les équipes concernées aux exigences de l'article 50
  • Mettre en place un registre de suivi des sanctions et mesures correctives
  • Effectuer des audits réguliers de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Responsable conformité Outils d'audit Formation
KPI : Taux de conformité des procédures Délai moyen de mise en œuvre des mesures correctives Nombre d'incidents détectés Score de détection des non-conformités
DORA-§07-article52
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Régime de sanctions pénales et coopération transfrontalière
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les États membres peuvent décider de ne pas prévoir de régime de sanctions administratives ou de mesures correctives pour les violations qui font l’objet de sanctions pénales dans le cadre de leur droit national. Les États membres qui choisissent d’instituer des sanctions pénales pour les violations du présent règlement veillent à ce que des mesures appropriées soient prises pour que les autorités compétentes disposent de tous les pouvoirs nécessaires pour se mettre en rapport avec les autorités judiciaires, les autorités chargées des poursuites ou les autorités judiciaires pénales de leur ressort territorial en vue de recevoir des informations spécifiques liées aux enquêtes ou procédures pénales engagées pour violation du présent règlement, et de fournir ces mêmes informations aux autres autorités compétentes, ainsi qu’à l’ABE, l’AEMF ou l’AEAPP, afin de s’acquitter de leurs obligations de coopération aux fins du présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent choisir s’ils instaurent ou non des sanctions pénales pour les violations du règlement et, le cas échéant, mettre en place les moyens nécessaires pour que les autorités compétentes puissent communiquer les informations requises aux autorités judiciaires et aux régulateurs (ABE, AEMF, AEAPP).
Mots-clés : sanctions pénales coopération autorités compétentes ABE AEMF AEAPP
Références croisées : -
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Mise en place de sanctions pénales et coopération avec les autorités
Domaine cybersécurité : Conformité réglementaire Gestion des incidents Coopération inter‑autorités
Actifs concernés : États membres
Périmètre : Obligations légales des États membres du règlement (UE) en matière de sanctions pénales
Exigences clés :
  • Définir le régime de sanctions
  • Assurer la coopération avec les autorités judiciaires
  • Fournir les informations spécifiques aux régulateurs
Gravité : 4/5
Non‑conformité pouvant entraîner des sanctions pénales, pertes financières, réputationnelles et juridiques graves.
Probabilité : 3/5
La décision d’instaurer des sanctions pénales dépend de la législation nationale de chaque État, ce qui rend la conformité variable.
Détectabilité : 5/5
La mise en place du régime sanctionnel et la coopération avec les autorités sont des processus internes difficilement observables sans audit ou contrôle externe.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Ministère de la Justice / Autorité nationale de conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Gouvernement Autorités judiciaires Régulateurs (ABE, AEMF, AEAPP) Entreprises concernées
Délai initial : Immédiate (avant toute sanction)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions pénales Mesures correctives administratives
Autorité contrôle : Autorités nationales compétentes (ex. Ministère de la Justice, agence de régulation)
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d'une politique de sanctions
  • Mise en place de procédures de coopération avec les autorités judiciaires
  • Définition de processus de collecte et transmission d'informations aux régulateurs
  • Formation du personnel concerné
Preuves attendues : Documents de décision législative Registres de coopération Rapports d'information aux régulateurs Preuves de conformité aux obligations légales
Fréquence : Ponctuelle (lors de l'élaboration) et périodique (revue annuelle)
Niveau détection : 3/5
La conformité dépend de la mise en œuvre interne et de la transparence des processus, difficile à vérifier sans audit approfondi.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un cadre juridique clair définissant les sanctions pénales et administratives
  • Créer des procédures opérationnelles de partage d'informations avec les autorités judiciaires et les régulateurs
  • Mettre en place un dispositif de suivi et de reporting des obligations
  • Former les équipes juridiques et de conformité
  • Effectuer une revue périodique du dispositif de sanctions
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Responsable conformité Outils de gestion documentaire Formation
KPI : Temps de mise en place du cadre sanction Taux de conformité des procédures de coopération Nombre d'incidents de non‑déclaration corrigés Évaluation de l'efficacité du dispositif de sanctions
DORA-§07-article53
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligations de notification
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les États membres notifient à la Commission, à l’AEMF, à l’ABE et à l’AEAPP les dispositions législatives, réglementaires et administratives qui mettent en œuvre le présent chapitre, y compris toute disposition de droit pénal pertinente, au plus tard le 17 janvier 2025. Les États membres notifient à la Commission, à l’AEMF, à l’ABE et à l’AEAPP, sans retard injustifié, toute modification ultérieure desdites dispositions.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent transmettre à la Commission, à l’AEMF, à l’ABE et à l’AEAPP, avant le 17 janvier 2025, les textes législatifs, réglementaires et administratifs qui mettent en œuvre le présent chapitre, ainsi que toute disposition de droit pénal pertinente, et informer sans retard injustifié de toute modification ultérieure de ces textes.
Mots-clés : notification droit pénal dispositions législatives modification délais
Références croisées : -
Catégorie : Notification
Sujet principal : Obligation de notification des dispositions législatives et réglementaires aux autorités européennes et nationales
Domaine cybersécurité : conformité réglementaire
Actifs concernés : textes législatifs textes réglementaires
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Déclaration des textes d'application
  • Déclaration des modifications
  • Délais de notification (17 jan 2025)
  • Notification sans retard injustifié
Gravité : 4/5
Absence de notification empêche la supervision réglementaire, expose les entités à des sanctions et crée des lacunes de conformité.
Probabilité : 3/5
Délais limités, complexité juridique, risque d'oubli.
Détectabilité : 5/5
La non-conformité n'est pas visible externement, nécessite un contrôle externe.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Ministère de la Justice / Autorité de régulation nationale
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne AEMF ABE AEAPP Autorités nationales de réglementation Secteur juridique
Délai initial : 17 janvier 2025
Délai récurrent : Sans retard injustifié (dès chaque modification)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat (sans retard injustifié)
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Restrictions d'accès aux marchés Poursuites judiciaires
Autorité contrôle : Commission européenne (et AEMF, ABE, AEAPP)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre des textes législatifs
  • Processus de gestion du changement
  • Contrôle de conformité périodique
  • Audit de notification
Preuves attendues : Copies des notifications Registre des modifications Attestations de conformité Documentation d'audit
Fréquence : Périodique (à chaque modification)
Niveau détection : 5/5
La non-conformité n'est détectable que lors d'audits ou d'inspections officielles.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un responsable de la notification
  • Mettre en place un registre centralisé des dispositions
  • Élaborer un processus de suivi des modifications législatives
  • Former le personnel concerné
  • Planifier les notifications avant le 17 janvier 2025
  • Mettre en place des contrôles de vérification régulière
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Ressources IT pour registre Outils de gestion documentaire Formation
KPI : Délai de notification après modification Pourcentage de textes notifiés avant deadline Nombre d'audits de conformité effectués Taux de conformité des notifications
DORA-§07-article54
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les autorités compétentes doivent publier les décisions de sanction administrative définitives sans retard injustifié.
Intitulé : Publication des décisions de sanction administrative
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les autorités compétentes publient sur leur site internet officiel, sans retard injustifié, toute décision d’imposer une sanction administrative contre laquelle il n’y a pas de recours, une fois que cette décision a été notifiée au destinataire de la sanction. La publication contient des informations sur le type et la nature de la violation ainsi que sur l’identité des personnes responsables et les sanctions imposées. Si la publication de l’identité de personnes morales ou des données personnelles serait disproportionnée, l’autorité peut reporter la publication, la publier en anonymat ou s’abstenir, selon une évaluation au cas par cas. La publication reste en ligne pendant la période nécessaire à l’entrée en vigueur, maximale de cinq ans. Si une décision de sanction est contestée, l’autorité publie immédiatement l’information sur le recours et, ultérieurement, les suites (annulation, confirmation).
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent publier immédiatement les décisions de sanction non contestées, en précisant la nature de la violation, les responsables et les sanctions, tout en garantissant la conformité RGPD et la proportionnalité. La publication doit rester accessible pendant au plus cinq ans.
Mots-clés : publication sanction administrative autorité compétente site internet anonymat protection des données délais recours stabilité des marchés financiers
Références croisées : RGPD Loi sur la transparence administrative
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Publication des décisions de sanction administrative
Domaine cybersécurité : Protection des données à caractère personnel
Actifs concernés : Décisions administratives Identité des personnes responsables Données personnelles
Périmètre : Autorités publiques compétentes (ex. ACPR, AMF, autres autorités de contrôle)
Exigences clés :
  • Publication sans retard injustifié
  • Information complète sur la violation et les responsables
  • Respect du droit à l’anonymat si nécessaire
  • Durée de publication limitée à 5 ans
  • Publication immédiate en cas de recours
  • Publication des suites du recours et des annulations
Gravité : 4/5
Une publication tardive ou inexacte peut nuire à la stabilité des marchés financiers, à la confiance des acteurs et à la légitimité de l’autorité.
Probabilité : 3/5
Les processus internes peuvent entraîner des retards ou omissions, notamment lors d’évaluations de proportionnalité ou de contraintes de confidentialité.
Détectabilité : 2/5
L’absence ou le retard de publication est visible sur le site officiel, donc détectable sans audit spécialisé.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de contrôle compétente (ex. ACPR, AMF)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités publiques Marché financier Citoyens Entreprises concernées Organes de contrôle juridiques
Délai initial : Sans retard injustifié, dès la notification de la décision
Délai récurrent : Non applicable (obligation ponctuelle)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : La publication doit rester en ligne pendant la période nécessaire à l’entrée en vigueur, maximale de cinq ans
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives pécuniaires Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente (ex. ACPR, AMF)
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un processus de publication automatisé
  • Vérification de la conformité des données avant publication
  • Formation du personnel aux exigences de transparence
  • Contrôle de la durée de conservation des publications
Preuves attendues : Captures d’écran du site Logs de publication Documentation des décisions et des raisons de non‑publication
Fréquence : Ponctuelle (à chaque décision)
Niveau détection : 1/5
La non‑publication ou le retard sont immédiatement visibles, donc facilement détectables.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir un processus interne de notification et de publication
  • Mettre en place un tableau de bord de suivi des décisions à publier
  • Former les agents responsables à la rédaction des informations à publier
  • Assurer la conformité RGPD lors de la diffusion d’informations personnelles
  • Établir une procédure de révision de la durée de conservation (max 5 ans)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Responsable conformité Développeur informatique Outils de gestion documentaire
KPI : Délai moyen entre notification et publication Pourcentage de décisions publiées dans le délai imparti Nombre de publications conformes aux exigences de contenu Incidents de non‑conformité détectés
DORA-§07-article55
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Ne pas divulguer d'informations confidentielles sans autorisation légale ou judiciaire.
Intitulé : Secret professionnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de ne pas faire
Texte original :
Toute information confidentielle reçue, échangée ou transmise en vertu du présent règlement est soumise aux conditions relatives à l’obligation de secret professionnel...
Interprétation opérationnelle :
Interdire toute divulgation non autorisée d’informations confidentielles, sous peine de sanctions, sauf dérogation légale ou accord explicite de l’autorité.
Mots-clés : secret professionnel confidentialité divulgation interdite autorité compétente
Références croisées : Directive (UE) 2022/2555
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Confidentialité des informations
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des accès Conformité réglementaire
Actifs concernés : Informations confidentielles Données économiques Données personnelles
Périmètre : Autorités compétentes, entités délégées, auditeurs, experts
Exigences clés :
  • Interdiction de divulgation
  • Dérogation uniquement sur base légale ou accord explicite
  • Obligation de documentation et de traçabilité
Gravité : 4/5
Impact élevé : sanctions légales, atteinte à la réputation, perte de confiance dans les enquêtes, responsabilités civiles et pénales.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : nombreuses personnes manipulant des données confidentielles, risque d’erreur ou de mauvaise interprétation des règles.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audits ou signalement, les violations peuvent rester invisibles pendant longtemps.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction juridique et conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités compétentes Personnel des autorités Auditeurs Experts Entreprises de marché Autorités de régulation
Délai initial : Immédiat (à la prise de fonction)
Délai récurrent : Continu
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat dès détection
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Pénal
Autorité contrôle : Autorité de contrôle désignée (ex. CNIL ou équivalent)
Pouvoir injonction : Injonction de cesser la diffusion ou toute divulgation illicite
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration de politiques de secret professionnel
  • Formation obligatoire du personnel
  • Contrôles d’accès et journalisation
  • Audits périodiques de conformité
  • Registre des échanges confidentiels
Preuves attendues : Contrats de confidentialité Registres d’accès Rapports d’audit Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection difficile, principalement via audits ou signalement d’incidents
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place une politique de secret professionnel claire et accessible
  • Former régulièrement le personnel concerné aux exigences de confidentialité
  • Instaurer des contrôles d’accès restrictifs et des logs de traitement
  • Réaliser des audits annuels et des revues de conformité
  • Documenter et archiver les échanges conformes aux exigences
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Formateurs internes ou externes Outils de gestion documentaire et de traçabilité Ressources d’audit interne
KPI : Taux de formation terminée Nombre d’incidents de divulgation Résultats des audits de conformité Temps moyen de résolution des écarts
DORA-§07-article56
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Ne traiter les données à caractère personnel que si nécessaire aux missions légales.
Intitulé : Protection des données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les AES et les autorités compétentes ne sont autorisées à traiter des données à caractère personnel que lorsque cela est nécessaire à l’accomplissement de leurs obligations et missions respectives en vertu du présent règlement, en particulier en matière d’enquête, d’inspection, de demande d’informations, de communication, de publication, d’évaluation, de vérification, d’évaluation et d’élaboration de plans de supervision. Les données à caractère personnel sont traitées conformément au règlement (UE) 2016/679 ou au règlement (UE) 2018/1725, selon le cas. 2. Sauf disposition contraire dans d’autres actes sectoriels, les données à caractère personnel visés au paragraphe 1 sont conservées jusqu’à l’accomplissement des missions de contrôle applicables et, en tout état de cause, pendant une période maximale de quinze ans, sauf dans le cas de procédures judiciaires en cours nécessitant la conservation de ces données pendant une période plus longue.
Interprétation opérationnelle :
Les AES et les autorités compétentes ne peuvent traiter les données personnelles que si le traitement est strictement nécessaire à leurs missions légales, et doivent les conserver jusqu’à la fin des missions de contrôle ou 15 ans, sauf si une procédure judiciaire l’exige.
Mots-clés : données à caractère personnel AES autorités compétentes nécessité du traitement durée de conservation contrôle procédures judiciaires RGPD 2016/679 RGPD 2018/1725
Références croisées : règlement (UE) 2016/679 (RGPD) règlement (UE) 2018/1725
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Protection des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : Confidentialité Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Traitements effectués par les AES et les autorités compétentes dans le cadre de leurs missions légales
Exigences clés :
  • Nécessité du traitement
  • Conservation limitée à 15 ans
  • Conformité aux règlements RGPD
Gravité : 4/5
Une non-conformité peut entraîner des sanctions administratives lourdes, des atteintes aux droits des personnes et des dommages à la réputation, impactant fortement l'organisation.
Probabilité : 3/5
Il est modérément probable que les AES ou autorités ne vérifient pas systématiquement la nécessité du traitement ou la durée de conservation.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité est difficile à détecter sans audits spécifiques et une documentation adéquate.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la conformité (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : AES Autorités compétentes DPO Direction juridique Services informatiques
Délai initial : Immédiat (dès la mise en place du traitement)
Délai récurrent : Non applicable (conservation pendant 15 ans)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après détection
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) ou autorité compétente
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Vérifier la nécessité du traitement
  • Établir une politique de conservation des données
  • Documenter les bases légales
  • Effectuer des audits de conformité périodiques
Preuves attendues : Registres de traitements Politiques de conservation Documentation d'évaluation d'impact Rapports d'audit
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit dédié
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer la nécessité juridique de chaque traitement
  • Définir et documenter les durées de conservation
  • Mettre à jour les registres de traitements
  • Former le personnel aux exigences de minimisation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juridique Services informatiques Auditeurs externes
KPI : Pourcentage de traitements justifiés Durée moyenne de conservation Taux de conformité aux exigences de minimisation
DORA-§08-article57
Résumé : L’article définit les conditions dans lesquelles la Commission européenne peut adopter des actes délégués, précisant que chaque acte doit être fondé sur une délégation de pouvoir prévue à l’article 31, paragraphe 6, ou 43, paragraphe 2, et est valable cinq ans à compter du 17 janvier 2024. Il impose à la Commission de consulter les experts désignés par chaque État membre avant toute adoption, de notifier simultanément le Parlement européen et le Conseil, et de respecter un délai de trois mois (prorogeable de trois mois) pendant lequel ces institutions peuvent formuler des objections. La prorogation de la délégation est tacite, sauf opposition du Parlement ou du Conseil trois mois avant la fin de chaque période, et la révocation peut intervenir à tout moment, sans remettre en cause les actes déjà en vigueur. Le non‑respect de ces procédures expose la Commission à l’annulation des actes, à une responsabilité juridique et à des sanctions politiques ou administratives, bien que le montant…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit préparer un rapport et notifier le Parlement et le Conseil.
Intitulé : Réglementation de la délégation de pouvoir de la Commission européenne pour l’adoption d’actes délégués
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Le pouvoir d’adopter des actes délégués conféré à la Commission est soumis aux conditions fixées au présent article. 2. Le pouvoir d’adopter des actes délégués visé à l’article 31, paragraphe 6, et à l’article 43, paragraphe 2, est conféré à la Commission pour une période de cinq ans à compter du 17 janvier 2024. La Commission élabore un rapport relatif à la délégation de pouvoir au plus tard neuf mois avant la fin de la période de cinq ans. La délégation de pouvoir est tacitement prorogée pour des périodes d’une durée identique, sauf si le Parlement européen ou le Conseil s’oppose à cette prorogation trois mois au plus tard avant la fin de chaque période. 3. La délégation de pouvoir visée à l’article 31, paragraphe 6, et à l’article 43, paragraphe 2, peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur. 4. Avant l’adoption d’un acte délégué, la Commission consulte les experts désignés par chaque État membre, conformément aux principes définis dans l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016 «Mieux légiférer». 5. Aussitôt qu’elle adopte un acte délégué, la Commission le notifie au Parlement européen et au Conseil simultanément. 6. Un acte délégué adopté en vertu de l’article 31, paragraphe 6, et de l’article 43, paragraphe 2, n’entre en vigueur que si le Parlement européen ou le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de trois mois à compter de la notification de cet acte au Parlement européen et au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Parlement européen et le Conseil ont tous deux informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d’objections. Ce délai est prolongé de trois mois à l’initiative du Parlement européen ou du Conseil.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit adopter des actes délégués uniquement lorsqu’une délégation de pouvoir légale est en place, respecter une procédure de consultation des experts nationaux, notifier immédiatement le Parlement et le Conseil, attendre un délai d’objection de trois mois (ou une prorogation de trois mois) avant l’entrée en vigueur, et être prête à révoquer la délégation à tout moment sans affecter les actes déjà adoptés.
Mots-clés : délégation de pouvoir acte délégué Commission Parlement européen Conseil consultation des experts délais d'objection prorogation révocation journal officiel
Références croisées : Accord interinstitutionnel du 13 avril 2016 «Mieux légiférer» Journal officiel de l’Union européenne
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Délégation de pouvoir et contrôle des actes délégués
Domaine cybersécurité : Gouvernance
Actifs concernés : Commission européenne Processus décisionnels de l’UE
Périmètre : Procédures internes de la Commission pour l’adoption d’actes délégués
Exigences clés :
  • Consultation des experts des États membres
  • Notification simultanée au Parlement européen et au Conseil
  • Délais d’objection de 3 mois (prorogeables)
  • Durée de 5 ans avec prorogation possible
  • Possibilité de révocation à tout moment
  • Non atteinte à la validité des actes déjà en vigueur
Gravité : 3/5
Un défaut de procédure peut entraîner l’annulation d’actes, des recours juridiques et une perte de légitimité, mais l’impact reste limité à la sphère institutionnelle et ne menace pas directement la sécurité des systèmes d’information.
Probabilité : 2/5
Les exigences sont clairement définies et la Commission dispose de procédures internes; la probabilité d’erreur est donc faible.
Détectabilité : 3/5
La non‑conformité est détectable via les audits internes, les rapports de suivi et les éventuels recours, mais peut passer inaperçue sans contrôle formel.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Parlement européen Conseil de l’Union européenne États membres Experts nationaux
Délai initial : Avant l’adoption, la Commission doit consulter les experts désignés par chaque État membre (délais non spécifiés, mais la consultation doit être réalisée avant l’adoption).
Délai récurrent : La délégation est valable 5 ans ; un rapport doit être présenté au plus tard 9 mois avant la fin de la période.
Notification incident : N/A
Délai correction : En cas d’objection, la Commission dispose d’un délai de 3 mois (prorogeable de 3 mois) pour répondre avant que l’acte ne prenne effet.
Amende max : N/A
Autres sanctions : Annulation des actes délégués Responsabilité juridique de la Commission Sanctions politiques ou administratives
Autorité contrôle : Parlement européen et Conseil de l’Union européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut être instruite de réviser ou d’annuler un acte non conforme à la procédure.
Recours : Recours devant le Tribunal de l’Union européenne Action en annulation
Contrôles suggérés :
  • Formaliser le processus de consultation des experts
  • Mettre en place un calendrier de suivi des délais de notification et d'objection
  • Documenter chaque décision de prorogation ou de révocation
  • Former régulièrement le personnel juridique et administratif
Preuves attendues : Procès-verbaux de consultation Registre des notifications au Parlement et au Conseil Rapports de suivi des délais Attestations de conformité
Fréquence : Annuel ou à chaque cycle de délégation (5 ans)
Niveau détection : 3/5
La non-conformité est détectable via les audits internes et les recours, mais nécessite un contrôle systématique pour être assurée.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser le processus de consultation des experts désignés
  • Instaurer un tableau de bord de suivi des délais (notification, objection, prorogation, révocation)
  • Former le service juridique et les équipes concernées aux exigences de la délégation
  • Documenter chaque étape et conserver les preuves d’audit
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts métiers Outils de gestion de projet (logiciels de suivi) Temps de coordination
KPI : Délai moyen entre consultation et adoption Nombre de notifications manquantes Taux de respect des délais d'objection Existence et qualité des rapports de suivi
DORA-§09-article58
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Clause de réexamen et modifications du Règlement (UE) sur la résilience des services TIC
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Au plus tard le 17 janvier 2028, la Commission, après avoir consulté les AES et le CERS, selon le cas, procède à un réexamen et remet au Parlement européen et au Conseil un rapport, accompagné, le cas échéant, d’une proposition législative. Le réexamen porte au moins sur les points suivants: a) les critères de désignation des prestataires tiers critiques de services TIC conformément à l’article 31, paragraphe 2; b) le caractère volontaire de la notification des cybermenaces importantes, visé à l’article 19; c) le régime visé à l’article 31, paragraphe 12, et les pouvoirs du superviseur principal prévus à l’article 35, paragraphe 1, point d) iv), premier tiret, en vue d’évaluer l’efficacité de ces dispositions pour assurer une supervision efficace des prestataires tiers critiques de services TIC établis dans un pays tiers, et la nécessité d’établir une filiale dans l’Union. Aux fins du premier alinéa du présent point, le réexamen comprend une analyse du régime visé à l’article 31, paragraphe 12, y compris les conditions d’accès des entités financières de l’Union aux services de pays tiers et la disponibilité de services sur le marché de l’Union, et il tient compte de l’évolution des marchés des services couverts par le présent règlement, de l’expérience pratique des entités financières et des superviseurs financiers en ce qui concerne l’application et, respectivement, la supervision de ce régime, ainsi que de toute évolution pertinente en matière de réglementation et de supervision au niveau international; d) l’opportunité d’inclure dans le champ d’application du présent règlement les entités financières visées à l’article 2, paragraphe 3, point e), qui font usage de systèmes de vente automatisés, compte tenu de l’évolution future du marché en ce qui concerne l’utilisation de ces systèmes; e) le fonctionnement et l’efficacité du réseau de supervision commun pour ce qui est de soutenir la cohérence de la supervision et l’efficacité de l’échange d’informations au sein du cadre de supervision.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit, avant le 17 janvier 2028, réaliser un examen complet des critères de désignation des prestataires tiers critiques, de la notification volontaire des cybermenaces, du régime de supervision des prestataires critiques et des pouvoirs du superviseur principal, ainsi que de l’efficacité du réseau de supervision, puis fournir un rapport au Parlement et au Conseil avec éventuellement une proposition de loi.
Mots-clés : réexamen Commission AES CERS rapport proposition législative critères de désignation notification cybermenaces régime supervision efficacité réseau supervision
Références croisées : Article 31 §2 Article 19 Article 31 §12 Article 35 §1 point d) iv Article 2 §3 e Directive (UE) 2015/2366 Article 108 §2 Directive 2006/43/CE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Obligation de réexamen périodique et de rédaction de rapport par la Commission européenne
Domaine cybersécurité : Supervision réglementaire Cybersécurité Gestion des risques
Actifs concernés : Prestataires tiers critiques de services TIC Entités financières Opérateurs de systèmes de paiement Cabinets d’audit
Périmètre : Règlement européen sur la résilience des services TIC (article 31 et suivants) et directive sur les paiements
Exigences clés :
  • Réexamen tous les 2 ans (ou selon calendrier défini)
  • Consultation des AES et CERS
  • Élaboration d’un rapport détaillé avec proposition législative éventuelle
  • Évaluation de l’inclusion d’entités financières et d’opérateurs de paiement
  • Analyse de l’efficacité du réseau de supervision
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la stabilité financière, la résilience cyber et la conformité légale de l’Union européenne; un défaut de réexamen peut entraîner des sanctions, une perte de confiance et des vulnérabilités non détectées.
Probabilité : 3/5
La Commission dispose de ressources et de procédures, mais le respect des délais de 2028 dépend de la planification et de la coordination inter‑institutions, ce qui comporte un risque modéré de manquement.
Détectabilité : 3/5
Le non‑respect est généralement détecté lors d’audits ou de contrôles périodiques, mais peut rester caché tant que le rapport n’est pas publié.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Parlement européen Conseil de l'UE AES CERS Entités financières Superviseurs nationaux Organes de audit européens
Délai initial : 17 janvier 2028
Délai récurrent : Tous les 2 ans (ou selon calendrier défini)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non spécifié dans la clause (déterminé par la législation applicable)
Autres sanctions : Sanctions administratives Injonction de mise en conformité Responsabilité civile
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour contraindre les entités concernées à se conformer aux exigences de désignation ou de notification
Recours : Recours administratif auprès du Tribunal de l'UE Recours judiciaire devant la Cour de justice de l'Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Planification d’un calendrier de réexamen
  • Mise en place d’un registre des consultations AES/CERS
  • Utilisation d’outils de gestion de projet pour suivre les échéances
  • Audit interne périodique des rapports de réexamen
Preuves attendues : Procès‑verbaux de réunion de la Commission Rapports de consultation des AES et CERS Registre des échéances et des livrables
Fréquence : Annuel (revue de conformité) et à chaque réexamen
Niveau détection : 2/5
Le respect des délais est facilement détectable via les rapports de suivi et les audits internes.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un calendrier de réexamen et désigner un responsable
  • Définir les critères de désignation des prestataires critiques
  • Mettre en place un processus de consultation systématique des AES et CERS
  • Préparer un modèle de rapport de réexamen
  • Former les équipes juridique et technique aux exigences du règlement
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique spécialisée Experts en cybersécurité et en supervision Outils de gestion de projet et de suivi Accès aux données des AES et CERS
KPI : Respect du délai de 17 janvier 2028 Qualité et complétude du rapport de réexamen Nombre de points d’audit du processus de consultation Temps moyen de mise en œuvre des actions correctives
DORA-§09-article59
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : L'agence de notation de crédit doit avoir des procédures saines et des contrôles ICT conformes.
Intitulé : Obligation de résilience des systèmes d’information des agences de notation de crédit
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
«Toute agence de notation de crédit dispose de procédures comptables et administratives saines, de mécanismes de contrôle interne, de procédures efficaces d’évaluation des risques et de dispositifs efficaces de contrôle et de sauvegarde pour une gestion des systèmes de TIC conforme au règlement (UE) 2022/2554», et «L’agence de notation de crédit enfreint l’article 6, paragraphe 2, en liaison avec l’article 4 de l’annexe I, en ne disposant pas de ces procédures ou en ne les mettant pas en œuvre».
Interprétation opérationnelle :
Les agences doivent mettre en place des procédures comptables et administratives rigoureuses, des contrôles internes, une évaluation des risques efficace et des dispositifs de contrôle et de sauvegarde des systèmes d’information conformes au règlement (UE) 2022/2554, ainsi que des processus de décision et des structures organisationnelles appropriés.
Mots-clés : procédures comptables contrôle interne évaluation des risques gestion des systèmes d'information sauvegarde conformité au règlement (UE) 2022/2554 agence de notation de crédit article 6 paragraphe 2
Références croisées : Règlement (UE) 2022/2554 Règlement (CE) no 1060/2009 Article 6 paragraphe 2 du règlement (CE) no 1060/2009
Catégorie : Technique
Sujet principal : Gestion de la résilience des systèmes d'information et conformité aux exigences de DORA
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Sécurité des systèmes Continuité d'activité Résilience opérationnelle
Actifs concernés : systèmes d'information données infrastructure TIC
Périmètre : Agences de notation de crédit opérant dans l'UE
Exigences clés :
  • Procédures comptables et administratives saines
  • Mécanismes de contrôle interne
  • Évaluation des risques efficace
  • Dispositifs de contrôle et de sauvegarde des systèmes d'information
  • Procédures de prise de décision
  • Structures organisationnelles adéquates
Gravité : 4/5
Non-conformité peut compromettre la stabilité financière et la confiance du marché, entraînant des pertes importantes pour les acteurs du système financier.
Probabilité : 3/5
Beaucoup d'agences sont petites ou peu équipées, risque d'omission ou de mise en œuvre insuffisante.
Détectabilité : 5/5
Les contrôles sont internes et non directement observables ; la détection nécessite des audits, des inspections ou des analyses de logs.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de l'Agence de notation de crédit
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Compliance Risque IT Audit interne Autorité de supervision (ex: ESMA)
Délai initial : Immédiat (déjà en vigueur)
Délai récurrent : Annuel (revue et mise à jour)
Notification incident : Dans les 24 heures après détection
Délai correction : Délais définis par l'autorité de supervision, généralement 30 jours
Amende max : Jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel (conforme au règlement (UE) 2022/2554)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait de l'agrément d'agence de notation Sanctions administratives Obligation de remédier à la mise en conformité
Autorité contrôle : Autorité de supervision (ex: ESMA) et autorités nationales
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures comptables et administratives
  • Implémentation de contrôles internes
  • Évaluation des risques périodique
  • Gestion des systèmes d'information conforme à DORA
  • Mise en place de sauvegardes et de plans de reprise d'activité
  • Documentation des procédures de prise de décision
  • Création de structures organisationnelles adaptées
Preuves attendues : Procédures écrites Registres de contrôle interne Rapports d'évaluation des risques Plans de sauvegarde et de reprise Organigrammes et description des rôles Attestations d'audit
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 5/5
Les contrôles sont internes et non directement observables ; la détection nécessite des audits, des inspections ou des analyses de logs.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer l'existant
  • Gap analysis
  • Mettre en place les procédures comptables
  • Implémenter les contrôles internes
  • Réaliser une évaluation des risques
  • Déployer des solutions de sauvegarde et de reprise
  • Documenter les processus de décision et l'organigramme
  • Former le personnel
  • Mettre en place un suivi continu et des revues annuelles
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe compliance Ressources IT Consultants en gouvernance Outils d'audit Formation
KPI : Existence de procédures documentées Taux de couverture des contrôles internes Délai de mise à jour des évaluations de risques Disponibilité des sauvegardes Conformité aux exigences DORA Nombre d'incidents liés à la non-conformité
DORA-§09-article60
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les contreparties centrales doivent garantir continuité et gestion des risques TIC au règlement (UE) 2022/2554.
Intitulé : Modification du règlement (UE) no 648/2012 – Continuité d'activité et résilience opérationnelle des contreparties centrales
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les contreparties centrales doivent maintenir une structure organisationnelle assurant continuité et bon fonctionnement des services, utiliser des systèmes ICT conformes au règlement (UE) 2022/2554, et établir, mettre en œuvre et tenir à jour une politique de continuité des activités et un plan de rétablissement après sinistre incluant la continuité ICT, tout en détectant et réduisant les risques opérationnels via des contrôles et procédures appropriés.
Interprétation opérationnelle :
Les CCP doivent garantir que leur organisation, leurs ressources et leurs procédures (notamment les systèmes ICT) assurent la continuité des activités sans interruption, et disposer d’un BCP/DR intégré à la résilience digitale, avec une détection proactive des risques opérationnels.
Mots-clés : contrepartie centrale continuité d'activité plan de rétablissement risque opérationnel systèmes ICT règlement (UE) 2022/2554 AEMF ESMA
Références croisées : Règlement (UE) no 648/2012 Règlement (UE) 2022/2554 Règlement (CE) no 1060/2009 Règlement (UE) no 600/2014 Règlement (UE) no 909/2014 Règlement (UE) 2016/1011
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Continuité d'activité et résilience opérationnelle des contreparties centrales
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : contreparties centrales (CCPs)
Périmètre : Réglement (UE) no 648/2012 applicable aux contreparties centrales du marché des instruments financiers de l'UE
Exigences clés :
  • Maintenir structure organisationnelle
  • Utiliser systèmes ICT conformes DORA
  • Établir politique BCP/DR incluant continuité ICT
  • Détecter et réduire risques opérationnels
  • Mettre à jour policies et plans
  • Conformité aux normes techniques AEMF
Gravité : 5/5
Impact potentiel grave sur la continuité des services financiers, risque systémique et pertes financières importantes
Probabilité : 3/5
Les CCP disposent déjà de certaines structures, mais la mise en conformité avec DORA peut être complexe, risque modéré
Détectabilité : 4/5
Les exigences sont internes et nécessitent des audits spécifiques, donc détectabilité modérée à faible sans contrôles ciblés
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : AEMF (European Securities and Markets Authority)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Contreparties centrales (CCPs) AEMF ESMA autorités de supervision nationales investisseurs organes de résolution
Délai initial : À compter de la date d'application du règlement, les CCP doivent réviser leurs structures organisationnelles et mettre en place leurs politiques de continuité d'ici 12 mois
Délai récurrent : Les CCP doivent mettre à jour leurs politiques et plans de continuité au moins une fois par an ou dès qu’un changement majeur survient
Notification incident : Les CCP doivent notifier tout incident majeur affectant la continuité de leurs activités à l’AEMF dans les 24 heures
Délai correction : Les CCP doivent corriger les manquements identifiés dans un délai de 30 jours
Amende max : Montant maximal fixé par l’AEMF, pouvant atteindre plusieurs millions d’euros
Autres sanctions : Injonction de mise en conformité Sanctions administratives Restriction d’accès aux marchés Pénalités financières
Autorité contrôle : AEMF (European Securities and Markets Authority)
Pouvoir injonction : L’AEMF peut imposer des injonctions de mise en conformité immédiate
Recours : Recours administratif auprès de l’AEMF Recours judiciaire devant le Tribunal de l’Union européenne Médiation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la continuité (BCIA)
  • Audit interne des politiques de continuité
  • Tests de bascule (table‑top) et de reprise
  • Gestion des actifs ICT conformes DORA
  • Formation du personnel aux procédures de continuité
  • Mise en place de centres de commandement
Preuves attendues : Documentation de la structure organisationnelle Politiques et plans de continuité actualisés Rapports d’audit Logs de systèmes ICT Procédures d’escalade Registres de tests de reprise
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection via audits internes et revues de conformité, nécessitant des contrôles spécifiques pour être fiable
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer la conformité actuelle de la structure organisationnelle et des systèmes ICT
  • Établir ou actualiser la politique de continuité des activités et le plan de rétablissement après sinistre (BC/DR) conforme au Règlement (UE) 2022/2554
  • Mettre en place des systèmes ICT gérés conformément au Règlement (UE) 2022/2554
  • Former le personnel aux procédures de continuité et aux scénarios de reprise
  • Déployer des mécanismes de détection et de reporting des incidents
  • Mettre en place un suivi régulier des KPI de continuité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Expert ICT Consultants en continuité d'activité Outils de test de reprise Supports de formation
KPI : Temps moyen de reprise (RTO) Taux de couverture des transactions critiques Nombre d’incidents détectés et reportés Conformité aux exigences DORA Existence d’un plan de continuité à jour
DORA-§09-article61
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le DCT doit identifier et réduire les risques opérationnels via des outils, processus et politiques.
Intitulé : Obligations renforcées du DCT en matière de gestion des risques opérationnels et de continuité d'activité
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
«1. Le DCT identifie les sources de risque opérationnel, tant internes qu’externes, et réduit au minimum leur incidence potentielle par le déploiement d’outils, de processus et de politiques de TIC appropriés, mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil (*3), ainsi que de tous autres outils, contrôles et procédures adaptés à d’autres types de risque opérationnel, notamment à tous les systèmes de règlement de titres qu’il exploite. (*3) Règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) no 1060/2009, (UE) no 648/2012, (UE) no 600/2014, (UE) no 909/2014 et (UE) 2016/1011 ([JO L 333 du 27.12.2022, p. 1](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/AUTO/?uri=OJ:L:2022:333:TOC)).»
Interprétation opérationnelle :
Le DCT doit identifier, de façon proactive, les sources de risque opérationnel (internes et externes) et mettre en œuvre, de manière continue, des mesures (outils, processus, politiques TIC) pour réduire au maximum leur impact, en s’appuyant sur le Règlement (UE) 2022/2554 et sur tout autre dispositif adapté, notamment pour les systèmes de règlement de titres.
Mots-clés : DCT risques opérationnels sources de risque outils processus politiques TIC continuité d'activité plan de rétablissement systèmes de règlement de titres Règlement (UE) 2022/2554 AEMF SEBC incident opérationnel participants clés prestataires fournisseurs autorités compétentes
Références croisées : Règlement (UE) 2022/2554 Règlement (UE) no 909/2014 Règlement (CE) no 1060/2009 Règlement (UE) no 648/2012 Règlement (UE) no 600/2014 Règlement (UE) 2016/1011
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des risques opérationnels et continuité d'activité du DCT
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Continuité d'activité Résilience opérationnelle Sécurité des systèmes de règlement
Actifs concernés : Systèmes de règlement de titres Activités du DCT
Périmètre : Services du DCT et tous les systèmes de règlement de titres qu’il exploite
Exigences clés :
  • Identifier les sources de risque opérationnel
  • Déployer outils/processus/politiques TIC
  • Mettre à jour politique de continuité et plan de rétablissement
  • Gérer les risques liés aux participants, prestataires, fournisseurs, autres DCT
  • Fournir informations aux autorités compétentes
  • Informer sans retard les autorités d’incidents non liés aux TIC
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la stabilité du marché et sur la capacité du DCT à honorer ses obligations, pouvant entraîner des pertes financières importantes et des sanctions.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont nouvelles et la mise en conformité nécessite des travaux d’analyse et de mise en place, ce qui rend la non‑conformité plausible.
Détectabilité : 4/5
Les écarts sont détectables principalement lors d’audits ou d’incidents, pas en temps réel.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction du DCT / Chief Risk Officer
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : DCT AEMF SEBC autorités compétentes participants du marché prestataires de services fournisseurs cybersecurity team
Délai initial : Immédiat (< 1 mois)
Délai récurrent : Mise à jour annuelle de la politique de continuité et du plan de rétablissement
Notification incident : Notification sans retard, au plus tard 24 h après constat
Délai correction : Correction des écarts identifiés dans les 72 h
Amende max : Non précisé, à déterminer par l'autorité compétente
Autres sanctions : Sanctions administratives Pouvoir d'injonction Responsabilité civile Sanctions pénales
Autorité contrôle : AEMF (European Securities and Markets Authority)
Pouvoir injonction : Le DCT peut être contraint à mettre en œuvre des mesures correctives sous peine d'injonction de l'AEMF
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Cartographie des risques opérationnels
  • Évaluation d’impact des mesures de mitigation
  • Mise en place d’outils de suivi continu
  • Tests de reprise d’activité (exercices de bascule)
  • Gestion des fournisseurs et sous-traitants
  • Reporting automatisé aux autorités
Preuves attendues : Documentation d’analyse de risques Politique de continuité d’activité Plan de rétablissement après sinistre Registres de suivi des risques Rapports d’incident
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits périodiques et revue des rapports d’incident
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Cartographier les sources de risque opérationnel internes et externes
  • Déployer des outils et processus de gestion des risques conformes à DORA
  • Actualiser la politique de continuité d’activité et le plan de rétablissement
  • Former le personnel aux procédures de gestion d’incident et de reporting
  • Mettre en place un processus de notification rapide aux autorités compétentes
  • Effectuer des tests réguliers de reprise d’activité et de bascule
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe risk management Expert DORA Outils d’analyse de risques Consultants légaux Support IT
KPI : % de risques identifiés et évalués Temps moyen de mise à jour du plan de continuité Nombre d’incidents non TIC reportés Respect du délai de notification (heures) Score de conformité aux exigences DORA
DORA-§09-article62
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les APA, CTP et ARM doivent se conformer aux exigences de sécurité du règlement (UE) 2022/2554.
Intitulé : Modification du règlement (UE) no 600/2014 – Conformité aux exigences de la directive (UE) 2022/2554 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
L’article 27 octies, paragraphe 4, impose que l’APA se conforme aux exigences de sécurité des réseaux et des systèmes d’information du règlement (UE) 2022/2554; le paragraphe 8, point c) précise que les exigences organisationnelles concrètes sont prévues aux paragraphes 3 et 5. L’article 27 nonies, paragraphe 5, impose que le CTP se conforme aux mêmes exigences; le paragraphe 8, point e) indique que les exigences organisationnelles concrètes sont prévues au paragraphe 4. L’article 27 decies, paragraphe 3, impose que l’ARM se conforme aux exigences du règlement (UE) 2022/2554; le paragraphe 5, point b) indique que les exigences organisationnelles concrètes sont prévues aux paragraphes 2 et 4.
Interprétation opérationnelle :
L’APA, le CTP et l’ARM doivent mettre en place les mesures techniques et organisationnelles nécessaires pour garantir la sécurité des réseaux et des systèmes d’information, conformément aux exigences du règlement (UE) 2022/2554, et définir les exigences organisationnelles concrètes dans les paragraphes indiqués.
Mots-clés : sécurité des réseaux sécurité des systèmes d’information conformité exigences organisationnelles résilience opérationnelle
Références croisées : Règlement (UE) 2022/2554 Règlement (UE) no 600/2014
Catégorie : Technique
Sujet principal : Conformité aux exigences de sécurité des réseaux et des systèmes d’information (NIS2) pour les entités financières
Domaine cybersécurité : sécurité des réseaux sécurité des systèmes d'information résilience opérationnelle
Actifs concernés : actifs informationnels systèmes d'information réseaux
Périmètre : Secteur financier de l'Union européenne (entités supervisées par l'APA, CTP, ARM)
Exigences clés :
  • Mise en conformité avec le règlement (UE) 2022/2554
  • Définition des exigences organisationnelles concrètes
  • Respect des exigences de sécurité des réseaux et des systèmes d'information
Gravité : 4/5
Une faille de sécurité peut entraîner des perturbations opérationnelles, des pertes financières, des atteintes à la confiance des clients et des sanctions réglementaires majeures, impactant la stabilité du secteur financier.
Probabilité : 3/5
Le caractère obligatoire des exigences et la nécessité de mettre en place des contrôles techniques et organisationnels peuvent être sous‑estimés, surtout dans les organisations moins matures.
Détectabilité : 4/5
Les manquements aux exigences de sécurité sont souvent subtils et ne sont décelés que lors d’audits ou d’incidents, ce qui rend la détection difficile sans contrôles proactifs.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : APA (Autorité de supervision prudentiale)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : APA CTP ARM services IT direction exécutive compliance audit interne
Délai initial : Immédiat (dans les 6 mois suivant la publication du règlement)
Délai récurrent : Annuel (vérification de conformité continue)
Notification incident : Dans les 72 heures suivant la détection d'un incident de cybersécurité
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la notification de l'incident
Amende max : Jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entité concernée (selon le règlement (UE) 2022/2554)
Autres sanctions : Sanctions administratives Restrictions d'activité Obligation de mise en conformité sous astreinte
Autorité contrôle : Autorité Européenne de la Résilience Opérationnelle (AERO) ou l'autorité de supervision nationale compétente
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité sous astreinte quotidienne
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant le Tribunal de l'UE Médiation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la sécurité (EISP)
  • Gestion des accès (IAM)
  • Chiffrement des données
  • Sauvegarde et reprise d'activité
  • Tests d'intrusion
  • Surveillance continue des réseaux
  • Politiques de sécurité et formation du personnel
Preuves attendues : Documentation d'audit de sécurité Rapports d'évaluation d'impact Registres de contrôles Preuves de mise en œuvre des mesures techniques Attestations de formation
Fréquence : Annuel (revue de conformité) et après chaque incident majeur
Niveau détection : 4/5
Les écarts de conformité sont généralement décelés lors d'audits spécialisés ou d'incidents, donc la détection est difficile sans contrôles proactifs.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les exigences spécifiques du règlement (UE) 2022/2554 applicables à l'APA, CTP et ARM
  • Évaluer l'écart actuel entre les pratiques de sécurité existantes et les exigences NIS2
  • Mettre en place un programme de conformité avec les contrôles techniques et organisationnels requis
  • Former le personnel aux bonnes pratiques de cybersécurité
  • Déployer des outils de surveillance et de détection des menaces
  • Établir des procédures de notification d'incident et de réponse
  • Réaliser des tests d'intrusion et des exercices de résilience
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe cybersécurité Consultants en conformité Outils de gestion des vulnérabilités Formation du personnel
KPI : Taux de conformité aux exigences NIS2 Nombre d'incidents de sécurité détectés Temps moyen de réponse à un incident Complétude des preuves d'audit Score d'évaluation d'impact sur la sécurité
DORA-§09-article63
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : L'administrateur doit disposer de procédures saines, contrôles internes, évaluation des risques et sauvegarde.
Intitulé : Modification du règlement (UE) 2016/1011 – Obligation de procédures pour les indices de référence critiques
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
En ce qui concerne les indices de référence d’importance critique, un administrateur dispose de procédures comptables et administratives saines, de mécanismes de contrôle interne, de procédures efficaces d’évaluation des risques et de dispositifs efficaces de contrôle et de sauvegarde pour une gestion des systèmes de TIC conforme au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil.
Interprétation opérationnelle :
L’administrateur doit mettre en place et maintenir des procédures écrites, des contrôles internes et des mécanismes de sauvegarde qui garantissent la conformité des systèmes TIC aux exigences du règlement (UE) 2022/2554 concernant les indices de référence critiques.
Mots-clés : indices de référence critiques procédures comptables contrôle interne évaluation des risques contrôle et sauvegarde systèmes TIC réglement (UE) 2022/2554
Références croisées : Règlement (UE) 2016/1011 Règlement (UE) 2022/2554
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des indices de référence critiques et conformité des systèmes TIC
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Contrôle interne Sauvegarde Conformité
Actifs concernés : Indices de référence Systèmes d'information et de communication (TIC)
Périmètre : Administration d'indices de référence d'importance critique au sein des entités financières et marchandes
Exigences clés :
  • Procédures comptables et administratives saines
  • Mécanismes de contrôle interne
  • Procédures d'évaluation des risques efficaces
  • Dispositifs de contrôle et de sauvegarde efficaces
  • Gestion conforme des systèmes TIC selon le règlement (UE) 2022/2554
Gravité : 5/5
Impact potentiel sur la stabilité financière, l'intégrité du marché et la confiance des usagers en cas d défaillance des processus de gestion des indices critiques.
Probabilité : 3/5
La mise en place de procédures adéquates nécessite des efforts organisationnels, mais l'absence de cadre peut conduire à des écarts.
Détectabilité : 4/5
Les écarts sont souvent découverts lors d'audits ou d'incidents, ce qui rend la détection difficile sans contrôle continu.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Administrateur des indices de référence
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Administrateur Autorité de régulation (ex. ESMA) Opérateurs de marché Auditeurs externes Équipes conformité et ICT
Délai initial : À la mise en conformité (délai non spécifié, à appliquer dès la publication du texte)
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non précisé dans le texte (déterminé par le règlement (UE) 2016/1011)
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions financières Pouvoir d'injonction Sanctions pénales éventuelles
Autorité contrôle : Autorité de surveillance du marché (ESMA) ou autorités nationales de contrôle
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour imposer des mesures correctives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures écrites
  • Déploiement de contrôles internes
  • Évaluation périodique des risques
  • Mise en place de sauvegardes et de contrôles de sécurité
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation des procédures Registres de contrôle interne Rapports d'audit Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits et revues de conformité, peu visible en temps réel.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer et formaliser les procédures comptables et administratives
  • Instaurer les mécanismes de contrôle interne
  • Réaliser une évaluation des risques structurée
  • Déployer des dispositifs de contrôle et de sauvegarde des systèmes TIC
  • Former les équipes concernées et assurer le suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe conformité Expert ICT Auditeur interne/extern Outils de gestion de risques
KPI : Nombre de procédures documentées Taux de couverture des contrôles internes Délai moyen de mise en place des sauvegardes Résultats des audits de conformité
DORA-§09-article64
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le règlement est obligatoire et directement applicable dans tous les États membres.
Intitulé : Règlement européen d'application obligatoire
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Interprétation opérationnelle :
Le règlement doit être appliqué intégralement et immédiatement dans chaque État membre, sans nécessiter de transposition nationale.
Mots-clés : Réglementation Entrée en vigueur Application Obligation Directement applicable Union européenne
Références croisées : (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9) (10) (11) (12) (13) (14) (15) (16) (17) (18) (19) (20) (21) (22) (23) (24) (25) (26) (27) (28) (29) (30) (31) (32) (33) (34) (35) (36) (37) (38) (39)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en application du règlement
Domaine cybersécurité : Cybersécurité
Actifs concernés : États membres Entreprises Citoyens
Périmètre : Union européenne (tous les États membres)
Exigences clés :
  • Obligation de mise en application
  • Date d’entrée en vigueur (20 jours après publication)
  • Date d’application (17 janvier 2025)
  • Caractère obligatoire et directement applicable
Gravité : 4/5
Non-respect entraîne des sanctions administratives et financières potentiellement élevées, impact sur la confiance et la continuité des activités.
Probabilité : 3/5
Les délais courts et la nécessité de ressources internes rendent la conformité difficile à assurer sans plan dédié.
Détectabilité : 4/5
La conformité dépend de procédures internes et d’audits, peu visible sans contrôle externe.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités nationales Entreprises Citoyens
Délai initial : 20 jours après publication au Journal officiel
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat dès détection
Amende max : Non spécifié (potentiellement plusieurs millions d’euros selon la législation)
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales Restrictions d’accès aux marchés
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’un plan de conformité
  • Mise en place de procédures de suivi
  • Formation du personnel
  • Audit interne périodique
Preuves attendues : Documentation de mise en application Registres de conformité Rapports d’audit Preuves de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit spécialisé
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un plan de mise en conformité
  • Former les équipes
  • Mettre en place des contrôles de suivi
  • Documenter les procédures
  • Préparer des rapports d’audit
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Consultant cybersécurité Ressources IT Formateur
KPI : Taux de conformité Délais de mise en œuvre Nombre d’incidents liés à la non-conformité
NIS2-§01-article1
Résumé : La directive impose aux États membres de l’Union européenne d’adopter des stratégies nationales de cybersécurité, de créer ou de désigner des autorités compétentes, des points de contact uniques, des CSIRT et des structures de gestion des crises, ainsi que de mettre en place un cadre de gestion des risques et des obligations d’information pour les entités critiques (type I/II) et les entités recensées comme critiques selon la directive (UE) 2022/2557. Elle prévoit également des règles de partage d’informations entre les acteurs et des obligations de supervision et d’exécution par les États membres. Le texte s’appuie sur des exigences de moyens (adoption de stratégies, désignation d’autorités) et, pour les entités concernées, sur des devoirs de résultat en matière de sécurité. Le périmètre couvre l’ensemble du marché intérieur, les infrastructures critiques et les organisations essentielles. Les sanctions prévues sont administratives et peuvent inclure des amendes pouvant atteindre plu…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Directive sur la cybersécurité de l’Union européenne
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La présente directive établit des mesures visant à obtenir un niveau commun élevé de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, afin d’améliorer le fonctionnement du marché intérieur. Elle impose aux États membres d’adopter des stratégies nationales de cybersécurité, de désigner des autorités compétentes, des autorités de gestion des cybercrises, des points de contact uniques et des CSIRT, ainsi que de mettre en place des mesures de gestion des risques et des obligations d’information pour les entités visées à l’annexe I ou II et les entités critiques selon la directive (UE) 2022/2557. Elle prévoit également des règles de partage d’informations et des obligations de supervision et d’exécution pour les États membres.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent élaborer et mettre en œuvre une stratégie nationale de cybersécurité, créer ou désigner les autorités compétentes, les points de contact uniques, les CSIRT et les structures de gestion des crises, puis appliquer des processus d’évaluation et de maîtrise des risques cybersécurité ainsi que des exigences d’information et de partage pour les entités critiques.
Mots-clés : Directive Cybersécurité Stratégie nationale Autorités compétentes Points de contact uniques CSIRT Gestion des risques Entités critiques Partage d’informations Supervision Exécution
Références croisées : Directive (UE) 2022/2557 Annexe I de la directive Annexe II de la directive
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place de stratégies nationales et désignation d’autorités de cybersécurité
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Communication Supervision Coordination
Actifs concernés : Entités critiques Entités du type I/II Infrastructures critiques
Périmètre : Union européenne – tous les États membres et les entités désignées (critiques et de type I/II)
Exigences clés :
  • Adoption d’une stratégie nationale de cybersécurité
  • Désignation d’autorités compétentes et de points de contact uniques
  • Mise en place de CSIRT
  • Évaluation et maîtrise des risques cybersécurité
  • Obligations d’information et de partage
  • Supervision et contrôle par les États membres
Gravité : 4/5
Un défaut de cybersécurité entraînerait des perturbations du marché intérieur, des pertes économiques importantes et une atteinte à la confiance des citoyens, justifiant une gravité élevée.
Probabilité : 3/5
Les États membres varient dans leurs capacités et leur volonté politique, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas inévitable, d’où une probabilité modérée.
Détectabilité : 4/5
Les obligations sont de nature organisationnelle et nécessitent des audits ou des rapports d’incident ; elles ne sont pas directement observables en temps réel, rendant la détection difficile.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Autorités nationales de cybersécurité Entités critiques CSIRT Organisations de la société civile
Délai initial : Dans les 12 mois suivant la transposition de la directive
Délai récurrent : Évaluation annuelle des risques et mise à jour de la stratégie
Notification incident : Notification immédiate en cas d’incident majeur
Délai correction : Correction des manquements détectés dans les 6 mois
Amende max : Non spécifié, pouvant atteindre plusieurs pourcents du chiffre d’affaires annuel de l’État membre
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales Restrictions d’accès aux marchés Mise en demeure
Autorité contrôle : Commission européenne et autorités nationales de cybersécurité
Pouvoir injonction : Les autorités nationales peuvent délivrer des injonctions pour garantir la conformité
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire devant les juridictions nationales Médiation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation des risques (risk assessment)
  • Gestion des identités et des accès (IAM)
  • Chiffrement des données
  • Détection et réponse aux incidents (SIEM)
  • Formation du personnel
  • Mise à jour régulière des politiques de sécurité
Preuves attendues : Documentation de stratégie Rapports d’audit Registres d’incidents Preuves de formation Certificats de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits et rapports d’incident, peu de visibilité en temps réel
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer la stratégie nationale de cybersécurité
  • Désigner les autorités compétentes et les CSIRT
  • Mettre en place les points de contact uniques
  • Former les acteurs concernés
  • Instaurer un cadre de gestion des risques
  • Mettre en place des mécanismes de partage d’informations
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise en cybersécurité Ressources humaines Infrastructure IT Formation
KPI : Nombre de stratégies nationales adoptées Taux de désignation des CSIRT Temps moyen de réponse aux incidents Pourcentage d’entités en conformité
NIS2-§01-article2
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Directive sur les obligations de sécurité des entités critiques
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les entités publiques ou privées qualifiées d'entités critiques doivent mettre en œuvre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la continuité de leurs services essentiels, incluant la détection, la prévention et la notification des incidents graves, conformément aux exigences du champ d'application défini dans les paragraphes 1 à 12 de la directive.
Interprétation opérationnelle :
Les entités doivent identifier leurs actifs critiques, évaluer les risques, appliquer des contrôles de sécurité, assurer la surveillance continue, détecter et répondre aux incidents, et notifier les autorités compétentes dans les délais impartis.
Mots-clés : entité critique service essentiel sécurité continuité notification d'incident risque systémique périmètre UE exemptions
Références croisées : Directive (UE) 2022/2557 Règlement (UE) 2016/679 Directive 2002/58/CE Directive 2011/93/UE Directive 2013/40/UE Article 346 TFUE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Sécurité des services critiques
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Sécurité des réseaux Détection d'intrusion Réponse aux incidents Continuité d'activité Gestion des identités et accès
Actifs concernés : Infrastructure réseau Services de communications électroniques Registres de noms de domaine Systèmes de confiance Activités sociétales critiques
Périmètre : Entités publiques ou privées, de taille quelconque, dont le service est essentiel à la sécurité publique, à la santé publique, à la sûreté ou présente un risque systémique important, y compris fournisseurs de réseaux de communications électroniques, prestataires de services de confiance, registres de noms de domaine et administrations publiques.
Exigences clés :
  • Évaluation des risques
  • Mise en place de contrôles de sécurité
  • Détection et réponse aux incidents
  • Notification des incidents graves
  • Continuité d'activité
  • Documentation et preuves
  • Formation du personnel
  • Gestion des tiers
Gravité : 5/5
Perturbation d'un service critique peut compromettre la sécurité publique, la santé, la sûreté et la continuité des activités économiques essentielles, avec des répercussions transfrontalières.
Probabilité : 3/5
La complexité des exigences et la diversité des capacités des entités rendent la non-conformité probable.
Détectabilité : 4/5
Les écarts de sécurité peuvent rester invisibles sans audits spécialisés, logs détaillés ou tests de résilience.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Chief Information Security Officer (CISO) / Direction de la cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Équipe cybersécurité Service juridique Autorités compétentes CSIRT Fournisseurs de services Usagers
Délai initial : À compter de la date d'application de la directive
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la détection
Délai correction : Dans les 72 heures suivant la notification
Amende max : Non spécifié dans le texte
Autres sanctions : Sanctions administratives Pouvoir d'injonction Obligation de mise en conformité Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité nationale de la cybersécurité (ex. ANSSI)
Pouvoir injonction : Pouvoir de mise en demeure et d'injonction de mesures correctives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la sécurité (EIS)
  • Gestion des identités et accès (IAM)
  • Surveillance continue des réseaux
  • Tests de pénétration périodiques
  • Plan de continuité d'activité (PCA)
  • Chiffrement des données
  • Gestion des correctifs
Preuves attendues : Rapports d'audit Journaux d'événements Documentation de procédures Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les mesures de détection sont généralement efficaces si les contrôles sont appliqués, mais la détection d'incidents sophistiqués peut rester difficile.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Conducter une évaluation d'impact initiale
  • Mettre en place un cadre de gouvernance cybersécurité
  • Déployer des solutions de surveillance et de détection
  • Établir un processus de notification d'incident
  • Former le personnel aux bonnes pratiques
  • Mettre à jour les contrats avec les fournisseurs
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe cybersécurité Outils de monitoring Expertise en évaluation de risques Formation
KPI : Taux de conformité aux exigences Temps moyen de détection d'incident Temps de réponse à l'incident Nombre d'incidents critiques Disponibilité du service
NIS2-§01-article3
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités doivent communiquer leurs informations aux autorités compétentes et notifier toute modification.
Intitulé : Définition et obligations des entités essentielles et importantes
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Aux fins de la présente directive, les entités suivantes sont considérées comme étant des entités essentielles: a) les entités d’un type visé à l’annexe I qui dépassent les plafonds applicables aux moyennes entreprises; b) les prestataires de services de confiance qualifiés, les registres de noms de domaine de premier niveau et les fournisseurs de services DNS, quelle que soit leur taille; c) les fournisseurs de réseaux publics de communications électroniques ou de services de communications électroniques accessibles au public qui constituent des moyennes entreprises; d) les entités de l’administration publique visées à l’article 2, paragraphe 2, point f) i); e) toute autre entité d’un type visé à l’annexe I ou II identifiée par un État membre comme essentielle; f) les entités recensées comme entités critiques selon la directive (UE) 2022/2557; g) si l’État membre en dispose, les entités identifiées avant le 16 janvier 2023 comme opérateurs de services essentiels.
Interprétation opérationnelle :
Les entités doivent communiquer aux autorités compétentes leur nom, adresse, coordonnées (y compris e‑mail, plages IP, numéros de téléphone), le secteur et le sous‑secteur, ainsi que la liste des États membres où elles exercent leurs activités. Toute modification doit être notifiée sans délai ou au plus tard deux semaines après la prise d’effet.
Mots-clés : entité essentielle entité importante communication d'informations liste des entités mise à jour biannuelle notification autorités compétentes ENISA directive (UE) 2022/2557 opérateur de services essentiels
Références croisées : Annexe I Annexe II Directive (UE) 2016/1148 Recommandation 2003/361/CE Article 2 du présent texte
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Obligation de communication d'informations sur les entités essentielles et importantes
Domaine cybersécurité : Gestion des actifs Cartographie des services Conformité réglementaire Gestion des risques
Actifs concernés : Entités essentielles Entités importantes Prestataires de services de confiance Registres de noms de domaine Fournisseurs DNS Opérateurs de services essentiels
Périmètre : Tous les secteurs et sous‑secteurs visés par l’annexe I ou II, y compris les opérateurs de services essentiels et les entités critiques
Exigences clés :
  • Définir et publier la liste des entités essentielles et importantes
  • Collecter et mettre à jour les informations de contact et d’infrastructure
  • Notifier les modifications dans un délai de deux semaines
  • Transmettre les données aux autorités compétentes et à la Commission/ENISA
Gravité : 4/5
Non‑conformité peut entraîner des amendes, perte de confiance, interruption de services critiques et mise en danger de la sécurité nationale.
Probabilité : 3/5
Les exigences de déclaration sont nouvelles et la collecte d’informations peut être complexe, surtout pour les petites entités.
Détectabilité : 4/5
L’absence de déclaration n’est pas immédiatement visible; la détection dépend d’audits ou de contrôles de la Commission.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité compétente nationale
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entités essentielles Entités importantes Autorités compétentes Commission européenne ENISA Opérateurs de services essentiels Secteurs critiques
Délai initial : Au plus tard le 17 avril 2025
Délai récurrent : Tous les deux ans à partir du 17 avril 2025
Notification incident : Dans les deux semaines suivant toute modification des informations communiquées
Délai correction : Immédiatement après identification de l’erreur, avec mise à jour dans les deux semaines
Amende max : Non spécifié dans l’article
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d’activité Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité compétente désignée par l’État membre
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre centralisé des entités
  • Procédures de collecte et de mise à jour des informations
  • Contrôles d’audit périodiques
  • Formation du personnel aux obligations de reporting
Preuves attendues : Listes d’entités actualisées Rapports de notification Preuves de mise à jour des contacts Logs d’audit
Fréquence : Biannuelle
Niveau détection : 3/5
La détection dépend de la conformité volontaire et des audits, mais la visibilité des informations rend le risque modérément détectable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les entités concernées
  • Mettre en place un processus de collecte d’informations
  • Définir les formats de communication avec les autorités
  • Former les équipes concernées
  • Établir un calendrier de mise à jour biannuelle
  • Documenter les preuves de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Expertise juridique Outils de gestion de données Support IT
KPI : Pourcentage d’entités enregistrées Délai moyen de notification des modifications Taux de conformité aux exigences de données Nombre d’audits réalisés
NIS2-§01-article4
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Actes juridiques sectoriels de l’Union – exclusion des obligations de la directive
Type : Dérivée
Nature : Devoir de ne pas faire
Texte original :
Lorsque des actes juridiques sectoriels de l’Union imposent à des entités essentielles ou importantes des mesures de gestion des risques en matière de cybersécurité ou de notification d’incidents, et que ces exigences ont un effet au moins équivalent à celui de la présente directive, les dispositions de la présente directive, y compris celles relatives à la supervision et à l’exécution, ne sont pas applicables. Les exigences sont équivalentes si les mesures de gestion des risques ont un effet au moins équivalent à l’article 21, paragraphes 1 et 2, ou si l’acte sectoriel prévoit un accès immédiat aux notifications d’incidents par les CSIRT, autorités compétentes ou points de contact uniques, et que les exigences de notification sont au moins équivalentes à l’article 23, paragraphes 1 à 6.
Interprétation opérationnelle :
Les entités concernées peuvent se libérer des obligations de la directive lorsqu’un acte sectoriel de l’Union impose des exigences cybersécurité équivalentes (gestion des risques selon article 21 et notification selon article 23) et un accès direct aux notifications par les CSIRT ou autorités compétentes.
Mots-clés : actes juridiques sectoriels équivalence gestion des risques notification d'incidents exclusion de la directive CSIRT autorités compétentes
Références croisées : Article 21 (parag. 1 et 2) de la directive Article 23 (parag. 1 à 6) de la directive Lignes directrices de la Commission (17/07/2023)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Exclusion des obligations de la directive lorsque des actes sectoriels de l’Union imposent des mesures équivalentes
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Notification d'incidents
Actifs concernés : Entités essentielles Entités importantes
Périmètre : Secteur non couvert par les actes sectoriels de l’Union
Exigences clés :
  • Équivalence des mesures de gestion des risques (art.21)
  • Équivalence des exigences de notification (art.23)
  • Accès immédiat aux notifications par CSIRT/autorités
Gravité : 4/5
Non‑conformité entraîne le non‑application de la directive, exposant les entités à des sanctions et à des risques de cyber‑incidents non maîtrisés.
Probabilité : 3/5
La plupart des secteurs sont couverts par des actes sectoriels, mais les entités non couvertes restent à risque de non‑conformité.
Détectabilité : 3/5
Le texte est explicite mais nécessite une analyse juridique et technique pour vérifier l’équivalence, ce qui rend la détection modérée.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne ENISA CSIRT Autorités compétentes Entités essentielles Entités importantes
Délai initial : 17 juillet 2023
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : -
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : -
Fréquence : N/A
Niveau détection : 3/5
Le texte est une disposition légale claire, détectable via audit de conformité.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer les lignes directrices de la Commission pour préciser l’équivalence des mesures de gestion des risques et de notification
  • Vérifier l’équivalence des mesures de gestion des risques avec l’article 21 (paragraphes 1‑2)
  • Vérifier l’équivalence des exigences de notification avec l’article 23 (paragraphes 1‑6)
  • Mettre à jour le registre de conformité pour exclure les entités couvertes par les actes sectoriels
  • Former les équipes concernées aux nouvelles exigences et aux procédures de notification
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts cybersécurité Outils d’audit et de vérification d’équivalence Support ENISA
KPI : Pourcentage d’entités couvertes par un acte sectoriel équivalent Temps moyen de vérification de l’équivalence des mesures de gestion des risques Délais de notification des incidents conformes aux exigences de l’article 23
NIS2-§01-article5
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Directive sur la cybersécurité – Harmonisation minimale
Type : Transversale
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Harmonisation minimale La présente directive ne fait pas obstacle à l’adoption ou au maintien par les États membres de dispositions assurant un niveau plus élevé de cybersécurité, à condition que ces dispositions soient compatibles avec les obligations des États membres prévues par le droit de l’Union.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres peuvent adopter ou conserver des exigences de cybersécurité plus strictes que celles de la directive, à condition que ces exigences restent compatibles avec les obligations européennes.
Mots-clés : Harmonisation minimale Cybersécurité États membres Compatibilité avec le droit de l'Union
Références croisées : Droit de l'Union Directive européenne
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Harmonisation des exigences de cybersécurité
Domaine cybersécurité : Politique de sécurité Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Systèmes d'information publics Actifs d'information étatiques
Périmètre : Tous les États membres de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Adoption de mesures de cybersécurité plus élevées
  • Compatibilité avec le droit de l'Union
Gravité : 4/5
Un niveau de cybersécurité insuffisant peut entraîner des fuites de données, des perturbations critiques et des dommages réputationnels majeurs pour l'État.
Probabilité : 3/5
Bien que la directive ne fixe pas d'exigence stricte, certains États pourraient ne pas mettre à jour leurs exigences, créant un risque de non‑conformité.
Détectabilité : 5/5
La présence ou l'absence de mesures plus strictes n'est pas directement observable sans audit ou analyse de conformité.
Score inhérent : 60 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité nationale de cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Gouvernement Autorités de sécurité nationale Entreprises Organisations publiques
Délai initial : Non précisé
Délai récurrent : Non précisé
Notification incident : Non précisé
Délai correction : Non précisé
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Évaluation des exigences actuelles
  • Mise en place de politiques de sécurité renforcées
Preuves attendues : Documentation des politiques Rapports d'audit Attestations de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 5/5
La conformité dépend d'audits et d'évaluations, pas d'un contrôle technique direct.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer les exigences de cybersécurité actuelles
  • Mettre en place des mesures de sécurité renforcées
  • Documenter la compatibilité avec le droit de l'Union
  • Former les équipes concernées
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique Équipes IT Outils d'audit
KPI : Nombre de politiques de sécurité adoptées Taux de conformité aux exigences nationales Résultats d'audits de conformité
NIS2-§01-article6
Résumé : Article non fourni - impossible d'extraire les informations requises.
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : -
Type : -
Nature : -
Texte original :
-
Interprétation opérationnelle :
-
Mots-clés : -
Références croisées : -
Catégorie : -
Sujet principal : -
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : -
Exigences clés : -
Gravité : -/5
Probabilité : -/5
Détectabilité : -/5
Score inhérent : -
Propriétaire : -
Niveau décision : -
Parties prenantes : -
Délai initial : -
Délai récurrent : -
Notification incident : -
Délai correction : -
Amende max : -
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : -
Pouvoir injonction : -
Recours : -
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : -
Fréquence : -
Niveau détection : -/5
Priorité : -
Actions recommandées : -
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
NIS2-§02-article10
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les CSIRT doivent coopérer, échanger des informations et notifier la Commission.
Intitulé : Création et fonctionnement des CSIT
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Chaque État membre désigne ou met en place un ou plusieurs CSIT. Les CSIT se conforment aux exigences énumérées à l’article 11, paragraphe 1, couvrent au moins les secteurs, les sous-secteurs et les types d’entités visés aux annexes I et II, et sont chargés de la gestion des incidents selon un processus bien défini. Les États membres veillent à ce que chaque CSIT dispose de ressources suffisantes pour pouvoir s’acquitter efficacement de ses tâches énumérées à l’article 11, paragraphe 3. Les États membres veillent à ce que chaque CSIT dispose d’une infrastructure de communication et d’information adaptée, sécurisée et résiliente leur permettant d’échanger des informations avec les entités essentielles et importantes et les autres parties prenantes. À cette fin, les États membres veillent à ce que chaque CSIT contribue au déploiement d’outils sécurisés de partage d’informations. Les CSIT coopèrent et, le cas échéant, échangent des informations pertinentes conformément à l’article 29 avec des communautés sectorielles ou intersectorielles d’entités essentielles et importantes. Les CSIT participent aux évaluations par les pairs organisées conformément à l’article 19. Les États membres veillent à ce que leurs CSIT coopèrent de manière effective, efficace et sécurisée au sein du réseau des CSIT. Les CSIT peuvent établir des relations de coopération avec les centres de réponse aux incidents de sécurité informatique nationaux de pays tiers. Dans le cadre de ces relations de coopération, les États membres facilitent un échange d’informations effectif, efficace et sécurisé avec ces centres de réponse aux incidents de sécurité informatique nationaux de pays tiers, en utilisant les protocoles d’échange d’informations appropriés, y compris le «Traffic Light Protocol». Les CSIT peuvent échanger des informations pertinentes avec des centres de réponse aux incidents de sécurité informatique nationaux de pays tiers, y compris des données à caractère personnel, dans le respect du droit de l’Union en matière de protection des données. Les CSIT peuvent coopérer avec des centres de réponse aux incidents de sécurité informatique nationaux de pays tiers ou des organismes équivalents de pays tiers, notamment dans le but de leur fournir une assistance en matière de cybersécurité. Chaque État membre notifie à la Commission, sans retard injustifié, l’identité des CSIT visés au paragraphe 1 du présent article et du CSIT désigné comme coordinateur conformément à l’article 12, paragraphe 1, leurs tâches respectives à l’égard des entités essentielles et importantes, et toute modification ultérieure dans ce cadre. Les États membres peuvent solliciter l’assistance de l’ENISA pour la mise en place de leurs CSIT.
Interprétation opérationnelle :
-
Mots-clés : -
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place et fonctionnement des Centres de réponse aux incidents de sécurité informatique
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Coopération inter‑organisations Communication sécurisée Conformité réglementaire
Actifs concernés : Entités essentielles et importantes Autres parties prenantes CSIT eux-mêmes
Périmètre : Obligation pour chaque État membre de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Désignation ou création de CSIT
  • Disponibilité de ressources suffisantes
  • Infrastructure de communication sécurisée et résiliente
  • Déploiement d’outils de partage d’informations sécurisés
  • Coopération avec CSIT sectoriels et tiers
  • Participation à évaluations par les pairs
  • Notification à la Commission
Gravité : 4/5
Absence de CSIT compromet la détection et la réponse aux cyberincidents, augmentant le risque de dommages aux entités essentielles et la propagation d’attaques.
Probabilité : 3/5
Certaines autorités manquent de ressources ou de compétences, rendant la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 3/5
La mise en place du CSIT peut être vérifiée via rapports et audits, mais l’efficacité opérationnelle peut rester cachée sans audit spécialisé.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité nationale compétente (ministère ou agence de cybersécurité)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres CSIT Entités essentielles et importantes ENISA Autorités de régulation Public
Délai initial : Dans les 6 mois suivant l’entrée en vigueur de la directive
Délai récurrent : Permanent (mise à jour continue)
Notification incident : Sans retard injustifié (dans les 72 heures)
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la constatation d’un manquement
Amende max : Non précisé dans le texte
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Sanctions pénales
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut imposer des injonctions à l’État membre
Recours : Recours administratif devant le Tribunal de l’UE Action en responsabilité
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un CSIT avec ressources adéquates
  • Déploiement d’outils de partage d’informations sécurisés (ex. TLP)
  • Élaboration de procédures d’échange d’informations avec les entités essentielles
  • Programme de formation du personnel CSIT
  • Évaluations périodiques de conformité
Preuves attendues : Documentation de la désignation/creation du CSIT Rapports de ressources humaines et matérielles Logs d’échanges d’informations Attestations d’audits de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
La conformité est généralement détectable via les déclarations officielles et les audits, mais l’efficacité opérationnelle peut nécessiter des tests de pénétration.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer ou créer un CSIT
  • Évaluer les besoins en ressources
  • Mettre en place une infrastructure de communication sécurisée
  • Déployer des outils de partage d’informations (ex. TLP)
  • Établir des procédures de coopération avec les entités essentielles et les CSIT tiers
  • Former le personnel du CSIT
  • Organiser des évaluations par les pairs
  • Notifier la Commission de l’identité du CSIT
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel qualifié (analystes, gestion d’incidents) Matériel informatique et infrastructure réseau Logiciels de communication sécurisée Accès aux services ENISA
KPI : Nombre de CSIT actifs Temps moyen de réponse aux incidents Taux de partage d’informations avec les entités essentielles Résultat des évaluations par les pairs Conformité aux exigences de ressources
NIS2-§02-article11
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les CSIRT doivent garantir disponibilité, sécurité, gestion et continuité de leurs services.
Intitulé : Obligations, capacités techniques et tâches des CSIRT
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les CSIRT veillent à un niveau élevé de disponibilité de leurs canaux de communication en évitant les points uniques de défaillance et disposent de plusieurs moyens pour être contactés et contacter autrui à tout moment; ils spécifient clairement les canaux de communication et les font connaître aux partenaires et collaborateurs; les locaux des CSIRT et les systèmes d’information utilisés se trouvent sur des sites sécurisés; les CSIRT sont dotés d’un système approprié de gestion et de routage des demandes afin, notamment, de faciliter les transferts effectifs et efficaces; les CSIRT garantissent la confidentialité et la fiabilité de leurs opérations; les CSIRT sont dotés des effectifs adéquats afin de pouvoir garantir une disponibilité permanente de leurs services et ils veillent à ce que leur personnel reçoive une formation appropriée; les CSIRT sont dotés de systèmes redondants et d’un espace de travail de secours pour assurer la continuité de leurs services. Les CSIRT peuvent participer à des réseaux de coopération internationale.
Interprétation opérationnelle :
Les CSIRT doivent garantir que leurs moyens de communication sont très disponibles (redondance, multiples contacts), définir et diffuser ces canaux auprès de tous les partenaires, installer leurs locaux et leurs systèmes sur des sites sécurisés, mettre en place un système de gestion et de routage des demandes performant, assurer la confidentialité et la fiabilité de leurs activités, disposer d’un personnel suffisant et formé, et mettre en place des solutions redondantes ainsi qu’un espace de travail de secours pour assurer la continuité du service.
Mots-clés : CSIRT disponibilité communication sécurité continuité formation redondance coopération alertes scan proactif classification taxonomie
Références croisées : Article 12 §1 Article 10 §3 Directive NIS
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Capacités et missions des CSIRT
Domaine cybersécurité : Disponibilité Gestion d'incident Alertes Analyse de menaces Scan de vulnérabilités Coordination Continuité d'activité
Actifs concernés : Réseaux Systèmes d'information Canaux de communication Infrastructure
Périmètre : Tous les États membres de l'UE (pays appliquant la directive)
Exigences clés :
  • Disponibilité des canaux de communication
  • Utilisation de plusieurs moyens de contact
  • Définition et diffusion des canaux
  • Sécurisation des locaux et systèmes
  • Mise en place d'un système de gestion et routage des demandes
  • Garantie de confidentialité et fiabilité
  • Effectif adéquat et formation du personnel
  • Redondance et espace de secours
  • Participation à des réseaux de coopération
Gravité : 4/5
Un dysfonctionnement des CSIRT entraînerait une perte de visibilité et de réactivité face aux menaces, compromettant la sécurité des entités essentielles et nationales.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont nombreuses et dépendent de ressources humaines et techniques; des lacunes peuvent exister, mais la plupart des États disposent déjà de structures CSIRT.
Détectabilité : 1/5
Les manquements ( indisponibilité, absence de redondance, défaut de formation) sont facilement observables via des indicateurs de disponibilité et de réactivité.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité nationale de cybersécurité (ex. ANSSI ou équivalent)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : CSIRT Entités essentielles et importantes Autorités compétentes Secteur privé Public
Délai initial : À compter de la désignation du CSIRT (mise en œuvre immédiate)
Délai récurrent : Continuous – obligations permanentes
Notification incident : En temps quasi réel (dès la détection)
Délai correction : Dans les 72 heures suivant la détection du manquement
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension partielle des activités Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle nationale (ex. ANSSI)
Pouvoir injonction : Peut ordonner la mise en conformité sous menace d'amende
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de canaux de communication redondants
  • Audit de sécurité des locaux et systèmes
  • Déploiement d'un système de gestion des demandes (ticketing) avec routage
  • Recrutement et formation du personnel adéquat
  • Déploiement de solutions de redondance et d'espace de secours
  • Élaboration de procédures normalisées de gestion d'incident, crise et divulgation
  • Formation continue du personnel
  • Mise en place d'indicateurs de suivi (KPI) de disponibilité et de réactivité
Preuves attendues : Rapports d'audit de sécurité Registres de disponibilité des canaux Preuves de formation du personnel Documentation des procédures de gestion des demandes Logs de routage et logs d'incidents
Fréquence : Trimestriel
Niveau détection : 1/5
Les écarts sont facilement détectables via des indicateurs de disponibilité, de temps de réponse et de conformité aux procédures.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Cartographier et rendre redondants tous les canaux de communication
  • Auditer la sécurité des locaux et des systèmes d'information
  • Déployer un système de gestion et de routage des demandes performant
  • Renforcer l'effectif et mettre en place un programme de formation continue
  • Instaurer des solutions de redondance et un espace de travail de secours
  • Formaliser des procédures normalisées de gestion d'incident, de crise et de divulgation coordonnée
  • Mettre en place des indicateurs KPI de disponibilité, temps de réponse et de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe IT/ cybersécurité Consultants en gouvernance CSIRT Outils de monitoring et de ticketing Logiciels de formation Solutions de redondance (serveurs, sauvegarde)
KPI : Disponibilité des canaux de communication (%) Temps moyen de traitement des demandes Nombre d'incidents détectés et traités Taux de formation du personnel Disponibilité des sites de secours
NIS2-§02-article12
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Divulgation coordonnée des vulnérabilités et base de données européenne des vulnérabilités
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Chaque État membre désigne un CSIRT comme coordinateur pour la divulgation coordonnée des vulnérabilités, qui agit comme intermédiaire de confiance, identifie les entités concernées, assiste les signaleurs, négocie les délais et gère les vulnérabilités multi‑entités. L’ENISA élabore et maintient une base de données européenne des vulnérabilités, accessible à toutes les parties prenantes, contenant description de la vulnérabilité, produits/services affectés, gravité, disponibilité des correctifs ou orientations d’atténuation.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent désigner un CSIRT responsable de la gestion de la divulgation coordonnée, garantir l’anonymat des signalants, faciliter les contacts avec les fournisseurs et négocier les délais de publication. L’ENISA doit créer et maintenir une base de données centrale des vulnérabilités, ouverte à tous, incluant les détails techniques, l’impact, la gravité et les correctifs ou recommandations d’atténuation.
Mots-clés : Divulgation coordonnée CSIRT Responsable Base de données européenne Vulnérabilités ENISA Signalement Anonymat Correctifs Atténuation
Références croisées : Directive NIS RGPD ISO/IEC 27001
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coordinated vulnerability disclosure and European vulnerability database
Domaine cybersécurité : Gestion des vulnérabilités Divulgation Base de données Coordination CSIRT
Actifs concernés : États membres Fournisseurs de services TIC Utilisateurs finaux Autorités nationales
Périmètre : Tous les États membres de l’UE, les fournisseurs de produits ou services TIC et les entités concernées par les vulnérabilités signalées
Exigences clés :
  • Désigner un CSIRT coordinateur
  • Permettre le signalement anonyme
  • Assurer le suivi diligent
  • Coopérer entre CSIRT transfrontaliers
  • Créer et maintenir une base de données européenne des vulnérabilités
  • Rendre la base accessible à toutes les parties prenantes
  • Inclure description, impact, gravité, correctifs ou recommandations
Gravité : 4/5
Une vulnérabilité non divulguée ou mal gérée peut entraîner des compromissions majeures, des pertes de données, des impacts financiers et réputationnels à grande échelle.
Probabilité : 3/5
Le non-respect de la désignation du CSIRT ou de la maintenance de la base de données est possible, mais les exigences sont claires et les autorités de contrôle existent.
Détectabilité : 2/5
Les vulnérabilités sont généralement détectées par les chercheurs ou les outils de scan, et le processus de signalement est prévu.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : ENISA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres CSIRT nationaux ENISA Fournisseurs TIC Utilisateurs finaux Autorités de protection des données Communautés de sécurité
Délai initial : Le CSIRT désigné doit être opérationnel dès sa désignation pour recevoir les signalements.
Délai récurrent : Mise à jour périodique (au moins annuel) de la base de données et réévaluation du coordinateur.
Notification incident : Les signalements doivent être transmis au CSIRT coordinateur dans les 24 heures suivant la détection.
Délai correction : Les correctifs ou mesures d’atténuation doivent être appliqués dès que disponibles, idéalement dans les 30 jours suivant la divulgation.
Amende max : Non spécifié dans l'article
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Obligation de mise en conformité Restrictions d’accès aux marchés
Autorité contrôle : Autorité nationale de cybersécurité (ex. CNIL, ANSSI)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour imposer la mise en conformité des États membres et de l’ENISA
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un CSIRT dédié
  • Procédures de signalement anonymisé
  • Plateforme de partage d’informations (ISAC)
  • Mise à jour régulière de la base de données
  • Tests de pénétration et audit de conformité
Preuves attendues : Documentation du rôle du CSIRT coordinateur Registres de signalements et de réponses Contrats de coopération entre CSIRT Rapports d’audit de la base de données Politiques de divulgation et de gestion des vulnérabilités
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les vulnérabilités sont détectées par des chercheurs, des outils automatisés et les processus de signalement prévus, rendant la détection relativement aisée.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un CSIRT coordinateur dans chaque État membre
  • Établir des procédures de signalement anonymisé
  • Former les équipes CSIRT aux tâches a, b, c
  • Développer la base de données européenne des vulnérabilités (ENISA)
  • Assurer l’interopérabilité entre les CSIRT nationaux
  • Mettre en place des mécanismes de suivi et de reporting
  • Communiquer les obligations aux fournisseurs TIC
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe CSIRT Expertise ENISA Outils de communication et de suivi Infrastructure IT sécurisée
KPI : Nombre de vulnérabilités signalées Temps moyen de traitement du signalement Taux de conformité des CSIRT Disponibilité de la base de données Respect des délais de notification
NIS2-§02-article13
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Coopération entre autorités nationales, CSIRT et points de contact
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Coopération au niveau national 1. Lorsqu’ils sont distincts, les autorités compétentes, le point de contact unique et les CSIRT d’un même État membre coopèrent les uns avec les autres afin de respecter les obligations énoncées dans la présente directive. 2. Les États membres veillent à ce que leurs CSIRT ou, le cas échéant, leurs autorités compétentes reçoivent les notifications relatives aux incidents importants conformément à l’article 23, et aux incidents, aux cybermenaces et aux incidents évités conformément à l’article 30. 3. Les États membres veillent à ce que leurs CSIRT ou, le cas échéant, leurs autorités compétentes informent leurs points de contact uniques des notifications d’incidents, de cybermenaces et d’incidents évités soumises en application de la présente directive. 4. Afin de veiller à ce que les tâches et obligations des autorités compétentes, des points de contact uniques et des CSIRT soient exécutées efficacement, les États membres assurent, dans la mesure du possible, une coopération appropriée entre ces organes et les autorités répressives, les autorités chargées de la protection des données, les autorités nationales en vertu des règlements (CE) no 300/2008 et (UE) 2018/1139, les organes de contrôle au titre du règlement (UE) no 910/2014, les autorités compétentes en vertu du règlement (UE) no 2022/2554, les autorités de régulation nationales en vertu de la directive (UE) 2018/1972, les autorités compétentes en vertu de la directive (UE) 2022/2557, ainsi que les autorités compétentes en vertu d’autres actes juridiques sectoriels de l’Union, dans cet État membre. 5. Les États membres veillent à ce que leurs autorités compétentes en vertu de la présente directive et leurs autorités compétentes en vertu de la directive (UE) 2022/2557 coopèrent et échangent régulièrement des informations sur le recensement des entités critiques, les risques, les cybermenaces et les incidents, ainsi que sur les risques, menaces et incidents non cyber qui touchent les entités essentielles recensées en tant qu’entités critiques en vertu de la directive (UE) 2022/2557, et sur les mesures prises pour faire face à ces risques, menaces et incidents. Les États membres veillent également à ce que leurs autorités compétentes en vertu de la présente directive et leurs autorités compétentes en vertu du règlement (UE) no 910/2014, du règlement (UE) 2022/2554 et de la directive (UE) 2018/1972 échangent régulièrement des informations pertinentes, y compris en ce qui concerne les incidents et les cybermenaces concernés. 6. Les États membres simplifient la communication d’informations par des moyens techniques pour les notifications visées aux articles 23 et 30.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités compétentes, les points de contact uniques et les CSIRT doivent collaborer de façon efficace pour assurer la réception, le traitement et le partage des notifications d’incidents, de cybermenaces et d’incidents évités, ainsi que le respect des obligations légales entre les différents organes de sécurité nationale.
Mots-clés : Coopération CSIRT Point de contact unique Incidents Cybermenaces Obligations Directive
Références croisées : Article 23 Article 30 Règlement (CE) no 300/2008 Règlement (UE) no 910/2014 Directive (UE) 2018/1972 Règlement (UE) no 2022/2554 Directive (UE) 2022/2557 Autres actes juridiques sectoriels
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération interinstitutionnelle entre autorités nationales, CSIRT et points de contact
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Échanges d'informations Réponse aux cybermenaces
Actifs concernés : Autorités compétentes CSIRT Points de contact uniques Entités critiques (indirectement)
Périmètre : Niveau national des États membres de l’Union européenne, dans le cadre de la directive NIS2
Exigences clés :
  • Coopération effective
  • Notification des incidents
  • Partage d'informations
  • Alignement avec les cadres réglementaires
Gravité : 4/5
Un manque de coopération peut retarder la détection et la réponse aux incidents, augmentant l’impact sur la disponibilité, l’intégrité et la confidentialité des systèmes critiques.
Probabilité : 3/5
Les obligations de coopération sont souvent mal définies ou peu exécutées, surtout entre organes distincts, ce qui rend la non-conformité fréquente.
Détectabilité : 4/5
L'absence de coopération se manifeste surtout lors d'incidents graves, ce qui rend la détection difficile sans audit ou surveillance continue.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité nationale de cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités compétentes CSIRT Points de contact uniques Organes de contrôle Autorités de protection des données Autorités de régulation
Délai initial : Immédiat (dès la mise en place des structures)
Délai récurrent : Continu (exécution permanente)
Notification incident : Dans les 24 heures suivant la constatation, conformément à l’article 23
Délai correction : Dès identification du manquement, avec mise en œuvre corrective immédiate
Amende max : Non précisé dans l’article, déterminé par la législation nationale
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions financières Sanctions pénales Mise en demeure Suspension d'activités
Autorité contrôle : Autorité de contrôle nationale (ex. CNIL ou autorité cybersécurité)
Pouvoir injonction : Peut imposer des mesures correctives ou des sanctions administratives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Procès-verbaux de réunions Rapports de coopération Logs de notifications Documents de partage d'informations
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Les écarts de coopération sont souvent découverts lors d’audits, de revues de conformité ou de notifications d’incidents, mais peuvent rester cachés entre les organes sans suivi rigoureux.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de coordination Outils de messagerie et de partage sécurisé Formateurs spécialisés Support technique
KPI : Taux de partage d'informations entre CSIRT Délai moyen de notification d'incident Nombre d'exercices de coopération réalisés Taux de conformité aux procédures de coopération
NIS2-§02-article7
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Stratégie nationale en matière de cybersécurité
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Chaque État membre adopte une stratégie nationale en matière de cybersécurité qui détermine les objectifs stratégiques, les ressources nécessaires pour atteindre ces objectifs ainsi que les mesures politiques et réglementaires appropriées, en vue de parvenir à un niveau élevé de cybersécurité et de le maintenir.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent élaborer, publier et exécuter une stratégie nationale de cybersécurité incluant objectifs, moyens, politiques et mesures, et la réviser périodiquement.
Mots-clés : stratégie nationale cybersécurité objectifs ressources mesures politiques gouvernance évaluation des risques inventaire mesures sensibilisation coopération
Références croisées : Directive (UE) 2022/2557 Article 12 paragraphe 1 Annexes I et II
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Élaboration et mise en œuvre d'une stratégie nationale de cybersécurité
Domaine cybersécurité : Gouvernance Évaluation des risques Gestion des actifs Sensibilisation Coopération Ressources Politique
Actifs concernés : Infrastructures critiques de l’État Secteurs clés (énergie, santé, transports) Données publiques Acteurs publics et privés
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Définir objectifs et priorités
  • Évaluer risques et actifs pertinents
  • Établir cadre de gouvernance et rôles
  • Mettre en place inventaire des mesures de préparation, réaction et récupération
  • Élaborer plan de sensibilisation citoyenne
  • Coordonner autorités, CSIRT, points de contact uniques
  • Intégrer exigences de cybersécurité dans la chaîne d’approvisionnement et marchés publics
  • Promouvoir divulgation coordonnée des vulnérabilités
  • Soutenir éducation, formation, recherche et bonnes pratiques
Gravité : 4/5
Absence de stratégie entraîne une vulnérabilité accrue des actifs critiques, menace la sécurité publique et peut engendrer des dommages économiques et sanitaires majeurs.
Probabilité : 3/5
De nombreux États manquent de ressources ou de capacité pour élaborer une stratégie complète, ce qui rend la non‑conformité probable, bien que le contrôle de la Commission réduise le risque.
Détectabilité : 2/5
La stratégie doit être notifiée à la Commission et est aisément vérifiable lors des audits ou des contrôles périodiques, rendant son absence facilement détectable.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne ENISA Autorités nationales de cybersécurité CSIRT Points de contact uniques Secteur public Secteur privé
Délai initial : 3 mois après adoption de la stratégie
Délai récurrent : Évaluation et mise à jour au moins tous les 5 ans
Notification incident : Immédiat (dès la détection de l’incident)
Délai correction : Dans les 12 mois suivant la notification de non‑conformité
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Poursuite administrative Sanctions financières Restrictions d’accès aux fonds européens
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : La Commission peut injonctionner les États membres à adopter ou à mettre à jour leur stratégie
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Action en justice devant le Tribunal de l’Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’une feuille de route détaillée
  • Mise en place d’un processus d’évaluation des risques
  • Création d’un CSIRT national
  • Déploiement d’outils de suivi et de reporting
  • Programmes de sensibilisation et formation
Preuves attendues : Document de stratégie approuvé Rapport d’évaluation des risques Inventaire des mesures de cybersécurité Registre des incidents et réponses Attestations de formation
Fréquence : Annuel (évaluation) et tous les 5 ans (revue complète)
Niveau détection : 2/5
La non‑déclaration ou l’absence de stratégie est rapidement repérée via la notification obligatoire à la Commission et les audits nationaux.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un responsable de la stratégie
  • Mener une analyse des actifs et des risques
  • Établir un cadre de gouvernance avec rôles clairement définis
  • Mettre en place un CSIRT fonctionnel
  • Développer un plan de sensibilisation citoyenne
  • Intégrer les exigences de cybersécurité dans les marchés publics
  • Mettre en place des procédures de divulgation coordonnée des vulnérabilités
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe dédiée cybersécurité Outils d’analyse de risques Formations du personnel Expertise sectorielle Support de la Commission/ENISA
KPI : Stratégie nationale publiée Délai de notification ≤3 mois Taux d’évaluation des actifs critiques Nombre de formations de sensibilisation réalisées Temps moyen de réponse aux incidents
NIS2-§02-article8
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Chaque État membre doit désigner des autorités compétentes et un point de contact unique.
Intitulé : Désignation des autorités compétentes et points de contact uniques
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Chaque État membre désigne ou établit une ou plusieurs autorités compétentes chargées de la cybersécurité et des tâches de supervision... Chaque État membre désigne ou établit un point de contact unique... Les États membres veillent à ce que leurs autorités compétentes et points de contact uniques disposent de ressources suffisantes... Chaque État membre notifie à la Commission, sans retard injustifié, l’identité de l’autorité compétente et du point de contact unique...
Interprétation opérationnelle :
L'État doit créer une autorité (ou plusieurs) responsable de la cybersécurité, définir un interlocuteur unique pour la coopération transfrontalière et la coordination interne, garantir les ressources nécessaires, informer la Commission et publier l'identité de l'autorité.
Mots-clés : autorité compétente point de contact unique cybersécurité coopération transfrontalière ENISA Commission
Références croisées : Directive NIS
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place des autorités compétentes et points de contact uniques
Domaine cybersécurité : Gouvernance Coordination Communication
Actifs concernés : Autorités nationales Points de contact Secteur public Secteur privé
Périmètre : Tous les États membres de l'UE
Exigences clés :
  • Désignation d'au moins une autorité compétente
  • Création d'un point de contact unique
  • Ressources suffisantes
  • Notification à la Commission
  • Publication publique
  • Mise à jour des désignations
Gravité : 3/5
Absence ou défaillance des autorités peut entraîner un manque de coordination, retard dans la réponse aux incidents, et non-conformité aux exigences de la directive, impactant la sécurité globale.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont claires mais la mise en œuvre dépend de la capacité administrative des États, risque modéré.
Détectabilité : 2/5
Les désignations sont généralement documentées et vérifiables via audits nationaux.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Ministère de l'Intérieur ou autorité nationale de cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités compétentes nationales Points de contact Commission européenne ENISA Secteur public Secteur privé
Délai initial : Immédiat après transposition de la directive
Délai récurrent : Mise à jour annuelle des désignations
Notification incident : N/A
Délai correction : 30 jours après détection d'une non-conformité
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Désignation formelle de l'autorité
  • Création du point de contact unique
  • Allocation de ressources adéquates
  • Documentation des désignations
  • Audit de conformité annuel
Preuves attendues : Registre des autorités compétentes Liste des points de contact Rapports d'audit Notification à la Commission
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les désignations sont généralement documentées et vérifiables, donc facilement détectables lors d'audits.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner l'autorité compétente
  • Établir le point de contact unique
  • Allouer les ressources nécessaires
  • Informer la Commission et publier l'identité de l'autorité
  • Mettre en place un processus de mise à jour périodique
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Ressources informatiques Support administratif
KPI : Délai de désignation de l'autorité Existence d'un point de contact unique fonctionnel Taux de conformité des déclarations à la Commission
NIS2-§02-article9
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Cadres nationaux de gestion des crises cyber
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Chaque État membre désigne ou établit une ou plusieurs autorités compétentes chargées de la gestion des incidents de cybersécurité majeurs et des crises, veille à ce qu'elles disposent de ressources suffisantes, adopte un plan national de réaction aux crises incluant objectifs, responsabilités, procédures, préparation, parties prenantes et coordination avec l’Union, notifie la Commission dans les trois mois suivant la désignation et soumet le plan au réseau EU‑CyCLONe dans les trois mois suivant son adoption.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent identifier les autorités de gestion des crises cyber, garantir leurs moyens, élaborer et adopter un plan national détaillé, notifier la Commission dans les 3 mois et transmettre le plan au réseau EU‑CyCLONe dans les 3 mois suivant son adoption.
Mots-clés : autorité de gestion des crises cyber plan national notification EU‑CyCLONe ressources coordination
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place de cadres nationaux de gestion des crises cyber
Domaine cybersécurité : Gestion des crises Coordination Notification
Actifs concernés : Autorités publiques Organisations privées Infrastructures critiques
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Désignation d’autorités
  • Allocation de ressources suffisantes
  • Élaboration d’un plan national de réaction
  • Intégration des procédures
  • Exercices de préparation
  • Coordination avec l’UE
Gravité : 4/5
Absence de coordination nationale peut amplifier l’impact des cyber‑incidents, compromettre la sécurité nationale et la confiance des citoyens.
Probabilité : 3/5
Les États membres peuvent omettre la désignation ou le plan, surtout si les ressources sont insuffisantes ou si la priorité est moindre.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont souvent découverts uniquement lors d’audits ou d’incidents majeurs, ce qui rend la non‑conformité difficile à identifier a priori.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Ministère de l’Intérieur ou équivalent chargé de la cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Gouvernement national Autorités de cybersécurité Operators critiques Agences de l’UE EU‑CyCLONe Public
Délai initial : 3 mois après la désignation ou la mise en place de l’autorité
Délai récurrent : Mise à jour du plan et des procédures selon les besoins, généralement annuellement
Notification incident : 3 mois après la désignation (notification initiale) ; modifications ultérieures également sous 3 mois
Délai correction : À définir dans le plan d’action national, généralement dans les 6 mois suivant la détection d’un manquement
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Aucune sanction explicitée dans le texte Possibles sanctions nationales selon législation interne
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Action judiciaire nationale
Contrôles suggérés :
  • Désignation officielle de l'autorité
  • Allocation budgétaire dédiée
  • Élaboration d'un plan national structuré
  • Mise en place de procédures d'échange d'informations
  • Organisation d'exercices de simulation
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Document de désignation de l'autorité Rapport de ressources allouées Plan national de réaction signé Registre des exercices de formation Preuves d'échange d'informations avec l'UE
Fréquence : Annuel (revue du plan et des procédures)
Niveau détection : 4/5
Les écarts sont généralement découverts lors d'audits ou d'incidents majeurs, rendant la détection difficile sans contrôle systématique.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner l'autorité de gestion des crises cyber
  • Allouer les ressources financières et humaines nécessaires
  • Élaborer le plan national de réaction aux crises
  • Intégrer les procédures de gestion dans le cadre national de crise
  • Organiser des exercices de simulation et des formations
  • Notifier la Commission dans les 3 mois
  • Soumettre le plan au réseau EU‑CyCLONe dans les 3 mois
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe dédiée Outils de gestion de crise Accès à expertise technique Soutien juridique
KPI : Délai de désignation de l'autorité Existence d'un plan national approuvé Délai de notification à la Commission Délai de soumission du plan à EU‑CyCLONe Taux de réalisation des exercices de formation Conformité aux exigences de ressources
NIS2-§03-article14
Résumé : L’article institue un Groupe de coopération chargé de soutenir la coopération stratégique et l’échange d’informations entre les États membres en matière de cybersécurité, de renforcer la confiance et de faciliter la mise en œuvre de la directive (UE) 2022/2554. Il impose aux États membres de désigner des représentants, de constituer un secrétariat assuré par la Commission, et de suivre un programme de travail bisannuel. Le groupe doit fournir des orientations aux autorités compétentes, échanger bonnes pratiques sur les vulnérabilités, les menaces et les incidents, coopérer avec la Commission et les acteurs de l’UE, réaliser des évaluations coordonnées des risques de la chaîne d’approvisionnement, et soumettre des rapports d’analyse et de recommandations. Le respect des délais (programme de travail avant le 1 février 2024, puis tous les deux ans) et des procédures d’exécution définies par la Commission sont obligatoires. Aucun montant d’amende n’est précisé, mais la non‑conformité expo…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Création et missions du Groupe de coopération en matière de cybersécurité
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le groupe de coopération est institué afin de soutenir et de faciliter la coopération stratégique et l’échange d’informations entre les États membres et de renforcer la confiance. Il exécute ses tâches en s’appuyant sur les programmes de travail bisannuels. Il est composé de représentants des États membres, de la Commission et de l’ENISA, avec participation de l’EEAS en tant qu’observateur, et d’autres autorités compétentes. Le secrétariat est assuré par la Commission. Le groupe est chargé d’orienter les autorités, d’échanger bonnes pratiques et informations sur les cybermenaces, les vulnérabilités, les incidents, les initiatives de sensibilisation, les formations, les exercices, les compétences, les normes techniques, l’identification des entités essentielles et importantes, de conseiller la Commission sur les projets d’actes délégués ou d’exécution, et de réaliser des évaluations coordonnées des risques de la chaîne d’approvisionnement.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent nommer des représentants au sein du groupe, qui doit se réunir régulièrement, élaborer un programme de travail bisannuel, fournir des orientations aux autorités compétentes, échanger des bonnes pratiques sur les vulnérabilités, les menaces et les incidents, coopérer avec la Commission et les autres acteurs de l’UE, et produire des rapports d’évaluation et de recommandations.
Mots-clés : Groupe de coopération Cybersécurité Échange d'informations Programme de travail Évaluation des risques Coordination Responsabilité Délais Sanctions
Références croisées : Directive (UE) 2022/2554 Règlement (UE) 2022/2557
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place et fonctionnement du Groupe de coopération
Domaine cybersécurité : Gestion des vulnérabilités Renforcement des capacités Évaluation des risques Coopération transfrontalière Échanges d'informations
Actifs concernés : États membres Commission ENISA CSIRT Autorités compétentes Parlement européen Acteurs privés
Périmètre : Directive (UE) 2022/2554 (NIS‑2) et ses annexes
Exigences clés :
  • Échange d'informations et bonnes pratiques
  • Orientation des autorités compétentes
  • Coopération avec la Commission
  • Évaluation des risques de la chaîne d'approvisionnement
  • Organisation de réunions conjointes
  • Élaboration de rapports et de recommandations
  • Suivi des menaces majeures (rançongiciels)
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la sécurité des entités critiques et la confiance des acteurs, pouvant entraîner des cyber‑incidents majeurs
Probabilité : 3/5
Mise en œuvre inégale entre les États membres, risque de non‑respect des obligations de coopération
Détectabilité : 2/5
Les activités sont documentées et soumises à des rapports réguliers, donc détectables via audits et revues
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission ENISA CSIRT Autorités compétentes Parlement européen Acteurs privés
Délai initial : 1er février 2024
Délai récurrent : Tous les deux ans
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Échange d'informations
  • Orientation des autorités
  • Coopération interinstitutionnelle
  • Évaluation des risques
  • Mise à jour du programme de travail
  • Réunions annuelles
Preuves attendues : Rapports d'activité Procès-verbaux de réunion Documents de politique Liste des participants
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Les rapports et réunions sont régulièrement publiés, facilitant la détection
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer les représentants des États membres
  • Définir le secrétariat
  • Établir le programme de travail bisannuel
  • Organiser la première réunion annuelle
  • Mettre en place des mécanismes d'échange d'informations
  • Élaborer des codes de conduite
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel administratif Expertise cybersécurité Outils de partage d'informations Accès aux données
KPI : Nombre de réunions tenues Nombre de rapports produits Taux de participation des États membres Respect des délais du programme de travail
NIS2-§03-article15
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le réseau des CSIRT doit évaluer la coopération et adopter un rapport tous deux ans.
Intitulé : Réseau des CSIRT
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Un réseau des CSIRT nationaux est institué afin de contribuer au renforcement de la confiance et de promouvoir une coopération opérationnelle rapide et effective entre les États membres.
Interprétation opérationnelle :
Créer, structurer et maintenir un réseau national de CSIRT, assurer les échanges d’informations, la coopération opérationnelle, l’évaluation périodique et le suivi des performances entre les États membres.
Mots-clés : ['réseau', 'CSIRT', 'coopération', "échange d'informations", 'évaluation', 'rapport', 'ENISA', 'CERT-UE', 'cybersécurité']
Références croisées : Article 10 Article 12 Article 19 Article 40 Directive NIS
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Création et fonctionnement du réseau des CSIRT
Domaine cybersécurité : Coopération opérationnelle Échange d'informations Gestion d'incidents Évaluation de la conformité Interopérabilité
Actifs concernés : CSIRT nationaux CERT-UE Commission États membres Institutions de l’Union ENISA
Périmètre : Union européenne (États membres)
Exigences clés :
  • Échange d’informations sur les capacités
  • Partage de technologies et meilleures pratiques
  • Échange d’informations sur les incidents et menaces
  • Interopérabilité des spécifications
  • Assistance transfrontière
  • Évaluation périodique et rapport
  • Examen des exercices de cybersécurité
  • Étude des capacités des CSIRT
  • Coopération avec SOC régionaux
  • Analyse des rapports d’évaluation par les pairs
Gravité : 4/5
Un défaut de coopération compromet la confiance, fragilise la réponse aux incidents et expose l’UE à des cybermenaces non maîtrisées, impactant la sécurité collective et la continuité des services.
Probabilité : 3/5
Le délai de mise en place (17 janv. 2025) est limité et la mise en place d’un réseau complet nécessite des ressources organisationnelles et techniques, ce qui rend la conformité modérément difficile.
Détectabilité : 3/5
L’existence du réseau est visible, mais la conformité des tâches (échanges, évaluations) peut rester cachée sans audits réguliers.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : ENISA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : CSIRT nationaux CERT-UE Commission États membres ENISA
Délai initial : Au plus tard le 17 janvier 2025
Délai récurrent : Tous les deux ans
Notification incident : À la demande du membre concerné
Délai correction : À la suite de l’évaluation périodique (tous les 2 ans)
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place du réseau
  • Définition des rôles et responsabilités
  • Élaboration du règlement intérieur
  • Évaluation périodique des progrès
  • Échange d’informations structuré
Preuves attendues : Document de création du réseau Registre des membres Procès-verbaux des réunions Rapports d’évaluation Liste des échanges d’informations
Fréquence : Tous les deux ans
Niveau détection : 3/5
Le réseau est visible, mais la conformité des activités nécessite des audits pour être vérifiée.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer les représentants des CSIRT
  • Établir le règlement intérieur du réseau
  • Organiser la première réunion de coordination
  • Mettre en place un calendrier d’évaluation et de reporting
  • Définir les procédures d’échange d’informations et de partage de technologies
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel dédié aux CSIRT Outils de communication et de partage Support ENISA Expertise juridique et technique
KPI : Nombre de membres actifs Fréquence des échanges d’informations Délais de réponse aux demandes Qualité des rapports d’évaluation Niveau d’interopérabilité des protocoles
NIS2-§03-article16
Résumé : EU-CyCLONe est un réseau européen créé pour assurer une coordination opérationnelle de la gestion des crises majeures de cybersécurité, favoriser l’échange d’informations entre les États membres et les institutions de l’UE, et mettre en place des moyens de préparation, d’évaluation d’impact et de coordination politique. Il regroupe les autorités nationales responsables des crises cybernétiques et la Commission, qui intervient comme observateur sauf en cas d’incident majeur. ENISA assure le secrétariat, fournit des outils de partage sécurisé et peut convier des observateurs. Le réseau doit renforcer la préparation, développer une connaissance situationnelle partagée, évaluer les conséquences des incidents, coordonner la réponse et examiner les plans nationaux de réaction. Un rapport d’évaluation doit être soumis au Parlement et au Conseil d’ici le 17 juillet 2024, puis tous les 18 mois. Aucun texte législatif direct n’impose d’obligation légale aux entités, mais la participation au rés…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Réseau européen EU-CyCLONe pour la gestion des crises cyber
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
EU-CyCLONe est institué afin de contribuer à la gestion coordonnée, au niveau opérationnel, des incidents de cybersécurité majeurs et des crises, et de garantir l’échange régulier d’informations pertinentes entre les États membres et les institutions, organes et organismes de l’Union.
Interprétation opérationnelle :
L’EU-CyCLONe doit coordonner opérationnellement les crises cybernétiques majeures, assurer un échange d’informations régulier et sécurisé entre les États membres et les institutions de l’UE, et mettre en place des moyens de préparation, d’évaluation d’impact et de coordination politique.
Mots-clés : EU-CyCLONe crise cybernétique gestion coordonnée échanges d’informations autorités nationales Commission européenne préparation évaluation d’impact coordination plan de réaction
Références croisées : Directive NIS Article 9 paragraphe 4
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion coordonnée des crises cybernétiques majeures
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Échange d’informations Préparation et réponse Évaluation d’impact Coordination politique
Actifs concernés : États membres Institutions de l’UE Acteurs critiques CSIRT Autorités nationales
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne et les entités essentielles concernées par la directive NIS
Exigences clés :
  • Renforcer la préparation
  • Développer la connaissance situationnelle partagée
  • Évaluer les impacts
  • Coordonner la gestion
  • Examiner les plans nationaux de réaction
Gravité : 4/5
Un dysfonctionnement du réseau EU-CyCLONe pourrait entraîner une mauvaise coordination, un retard dans la détection et la réponse aux incidents majeurs, affectant les services essentiels et la confiance du public, avec des conséquences économiques et sociales majeures.
Probabilité : 2/5
Le réseau dépend de la participation volontaire des autorités et de la disponibilité d’informations; des lacunes de gouvernance ou de coopération peuvent exister, mais le cadre réglementaire (NIS) encourage la coopération, réduisant le risque.
Détectabilité : 3/5
Les manquements peuvent être détectés via les rapports périodiques et les audits, mais la complexité des échanges et la multiplicité des acteurs rendent la détection parfois difficile sans audit dédié.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne ENISA CSIRT Acteurs critiques Institutions de l’UE
Délai initial : 17 juillet 2024
Délai récurrent : Tous les 18 mois
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif
Contrôles suggérés :
  • Adopter et publier le règlement intérieur d’EU-CyCLONe
  • Mettre en place des procédures d’échange d’informations sécurisées
  • Définir des indicateurs de performance (KPI) pour la coordination
  • Former les membres aux tâches de préparation et de coordination
  • Établir un registre des plans nationaux de réaction
Preuves attendues : Rapports périodiques de situation Registres d’échanges sécurisés Preuves de participation des membres Documents d’audit du règlement intérieur
Fréquence : Tous les 18 mois
Niveau détection : 2/5
Détection possible via rapports et audits formels, mais nécessite des revues structurées.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Adopter et publier le règlement intérieur d’EU-CyCLONe
  • Mettre en place des procédures d’échange d’informations sécurisées
  • Définir et suivre des KPI de coordination
  • Former les membres aux tâches de préparation et de gestion des crises
  • Établir un registre des plans nationaux de réaction
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel de coordination Outils de communication sécurisée Accès à des bases de données d’incidents Formation continue
KPI : Nombre de rapports de situation publiés Temps moyen de réponse aux incidents majeurs Taux de participation des États membres Existence et mise à jour du registre des plans nationaux
NIS2-§03-article17
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Coopération internationale
Type : Dérivée
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
L’Union peut, conformément à l’article 218 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et lorsque cela est pertinent, conclure avec des pays tiers ou des organisations internationales des accords internationaux qui permettent et organisent leur participation à certaines activités du groupe de coopération, du réseau des CSIRT et d’EU-CyCLONe. Ces accords sont conformes au droit de l’Union en matière de protection des données.
Interprétation opérationnelle :
L’Union doit, lorsqu’elle estime la coopération pertinente, établir des accords internationaux avec des tiers ou organisations internationales permettant la participation aux activités du groupe de coopération, du réseau CSIRT et d’EU‑CyCLONe, tout en garantissant le respect du RGPD.
Mots-clés : Coopération internationale Article 218 Accords internationaux Protection des données CSIRT EU-CyCLONe
Références croisées : RGPD Traité sur le fonctionnement de l'UE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération internationale
Domaine cybersécurité : Gouvernance Protection des données Interopérabilité
Actifs concernés : Réseau des CSIRT EU-CyCLONe Activités de coopération
Périmètre : Union européenne et ses États membres
Exigences clés :
  • Conformité RGPD
  • Accords structurés
  • Participation des tiers
Gravité : 5/5
Impact potentiel d'une violation transfrontalière des données pouvant entraîner des sanctions lourdes, une perte de confiance et des dommages réputationnels.
Probabilité : 3/5
La mise en place d'accords conformes nécessite des processus spécifiques; le risque d'omission ou d'erreur est modéré.
Détectabilité : 4/5
Les écarts de conformité sont souvent découverts uniquement lors d'audits ou de fuites de données, ce qui rend la détection difficile.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne États membres Autorités de protection des données Organisations internationales Pays tiers
Délai initial : Non précisé
Délai récurrent : Non précisé
Notification incident : Non précisé
Délai correction : Non précisé
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : -
Fréquence : Non applicable
Niveau détection : 4/5
La détection des non‑conformités dépendra d'audits externes et de la surveillance des échanges de données.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un cadre de gouvernance des accords internationaux
  • Définir un processus de conformité RGPD pour chaque accord
  • Nommer un propriétaire de la coopération internationale
  • Mettre en place des contrôles de suivi et de reporting
  • Former les équipes concernées aux exigences de protection des données
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts en protection des données Gestion de projet Outils de suivi
KPI : Nombre d'accords conformes Taux de conformité RGPD des accords Délais de mise en place des accords
NIS2-§03-article18
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Rapport bisannuel sur l’état de la cybersécurité de l’Union
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
L’ENISA adopte, en coopération avec la Commission et le groupe de coopération, un rapport bisannuel sur l’état de la cybersécurité dans l’Union et le soumet et le présente au Parlement européen.
Interprétation opérationnelle :
ENISA doit produire, tous les deux ans, un rapport machine‑readable contenant une évaluation des risques, une analyse des capacités, une mesure de la sensibilisation et de la cyberhygiène, les résultats des évaluations par les pairs et une appréciation de la maturité des capacités, puis formuler des recommandations politiques.
Mots-clés : rapport bisannuel cybersécurité Union évaluation des risques capacités sensibilisation cyberhygiène recommandations politiques ENISA Commission CSIRT méthodologie indicateurs
Références croisées : Article 19 du règlement (UE) 2019/881 Article 7, paragraphe 6 du règlement (UE) 2019/881 Commission européenne Groupe de coopération Réseau des CSIRT
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Évaluation et reporting de l'état de la cybersécurité de l'Union
Domaine cybersécurité : Évaluation des risques Capacité Sensibilisation Maturité Documentation
Actifs concernés : Secteur public Secteur privé Citoyens PME États membres
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Rapport bisannuel
  • Évaluation des risques UE
  • Évaluation des capacités public/privé
  • Évaluation de la sensibilisation et cyberhygiène
  • Synthèse des évaluations par les pairs
  • Évaluation de la maturité des capacités
  • Recommandations politiques
  • Format machine‑readable
Gravité : 3/5
Absence de rapport limite la visibilité sur les menaces et les capacités, pouvant retarder les décisions politiques, mais n’entraîne pas de dommage immédiat aux systèmes.
Probabilité : 3/5
ENISA dispose de moyens mais doit coordonner plusieurs acteurs; risque de retard ou d’omission partielle, l’obligation est clairement définie.
Détectabilité : 1/5
Le rapport est public et machine‑readable, donc son absence est rapidement détectée par les autorités de surveillance et le Parlement.
Score inhérent : 9 Moyen (Jaune)
Propriétaire : ENISA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : ENISA Commission européenne Parlement européen États membres Secteur public Secteur privé Citoyens PME
Délai initial : Non spécifié (déterminé dans le cadre du premier rapport bisannuel)
Délai récurrent : Tous les 2 ans (bisannuel)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : À définir, généralement dans les 12 mois suivant la publication du rapport
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d'une méthodologie d'évaluation
  • Définition d'indicateurs quantitatifs et qualitatifs
  • Production de rapports machine‑readable
  • Coordination avec les CSIRT
Preuves attendues : Rapport bisannuel Données d'évaluation Résultats d'indicateurs Retours d'expérience des parties prenantes
Fréquence : Bisannuel
Niveau détection : 1/5
Le rapport public et machine‑readable permet une détection immédiate par les auditeurs et le Parlement.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et valider la méthodologie d’évaluation
  • Collecter les données nécessaires auprès des CSIRT et des acteurs sectoriels
  • Mettre en place des outils de production de rapport machine‑readable
  • Réaliser le premier rapport bisannuel
  • Diffuser le rapport au Parlement et aux parties prenantes
  • Suivre les recommandations et mettre en œuvre les actions correctives
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d'analystes Expertise méthodologique Outils informatiques Accès aux données des CSIRT Soutien de la Commission européenne
KPI : Temps de production du rapport Complétude des indicateurs Respect du calendrier bisannuel Score de maturité des capacités Satisfaction des parties prenantes
NIS2-§03-article19
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les États membres doivent notifier la portée et révéler les conflits d’intérêts avant l’évaluation.
Intitulé : Obligation d'organiser des évaluations par les pairs en cybersécurité
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le groupe de coopération établit, au plus tard le 17 janvier 2025, avec l’aide de la Commission et de l’ENISA et, s’il y a lieu, du réseau des CSIRT, la méthodologie et les aspects organisationnels des évaluations par les pairs en vue de tirer des enseignements des expériences partagées, de renforcer la confiance mutuelle, de parvenir à un niveau élevé commun de cybersécurité, ainsi que de renforcer les capacités et les politiques des États membres en matière de cybersécurité qui sont nécessaires à la mise en œuvre de la présente directive. La participation aux évaluations par les pairs s’effectue à titre volontaire. Les évaluations par les pairs sont effectuées par des experts en cybersécurité désignés par au moins deux États membres différents de l’État membre faisant l’objet de l’évaluation. Les évaluations par les pairs portent au moins sur l’un des points suivants: a) le niveau de mise en œuvre des mesures de gestion des risques en matière de cybersécurité et des obligations d’information prévues aux articles 21 et 23; b) le niveau des capacités, y compris les ressources financières, techniques et humaines disponibles, et l’efficacité de l’exercice des tâches des autorités compétentes; c) les capacités opérationnelles des CSIRT; d) le niveau de mise en œuvre de l’assistance mutuelle visée à l’article 37; e) le niveau de mise en œuvre des accords de partage d’informations en matière de cybersécurité visés à l’article 29; f) des questions spécifiques de nature transfrontière ou transsectorielle.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent élaborer une méthodologie standardisée et organiser des évaluations volontaires par des experts désignés, couvrant la gestion des risques, les capacités des autorités et des CSIRT, l’assistance mutuelle, le partage d’informations et les aspects transfrontaliers ou transsectoriels, avec confidentialité et suivi.
Mots-clés : évaluations par les pairs méthodologie experts cybersécurité volontariat confidentialité durée 2 ans
Références croisées : article 21 article 23 article 29 article 37
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Évaluations par les pairs
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Capacités Coopération transfrontalière Assistance mutuelle Partage d'informations
Actifs concernés : Autorités compétentes CSIRT Experts en cybersécurité États membres
Périmètre : Tous les États membres de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Méthodologie objective, non discriminatoire et transparente
  • Expertise désignée par au moins deux États membres
  • Participation volontaire des États
  • Couverture des points a) à f)
  • Confidentialité et protection des données
  • Durée de validité de 2 ans avant nouvelle évaluation
  • Autoévaluation préalable des États membres
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la confiance, la posture de sécurité et la conformité aux exigences de la directive, pouvant entraîner des incidents cybernétiques majeurs.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée : dépend de la mise en œuvre de la méthodologie et de la disponibilité d'experts, mais le cadre est clairement défini.
Détectabilité : 4/5
Le non‑respect peut rester dissimulé jusqu’à la survenue d’un incident ou lors d’audits, la détection repose sur les rapports d’évaluation.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne ENISA États membres CSIRT Experts en cybersécurité
Délai initial : 17 janvier 2025
Délai récurrent : Tous les 2 ans
Notification incident : Avant le début de l’évaluation, notification de la portée aux États participants
Délai correction : Après réception du rapport, les observations des États membres doivent être prises en compte ; mise en œuvre des recommandations dans les mois suivants
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’une méthodologie standardisée
  • Désignation d’experts cybersécurité multi‑étatiques
  • Mise en place de codes de conduite pour la confidentialité
  • Procédure d’autoévaluation préalable
  • Suivi des rapports et des observations
Preuves attendues : Rapport d’évaluation Observations des États membres Codes de conduite appliqués Preuves de conformité aux critères objectifs
Fréquence : Ponctuelle (tous les 2 ans)
Niveau détection : 3/5
Les contrôles sont partiellement automatisés et dépendent de la coopération des États membres, rendant la détection modérée.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir la méthodologie d’évaluation par les pairs avant le 17 janvier 2025
  • Désigner des experts cybersécurité auprès d’au moins deux États membres
  • Former les experts aux exigences de confidentialité et aux codes de conduite
  • Organiser des évaluations pilotes pour valider la méthodologie
  • Mettre en place un registre des évaluations et des observations
  • Planifier des évaluations régulières tous les 2 ans
  • Assurer le suivi des recommandations et la mise à jour des capacités
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise cybersécurité Ressources financières pour formation et déplacements Outils de collaboration (plateformes sécurisées) Support administratif et juridique
KPI : Nombre d’évaluations réalisées par cycle Taux de conformité aux critères de la méthodologie Délai moyen entre deux évaluations Nombre d’observations/ recommandations implémentées Satisfaction des États membres vis‑à‑vis du processus
NIS2-§04-article20
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligations de gouvernance des organes de direction des entités essentielles et importantes en matière de cybersécurité
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les États membres veillent à ce que les organes de direction des entités essentielles et importantes approuvent les mesures de gestion des risques en matière de cybersécurité prises par ces entités afin de se conformer à l’article 21, supervisent sa mise en œuvre et peuvent être tenus responsables de la violation dudit article par ces entités. 2. Les États membres veillent à ce que les membres des organes de direction des entités essentielles et importantes soient tenus de suivre une formation et ils encouragent les entités essentielles et importantes à offrir régulièrement une formation similaire aux membres de leur personnel afin que ceux-ci acquièrent des connaissances et des compétences suffisantes pour déterminer les risques et évaluer les pratiques de gestion des risques en matière de cybersécurité et leur impact sur les services fournis par l’entité.
Interprétation opérationnelle :
Les organes de direction doivent valider les stratégies de cybersécurité, en assurer le suivi et en en assumer la responsabilité, tout en garantissant que leurs membres et le personnel reçoivent une formation continue leur permettant d’évaluer les risques et leurs impacts sur les services.
Mots-clés : gouvernance organes de direction cybersécurité formation responsabilité risque
Références croisées : Article 21 droit national responsabilité des agents publics responsabilité des dirigeants
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gouvernance des organes de direction
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Formation Supervision Contrôle
Actifs concernés : organes de direction personnel services fournis par l'entité
Périmètre : Entités essentielles et importantes (public ou privé)
Exigences clés :
  • Approbation des mesures de gestion des risques
  • Supervision de la mise en œuvre
  • Responsabilité des dirigeants
  • Formation des membres des organes de direction
  • Formation du personnel
Gravité : 4/5
Un défaut de gouvernance peut entraîner la compromission de services essentiels, des pertes financières, des sanctions légales et une atteinte à la réputation, ce qui impacte gravement la continuité et la sécurité des services.
Probabilité : 3/5
Bien que les exigences soient claires, de nombreuses entités manquent de structures de gouvernance adéquates ou de suivi rigoureux, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
La détection dépend d’audits internes, de rapports de supervision et de contrôles de conformité; sans ces mécanismes, les manquements restent souvent invisibles.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : États membres
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organes de direction Entités essentielles et importantes Personnel Autorités de régulation (États membres)
Délai initial : Avant la mise en œuvre des mesures de gestion des risques
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : États membres
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Action en justice
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un comité de pilotage cybersécurité
  • Élaboration d’une politique de gestion des risques
  • Programme de formation continue pour les dirigeants
  • Formation régulière du personnel
  • Audit interne périodique et reporting au conseil
  • Documentation des mesures de risque et des formations
Preuves attendues : Procès‑verbaux des réunions du conseil Rapports d’audit de cybersécurité Attestations de formation des dirigeants et du personnel Registres de suivi des indicateurs de risque
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
La conformité se détecte principalement via des audits et des contrôles de supervision, donc la détectabilité est moyenne.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir clairement les responsabilités des organes de direction en cybersécurité
  • Instaurer un processus d’approbation formelle des mesures de gestion des risques
  • Organiser une formation obligatoire pour tous les membres du conseil d’administration
  • Déployer un programme de formation continue pour le personnel afin d’évaluer les risques
  • Mettre en place un suivi et un reporting réguliers des indicateurs KPI de gouvernance cybersécurité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Conseillers cybersécurité Formateurs Outils de gestion des risques Support administratif
KPI : Taux de formation du personnel Temps moyen d’approbation des mesures de risque Nombre d’incidents cybersécuritaires Score d’évaluation du risque gouvernance
NIS2-§04-article21
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités essentielles et importantes doivent prendre des mesures de gestion des risques cybersécurité.
Intitulé : Obligation de gestion des risques cybersécurité pour les entités essentielles et importantes
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres veillent à ce que les entités essentielles et importantes prennent les mesures techniques, opérationnelles et organisationnelles appropriées et proportionnées pour gérer les risques qui menacent la sécurité des réseaux et des systèmes d’information...
Interprétation opérationnelle :
Les entités doivent mettre en œuvre, de façon proportionnée, des mesures techniques, organisationnelles et opérationnelles pour identifier, réduire et gérer les risques cybersécurité, en tenant compte de l’exposition, de la taille, de la probabilité et de la gravité des incidents, ainsi que de la conformité aux normes et du coût.
Mots-clés : gestion des risques cybersécurité mesures proportionnées approche tous risques sécurité des réseaux sécurité des systèmes d'information continuité d'activité sécurité de la chaîne d'approvisionnement sécurité de l'acquisition cyberhygiène formation cryptographie authentification à plusieurs facteurs contrôle d'accès gestion des actifs évaluation de l'efficacité exigences techniques actes d'exécution fournisseurs critiques
Références croisées : Article 22 paragraphe 1 Article 14 paragraphe 4 point e Article 39 paragraphe 2
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des risques cybersécurité
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Sécurité des systèmes d'information Continuité d'activité Sécurité de la chaîne d'approvisionnement Sécurité de l'acquisition et maintenance Cyberhygiène et formation Cryptographie Authentification multi-facteur Contrôle d'accès Gestion des actifs Évaluation de l'efficacité Normes et conformité
Actifs concernés : Réseaux Systèmes d'information Environnement physique Services numériques
Périmètre : Entités essentielles et importantes (services critiques) définies par la législation nationale, incluant les fournisseurs de services DNS, registres de noms de domaine, services cloud, centres de données, CDN, services gérés, sécurité gérée, places de marché en ligne, moteurs de recherche, plateformes de réseaux sociaux, prestataires de services de confiance.
Exigences clés :
  • Évaluation proportionnée des risques
  • Approche globale (tous risques)
  • Mise en place de politiques de gestion des risques
  • Gestion des incidents
  • Continuité d'activité et reprise
  • Sécurité de la chaîne d'approvisionnement
  • Sécurité de l'acquisition, développement et maintenance
  • Évaluation de l'efficacité des mesures
  • Cyberhygiène et formation
  • Utilisation de la cryptographie et chiffrement
  • Contrôle d'accès et gestion des actifs
  • Authentification forte
  • Évaluation des fournisseurs et de la qualité de leurs pratiques de sécurité
Gravité : 4/5
Un manquement peut entraîner une perte d’accès aux services critiques, des impacts sociétaux et économiques majeurs, voire des perturbations nationales.
Probabilité : 3/5
La complexité des exigences et la nécessité d’une évaluation continue augmentent la probabilité d’omission ou de mauvaise mise en œuvre.
Détectabilité : 4/5
Les écarts sont souvent décelés uniquement lors d’audits ou d’incidents, ce qui rend la détection difficile sans contrôles réguliers.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité nationale de cybersécurité (ANSSI)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entités essentielles et importantes Fournisseurs de services critiques Autorités nationales ENISA Commission européenne
Délai initial : Avant l'adoption des actes d'exécution de la Commission (au plus tard 17 octobre 2024) et, le cas échéant, mise en œuvre sous 12 mois après publication de la directive.
Délai récurrent : Évaluation et mise à jour des mesures au moins une fois par an.
Notification incident : Non spécifié dans l'article.
Délai correction : Mesures correctives doivent être prises sans retard injustifié, idéalement dans les 30 jours suivant la constatation du non‑conformité.
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait de licences d'opérateur Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Commission européenne (actes d'exécution) et autorités nationales de cybersécurité
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour imposer des mesures correctives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Politiques d’analyse des risques et de sécurité
  • Gestion des incidents
  • Continuité des activités (sauvegardes, reprise)
  • Sécurité de la chaîne d’approvisionnement
  • Sécurité de l’acquisition, du développement et de la maintenance
  • Évaluation de l’efficacité des mesures
  • Cyberhygiène et formation
  • Politiques de cryptographie et chiffrement
  • Contrôle d’accès et gestion des actifs
  • Authentification à plusieurs facteurs et communications sécurisées
  • Évaluation des fournisseurs et de leurs pratiques de sécurité
Preuves attendues : Documentation de politiques de sécurité Rapports d’évaluation des risques Registres d’incidents et de mesures correctives Preuves de formation du personnel Logs et rapports d’audit Certifications de conformité Contrats avec exigences de sécurité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Les mesures sont difficiles à détecter sans audits périodiques et contrôles de conformité.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer l’exposition aux risques et établir un registre des actifs critiques
  • Mettre en place une politique de gestion des risques conforme (ex. ISO 27005) et un plan d’évaluation périodique
  • Déployer une gestion des incidents avec procédures de notification et de réponse
  • Implémenter la continuité d’activité (sauvegardes, reprise, gestion de crise)
  • Renforcer la sécurité de la chaîne d’approvisionnement via évaluation des fournisseurs
  • Appliquer la cyber‑hygiène (mise à jour, filtrage, sensibilisation) et former le personnel
  • Déployer l’authentification à plusieurs facteurs et les communications sécurisées
  • Utiliser le chiffrement approprié pour les données sensibles
  • Conduire des audits annuels d’efficacité des mesures et des tests de pénétration
  • Vérifier la conformité des fournisseurs critiques aux exigences de l’article 22
Budget estimé : Modéré (10-100k€) pour les petites entités, Élevé (>100k€) pour les grandes organisations
Ressources : Équipe dédiée cybersécurité Outils d’analyse de risques et de conformité Solutions de sauvegarde et de reprise Plateforme de formation et sensibilisation Audit externe ou expertise consultative Logiciels de gestion des incidents et des actifs
KPI : Taux de conformité aux politiques de sécurité Nombre d’incidents détectés vs non détectés Temps moyen de réponse aux incidents Pourcentage de systèmes critiques avec sauvegarde journalière Score d’évaluation de la chaîne d’approvisionnement Taux de formation du personnel à la cybersécurité
NIS2-§04-article22
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Évaluation coordonnée des risques de la chaîne d'approvisionnement des services, systèmes et produits TIC critiques
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Le groupe de coopération, en coopération avec la Commission et l’ENISA, peut procéder à des évaluations coordonnées des risques pour la sécurité des chaînes d’approvisionnement de services TIC, de systèmes TIC ou de produits TIC critiques spécifiques, en tenant compte des facteurs de risque techniques et, le cas échéant, non techniques. 2. La Commission, après avoir consulté le groupe de coopération et l’ENISA et, selon le cas, les acteurs concernés, détermine les services TIC, systèmes TIC ou produits TIC critiques spécifiques qui peuvent faire l’objet de l’évaluation coordonnée des risques de sécurité visée au paragraphe 1.
Interprétation opérationnelle :
La Commission désigne les actifs TIC critiques susceptibles d’être soumis à une évaluation coordonnée des risques de sécurité; le groupe de coopération réalise alors ces évaluations en tenant compte des facteurs techniques et, le cas échéant, non techniques.
Mots-clés : Évaluation des risques Chaîne d'approvisionnement Sécurité TIC Criticité Coopération
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Évaluation coordonnée des risques de la chaîne d'approvisionnement
Domaine cybersécurité : Sécurité de la chaîne d'approvisionnement Sécurité des systèmes TIC Sécurité des produits TIC
Actifs concernés : Services TIC Systèmes TIC Produits TIC critiques
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Détermination des actifs critiques
  • Réalisation d'évaluations coordonnées
  • Prise en compte des facteurs techniques et non techniques
Gravité : 4/5
Impact potentiel majeur sur la sécurité nationale, la confiance des consommateurs et la continuité des services critiques
Probabilité : 3/5
Absence d'évaluation obligatoire peut entraîner des vulnérabilités non détectées, mais la mise en œuvre n'est pas systématique
Détectabilité : 2/5
Les manquements sont détectables via audits, rapports d'évaluation et contrôles de conformité
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission Européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Européenne ENISA Groupe de coopération (États membres) Acteurs du secteur TIC
Délai initial : non précisé
Délai récurrent : non précisé
Notification incident : non précisé
Délai correction : non précisé
Amende max : non précisé
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission Européenne
Pouvoir injonction : non précisé
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Évaluation formelle des risques de la chaîne d'approvisionnement
  • Audit de conformité réglementaire
  • Surveillance continue des fournisseurs critiques
  • Gestion des identités et accès (IAM)
Preuves attendues : Rapports d'évaluation Documents d'audit Registres de conformité
Fréquence : Ponctuelle (à chaque évaluation) ou annuelle
Niveau détection : 3/5
Les contrôles sont détectables via audits et revues périodiques, mais la détection dépend de la rigueur des procédures
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Instaurer le groupe de coopération avec mandat clair
  • Définir les critères de criticalité des services TIC
  • Mettre en place un processus d'évaluation coordonnée
  • Former les parties prenantes aux exigences de l'évaluation
  • Établir des indicateurs de suivi (KPI)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe d'audit Experts ENISA Outils d'analyse de risque Support juridique
KPI : Nombre d'évaluations réalisées Délais de réalisation des évaluations Taux de conformité aux exigences Incidents liés à la chaîne d'approvisionnement
NIS2-§04-article23
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Notifier rapidement tout incident important aux autorités compétentes.
Intitulé : Obligations d’information relatives aux incidents importants (article unique)
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Chaque État membre veille à ce que les entités essentielles et importantes notifient, sans retard injustifié, à son CSIRT ou, selon le cas, à son autorité compétente, conformément au paragraphe 4, tout incident ayant un impact important sur leur fourniture des services visés au paragraphe 3 (ci-après dénommé «incident important»).
Interprétation opérationnelle :
Les entités essentielles et importantes doivent informer immédiatement (alerte 24 h) puis notifier (72 h) tout incident majeur, fournir un rapport final sous 1 mois et coopérer avec les autorités et le CSIRT.
Mots-clés : notification incident important CSIRT délais 24h/72h rapport final impact transfrontalier responsabilité limitée transparence
Références croisées : Directive (UE) 2022/2557 Article 30 ENISA Commission implementing acts
Catégorie : Notification
Sujet principal : Incident critique affectant les services essentiels
Domaine cybersécurité : services essentiels infrastructures critiques cyberincidents
Actifs concernés : services essentiels infrastructures critiques actifs numériques
Périmètre : Entités essentielles et importantes (fournisseurs d'infrastructures critiques, services numériques, etc.)
Exigences clés :
  • Notifier l'incident dans les 24 h (alerte précoce)
  • Notifier l'incident dans les 72 h (notification)
  • Fournir un rapport final sous 1 mois
  • Transmettre les informations transfrontalières
  • Coopérer avec les autorités et le CSIRT
  • Informer le public si nécessaire
Gravité : 5/5
Impact potentiel grave sur la continuité des services essentiels, pertes financières importantes et dommages aux personnes physiques ou morales.
Probabilité : 4/5
Complexité de la détection précoce, besoin de coordination inter‑états et de processus internes bien définis; risque de retard ou d'oubli.
Détectabilité : 4/5
Les indicateurs de compromission peuvent être difficiles à identifier sans outils de surveillance avancés, rendant la détection non triviale.
Score inhérent : 80 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité nationale compétente (ex. CSIRT ou autorité désignée)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entités essentielles et importantes CSIRT Autorités nationales ENISA Commission européenne Public
Délai initial : Alerte précoce dans les 24 heures après connaissance de l’incident
Délai récurrent : Notification complète dans les 72 heures après connaissance de l’incident
Notification incident : Rapport final sous 1 mois après la notification
Délai correction : Immédiat, dès réception de la notification (mise en œuvre des mesures correctives)
Amende max : Non précisé, pouvant atteindre plusieurs millions d'euros selon la législation nationale
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension temporaire des activités Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente (CSIRT) et la Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour imposer des mesures correctives et des sanctions
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures de détection et de réponse
  • Formation du personnel à la notification
  • Tests de pénétration réguliers
  • Gestion des incidents (IR) avec playbooks
  • Surveillance continue des logs
Preuves attendues : Logs d'incident Rapports d'alerte Attestations de conformité Documents de procédure
Fréquence : Mensuelle pour la détection, trimestrielle pour les revues de conformité
Niveau détection : 3/5
Les incidents peuvent être détectés via les systèmes de surveillance, mais la visibilité dépend de la maturité des capacités de détection.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et tester des procédures de notification (alerte 24 h, notification 72 h)
  • Mettre en place un système de journalisation centralisée (SIEM)
  • Former le personnel clé à la détection et à la reporting
  • Élaborer un plan de réponse aux incidents avec scénarios transfrontaliers
  • Établir un point de contact unique pour la communication avec les autres États membres et l'ENISA
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe CSIRT Outils de surveillance (SIEM) Formation du personnel Temps de gestion de projet
KPI : Délai de notification (heures) Taux de conformité aux délais 24 h/72 h Nombre d'incidents notifiés Temps de production du rapport final
NIS2-§04-article24
Résumé : L’article impose aux États membres d’obligation d’utiliser, pour les entités essentielles et importantes, des produits, services ou processus TIC certifiés selon les schémas européens de certification de cybersécurité, ou d’obtenir un certificat, et les encourage à recourir aux services de confiance qualifiés. La Commission peut adopter des actes délégués précisant les catégories d’entités concernées, les exigences techniques et les délais de mise en œuvre, après avoir mené une analyse d’impact et des consultations. Si aucun schéma européen adéquat n’existe, la Commission peut demander à ENISA de préparer un schéma candidat. Le risque inhérent est élevé (score 48), avec gravité 4, probabilité 3 et détectabilité 4, classant le risque comme « Élevé (Orange) ». La responsabilité principale incombe à la Commission européenne (stratégique) avec la participation des États membres, des entités essentielles/importantes, d’ENISA, du groupe de coopération et du groupe européen de certification …
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation d’utiliser des produits, services et processus TIC certifiés de cybersécurité dans les schémas européens
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Afin de démontrer la conformité à certaines exigences visées à l’article 21, les États membres peuvent prescrire aux entités essentielles et importantes d’utiliser des produits TIC, services TIC et processus TIC particuliers qui, mis au point par l’entité essentielle ou importante ou acquis auprès de tiers, sont certifiés dans le cadre de schémas européens de certification de cybersécurité adoptés conformément à l’article 49 du règlement (UE) 2019/881. En outre, les États membres encouragent les entités essentielles et importantes à utiliser des services de confiance qualifiés. 2. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 38, pour compléter la présente directive en précisant quelles catégories d’entités essentielles et importantes sont tenues d’utiliser certains produits TIC, services TIC et processus TIC certifiés ou d’obtenir un certificat dans le cadre d’un schéma européen de certification de cybersécurité adopté conformément à l’article 49 du règlement (UE) 2019/881. Ces actes délégués sont adoptés lorsque des niveaux insuffisants de cybersécurité ont été constatés et ils prévoient une période de mise en œuvre. Avant d’adopter de tels actes délégués, la Commission procède à une analyse d’impact et mène des consultations conformément à l’article 56 du règlement (UE) 2019/881. 3. Lorsqu’il n’existe pas de schéma européen de certification de cybersécurité approprié aux fins du paragraphe 2 du présent article, la Commission peut, après consultation du groupe de coopération et du groupe européen de certification de cybersécurité, demander à l’ENISA de préparer un schéma candidat conformément à l’article 48, paragraphe 2, du règlement (UE) 2019/881.
Interprétation opérationnelle :
Les entités essentielles et importantes doivent mettre en place, pour répondre aux exigences de l’article 21, des produits, services et processus TIC certifiés au sein de schémas européens de certification de cybersécurité ou obtenir un certificat équivalent ; elles sont également invitées à recourir à des services de confiance qualifiés. La Commission peut, par actes délégués, préciser les catégories d’entités concernées, les exigences techniques et les délais de mise en œuvre, sous réserve d’une analyse d’impact et de consultations.
Mots-clés : certification cybersécurité schéma européen produits TIC services de confiance qualifiés obligation d’utilisation actes délégués analyse d’impact consultation
Références croisées : Règlement (UE) 2019/881 art. 49 Article 21 Article 38 Article 56
Catégorie : Technique
Sujet principal : Utilisation de solutions certifiées de cybersécurité
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité Sécurité des chaînes d'approvisionnement Certification
Actifs concernés : Infrastructure TIC Systèmes d'information Processus TIC
Périmètre : Entités essentielles et importantes (EEI) définies par la directive NIS‑2
Exigences clés :
  • Utiliser des produits/services/processus certifiés
  • Obtenir un certificat dans un schéma européen
  • Recourir à des services de confiance qualifiés
  • Mettre en œuvre via actes délégués si nécessaire
Gravité : 4/5
Potentiel de perte de continuité des services essentiels, impacts financiers, réputationnels et opérationnels majeurs.
Probabilité : 3/5
De nombreuses EEI n’ont pas encore de solutions certifiées et doivent changer leurs fournisseurs ou processus, ce qui augmente la probabilité d’une non‑conformité.
Détectabilité : 4/5
La conformité est interne et ne sera détectée que lors d’audits, d’examens de contrats ou d’incidents, ce qui rend la détection difficile.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la cybersécurité / DSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Direction des systèmes d'information Équipe de sécurité Service juridique Fournisseurs TIC
Délai initial : Dès la publication de l’acte délégué ou la mise en place du schéma, selon les délais fixés par la Commission (généralement < 6 mois)
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Conformément aux délais fixés dans l’acte délégué, généralement 3 à 6 mois après identification du manquement
Amende max : Jusqu’à 10 M€ ou 2 % du chiffre d’affaires mondial, selon la directive NIS‑2
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension partielle ou totale d’activités Sanctions administratives Obligation de correction
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : L’autorité de contrôle peut imposer des mesures correctives contraignantes
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant le Tribunal de l’Union européenne
Contrôles suggérés :
  • Audit de conformité aux exigences de certification
  • Évaluation des fournisseurs TIC
  • Mise en place d’un registre de certification
  • Formation du personnel aux exigences
Preuves attendues : Documentation de certification Contrats avec fournisseurs certifiés Rapports d’audit Procédures de validation
Fréquence : Ponctuelle (à chaque acquisition) et périodique (annuelle)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit ou examen des contrats
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les actifs TIC à certifier
  • Sélectionner des fournisseurs offrant des certificats européens
  • Mettre à jour les contrats et la documentation
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un suivi de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe procurement Service juridique Expert cybersécurité Outils de gestion de conformité
KPI : Pourcentage d’actifs TIC certifiés Temps moyen de mise en conformité Nombre de non‑conformités détectées
NIS2-§04-article25
Résumé : L’article incite les États membres à promouvoir, sans imposer de technologie spécifique, l’usage de normes et spécifications techniques européennes, internationales ou nationales relatives à la sécurité des réseaux et des systèmes d’information. Il confie à l’ENISA, en partenariat avec les autorités nationales et les acteurs du secteur, la mission de rédiger des avis et des lignes directrices couvrant les domaines techniques concernés, en s’appuyant sur les standards existants, y compris nationaux. Aucun délai précis n’est fixé, l’obligation est de nature incitative et repose sur un devoir de moyens. Le risque inhérent est modéré : une faible probabilité d’absence d’adoption, un impact limité mais non négligeable sur la sécurité et une détectabilité élevée. La gouvernance recommande à l’ENISA, en tant que propriétaire, de piloter la démarche à un niveau stratégique, avec la participation des États membres, des acteurs du secteur et des autorités nationales. Les mesures suggérées inclu…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Encouragement à l’usage de normes techniques pour la sécurité des réseaux et systèmes d’information
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Afin de favoriser la mise en œuvre convergente de l’article 21, paragraphes 1 et 2, les États membres encouragent, sans imposer l’utilisation d’un type particulier de technologies ni créer de discrimination en faveur d’un tel type particulier de technologies, le recours à des normes et des spécifications techniques européennes et internationales pour la sécurité des réseaux et des systèmes d’information. L’ENISA, en coopération avec les États membres et, le cas échéant, après consultation des acteurs concernés, formule des avis et des lignes directrices concernant les domaines techniques qui doivent être pris en considération en lien avec le paragraphe 1 et concernant les normes existantes, y compris les normes nationales, qui permettraient de couvrir ces domaines.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent promouvoir l’usage de normes et spécifications techniques européennes, internationales ou nationales, sans imposer de technologie précise ni créer de discrimination; ENISA doit, en partenariat avec les États membres et les acteurs concernés, rédiger des avis et lignes directrices techniques.
Mots-clés : normes spécifications techniques sécurité réseau ENISA coopération directives normes nationales
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en œuvre de normes de cybersécurité
Domaine cybersécurité : Sécurité des réseaux Sécurité des systèmes d'information Gouvernance normative
Actifs concernés : Réseaux Systèmes d'information
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Encourager l’usage de normes techniques
  • ENISA élabore lignes directrices
  • Coopération avec les acteurs
Gravité : 2/5
Impact modéré : absence de standards peut entraîner des faiblesses de sécurité mais pas de conséquence immédiate grave
Probabilité : 3/5
Probabilité moyenne : les États membres peuvent ne pas adopter les normes sans incitation forte
Détectabilité : 2/5
Détection relativement aisée grâce aux rapports et audit de conformité
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : ENISA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres ENISA Acteurs du secteur cybersécurité Autorités nationales
Délai initial : Non spécifié (incitation volontaire)
Délai récurrent : Permanent
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Aucune
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Adoption de normes ENISA
  • Élaboration de lignes directrices
  • Formation du personnel aux bonnes pratiques
Preuves attendues : Documentation d'utilisation des normes Rapports ENISA Attestations de conformité
Fréquence : Permanente
Niveau détection : 1/5
Détection facile grâce aux rapports et audits
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Diffuser les lignes directrices ENISA aux acteurs
  • Mettre en place un processus d'évaluation de conformité aux normes
  • Former les équipes sur les standards pertinents
  • Suivre les indicateurs d'adoption
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Experts ENISA Outils de suivi Formation
KPI : Pourcentage d'adoption des normes Nombre de lignes directrices appliquées Temps moyen de mise en conformité
NIS2-§05-article26
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Désigner un représentant dans l’Union si l’entité n’est pas établie et offre des services.
Intitulé : Compétence et territorialité
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Compétence et territorialité 1. Les entités relevant du champ d’application de la présente directive sont considérées comme relevant de la compétence de l’État membre dans lequel elles sont établies, à l’exception des cas suivants: a) les fournisseurs de réseaux de communications électroniques publics ou les fournisseurs de services de communications électroniques accessibles au public, qui sont considérés comme relevant de la compétence de l’État membre dans lequel ils fournissent leurs services; b) les fournisseurs de services DNS, les registres des noms de domaine de premier niveau, les entités fournissant des services d’enregistrement de noms de domaine, les fournisseurs de services d’informatique en nuage, les fournisseurs de services de centres de données, les fournisseurs de réseaux de diffusion de contenu, les fournisseurs de services gérés, les fournisseurs de services de sécurité gérés, ainsi que les fournisseurs de places de marché en ligne, de moteurs de recherche en ligne ou de plateformes de services de réseaux sociaux, qui sont considérés comme relevant de la compétence de l’État membre dans lequel ils ont leur établissement principal dans l’Union en application du paragraphe 2; c) les entités de l’administration publique, qui sont considérées comme relevant de la compétence de l’État membre qui les a établies. 2. Aux fins de la présente directive, un entité visée au paragraphe 1, point b), est considérée avoir son établissement principal dans l’Union dans l’État membre où sont principalement prises les décisions relatives aux mesures de gestion des risques en matière de cybersécurité. Si un tel État membre ne peut être déterminé ou si ces décisions ne sont pas prises dans l’Union, l’établissement principal est considéré comme se trouvant dans l’État membre où les opérations de cybersécurité sont effectuées. Si un tel État membre ne peut être déterminé, l’établissement principal est considéré se trouvant dans l’État membre où l’entité concernée possède l’établissement comptant le plus grand nombre de salariés dans l’Union. 3. Si une entité visée au paragraphe 1, point b), n’est pas établie dans l’Union mais offre des services dans l’Union, elle désigne un représentant dans l’Union. Le représentant est établi dans l’un des États membres dans lesquels les services sont fournis. Une telle entité est considérée comme relevant de la compétence de l’État membre dans lequel le représentant est établi. En l’absence d’un représentant dans l’Union désigné en vertu du présent paragraphe, tout État membre dans lequel l’entité fournit des services peut intenter une action en justice contre l’entité pour violation de la présente directive. 4. La désignation d’un représentant par une entité visée au paragraphe 1, point b), est sans préjudice d’actions en justice qui pourraient être intentées contre l’entité elle-même. 5. Les États membres qui ont reçu une demande d’assistance mutuelle en lien avec une entité visée au paragraphe 1, point b), peuvent, dans les limites de cette demande, prendre des mesures de supervision et d’exécution appropriées à l’égard de l’entité concernée qui fournit des services ou qui dispose d’un réseau et d’un système d’information sur leur territoire.
Interprétation opérationnelle :
Les entités doivent être soumises à la compétence de l’État membre où elles sont établies, sauf si elles sont fournisseurs de services électroniques, DNS, cloud, data centers, CDN, services gérés, sécurité, places de marché, moteurs de recherche ou réseaux sociaux, auquel cas la compétence revient à l’État membre où elles ont leur établissement principal dans l’Union ou où elles désignent un représentant dans l’Union. En l’absence de représentant, toute autorité nationale concernée peut engager une action en justice.
Mots-clés : compétence territorialité établissement principal représentant fournisseurs de services directive responsabilité aide mutuelle supervision exécution
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Détermination de la compétence territoriale des entités en matière de cybersécurité
Domaine cybersécurité : Gouvernance Juridiction Réglementation
Actifs concernés : Réseaux de communications électroniques Services DNS Registres de noms de domaine Services cloud Centres de données Réseaux de diffusion de contenu Services gérés Places de marché en ligne Moteurs de recherche Plateformes de réseaux sociaux Administration publique
Périmètre : Entités établies dans l’Union ou offrant des services dans l’Union, incluant fournisseurs de services électroniques, DNS, cloud, data centers, CDN, services gérés, sécurité, places de marché, moteurs de recherche, réseaux sociaux, et administrations publiques.
Exigences clés :
  • Identifier l’établissement principal ou le lieu de prestation de service
  • Déterminer la compétence de l’État membre applicable
  • Nommer un représentant dans l’Union si nécessaire
  • Coopérer avec les autorités nationales en cas de demande d’assistance mutuelle
  • Respect des mesures de supervision et d’exécution sur le territoire national
Gravité : 4/5
Impact potentiel incluant sanctions juridiques, amendes, perte de réputation et risque de non‑conformité généralisé affectant la continuité des activités.
Probabilité : 3/5
Complexité de la détermination de la compétence et nécessité de désignation d’un représentant créent des marges d’erreur, mais les règles sont clairement définies.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est souvent cachée dans les structures internes et ne se révèle que lors d’audits ou de contrôles de routine.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : L’entité concernée (fournisseur de services)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Entité concernée Autorité de régulation nationale Représentant Autorités de l’Union Fournisseurs de services
Délai initial : À la mise en place du service ou à la désignation du représentant
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Action en justice Mesures de supervision Mesures d’exécution
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente (État membre de compétence)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction exercé par l’État membre compétent
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Cartographie des actifs et de l’établissement principal
  • Mise en place d’un représentant légal dans l’Union
  • Gestion documentaire des compétences territoriales
  • Procédures de coopération avec les autorités nationales
  • Audit de conformité périodique
Preuves attendues : Documents de désignation du représentant Registre des établissements principaux Contrats de service Rapports d’audit Correspondance avec les autorités
Fréquence : Périodique (annuelle)
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits et contrôles de conformité
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier l’établissement principal ou le lieu de prestation
  • Déterminer la compétence de l’État membre applicable
  • Nommer un représentant dans l’Union si nécessaire
  • Mettre à jour les documents internes de conformité
  • Former le personnel aux exigences de coopération
  • Mettre en place des procédures de reporting aux autorités nationales
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Consultant cybersécurité Outils de cartographie Ressources humaines
KPI : Pourcentage d’entités avec représentant désigné Temps moyen de détermination de la compétence Nombre d’audits de conformité réalisés Incidents liés à la non-conformité
NIS2-§05-article27
Résumé : L’article impose aux États membres l’obligation de collecter, auprès de leurs entités fournisseurs de services DNS, d’enregistrement de noms de domaine, de cloud, de centres de données, de CDN, de services gérés, de sécurité, de places de marché, de moteurs de recherche et de réseaux sociaux, un ensemble d’informations (nom, secteur, adresse, contacts, pays de service, plages IP) et de les transmettre à l’ENISA. Les entités doivent le faire avant le 17 janvier 2025 et notifier toute modification dans un délai de trois mois. L’ENISA tient un registre central et garantit l’accès des autorités compétentes tout en protégeant la confidentialité. Le non‑respect expose à des sanctions administratives et/ou pénales, même si le montant maximal n’est pas précisé. Le risque est élevé (score 48) avec gravité 4, probabilité 3, détectabilité 4, seuil d’acceptation « Élevé (Orange) ». La gouvernance recommande à ENISA (responsable stratégique) de piloter la mise en œuvre, soutenu par les États membr…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les entités doivent transmettre les informations du paragraphe 2 avant le 17 janvier 2025.
Intitulé : Obligation de déclaration et de tenue d'un registre des fournisseurs de services DNS et des entités concernées
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Les États membres demandent aux entités visées de soumettre les informations listées (a-f) au plus tard le 17 janvier 2025, et de notifier toute modification dans un délai de trois mois.
Interprétation opérationnelle :
Les entités doivent fournir leurs informations d’identité, localisation, secteur, plages IP, etc. aux autorités compétentes avant le 17/01/2025 et informer rapidement toute modification, sous 3 mois.
Mots-clés : {'ENISA': 'Agence européenne de cybersécurité chargée du registre'} {'déclaration': 'Acte de transmission des informations requises'} {'informations': 'Données à fournir (nom, secteur, adresse, contacts, IP)'} {'plages IP': "Plages d'adresses IP de l'entité"} {'modification': 'Changement des données à déclarer'} {'notification': 'Signalement des modifications aux autorités'} {'autorités compétentes': 'Organes de contrôle nationaux'}
Références croisées : Article 3 (mécanisme national) Article 26 (représentant légal) Annexe I/II
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Déclaration et tenue d'un registre des acteurs du DNS et des services cloud
Domaine cybersécurité : Gestion des identités Sécurité des infrastructures DNS Conformité réglementaire Gestion des données
Actifs concernés : Fournisseurs de services DNS Registres de noms de domaine Entités d'enregistrement de noms de domaine Fournisseurs de services cloud Fournisseurs de centres de données Fournisseurs de CDN Fournisseurs de services gérés Fournisseurs de services de sécurité gérés Places de marché en ligne Moteurs de recherche Plateformes de réseaux sociaux
Périmètre : Tous les fournisseurs de services DNS, d'enregistrement de noms de domaine, de cloud, de centres de données, de CDN, de services gérés, de sécurité, de places de marché, de moteurs de recherche et de réseaux sociaux opérant dans l'Union ou disposant d'un point de contact en UE
Exigences clés :
  • Nom de l’entité
  • Secteur, sous‑secteur et type
  • Adresse des établissements légaux
  • Coordonnées actualisées (email, téléphone)
  • États membres de service
  • Plages d’IP
Gravité : 4/5
Impact sur la confiance des utilisateurs, la sécurité des services DNS, le respect des obligations légales et la continuité des activités, pouvant entraîner des sanctions et des perturbations majeures.
Probabilité : 3/5
De nombreuses entités peuvent ignorer la date limite ou manquer de moyens, augmentant la probabilité de non‑déclaration à temps.
Détectabilité : 4/5
L’absence de déclaration n’est visible que lors d’audits ou de contrôles, ce qui rend la non‑conformité difficile à détecter sans surveillance continue.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : ENISA
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : ENISA États membres Autorités compétentes Entités concernées Représentants légaux
Délai initial : 17 janvier 2025
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : 3 mois
Délai correction : 3 mois
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Mise en demeure Suspension d’activité
Autorité contrôle : Autorité compétente de chaque État membre
Pouvoir injonction : L’autorité peut imposer une injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre centralisé automatisé
  • Processus de collecte et de transmission des informations
  • Contrôle périodique de la conformité
  • Formation du personnel aux exigences légales
Preuves attendues : Attestations de soumission Logs de transmission Documents d’audit Registre ENISA à jour
Fréquence : Ponctuelle (au moment de la déclaration) et périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
La non‑conformité est détectable principalement lors d’audits ou de contrôles de routine, ce qui la rend difficile à détecter sans surveillance active.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer un système automatisé de collecte des informations requises
  • Nommer un point de contact interne pour la déclaration
  • Former le personnel aux exigences de soumission et de notification
  • Mettre à jour régulièrement le registre ENISA
  • Effectuer des contrôles de validation des données
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe IT Ressources juridiques Outils de gestion de données Formations
KPI : Taux de conformité des déclarations Délai moyen de notification des modifications Exactitude des plages IP déclarées Disponibilité et mise à jour du registre ENISA
NIS2-§05-article28
Résumé : L’article impose aux registres de noms de domaine de premier niveau et aux prestataires d’enregistrement de collecter, de conserver avec exactitude et exhaustivité, ainsi que de publier sans retard injustifié les données d’enregistrement, en respectant les exigences du RGPD. Il définit le périmètre d’application à l’ensemble des registres et services d’enregistrement situés dans l’Union européenne, incluant la collecte du nom de domaine, de la date d’enregistrement, du titulaire (nom, adresse e‑mail, téléphone) et du point de contact. Les exigences clés comprennent la mise en place de politiques et procédures de vérification, la publication publique des données non personnelles, l’accès aux données sur demande légitime dans un délai de 72 heures, et la coopération entre registres pour éviter les doublons. Le non‑respect expose à des sanctions administratives pouvant atteindre 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires annuel, avec mise en demeure, suspension du service ou poursuites pénales. …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Collecter et conserver des données d'enregistrement exactes et complètes
Intitulé : Obligation de collecte, de maintien et de publication des données d’enregistrement des noms de domaine
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres imposent aux registres des noms de domaine de premier niveau et aux entités fournissant des services d’enregistrement de noms de domaine de collecter les données d’enregistrement et de les maintenir exactes et complètes dans une base de données spécialisée, en respectant le droit de l’Union en matière de protection des données, et de publier sans retard injustifié les données non personnelles, ainsi que de répondre aux demandes d’accès légitimes dans un délai de 72 heures.
Interprétation opérationnelle :
Les organisations doivent instaurer des procédures de collecte et de vérification des informations du titulaire et du point de contact, assurer la mise à jour continue de la base de données, publier les données non sensibles dès l’enregistrement sans délai, et fournir les informations demandées dans les 72 heures, le tout en conformité avec le RGPD.
Mots-clés : -
Références croisées : -
Catégorie : Technique
Sujet principal : Gestion et mise à disposition des données d'enregistrement des noms de domaine
Domaine cybersécurité : Sécurité du système DNS Protection des données personnelles Intégrité des registres
Actifs concernés : Registres de noms de domaine de premier niveau Services d'enregistrement de noms de domaine Base de données d'enregistrement
Périmètre : Tous les registres de noms de domaine de premier niveau de l'UE et toutes les entités offrant des services d'enregistrement de noms de domaine sur le territoire de l'UE.
Exigences clés :
  • Exactitude et complétude des données
  • Politiques et procédures de vérification
  • Publication publique sans retard injustifié
  • Accès sur demande légitime dans les 72 heures
  • Coopération entre registres
Gravité : 4/5
Une mauvaise tenue ou divulgation non conforme des données peut compromettre la confiance dans le DNS, exposer des données personnelles, entraîner des sanctions RGPD et nuire à la résilience du réseau.
Probabilité : 3/5
Les registres et services d'enregistrement sont nombreux, les procédures de vérification peuvent être insuffisantes, et la complexité de la collecte augmente le risque d'erreurs.
Détectabilité : 4/5
Les données erronées ou non publiées ne sont pas visibles sans examen approfondi, les contrôles internes peuvent être limités.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de protection des données (APD) nationale
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Registres de noms de domaine de premier niveau Fournisseurs de services d'enregistrement Autorités de protection des données Utilisateurs finaux Organismes de sécurité
Délai initial : Dès l'enregistrement du domaine (immédiat)
Délai récurrent : Continu
Notification incident : 72 heures
Délai correction : Immédiat après détection
Amende max : Potentiellement jusqu'à 20 M€ ou 4 % du CA annuel, selon le RGPD
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou retrait du service d'enregistrement Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité sous menace de sanction
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre centralisé conforme RGPD
  • Procédures de vérification d'identité et de contact
  • Automatisation de la publication des données non personnelles
  • Tableau de bord de suivi de la conformité
  • Audit externe périodique
Preuves attendues : Documentation des politiques et procédures Registre des données collectées avec métadonnées Logs d'accès et de modification Rapports d'audit Attestations de conformité
Fréquence : Mensuelle
Niveau détection : 4/5
Les inexactitudes ou omissions ne sont pas visibles sans examen approfondi des bases de données.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et documenter une politique de collecte et de mise à jour des données
  • Mettre en place une procédure de vérification automatisée des informations du titulaire et du point de contact
  • Développer un système de publication publique automatisée des données non personnelles
  • Former le personnel aux exigences RGPD et à la gestion des demandes d'accès
  • Établir un processus de réponse aux demandes d'accès dans les 72 heures
  • Mettre en place un registre centralisé avec traçabilité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe IT/DevOps Juriste RGPD Consultant conformité Outils de gestion de base de données
KPI : Pourcentage de données d'enregistrement conformes au RGPD Délai moyen de réponse aux demandes d'accès (heures) Taux d'erreur de données (incohérence) Fréquence des audits de conformité Disponibilité du registre public
NIS2-§06-article29
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Accords de partage d’informations en matière de cybersécurité
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les États membres veillent à ce que les entités relevant du champ d’application de la présente directive et, le cas échéant, les autres entités concernées ne relevant pas du champ d’application de la présente directive puissent échanger entre elles, à titre volontaire, des informations pertinentes en matière de cybersécurité, y compris des informations relatives aux cybermenaces, aux incidents évités, aux vulnérabilités, aux techniques et procédures, aux indicateurs de compromission, aux tactiques adverses, ainsi que des informations spécifiques sur les acteurs de la menace, des alertes de cybersécurité et des recommandations concernant la configuration des outils de cybersécurité pour détecter les cyberattaques, lorsque ce partage d’informations: a) vise à prévenir et à détecter les incidents, à y réagir, à s’en rétablir ou à atténuer leur impact; b) renforce le niveau de cybersécurité, notamment en sensibilisant aux cybermenaces, en limitant ou en empêchant leur capacité de se propager, en soutenant une série de capacités de défense, en remédiant aux vulnérabilités et en les révélant, en mettant en œuvre des techniques de détection, d’endiguement et de prévention des menaces, des stratégies d’atténuation ou des étapes de réaction et de rétablissement, ou en encourageant la recherche collaborative en matière de cybermenaces entre les entités publiques et privées. 2. Les États membres veillent à ce que l’échange d’informations ait lieu au sein de communautés d’entités essentielles et importantes ainsi que, le cas échéant, de leurs fournisseurs ou prestataires de services. Cet échange est mis en œuvre au moyen d’accords de partage d’informations en matière de cybersécurité, compte tenu de la nature potentiellement sensible des informations partagées. 3. Les États membres facilitent la mise en place des accords de partage d’informations en matière de cybersécurité visés au paragraphe 2 du présent article. Ces accords peuvent préciser les éléments opérationnels, y compris l’utilisation de plateformes TIC spécialisées et d’outils d’automatisation, le contenu et les conditions des accords de partage d’informations. Lorsqu’ils précisent la participation des autorités publiques à ces accords, les États membres peuvent imposer des conditions en ce qui concerne les informations mises à disposition par les autorités compétentes ou les CSIRT. Les États membres offrent un soutien à l’application de ces accords conformément à leurs politiques visées à l’article 7, paragraphe 2, point h). 4. Les États membres veillent à ce que les entités essentielles et importantes notifient aux autorités compétentes leur participation aux accords de partage d’informations en matière de cybersécurité visés au paragraphe 2, lorsqu’elles concluent de tels accords ou, le cas échéant, lorsqu’elles se retirent de ces accords, une fois que le retrait prend effet. 5. L’ENISA fournit une assistance pour la mise en place des accords de partage d’informations en matière de cybersécurité visés au paragraphe 2 par l’échange de bonnes pratiques et l’apport d’orientations.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent garantir que les entités essentielles, les entités importantes et leurs fournisseurs concluent volontairement des accords de partage d’informations cybersécurité, définissent les modalités (plateformes, contenu, conditions), notifient les autorités de la conclusion ou du retrait, et utilisent ces échanges pour prévenir, détecter, répondre et atténuer les menaces.
Mots-clés : partage d'informations cybersécurité accords entités essentielles notifications ENISA communautés responsabilité
Références croisées : Directive NIS Article 7 (2) h Règlement ENISA
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place d'accords de partage d'informations cybersécurité
Domaine cybersécurité : Gestion des menaces Détection Réponse Rétablissement Collaboration
Actifs concernés : Entités essentielles Entités importantes Fournisseurs/prestataires Autorités compétentes CSIRT
Périmètre : Union européenne – obligations s’appliquent aux États membres, aux entités essentielles, aux entités importantes et à leurs fournisseurs
Exigences clés :
  • Échange volontaire d'informations pertinentes
  • Mise en place d'accords formalisés
  • Utilisation de plateformes spécialisées
  • Notification des autorités sur la conclusion ou le retrait des accords
Gravité : 4/5
Un défaut de partage empêche la détection et la réponse aux cybermenaces, augmentant le risque de dommages matériels, financiers et réputationnels, notamment pour les services critiques.
Probabilité : 3/5
La mise en place d'accords volontaires est souvent incomplète, surtout chez les petites entités, mais la directive impose des obligations claires, rendant la non-conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 3/5
La existence d'un accord peut être vérifiée par audit, mais le contenu réel des échanges reste difficile à contrôler sans surveillance continue.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité nationale de cybersécurité (ex: CNCT)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Entités essentielles Entités importantes Fournisseurs Autorités compétentes CSIRT ENISA
Délai initial : À la signature de l'accord ou dès la mise en place de la plateforme
Délai récurrent : Au moins une fois par an, ou à chaque évolution majeure du paysage des menaces
Notification incident : Immédiate lors de la conclusion ou du retrait de l'accord
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection d'un manquement
Amende max : Non précisé dans le texte
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Injonction de mise en conformité Interdiction de participation à de futurs accords
Autorité contrôle : Autorité nationale compétente en cybersécurité (ex: CNCT) ou ENISA
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives, des injonctions et des sanctions financières
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Contrats d'accord Registre des échanges Rapports d'audit Logs de plateforme
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection aisée via audit des accords et vérification des registres
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipes légales Expertise cybersécurité Plateforme technologique Formation
KPI : Nombre d'accords signés Taux de couverture des entités Délais de notification Conformité aux exigences de contenu
NIS2-§06-article30
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Notification volontaire d’informations pertinentes
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres veillent à ce que, outre l’obligation de notification prévue à l’article 23, des notifications puissent être transmises à titre volontaire aux CSIRT ou, s’il y a lieu, aux autorités compétentes par: a) les entités essentielles et importantes en ce qui concerne les incidents, les cybermenaces et les incidents évités; b) les entités autres que celles visées au point a), indépendamment du fait qu’elles relèvent ou non du champ d’application de la présente directive, en ce qui concerne les incidents importants, les cybermenaces ou les incidents évités. 2. Les États membres traitent les notifications visées au paragraphe 1 du présent article conformément à la procédure énoncée à l’article 23. Les États membres peuvent traiter les notifications obligatoires en leur donnant la priorité par rapport aux notifications volontaires. Lorsque cela est nécessaire, les CSIRT et, le cas échéant, les autorités compétentes fournissent aux points de contact uniques les informations relatives aux notifications reçues en vertu du présent article, tout en garantissant la confidentialité et une protection appropriée des informations fournies par l’entité à l’origine de la notification. Sans préjudice de la prévention et de la détection d’infractions pénales et des enquêtes et poursuites en la matière, un signalement volontaire n’a pas pour effet d’imposer à l’entité ayant effectué la notification des obligations supplémentaires auxquelles elle n’aurait pas été soumise si elle n’avait pas transmis la notification.
Interprétation opérationnelle :
Les entités peuvent notifier volontairement les CSIRT ou autorités compétentes des incidents, cybermenaces ou incidents évités; les États membres doivent mettre en place les moyens de recevoir ces notifications et les traiter selon la procédure de l’article 23, en priorisant les notifications obligatoires.
Mots-clés : notification volontaire incident cybermenace incident évité CSIRT confidentialité
Références croisées : Article 23 Directive NIS
Catégorie : Notification
Sujet principal : Notification volontaire d’informations pertinentes
Domaine cybersécurité : Réponse aux incidents Renseignement sur les menaces Gouvernance de la cybersécurité
Actifs concernés : Entités essentielles Entités importantes Autres entités
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Mise à disposition d’un canal de notification
  • Respect de la confidentialité
  • Priorisation des notifications obligatoires
  • Traitement conforme à l’article 23
Gravité : 3/5
Une absence de mécanisme de notification volontaire peut retarder la détection et l’atténuation des menaces, augmentant l’impact sur la sécurité et la confiance.
Probabilité : 3/5
Certaines juridictions ou États membres peuvent ne pas disposer de canaux adéquats ou de procédures claires, créant un risque de non‑mise en œuvre.
Détectabilité : 3/5
La présence ou non d’un canal de notification est généralement vérifiable lors d’audits, mais la qualité du processus peut être difficile à évaluer sans examen détaillé.
Score inhérent : 27 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité nationale compétente en cybersécurité (ex. CSIRT national)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités nationales CSIRT Entités essentielles Entités importantes Autorités compétentes
Délai initial : Non spécifié (défini par l’article 23)
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Conformément à la procédure de l’article 23 (priorité aux notifications obligatoires)
Délai correction : Non applicable
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : N/A
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de canaux de notification sécurisés (plateforme, email dédié)
  • Élaboration de procédures internes de traitement des notifications
  • Formation du personnel à la détection et à la déclaration
  • Application de politiques de confidentialité et de protection des données
Preuves attendues : Documentation des procédures Registres de notifications Rapports d’audit Attestations de formation
Fréquence : Permanent
Niveau détection : 2/5
Les canaux de notification et les procédures associées sont généralement documentés et peuvent être vérifiés lors d’audits, bien que la qualité de la mise en œuvre puisse varier.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Déployer un canal de notification dédié et sécurisé
  • Formaliser et diffuser la procédure de traitement des notifications volontaires
  • Former les équipes concernées à la détection et à la déclaration
  • Mettre en place un suivi de conformité et des indicateurs de traitement
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique Développeurs IT Formateurs cybersécurité Support communication
KPI : Nombre de notifications volontaires reçues Délai moyen de traitement Taux de conformité à la confidentialité Satisfaction des entités notifiantes
NIS2-§07-article31
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Supervision et exécution du respect de la directive
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres veillent à ce que leurs autorités compétentes procèdent à une supervision effective et prennent les mesures nécessaires pour assurer le respect de la présente directive. Les États membres peuvent autoriser leurs autorités compétentes à fixer des priorités en ce qui concerne les tâches de supervision selon une approche basée sur les risques. En cas d’incidents entraînant des violations de données, les autorités compétentes coopèrent avec les autorités de contrôle du RGPD. Les États membres garantissent que les autorités disposent d’indépendance opérationnelle et de pouvoirs appropriés pour exercer leurs missions.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités compétentes doivent superviser efficacement le respect de la directive, définir des priorités selon le risque, coopérer avec les autorités de contrôle GDPR et disposer d’une indépendance opérationnelle pour exercer leurs pouvoirs.
Mots-clés : supervision autorités compétentes respect mesures risque indépendance opérationnelle coopération RGPD
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Supervision du respect de la directive
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Entités de l'administration publique Administrations nationales
Périmètre : Entités de l'administration publique et administrations nationales
Exigences clés :
  • Supervision effective
  • Approche basée sur les risques
  • Coopération avec autorités de contrôle
  • Indépendance opérationnelle
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner sanctions administratives, perte de confiance et atteinte à la protection des données, impact élevé sur les droits des personnes.
Probabilité : 3/5
La mise en œuvre dépend de la capacité des autorités à organiser la supervision et à disposer de ressources adéquates, ce qui rend la probabilité modérée.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité est souvent détectée uniquement lors d’audits ou d’incidents, donc difficile à détecter sans contrôle actif.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité compétente de l’État membre
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités compétentes Entités de l'administration publique Autorités de contrôle (ex. DPO) Administrations nationales
Délai initial : Dès la mise en œuvre de la directive
Délai récurrent : Périodique (ex. annuel)
Notification incident : Immédiat
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection
Amende max : Non spécifié (déterminé par la législation nationale)
Autres sanctions : Sanctions administratives Mesures d’exécution (injonction) Pouvoirs de contrôle et d’enquête
Autorité contrôle : Autorités nationales de contrôle (ex. DPO, autorité de protection des données)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour imposer des mesures correctives et de suivi
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Définir une politique de supervision basée sur le risque
  • Mettre en place des procédures d’audit et de reporting
  • Assurer l’indépendance opérationnelle des autorités
  • Former le personnel de supervision
  • Documenter les actions de supervision
Preuves attendues : Rapports d’audit Registres de supervision Preuves de formation Documents de procédure
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
La détection repose sur des contrôles actifs; la non-conformité est difficile à détecter sans audit ou incident.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une politique de supervision fondée sur l'analyse des risques
  • Mettre en place des outils de suivi et de reporting
  • Garantir l’indépendance opérationnelle des autorités
  • Former les agents de supervision
  • Conduire des audits réguliers et des évaluations de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel qualifié en supervision et audit Outils d’analyse de risque et de suivi Système de gestion documentaire Formation continue
KPI : Taux de conformité des procédures de supervision Délais moyens de traitement des incidents Nombre d’audits réalisés par période Score d’indépendance opérationnelle Nombre de formations dispensées
NIS2-§07-article32
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité essentielle.
Intitulé : Mesures de supervision et d’exécution des entités essentielles
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres veillent à ce que les mesures de supervision ou d’exécution imposées aux entités essentielles soient effectives, proportionnées et dissuasives, et à ce que les autorités compétentes disposent des pouvoirs d’inspection, d’audit, de demande d’informations, de sanctions, de suspension ou d’interdiction temporaires, ainsi qu’à ce qu’elles respectent le droit de la défense.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent réaliser des inspections (sur place ou à distance), mener des audits de sécurité (réguliers, ciblés, ad hoc), demander des informations et preuves, émettre des avertissements, adopter des instructions contraignantes, ordonner des mesures correctives, suspendre ou interdire temporairement, et désigner un responsable de contrôle.
Mots-clés : Supervision Audit Inspection Pouvoirs d'exécution Sanctions Suspension Interdiction Responsabilité Droit de la défense
Références croisées : Directive (UE) 2022/2557 Règlement (UE) 2022/2554 Article 21 Article 23 Article 34
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Pouvoirs de supervision et d'exécution des entités essentielles
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité Supervision Audit de sécurité
Actifs concernés : Entités essentielles Services critiques Infrastructures critiques
Périmètre : Territorial (Etats membres de l'UE) et sectoriel (secteur critique)
Exigences clés :
  • Proportionnalité
  • Dissuasion
  • Effectivité
  • Respect du droit de la défense
  • Coopération interétatique
  • Transparence des motifs
Gravité : 4/5
Impact potentiel élevé sur la continuité des services essentiels et la sécurité publique en cas de défaillance de la supervision.
Probabilité : 3/5
Risque que les États membres ne disposent pas des ressources ou de la volonté politique suffisantes pour mettre en œuvre les pouvoirs de supervision.
Détectabilité : 2/5
Les exigences d’audit, de rapport et de notification rendent la non‑conformité relativement facilement détectable.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité nationale de cybersécurité / Ministère de l'Intérieur
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Autorités compétentes Entités essentielles Organes de certification Public
Délai initial : Dès la désignation de l’entité comme essentielle, les États membres doivent mettre en place les structures de supervision et les procédures d’audit.
Délai récurrent : Les audits de sécurité ciblés doivent être réalisés périodiquement, au moins une fois par an, ou à la survenue d’un incident majeur.
Notification incident : Les autorités doivent notifier les incidents aux entités concernées et aux autorités de la directive (UE) 2022/2557 dans les 24 heures suivant la découverte.
Délai correction : Les entités doivent mettre en œuvre les mesures correctives dans un délai raisonnable, généralement fixé par l’autorité (ex. 30 jours).
Amende max : Non précisé dans le texte, les amendes sont fixées par la législation nationale conforme à l’article 34.
Autres sanctions : Avertissement Instruction contraignante Ordonnance de suspension temporaire Ordonnance d’interdiction temporaire des dirigeants Obligation de rendre public la violation Suspension ou révocation de certification/autorisation
Autorité contrôle : Autorité compétente désignée par l’État membre (ex. autorité de cybersécurité ou équivalent).
Pouvoir injonction : Peut ordonner la mise en œuvre de mesures correctives, la suspension ou l’interdiction temporaire, la désignation d’un responsable de contrôle, et la publication des violations.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant le tribunal administratif Référé
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des audits
  • Élaboration de procédures d’inspection
  • Formation du personnel de supervision
  • Mise à disposition d’outils de scan de sécurité
  • Élaboration de rapports de conformité
Preuves attendues : Rapports d’audit Liste des inspections effectuées Preuves de conformité aux exigences de l’article 21/23 Documentation des mesures de cybersécurité Attestations de formation
Fréquence : Annuel (audits ciblés) et continu (inspections aléatoires)
Niveau détection : 2/5
Les exigences de documentation et de reporting rendent la détection des manquements relativement aisée.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir clairement les compétences des autorités compétentes
  • Établir un calendrier d’audits annuels et de inspections aléatoires
  • Former les auditeurs indépendants et les inspecteurs
  • Développer un registre centralisé des preuves et des rapports
  • Mettre en place des mécanismes de suivi des sanctions et des mesures correctives
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel qualifié (inspecteurs, auditeurs) Outils de gestion de conformité Accès à l’infrastructure IT des entités Support juridique
KPI : Nombre d’audits réalisés par an Taux de conformité aux exigences d’audit Délai moyen de réponse aux instructions contraignantes Nombre de sanctions appliquées Taux de résolution des incidents détectés
NIS2-§07-article33
Résumé : L’article définit les pouvoirs de supervision et d’exécution dont disposent les autorités compétentes à l’égard des entités importantes en matière de cybersécurité. Il impose de garantir que ces entités respectent les obligations de gestion des risques (articles 21 et 23), en mettant en place des mesures de contrôle ex post proportionnées, dissuasives et effectives. Les exigences clés incluent le droit d’effectuer des inspections sur site ou à distance, des audits indépendants, des scans de sécurité objectifs, ainsi que des demandes d’informations, d’accès aux données et de preuves de mise en œuvre des politiques de cybersécurité. Les autorités peuvent émettre des avertissements, des injonctions contraignantes, ordonner la cessation de comportements illicites, garantir la conformité aux exigences de l’article 21 ou 23, informer les parties concernées des menaces et rendre publiques les violations. Les sanctions prévues comprennent des amendes administratives (montant à définir) et d’a…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Pouvoirs de supervision et d’exécution des autorités compétentes vis‑à‑vis des entités importantes en cybersécurité
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Article 32, paragraphes 2 à 8 : les États membres veillent à ce que les autorités compétentes disposent des moyens d’inspection, d’audit, de demande d’information, d’accès aux données, de preuves et d’injonctions, et à ce qu’elles coopèrent avec les autorités d’autres États membres pour garantir le respect de la directive par les prestataires tiers critiques.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent disposer de pouvoirs concrets (inspections, audits indépendants, scans de sécurité, demandes d’information et d’accès, demandes de preuves) pour contrôler l’application des exigences de gestion des risques et de l’obligation de notification, et peuvent imposer des mesures correctives, des injonctions et des sanctions administratives.
Mots-clés : supervision exécution inspection audit scan de sécurité demande d'information demande d'accès preuve injonction sanction administrative
Références croisées : article 21 article 23 article 32 article 34 règlement (UE) 2022/2554
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Supervision et exécution des obligations de cybersécurité des entités importantes
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Audits de sécurité Contrôles ex post Notification Documentation
Actifs concernés : Entités importantes (prestataires de services TIC critiques)
Périmètre : Directive sur la cybersécurité (NIS2) – obligations de supervision et d’exécution
Exigences clés :
  • Pouvoirs d’inspection sur place et à distance
  • Audits indépendants
  • Scans de sécurité objectifs
  • Demandes d’information et d’accès
  • Demandes de preuves de mise en œuvre
  • Injonctions contraignantes
  • Sanctions administratives
Gravité : 4/5
Impact potentiel élevé sur la continuité des services critiques, la sécurité publique et la confiance des usagers.
Probabilité : 3/5
Risque modéré, dépend de la maturité des entités et de la mise en œuvre des contrôles.
Détectabilité : 4/5
Difficulté à détecter sans audits spécialisés, les indicateurs sont souvent cachés.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité compétente nationale (ex. autorité de supervision sectorielle)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de supervision Entités importantes Prestataires de services TIC Autorités de régulation Organes de contrôle Public
Délai initial : Dès la désignation de l’entité comme importante
Délai récurrent : Périodique, au moins annuel
Notification incident : À définir selon l’article 23 (ex. 72 h)
Délai correction : Délai raisonnable fixé par l’autorité, typiquement 30 jours
Amende max : Non précisé, à déterminer selon la législation nationale
Autres sanctions : Avertissement Instruction contraignante Injonction Obligation de mise en conformité Publication des violations Amende administrative
Autorité contrôle : Autorité compétente désignée par l’État membre
Pouvoir injonction : Oui
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Inspections sur place
  • Contrôles à distance
  • Audits indépendants
  • Scans de sécurité objectifs
  • Demandes d'information
  • Demandes d'accès aux données
  • Demandes de preuves de mise en œuvre
Preuves attendues : Rapports d'audit Résultats de scans Documents de politiques de cybersécurité Preuves de mise en œuvre des mesures de gestion des risques
Fréquence : Ponctuelle (audit) + continue (surveillance)
Niveau détection : 3/5
Modéré, détectable via audits et contrôles, mais nécessite des ressources et une coordination.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un dispositif de supervision interne
  • Former le personnel aux procédures d’inspection et d’audit
  • Développer des check‑listes d’audit et des critères de conformité
  • Établir des canaux de communication pour les demandes d’information et d’accès
  • Définir des délais de correction clairs et suivre les KPI
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique Auditifs internes ou externes Outils de scan et de gestion des risques Formation du personnel
KPI : Taux de conformité des audits Délais de réponse aux demandes d'information Nombre d’injonctions émises Temps moyen de correction
NIS2-§07-article34
Résumé : L'article définit les règles générales selon lesquelles les États membres doivent imposer des amendes administratives effectives, proportionnées et dissuasives aux entités essentielles et importantes en cas de violation de la directive. Il précise les montants maximaux (10 M€ ou 2 % du chiffre d’affaires mondial pour les entités essentielles, 7 M€ ou 1,4 % pour les entités importantes), les critères d’évaluation, la possibilité d’astreintes, ainsi que l’obligation de notification à la Commission avant le 17 octobre 2024. Il complète les obligations de sécurité prévues aux articles 32 et 33, et impose aux autorités de garantir l’efficacité et la proportionnalité des sanctions.
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Conditions générales pour imposer des amendes administratives aux entités essentielles et importantes
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres veillent à ce que les amendes administratives imposées aux entités essentielles et importantes en vertu du présent article pour des violations de la présente directive soient effectives, proportionnées et dissuasives, compte tenu des circonstances de chaque cas. Les amendes sont complémentaires aux mesures de l’article 32.4 h‑a‑h, 32.5 et 33.4 a‑g. Le montant maximal est de 10 M€ ou 2 % du CA mondial pour les entités essentielles, et de 7 M€ ou 1,4 % du CA mondial pour les entités importantes, le montant le plus élevé étant retenu. Les États peuvent prévoir des astreintes pour contraindre la mise en conformité. Si le droit national ne prévoit pas d’amendes administratives, l’autorité compétente détermine et impose l’amende de façon équivalente, en garantissant son caractère effectif, proportionné et dissuasif. Notification des dispositions légales à la Commission avant le 17 octobre 2024 et sans tarder pour toute modification.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités nationales doivent établir des seuils d’amende (≥10 M€ ou 2 % du CA mondial pour les entités essentielles, ≥7 M€ ou 1,4 % du CA mondial pour les entités importantes), les appliquer en fonction des critères d’article 32.7 et, le cas échéant, recourir à des astreintes pour faire cesser la violation.
Mots-clés : amendes administratives effectives proportionnées dissuasives critères d'évaluation article 32.7 article 32.4 article 32.5 article 33.4 astreintes entités essentielles entités importantes secteur public
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place de sanctions administratives pour les entités essentielles et importantes
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité réglementaire Sécurité des réseaux
Actifs concernés : Infrastructure critique Services essentiels Données sensibles
Périmètre : Entités essentielles et importantes (secteur privé et public)
Exigences clés :
  • Amendes effectives, proportionnées et dissuasives
  • Seuils de montant (≥10M€ ou 2% CA mondial pour essentielles, ≥7M€ ou 1,4% CA mondial pour importantes)
  • Prise en compte des critères d'article 32.7
  • Possibilité d'astreintes
  • Application aux entités publiques
Gravité : 4/5
Impact potentiel élevé sur la confiance du marché, la continuité des services essentiels et la conformité à la directive, avec des sanctions financières importantes.
Probabilité : 3/5
Les États membres varient dans leur capacité à transposer et appliquer les seuils, et la complexité de l'évaluation du CA mondial rend la probabilité de non-conformité modérée.
Détectabilité : 3/5
La non-conformité est généralement détectée via des audits, contrôles de l'autorité et les rapports d'impact, mais peut rester cachée si les seuils ne sont pas surveillés.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité nationale compétente (ex. Ministère de l'Économie ou autorité de régulation)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités nationales Commission européenne Entités essentielles Entités importantes Autorités de contrôle Associations sectorielles
Délai initial : 17 octobre 2024 (notification des dispositions légales à la Commission européenne)
Délai récurrent : Non applicable – obligation continue de conformité
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Mise en œuvre immédiate après détection de non-conformité
Amende max : Essentielles: max 10 000 000 € ou 2 % du CA mondial, le plus élevé; Importantes: max 7 000 000 € ou 1,4 % du CA mondial, le plus élevé
Autres sanctions : Astreintes Mesures complémentaires (article 32.4 h‑a‑h, 32.5, 33.4 a‑g)
Autorité contrôle : Autorités nationales compétentes (ex. autorités de protection des réseaux ou autorités de concurrence)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour faire cesser la violation
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d'un cadre législatif national
  • Mise en place d'un processus d'évaluation des seuils d'amende
  • Formation des autorités de contrôle
  • Développement d'outils de suivi des sanctions
Preuves attendues : Documentation des seuils d'amende Rapports d'évaluation d'impact Registres de sanctions appliquées
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détectable via audits, contrôles de conformité et rapports d'impact, mais nécessite une surveillance active
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Adopter les dispositions légales nationales avant le 17 octobre 2024
  • Définir les seuils d'amende en fonction du CA mondial
  • Mettre en place un dispositif de suivi et de reporting des amendes
  • Former les équipes de contrôle et de conformité
  • Instaurer un processus d'astreinte pour garantir l'application
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique Analystes de conformité Outils d'audit et de reporting
KPI : Délai de transposition de la directive Montant des amendes appliquées Taux de conformité aux seuils Nombre d'astreintes appliquées
NIS2-§07-article35
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Infractions donnant lieu à une violation de données à caractère personnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Lorsque les autorités compétentes prennent connaissance, dans le cadre de la supervision ou de l’exécution, du fait que la violation commise par une entité essentielle ou importante à l’égard des obligations énoncées aux articles 21 et 23 de la présente directive peut donner lieu à une violation de données à caractère personnel au sens de l’article 4, point 12, du règlement (UE) 2016/679, devant être notifiée en vertu de l’article 33 dudit règlement, elles en informent sans retard injustifié les autorités de contrôle visées à l’article 55 ou 56 dudit règlement. Lorsque les autorités de contrôle visées à l’article 55 ou 56 du règlement (UE) 2016/679 imposent une amende administrative en vertu de l’article 58, paragraphe 2, point i), dudit règlement, les autorités compétentes n’imposent pas d’amende administrative au titre de l’article 34 de la présente directive pour une violation visée au paragraphe 1 du présent article et découlant du même comportement que celui qui a fait l’objet d’une amende administrative au titre de l’article 58, paragraphe 2, point i), du règlement (UE) 2016/679. Les autorités compétentes peuvent toutefois imposer les mesures d’exécution prévues à l’article 32, paragraphe 4, points a) à h), à l’article 32, paragraphe 5, et à l’article 33, paragraphe 4, points a) à g), de la présente directive. Lorsque l’autorité de contrôle compétente en vertu du règlement (UE) 2016/679 est établie dans un autre État membre que l’autorité compétente, l’autorité compétente informe l’autorité de contrôle établie dans son propre État membre de la violation potentielle de données à caractère personnel visée au paragraphe 1.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent notifier immédiatement les autorités de contrôle compétentes lorsqu’une violation de données personnelles est susceptible de résulter d’une infraction commise par une entité essentielle ou importante, sans retard injustifié, et éviter une double sanction si une amende administrative RGPD a déjà été prononcée.
Mots-clés : violation de données à caractère personnel notification autorités compétentes article 33 RGPD article 55/56 RGPD amende administrative exécution des mesures
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 article 4 point 12 Règlement (UE) 2016/679 article 33 Règlement (UE) 2016/679 article 55 Règlement (UE) 2016/679 article 56 Directive (UE) 2016/679 article 21 Directive (UE) 2016/679 article 23 Directive (UE) 2016/679 article 32 Directive (UE) 2016/679 article 33 Directive (UE) 2016/679 article 34
Catégorie : Notification
Sujet principal : Obligation de notification des autorités de contrôle en cas de risque de violation de données à caractère personnel suite à une infraction
Domaine cybersécurité : Protection des données personnelles Conformité RGPD Gestion des incidents de sécurité
Actifs concernés : Données à caractère personnel Systèmes d'information des entités essentielles et importantes
Périmètre : Entités essentielles et importantes soumises aux obligations de la directive (ex. opérateurs de services critiques, fournisseurs d’infrastructures essentielles)
Exigences clés :
  • Détection de la violation potentielle
  • Information sans retard injustifié aux autorités de contrôle
  • Respect du principe de non double sanction
  • Transmission de l’information aux autorités de contrôle d’un autre État membre
Gravité : 4/5
Une violation de données à caractère personnel peut entraîner des atteintes graves aux droits des personnes (perte de confidentialité, discrimination, fraude) et des sanctions financières, justifiant une gravité élevée.
Probabilité : 3/5
Les infractions sont susceptibles d’être commises, notamment par des entités essentielles, mais la probabilité dépend de la robustesse des mesures de sécurité.
Détectabilité : 4/5
La constatation d’une violation potentielle nécessite une enquête et une analyse, donc difficile à détecter sans audit ou surveillance continue.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la conformité / DPO (Data Protection Officer)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de contrôle Entités essentielles/importantes DPO Direction juridique Equipe IT/Sécurité Autorités de contrôle d’un autre État membre
Délai initial : Immédiat (sans retard injustifié, généralement < 24 h)
Délai récurrent : Non applicable (obligation ponctuelle)
Notification incident : Immédiat (sans retard injustifié)
Délai correction : À définir en fonction de l’analyse de l’incident, généralement sous 72 h pour remédier au risque
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mesures d’exécution prévues à l’article 32, paragraphes 4 a)‑h et 5 Mesures prévues à l’article 33, paragraphes 4 a)‑g Aucune amende administrative supplémentaire si amende administrative RGPD déjà prononcée
Autorité contrôle : Autorités de contrôle nationales compétentes (ex. CNIL, DGSN) et autorités de contrôle d’un autre État membre
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction prévu à l’article 32, paragraphes 4 a)‑h et 5, ainsi qu’à l’article 33, paragraphes 4 a)‑g
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire devant le tribunal administratif
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures de détection et d’alerte des violations
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données (PIA)
  • Formation du personnel aux exigences de notification
  • Documentation des incidents et des mesures correctives
  • Tests d’intrusion et audits de sécurité périodiques
Preuves attendues : Registre des incidents Rapports d’enquête Preuves de notification (horodatage, accusés de réception) Documents de conformité aux exigences de l’article 32/33
Fréquence : Ponctuelle (à chaque incident) et périodique (audit annuel)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans surveillance continue et audit, nécessite des mécanismes d’alerte et des revues d’incident.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure de notification rapide et claire
  • Former les équipes de gestion des incidents aux exigences de l’article 33
  • Mettre en place des outils d’alerte automatisés
  • Réaliser des PIA pour identifier les risques de fuite de données
  • Créer un dispositif de communication inter‑autorités (national et transfrontalier)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe sécurité Juridique Outils de journalisation et d’alerte Formateurs
KPI : Temps moyen de notification (heures) Taux de conformité des procédures de notification Nombre d’incidents détectés et notifiés Résultat des audits de conformité
NIS2-§07-article36
Résumé : L’article impose aux États membres de définir, mettre en œuvre et communiquer un régime de sanctions effectif, proportionné et dissuasif pour les violations des dispositions nationales adoptées conformément à la directive. Il impose une obligation de résultat : les autorités doivent garantir que les sanctions sont opérationnelles, adaptées à la gravité des faits et capables de prévenir toute récidive. Le périmètre s’applique à l’ensemble des États membres de l’UE, sans distinction sectorielle, et concerne la gouvernance juridique et la conformité des procédures sanctionnelles. Les exigences clés sont : (i) établissement d’un cadre sanctionnel clair, (ii) information de la Commission européenne au plus tard le 17 janvier 2025 et, sans délai, de toute modification ultérieure, (iii) mise en place de mesures de contrôle interne pour assurer l’efficacité et la proportionnalité des sanctions, (iv) recours à des sanctions administratives, civiles ou pénales selon la gravité. Le non‑respect e…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligations des États membres en matière de sanctions
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Les États membres déterminent le régime des sanctions applicables aux violations des dispositions nationales adoptées conformément à la présente directive et prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre de ces sanctions. Les sanctions prévues sont effectives, proportionnées et dissuasives. Les États membres informent la Commission, au plus tard le 17 janvier 2025, des règles et mesures adoptées à cet égard, ainsi que, sans retard, de toute modification qui y serait apportée ultérieurement.
Interprétation opérationnelle :
Chaque État membre doit élabore un cadre juridique interne définissant les sanctions applicables aux non‑conformités, les appliquer de façon effective, proportionnée et dissuasive, et notifier la Commission (date limite 17 janv. 2025) du contenu de ce cadre ainsi que de toute évolution ultérieure.
Mots-clés : sanctions directive mise en œuvre notification modification effet proportionnalité dissuasion
Références croisées : Directive sur la cybersécurité (NIS) Règlement sur la protection des données
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Définition et application du régime de sanctions et notification à la Commission
Domaine cybersécurité : Conformité réglementaire Gouvernance
Actifs concernés : Etats membres Infrastructure légale de l'UE
Périmètre : Directive européenne imposant des sanctions pour non‑conformité
Exigences clés :
  • Déterminer le régime des sanctions
  • Assurer leur mise en œuvre
  • Informer la Commission
  • Notifier les modifications
Gravité : 4/5
Non‑conformité entraîne des sanctions administratives, des procédures d'infraction européennes, atteinte à la réputation et possible perte de financement.
Probabilité : 3/5
La plupart des États membres disposent déjà de cadres sanctionnels, mais la mise en place complète peut être retardée ou incomplète.
Détectabilité : 3/5
La détection dépend des audits nationaux et du suivi de la Commission, ce qui n'est pas immédiat.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Gouvernement national
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne Autorités nationales de sanction
Délai initial : À la mise en place du cadre sanctionnel national
Délai récurrent : N/A
Notification incident : 17 janvier 2025 (notification initiale)
Délai correction : Sans retard après toute modification du cadre sanctionnel
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales éventuelles Mesures correctives
Autorité contrôle : Commission européenne (et autorités nationales)
Pouvoir injonction : Oui
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d'un cadre juridique des sanctions
  • Mise en place d'un registre des sanctions appliquées
  • Audit de conformité périodique
  • Formation du personnel juridique et de conformité
Preuves attendues : Documentation législative nationale Registre des sanctions appliquées Rapports de conformité à la Commission Preuves d'audit
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection principalement via audits nationaux et déclarations, détectabilité moyenne.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer le cadre juridique des sanctions
  • Déployer un système de suivi et de reporting des sanctions
  • Former les équipes juridiques et de conformité
  • Mettre en place un processus de notification rapide à la Commission
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Responsable conformité Outils de gestion documentaire Support administratif
KPI : Délai de mise en conformité Nombre de rapports de sanctions transmis à la Commission Exactitude et proportionnalité des sanctions appliquées Taux de conformité aux exigences de dissuasion
NIS2-§07-article37
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation de coopération et d’assistance mutuelle entre autorités compétentes des États membres
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsque’une entité fournit des services dans plusieurs États membres, ou fournit des services dans un ou plusieurs États membres alors que ses réseaux et systèmes d’information sont situés dans un ou plusieurs autres États membres, les autorités compétentes des États membres coopèrent et se prêtent mutuellement assistance si nécessaire. Cette coopération suppose, au minimum: a) que les autorités compétentes informent et consultent, via le point de contact unique, les autorités des autres États membres concernées concernant les mesures prises; b) qu’une autorité peut demander à une autre de prendre des mesures de supervision ou d’exécution; c) qu’une autorité fournit, dès réception d’une demande motivée, une assistance proportionnée à ses ressources afin que les mesures puissent être mises en œuvre de façon effective, efficace et cohérente. L’assistance peut porter sur des demandes d’information, des mesures de contrôle, y compris des inspections sur place, des contrôles à distance ou des audits de sécurité ciblés. Une autorité ne peut refuser que si elle n’est pas compétente, que la demande n’est pas proportionnée à ses missions ou que la divulgation ou l’exercice de l’information violerait les intérêts essentiels de la sécurité nationale, la sécurité publique ou la défense. Avant de refuser, elle consulte les autres autorités concernées et, sur demande d’un État membre, la Commission et l’ENISA.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent mettre en place un point de contact unique, informer et consulter les autres autorités via ce point, pouvoir demander ou fournir une assistance proportionnée, et ne refuser une demande que pour des raisons de compétence, de proportionnalité ou de sécurité nationale, après consultation des parties concernées.
Mots-clés : assistance mutuelle coopération point de contact unique mesures de supervision audit de sécurité contrôle à distance inspection sur place
Références croisées : Réglementation de la coopération inter‑étatique ENISA
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Assistance mutuelle et coopération entre autorités compétentes
Domaine cybersécurité : Gouvernance Notification Documentation
Actifs concernés : Réseaux et systèmes d'information Services numériques
Périmètre : Services fournis ou utilisés dans plusieurs États membres de l'UE, ainsi que les réseaux et systèmes d'information situés dans d'autres États membres
Exigences clés :
  • Information et consultation via point de contact unique
  • Demande d’assistance proportionnée
  • Refus limité aux motifs de compétence, proportionnalité ou sécurité nationale
  • Mise en œuvre d’actions communes de supervision
Gravité : 3/5
Un manquement à la coopération peut compromettre la sécurité et la continuité des services numériques transfrontaliers, affectant la confiance des utilisateurs et le respect des obligations légales.
Probabilité : 2/5
Le risque de non‑conformité est modéré, lié à l’absence de procédures claires ou de suivi efficace, mais il n’est pas systématique.
Détectabilité : 3/5
Les manquements sont détectables via les rapports d’assistance, les audits et les contrôles de routine, bien que la détection puisse nécessiter un audit ciblé.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités compétentes des États membres Commission européenne ENISA Point de contact unique
Délai initial : Non précisé
Délai récurrent : Non précisé
Notification incident : Non précisé
Délai correction : Non précisé
Amende max : Non applicable
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorités compétentes des États membres
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un point de contact unique
  • Procédures d’assistance proportionnée
  • Échanges d’informations réguliers
  • Audits de sécurité transfrontaliers
Preuves attendues : Registres d’assistance Rapports d’audit Correspondance officielle
Fréquence : Continu ou selon besoin
Niveau détection : 1/5
Facilement détectable grâce aux rapports de coopération et aux audits
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et formaliser le point de contact unique
  • Élaborer des protocoles d’assistance mutuelle proportionnée
  • Former les autorités concernées aux procédures de coopération
  • Établir des mécanismes de suivi et de reporting
  • Mettre en place des actions communes de supervision lorsque nécessaire
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (juridiques, techniques) Outils de communication et de partage Expertise en droit de l’UE et cybersécurité
KPI : Temps moyen de réponse à une demande d’assistance Nombre d’actions communes réalisées Conformité aux procédures d’assistance Existence d’un point de contact unique fonctionnel
NIS2-§08-article38
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit consulter les experts et notifier immédiatement l’adoption de l’acte délégué.
Intitulé : Réglementation relative à la délégation de pouvoir pour l'adoption d'actes délégués
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le pouvoir d’adopter des actes délégués est soumis aux conditions fixées à l’article. Le pouvoir d’adopter des actes délégués visé à l’article 24, paragraphe 2, est conféré à la Commission pour une période de cinq ans à compter du 16 janvier 2023. La délégation peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou le Conseil, la révocation prend effet le jour suivant la publication au Journal officiel ou une date ultérieure précisée, sans porter atteinte à la validité des actes déjà en vigueur. Avant l’adoption, la Commission consulte les experts désignés par chaque État membre, conformément à l’accord interinstitutionnel du 13 avril 2016 «Mieux légiférer». Aussitôt qu’elle adopte un acte délégué, elle le notifie au Parlement européen et au Conseil simultanément. Un acte délégué n’entre en vigueur que si le Parlement ou le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de deux mois suivant la notification, ou si, avant l’expiration de ce délai, les deux ont informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d’objections ; le délai peut être prolongé de deux mois à l’initiative du Parlement ou du Conseil.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit consulter les experts désignés par chaque État membre avant d’adopter un acte délégué, notifier simultanément le Parlement européen et le Conseil, et l’acte n’entre en vigueur que si aucune objection n’est formulée dans les deux mois suivant la notification, sous peine de révocation éventuelle.
Mots-clés : acte délégué délégation de pouvoir consultation notification objection révocation Journal officiel
Références croisées : Accord interinstitutionnel du 13 avril 2016 «Mieux légiférer» Article 24 du règlement (UE) n°...
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Délégation de pouvoir pour l'adoption d'actes délégués
Domaine cybersécurité : gouvernance conformité
Actifs concernés : Commission européenne Parlement européen Conseil de l'Union européenne États membres
Périmètre : Union européenne – procédures législatives et réglementaires
Exigences clés :
  • Consultation des experts des États membres avant adoption
  • Notification simultanée au Parlement et au Conseil
  • Délais d'objection de 2 mois (renouvelables)
  • Possibilité de révocation à tout moment
  • Durée de la délégation de 5 ans
Gravité : 4/5
Non-conformité peut invalider un acte législatif, entraîner des litiges, nuire à la légitimité de l'UE et exposer l'UE à des sanctions juridiques.
Probabilité : 3/5
Le processus implique plusieurs étapes et parties prenantes, augmentant la probabilité d'omission ou de retard.
Détectabilité : 3/5
Les contrôles de consultation et de notification sont en place, mais la détection d'un manquement peut nécessiter un audit ou une enquête.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Parlement européen Conseil de l'Union européenne États membres Experts nationaux
Délai initial : Avant l'adoption de l'acte délégué (consultation des experts)
Délai récurrent : Renouvellement de la délégation tous les 5 ans
Notification incident : 2 mois après la notification de l'acte
Délai correction : Extension possible de 2 mois à l'initiative du Parlement ou du Conseil
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Annulation de l'acte délégué Action en responsabilité Sanctions politiques
Autorité contrôle : Parlement européen et Conseil de l'Union européenne
Pouvoir injonction : Le Parlement ou le Conseil peut révoquer la délégation à tout moment
Recours : Recours devant le Tribunal de l'Union européenne Action d'annulation
Contrôles suggérés :
  • Consultation des experts désignés par chaque État membre
  • Notification simultanée au Parlement et au Conseil
  • Délais d'objection de 2 mois avec possibilité de prolongation
  • Mécanisme de révocation par le Parlement ou le Conseil
  • Suivi des actes déjà en vigueur
Preuves attendues : Procès-verbaux de consultation Registre des notifications Décisions de révision et de révocation Documentation des objections et réponses
Fréquence : Ad hoc (à chaque adoption d'acte délégué)
Niveau détection : 2/5
Détection possible via les procédures de contrôle interne et les audits, mais risque de non-découverte si les étapes sont négligées
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un processus systématique de consultation des experts des États membres avant toute adoption
  • Développer un protocole de notification et de suivi des objections avec le Parlement et le Conseil
  • Instituer une revue périodique de la durée et de la conformité de la délégation
  • Former les équipes juridiques et administratives aux exigences de l'article
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique EU Outils de gestion de projet Ressources humaines dédiées Accès à l'expertise des États membres
KPI : Nombre de consultations réalisées avant adoption Délais de notification respectés Taux de conformité aux délais d'objection Nombre de révocations effectuées
NIS2-§08-article39
Résumé : L’article impose à la Commission de s’assurer d’être assistée par un comité, défini conformément au règlement (UE) n° 182/2011. Il précise que, lorsqu’une référence est faite à ce paragraphe, l’article 5 du même règlement s’applique, et décrit une procédure écrite permettant d’obtenir l’avis du comité. Cette procédure peut être close sans résultat si le président ou un membre du comité décide de le faire avant l’expiration du délai prévu. L’obligation est de nature « Devoir de moyens », de type « Primaire », relevant de la catégorie « Organisationnelle ». Elle concerne la gouvernance interne de la Commission et s’applique à l’ensemble de son périmètre d’application (UE). Le risque inhérent est modéré : gravité = 3 (impact sur la conformité et la capacité de décision), probabilité = 2 (faible, la règle est clairement définie), détectabilité = 3 (détection possible lors d’audits internes). Score = 18, seuil « Moyen (Jaune) », couleur #FFFF00. Le propriétaire recommandé est la Commission…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation d'assistance du Comité à la Commission
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission est assistée par un comité. L’ said comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique. Lorsque l’avis du comité doit être obtenu par procédure écrite, ladite procédure est close sans résultat lorsque, dans le délai prévu pour émettre un avis, le président du comité le décide ou un membre du comité le demande.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit disposer d’un comité conforme au règlement (UE) n° 182/2011. Toute référence à ce paragraphe implique l’application de l’article 5 du même règlement. La procédure écrite pour solliciter l’avis du comité peut être arrêtée sans décision si le président ou un membre du comité le juge opportun avant la fin du délai fixé.
Mots-clés : Comité Commission règlement (UE) no 182/2011 procédure écrite avis délai
Références croisées : Règlement (UE) no 182/2011 Article 5 du règlement (UE) no 182/2011
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Assistance du Comité à la Commission
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Réglementation européenne (UE) no 182/2011
Exigences clés :
  • Assurer la présence d'un comité
  • Appliquer l'article 5 du règlement
  • Définir une procédure écrite pour l'avis du comité
Gravité : 3/5
Impact modéré sur la conformité réglementaire et la capacité décisionnelle de la Commission
Probabilité : 2/5
La règle est clairement définie et largement connue, la probabilité de non‑respect est faible
Détectabilité : 3/5
détection possible lors d’audits internes
Score inhérent : -
Propriétaire : Commission
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Comité Direction Générale Auditeurs
Délai initial : Non précisé
Délai récurrent : Non précisé
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Créer le comité conformément au règlement (UE) n° 182/2011
  • Définir et formaliser la procédure écrite d’avis
  • Documenter les rôles, responsabilités et procédures
  • Former le comité et les parties prenantes
  • Mettre en place un suivi d’audit interne
Preuves attendues : Document de création du comité Procédure écrite d’avis Registre des avis émis Preuves de formation
Fréquence : Ponctuelle (audit)
Niveau détection : 2/5
Détectable lors d’audits de gouvernance ou de revues de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Créer le comité conforme au règlement
  • Formaliser la procédure écrite d’avis
  • Documenter les rôles et responsabilités
  • Former le comité et les parties prenantes
  • Mettre en place un suivi d’audit et des indicateurs de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines Expertise réglementaire Outils de gestion et de suivi
KPI : Existence du comité Respect de la procédure d’avis Délai moyen de traitement des demandes d’avis Résultats des audits de conformité
NIS2-§09-article40
Résumé : La directive impose à la Commission européenne d’évaluer, au plus tard le 17 octobre 2027 puis tous les 36 mois, la pertinence de la taille des entités concernées ainsi que de leurs secteurs, sous‑secteurs et types, dans le cadre de la cybersécurité. Elle doit s’appuyer sur les rapports du groupe de coopération et du réseau des CSIRT, et peut proposer une modification législative si nécessaire. Le risque inhérent est modéré (score 24) : gravité 3 (impact potentiel sur la stabilité du cadre réglementaire), probabilité 2 (processus prévu mais sujette à retard) et détectabilité 4 (difficile à percevoir sans audit). Le seuil d’acceptation est « Moyen », traduisible en couleur orange. La responsabilité revient à la Commission (propriétaire), niveau décision stratégique, avec pour parties prenantes la Commission, le Parlement, le Conseil, les entités régulées, les CSIRT et le groupe de coopération. Aucun délai de notification d’incident ou de correction n’est prévu ; les échéances sont uniq…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Réexamen périodique de la directive
Type : Secondaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Au plus tard le 17 octobre 2027 et tous les 36 mois par la suite, la Commission réexamine le fonctionnement de la présente directive et en fait rapport au Parlement européen et au Conseil. Le rapport évalue notamment la pertinence de la taille des entités concernées et des secteurs, sous-secteurs et types d’entité visés aux annexes I et II pour le fonctionnement de l’économie et de la société en ce qui concerne la cybersécurité. À cette fin et en vue de faire progresser la coopération stratégique et opérationnelle, la Commission tient compte des rapports du groupe de coopération et du réseau des CSIRT sur l’expérience acquise au niveau stratégique et opérationnel. Le rapport est accompagné, si nécessaire, d’une proposition législative.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit, avant le 17 octobre 2027, puis tous les 36 mois, réaliser une revue du fonctionnement de la directive, analyser la pertinence des tailles d’entités et des secteurs concernés pour la cybersécurité, intégrer les rapports du groupe de coopération et du réseau des CSIRT, préparer un rapport à destination du Parlement européen et du Conseil, et, si besoin, soumettre une proposition législative.
Mots-clés : Commission réexamen directive rapport Parlement européen Conseil taille des entités secteurs cybersécurité groupe de coopération CSIRT proposition législative
Références croisées : Annexes I et II
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mécanisme de réexamen et de reporting de la directive
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité
Actifs concernés : Entités visées aux annexes I et II Secteurs et sous-secteurs de l’économie et de la société
Périmètre : Évaluation périodique de la directive (tous les 36 mois) incluant l’analyse des entités et secteurs concernés
Exigences clés :
  • Évaluer la pertinence de la taille des entités et des secteurs
  • Prendre en compte les rapports du groupe de coopération et du réseau des CSIRT
  • Rendre compte au Parlement et au Conseil
  • Proposer éventuellement une modification législative
Gravité : 4/5
Un défaut de réexamen peut laisser la directive obsolète, exposant les entités à des vulnérabilités cybersécurité majeures, ce qui impacte la sécurité de l’économie et la société.
Probabilité : 3/5
Le respect des délais de 36 mois dépend de la planification et des ressources de la Commission ; un retard ou une omission est possible mais pas certain.
Détectabilité : 1/5
Le non-respect du délai de soumission du rapport est facilement détectable via les archives officielles et les contrôles de conformité.
Score inhérent : 12 Faible (Vert)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Parlement européen Conseil Groupe de coopération Réseau des CSIRT Entités concernées
Délai initial : 17 octobre 2027
Délai récurrent : Tous les 36 mois
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Mettre en place un processus de suivi du cycle de réexamen
  • Désigner un responsable de la collecte d’informations
  • Élaborer un modèle de rapport structuré
  • Réaliser des audits internes annuels
  • Assurer la veille législative et la coordination avec le groupe de coopération et les CSIRT
Preuves attendues : Rapport écrit soumis au Parlement et au Conseil Documentation des évaluations de taille et de secteur Trace des consultations avec le groupe de coopération et les CSIRT Archives des rapports précédents
Fréquence : Annuel (préparation) et tous les 36 mois (rapport officiel)
Niveau détection : 1/5
Le respect du délai de soumission du rapport est directement vérifiable par la comparaison avec les dates limites légales et les archives officielles.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir le calendrier détaillé du réexamen et des livrables
  • Nommer un responsable de la gouvernance du processus
  • Mettre en place un outil de suivi et de traçabilité des informations
  • Élaborer un modèle de rapport conforme aux exigences du Parlement et du Conseil
  • Planifier les consultations avec le groupe de coopération et le réseau des CSIRT
  • Préparer une proposition législative potentielle
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité et juridique Experts cybersécurité Outils de gestion de projet et de documentation Accès aux données d’inventaire des entités
KPI : Délai de production du rapport (respect du deadline) Qualité et exhaustivité de l’analyse de taille et de secteur Taux de conformité aux consultations CSIRT Nombre de propositions de modification législative formulées
NIS2-§09-article41
Résumé : La directive impose aux États membres de transposer et de publier les dispositions nécessaires à sa conformité d’ici le 17 octobre 2024, d’en informer immédiatement la Commission et d’appliquer ces textes à compter du 18 octobre 2024. Chaque texte adopté doit comporter une référence explicite à la directive, les modalités de cette référence étant fixées par les États membres. L’obligation est de nature « Devoir de faire », c’est‑à‑dire une exigence de résultat qui impose la réalisation concrète des mesures. Le périmètre s’applique à l’ensemble des États membres de l’UE et concerne les textes législatifs nationaux et réglementaires. Le risque inhérent est modéré (score 24) avec une gravité d’impact de 3, une probabilité de non‑conformité de 2 et une détectabilité de 4, plaçant le risque dans la catégorie « Moyen » (jaune). Les sanctions potentielles incluent des amendes administratives, des pénalités financières, des mesures de contrainte et une responsabilité civile, sous le contrôle …
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligations de transposition et d'application des dispositions de la directive
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
1. Les États membres adoptent et publient, au plus tard le 17 octobre 2024, les dispositions nécessaires pour se conformer à la présente directive. Ils en informent immédiatement la Commission. Ils appliquent ces dispositions à partir du 18 octobre 2024. 2. Lorsque les États membres adoptent les dispositions visées au paragraphe 1, celles-ci contiennent une référence à la présente directive ou sont accompagnées d’une telle référence lors de leur publication officielle. Les modalités de cette référence sont arrêtées par les États membres.
Interprétation opérationnelle :
Chaque État membre doit, avant le 17 octobre 2024, adopter et publier officiellement les textes d'application de la directive, notifier sans délai la Commission, et faire appliquer ces textes à compter du 18 octobre 2024. Les textes adoptés doivent comporter une mention explicite de la directive ou être accompagnés de cette référence, les modalités de cette mention étant fixées par chaque État.
Mots-clés : obligation d'adoption publication référence à la directive délais information à la Commission
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en conformité des législations nationales avec les directives européennes
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité réglementaire
Actifs concernés : Etats membres (gouvernements nationaux)
Périmètre : Obligations légales nationales dérivées d'une directive européenne
Exigences clés :
  • Adoption des dispositions avant le 17/10/2024
  • Publication officielle
  • Référence explicite à la directive
  • Information immédiate à la Commission
  • Application à partir du 18/10/2024
Gravité : 3/5
Impact juridique (sanctions, réputation) et possible retard dans l'application des règles, affectant la cohérence du cadre réglementaire.
Probabilité : 2/5
Les États disposent de plus d'un an pour se conformer et la directive fixe des délais clairs, ce qui rend la probabilité de non‑respect modérée à faible.
Détectabilité : 1/5
La publication officielle et la notification à la Commission rendent la non‑conformité facilement observable par les autorités de contrôle.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Ministère ou autorité désignée de chaque État membre
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Gouvernement national Commission européenne Autorités de régulation nationales Secteur public
Délai initial : 17 octobre 2024
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Immédiate (dès l’adoption)
Délai correction : Avant le 18 octobre 2024 (mise en application)
Amende max : Non spécifié (déterminé par la législation nationale)
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions financières Poursuites pénales Mesures de contrainte
Autorité contrôle : Commission européenne (et autorités nationales)
Pouvoir injonction : Obligation de mise en conformité sous astreinte
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Planification de conformité
  • Gestion documentaire des textes législatifs
  • Vérification de la présence de la référence à la directive
  • Mise en place d'un suivi de notification à la Commission
Preuves attendues : Textes publiés au Journal officiel Correspondance de notification à la Commission Registre des délais et des actions
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Détection facile grâce aux publications officielles et au suivi de la Commission
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un responsable de conformité
  • Élaborer un calendrier de rédaction et de publication
  • Vérifier la présence de la référence contractuelle dans chaque texte
  • Noter immédiatement la Commission après adoption
  • Préparer les textes pour application dès le 18/10/2024
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Ressources administratives Outils de gestion documentaire
KPI : Respect du délai de publication Nombre de textes conformes publiés Temps de notification à la Commission
NIS2-§09-article42
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Suppression de l’article 19 du règlement (UE) no 910/2014
Type : Dérivée
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Article 19 du règlement (UE) no 910/2014 est supprimé avec effet au 18 octobre 2024.
Interprétation opérationnelle :
À compter du 18 octobre 2024, l’article 19 n’est plus applicable ; les acteurs doivent cesser toute utilisation ou mise en conformité avec ses exigences.
Mots-clés : suppression article 19 règlement (UE) no 910/2014 date d’entrée en vigueur cessation d’obligation
Références croisées : Règlement (UE) no 910/2014 (eIDAS) RGPD (Règlement (UE) 2016/679)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Suppression d’une disposition réglementaire
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Tous les acteurs du règlement (UE) no 910/2014 (fournisseurs de services de confiance et organisations utilisant les services de confiance électroniques)
Exigences clés :
  • Cesser d’appliquer l’article 19
  • Mettre à jour les procédures internes
  • Former le personnel
  • Documenter la modification
Gravité : 3/5
Impact potentiel de non‑conformité avec le règlement eIDAS, pouvant entraîner des sanctions administratives, des amendes indirectes et des dommages réputationnels.
Probabilité : 3/5
Risque que les organisations oublient ou retardent la mise à jour de leurs processus après la date d’effet.
Détectabilité : 2/5
La suppression est visible dans le texte réglementaire, mais la détection dépendra des audits et de la surveillance interne.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique Conformité IT Ressources humaines Clients
Délai initial : Immédiat (avant le 18 octobre 2024)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Avant le 18 octobre 2024
Amende max : Non applicable
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne / autorités nationales de protection des données
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Identifier les processus utilisant l’article 19
  • Mettre à jour le registre des traitements
  • Révision des procédures de conformité
  • Former le personnel
  • Communiquer la suppression aux parties prenantes
Preuves attendues : Liste des procédures actualisées Attestations de formation Rapports d’audit
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Facilement détectable via audits de conformité et revues de documentation.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les processus utilisant l’article 19
  • Mettre à jour les documents de conformité
  • Former les équipes concernées
  • Communiquer la modification aux parties prenantes
  • Instaurer un suivi continu de la conformité post‑suppression
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Ressources IT Formateurs Outils de gestion documentaire
KPI : Taux de mise à jour des procédures Temps de formation du personnel Conformité au calendrier de suppression
NIS2-§09-article43
Résumé : La directive (UE) 2018/1972, qui encadre le dispositif de signalement des manquements, voit deux de ses articles (40 et 41) supprimés à compter du 18 octobre 2024. Cette modification impose aux organisations concernées d’éliminer toute référence ou mise en œuvre des dispositions supprimées, sous peine de non‑conformité. Le périmètre s’applique à toutes les entités soumises à la directive, quels que soient leur secteur d’activité ou leur taille. Le risque inhérent est modéré : une mauvaise interprétation ou un retard de mise à jour peut entraîner des sanctions administratives et des litiges, tandis que la détection de la présence des articles supprimés reste difficile sans audit dédié. Le propriétaire recommandé est la direction juridique, avec l’appui du compliance, de l’IT, des ressources humaines et de la direction générale. Les actions prioritaires consistent à identifier les systèmes et documents contenant les articles 40 et 41, à les mettre à jour avant la date butoir, à former l…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Suppression des articles 40 et 41 de la directive (UE) 2018/1972
Type : Secondaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Les articles 40 et 41 de la directive (UE) 2018/1972 sont supprimés avec effet au 18 octobre 2024.
Interprétation opérationnelle :
Les entités concernées doivent cesser d’appliquer les dispositions des articles 40 et 41 à compter du 18 octobre 2024.
Mots-clés : suppression article 40 article 41 directive (UE) 2018/1972 date d'effet
Références croisées : Directive (UE) 2018/1972
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Suppression des articles 40 et 41 de la directive (UE) 2018/1972
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : Organisations Entreprises Entités publiques
Périmètre : Tous les acteurs soumis à la directive (UE) 2018/1972
Exigences clés :
  • Supprimer les articles 40 et 41
  • Respecter la date d'effet du 18 octobre 2024
Gravité : 3/5
Non‑respect pouvant entraîner des sanctions administratives et des litiges, impact limité à la conformité légale.
Probabilité : 2/5
Date d’effet claire, mais risque de retard de mise à jour.
Détectabilité : 4/5
La présence des articles dans les systèmes ou documents peut être difficile à identifier sans audit spécifique.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction juridique
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique Compliance IT Ressources humaines Direction générale
Délai initial : À compter du 18 octobre 2024
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après constat de non-conformité
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Litiges
Autorité contrôle : Autorité de contrôle nationale compétente (ex: CNIL)
Pouvoir injonction : Obligation de mise en conformité sous menace d'amende
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Identifier les implémentations des articles 40 et 41
  • Mettre à jour les documents et systèmes
  • Former le personnel concerné
  • Vérifier la conformité avant le 18 octobre 2024
Preuves attendues : Document de suppression Procès-verbal de mise à jour Attestation de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit spécifique
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les implémentations des articles 40 et 41
  • Mettre à jour les documents et systèmes
  • Former les équipes concernées
  • Vérifier la conformité avant le 18 octobre 2024
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Equipe IT Consultants
KPI : Taux de conformité des processus avant la date limite Nombre de procédures mises à jour
NIS2-§09-article44
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Abrogation de la directive (UE) 2016/1148
Type : Transversale
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
La directive (UE) 2016/1148 est abrogée avec effet au 18 octobre 2024. Les références à la directive abrogée s’entendent comme faites à la présente directive et sont à lire selon le tableau de correspondance figurant à l’annexe III.
Interprétation opérationnelle :
Les organisations doivent cesser d’appliquer la directive (UE) 2016/1148 à compter du 18 octobre 2024 et se référer au tableau de correspondance annexé pour connaître les exigences qui lui sont substituées.
Mots-clés : abrogation directive UE 2016/1148 transition correspondance
Références croisées : Annexe III Directive (UE) 2016/1148
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Abrogation de la directive (UE) 2016/1148
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Tous les secteurs où la directive (UE) 2016/1148 était applicable
Exigences clés :
  • Cesser d'appliquer la directive abrogée
  • Se référer au tableau de correspondance
Gravité : 4/5
Impact potentiel de sanctions légales, litiges et préjudice réputationnel en cas d'utilisation de la directive abrogée
Probabilité : 3/5
Probabilité élevée que les organisations continuent d'utiliser la directive après la date d'abrogation sans suivi adéquat
Détectabilité : 2/5
La date d'abrogation est connue et les audits de conformité permettent une détection aisée
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction juridique / conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique Conformité Direction générale Ressources IT Auditeurs internes
Délai initial : 18 octobre 2024
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiate après détection d'une utilisation non conforme
Amende max : N/A
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Pénalités financières Pouvoir d'injonction
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente (ex. autorité de protection des données ou autorité sectorielle)
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Identifier les processus utilisant la directive abrogée
  • Mettre à jour les documents et procédures
  • Former le personnel
  • Mettre en place un suivi de la date d'abrogation
  • Documenter les preuves de conformité
Preuves attendues : Registre des versions de directives Attestations de formation Rapports d'audit de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection via audits de conformité et suivi des dates d'échéance
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les processus concernés
  • Mettre à jour les documents et procédures
  • Former le personnel
  • Suivre la date d'abrogation
  • Documenter les preuves de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Ressources IT Formateurs
KPI : Pourcentage de processus conformes à la date d'abrogation Temps moyen de mise à jour des documents Nombre de formations réalisées
NIS2-§09-article45
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Entrée en vigueur de la directive
Type : Secondaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
La présente directive entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Interprétation opérationnelle :
La directive devient applicable 20 jours après sa publication au JO UE ; les États membres doivent garantir son entrée en vigueur à ce moment‑là.
Mots-clés : entrée en vigueur 20 jours Journal officiel Union européenne
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en œuvre et application temporelle de la directive
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Union européenne (tous les États membres)
Exigences clés :
  • Publication au JO UE
  • Délai de 20 jours
  • Entrée en vigueur
Gravité : 3/5
Un retard d'application crée une incertitude juridique et empêche la conformité future, mais n'entraîne pas de dommage immédiat grave.
Probabilité : 2/5
Le délai de 20 jours est clairement défini, mais le suivi de la date de publication peut être irrégulier.
Détectabilité : 4/5
L'application dépend de la date de publication au JO, qui peut varier et être difficile à suivre sans suivi officiel.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne Autorités nationales de réglementation Organisations concernées
Délai initial : 20 jours après publication au Journal officiel de l’Union européenne
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : Aucune sanction prévue dans l'article
Autorité contrôle : N/A
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif auprès de la Commission européenne Recours judiciaire devant les juridictions nationales
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un calendrier de suivi des publications JO
  • Vérification du respect du délai de 20 jours
  • Documentation de l'entrée en vigueur
Preuves attendues : Date de publication au JO Horodatage de la mise en application Registre de conformité
Fréquence : Mensuelle
Niveau détection : 2/5
La date d'entrée en vigueur est visible dans le JO, donc détectable via suivi officiel.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un processus de suivi de la publication au JO
  • Définir un point de contrôle 20 jours après chaque publication
  • Documenter la conformité dans le registre de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Outils de suivi de publications Ressources juridiques Temps de coordination
KPI : Délai entre publication JO et mise en application % de directives appliquées dans le délai de 20 jours Existence d'un registre de conformité à jour
NIS2-§09-article46
Résumé : La directive (UE) 2022/2554 impose aux acteurs du secteur financier une obligation de moyens visant à garantir la résilience opérationnelle de leurs systèmes d'information critiques et de leurs services numériques. Elle impose l’élaboration d’un programme de gestion des risques ICT, la cartographie des actifs critiques, la sécurisation des dépendances tierces, la mise en place de plans de continuité et la notification immédiate des incidents majeurs dans les 24 heures. Le périmètre s’applique aux banques, assureurs, établissements de paiement, marchés de capitaux et leurs sous‑traitants ICT opérant dans l’Union. Le non‑respect expose les entités à des sanctions pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial, ainsi qu’à des sanctions administratives. La conformité requiert une gouvernance stratégique pilotée par la direction de la cybersécurité, avec l’implication de la direction générale, du risque, de la conformité, de l’audit interne et des autorités de supervision. Le délai i…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Directive (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 relative à la résilience opérationnelle numérique du secteur financier
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les acteurs du secteur financier doivent mettre en place, dans le cadre de leurs programmes de gestion des risques ICT, des mesures visant à garantir la résilience opérationnelle des systèmes d'information critiques, à assurer la continuité des services, à identifier et à protéger les actifs numériques, à détecter et à notifier les incidents majeurs dans les délais prévus, et à soumettre à des évaluations et tests périodiques.
Interprétation opérationnelle :
Les entités financières doivent développer une stratégie de résilience numérique, incluant l'évaluation des risques, la gestion des sous‑traitants, la mise en place de plans de continuité et la notification rapide des incidents majeurs.
Mots-clés : Résilience opérationnelle Gestion des risques ICT Incident majeur Continuité d'activité Évaluation périodique Conformité
Références croisées : Directive (UE) 2016/679 (RGPD) Directive (UE) 2018/1972 (Code des communications électroniques) Règlement (UE) 2022/2554 (DORA) – articles 5 à 12 NIS2 Directive (projet)
Catégorie : Technique
Sujet principal : Résilience opérationnelle numérique des institutions financières
Domaine cybersécurité : Gestion des risques ICT Sécurité des réseaux Continuité d'activité Détection et réponse aux incidents Protection des données
Actifs concernés : Systèmes d'information critiques Applications financières Infrastructure cloud Data centers Réseaux de télécommunications Sous‑traitants ICT
Périmètre : Entreprises financières (banques, assurances, établissements de paiement, marchés de capitaux) et leurs sous‑traitants ICT opérant dans l'UE
Exigences clés :
  • Évaluation des risques ICT
  • Gestion des tiers
  • Plan de continuité et de reprise d'activité
  • Reporting d'incidents majeurs (24h)
  • Tests d'intrusion et d'habileté
  • Certification de résilience
  • Documentation et preuve de conformité
Gravité : 5/5
Impact potentiel : pertes financières majeures, atteinte à la réputation, interruption de services critiques, sanctions administratives pouvant atteindre 10% du chiffre d'affaires.
Probabilité : 3/5
Le risque est présent dans la plupart des organisations financières, mais la mise en œuvre de mesures de conformité peut réduire la probabilité.
Détectabilité : 4/5
Les faiblesses de résilience sont souvent détectées uniquement lors d'audits ou d'incidents, ce qui rend la détection difficile sans contrôles proactifs.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la cybersécurité / DSI
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DSI Risque Conformité Audit interne Autorités de supervision (ex: ACPR, ESMA)
Délai initial : Mise en conformité au plus tard 18 mois après la publication de la directive (31 décembre 2024)
Délai récurrent : Évaluations et tests de résilience au moins une fois par an
Notification incident : Notification des incidents majeurs dans les 24 heures suivant la découverte
Délai correction : Correction des carences dans les 72 heures suivant la notification
Amende max : Jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entité concernée
Autres sanctions : Sanctions administratives Pénalités financières Restrictions d'activité Obligation de réparation
Autorité contrôle : Autorités nationales de supervision financière (ex: ACPR, ESMA, CNIL)
Pouvoir injonction : Possibilité d'injonction de mesures correctives par l'autorité de supervision
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Registre des actifs critiques Rapport d'évaluation des risques Plan de continuité validé Journal des incidents et mesures correctives Rapports d'audit et de test Certificats de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audits spécialisés et surveillance continue
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : Équipe cybersécurité dédiée Outils de gestion des risques (GRC) Solutions de surveillance et de détection Consultants en conformité
KPI : Pourcentage d'actifs critiques cartographiés Taux de conformité des plans de continuité testés Délai moyen de notification d'incident Nombre d'incidents majeurs détectés et reportés Score de résilience (évaluation interne)
NIS2-§09-articleI
Résumé : L'article définit le champ d'application de la directive NIS2 en listant les secteurs critiques (énergie, transports, banque, santé, eau, numérique, etc.) et les entités concernées (opérateurs de services essentiels, fournisseurs de services numériques). Il impose aux acteurs une obligation de résultat en matière de cybersécurité : ils doivent sécuriser leurs réseaux et systèmes d'information, détecter les incidents, les notifier aux autorités dans les 72 heures, mettre en œuvre des mesures de prévention, de gestion des accès, de résilience et de formation, et assurer la continuité d'activité. Le texte précise les exigences de gouvernance, les délais de mise en conformité (initial, récurrent, notification, correction) et les sanctions éventuelles (amendes jusqu'à 10 M€ ou 2 % du chiffre d'affaires, sanctions administratives, suspension). Il implique une responsabilité stratégique au sein de chaque organisation, avec le rôle du RSSI et la participation des parties prenantes sectorielle…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Liste des secteurs critiques et des obligations de cybersécurité (NIS2)
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Les acteurs des secteurs listés, définis comme opérateurs de services essentiels ou fournisseurs de services numériques critiques, doivent garantir la sécurité des réseaux et systèmes informatiques, prévenir et détecter les incidents, les notifier aux autorités compétentes dans les 72 heures, et mettre en œuvre des mesures de prévention, de gestion des accès, de résilience et de continuité d'activité.
Interprétation opérationnelle :
Obligation de sécuriser les SI, de détecter et notifier les incidents, de mettre en place des contrôles de prévention, de gestion des accès, de sauvegarde, de tests réguliers, et de former le personnel.
Mots-clés : secteur critique opérateur de services essentiels cybersécurité notification conformité NIS2
Références croisées : Directive (UE) 2019/944 Règlement (UE) 2019/943 Directive (UE) 2018/2001 Directive 2009/119/CE Directive 2009/73/CE Directive 2009/12/CE Directive 2012/34/UE Directive 2005/65/CE Directive 2002/59/CE Règlement (UE) 2015/962 Directive 2010/40/UE Directive 2014/65/UE Règlement (UE) no 648/2012 Directive 2011/24/UE Règlement (UE) 2022/2371 Règlement (UE) 2022/123 Directive (UE) 2020/2184 Directive 91/271/CEE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Sécurité des systèmes d'information des opérateurs essentiels
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Sécurité réseau Protection données Résilience Conformité
Actifs concernés : Réseaux de transport Infrastructures énergétiques Systèmes de paiement Données de santé Eaux Centres de données Services DNS Réseaux de communications
Périmètre : Tous les acteurs du secteur définis comme opérateurs de services essentiels ou fournisseurs de services numériques critiques
Exigences clés :
  • Évaluation des risques
  • Gestion des accès
  • Sécurité des systèmes
  • Détection et réponse aux incidents
  • Notification des autorités
  • Plan de continuité d'activité
  • Formation du personnel
  • Gestion des fournisseurs
Gravité : 5/5
Impact potentiel sur la continuité critique des services publics, la sécurité publique et la confiance des citoyens, donc gravité maximale.
Probabilité : 3/5
Les organisations disposent de ressources et de compétences, mais la complexité des exigences et l'évolution rapide des menaces augmentent la probabilité d'incidents.
Détectabilité : 4/5
Les incidents peuvent rester dissimulés pendant de longues périodes sans détection proactive, surtout dans les infrastructures critiques.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction Générale / Chief Information Security Officer
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale RSSI Équipes IT Autorités de régulation Fournisseurs Clients
Délai initial : Immédiat (dans les 30 jours suivant la désignation)
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : 72 heures
Délai correction : 30 jours après notification
Amende max : Jusqu'à 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Sanctions administratives Suspension d'activité Pénalités financières Obligation de mise en conformité Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorités sectorielles (ex. Commission de l'énergie, Autorité de l'aviation civile) et Autorité de protection des données
Pouvoir injonction : Possibilité d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation des risques (ISO 27005)
  • Gestion des identités et accès (IAM)
  • Segmentation réseau
  • Chiffrement des données
  • Sauvegarde et reprise d'activité
  • Surveillance continue
  • Tests d'intrusion
  • Formation à la cybersécurité
Preuves attendues : Rapports d'évaluation des risques Politiques de sécurité Logs d'incidents Certificats de conformité Attestations de tests
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Détection possible via logs et audits, mais nécessite des contrôles proactifs
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer un RSSI
  • Évaluer les risques actuels
  • Mettre en place une politique de sécurité
  • Déployer des solutions de détection et de réponse
  • Former le personnel
  • Établir un processus de notification
  • Tester la continuité d'activité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (RSSI, équipes IT) Outils de surveillance Logiciels de chiffrement Consultants
KPI : Temps moyen de détection Taux de conformité des politiques Nombre d'incidents notifiés Disponibilité des sauvegardes Score d'évaluation des risques
NIS2-§09-articleII
Résumé : L’article définit le périmètre d’application de l’obligation de sécurité des systèmes d’information (cybersécurité) imposée aux acteurs critiques du marché français. Il recense les secteurs concernés (services postaux, gestion des déchets, produits chimiques, alimentaire, dispositifs médicaux, ICT, énergie, transport, etc.) et s’appuie sur les directives et règlements européens (NIS, REACH, alimentaire, médical) pour en préciser la portée. L’obligation principale consiste à mettre en place des mesures techniques et organisationnelles adéquates, à détecter et notifier les incidents de cybersécurité dans les délais (72 h) et à assurer la continuité d’activité. Les sanctions prévues incluent des amendes pouvant atteindre plusieurs millions d’euros, des mesures d’injonction, la suspension d’activité ou des poursuites pénales. Le risque inhérent est modéré (score 48) avec gravité élevée, probabilité moyenne et détectabilité difficile. La gouvernance recommande une responsabilité stratégiqu…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Périmètre d’application de l’obligation de sécurité des systèmes d’information (cybersécurité) aux acteurs critiques
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Liste des secteurs concernés par l’obligation de sécurité des systèmes d’information : services postaux, gestion des déchets, produits chimiques, denrées alimentaires, dispositifs médicaux, produits informatiques, produits électriques, machines, véhicules, fournisseurs numériques, recherche.
Interprétation opérationnelle :
Identifier les entités (secteurs) soumises à l’obligation de sécuriser leurs systèmes d’information, de détecter et notifier les incidents de cybersécurité, et de mettre en œuvre des mesures de prévention et de réponse conformément aux exigences légales.
Mots-clés : secteur cybersécurité obligation périmètre détection incident conformité
Références croisées : Directive 97/67/CE Directive 2008/98/CE Règlement (CE) no 1907/2006 Règlement (CE) no 178/2002 Règlement (UE) 2017/745 Règlement (UE) 2017/746
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Sécurité des systèmes d’information
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Sécurité des systèmes Conformité
Actifs concernés : Systèmes d'information Données Infrastructure
Périmètre : Secteurs critiques de l’Union européenne (services postaux, gestion des déchets, produits chimiques, alimentaire, médical, ICT, énergie, transport, etc.)
Exigences clés :
  • Mise en place de mesures de sécurité
  • Détection des incidents
  • Notification des incidents
  • Gestion des risques
  • Formation du personnel
Gravité : 4/5
Non-conformité entraîne des sanctions financières lourdes, perte de réputation et perturbation des services critiques.
Probabilité : 3/5
Le large périmètre et la diversité des secteurs augmentent la probabilité d'omissions ou de manquements.
Détectabilité : 4/5
Les incidents peuvent rester invisibles sans audit spécialisé, surtout dans les organisationslegacy.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la cybersécurité (RSSI)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale RSSI Services IT Compliance Direction sectorielle
Délai initial : Immédiat (définition du périmètre et des actifs)
Délai récurrent : Continu (veille, mise à jour des contrôles)
Notification incident : 72 heures
Délai correction : 30 jours
Amende max : Jusqu'à plusieurs millions d'euros (ex: 10 M€) ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension d'activité Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de régulation sectorielle / Autorité de protection des données
Pouvoir injonction : Injonction de mesures correctives sous peine d'amende
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Cartographie des actifs
  • Évaluation des écarts de conformité
  • Mise en place de solutions de détection (SIEM)
  • Gestion des accès et des identités
  • Sauvegarde et reprise d'activité
  • Formation du personnel
  • Tests d'intrusion
Preuves attendues : Rapports d'évaluation Politiques de sécurité Logs d'incident Certificats de conformité
Fréquence : Mensuelle
Niveau détection : 4/5
Les incidents peuvent rester invisibles sans audit spécialisé
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Cartographier les actifs et systèmes critiques
  • Évaluer les écarts de conformité par secteur
  • Déployer un programme de sécurité (politique, organisation, technique)
  • Implémenter des outils de détection et de réponse (SIEM, EDR)
  • Établir des procédures de notification d'incident (72 h)
  • Former le personnel aux bonnes pratiques
  • Réaliser des tests d'intrusion et exercices de réponse
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : Équipe cybersecurity Expertise sectorielle Outils de monitoring et de réponse Supports de formation
KPI : Temps moyen de détection Taux de conformité aux exigences Nombre d'incidents détectés Temps moyen de réponse Pourcentage de formations réalisées
NIS2-§09-articleIII
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Article 1er – Obligation de mise en place d'une législation nationale de sécurité des systèmes d'information et de confiance
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Member States shall adopt national legislation to ensure a high level of security of network and information systems (NIS) and of the confidence necessary for the proper functioning of services and the protection of the confidence of the users of the services and of the personal data processed, in particular with respect to the integrity, confidentiality and availability of the NIS, and to the detection, prevention and response to incidents.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités nationales doivent légiférer pour garantir la sécurité des systèmes d'information et la confiance des services, en assurant intégrité, confidentialité, disponibilité et la détection, prévention et réponse aux incidents.
Mots-clés : sécurité systèmes d'information confidentialité intégrité disponibilité détection prévention réponse incidents
Références croisées : Article 2 Article 3 Article 4 Article 5 Article 6 Article 7 Article 8 Article 9 Article 10 Article 11 Article 12 Article 13 Article 14 Article 15 Article 16 Article 17 Article 18 Article 19 Article 20 Article 21 Article 22 Article 23
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place d'une législation nationale de sécurité des systèmes d'information
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Sécurité des systèmes Détection et réponse aux incidents Conformité légale
Actifs concernés : Réseaux Systèmes d'information Services numériques Données personnelles
Périmètre : Tous les acteurs opérant des services numériques critiques ou fournissant des services numériques au sein de l'UE
Exigences clés :
  • Adoption d'une législation nationale
  • Garantie d'intégrité, confidentialité, disponibilité
  • Détection, prévention et réponse aux incidents
  • Confiance des utilisateurs
Gravité : 4/5
Une non-conformité peut entraîner des pannes de services critiques, des fuites de données et une perte de confiance du public, affectant l'économie et la sécurité nationale.
Probabilité : 3/5
La mise en place d'une législation cohérente nécessite du temps et des ressources, mais la plupart des États membres ont déjà entamé le processus.
Détectabilité : 2/5
Les audits de conformité et les contrôles de la CNIL/autorités nationales permettent de détecter les manquements.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Ministère de l'Intérieur / Autorité nationale de cybersécurité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Gouvernement Autorités de cybersécurité Opérateurs de services critiques Fournisseurs de services numériques Associations de consommateurs
Délai initial : Dans les 12 mois suivant la transposition de la directive
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié dans l'article 1, les sanctions sont prévues ailleurs (ex. article 23)
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Suspension d'activité
Autorité contrôle : Autorité nationale de cybersécurité (ANSSI ou équivalent)
Pouvoir injonction : L'autorité peut ordonner la mise en conformité ou la suspension des activités non conformes
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d'une loi nationale
  • Définition de politiques de sécurité
  • Mise en place d'un CSIRT
  • Évaluation des risques
  • Tests d'intrusion
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Texte de loi Décrets d'application Rapports d'audit Registres de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection aisée via audits et contrôles de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Lancer l'élaboration de la loi nationale
  • Identifier les parties prenantes clés
  • Mobiliser les ressources juridiques et techniques
  • Planifier des ateliers de consultation
  • Mettre en place un CSIRT
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : Équipe juridique Expertise cybersécurité Outils d'audit Financement public
KPI : Temps de transposition Existence d'une législation adoptée Mise en place d'un CSIRT Évaluation des risques réalisée Taux de conformité aux exigences de sécurité
RGPD-§01-article1
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Règlement sur la protection des données à caractère personnel et la libre circulation des données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Le présent règlement établit des règles relatives à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et des règles relatives à la libre circulation de ces données. 2. Le présent règlement protège les libertés et droits fondamentaux des personnes physiques, et en particulier leur droit à la protection des données à caractère personnel. 3. La libre circulation des données à caractère personnel au sein de l'Union n'est ni limitée ni interdite pour des motifs liés à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit veiller à ce que les données à caractère personnel soient traitées conformément aux règles du Règlement, garantissant la protection des droits fondamentaux des personnes et la libre circulation des données au sein de l’UE.
Mots-clés : protection des données droits fondamentaux libre circulation traitement personnes physiques
Références croisées : RGPD Directive ePrivacy Charte des droits fondamentaux de l’UE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Protection des données à caractère personnel et libre circulation
Domaine cybersécurité : Confidentialité Intégrité Disponibilité
Actifs concernés : Données à caractère personnel Personnes physiques
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Conformité aux règles de traitement
  • Respect du droit à la protection des données
  • Assurer la libre circulation des données
Gravité : 4/5
Violation peut porter atteinte aux droits fondamentaux (vie privée, liberté) et entraîner des dommages réputationnels, juridiques et financiers importants.
Probabilité : 3/5
De nombreuses organisations ignorent ou mal interprètent les exigences, surtout sans contrôle interne robuste.
Détectabilité : 3/5
La détection repose sur des audits et contrôles internes, mais la règle générale rend la non-conformité difficile à repérer sans surveillance active.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Délégué à la protection des données (DPO) ou responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO Direction juridique Équipes IT Direction exécutive
Délai initial : Dès la mise en œuvre du traitement
Délai récurrent : Continu, pas de délai fixe
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiate dès détection de non-conformité
Amende max : Jusqu'à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales Responsabilité civile Ordonnances de suspension du traitement
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) de l’UE ou autorité nationale compétente
Pouvoir injonction : Ordonnance de mise en conformité, suspension du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Action judiciaire devant les tribunaux administratifs Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre des traitements
  • Évaluation d'impact relative à la protection des données (EIPD)
  • Sécurisation technique (chiffrement, pseudonymisation)
  • Formation du personnel
  • Contrôles d'accès
  • Politiques de confidentialité et de sécurité
Preuves attendues : Documentation du registre Rapport d'EIPD Preuves de chiffrement Attestations de formation Logs d'accès
Fréquence : Périodique (annuel) et en continu pour les contrôles techniques
Niveau détection : 2/5
Les contrôles de conformité sont généralement détectables par des audits internes ou externes, ce qui rend la non-conformité assez visible.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer un DPO si non désigné
  • Cartographier l’ensemble des traitements de données
  • Élaborer une politique de protection des données
  • Réaliser une EIPD pour tous les traitements à risque
  • Déployer des mesures techniques (chiffrement, pseudonymisation, contrôle d’accès)
  • Former le personnel aux exigences du Règlement
  • Mettre en place un mécanisme de notification d’incident
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO ou expertise juridique Outils de gestion des données Ressources de formation Audit externe
KPI : Pourcentage de traitements enregistrés dans le registre Taux de conformité des EIPD Nombre d’incidents de non-conformité détectés Temps moyen de résolution des écarts
RGPD-§01-article2
Niveau : AUCUNE
Obligation : Le présent règlement définit le champ d'application du traitement des données à caractère personnel.
Intitulé : Règlement sur le traitement des données à caractère personnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le présent règlement s'applique au traitement de données à caractère personnel, automatisé en tout ou en partie, ainsi qu'au traitement non automatisé de données à caractère personnel contenues ou appelées à figurer dans un fichier. Le présent règlement ne s'applique pas au traitement de données à caractère personnel effectué: a) dans le cadre d'une activité qui ne relève pas du champ d'application du droit de l'Union; b) par les États membres dans le cadre d'activités qui relèvent du champ d'application du chapitre 2 du titre V du traité sur l'Union européenne; c) par une personne physique dans le cadre d'une activité strictement personnelle ou domestique; d) par les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d'enquêtes et de poursuites en la matière ou d'exécution de sanctions pénales, y compris la protection contre des menaces pour la sécurité publique et la prévention de telles menaces. Le règlement (CE) no 45/2001 s'applique au traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l'Union. Le règlement (CE) no 45/2001 et les autres actes juridiques de l'Union applicables audit traitement des données à caractère personnel sont adaptés aux principes et aux règles du présent règlement conformément à l'article 98. Le présent règlement s'applique sans préjudice de la directive 2000/31/CE, et notamment de ses articles 12 à 15 relatifs à la responsabilité des prestataires de services intermédiaires.
Interprétation opérationnelle :
Le texte impose à toute entité qui traite des données personnelles (automatiquement ou manuellement) de se conformer aux exigences du règlement, à condition que le traitement soit réalisé dans le cadre d’un fichier et ne relève pas des exclusions énoncées (activités hors UE, traitements publics, usage strictement personnel, interventions des autorités pour la sécurité et la police). Il renvoie également au règlement (CE) n° 45/2001 pour les institutions de l’UE et à la directive 2000/31/CE pour la responsabilité des prestataires de services intermédiaires.
Mots-clés : traitement de données à caractère personnel automatisé non automatisé fichier exclusions autorités compétentes prévention des infractions Directive 2000/31/CE responsabilité des prestataires Règlement (CE) no 45/2001
Références croisées : Règlement (CE) no 45/2001 Directive 2000/31/CE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Champ d'application du traitement des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : Protection des données Conformité réglementaire Gestion des risques
Actifs concernés : Données à caractère personnel Systèmes d'information Infrastructure de stockage
Périmètre : Tous les traitements automatisés ou non automatisés de données à caractère personnel contenus ou à être contenus dans un fichier, sous réserve des exclusions énoncées
Exigences clés :
  • Définir le périmètre d'application
  • Identifier les exclusions
  • Adapter le règlement (CE) n°45/2001
  • Respecter la directive 2000/31/CE
Gravité : 3/5
Impact potentiel : sanctions administratives, amendes, atteinte à la réputation et responsabilité juridique si le traitement sort du périmètre défini.
Probabilité : 2/5
Le périmètre est clairement défini, mais une mauvaise interprétation des exclusions ou un oubli de traitements peut conduire à une non‑conformité.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit régulier des activités de traitement et des classifications de données.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale Service juridique DSI DPO Autorités de contrôle
Délai initial : Immédiat (définir le périmètre et les exclusions)
Délai récurrent : Permanent (surveiller la conformité du traitement)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat (corriger toute mise en œuvre hors périmètre)
Amende max : Non spécifié (référencement au RGPD)
Autres sanctions : Sanctions administratives Litiges civils Réputation
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Cartographie des traitements
  • Évaluation d'impact relative à la protection des données (EIPD)
  • Mise en place de politiques de classification des données
  • Contrôle d'accès et de traçabilité
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation de cartographie Rapports d'EIPD Politiques internes Logs d'accès
Fréquence : Périodique (au moins annuelle)
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend d'audits et de revues périodiques, donc détectabilité modérée à faible.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une cartographie complète des traitements de données
  • Identifier et documenter les exclusions applicables
  • Adapter les procédures internes aux exigences du règlement
  • Former les équipes concernées aux nouvelles exigences
  • Mettre en place un dispositif de suivi et de reporting périodique
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe DPO Ressources informatiques Consultants en protection des données
KPI : Pourcentage de traitements recensés Temps moyen de mise à jour de la cartographie Nombre d'écarts identifiés et corrigés
RGPD-§01-article3
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Règlement d'application du RGPD relatif à l'étendue du traitement des données à caractère personnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le présent règlement s'applique au traitement des données à caractère personnel effectué dans le cadre des activités d'un établissement d'un responsable du traitement ou d'un sous-traitant sur le territoire de l'Union, que le traitement ait lieu ou non dans l'Union. Le présent règlement s'applique au traitement des données à caractère personnel relatives à des personnes concernées qui se trouvent sur le territoire de l'Union par un responsable du traitement ou un sous-traitant qui n'est pas établi dans l'Union, lorsque les activités de traitement sont liées: a) à l'offre de biens ou de services à ces personnes concernées dans l'Union, qu'un paiement soit exigé ou non desdites personnes; ou b) au suivi du comportement de ces personnes, dans la mesure où il s'agit d'un comportement qui a lieu au sein de l'Union. Le présent règlement s'applique au traitement de données à caractère personnel par un responsable du traitement qui n'est pas établi dans l'Union mais dans un lieu où le droit d'un État membre s'applique en vertu du droit international public.
Interprétation opérationnelle :
Le traitement des données à caractère personnel doit être conforme au RGPD lorsqu'il est réalisé par un responsable ou sous‑traitant situé dans l'UE, ou lorsqu'il concerne des personnes résidant dans l'UE, même si le traitement est réalisé hors UE (offre de biens/services ou suivi du comportement) ou si le responsable est situé hors UE mais dans un pays où le droit d'un État membre s'applique via le droit international public.
Mots-clés : RGPD données à caractère personnel responsable du traitement sous‑traitant territoire de l'Union offre de biens ou services suivi du comportement droit international public
Références croisées : RGPD (Règlement (UE) 2016/679) Droit international public Loi d'un État membre
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Applicabilité du RGPD au traitement des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des risques Conformité
Actifs concernés : Données à caractère personnel Informations personnelles
Périmètre : Traitement des données à caractère personnel effectué par un responsable ou sous‑traitant sur le territoire de l'UE, ou relatif à des personnes situées dans l'UE, y compris le traitement hors UE lié à l'offre de biens/services ou au suivi du comportement, ainsi que le traitement par un responsable non établi dans l'UE mais soumis à la loi d'un État membre via le droit international public.
Exigences clés :
  • Conformité au RGPD
  • Définition du périmètre de traitement
  • Obligation de respecter les droits des personnes concernées
  • Mise en place de mesures de sécurité et de protection
Gravité : 4/5
Impact élevé sur les droits fondamentaux, la réputation et la conformité légale, avec des sanctions financières potentiellement très élevées.
Probabilité : 3/5
De nombreuses organisations sont unaware de leur périmètre d'application, ce qui augmente la probabilité d'une non‑conformité.
Détectabilité : 3/5
Le périmètre est complexe et nécessite des audits spécifiques; la détection sans audit dédié est moyenne.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DPO Équipes IT Juridique Services marketing Auditeurs internes
Délai initial : Dès la prise d'activité de traitement des données à caractère personnel
Délai récurrent : Continu, avec mise à jour régulière du registre des traitements
Notification incident : 72 heures après la prise de connaissance de l'incident
Délai correction : Immédiat après identification de la non‑conformité
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou restriction du traitement Sanctions administratives Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) de l'État membre concerné
Pouvoir injonction : L'APD peut ordonner la suspension du traitement ou la suppression des données
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire devant les tribunaux administratifs Demande d'indemnisation
Contrôles suggérés :
  • Cartographie des traitements
  • Évaluation d'impact relative à la protection des données (DPIA)
  • Politiques de confidentialité et de sécurité
  • Gestion des droits des personnes
  • Formation du personnel
  • Contrôle d'accès et chiffrement
Preuves attendues : Registre des traitements Documentation DPIA Procédures de réponse aux incidents Preuves de conformité technique (logs, chiffrement) Attestations de formation
Fréquence : Annuel ou à chaque changement majeur de traitement
Niveau détection : 3/5
Le respect du périmètre d'application peut être difficile à détecter sans audit dédié; les contrôles de conformité et les registres permettent une détection raisonnable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier tous les traitements de données à caractère personnel
  • Définir le périmètre d'application du RGPD (UE et hors UE)
  • Mettre à jour le registre des traitements
  • Réaliser une DPIA si nécessaire
  • Mettre en place des politiques de sécurité et de protection des données
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un processus de notification d'incident 72h
  • Nommer ou vérifier le DPO
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe juridique Équipe IT/sécurité Consultant conformité Outils de cartographie
KPI : Pourcentage de traitements recensés Temps moyen de mise à jour du registre Nombre d'incidents détectés et notifiés Taux de conformité des DPIA Taux de formation du personnel
RGPD-§01-article4
Résumé : L’article unique du règlement constitue une série de définitions essentielles du RGPD, précisant les notions de «données à caractère personnel», «traitement», «consentement», «violation de données», ainsi que d’autres concepts spécifiques (pseudonymisation, profilage, données génétiques, etc.). L’obligation principale consiste à garantir que chaque responsable du traitement, sous‑traitant et partie prenante utilise ces définitions de façon uniforme, afin d’assurer la conformité juridique et la maîtrise des risques liés au traitement des données. Les exigences clés comprennent la rédaction d’un glossaire officiel, la diffusion de ces définitions à toutes les parties internes et externes, la mise à jour périodique et la formation du personnel concerné. Le périmètre s’applique à tous les traitements de données à caractère personnel réalisés dans l’Union ou qui affectent des personnes résidant dans l’Union, quel que soit le lieu d’établissement du responsable ou du sous‑traitant. Aucune s…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Définitions clés du RGPD
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Liste des définitions des termes du RGPD (1 à 26) incluant données à caractère personnel, traitement, consentement, violation de données, etc.
Interprétation opérationnelle :
Ces définitions offrent un cadre de référence indispensable pour interpréter et appliquer les obligations du RGPD de façon cohérente et conforme.
Mots-clés : données à caractère personnel traitement consentement violation de données pseudonymisation profilage données génétiques données biométriques données de santé établissement principal représentant autorité de contrôle traitement transfrontalier
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 Directive (UE) 2015/1535
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Clarification des concepts clés du RGPD
Domaine cybersécurité : Protection des données Gouvernance Sécurité des systèmes d'information
Actifs concernés : Données à caractère personnel Données génétiques Données biométriques Données de santé Fichiers de données Systèmes d'information
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés par des responsables ou sous‑traitants établis dans l’Union ou affectant des personnes résidant dans l’Union
Exigences clés :
  • Définition claire des termes
  • Utilisation uniforme des concepts
  • Facilitation de la conformité aux obligations du RGPD
  • Support de la prise de décision et du contrôle
Gravité : 4/5
Une mauvaise interprétation des définitions peut entraîner un traitement non conforme, des violations de données et des sanctions lourdes, affectant les droits fondamentaux.
Probabilité : 3/5
Les définitions sont généralement connues, mais des ambiguïtés restent possibles dans des contextes spécifiques, augmentant le risque de non‑conformité.
Détectabilité : 2/5
Les définitions sont écrites dans le règlement et facilement accessibles, donc détectables sans audit spécialisé.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Délégué à la protection des données (DPO) ou le responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant DPO Autorité de contrôle Personnes concernées Équipes IT Juridique
Délai initial : Non applicable
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non applicable
Autres sanctions : Risque de non‑conformité indirect Sanctions financières potentielles liées aux violations subséquentes
Autorité contrôle : Autorité de contrôle concernée
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de contrôle Action judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaborer un glossaire officiel des termes
  • Intégrer les définitions dans les politiques de traitement
  • Former le personnel aux concepts clés
  • Mettre à jour régulièrement les documents de conformité
Preuves attendues : Liste officielle des définitions Procédures de révision du glossaire Registre des formations
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Les définitions sont clairement documentées et facilement détectables dans les politiques internes.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un glossaire officiel des termes du RGPD
  • Intégrer le glossaire dans les politiques internes et les documents de formation
  • Former régulièrement les équipes (DPO, juristes, IT) aux concepts clés
  • Mettre à jour le glossaire en cas d’évolution législative ou de pratique
  • Réaliser des audits de conformité des définitions
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe juridique Ressources informatiques Temps de rédaction et de formation
KPI : Pourcentage de politiques contenant le glossaire Taux de participation des équipes à la formation sur les définitions Résultat des audits de conformité des définitions
RGPD-§02-article10
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le traitement doit être sous contrôle de l'autorité publique ou autorisé par la loi
Intitulé : Traitement des données à caractère personnel relatives aux condamnations pénales et aux infractions
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le traitement des données à caractère personnel relatives aux condamnations pénales et aux infractions ou aux mesures de sûreté connexes fondé sur l'article 6, paragraphe 1, ne peut être effectué que sous le contrôle de l'autorité publique, ou si le traitement est autorisé par le droit de l'Union ou par le droit d'un 'État membre qui prévoit des garanties appropriées pour les droits et libertés des personnes concernées. Tout registre complet des condamnations pénales ne peut être tenu que sous le contrôle de l'autorité publique.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit garantir que toute utilisation de données sur condamnations pénales ou infractions se fait uniquement sous l’autorité publique ou avec une base légale adéquate offrant des garanties suffisantes, et que tout registre complet de ces condamnations ne peut être conservé que sous contrôle public.
Mots-clés : données à caractère personnel condamnations pénales infractions mesures de sûreté contrôle de l'autorité publique garanties légales registre complet
Références croisées : RGPD article 6 paragraphe 1 Loi Informatique et Libertés Directive 2016/679
Catégorie : Technique
Sujet principal : Contrôle du traitement des données relatives aux condamnations pénales
Domaine cybersécurité : Protection des données Conformité RGPD Sécurité de l'information
Actifs concernés : Données personnelles Registres de condamnations pénales
Périmètre : Tous les traitements informatiques de données sur les condamnations pénales et les infractions, que ce soit dans le secteur public ou privé, sous réserve du contrôle de l'autorité publique ou de la conformité légale adéquate.
Exigences clés :
  • Contrôle par l'autorité publique
  • Base légale adéquate (UE ou État membre) avec garanties
  • Limitation du registre complet à un contrôle public
Gravité : 4/5
Non-conformité entraîne des sanctions administratives lourdes, violation du droit à la protection des données et risque de discrimination ou de stigmatisation des personnes concernées.
Probabilité : 3/5
Il est fréquent que les entités ne soient pas sous contrôle public et que les bases légales soient mal définies.
Détectabilité : 4/5
Le non-respect se manifeste rarement sans audit spécialisé ; les registres peuvent être dissimulés.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Délégué à la fonction du DPO (Data Protection Officer) ou du Responsable de la conformité juridique
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : DPO Direction juridique Direction IT Autorité de contrôle Personnes concernées
Délai initial : Immédiat (dès la mise en place du traitement)
Délai récurrent : Non applicable (obligation continue)
Notification incident : Dans les 72 heures après la constatation de la violation
Délai correction : Au plus tard 30 jours après identification de la non-conformité
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, selon le droit applicable
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales Suspension ou interdiction de traitement Obligation de suppression ou de rectification des données
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL, DPA nationale) et l'autorité publique compétente
Pouvoir injonction : L'autorité de contrôle peut ordonner la suspension ou l'arrêt du traitement illégal
Recours : Recours administratif auprès de la DPA Recours judiciaire Demande de réparation auprès du tribunal
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre sécurisé sous contrôle de l'autorité publique
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données (EIPD)
  • Définition de bases légales conformes
  • Mise en œuvre de politiques d’accès restrictif
  • Formation du personnel aux exigences RGPD
Preuves attendues : Documentation de la base légale Procès-verbaux d’audit Contrats avec l’autorité publique Registre des traitements
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Le non-respect est difficile à détecter sans audit approfondi ; les contrôles internes peuvent manquer de visibilité.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier le responsable du traitement et obtenir le contrôle de l'autorité publique
  • Vérifier la base légale (RGPD Art 6(1) ou loi d'État membre) et documenter les garanties
  • Mettre en place un registre des condamnations sous contrôle public
  • Réaliser une EIPD spécifique aux données de condamnations
  • Former les équipes concernées aux procédures de traitement
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juriste spécialisé en droit pénal et protection des données Audit interne Outils de gestion des consentements et des accès
KPI : Pourcentage de traitements soumis à contrôle public Temps moyen de mise en conformité Nombre d'incidents de non-conformité détectés Score d’audit de conformité RGPD
RGPD-§02-article11
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Informer la personne concernée lorsqu'il n'est pas possible de l'identifier.
Intitulé : Limitation de l’obligation d’identification des personnes concernées
Type : Primaire
Nature : Devoir de ne pas faire
Texte original :
1. Si les finalités pour lesquelles des données à caractère personnel sont traitées n'imposent pas ou n'imposent plus au responsable du traitement d'identifier une personne concernée, celui-ci n'est pas tenu de conserver, d'obtenir ou de traiter des informations supplémentaires pour identifier la personne concernée à la seule fin de respecter le présent règlement. 2. Lorsque, dans les cas visés au paragraphe 1 du présent article, le responsable du traitement est à même de démontrer qu'il n'est pas en mesure d'identifier la personne concernée, il en informe la personne concernée, si possible. En pareils cas, les articles 15 à 20 ne sont pas applicables, sauf lorsque la personne concernée fournit, aux fins d'exercer les droits que lui confèrent ces articles, des informations complémentaires qui permettent de l'identifier.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement ne doit pas conserver, acquérir ou traiter d’informations supplémentaires dans le seul but d’identifier le sujet. S’il peut prouver qu’il ne peut pas identifier le sujet, il doit le notifier ; les droits 15‑20 ne s’appliquent que si le sujet fournit des données permettant son identification.
Mots-clés : identification données à caractère personnel responsable du traitement obligation de ne pas conserver information complémentaire droit d'accès limitation
Références croisées : RGPD article 5 (principes de minimisation) RGPD articles 15-20 (droits des personnes)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Limitation de l’obligation d’identification des personnes concernées
Domaine cybersécurité : Protection des données Confidentialité Gestion des données personnelles
Actifs concernés : Données à caractère personnel Informations d’identification
Périmètre : Traitement de données à caractère personnel (RGPD)
Exigences clés :
  • Ne pas conserver d’informations supplémentaires pour identification
  • Informer le concerné lorsqu’il est impossible d’identifier
  • Applicabilité conditionnelle des droits 15‑20
Gravité : 3/5
Un non‑respect entraîne une violation du principe de minimisation et peut générer des sanctions financières et des atteintes à la vie privée, mais l’impact direct est limité à la perte de confiance et aux amendes.
Probabilité : 2/5
Dans la pratique, de nombreuses organisations ignorent cette exigence ou la considèrent comme implicite, ce qui augmente la probabilité d’erreur, bien que le contexte réglementaire la rende relativement contrôlée.
Détectabilité : 4/5
L’absence d’identification n’est pas visible sans examen approfondi des finalités et des registres, donc la non‑conformité est difficile à détecter sans audit.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable de la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO Direction juridique Équipes IT Service conformité
Délai initial : Immédiat dès constatation que l’identification n’est pas requise
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat en cas de non‑conformité détectée
Amende max : Jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou restriction du traitement Obligation de mise en conformité Indemnisation des préjudices
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : Ordre de mise en conformité ou suspension du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l’APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Révision des finalités pour vérifier la nécessité d’identification
  • Mise en place de procédures de minimisation et d’archivage
  • Formation du personnel aux exigences de minimisation
  • Documentation des raisons d’impossibilité d’identification
  • Audits de conformité périodiques
Preuves attendues : Procédures écrites Registre des traitements Rapports d’audit Correspondance avec le concerné
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits internes ou revues de conformité, mais nécessite un examen attentif des finalités et des registres.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Vérifier que les finalités du traitement ne nécessitent pas l’identification
  • Mettre en place une procédure de suppression ou d’archivage des données non nécessaires
  • Former les équipes concernées aux exigences de l’article
  • Mettre à jour le registre des traitements avec la mention de la limitation
  • Réaliser un audit de conformité ciblé dans les 30 jours
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
RGPD-§02-article5
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit respecter le paragraphe 1 et en prouver la conformité.
Intitulé : Principe 1 – Licéité, loyauté, transparence et sécurité du traitement des données à caractère personnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les données à caractère personnel doivent être: a) traitées de manière licite, loyale et transparente au regard de la personne concernée; b) collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes, et ne pas être traitées ultérieurement d’une manière incompatible avec ces finalités, sauf pour des finalités d’archivage, de recherche, d’historique ou de statistique conformément à l’article 89, paragraphe 1; c) adéquates, pertinentes et limitées à ce qui est nécessaire au regard des finalités; d) exactes et tenues à jour, avec des mesures de rectification ou de suppression sans retard; e) conservées sous une forme permettant l’identification des personnes pendant une durée n’excédant pas celle nécessaire aux finalités, sauf pour des traitements d’archivage ou de recherche avec des mesures de protection appropriées; f) traitées de façon à garantir une sécurité appropriée, incluant la protection contre le traitement non autorisé ou illicite et contre la perte, la destruction ou les dégâts accidentels, à l’aide de mesures techniques ou organisationnelles appropriées.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit s’assurer que toutes les opérations sur les données personnelles sont légales, équitables et transparentes, que les données sont collectées uniquement pour des finalités clairement définies et utilisées de façon compatible, qu’elles sont pertinentes et minimales, qu’elles restent exactes et à jour, qu’elles sont conservées pendant la durée strictement nécessaire (sauf archivage avec garanties), et qu’elles sont protégées contre toute fuite, perte ou accès non autorisé grâce à des mesures techniques et organisationnelles adéquates.
Mots-clés : licéité finalité minimisation exactitude limitation conservation sécurité responsabilité
Références croisées : article 5 RGPD article 89 RGPD article 24 RGPD
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Respect des principes de protection des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : intégrité des données confidentialité sécurité des systèmes gestion des accès prévention des fuites
Actifs concernés : données à caractère personnel information personnelle
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés par le responsable du traitement
Exigences clés :
  • licéité, loyauté, transparence
  • finalité déterminée
  • minimisation
  • exactitude
  • limitation de la conservation
  • sécurité (intégrité/confidentialité)
Gravité : 4/5
Une non‑conformité peut entraîner des fuites de données, des sanctions financières lourdes, et un préjudice important pour les personnes concernées.
Probabilité : 3/5
Les organisations peuvent négliger les principes ou ne pas mettre en place les mesures techniques/organisationnelles requises, surtout en l’absence de suivi rigoureux.
Détectabilité : 4/5
Les écarts sont souvent découverts uniquement lors d’audits internes, de contrôles externes ou après une violation, ce qui rend la détection difficile sans audit.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement (ou le Data Protection Officer)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Data Protection Officer Équipes IT Service juridique Direction
Délai initial : Immédiat (mise en conformité dès la désignation du responsable)
Délai récurrent : Évaluation continue (revue annuelle ou à chaque changement majeur)
Notification incident : N/A (l’article ne précise pas de délai de notification)
Délai correction : Immédiat dès détection de non‑conformité
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension du traitement Interdiction du traitement
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : L'APD peut ordonner la suspension ou l'interdiction du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire devant le tribunal administratif
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d'une politique de protection des données
  • Réalisation d'une Analyse d'Impact Relative à la Protection des Données (PIA)
  • Mise en place de contrôles d'accès et de chiffrement
  • Gestion des accès et des droits
  • Formation continue du personnel aux exigences RGPD
  • Mise en place d'un registre des traitements
Preuves attendues : Documentation des finalités et des bases légales Registre des traitements Politiques de sécurité et procédures Rapports d'audit et preuves de conformité Attestations de formation et de sensibilisation
Fréquence : Périodique (au moins annuel) et à chaque changement significatif
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits internes, revues de conformité et contrôles techniques, mais nécessite un suivi rigoureux.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer ou désigner un DPO si non déjà en place
  • Établir un registre détaillé des traitements de données personnelles
  • Réaliser une PIA pour identifier les risques et les mesures de mitigation
  • Définir clairement les finalités du traitement et les bases légales correspondantes
  • Mettre en œuvre des mesures techniques (chiffrement, pseudonymisation, contrôle d’accès) et organisationnelles (politiques, procédure de gestion des incidents)
  • Mettre en place un processus de mise à jour, de rectification et de suppression des données inexactes ou obsolètes
  • Définir une politique de limitation de conservation avec archivage sécurisé si nécessaire
  • Former régulièrement les équipes aux exigences de licéité, finalité et sécurité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique ou DPO Outils de gestion des données (CRM, DLP, chiffrement) Ressources IT pour la mise en œuvre technique Temps de formation du personnel Accès à des audits externes si nécessaire
KPI : Pourcentage de traitements conformes aux finalités définies Taux de mise à jour des données à jour Nombre d’incidents de sécurité liés aux données personnelles Résultats des audits de conformité (score de non‑conformité)
RGPD-§02-article6
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Assurer la licéité du traitement en remplissant au moins une des conditions légales
Intitulé : Licéité du traitement
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le traitement n'est licite que si, et dans la mesure où, au moins une des conditions suivantes est remplie: a) la personne concernée a consenti au traitement de ses données à caractère personnel pour une ou plusieurs finalités spécifiques; b) le traitement est nécessaire à l'exécution d'un contrat auquel la personne concernée est partie ou à l'exécution de mesures précontractuelles prises à la demande de celle-ci; c) le traitement est nécessaire au respect d'une obligation légale à laquelle le responsable du traitement est soumis; d) le traitement est nécessaire à la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne concernée ou d'une autre personne physique; e) le traitement est nécessaire à l'exécution d'une mission d'intérêt public ou relevant de l'exercice de l'autorité publique dont est investi le responsable du traitement; f) le traitement est nécessaire aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable du traitement ou par un tiers, à moins que ne prévalent les intérêts ou les libertés et droits fondamentaux de la personne concernée qui exigent une protection des données à caractère personnel, notamment lorsque la personne concernée est un enfant. Le point f) du premier alinéa ne s'applique pas au traitement effectué par les autorités publiques dans l'exécution de leurs missions. 2. Les États membres peuvent maintenir ou introduire des dispositions plus spécifiques pour adapter l'application des règles du présent règlement pour ce qui est du traitement dans le but de respecter le paragraphe 1, points c) et e), en déterminant plus précisément les exigences spécifiques applicables au traitement ainsi que d'autres mesures visant à garantir un traitement licite et loyal, y compris dans d'autres situations particulières de traitement comme le prévoit le chapitre IX. 3. Le fondement du traitement visé au paragraphe 1, points c) et e), est défini par: a) le droit de l'Union; b) le droit de l'État membre auquel le responsable du traitement est soumis. Les finalités du traitement sont définies dans cette base juridique ou, en ce qui concerne le traitement visé au paragraphe 1, point e), sont nécessaires à l'exécution d'une mission d'intérêt public ou relevant de l'exercice de l'autorité publique dont est investi le responsable du traitement. Cette base juridique peut contenir des dispositions spécifiques pour adapter l'application des règles du présent règlement, entre autres: les conditions générales régissant la licéité du traitement par le responsable du traitement; les types de données qui font l'objet du traitement; les personnes concernées; les entités auxquelles les données à caractère personnel peuvent être communiquées et les finalités pour lesquelles elles peuvent l'être; la limitation des finalités; les durées de conservation; et les opérations et procédures de traitement, y compris les mesures visant à garantir un traitement licite et loyal, telles que celles prévues dans d'autres situations particulières de traitement comme le prévoit le chapitre IX. Le droit de l'Union ou le droit des États membres répond à un objectif d'intérêt public et est proportionné à l'objectif légitime poursuivi.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit s’assurer que chaque opération de traitement repose sur au moins une des bases légales énoncées (consentement, contrat, obligation légale, intérêt vital, intérêt public ou intérêt légitime) et que, le cas échéant, les exigences spécifiques des bases c) et e) sont respectées, tout en documentant la base choisie, en limitant les finalités, en respectant les durées de conservation et en appliquant les garanties (chiffrement, pseudonymisation) le cas échéant.
Mots-clés : licéité traitement consentement contrat obligation légale intérêt vital intérêt public intérêt légitime base juridique proportionnalité garanties
Références croisées : RGPD article 6 article 9 article 10 chapitre IX
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Licéité du traitement des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : protection des données conformité RGPD
Actifs concernés : données à caractère personnel
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés par un responsable du traitement sur le territoire de l'UE ou par des entités soumises au RGPD
Exigences clés :
  • Vérifier la présence d'au moins une base légale de traitement
  • Documenter la base juridique choisie
  • Mettre en place des garanties (chiffrement, pseudonymisation) lorsque nécessaire
  • Respecter les conditions spécifiques des bases légales c) et e)
  • Informer les personnes concernées
Gravité : 4/5
Un traitement non conforme peut entraîner des sanctions financières majeures (jusqu'à 20 M€ ou 4 % du CA), une perte de confiance du public et des atteintes aux droits fondamentaux, d'où un impact élevé.
Probabilité : 3/5
La plupart des organisations manquent de vérification systématique de la base juridique, ce qui augmente la probabilité d’erreur, mais la présence de procédures internes peut réduire ce risque.
Détectabilité : 5/5
La conformité repose sur des éléments documentés et des contrôles internes souvent non visibles sans audit, rendant la non‑conformité difficile à détecter sans examen approfondi.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : DPO (Data Protection Officer) ou le Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO Direction juridique Direction IT Direction conformité Autorités de protection des données
Délai initial : Immédiat (avant tout traitement)
Délai récurrent : Périodique, au moins annuel
Notification incident : 72 heures
Délai correction : Dès identification, dans les 30 jours
Amende max : Jusqu'à 20 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension du traitement Interdiction de traitement Restriction des droits
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : L'APD peut ordonner la suspension ou l'interdiction du traitement
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact relative à la protection des données (EIPD)
  • Tenue d'un registre des activités de traitement
  • Mise en place de politiques de consentement
  • Contrôle d'accès et pseudonymisation
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation de la base juridique Consentements enregistrés Contrats et accords Rapports d'audit Politiques de sécurité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 5/5
La conformité dépend d'audits et de vérifications documentaires, donc difficile à détecter sans examen rigoureux.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier la base juridique applicable pour chaque traitement
  • Documenter systématiquement la base juridique choisie
  • Mettre en place un registre des traitements
  • Réaliser une EIPD si nécessaire
  • Former les équipes aux exigences de licéité
  • Mettre en place des contrôles de consentement et de conformité contractuelle
  • Réviser les clauses contractuelles avec les sous-traitants
  • Instaurer des procédures de vérification périodique
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juriste RGPD Audit interne Outils de suivi des consentements Formation
KPI : Pourcentage de traitements avec base juridique documentée Taux de conformité des consentements Nombre d'incidents liés à la licéité Temps moyen de mise en conformité
RGPD-§02-article7
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Démontrer que le consentement du concerné a été donné et documenté.
Intitulé : Conditions applicables au consentement
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Dans les cas où le traitement repose sur le consentement, le responsable du traitement est en mesure de démontrer que la personne concernée a donné son consentement au traitement de données à caractère personnel la concernant. Si le consentement de la personne concernée est donné dans le cadre d'une déclaration écrite qui concerne également d'autres questions, la demande de consentement est présentée sous une forme qui la distingue clairement de ces autres questions, sous une forme compréhensible et aisément accessible, et formulée en des termes clairs et simples. Aucune partie de cette déclaration qui constitue une violation du présent règlement n'est contraignante. La personne concernée a le droit de retirer son consentement à tout moment. Le retrait du consentement ne compromet pas la licéité du traitement fondé sur le consentement effectué avant ce retrait. La personne concernée en est informée avant de donner son consentement. Il est aussi simple de retirer que de donner son consentement. Au moment de déterminer si le consentement est donné librement, il y a lieu de tenir le plus grand compte de la question de savoir, entre autres, si l'exécution d'un contrat, y compris la fourniture d'un service, est subordonnée au consentement au traitement de données à caractère personnel qui n'est pas nécessaire à l'exécution dudit contrat.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit pouvoir justifier le consentement donné, s’assurer que la demande est distincte, claire et accessible, que le consentement peut être retiré à tout moment sans affecter la licéité du traitement antérieur, et que le consentement n’est pas conditionné à un service non nécessaire au contrat.
Mots-clés : consentement responsable du traitement preuve distinction accessibilité retrait licéité conditionnement
Références croisées : RGPD art. 7 Directive ePrivacy Loi n°78-17
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion du consentement
Domaine cybersécurité : Protection des données Vie privée
Actifs concernés : Données à caractère personnel Consentements
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel fondés sur le consentement
Exigences clés :
  • Démontrer le consentement
  • Formuler une demande distincte et compréhensible
  • Informer du droit de retrait
  • Ne pas rendre le consentement conditionnel à un service non nécessaire
Gravité : 4/5
Non-conformité peut entraîner des sanctions financières majeures (jusqu'à 4% du CA) et nuire à la réputation et à la confiance des parties.
Probabilité : 3/5
Le non-respect est possible lorsque les procédures de consentement sont mal définies ou mal appliquées, surtout dans les organisations en forte évolution.
Détectabilité : 4/5
L'absence de preuve ou de documentation adéquate du consentement est souvent détectée uniquement lors d'audits ou d'incidents.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Délégué à la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO Équipe juridique Direction
Délai initial : Dès la mise en place du traitement ou avant la première collecte
Délai récurrent : Permanent (mise à jour continue)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après détection de non-conformité
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial annuel, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Sanctions administratives Restriction ou suspension du traitement Action en réparation
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL en France)
Pouvoir injonction : L'autorité peut ordonner la suspension ou l'arrêt du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir une procédure documentée de consentement
  • Mettre en place un registre centralisé des consentements
  • Former le personnel aux exigences de forme et de transparence
  • Vérifier que le consentement n’est pas conditionné à un service non nécessaire
Preuves attendues : Registre des consentements Consentement signé ou enregistré avec trace horodatée Documentation de la communication du droit de retrait
Fréquence : Ponctuelle (à chaque nouvelle finalité) et périodique (au moins annuel)
Niveau détection : 1/5
Le consentement, lorsqu'il est correctement documenté, est facilement détectable lors des audits.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et formaliser une procédure de collecte et de documentation du consentement
  • Créer un registre électronique accessible et traçable
  • Former les équipes à la rédaction de demandes de consentement claires et distinctes
  • Vérifier que le consentement n’est pas rendu conditionnel à un service non nécessaire
  • Informer systématiquement les personnes du droit de retrait et faciliter son exercice
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Outils de gestion du consentement (logiciels) Formation du personnel
KPI : Pourcentage de traitements avec consentement documenté Taux de conformité des demandes de consentement Délai moyen de traitement des retraits de consentement
RGPD-§02-article8
Résumé : L’article impose que, lorsqu’un service de la société de l’information est offert directement aux enfants, le traitement des données à caractère personnel soit licite uniquement si l’enfant a au moins 16 ans, ou si le consentement du titulaire de la responsabilité parentale est obtenu et vérifié. Les États membres peuvent toutefois abaisser cet âge à condition qu’il ne soit pas inférieur à 13 ans. Le responsable du traitement doit, de manière raisonnable, vérifier que le consentement provient bien du parent, en s’appuyant sur les moyens technologiques disponibles. L’obligation ne porte pas atteinte aux règles générales du droit des contrats. Le non‑respect expose l’organisme à des sanctions administratives (amendes pouvant atteindre 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires mondial), à des mesures de mise en demeure, à la suspension ou à la restriction du traitement, ainsi qu’à des recours judiciaires. Le risque inhérent est élevé (score 48) avec gravité 4, probabilité 3 et détectabilité 4, …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable doit vérifier le consentement parental pour les enfants de moins de 16 ans.
Intitulé : Consentement des enfants aux services de la société de l’information
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Lorsque l'article 6, paragraphe 1, point a), s'applique, en ce qui concerne l'offre directe de services de la société de l'information aux enfants, le traitement des données à caractère personnel relatives à un enfant est licite lorsque l'enfant est âgé d'au moins 16 ans. Lorsque l'enfant est âgé de moins de 16 ans, ce traitement n'est licite que si, et dans la mesure où, le consentement est donné ou autorisé par le titulaire de la responsabilité parentale à l'égard de l'enfant. Les États membres peuvent prévoir par la loi un âge inférieur pour ces finalités pour autant que cet âge inférieur ne soit pas en-dessous de 13 ans. Le responsable du traitement s'efforce raisonnablement de vérifier, en pareil cas, que le consentement est donné ou autorisé par le titulaire de la responsabilité parentale à l'égard de l'enfant, compte tenu des moyens technologiques disponibles. Le paragraphe 1 ne porte pas atteinte au droit général des contrats des États membres, notamment aux règles concernant la validité, la formation ou les effets d'un contrat à l'égard d'un enfant.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit s’assurer que, pour les enfants de moins de 16 ans, le consentement du titulaire de la responsabilité parentale est effectivement obtenu et, le cas échéant, vérifier raisonnablement ce consentement à l’aide des moyens technologiques disponibles.
Mots-clés : consentement enfant responsable du traitement responsabilité parentale âge 16 ans âge 13 ans obligation légale traitement des données services de la société de l'information
Références croisées : -
Catégorie : Technique
Sujet principal : Consentement des enfants aux services de la société de l'information
Domaine cybersécurité : protection des données personnelles sécurité des données conformité RGPD
Actifs concernés : données à caractère personnel des enfants services de la société de l'information
Périmètre : Services de la société de l'information (SOCI) destinés aux enfants
Exigences clés :
  • Obtenir le consentement du titulaire de la responsabilité parentale pour les enfants de moins de 16 ans
  • Vérifier raisonnablement le consentement avec les moyens technologiques disponibles
  • Respecter l'âge minimum de 13 ans fixé par les États membres
  • Ne pas porter atteinte aux droits contractuels des États membres
Gravité : 4/5
Violation peut entraîner des sanctions administratives lourdes, nuire à la protection des mineurs et porter atteinte à la réputation de l’entreprise.
Probabilité : 3/5
Il est fréquent que les organisations négligent la vérification du consentement parental, surtout lorsque les moyens technologiques de contrôle sont limités.
Détectabilité : 4/5
Le non‑respect du consentement parental est souvent dissimulé et ne ressort pas des processus opérationnels courants sans audit dédié.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Délégué à la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Titulaire de la responsabilité parentale Enfant Autorité de protection des données Équipe juridique Direction
Délai initial : Avant la collecte des données personnelles de l’enfant
Délai récurrent : Permanent (obligation continue)
Notification incident : N/A
Délai correction : Dès identification d’une irrégularité
Amende max : Jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, selon la législation applicable
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension du traitement Restriction des droits Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) nationale
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un mécanisme de vérification du consentement parental (ex. consentement signé, vérification d’âge)
  • Journalisation des décisions de consentement
  • Formation du personnel à la vérification du consentement
  • Audit régulier de conformité
Preuves attendues : Consentement écrit ou numérisé du titulaire parental Logs de vérification d'âge Registre des décisions de consentement Rapports d'audit
Fréquence : Ponctuelle (audit annuel) et continue (vérification en temps réel)
Niveau détection : 4/5
Le non‑respect peut rester invisible sans audit ou contrôle technique approfondi
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées : -
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe IT Ressources juridiques Formateur sécurité
KPI : Taux de consentement parental validé Temps moyen de vérification du consentement Nombre d'incidents de non‑conformité Résultats d'audit de conformité
RGPD-§02-article9
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Interdire le traitement des données sensibles listées.
Intitulé : Interdiction de traitement des données à caractère personnel sensibles
Type : Primaire
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Le traitement des données à caractère personnel qui révèle l'origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ou l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données génétiques, des données biométriques aux fins d'identifier une personne physique de manière unique, des données concernant la santé ou des données concernant la vie sexuelle ou l'orientation sexuelle d'une personne physique est interdit.
Interprétation opérationnelle :
Interdire tout traitement de données sensibles (race, origine, opinions politiques, religieuses, syndicales, génétiques, biométriques, santé, sexualité) sauf si le consentement explicite du concerné est obtenu ou si l'une des exceptions a)-j) est remplie.
Mots-clés : données à caractère personnel données sensibles interdiction consentement explicite exceptions traitement finalités santé travail justice intérêt public archivage recherche statistiques
Références croisées : RGPD art. 9
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Interdiction de traitement des données sensibles
Domaine cybersécurité : Protection des données Confidentialité Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel sensibles (race, origine ethnique, opinions politiques, convictions religieuses, affiliation syndicale, données génétiques, biométriques, santé, vie sexuelle, orientation sexuelle)
Périmètre : Traitement de données à caractère personnel au sein de toute organisation manipulant des données sensibles, y compris services RH, santé, marketing, etc.
Exigences clés :
  • Interdiction de traitement des données sensibles
  • Obtention du consentement explicite
  • Respect des exceptions légales
  • Garanties de secret professionnel
  • Limitation géographique et interne des données
  • Documentation des bases légales
Gravité : 5/5
Violation entraîne des sanctions administratives lourdes (jusqu’à 20 M€ ou 4 % du CA mondial) et porte atteinte à la confidentialité et à la confiance des personnes concernées.
Probabilité : 3/5
La complexité des exceptions et la variabilité des pratiques de traitement augmentent la probabilité d’erreur ou d’omission.
Détectabilité : 5/5
Les données sensibles sont souvent dissimulées ou mal classées; la détection requiert des audits approfondis.
Score inhérent : 75 Élevé (Orange)
Propriétaire : Délégué à la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : DPO Direction juridique Direction IT Responsables RH Employés Autorités de protection des données
Délai initial : Immédiat (dès l’entrée en vigueur)
Délai récurrent : Non applicable (obligation continue)
Notification incident : Non spécifié dans l'article (général 72h selon RGPD)
Délai correction : Immédiat après détection de non-conformité
Amende max : Jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires mondial
Autres sanctions : Sanctions administratives Pouvoir d’injonction Restrictions d’activité Poursuites pénales Réparations civiles
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Possibilité d’injonction de cesser le traitement illégal
Recours : Recours administratif à l’APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données (EIPD)
  • Politiques de classification et de marquage des données
  • Contrôles d’accès basés sur le principe du moindre privilége
  • Journalisation et audit des traitements
  • Gestion du consentement et archivage des preuves
  • Formation régulière du personnel
Preuves attendues : Registre des traitements Documentation des bases légales (consentements, conventions, justifications) Procédures d’EIPD Rapports d’audit Attestations de secret professionnel
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 5/5
Très difficile à détecter sans audit approfondi; détection principalement lors d’examens de conformité ou de fuite de données.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Cartographier toutes les données sensibles et identifier les bases légales
  • Mettre en place des contrôles d’accès stricts et du chiffrement
  • Obtenir les consentements explicites lorsque les exceptions ne s’appliquent pas
  • Former le personnel aux exigences de l’article et aux processus de classification
  • Documenter les exceptions invoquées et les preuves associées
  • Instaurer des revues périodiques de conformité et des audits de sécurité
Budget estimé : Élevé (>100k€)
Ressources : DPO Équipe IT/SI Responsables RH Formateurs Outils de classification, suivi et audit
KPI : Pourcentage de traitements conformes aux exceptions Taux de formation du personnel terminée Nombre d’incidents de non-conformité détectés Délais moyens de correction après détection
RGPD-§03-article12
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit fournir des informations transparentes et permettre l'exercice des droits.
Intitulé : Transparence des informations et des communications et modalités de l'exercice des droits de la personne concernée
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le responsable du traitement prend des mesures appropriées pour fournir toute information visée aux articles 13 et 14 ainsi que pour procéder à toute communication au titre des articles 15 à 22 et de l'article 34 en ce qui concerne le traitement à la personne concernée d'une façon concise, transparente, compréhensible et aisément accessible, en des termes clairs et simples, en particulier pour toute information destinée spécifiquement à un enfant. Les informations sont fournies par écrit ou par d'autres moyens y compris, lorsque c'est approprié, par voie électronique. Lorsque la personne concernée en fait la demande, les informations peuvent être fournies oralement, à condition que l'identité de la personne concernée soit démontrée par d'autres moyens.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable doit mettre en place des procédures claires, accessibles et simples (écrites ou électroniques) pour informer les personnes concernées de leurs données, adapter le langage aux enfants, et répondre oralement sur demande après vérification d'identité.
Mots-clés : transparence information communication droits de la personne concernée enfant accès exercice des droits obligation de moyens
Références croisées : RGPD article 13 RGPD article 14 RGPD article 15 RGPD article 16 RGPD article 17 RGPD article 18 RGPD article 19 RGPD article 20 RGPD article 21 RGPD article 22 RGPD article 34
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Transparence des informations et exercice des droits des personnes concernées
Domaine cybersécurité : Protection des données Confidentialité Accès
Actifs concernés : Données à caractère personnel Informations personnelles Identité de la personne concernée
Périmètre : Traitement de données à caractère personnel (RGPD) applicable aux personnes physiques, y compris les enfants
Exigences clés :
  • Fournir des informations claires, concises et accessibles
  • Utiliser des moyens écrits ou électroniques
  • Adapter le langage aux enfants
  • Fournir les informations oralement sur demande après vérification d'identité
  • Respecter un délai d’un mois pour répondre aux demandes d’exercice des droits
  • Informer des prolongations de délai
  • Ne pas imposer de frais pour l’accès aux informations
  • Gérer les demandes manifestement infondées ou excessives
  • Documenter les icônes normalisées si utilisées
  • Informer les autorités de contrôle en cas de non‑réponse
Gravité : 4/5
Non-conformité compromet les droits fondamentaux des personnes, entraîne perte de confiance, sanctions RGPD, préjudice moral et potentiel préjudice matériel.
Probabilité : 3/5
La complexité de la mise en œuvre, la nécessité de former le personnel et de mettre en place des processus clairs augmente la probabilité d’erreur ou d’omission.
Détectabilité : 4/5
L'absence de trace visible et la dépendance à la qualité du langage et des procédures rendent la non-conformité difficile à détecter sans audit ou examen approfondi.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO (Data Protection Officer) Equipe informatique Service juridique Direction générale Personnes concernées
Délai initial : Un mois à compter de la réception de la demande
Délai récurrent : Obligation continue, chaque demande doit être traitée dans un mois
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Au plus tard un mois après réception, extensible de deux mois
Amende max : Non spécifié (déterminé par le RGPD, pouvant atteindre 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires)
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension du traitement Restriction de droits Sanctions administratives Recours judiciaire
Autorité contrôle : Autorité de contrôle nationale (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de l’autorité de contrôle pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un portail d’accès aux données
  • Rédaction de notices privacy claires
  • Formation du personnel à la réponse aux demandes
  • Audit de conformité RGPD
  • Utilisation d'icônes normalisées
  • Documentation des procédures de réponse
  • Mise en place d'un système de suivi des demandes
Preuves attendues : Registres des demandes et réponses Copies des communications envoyées Rapports d'audit Échantillons de notices et icônes Preuves de vérification d'identité
Fréquence : Périodique (annuel) et à chaque mise à jour du processus
Niveau détection : 4/5
La non-conformité se détecte surtout lors d'audits ou de plaintes, pas de détection automatisée.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Documenter et publier une notice d'information claire et adaptée aux enfants
  • Mettre en place un canal de réception des demandes (formulaire, email, téléphone)
  • Former le personnel aux procédures de réponse dans un délai d’un mois
  • Développer un processus de vérification d'identité avant réponse
  • Mettre en place un suivi des délais de réponse (tableau de bord)
  • Réaliser un audit de conformité pour vérifier la mise en œuvre
  • Prévoir des frais raisonnables et documenter les demandes manifestement excessives
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique DPO Ressources IT pour portail Formateurs Outils de suivi
KPI : Délai moyen de réponse aux demandes (jours) Pourcentage de demandes traitées dans le délai légal Taux de conformité des notices d'information Nombre d'audits de conformité réalisés Satisfaction des personnes concernées (enquêtes)
RGPD-§03-article13
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit fournir toutes les informations légales à la personne concernée.
Intitulé : Obligation d'information du concerné lors de la collecte des données à caractère personnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsque des données à caractère personnel relatives à la personne concernée sont collectées, le responsable du traitement doit lui fournir, au moment où les données sont obtenues, toutes les informations suivantes : l'identité et les coordonnées du responsable du traitement et, le cas échéant, du représentant, le cas échéant, les coordonnées du délégué à la protection des données, les finalités du traitement et la base juridique, les destinataires ou catégories de destinataires, le cas échéant le transfert vers un pays tiers ou une organisation internationale avec les garanties appropriées, la durée de conservation ou les critères de détermination, les droits du concerné (accès, rectification, effacement, limitation, opposition, portabilité) ainsi que le droit de réclamation, et, le cas échéant, l'information sur tout traitement ultérieur pour une finalité différente.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit informer immédiatement la personne concernée, au moment de la collecte, de son identité, des finalités, de la base juridique, des destinataires, des éventuels transferts, de la durée de conservation, des droits exercés et de la possibilité de retrait du consentement, le tout de façon claire et transparente.
Mots-clés : information transparence responsable du traitement données à caractère personnel délais immédiats droits du concerné
Références croisées : RGPD article 12 RGPD article 13 RGPD article 14 RGPD article 5 RGPD article 30
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Information du concerné
Domaine cybersécurité : Protection des données Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel
Exigences clés :
  • Fournir les informations au moment de la collecte
  • Informer de l'identité du responsable et du DPO
  • Décrire les finalités et bases légales
  • Indiquer les destinataires
  • Mentionner les transferts internationaux
  • Préciser la durée de conservation
  • Expliquer les droits du concerné
  • Prévoir la possibilité de retrait du consentement
  • Informer du droit de réclamation
  • Prévoir la possibilité d'un traitement ultérieur
Gravité : 4/5
Non‑provision compromet la transparence, l’exercice des droits et expose l’organisation à des sanctions financières et réputationnelles.
Probabilité : 3/5
La procédure est souvent oubliée ou mal appliquée lors de la collecte.
Détectabilité : 1/5
L’absence d’information est immédiatement perceptible par le concerné et détectable lors d’un audit.
Score inhérent : 12 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Délégué à la protection des données Équipes de collecte Service juridique Service informatique Direction
Délai initial : Immédiat (au moment de la collecte)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat (si omission détectée)
Amende max : Jusqu'à 4% du chiffre d'affaires annuel mondial ou 20 M€, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension des traitements Restriction des droits
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Obligation de mettre en conformité et de fournir les informations manquantes
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de contrôle Action judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Processus de collecte d'informations intégré
  • Checklist de conformité GDPR
  • Formation du personnel de collecte
  • Documentation des informations fournies
  • Audit périodique de conformité
Preuves attendues : Registre des informations fournies Copies des notifications (email, formulaire) Attestations de conformité Rapports d'audit
Fréquence : À chaque nouvelle collecte de données
Niveau détection : 1/5
Détection immédiate par le concerné ou par audit
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier le responsable du traitement et le délégué à la protection des données
  • Élaborer une procédure standard de fourniture d'informations
  • Former les équipes de collecte
  • Mettre en place un modèle d'information (privacy notice) à jour
  • Vérifier la conformité lors de chaque collecte
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Ressources IT Formateurs Outils de gestion de consentement
KPI : Pourcentage de dossiers de collecte avec informations fournies Temps moyen entre collecte et fourniture d'informations Nombre de plaintes liées à la transparence
RGPD-§03-article14
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournir à la personne concernée toutes les informations légales sur le traitement.
Intitulé : Obligation d’information du responsable du traitement à la personne concernée lorsqu’aux données ne sont pas collectées auprès d’elle
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Lorsque les données à caractère personnel sont collectées auprès de la personne concernée, le responsable du traitement doit lui fournir, dans un délai raisonnable après obtention des données, et au plus tard au moment de la première communication, toutes les informations prévues à l’article 14 du RGPD, notamment l’identité du responsable, les finalités, les catégories de données, la base juridique, les destinataires, la durée de conservation, les droits exercés, la source des données, les éventuels transferts internationaux, et la présence d’une prise de décision automatisée.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable doit transmettre, avant toute utilisation des données, une notice contenant l’ensemble des informations légales afin d’assurer la transparence et le respect du droit à l’information.
Mots-clés : information responsable du traitement personne concernée finalité base juridique durée de conservation droits transfert international décision automatisée
Références croisées : RGPD article 14 RGPD article 13 RGPD article 5 RGPD article 30
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Information et transparence envers le sujet de données
Domaine cybersécurité : Protection de la vie privée Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel Confidentialité Droits des personnes
Périmètre : Traitement de données personnelles hors collecte directe auprès du sujet
Exigences clés :
  • Transparence
  • Délais de communication
  • Exactitude des informations
  • Conformité légale
Gravité : 3/5
Impact sur les droits des personnes (manque de transparence, perte de confiance, risque de plainte)
Probabilité : 2/5
Le délai de un mois est généralement respecté, mais des oublis ou des erreurs de procédure peuvent survenir
Détectabilité : 2/5
La non-conformité est souvent détectée par les demandes d’accès ou les plaintes, mais peut rester invisible jusqu’à un audit
Score inhérent : 12 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Délégué à la protection des données Service juridique Direction générale
Délai initial : Délai raisonnable après obtention des données, maximum 1 mois
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, selon la législation applicable
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension partielle ou totale du traitement Restriction des droits du sujet
Autorité contrôle : Autorité de contrôle de la protection des données (ex. CNIL, EDPS)
Pouvoir injonction : L’autorité peut ordonner la fourniture immédiate des informations, sous menace de sanctions financières
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’une procédure standardisée de communication d’information
  • Utilisation d’un modèle de notice conforme au RGPD
  • Formation du personnel aux exigences d’information
Preuves attendues : Registre des communications avec les personnes concernées Copies de la notice envoyée (email, lettre, portail) Attestations de réception
Fréquence : À chaque nouvelle collecte de données non directement auprès du sujet
Niveau détection : 2/5
La non-conformité est généralement détectée par les demandes d’accès ou les plaintes, mais peut rester invisible sans audit.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier le responsable du traitement et le DPO
  • Élaborer un processus de collecte et de diffusion de l’information
  • Rédiger une notice d’information type conforme aux exigences
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un suivi du délai de transmission
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Responsable du traitement Délégué à la protection des données Équipe juridique Outils de gestion documentaire
KPI : Délai moyen de fourniture de l’information (jours) % de sujets informés dans le délai imparti Nombre de réclamations liées à l’information Taux de conformité aux audits de transparence
RGPD-§03-article15
Résumé : L’article 15 du RGPD confère à toute personne concernée le droit d’obtenir du responsable du traitement la confirmation de l’existence ou non de ses données à caractère personnel, ainsi que, le cas échéant, un accès complet à ces données et une série d’informations détaillées (finalités, catégories, destinataires, durée de conservation, droits de rectification, effacement, limitation, opposition, réclamation, source et logique de traitement automatisé). Le responsable doit répondre dans un délai d’un mois, renouvelable de deux mois en cas de demande complexe, et fournir les informations sous forme électronique lorsque la demande est faite par voie électronique. Le non‑respect expose le responsable à des sanctions administratives pouvant atteindre 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires mondial, ainsi qu’à des mesures correctives (mise en demeure, suspension du traitement). La conformité repose sur une gouvernance clairement définie, la mise en place de procédures documentées, la formation …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournir à la personne concernée confirmation, accès et informations sur le traitement
Intitulé : Droit d'accès de la personne concernée
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La personne concernée a le droit d'obtenir du responsable du traitement la confirmation que des données à caractère personnel la concernant sont ou ne sont pas traitées et, lorsqu'elles le sont, l'accès auxdites données à caractère personnel ainsi que les informations suivantes: a) les finalités du traitement; b) les catégories de données à caractère personnel concernées; c) les destinataires ou catégories de destinataires auxquels les données à caractère personnel ont été ou seront communiquées, en particulier les destinataires qui sont établis dans des pays tiers ou les organisations internationales; d) lorsque cela est possible, la durée de conservation des données à caractère personnel envisagée ou, lorsque ce n'est pas possible, les critères utilisés pour déterminer cette durée; e) l'existence du droit de demander au responsable du traitement la rectification ou l'effacement de données à caractère personnel, ou une limitation du traitement des données à caractère personnel relatives à la personne concernée, ou du droit de s'opposer à ce traitement; f) le droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle; g) lorsque les données à caractère personnel ne sont pas collectées auprès de la personne concernée, toute information disponible quant à leur source; h) l'existence d'une prise de décision automatisée, y compris un profilage, visée à l'article 22, paragraphes 1 et 4, et, au moins en pareils cas, des informations utiles concernant la logique sous-jacente, ainsi que l'importance et les conséquences prévues de ce traitement pour la personne concernée.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit confirmer la présence ou l'absence de données la concernant, fournir un accès aux données et transmettre les informations listées (finalités, catégories, destinataires, durée, droits, réclamation, source, prise de décision automatisée), sous forme électronique si la demande est électronique, et ce dans un délai d’un mois.
Mots-clés : droit d'accès confirmation données à caractère personnel responsable du traitement finalités catégories destinataires durée conservation droit de rectification droit d'effacement droit d'opposition droit de réclamation transfert pays tiers garanties article 46 copie électronique frais raisonnables
Références croisées : RGPD art 15 RGPD art 22 RGPD art 46
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Accès du concerné aux données personnelles et informations liées
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des droits des personnes Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel Informations de traitement
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel relevant du RGPD, y compris les transferts vers des pays tiers ou organisations internationales.
Exigences clés :
  • Confirmation de traitement
  • Accès aux données
  • Information sur finalités
  • Catégories de données
  • Destinataires
  • Durée conservation
  • Exercices de droits (rectification, effacement, limitation, opposition)
  • Réclamation auprès autorité
  • Source des données si non collectées
  • Transparence sur prise de décision automatisée et profilage
Gravité : 4/5
Violation potentielle des droits fondamentaux, préjudice réputationnel et sanctions financières lourdes.
Probabilité : 3/5
La plupart des organisations ne disposent pas toujours d’une procédure formalisée et fiable pour répondre aux demandes d’accès.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est généralement détectée uniquement via des réclamations ou audits, ce qui la rend difficile à identifier a priori.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Personne concernée Responsable du traitement DPO Équipe IT Service juridique Autorité de protection des données
Délai initial : 1 mois (renouvelable de 2 mois en cas de complexité)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : 1 mois après notification de l’erreur, sous réserve de la complexité
Amende max : Jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires mondial
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension du traitement Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : L’APD peut ordonner la suspension ou l’interdiction du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l’APD Recours judiciaire devant le tribunal administratif Action en réparation
Contrôles suggérés :
  • Formulaire de demande d’accès
  • Procédure de vérification d’identité
  • Système de ticketing pour le suivi des demandes
  • Documentation des réponses et preuves
  • Formation du personnel aux droits RGPD
  • Audit annuel de conformité
  • Contrôle de la sécurité des données
Preuves attendues : Accusé de réception Copie des données fournies Journal des actions de traitement Preuves de respect des délais Preuves de source des données
Fréquence : Mensuelle (suivi des demandes) et annuelle (audit complet)
Niveau détection : 3/5
La non‑conformité est détectée principalement via les réclamations ou audits, mais peut rester invisible entre les contrôles.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Documenter et formaliser la procédure de réponse aux demandes d’accès
  • Déployer un formulaire électronique de demande d’accès
  • Former le personnel aux exigences RGPD article 15
  • Automatiser la génération de rapports d’accès et de preuves
  • Mettre en place un tableau de bord de suivi des délais
  • Effectuer un audit de conformité annuel
  • Conserver les preuves de traitement et de réponse
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
RGPD-§03-article16
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit rectifier les données inexactes sans délai.
Intitulé : Droit de rectification
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Droit de rectification La personne concernée a le droit d'obtenir du responsable du traitement, dans les meilleurs délais, la rectification des données à caractère personnel la concernant qui sont inexactes. Compte tenu des finalités du traitement, la personne concernée a le droit d'obtenir que les données à caractère personnel incomplètes soient complétées, y compris en fournissant une déclaration complémentaire.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit, sans retard, corriger les données personnelles inexactes et, en fonction des finalités du traitement, compléter les données manquantes, éventuellement en fournissant une déclaration supplémentaire.
Mots-clés : rectification données à caractère personnel inexactes complétion finalités du traitement
Références croisées : RGPD article 16 Directive 95/46/CE
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Droit de rectification des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : Protection des données
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel
Exigences clés :
  • Répondre dans les meilleurs délais
  • Corriger les données inexactes
  • Compléter les données incomplètes
  • Prendre en compte les finalités du traitement
Gravité : 3/5
Impact modéré : perte de confiance, risque de sanction et dégradation de la qualité des données.
Probabilité : 2/5
Risque de non‑conformité présent mais pas systématique ; dépend de la mise en place de procédures adéquates.
Détectabilité : 4/5
Difficulté à détecter sans audit ou suivi des demandes, la non‑conformité peut passer inaperçue pendant longtemps.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Data Subject Responsable du traitement Délégué à la protection des données (DPO) Service informatique
Délai initial : Dans les meilleurs délais
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat après réception de la demande, dans les meilleurs délais
Amende max : Jusqu'à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension des traitements Poursuite judiciaire
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un formulaire de demande de rectification
  • Procédure de vérification d'identité
  • Mise à jour automatisée des bases de données
  • Journalisation des demandes et réponses
  • Formation du personnel aux droits des personnes concernées
Preuves attendues : Demandes écrites ou électroniques Justificatifs d'identité Traces de modification des données Rapports d'audit Réponses adressées au data subject
Fréquence : Ponctuelle / à chaque demande
Niveau détection : 2/5
Les demandes de rectification sont explicites et traçables, ce qui facilite leur détection.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir une procédure claire de réception et de traitement des demandes de rectification
  • Former le personnel aux exigences de délai et de vérification d'identité
  • Mettre en place un système d'enregistrement et de suivi des demandes
  • Assurer la mise à jour des données dans les systèmes concernés
  • Documenter chaque action de correction et conserver les preuves
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Temps du DPO Ressources IT pour la mise à jour Formation du personnel Outils de gestion des demandes
KPI : Délai moyen de traitement des demandes % de demandes traitées dans les meilleurs délais Taux de conformité des données Nombre de réclamations liées à la rectification
RGPD-§03-article17
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit effacer les données à caractère personnel dans les meilleurs délais
Intitulé : Droit à l'effacement («droit à l'oubli»)
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Droit à l'effacement («droit à l'oubli») 1. La personne concernée a le droit d'obtenir du responsable du traitement l'effacement, dans les meilleurs délais, de données à caractère personnel la concernant et le responsable du traitement a l'obligation d'effacer ces données à caractère personnel dans les meilleurs délais, lorsque l'un des motifs suivants s'applique: a) les données à caractère personnel ne sont plus nécessaires au regard des finalités pour lesquelles elles ont été collectées ou traitées d'une autre manière; b) la personne concernée retire le consentement sur lequel est fondé le traitement, conformément à l'article 6, paragraphe 1, point a), ou à l'article 9, paragraphe 2, point a), et il n'existe pas d'autre fondement juridique au traitement; c) la personne concernée s'oppose au traitement en vertu de l'article 21, paragraphe 1, et il n'existe pas de motif légitime impérieux pour le traitement, ou la personne concernée s'oppose au traitement en vertu de l'article 21, paragraphe 2; d) les données à caractère personnel ont fait l'objet d'un traitement illicite; e) les données à caractère personnel doivent être effacées pour respecter une obligation légale qui est prévue par le droit de l'Union ou par le droit de l'État membre auquel le responsable du traitement est soumis; f) les données à caractère personnel ont été collectées dans le cadre de l'offre de services de la société de l'information visée à l'article 8, paragraphe 1. 2. Lorsqu'il a rendu publiques les données à caractère personnel et qu'il est tenu de les effacer en vertu du paragraphe 1, le responsable du traitement, compte tenu des technologies disponibles et des coûts de mise en œuvre, prend des mesures raisonnables, y compris d'ordre technique, pour informer les responsables du traitement qui traitent ces données à caractère personnel que la personne concernée a demandé l'effacement par ces responsables du traitement de tout lien vers ces données à caractère personnel, ou de toute copie ou reproduction de celles-ci. 3. Les paragraphes 1 et 2 ne s'appliquent pas dans la mesure où ce traitement est nécessaire: a) à l'exercice du droit à la liberté d'expression et d'information; b) pour respecter une obligation légale qui requiert le traitement prévue par le droit de l'Union ou par le droit de l'État membre auquel le responsable du traitement est soumis, ou pour exécuter une mission d'intérêt public ou relevant de l'exercice de l'autorité publique dont est investi le responsable du traitement; c) pour des motifs d'intérêt public dans le domaine de la santé publique, conformément à l'article 9, paragraphe 2, points h) et i), ainsi qu'à l'article 9, paragraphe 3; d) à des fins archivistiques dans l'intérêt public, à des fins de recherche scientifique ou historique ou à des fins statistiques conformément à l'article 89, paragraphe 1, dans la mesure où le droit visé au paragraphe 1 est susceptible de rendre impossible ou de compromettre gravement la réalisation des objectifs dudit traitement; ou e) à la constatation, à l'exercice ou à la défense de droits en justice.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit, dans les meilleurs délais, supprimer les données personnelles dès que l'une des raisons listées (a-f) s'applique, à condition que les exceptions (a-e) ne justifient pas le maintien. Il doit également, après avoir rendu publiques les données, informer raisonnablement les autres responsables du traitement de la demande afin de faire disparaître tout lien, copie ou reproduction.
Mots-clés : droit à l'effacement données à caractère personnel responsable du traitement finalités consentement opposition traitement illicite obligation légale technologies disponibles mesures raisonnables
Références croisées : Article 17 RGPD Article 6 RGPD Article 9 RGPD Article 21 RGPD Article 8 RGPD
Catégorie : Technique
Sujet principal : Effacement des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des incidents Conformité RGPD
Actifs concernés : Données personnelles
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel sous le RGPD, y compris ceux réalisés par des responsables du traitement dans l'Union ou l'État membre
Exigences clés :
  • Obligation d'effacer dans les meilleurs délais
  • Prise de mesures techniques raisonnables
  • Information aux sous‑traitants
  • Exemptions spécifiques
Gravité : 4/5
Perte de confidentialité, atteinte aux droits des personnes, risques financiers (amendes jusqu'à 20 M€) et réputationnelles
Probabilité : 3/5
Complexité de localiser toutes les données, mise en œuvre technique variable et nombreuses exceptions, ce qui rend le non‑respect plausible
Détectabilité : 3/5
L’effacement peut rester masqué sans audit approfondi, mais les logs et les notifications aux sous‑traitants offrent des pistes de détection
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO Équipe IT Service juridique Utilisateurs
Délai initial : Meilleurs délais
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Meilleurs délais après constatation
Amende max : Jusqu'à 20 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires mondial, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension ou restriction du traitement Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : L'APD peut ordonner la suspension du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Procédure d'effacement claire
  • Gestion des consentements
  • Journalisation des demandes d'effacement
  • Formation du personnel
  • Outils de suppression sécurisée
Preuves attendues : Registre des demandes d'effacement Logs techniques de suppression Correspondance avec le DPO Attestations de conformité
Fréquence : À la demande / ponctuelle
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audit de conformité et logs, mais peut rester masquée sans examen approfondi
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure d'effacement claire et documentée
  • Former le personnel aux exigences du droit à l'effacement
  • Déployer des outils automatisés de suppression sécurisée
  • Documenter les bases légales et les exceptions
  • Informer les sous‑traitants des obligations de notification
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe IT Service juridique Outils de gestion des données
KPI : Temps moyen de traitement des demandes d'effacement Pourcentage de demandes traitées dans les délais Taux de conformité aux notifications aux sous‑traitants
RGPD-§03-article18
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable doit limiter le traitement lorsque les conditions légales sont réunies.
Intitulé : Droit à la limitation du traitement
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La personne concernée a le droit d'obtenir du responsable du traitement la limitation du traitement lorsque l'un des éléments suivants s'applique: a) l'exactitude des données à caractère personnel est contestée par la personne concernée, pendant une durée permettant au responsable du traitement de vérifier l'exactitude des données à caractère personnel; b) le traitement est illicite et la personne concernée s'oppose à leur effacement et exige à la place la limitation de leur utilisation; c) le responsable du traitement n'a plus besoin des données à caractère personnel aux fins du traitement mais celles-ci sont encore nécessaires à la personne concernée pour la constatation, l'exercice ou la défense de droits en justice; d) la personne concernée s'est opposée au traitement en vertu de l'article 21, paragraphe 1, pendant la vérification portant sur le point de savoir si les motifs légitimes poursuivis par le responsable du traitement prévalent sur ceux de la personne concernée.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit, à la demande du concerné, suspendre le traitement de ses données et ne les traiter que dans des cas limités (consentement, exercice de droits, protection des droits, intérêt public). Il doit informer le concerné avant toute levée de la limitation.
Mots-clés : limitation du traitement données personnelles responsable du traitement consentement exercice de droits intérêt public
Références croisées : RGPD article 18 Loi Informatique et Libertés
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Limitation du traitement des données personnelles
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des droits des personnes
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel couverts par le RGPD ou la loi Informatique et Libertés
Exigences clés :
  • Détection de la contestation d'exactitude
  • Gestion des oppositions
  • Mise en place de limites de traitement
  • Information préalable avant levée de la limitation
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur les droits fondamentaux des personnes, atteinte à la confidentialité et à la confiance, mais sans conséquence critique immédiate.
Probabilité : 2/5
La situation se produit surtout en cas de mauvaise gestion des demandes ou d'absence de procédure, ce qui reste peu fréquent dans les organisations bien structurées.
Détectabilité : 4/5
La limitation est souvent invisible tant que le traitement est suspendu; sa non‑détection nécessite des audits ou des contrôles internes.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Délégué à la protection des données (DPO) Personne concernée Autorités de protection des données (CNIL)
Délai initial : Immédiat dès réception de la demande
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Avant la levée de la limitation
Délai correction : Dès que la condition justifiant la limitation n'existe plus, dans les meilleurs délais
Amende max : Jusqu'à 20 000 € ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension du traitement Atteinte à la réputation
Autorité contrôle : CNIL
Pouvoir injonction : L'autorité de protection des données peut ordonner la mise en conformité et suspendre le traitement
Recours : Recours administratif auprès de la CNIL Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir un SOP de limitation du traitement
  • Mettre à jour le registre des traitements
  • Former le personnel aux procédures de limitation
  • Effectuer des audits de conformité périodiques
Preuves attendues : Demandes écrites du concerné Documentation de la limitation appliquée Rapports d'audit Registre des traitements à jour
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 3/5
Détection via audits et contrôles internes, mais nécessite un suivi rigoureux et une traçabilité des demandes.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et documenter un processus de limitation du traitement
  • Former les équipes (juridique, IT, opérationnelles) à la gestion des demandes
  • Intégrer le suivi des demandes de limitation dans le registre des traitements
  • Mettre en place un tableau de bord de KPI (délais, taux de conformité)
  • Informer le concerné avant toute levée de la limitation
  • Prévoir un plan de continuité pour les cas exceptionnels
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
RGPD-§03-article19
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Notifier les destinataires de toute rectification, effacement ou limitation
Intitulé : Obligation de notification en cas de rectification, effacement ou limitation du traitement
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le responsable du traitement notifie à chaque destinataire auquel les données à caractère personnel ont été communiquées toute rectification ou tout effacement de données à caractère personnel ou toute limitation du traitement effectué conformément à l'article 16, à l'article 17, paragraphe 1, et à l'article 18, à moins qu'une telle communication se révèle impossible ou exige des efforts disproportionnés. Le responsable du traitement fournit à la personne concernée des informations sur ces destinataires si celle-ci en fait la demande.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit informer, pour chaque destinataire, toute modification (rectification, effacement ou limitation) des données personnelles, à condition que cela soit techniquement possible et proportionné ; il doit aussi fournir à la personne concernée les détails des destinataires sur demande.
Mots-clés : notification rectification effacement limitation du traitement responsable du traitement destinataire données à caractère personnel article 16 article 17 article 18
Références croisées : article 16 article 17 article 18
Catégorie : Technique
Sujet principal : Notification des destinataires en cas de rectification, effacement ou limitation du traitement des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : protection des données confidentialité intégrité traçabilité
Actifs concernés : données à caractère personnel informations sur les destinataires
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel couverts par le RGPD, incluant les transferts de données à des tiers
Exigences clés :
  • Informer chaque destinataire des modifications
  • Justifier la possibilité et la proportionnalité de la communication
  • Fournir les informations sur les destinataires sur demande de la personne concernée
Gravité : 3/5
Un manquement empêche la transparence et le respect du droit d’accès et de contrôle des personnes concernées, pouvant entraîner des sanctions et perte de confiance.
Probabilité : 2/5
La notification est régulièrement exigée, mais la mise en œuvre dépend de procédures internes; risque de manquement modéré.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont souvent découverts que lors d’audits ou de plaintes, la notification étant interne.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Délégué à la protection des données Personnes concernées Destinataires Autorité de contrôle
Délai initial : Immédiatement après la rectification, effacement ou limitation
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Dans les meilleurs délais, et au plus tard dans un délai raisonnable (ex. 1 mois)
Délai correction : Dès que la notification est possible, sans délai disproportionné
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension des traitements Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (CNIL ou équivalent)
Pouvoir injonction : L'autorité peut ordonner la suspension ou l'arrêt du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre des traitements
  • Procédure de notification automatisée
  • Formation du personnel
  • Audit de conformité
Preuves attendues : Logs de modification Documents de notification Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (annuel) et à chaque changement majeur
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits internes ou signalements, mais pas systématique
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et documenter une procédure de notification
  • Former le personnel responsable
  • Mettre en place un outil de suivi des modifications
  • Établir un registre des destinataires
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Temps du DPO Ressources IT pour automatisation Formation
KPI : Temps moyen de notification Pourcentage de modifications correctement notifiées Nombre d'incidents de non-conformité
RGPD-§03-article20
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Fournir les données au format demandé et permettre leur transmission directe.
Intitulé : Droit à la portabilité des données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les personnes concernées ont le droit de recevoir les données à caractère personnel les concernant qu'elles ont fournies à un responsable du traitement, dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine, et ont le droit de transmettre ces données à un autre responsable du traitement sans que le responsable du traitement auquel les données à caractère personnel ont été communiquées y fasse obstacle, lorsque: a) le traitement est fondé sur le consentement en application de l'article 6, paragraphe 1, point a), ou de l'article 9, paragraphe 2, point a), ou sur un contrat en application de l'article 6, paragraphe 1, point b); et b) le traitement est effectué à l'aide de procédés automatisés. Lorsque la personne concernée exerce son droit à la portabilité des données en application du paragraphe 1, elle a le droit d'obtenir que les données à caractère personnel soient transmises directement d'un responsable du traitement à un autre, lorsque cela est techniquement possible. L'exercice du droit, visé au paragraphe 1 du présent article s'entend sans préjudice de l'article 17. Ce droit ne s'applique pas au traitement nécessaire à l'exécution d'une mission d'intérêt public ou relevant de l'exercice de l'autorité publique dont est investi le responsable du traitement. Le droit visé au paragraphe 1 ne porte pas atteinte aux droits et libertés de tiers.
Interprétation opérationnelle :
Le sujet de données peut demander au responsable de lui fournir, dans un format structuré, courant et machine‑lisible, toutes ses données personnelles. Le responsable doit les transmettre directement à un autre responsable lorsque c’est techniquement possible, à condition que le traitement soit automatisé et fondé sur le consentement ou un contrat. Le droit ne s’applique pas aux traitements réalisés pour une mission d’intérêt public ou à ceux relevant d’une autorité publique, ni aux tiers.
Mots-clés : portabilité données à caractère personnel format structuré couramment utilisé lisible par machine transmission automatisé consentement contrat intérêt public autorité publique droit des tiers
Références croisées : RGPD article 20 RGPD article 17 RGPD article 9
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Portabilité des données personnelles
Domaine cybersécurité : Protection des données
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Traitement automatisé de données à caractère personnel
Exigences clés :
  • Fournir les données dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine
  • Transmettre directement à un autre responsable lorsque techniquement possible
  • Appliquer uniquement si le traitement repose sur le consentement ou un contrat et est automatisé
  • Exclure le droit pour les traitements d’intérêt public ou d’autorité publique
  • Respecter les droits et libertés des tiers
Gravité : 3/5
Impact modéré : perte de confiance, possible sanction et désabonnement, mais pas de dommage physique ou financier majeur directement.
Probabilité : 2/5
Risque peu fréquent, les organisations bien structurées peuvent facilement répondre aux demandes, mais des lacunes peuvent apparaître lors de changements de processus.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit ou réclamation, souvent invisible jusqu’à ce qu’un sujet se manifeste.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : DPO (Data Protection Officer)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Sujet de données Responsable du traitement DPO Autorité de protection des données
Délai initial : 1 mois à compter de la demande
Délai récurrent : N/A (droit ponctuel)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après détection de la non‑conformité
Amende max : Jusqu'à 20 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension du traitement Restriction des droits Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un portail ou d'une API d'exportation de données structuré
  • Mise à jour des contrats avec clauses de portabilité
  • Documentation des flux de données et des bases légales
  • Formation du personnel aux exigences de format et de sécurité
  • Établissement d'un registre des demandes de portabilité
Preuves attendues : Logs d'accès aux données Registre des demandes de portabilité Contrats contenant clauses de portabilité Procédures d'export automatisé Rapports d'audit de conformité
Fréquence : Ponctuelle (à chaque demande)
Niveau détection : 4/5
La non‑conformité peut rester invisible jusqu’à ce qu’un sujet plante une réclamation ou qu’un audit soit réalisé.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Développer une API ou un portail d'exportation de données structuré et machine‑lisible
  • Intégrer des contrôles de conformité dans les processus d'onboarding et de mise à jour des contrats
  • Former le personnel aux exigences de format, de sécurité et de transmission directe
  • Mettre en place un registre centralisé des demandes de portabilité avec suivi des délais
  • Tester régulièrement la transmission directe vers des récepteurs (API, fichiers CSV, etc.)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Développeur(s) API/IT Architecte solution DPO Formateur conformité Outils de gestion de projet
KPI : Délai moyen de réponse à la demande % de demandes traitées automatiquement Conformité aux formats attendus (JSON, CSV, etc.) Nombre de réclamations liées à la portabilité
RGPD-§03-article21
Résumé : L’article expose le droit d’opposition prévu à l’article 21 du RGPD, qui autorise toute personne physique à s’opposer, pour des motifs liés à sa situation particulière, au traitement de ses données à caractère personnel lorsqu’il repose sur le fondement de l’article 6(1)(e) ou f) ou sur le profilage y afférent. Le responsable du traitement doit immédiatement cesser le traitement, sauf s’il peut démontrer l’existence de motifs légitimes et impératifs ou que le traitement est nécessaire à l’exercice de droits juridiques. Le texte précise également que le droit doit être clairement communiqué dès le premier contact, peut être exercé par voie électronique dans les services de la société de l’information, et s’applique aux traitements à des fins de prospection, de recherche scientifique, historique ou statistique, sous réserve de la nécessité de l’intérêt public. Le non‑respect expose le responsable à des sanctions administratives (amendes jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial ou 20 M€…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Cesser le traitement des données en cas d'opposition, sauf intérêt légitime démontré.
Intitulé : Droit d'opposition
Type : Primaire
Nature : Devoir de ne pas faire
Texte original :
1. La personne concernée a le droit de s'opposer à tout moment, pour des raisons tenant à sa situation particulière, à un traitement des données à caractère personnel la concernant fondé sur l'article 6, paragraphe 1, point e) ou f), y compris un profilage fondé sur ces dispositions. Le responsable du traitement ne traite plus les données à caractère personnel, à moins qu'il ne démontre qu'il existe des motifs légitimes et impérieux pour le traitement qui prévalent sur les intérêts et les droits et libertés de la personne concernée, ou pour la constatation, l'exercice ou la défense de droits en justice. 2. Lorsque les données à caractère personnel sont traitées à des fins de prospection, la personne concernée a le droit de s'opposer à tout moment au traitement des données à caractère personnel la concernant à de telles fins de prospection, y compris au profilage dans la mesure où il est lié à une telle prospection. 3. Lorsque la personne concernée s'oppose au traitement à des fins de prospection, les données à caractère personnel ne sont plus traitées à ces fins. 4. Au plus tard au moment de la première communication avec la personne concernée, le droit visé aux paragraphes 1 et 2 est explicitement porté à l'attention de la personne concernée et est présenté clairement et séparément de toute autre information. 5. Dans le cadre de l'utilisation de services de la société de l'information, et nonobstant la directive 2002/58/CE, la personne concernée peut exercer son droit d'opposition à l'aide de procédés automatisés utilisant des spécifications techniques. 6. Lorsque des données à caractère personnel sont traitées à des fins de recherche scientifique ou historique ou à des fins statistiques en application de l'article 89, paragraphe 1, la personne concernée a le droit de s'opposer, pour des raisons tenant à sa situation particulière, au traitement de données à caractère personnel la concernant, à moins que le traitement ne soit nécessaire à l'exécution d'une mission d'intérêt public.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit cesser immédiatement tout traitement des données personnelles lorsqu’une personne concernée exerce son droit d’opposition, sauf si le traitement est justifié par des motifs légitimes et impératifs ou par la nécessité d’exercer ou de défendre des droits juridiques.
Mots-clés : droit d'opposition traitement des données motifs légitimes prospection recherche statistiques
Références croisées : RGPD article 21 Directive 2002/58/CE Article 89 RGPD
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Droit d'opposition des personnes concernées
Domaine cybersécurité : Protection des données Vie privée
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel, y compris prospection, recherche et statistiques
Exigences clés :
  • Informer la personne du droit d’opposition
  • Cesser le traitement à la demande
  • Évaluer la légitimité du motif de traitement
  • Documenter les objections et les exceptions
Gravité : 3/5
Impact potentiel inclut la cessation du traitement, pertes de données, amendes RGPD et atteinte à la réputation
Probabilité : 3/5
Risque de non-respect si le droit n’est pas correctement communiqué ou appliqué
Détectabilité : 4/5
La non-conformité peut rester cachée sans audit régulier
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : DPO (Data Protection Officer)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : DPO Direction juridique Équipes IT Services marketing Direction exécutive
Délai initial : Au plus tard au moment de la première communication avec la personne concernée
Délai récurrent : Permanent
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat (cessation du traitement dès réception de l’opposition)
Amende max : Jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 20 M€, selon le montant le plus élevé
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension du traitement Action en justice par la CNIL Responsabilité civile
Autorité contrôle : CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés)
Pouvoir injonction : L’autorité de protection peut ordonner la cessation du traitement et exiger la suppression des données
Recours : Recours administratif auprès de la CNIL Recours judiciaire devant le tribunal administratif Demande de réexamen du motif de traitement
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des objections
  • Formation du personnel à la gestion des droits d’opposition
  • Procédures automatisées de cessation de traitement
  • Audit régulier de conformité RGPD
Preuves attendues : Documentation de la communication du droit Logs de cessation de traitement Attestations de conformité Rapports d’audit
Fréquence : Mensuelle ou trimestrielle selon la taille de l’organisation
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits internes ou signalements de la part des concernés
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Informer systématiquement la personne du droit d’opposition
  • Documenter chaque opposition et le motif de continuité
  • Former les équipes de traitement aux critères de légitimité
  • Implémenter un workflow automatisé de cessation
  • Effectuer un audit de conformité annuel
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juriste RGPD Développeur pour automatisation Formation du personnel
KPI : Temps moyen de réponse au droit d’opposition Pourcentage de traitements arrêtés conformément Nombre d’incidents de non-conformité détectés
RGPD-§03-article22
Résumé : L’article 22 du RGPD impose l’interdiction de décisions entièrement automatisées, y compris le profilage, qui ont des effets juridiques ou un impact significatif sur la personne concernée, sauf si elles sont nécessaires à un contrat, autorisées par la loi de l’Union ou d’un État membre avec des mesures de protection adéquates, ou fondées sur un consentement explicite. Le responsable du traitement doit garantir le droit à une intervention humaine, à l’expression du point de vue et à la contestation de la décision, et ne pas se baser sur des catégories de données sensibles (article 9) sans les sauvegardes requises. Le risque inhérent est élevé (score 60), avec gravité 4, probabilité 3 et détectabilité 5, classant le risque comme élevé (orange). La gouvernance doit être assurée par le DPO et les parties prenantes techniques, juridiques et métier. Les délais d’application sont immédiats pour la mise en conformité, avec des contrôles périodiques et des procédures de notification et de corr…
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Mettre en place mesures de protection lorsque la décision repose sur un contrat ou consentement
Intitulé : Article 22 – Décision individuelle automatisée, y compris le profilage
Type : Primaire
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Décision individuelle automatisée, y compris le profilage\n1. La personne concernée a le droit de ne pas faire l'objet d'une décision fondée exclusivement sur un traitement automatisé, y compris le profilage, produisant des effets juridiques la concernant ou l'affectant de manière significative de façon similaire.\n2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas lorsque la décision: a) est nécessaire à la conclusion ou à l'exécution d'un contrat entre la personne concernée et un responsable du traitement; b) est autorisée par le droit de l'Union ou le droit de l'État membre auquel le responsable du traitement est soumis et qui prévoit également des mesures appropriées pour la sauvegarde des droits et libertés et des intérêts légitimes de la personne concernée; ou c) est fondée sur le consentement explicite de la personne concernée.\n3. Dans les cas visés au paragraphe 2, points a) et c), le responsable du traitement met en œuvre des mesures appropriées pour la sauvegarde des droits et libertés et des intérêts légitimes de la personne concernée, au moins du droit de la personne concernée d'obtenir une intervention humaine de la part du responsable du traitement, d'exprimer son point de vue et de contester la décision.\n4. Les décisions visées au paragraphe 2 ne peuvent être fondées sur les catégories particulières de données à caractère personnel visées à l'article 9, paragraphe 1, à moins que l'article 9, paragraphe 2, point a) ou g), ne s'applique et que des mesures appropriées pour la sauvegarde des droits et libertés et des intérêts légitimes de la personne concernée ne soient en place.\nSection 5\nLimitations
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit éviter d’utiliser une décision entièrement automatisée (y compris le profilage) qui aurait des effets juridiques ou un impact significatif sur la personne, sauf si l’une des exceptions (contrat, autorisation légale, consentement) s’applique, et mettre en place des mesures garantissant le droit à une intervention humaine, à l’expression du point de vue et à la contestation.
Mots-clés : Décision automatisée Profilage Droit à l'intervention humaine Consentement Safeguard Article 9 Données sensibles
Références croisées : RGPD article 22 Article 9 RGPD
Catégorie : Technique
Sujet principal : Décision individuelle automatisée et profilage
Domaine cybersécurité : Protection des données Sécurité du traitement
Actifs concernés : Personne concernée Responsable du traitement
Périmètre : Tous les traitements automatisés de décision incluant le profilage dans le cadre du RGPD
Exigences clés :
  • Interdiction de décisions automatisées sans fondement légal
  • Mise en place de mesures de sauvegarde des droits
  • Garantie d'intervention humaine
  • Possibilité de contestation
Gravité : 4/5
Les décisions automatisées peuvent entraîner des conséquences juridiques majeures (ex. refus de contrat, sanctions) et affecter les droits fondamentaux, ce qui représente un impact élevé sur les personnes concernées.
Probabilité : 3/5
Les organisations peuvent ne pas connaître les exceptions ou ne pas mettre en place les mesures requises, mais la présence de règles et de contrôles reduce la probabilité.
Détectabilité : 5/5
Il est difficile de détecter une décision automatisée non conforme sans examen approfondi du processus de décision et des logs, donc risque de non-detectability élevé.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : DPO (Data Protection Officer) ou Responsable de la protection des données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO Équipe IT Service juridique Personnes concernées
Délai initial : Immédiat dès la mise en place du traitement automatisé
Délai récurrent : Réévaluation périodique (ex. annuelle)
Notification incident : 72 heures après identification d'une décision automatisée non conforme ou d'un incident lié
Délai correction : Correction immédiate dès détection, avec mise en conformité sous 30 jours
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension ou restriction des traitements Action en réparation
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) nationale
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour suspendre le traitement automatisé
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Analyse d'impact sur la protection des données (PIA) avant déploiement
  • Documentation des bases légales (contrat, consentement, autorisation)
  • Mise en place de procédures d'intervention humaine
  • Mécanismes de contestation et de recours
  • Journalisation et audit des décisions automatisées
Preuves attendues : Registre des PIA Contrats ou accords de consentement Procédures écrites d'intervention humaine Logs d'audit des décisions Rapports de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 5/5
Détection difficile sans audit spécialisé et revue des logs.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Conduire une PIA pour tous les traitements de décision automatisée
  • Identifier les bases légales (contrat, consentement, autorisation légale) et documenter les justifications
  • Mettre en place des procédures d’intervention humaine et de contestation
  • Former le personnel concerné aux exigences de l’article 22
  • Mettre en place un registre des décisions automatisées avec logs détaillés
  • Effectuer des audits réguliers (au moins annuel) de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe DPO Analystes data Juristes Outils d’audit et de journalisation
KPI : Pourcentage de décisions automatisées avec base légale documentée Temps moyen de traitement des demandes d’accès et de contestation Nombre d’incidents de non-conformité détectés Fréquence des audits de conformité
RGPD-§03-article23
Résumé : L’article précise que, par des mesures législatives, les États membres ou le droit de l’Union peuvent limiter la portée des obligations et des droits du RGPD (articles 12‑22, 34 et 5) à condition que la limitation respecte l’essence des libertés fondamentales, soit nécessaire et proportionnée, et vise des objectifs d’intérêt général (sécurité nationale, défense, ordre public, prévention des infractions pénales, etc.). Il impose aux législateurs de définir précisément les finalités, les catégories de données, l’étendue des limitations, les garanties contre les abus, les responsables concernés, les durées de conservation et les risques pour les droits des personnes, tout en pouvant dispenser d’informer les personnes concernées si cela compromet la finalité. Le risque inhérent est élevé (score 48) avec gravité 4, probabilité 3 et détectabilité 4, classant le risque comme « Élevé » (orange). La responsabilité incombe principalement aux autorités législatives et aux autorités de protection…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Limitation des obligations et des droits du RGPD
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le droit de l'Union ou le droit de l'État membre auquel le responsable du traitement ou le sous-traitant est soumis peut, par la voie de mesures législatives, limiter la portée des obligations et des droits prévus aux articles 12 à 22 et à l'article 34, ainsi qu'à l'article 5 dans la mesure où les dispositions du droit en question correspondent aux droits et obligations prévus aux articles 12 à 22, lorsqu'une telle limitation respecte l'essence des libertés et droits fondamentaux et qu'elle constitue une mesure nécessaire et proportionnée dans une société démocratique pour garantir: a) la sécurité nationale; b) la défense nationale; c) la sécurité publique; d) la prévention et la détection d'infractions pénales, ainsi que les enquêtes et les poursuites en la matière ou l'exécution de sanctions pénales, y compris la protection contre les menaces pour la sécurité publique et la prévention de telles menaces; e) d'autres objectifs importants d'intérêt public général de l'Union ou d'un État membre, notamment un intérêt économique ou financier important de l'Union ou d'un État membre, y compris dans les domaines monétaire, budgétaire et fiscal, de la santé publique et de la sécurité sociale; f) la protection de l'indépendance de la justice et des procédures judiciaires; g) la prévention et la détection de manquements à la déontologie des professions réglementées, ainsi que les enquêtes et les poursuites en la matière; h) une mission de contrôle, d'inspection ou de réglementation liée, même occasionnellement, à l'exercice de l'autorité publique, dans les cas visés aux points a) à e) et g); i) la protection de la personne concernée ou des droits et libertés d'autrui; j) l'exécution des demandes de droit civil.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités compétentes peuvent, via des textes législatifs, restreindre l'application des obligations et droits du RGPD (articles 12‑22, 34, 5) à condition que la limitation respecte les principes fondamentaux, soit nécessaire et proportionnée, et vise des objectifs légitimes (sécurité, défense, ordre public, etc.).
Mots-clés : limitation obligations droits RGPD articles 12-22 article 34 article 5 mesure législative proportionnalité sécurité nationale défense nationale sécurité publique infractions pénales justice déontologie contrôle protection des droits informations
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 Article 5 RGPD Article 12-22 RGPD Article 34 RGPD
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Limitation des obligations et droits du RGPD
Domaine cybersécurité : Protection des données Sécurité publique Conformité légale
Actifs concernés : Données à caractère personnel Systèmes d'information Infrastructures critiques
Périmètre : Tous les responsables du traitement et sous-traitants soumis au droit de l'Union ou d'un État membre
Exigences clés :
  • Respect du principe de proportionnalité
  • Respect de l'essence des libertés et droits fondamentaux
  • Définition d'objectifs légitimes (sécurité, défense, etc.)
  • Détermination des catégories de données et finalités
  • Fixation de durées de conservation et garanties
  • Information des personnes concernées (sauf si préjudiciable à la finalité)
  • Garanties contre les abus ou transferts illicites
Gravité : 4/5
Une limitation non proportionnée peut affaiblir la protection des données, entraîner des violations de la vie privée et des sanctions, impactant les personnes concernées et l'intégrité des systèmes.
Probabilité : 3/5
Les législations nationales varient; la probabilité d'une limitation inappropriée est modérée, surtout si les autorités ne respectent pas les critères de nécessité et proportionnalité.
Détectabilité : 4/5
La mise en œuvre dépend de la rédaction législative; les écarts peuvent passer inaperçus sans examen juridique approfondi.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Ministère de la Justice et autorités de protection des données nationales
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous-traitant Autorité de protection des données Législateur Personnes concernées
Délai initial : Immédiat (dès la publication de la loi)
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, selon la législation nationale
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Restrictions de traitement Obligation de mise en conformité
Autorité contrôle : Autorité de protection des données nationale
Pouvoir injonction : Possibilité d'injonction de suspension ou de limitation des traitements
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la protection des données (DPIA) avant adoption
  • Audit juridique de la conformité législative
  • Mise en place de procédures de documentation des limites
Preuves attendues : Texte législatif Rapport d'évaluation d'impact Attestations de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La non-conformité dépend de l'interprétation juridique et nécessite des audits spécialisés
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Analyser la législation nationale pour identifier les limites applicables
  • Mettre à jour les registres de traitements pour refléter les restrictions
  • Réaliser une DPIA spécifique aux nouvelles limites
  • Former le personnel aux nouvelles procédures
  • Mettre en place un suivi continu des exigences légales
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Conseil juridique spécialisé Equipe conformité Outils de gestion des données Formation
KPI : Temps de mise à jour des registres Pourcentage de traitements conformes aux nouvelles limites Nombre d'incidents liés à la limitation Score d'audit de conformité
RGPD-§04-article24
Résumé : L’article impose au responsable du traitement de mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour garantir et pouvoir démontrer la conformité du traitement aux exigences du RGPD. Il doit réexaminer et actualiser ces mesures en fonction de l’évolution du traitement et des risques, et, le cas échéant, instaurer des politiques de protection des données proportionnées à l’activité. L’application d’un code de conduite agréé ou d’un mécanisme de certification peut servir de preuve de respect des obligations. Le périmètre s’applique à tout traitement de données à caractère personnel, quels que soient le secteur et le lieu. Le non‑respect expose le responsable à des sanctions administratives (amendes pouvant atteindre plusieurs millions d’euros), à une responsabilité civile et à une atteinte grave à la réputation. Les actions recommandées incluent la réalisation d’une analyse d’impact, la rédaction de politiques claires, la mise en place d’un dispositif de gouvern…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriées.
Intitulé : Responsabilité du responsable du traitement
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Compte tenu de la nature, de la portée, du contexte et des finalités du traitement ainsi que des risques, dont le degré de probabilité et de gravité varie, pour les droits et libertés des personnes physiques, le responsable du traitement met en œuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour s'assurer et être en mesure de démontrer que le traitement est effectué conformément au présent règlement. Ces mesures sont réexaminées et actualisées si nécessaire. 2. Lorsque cela est proportionné au regard des activités de traitement, les mesures visées au paragraphe 1 comprennent la mise en œuvre de politiques appropriées en matière de protection des données par le responsable du traitement. 3. L'application d'un code de conduite approuvé comme le prévoit l'article 40 ou de mécanismes de certification approuvés comme le prévoit l'article 42 peut servir d'élément pour démontrer le respect des obligations incombant au responsable du traitement.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit mettre en place, réviser et actualiser des mesures techniques et organisationnelles appropriées, adopter des politiques de protection des données proportionnées, et peut se prévaloir d'un code de conduite agréé ou d'un mécanisme de certification comme preuve de conformité.
Mots-clés : responsable du traitement mesures techniques mesures organisationnelles conformité code de conduite certification article 40 article 42
Références croisées : RGPD article 5 RGPD article 24 RGPD article 40 RGPD article 42
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Responsabilité du responsable du traitement
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des risques Conformité
Actifs concernés : Données à caractère personnel Libertés et droits des personnes physiques
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés par le responsable du traitement, quel que soit le secteur ou la localisation
Exigences clés :
  • Mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles
  • Réévaluation et mise à jour périodique des mesures
  • Adoption de politiques de protection des données proportionnées
  • Utilisation éventuelle de codes de conduite agréés ou de mécanismes de certification comme preuve de conformité
Gravité : 4/5
Potential high impact on data subjects' rights and freedoms, including loss of confidentiality, unauthorized access, and regulatory sanctions.
Probabilité : 3/5
The requirement is broad and depends on the controller's implementation; non-compliance may arise from inadequate measures or lack of documentation.
Détectabilité : 4/5
Compliance is internal and not directly observable; detection typically requires audits or investigations.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement (Data Controller)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO (Data Protection Officer) Direction juridique Équipes IT et sécurité Autorités de protection des données
Délai initial : Immédiat
Délai récurrent : Réévaluation et mise à jour périodique (au moins annuel)
Notification incident : Non spécifié dans le texte
Délai correction : À appliquer dès identification d'un manquement
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Atteinte à la réputation
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Peut être imposé par l'autorité de contrôle
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la protection des données (PIA)
  • Politiques de sécurité
  • Formation du personnel
  • Mise en place de contrôles d'accès
  • Audit interne
Preuves attendues : Documentation des mesures Registre des traitements Preuves de formation Rapports d'audit Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (au moins annuel)
Niveau détection : 4/5
La conformité repose sur des preuves documentaires et des audits, la détection directe est difficile sans contrôle externe
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une analyse d'impact sur la protection des données (PIA)
  • Définir et documenter des politiques de protection des données
  • Mettre en place un dispositif de gouvernance des mesures techniques et organisationnelles
  • Former le personnel aux exigences de sécurité et de protection des données
  • Effectuer des revues périodiques des mesures et mettre à jour les documents
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe IT/Sécurité Juridique Ressources financières
KPI : Pourcentage de politiques de protection des données actualisées Nombre d'incidents de non-conformité détectés Temps moyen de mise à jour des mesures Score d’audit de conformité
RGPD-§04-article25
Résumé : L’article impose au responsable du traitement l’obligation de mettre en œuvre, dès la conception et par défaut, des mesures techniques et organisationnelles (ex. pseudonymisation) garantissant la protection des données. Il doit veiller à ce que, par défaut, seules les données nécessaires à chaque finalité soient collectées, traitées, stockées et accessibles, limitant ainsi la quantité, la portée, la durée et l’accès aux informations. Le texte autorise l’usage d’un mécanisme de certification pour prouver la conformité. Le risque inhérent est élevé (score 48) : gravité 4 (atteinte aux droits fondamentaux et sanctions financières), probabilité 3 (complexité de mise en œuvre) et détectabilité 4 (mesures internes). La responsabilité revient principalement au DPO et à la direction, avec la participation des équipes IT, juridique et des utilisateurs. Les délais sont immédiats à la conception, continus par la suite, et la correction doit être rapide. Les sanctions peuvent atteindre 20 M€ ou 4…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles garantissant la protection par défaut.
Intitulé : Protection des données dès la conception et par défaut
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Compte tenu de l'état des connaissances, des coûts de mise en œuvre et de la nature, de la portée, du contexte et des finalités du traitement ainsi que des risques, dont le degré de probabilité et de gravité varie, que présente le traitement pour les droits et libertés des personnes physiques, le responsable du traitement met en œuvre, tant au moment de la détermination des moyens du traitement qu'au moment du traitement lui-même, des mesures techniques et organisationnelles appropriées, telles que la pseudonymisation, qui sont destinées à mettre en œuvre les principes relatifs à la protection des données, par exemple la minimisation des données, de façon effective et à assortir le traitement des garanties nécessaires afin de répondre aux exigences du présent règlement et de protéger les droits de la personne concernée. 2. Le responsable du traitement met en œuvre les mesures techniques et organisationnelles appropriées pour garantir que, par défaut, seules les données à caractère personnel qui sont nécessaires au regard de chaque finalité spécifique du traitement sont traitées. Cela s'applique à la quantité de données à caractère personnel collectées, à l'étendue de leur traitement, à leur durée de conservation et à leur accessibilité. En particulier, ces mesures garantissent que, par défaut, les données à caractère personnel ne sont pas rendues accessibles à un nombre indéterminé de personnes physiques sans l'intervention de la personne physique concernée. 3. Un mécanisme de certification approuvé en vertu de l'article 42 peut servir d'élément pour démontrer le respect des exigences énoncées aux paragraphes 1 et 2 du présent article.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable doit mettre en place, dès la conception du traitement, des mesures techniques et organisationnelles (ex. pseudonymisation) afin d’assurer la minimisation des données, la limitation de la quantité, de la portée et de la durée du traitement, et d’empêcher un accès non autorisé à des tiers, en veillant à ce que, par défaut, seules les données nécessaires à chaque finalité soient traitées et restent accessibles uniquement aux personnes habilitées.
Mots-clés : Protection des données dès la conception par défaut mesures techniques organisationnelles pseudonymisation minimisation limitation confidentialité
Références croisées : RGPD article 25 (Protection des données par défaut) RGPD article 5 (Principes du traitement)
Catégorie : Technique
Sujet principal : Protection des données
Domaine cybersécurité : Confidentialité Intégrité Disponibilité
Actifs concernés : Données à caractère personnel Systèmes d'information Bases de données
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel
Exigences clés :
  • Mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles
  • Pseudonymisation
  • Minimisation des données
  • Limitation de la quantité, de la portée et de la durée du traitement
  • Contrôle d’accès restreint par défaut
Gravité : 4/5
Une non‑conformité compromet les droits fondamentaux à la vie privée, entraîne des fuites de données et expose l’organisme à des sanctions financières lourdes.
Probabilité : 3/5
La mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles adéquates est souvent complexe, surtout pour les organisations disposant de ressources limitées.
Détectabilité : 4/5
Les mesures sont internes et non visibles de l’extérieur ; leur évaluation nécessite des audits ou des revues techniques.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Délégué à la protection des données (DPO) ou responsable conformité RGPD
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : DPO Direction Équipes IT Équipes juridique Utilisateurs
Délai initial : Dès la phase de conception du projet de traitement
Délai récurrent : En continu, à chaque modification ou mise à jour du traitement
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après identification d’une non‑conformité
Amende max : Jusqu'à 20 000 000 € ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension des traitements Restriction des activités Obligation de réparation
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) – ex. CNIL
Pouvoir injonction : L’APD peut ordonner des mesures correctives, des injonctions de mise en conformité ou suspendre les traitements
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Médiation
Contrôles suggérés :
  • Pseudonymisation
  • Chiffrement des données
  • Contrôle d’accès basé sur les rôles
  • Politique de minimisation des données
  • Gestion de la durée de conservation
  • Audit de conformité
Preuves attendues : Documentation des politiques et procédures Registres de traitements Rapports d’audit Logs d’accès Tests de pénétration
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) et à chaque changement majeur
Niveau détection : 4/5
Les mesures sont internes et nécessitent des revues techniques ou des audits pour être vérifiées.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Intégrer la pseudonymisation dès la conception
  • Définir et appliquer une politique de minimisation des données
  • Mettre en place des contrôles d’accès stricts par défaut
  • Former le personnel aux exigences de protection des données
  • Documenter les mesures et réaliser des revues d’audit régulières
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipes IT Équipes juridique Outils de pseudonymisation/chiffrement Programme de formation
KPI : Pourcentage de traitements conformes aux principes de minimisation Délai moyen de mise en conformité des nouveaux traitements Nombre d’incidents liés à la protection des données Résultats des audits de conformité
RGPD-§04-article26
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation de définition d’un accord entre responsables conjoints du traitement
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsque deux responsables du traitement ou plus déterminent conjointement les finalités et les moyens du traitement, ils sont les responsables conjoints du traitement. Les responsables conjoints du traitement définissent de manière transparente leurs obligations respectives aux fins d'assurer le respect des exigences du présent règlement, notamment en ce qui concerne l'exercice des droits de la personne concernée, et leurs obligations respectives quant à la communication des informations visées aux articles 13 et 14, par voie d'accord entre eux, sauf si, et dans la mesure, où leurs obligations respectives sont définies par le droit de l'Union ou par le droit de l'État membre auquel les responsables du traitement sont soumis. Un point de contact pour les personnes concernées peut être désigné dans l'accord.
Interprétation opérationnelle :
Les parties doivent conclure un accord écrit précisant les rôles, les moyens mis en œuvre, le point de contact unique et les modalités de communication des informations obligatoires (articles 13‑14).
Mots-clés : responsable conjoint accord transparence droits de la personne articles 13-14
Références croisées : Article 4 du RGPD (définition de responsable du traitement) Article 13 du RGPD (information des personnes) Article 14 du RGPD (information en cas de traitement autre que directement auprès de la personne)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Accord entre responsables conjoints du traitement
Domaine cybersécurité : Protection des données Gouvernance
Actifs concernés : Données à caractère personnel Systèmes d'information
Périmètre : Traitement conjoint de données à caractère personnel au sein d'organisations ou de groupes d'entreprises
Exigences clés :
  • Définir les rôles et responsabilités
  • Établir un point de contact unique
  • Garantir l'exercice des droits des personnes
  • Communiquer les informations requises par les articles 13-14
Gravité : 3/5
Non‑conformité peut entraîner des violations des droits des personnes, des sanctions financières et une perte de confiance, impactant la réputation et la continuité de l'activité.
Probabilité : 3/5
L'absence d'accord ou un accord mal rédigé est fréquent, surtout dans les groupes ou les partenariats, ce qui augmente la probabilité d’erreur.
Détectabilité : 4/5
L'absence d'accord n’est pas visible quotidiennement ; elle est généralement détectée lors d’audits ou de contrôles de conformité.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Délégué à la protection des données (DPO) ou responsable juridique
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsables conjoints du traitement DPO Équipes juridiques Équipes IT Direction
Délai initial : Immédiat (définir l’accord dès la prise de conscience de la co‑responsabilité)
Délai récurrent : Annuel (revue et mise à jour de l’accord)
Notification incident : Dans les 72 heures après la constatation d’un manquement
Délai correction : Sous 30 jours pour remédier à tout défaut identifié
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou interdiction temporaire du traitement Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) de l'État membre
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mettre en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaborer un accord de traitement conjoint signé par toutes les parties
  • Désigner un point de contact unique
  • Documenter les rôles et les moyens mis en œuvre
  • Mettre en place un processus de suivi et de mise à jour périodique
  • Former les équipes concernées
Preuves attendues : Copie signée de l'accord Registre des parties prenantes Procédures internes de gestion des droits Rapports d'audit de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
L'absence d'accord n’est pas détectable en temps réel ; la détection repose sur des revues périodiques ou des audits.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier toutes les entités traitant les données en commun
  • Rédiger et faire signer un accord de traitement conjoint détaillant rôles, moyens et point de contact
  • Intégrer le point de contact dans les registres internes et les notices de confidentialité
  • Former les équipes concernées aux obligations de partage et d’exercice des droits
  • Mettre en place un calendrier de revue annuelle de l’accord
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique DPO Consultant en gouvernance des données Outils de gestion documentaire Temps de projet
KPI : Existence d'un accord signé et archivé Délais de traitement des demandes d’accès, de rectification et d’effacement Taux de conformité des communications aux personnes (articles 13‑14)
RGPD-§04-article27
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable ou le sous‑traitant doit désigner par écrit un représentant dans l’Union.
Intitulé : Obligation de désigner un représentant dans l’Union pour les responsables du traitement ou sous‑traitants non établis dans l’Union
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
1. Lorsque l'article 3, paragraphe 2, s'applique, le responsable du traitement ou le sous-traitant désigne par écrit un représentant dans l'Union. 2. L'obligation prévue au paragraphe 1 du présent article ne s'applique pas: a) | à un traitement qui est occasionnel, qui n'implique pas un traitement à grande échelle des catégories particulières de données visées à l'article 9, paragraphe 1, ou un traitement de données à caractère personnel relatives à des condamnations pénales et à des infractions visées à l'article 10, et qui n'est pas susceptible d'engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes physiques, compte tenu de la nature, du contexte, de la portée et des finalités du traitement; ou b) | à une autorité publique ou à un organisme public; 3. Le représentant est établi dans un des États membres dans lesquels se trouvent les personnes physiques dont les données à caractère personnel font l'objet d'un traitement lié à l'offre de biens ou de services, ou dont le comportement fait l'objet d'un suivi. 4. Le représentant est mandaté par le responsable du traitement ou le sous-traitant pour être la personne à qui, notamment, les autorités de contrôle et les personnes concernées doivent s'adresser, en plus ou à la place du responsable du traitement ou du sous-traitant, pour toutes les questions relatives au traitement, aux fins d'assurer le respect du présent règlement. 5. La désignation d'un représentant par le responsable du traitement ou le sous-traitant est sans préjudice d'actions en justice qui pourraient être intentées contre le responsable du traitement ou le sous-traitant lui-même.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement ou le sous‑traitant doit, par écrit, nommer un représentant situé dans l’Union qui sera le contact privilégié des autorités de contrôle et des personnes concernées.
Mots-clés : représentant responsable du traitement sous-traitant Union désignation autorités de contrôle personnes concernées
Références croisées : Article 3 du RGPD
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Désignation d'un représentant dans l'Union
Domaine cybersécurité : Protection des données
Actifs concernés : -
Périmètre : Traitement de données à caractère personnel effectué par un responsable du traitement ou un sous-traitant non établis dans l'Union
Exigences clés :
  • Nomination écrite du représentant
  • Localisation du représentant dans l’Union
  • Mandat du représentant pour être interlocuteur des autorités et des personnes concernées
Gravité : 4/5
Sanctions administratives élevées (jusqu’à 4 % du CA mondial ou 20 M€), atteinte à la réputation et perte de confiance des personnes concernées.
Probabilité : 3/5
Les organisations hors UE peuvent négliger la désignation, surtout si le traitement est perçu comme «occasionnel», créant un risque d’omission.
Détectabilité : 3/5
L’obligation est écrite et visible, mais la mise en œuvre dépend de processus internes ; la détection se fait surtout lors d’audits ou de plaintes, pas de façon automatique.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous-traitant Représentant Autorités de contrôle Personnes concernées
Délai initial : Avant le début du traitement ou dès la première activité de traitement
Délai récurrent : N/A (obligation ponctuelle)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après constat de non‑conformité
Amende max : Jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 20 M€, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension des transferts de données Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) de l’État membre concerné
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de désignation du représentant
Recours : Recours administratif auprès de l’APD Recours judiciaire devant le tribunal administratif
Contrôles suggérés :
  • Nomination d’un représentant légalement désigné
  • Rédaction d’un mandat écrit
  • Mise à jour du registre des traitements
  • Formation du personnel aux exigences du représentant
Preuves attendues : Document de désignation signé Contrat ou mandat du représentant Registre des traitements à jour
Fréquence : Ponctuelle (au moment de la désignation) et périodique (vérification annuelle)
Niveau détection : 3/5
Détection via audits internes ou réclamations, pas de mécanisme automatisé
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier la nécessité de désigner un représentant
  • Sélectionner un représentant dans l’Union
  • Rédiger et signer le mandat écrit
  • Inscrire le représentant dans le registre des traitements
  • Former le représentant et les équipes concernées
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Ressources administratives Outils de gestion des données
KPI : Existence d’un représentant désigné Date de désignation Conformité du mandat Temps de mise en place
RGPD-§04-article28
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le sous‑traitant doit traiter les données uniquement sur instruction du responsable et assurer leur sécurité.
Intitulé : Obligations du sous‑traitant (article 28 RGPD)
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le sous‑traitant doit être sélectionné avec des garanties suffisantes, ne pas recruter d’autres sous‑traitants sans autorisation écrite du responsable, être lié par un contrat conforme aux exigences du RGPD (article 28) et, le cas échéant, fournir des preuves de conformité (code de conduite, certification).
Interprétation opérationnelle :
Le sous‑traitant doit être choisi parmi ceux qui offrent des garanties adéquates, ne pas sous‑traiter sans autorisation écrite du responsable, respecter les obligations du contrat (instruction, confidentialité, sécurité, assistance, suppression des données, transparence pour audits) et informer immédiatement le responsable en cas d’instruction illégale.
Mots-clés : sous‑traitant garantie autorisation contrat article 28 RGPD code de conduite certification transfert suppression audit
Références croisées : Article 28 RGPD Article 40 RGPD Article 42 RGPD Article 43 RGPD Article 93 RGPD Article 63 RGPD Article 82-84 RGPD
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Obligations du sous‑traitant en matière de protection des données
Domaine cybersécurité : protection des données sécurité des systèmes confidentialité intégrité disponibilité
Actifs concernés : données à caractère personnel informations sur les personnes concernées données sensibles
Périmètre : Traitement effectué pour le compte d’un responsable du traitement (ex. externalisation, sous‑traitance, fournisseurs externes)
Exigences clés :
  • Garanties suffisantes
  • Autorisation écrite préalable pour sous‑traitants
  • Contrat conforme aux exigences de l’article 28
  • Respect des instructions du responsable
  • Confidentialité des personnes autorisées
  • Mise en œuvre des mesures de sécurité (article 32)
  • Assistance aux demandes d’exercice des droits
  • Suppression ou retour des données à la fin du traitement
  • Transparence et disponibilité d’informations pour audits
  • Déclaration immédiate en cas d’instruction illégale
Gravité : 4/5
Risques financiers (amendes jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires), atteinte aux droits fondamentaux et atteinte à la réputation de l’entreprise.
Probabilité : 3/5
La conformité nécessite des contrats, une due diligence et un suivi, ce qui est réalisable mais peut être négligé en pratique.
Détectabilité : 2/5
Les obligations sont inscrites dans le contrat et peuvent être vérifiées via audits, registres et contrôles de sécurité, rendant la non‑conformité détectable avec un effort modéré.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant DPO Autorité de contrôle Clients/usagers
Délai initial : Avant le début du traitement (signature du contrat)
Délai récurrent : Annuel (revue du contrat et des garanties)
Notification incident : Immédiat
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la constatation
Amende max : Jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension du traitement Radiation du registre des traitements Responsabilité civile Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données compétente (ex. CNIL, ICO, etc.)
Pouvoir injonction : L'Autorité de contrôle peut ordonner la suspension ou l'interruption du traitement illégal
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Action judiciaire devant le tribunal administratif Demande de révision du contrat Indemnisation du préjudice
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact sur la protection des données (EIPD) avant sous‑traitance
  • Vérification de la conformité du contrat (clauses type, mentions article 28)
  • Audit de sécurité et de protection des données du sous‑traitant
  • Contrôle de la traçabilité des accès et des traitements
  • Formation du personnel du sous‑traitant aux exigences RGPD
  • Mise en place d'un registre des sous‑traitants et des accords
  • Utilisation de codes de conduite ou mécanismes de certification
Preuves attendues : Contrat signé avec clauses RGPD Attestations de conformité Rapports d'audit Logs d'accès Certificats de conformité (ISO 27001, etc.) Échanges de notifications d'incident Documentation des instructions et des mesures de sécurité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection possible via audits contractuels, revues de conformité et monitoring des indicateurs de sécurité
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier tous les sous‑traitants actuels
  • Mettre en place un processus d'évaluation et de sélection des sous‑traitants avec garanties
  • Rédiger ou mettre à jour les contrats avec les clauses obligatoires (article 28)
  • Obtenir l'autorisation écrite du responsable avant tout sous‑traitant supplémentaire
  • Mettre en place un registre des sous‑traitants et des accords
  • Former le personnel du sous‑traitant aux exigences RGPD
  • Planifier des audits périodiques de conformité
  • Mettre en place un mécanisme de notification immédiate en cas d'instruction illégale
  • Documenter les mesures de sécurité (article 32) et les preuves de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Juridique (contractualisation) Sécurité/IT (audit et contrôle) DPO Ressources humaines (formation) Outils de suivi (GRC)
KPI : Pourcentage de sous‑traitants couverts par un contrat conforme Délai moyen entre la désignation et la signature du contrat Nombre d'audits de conformité réalisés par année Taux de conformité des mesures de sécurité (rapports d'audit) Incidents de non‑conformité détectés
RGPD-§04-article29
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Le sous‑traitant ne peut traiter les données que sur instruction ou obligation légale.
Intitulé : Obligation d’instruction préalable au traitement des données à caractère personnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de ne pas faire
Texte original :
Le sous-traitant et toute personne agissant sous l'autorité du responsable du traitement ou du sous-traitant, qui a accès à des données à caractère personnel, ne peut pas traiter ces données, excepté sur instruction du responsable du traitement, à moins d'y être obligé par le droit de l'Union ou le droit d'un État membre.
Interprétation opérationnelle :
Le sous‑traitant et les personnes qui traitent les données en son nom doivent obtenir une instruction explicite du responsable avant tout traitement, sauf si la loi les oblige à le faire.
Mots-clés : traitement données à caractère personnel instruction responsable du traitement obligation légale interdiction
Références croisées : RGPD (UE) 2016/679 Loi Informatique et Libertés Règlement ePrivacy
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Respect de l'instruction préalable au traitement des données personnelles
Domaine cybersécurité : confidentialité conformité
Actifs concernés : données à caractère personnel informations personnelles
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés par le sous‑traitant ou les personnes agissant sous l’autorité du responsable du traitement, dans le cadre de l’Union européenne ou d’un État membre.
Exigences clés :
  • Obtenir une instruction écrite ou claire du responsable avant tout traitement
  • Ne pas traiter les données sans instruction
  • Respecter les exceptions légales obligatoires
  • Documenter les instructions et les exceptions
  • Former les personnels aux obligations
Gravité : 5/5
Sanctions administratives pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires ou 20 M€, atteinte à la réputation et risques juridiques graves.
Probabilité : 3/5
Absence fréquente de procédures d’instruction claires et de formalisation contractuelle dans de nombreuses organisations.
Détectabilité : 4/5
Le non‑respect peut rester masqué jusqu’à un audit ou une fuite de données, rendant la détection difficile.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant DPO Équipe informatique Direction juridique Auditeurs
Délai initial : Immédiat (dès la désignation du sous‑traitant ou le début du traitement)
Délai récurrent : Permanent (surveillance continue)
Notification incident : À définir selon le RGPD (72 h après détection d’un traitement non autorisé)
Délai correction : Immédiat après détection de la non‑conformité
Amende max : Jusqu'à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, selon le droit de l’Union ou du État membre.
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites civiles Radiation de la liste des sous‑traitants Suspension d’accès aux systèmes Atteinte à la réputation
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) nationale (ex. CNIL, ICC)
Pouvoir injonction : L'APD peut ordonner la suspension ou l'interdiction du traitement illégal.
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire devant les tribunaux administratifs Médiation
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un processus d'instruction formelle
  • Documentation des instructions (contrats, directives)
  • Formation du personnel aux exigences RGPD
  • Contrôles d'audit périodiques
  • Gestion des accès et traçabilité
  • Politiques de confidentialité
Preuves attendues : Contrats de sous‑traitance avec clause d'instruction Procès-verbaux d'instruction Registres de traitements Rapports d'audit Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) et à chaque changement de processus
Niveau détection : 4/5
Risque de non‑conformité difficile à détecter sans audit ou revue documentaire
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer une procédure d'instruction écrite du responsable
  • Intégrer la clause d'instruction dans tous les contrats de sous‑traitance
  • Former les équipes techniques et administratives
  • Mettre en place un registre des instructions et des exceptions légales
  • Effectuer des audits de conformité semestriels
  • Documenter les contrôles d'accès et les traces de traitement
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Responsable de la protection des données Juriste spécialisé RGPD Consultant en conformité Équipe IT Formateurs
KPI : Taux de conformité des instructions reçues Nombre d'audits de conformité réalisés Temps moyen de traitement des demandes d'instruction Incidents liés à un traitement non autorisé
RGPD-§04-article30
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit tenir un registre des activités de traitement.
Intitulé : Registre des activités de traitement
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Chaque responsable du traitement et, le cas échant, le sous‑traitant tiennent un registre des activités de traitement effectuées sous leur responsabilité. Ce registre comporte toutes les informations suivantes: a) le nom et les coordonnées du responsable du traitement et, le cas échant, du responsable conjoint du traitement, du représentant du responsable du traitement et du délégué à la protection des données; b) les finalités du traitement; c) une description des catégories de personnes concernées et des catégories de données à caractère personnel; d) les catégories de destinataires auxquels les données à caractère personnel ont été ou seront communiquées, y compris les destinataires dans des pays tiers ou des organisations internationales; e) le cas échant, les transferts de données à caractère personnel vers un pays tiers ou à une organisation internationale, y compris l'identification du pays tiers ou de cette organisation internationale et, dans le cas des transferts visés à l'article 49, paragraphe 1, deuxième aléna, les documents attestant de l'existence de garanties appropriées; f) dans la mesure du possible, les délais prévus pour l'effacement des différentes catégories de données; g) dans la mesure du possible, une description générale des mesures de sécurité techniques et organisationnelles visées à l'article 32, paragraphe 1.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement et le sous‑traitant doivent conserver, sous forme écrite ou électronique, un registre complet listant les activités de traitement, incluant les informations a) à g) (responsables, finalités, catégories de personnes et de données, destinataires, transferts, délais d’effacement, mesures de sécurité).
Mots-clés : registre activités de traitement responsable du traitement sous‑traitant finalités catégories de personnes catégories de données destinataires transferts délais d’effacement mesures de sécurité article 32 article 9 article 10 obligation de documentation conformité RGPD
Références croisées : Article 30 RGPD Article 32 RGPD Article 9 RGPD Article 10 RGPD Article 49 RGPD
Catégorie : Documentation
Sujet principal : Tenue et mise à jour du registre des activités de traitement
Domaine cybersécurité : Gestion des données personnelles Sécurité de l’information Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel Catégories de personnes concernées Catégories de destinataires Transferts internationaux de données
Périmètre : Toutes les organisations (y compris les sous‑traitants) quel que soit le secteur, sauf les structures de moins de 250 employés dont le traitement est non risqué, occasionnel ou limité aux données sensibles (article 9) ou aux données de condamnations (article 10)
Exigences clés :
  • Obligation de tenir un registre écrit ou électronique contenant les informations a) à g)
  • Inclusion des finalités, catégories de personnes, données, destinataires, transferts, délais d’effacement et mesures de sécurité
  • Mise à disposition du registre sur demande de l’autorité de contrôle
  • Exemption possible pour les organisations de moins de 250 employés si le traitement est non risqué, occasionnel ou limité aux données sensibles
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la conformité légale, sanctions administratives lourdes, perte de confiance et incapacité de répondre aux demandes d’accès ou de suppression des données.
Probabilité : 3/5
La tenue d’un registre détaillé est souvent négligée ou mal entretenue, surtout dans les organisations de taille moyenne, ce qui augmente la probabilité de non‑conformité.
Détectabilité : 2/5
Le registre doit être mis à disposition de l’autorité de contrôle sur demande, rendant la non‑conformité rapidement détectable lors d’un audit ou d’une inspection.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant Délégué à la protection des données Autorité de protection des données Direction juridique Direction informatique
Délai initial : Immédiat (dès le début du traitement)
Délai récurrent : Continu
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat (dès détection)
Amende max : Non spécifié (RGPD : jusqu’à 20 M€ ou 4 % du CA)
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension des activités de traitement Restriction de droits Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : L’APD peut ordonner la mise en conformité, sous astreinte, et, le cas échéant, suspendre ou interdire le traitement
Recours : Recours administratif à l’APD Recours judiciaire devant le tribunal administratif Mise en demeure
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre électronique conforme aux exigences GDPR
  • Définition de procédures internes de tenue et de mise à jour du registre
  • Formation du personnel responsable à la tenue du registre
  • Audit régulier du registre par le DPO ou un auditeur externe
  • Contrôle de la disponibilité et de la sécurité du registre (accès restreint, sauvegarde)
Preuves attendues : Registre écrit ou électronique contenant toutes les informations a)-g) Documents justificatifs des transferts internationaux (clauses contractuelles, BCR, etc.) Attestations de mesures de sécurité techniques et organisationnelles Historique des modifications du registre
Fréquence : Annuel ou à chaque changement majeur
Niveau détection : 2/5
Le registre doit être présenté aux autorités de contrôle sur demande, rendant la non‑conformité rapidement détectable lors d’un audit.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer un responsable de la tenue du registre
  • Mettre en place un outil informatique dédié
  • Documenter les catégories d'activités de traitement
  • Former le personnel concerné
  • Effectuer un audit de conformité initial
  • Mettre à jour le registre en continu
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO ou responsable conformité Logiciel de gestion documentaire Temps du personnel (mise en place, mise à jour) Formation
KPI : Existence d'un registre complet et à jour Taux de conformité des informations obligatoires Délai de mise à jour après un changement de traitement Nombre d'incidents liés à la non-conformité du registre Disponibilité du registre pour l'APD sur demande
RGPD-§04-article31
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Coopérer avec l'autorité de contrôle à sa demande dans l'exécution de ses missions
Intitulé : Obligation de coopération avec l'autorité de contrôle et de sécurité des données à caractère personnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Coopération avec l'autorité de contrôle Le responsable du traitement et le sous-traitant ainsi que, le cas échéant, leurs représentants coopèrent avec l'autorité de contrôle, à la demande de celle-ci, dans l'exécution de ses missions. Section 2 Sécurité des données à.caractère personnel
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement et le sous‑traitant, ainsi que leurs représentants le cas échéant, doivent coopérer avec l'autorité de contrôle sur demande et mettre en œuvre des mesures de sécurité des données à caractère personnel.
Mots-clés : coopération autorité de contrôle sécurité des données responsable du traitement sous-traitant obligation légale
Références croisées : RGPD article 32 Loi Informatique et Libertés Directive NIS
Catégorie : Technique
Sujet principal : Sécurité des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : Confidentialité Intégrité Disponibilité Conformité
Actifs concernés : données à caractère personnel systèmes d'information
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés par le responsable du traitement et le sous‑traitant sur le territoire français
Exigences clés :
  • Coopération avec l'autorité de contrôle
  • Mise en œuvre de mesures de sécurité techniques et organisationnelles
  • Respect des obligations de sécurité du RGPD
Gravité : 4/5
Un manquement peut entraîner une fuite de données personnelles, préjudice aux droits des personnes, atteinte à la réputation et sanctions financières lourdes.
Probabilité : 3/5
La complexité des exigences et la nécessité de coopération continue augmentent la probabilité d'omission ou de mauvaise mise en œuvre.
Détectabilité : 4/5
Les failles de sécurité et la non‑coopération sont souvent détectées uniquement lors d'audits ou d'incidents, ce qui rend la non‑conformité difficile à identifier a priori.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous-traitant Délégué à la protection des données Autorité de contrôle
Délai initial : Dès réception de la demande de l'autorité de contrôle
Délai récurrent : Continu
Notification incident : Dans les 72 heures
Délai correction : En continu, sans délai spécifique
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4% du chiffre d'affaires mondial, selon la législation applicable
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (CNIL)
Pouvoir injonction : L'autorité peut ordonner la mise en conformité ou suspendre les traitements
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Programme de sécurité des données
  • Gestion des accès et des identités
  • Chiffrement des données
  • Audit de conformité périodique
Preuves attendues : Registre des traitements Politiques de sécurité Logs d'accès Rapports d'audit Preuves de coopération avec l'autorité
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 3/5
Modérément détectable via audits, monitoring et revues de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner un DPO ou désigner un responsable de la protection des données
  • Établir et tenir à jour un registre des traitements
  • Mettre en place un programme de sécurité (chiffrement, contrôle d'accès, sauvegarde)
  • Former le personnel aux exigences RGPD et à la coopération avec l'autorité
  • Tester et documenter le processus de réponse aux incidents et à la notification
  • Documenter la coopération avec l'autorité de contrôle (demandes, réponses, preuves)
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
RGPD-§04-article32
Résumé : L’article 32 du RGPD impose au responsable du traitement et au sous‑traitant l’obligation de mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriées, proportionnées au risque, afin de garantir la sécurité du traitement des données à caractère personnel. Il précise notamment l’usage de la pseudonymisation et du chiffrement, la mise en place de moyens assurant confidentialité, intégrité, disponibilité et résilience des systèmes, ainsi que la capacité de restaurer rapidement les données en cas d’incident. La conformité repose sur une évaluation continue des risques (destruction, perte, altération, divulgation ou accès non autorisé) et sur des tests réguliers d’efficacité des contrôles. Le texte indique que le respect peut être démontré par l’adoption d’un code de conduite ou d’un mécanisme de certification. Il impose également que toute personne ayant accès aux données ne les traite que sur instruction du responsable, sauf obligation légale. Le non‑respect expose à des s…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles assurant la sécurité du traitement
Intitulé : Sécurité du traitement
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Compte tenu de l'état des connaissances, des coûts de mise en œuvre et de la nature, de la portée, du contexte et des finalités du traitement ainsi que des risques, dont le degré de probabilité et de gravité varie, pour les droits et libertés des personnes physiques, le responsable du traitement et le sous-traitant mettent en œuvre les mesures techniques et organisationnelles appropriées afin de garantir un niveau de sécurité adapté au risque, y compris entre autres, selon les besoins: a) la pseudonymisation et le chiffrement des données à caractère personnel; b) des moyens permettant de garantir la confidentialité, l'intégrité, la disponibilité et la résilience constantes des systèmes et des services de traitement; c) des moyens permettant de rétablir la disponibilité des données à caractère personnel et l'accès à celles-ci dans des délais appropriés en cas d'incident physique ou technique; d) une procédure visant à tester, à analyser et à évaluer régulièrement l'efficacité des mesures techniques et organisationnelles pour assurer la sécurité du traitement. Lors de l'évaluation du niveau de sécurité approprié, il est tenu compte en particulier des risques que présente le traitement, résultant notamment de la destruction, de la perte, de l'altération, de la divulgation non autorisée de données à caractère personnel transmises, conservées ou traitées d'une autre manière, ou de l'accès non autorisé à de telles données, de manière accidentelle ou illicite. L'application d'un code de conduite approuvé comme le prévoit l'article 40 ou d'un mécanisme de certification approuvé comme le prévoit l'article 42 peut servir d'élément pour démontrer le respect des exigences prévues au paragraphe 1 du présent article. Le responsable du traitement et le sous-traitant prennent des mesures afin de garantir que toute personne physique agissant sous l'autorité du responsable du traitement ou sous celle du sous-traitant, qui a accès à des données à caractère personnel, ne les traite pas, excepté sur instruction du responsable du traitement, à moins d'y être obligée par le droit de l'Union ou le droit d'un État membre.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement et le sous‑traitant doivent déployer des mesures techniques (pseudonymisation, chiffrement) et organisationnelles (politiques, formation, gestion des accès) adaptées au niveau de risque afin d’assurer la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité et la résilience des systèmes, ainsi que la capacité de restauration rapide des données après un incident. Ils doivent mettre en place une procédure d’évaluation périodique de l’efficacité de ces mesures, et peuvent s’appuyer sur un code de conduite ou un mécanisme de certification pour prouver leur conformité. Toute personne ayant accès aux données ne doit les traiter que sur instruction du responsable, sauf si la loi l’y oblige.
Mots-clés : pseudonymisation chiffrement confidentialité intégrité disponibilité résilience restauration tests évaluation risques protection des données responsable du traitement sous‑traitant article 32 GDPR
Références croisées : Article 5 RGPD (principes de traitement) Article 24 RGPD (sécurité du traitement) Article 32 RGPD Article 40 RGPD (code de conduite) Article 42 RGPD (mécanisme de certification)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Sécurité du traitement des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : Confidentialité Intégrité Disponibilité Résilience Gestion des incidents Évaluation des risques Cryptographie Pseudonymisation
Actifs concernés : données à caractère personnel systèmes de traitement services de traitement
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel, quels que soient le type, la nature, la localisation ou la finalité
Exigences clés :
  • Pseudonymisation et chiffrement
  • Mesures de confidentialité, intégrité, disponibilité et résilience
  • Récupération rapide des données en cas d’incident
  • Tests réguliers d’efficacité des mesures
Gravité : 4/5
Une violation peut entraîner une perte, une altération ou une divulgation non autorisée de données personnelles, causant des préjudices importants aux droits et libertés des personnes (financiers, réputationnels, juridiques).
Probabilité : 3/5
Bien que l’obligation soit claire, de nombreuses organisations ne mettent pas en œuvre toutes les mesures requises, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas inévitable.
Détectabilité : 4/5
Les indicateurs de non‑conformité (absence de chiffrement, logs incomplets, procédures manquantes) sont souvent invisibles sans audit ou analyse forénique, rendant la détection difficile.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement / DPO
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant Délégué à la protection des données (DPO) Direction sécurité informatique Équipes IT Direction juridique
Délai initial : Immédiat (dès la mise en place du traitement)
Délai récurrent : Périodique (au moins annuel)
Notification incident : Dans les 72 heures après constatation de l’incident
Délai correction : Dans les 30 jours suivant l’identification de la faille ou du manquement
Amende max : Jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Sanctions administratives Litiges civils Atteinte à la réputation Suspension ou interdiction du traitement
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : Peut ordonner la mise en conformité ou la suspension du traitement
Recours : Recours administratif auprès de l’APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Pseudonymisation
  • Chiffrement fort
  • Gestion des accès (IAM)
  • Surveillance continue
  • Tests d’intrusion
  • Analyse de vulnérabilité
  • Plan de reprise d’activité (PRA)
  • Procédures de réponse à incident
Preuves attendues : Documentation des mesures techniques Politiques de sécurité Rapports de tests Registres de traitements Preuves de chiffrement Logs d’accès
Fréquence : Annuel (ou à chaque changement majeur)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit ou analyse forénique
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer le niveau de sécurité actuel
  • Mettre en place le chiffrement et le pseudonymisation
  • Définir et documenter les mesures de confidentialité, intégrité, disponibilité
  • Mettre en place des tests réguliers d’efficacité
  • Former le personnel aux bonnes pratiques
  • Établir un processus de notification d’incident
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe IT/Sécurité Outils de chiffrement Solutions de backup Formation
KPI : Pourcentage de données chiffrées Taux de conformité des contrôles de sécurité Délai de réponse à un incident Nombre de tests d’intrusion réalisés par période
RGPD-§04-article33
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Notifier la violation à l'autorité de contrôle dans les 72 heures, sauf si aucun risque.
Intitulé : Notification à l'autorité de contrôle d'une violation de données à caractère personnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
En cas de violation de données à caractère personnel, le responsable du traitement en notifie la violation en question à l'autorité de contrôle compétente conformément à l'article 55, dans les meilleurs délais et, si possible, 72 heures au plus tard après en avoir pris connaissance, à moins que la violation ne soit pas susceptible d'engendrer un risque pour les droits et libertés des personnes physiques. Le sous-traitant notifie au responsable du traitement toute violation de données à caractère personnel dans les meilleurs délais après en avoir pris connaissance. La notification doit décrire la nature de la violation, le nombre approximatif de personnes et d'enregistrements concernés, les coordonnées du délégué à la protection des données ou d'un autre point de contact, les conséquences probables et les mesures prises ou proposées pour remédier à la violation, et, le cas échéant, les mesures d'atténuation.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit informer rapidement (max 72 h) l'autorité de contrôle de toute violation de données personnelles, sauf si la violation est jugée sans risque; le sous‑traitant doit alerter le responsable dès qu’il en a connaissance. La notification doit inclure les détails de la violation, les contacts du DPO, les conséquences probables et les mesures correctives envisagées.
Mots-clés : notification autorité de contrôle violation de données responsable du traitement sous‑traitant 72 heures délais documentation
Références croisées : RGPD article 55 Loi Informatique et Libertés 78-17
Catégorie : Notification
Sujet principal : Notification des violations de données à caractère personnel aux autorités de contrôle
Domaine cybersécurité : protection des données gestion des incidents conformité RGPD
Actifs concernés : données à caractère personnel systèmes d'information registres de traitements
Périmètre : Tous les responsables du traitement et les sous‑traitants traitant des données à caractère personnel en France, soumis au RGPD ou à la loi Informatique et Libertés
Exigences clés :
  • Notifier l'autorité de contrôle dans les 72 heures
  • Fournir les informations a, b, c, d
  • Informer le DPO ou point de contact
  • Documenter la violation
  • Informer le responsable du traitement si sous‑traitant
Gravité : 4/5
La violation peut porter atteinte aux droits et libertés des personnes, entraîner des préjudices réputationnels, financiers et juridiques, et générer des sanctions lourdes.
Probabilité : 3/5
Les violations sont fréquentes et le respect du délai de 72 h peut être difficile à garantir sans processus dédié.
Détectabilité : 4/5
Les fuites peuvent rester invisibles pendant longtemps, la détection dépend souvent d'audits ou de surveillance continue.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant Délégué à la protection des données Autorité de contrôle Personnes concernées
Délai initial : Dès que le responsable du traitement a pris connaissance de la violation
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : 72 heures au plus tard
Délai correction : Immédiat après la notification, actions de remédiation
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4% du chiffre d'affaires annuel mondial
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension des activités de traitement Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de contrôle (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de mettre en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un processus de détection et de notification
  • Formation du personnel aux exigences RGPD
  • Évaluation d'impact sur la protection des données (PIA)
Preuves attendues : Registre des violations Documentation détaillée (rapport d'incident) Preuves de notification (accusé de réception)
Fréquence : Continu
Niveau détection : 4/5
Les incidents peuvent rester invisibles sans audits réguliers; nécessite surveillance et logs.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir un processus interne de notification
  • Former les équipes aux exigences de 72 h
  • Mettre en place des outils de journalisation et d'alerte
  • Élaborer un plan de réponse aux incidents
  • Documenter chaque violation
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Responsable de la conformité Délégué à la protection des données Équipe IT Formateur sécurité Outils de suivi
KPI : Temps moyen de notification (heures) Pourcentage de violations notifiées dans les 72 h Nombre d'incidents détectés Conformité du registre des violations
RGPD-§04-article34
Résumé : L’article 34 du RGPD impose au responsable du traitement, dès qu’une violation de données à caractère personnel est susceptible de présenter un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques, de communiquer cette violation à la personne concernée « dans les meilleurs délais ». La communication doit être claire, simple et contenir, au minimum, la nature de la violation, les catégories de données affectées, les conséquences probables et les mesures prises ou envisagées. Elle n’est pas obligatoire si les données sont protégées par des mesures techniques ou organisationnelles (ex. chiffrement) qui les rendent illisibles, si les mesures ultérieures éliminent le risque élevé, ou si la mise en œuvre d’une telle communication impliquerait un effort disproportionné, auquel cas une diffusion publique ou une autre mesure équivalente suffit. L’autorité de contrôle peut, après examen, exiger la communication si le responsable ne l’a pas déjà faite. Le non‑respect expose à des san…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Communiquer la violation de données à la personne concernée dès que le risque est élevé.
Intitulé : Notification des violations de données à caractère personnel aux personnes concernées
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Communication à la personne concernée d'une violation de données à caractère personnel 1. Lorsqu'une violation de données à caractère personnel est susceptible d'engendrer un risque élevé pour les droits et libertés d'une personne physique, le responsable du traitement communique la violation de données à caractère personnel à la personne concernée dans les meilleurs délais. 2. La communication à la personne concernée visée au paragraphe 1 du présent article décrit, en des termes clairs et simples, la nature de la violation de données à caractère personnel et contient au moins les informations et mesures visées à l'article 33, paragraphe 3, points b), c) et d). 3. La communication à la personne concernée visée au paragraphe 1 n'est pas nécessaire si l'une ou l'autre des conditions suivantes est remplie: a) | le responsable du traitement a mis en œuvre les mesures de protection techniques et organisationnelles appropriées et ces mesures ont été appliquées aux données à caractère personnel affectées par ladite violation, en particulier les mesures qui rendent les données à caractère personnel incompréhensibles pour toute personne qui n'est pas autorisée à y avoir accès, telles que le chiffrement; ---|--- b) | le responsable du traitement a pris des mesures ultérieures qui garantissent que le risque élevé pour les droits et libertés des personnes concernées visé au paragraphe 1 n'est plus susceptible de se matérialiser; ---|--- c) | elle exigerait des efforts disproportionnés. Dans ce cas, il est plutôt procédé à une communication publique ou à une mesure similaire permettant aux personnes concernées d'être informées de manière tout aussi efficace. 4. Si le responsable du traitement n'a pas déjà communiqué à la personne concernée la violation de données à caractère personnel la concernant, l'autorité de contrôle peut, après avoir examiné si cette violation de données à caractère personnel est susceptible d'engendrer un risque élevé, exiger du responsable du traitement qu'il procède à cette communication ou décider que l'une ou l'autre des conditions visées au paragraphe 3 est remplie. Section 3 Analyse d'impact relative à la protection des donnés et consultation préalable
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit, dès qu’une violation présente un risque élevé pour les droits et libertés, informer immédiatement la personne concernée. L’information doit être simple, préciser la nature de la violation et inclure les éléments obligatoires (description, mesures prises, contacts, conséquences). L’obligation s’annule si des mesures de protection (ex. chiffrement) ont été appliquées, si le risque a été atténué, ou si la mise en œuvre des mesures serait disproportionnée – dans ce cas une diffusion publique suffit.
Mots-clés : notification donnée à caractère personnel violation responsable du traitement risque élevé droits et libertés communication mesures de protection chiffrement publicité autorité de contrôle
Références croisées : RGPD Art. 33 RGPD Art. 34 RGPD Art. 5 RGPD Art. 32 ISO 27701 Directive NIS
Catégorie : Notification
Sujet principal : Notification des personnes concernées suite à une violation de données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des incidents Sécurité des systèmes d'information
Actifs concernés : -
Périmètre : Tous les responsables du traitement (publics et privés) soumis au RGPD
Exigences clés :
  • Communiquer rapidement la violation aux personnes concernées
  • Fournir des informations claires et simples
  • Inclure les éléments obligatoires de l’article 33(3) b), c) et d)
  • Exemptions si mesures de protection ou risques atténués
  • Communication publique si effort disproportionné
Gravité : 4/5
La fuite de données personnelles peut entraîner un préjudice important pour les droits et libertés (vol d’identité, fraude, atteinte à la vie privée, dommages réputationnels) et expose l’organisme à des sanctions financières et juridiques.
Probabilité : 3/5
Les violations peuvent résulter d’attaques cybernétiques, d’erreurs humaines ou de failles techniques ; la probabilité d occurrence est donc modérée.
Détectabilité : 3/5
La détection d’une violation dépend de la mise en place de contrôles de surveillance (SIEM, logs) ; elle n’est pas toujours immédiate, surtout si la compromission est discrète.
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement (DPO ou DPO délégué)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO Direction générale Service informatique Service juridique Personnes concernées
Délai initial : Dans les meilleurs délais, généralement sous 72 h après prise de connaissance
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Dans les meilleurs délais
Délai correction : Immédiat après la notification, avec mise en œuvre des mesures correctives
Amende max : Jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Sanctions administratives Mise en demeure Restriction ou suspension du traitement Atteinte à la réputation
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : L’APD peut ordonner la communication à la personne concernée
Recours : Recours administratif auprès de l’APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Détection et alertes en temps réel (SIEM)
  • Chiffrement des données sensibles
  • Politiques de gestion des incidents
  • Formation du personnel aux exigences RGPD
  • Mise à jour du registre des traitements
Preuves attendues : Logs d’accès et d’événements Rapports d’incident Attestations de chiffrement Procédures d’escalade documentées
Fréquence : Continuous (détection) / périodique (examen annuel des politiques)
Niveau détection : 3/5
Détection possible via SIEM et monitoring, mais dépend de la maturité des contrôles et de la disponibilité des logs.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place une procédure de notification aux personnes concernées
  • Former le personnel aux exigences de communication RGPD
  • Implémenter le chiffrement des données à caractère personnel
  • Déployer des mécanismes de détection d’incidents et d’alerte
  • Conserver des preuves d’audit (logs, rapports)
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
RGPD-§04-article35
Résumé : L’article impose au responsable du traitement, avant tout traitement susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés, de réaliser une analyse d’impact relative à la protection des données (DPIA). Il doit consulter le DPO, tenir compte des codes de conduite et mettre en œuvre les mesures de sécurité adéquates. La DPIA doit couvrir la description des opérations, la nécessité et la proportionnalité du traitement, l’évaluation des risques pour les personnes concernées et les mesures envisagées, incluant les garanties techniques et organisationnelles. Le périmètre s’applique aux traitements automatisés à grande échelle, aux évaluations d’aspects personnels, à la surveillance systématique d’espaces publics et aux traitements de catégories sensibles ou de données sur les condamnations pénales. Le risque inhérent est élevé (score 60) avec gravité 5, probabilité 3 et détectabilité 4, le classant comme « Élevé ». Le responsable du traitement, propriétaire de la mesure, agit …
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit réaliser une DPIA avant tout traitement à risque élevé.
Intitulé : Analyse d'impact relative à la protection des données (DPIA)
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsqu’un type de traitement, en particulier par le recours à de nouvelles technologies, et compte tenu de la nature, de la portée, du contexte et des finalités du traitement, est susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques, le responsable du traitement effectue, avant le traitement, une analyse de l’impact des opérations de traitement envisagées sur la protection des données à caractère personnel.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit, avant de lancer tout traitement qui pourrait présenter un risque élevé pour les droits et libertés, réaliser une DPIA (analyse d’impact relative à la protection des données) en amont, en incluant description, évaluation de la nécessité et proportionnalité, identification des risques et mise en place de mesures de sécurité.
Mots-clés : ["Analyse d'impact", 'DPIA', 'Risque élevé', 'Responsable du traitement', 'Délégué à la protection des données', 'Nécessité', 'Proportionnalité', 'Mesures de sécurité'] ['Article 35 GDPR', 'Article 63 GDPR', 'Article 68 GDPR', 'Article 40 GDPR']
Références croisées : Article 35 GDPR Article 63 GDPR Article 68 GDPR Article 40 GDPR
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Analyse d’impact relative à la protection des données (DPIA)
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des risques Conformité
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Traitements de données à caractère personnel, y compris ceux réalisés par de nouvelles technologies, à risque élevé pour les droits et libertés
Exigences clés :
  • Évaluation du risque élevé
  • Consultation du DPO
  • Analyse systématique des finalités
  • Évaluation de la nécessité et proportionnalité
  • Évaluation des risques pour les droits et libertés
  • Mise en place de mesures de sécurité et garanties
  • Prise en compte des codes de conduite
Gravité : 5/5
Un manquement à la DPIA peut entraîner des violations graves des droits fondamentaux, des amendes lourdes, une perte de confiance et des sanctions réglementaires.
Probabilité : 3/5
De nombreuses organisations traitent des données à risque élevé sans réaliser de DPIA, ce qui rend la non‑conformité relativement probable, surtout lorsque la culture de la protection des données est faible.
Détectabilité : 4/5
La absence de DPIA est généralement détectée lors d’audits, de plaintes ou de violations, ce qui rend la non‑conformité difficile à identifier sans examen approfondi.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Délégué à la protection des données (DPO) Direction juridique Direction informatique Audit interne
Délai initial : Avant le démarrage du traitement (au plus tard avant le lancement)
Délai récurrent : Non spécifié (à réviser à chaque modification substantielle du traitement à risque élevé)
Notification incident : Non spécifié (généralement immédiatement après la constatation du manquement lors d’un audit ou d’une plainte)
Délai correction : Non spécifié (généralement dans les 30 jours suivant la constatation du manquement)
Amende max : Jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 20 millions d’euros, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou interdiction du traitement Restriction des droits Sanctions pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle (ex. CNIL, EDPS, etc.)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de cesser ou de suspendre le traitement
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Réalisation d’une DPIA avant le traitement
  • Consultation du DPO
  • Documentation détaillée des finalités et des mesures de sécurité
  • Évaluation de la nécessité et de la proportionnalité
  • Mise en place de garanties techniques et organisationnelles
  • Formation du personnel aux bonnes pratiques de protection des données
Preuves attendues : Rapport de DPIA Analyse de risque écrite Justification de la nécessité et proportionnalité Plan de mesures de sécurité Traces de consultation du DPO Attestations de formation
Fréquence : Ponctuelle (avant chaque nouveau traitement à risque élevé) ou périodique (au moins une fois par an)
Niveau détection : 4/5
La conformité dépend d’une revue documentaire et d’audits; sans audit la non‑conformité reste masquée
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser la DPIA avant tout lancement de traitement à risque élevé
  • Impliquer le DPO dès la phase de conception
  • Documenter les finalités, la nécessité et la proportionnalité
  • Évaluer les risques et définir les mesures de sécurité
  • Mettre en place des garanties et mécanismes de protection
  • Former les équipes concernées
  • Mettre à jour la DPIA en cas de modification du traitement
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe projet DPO Consultant/audit Outils d’analyse
KPI : Délai de réalisation de la DPIA Taux de traitements à risque couverts par une DPIA Nombre de DPIA réalisées vs. traitements concernés Temps moyen de consultation du DPO
RGPD-§04-article36
Résumé : L’article impose au responsable du traitement de consulter l’autorité de contrôle avant d’engager tout traitement dont la DPIA révèle un risque élevé, à condition que le responsable n’ait pas déjà atténué ce risque. Si l’autorité considère que le projet constitue une violation du RGPD, elle doit rendre un avis écrit dans un délai maximal de huit semaines, prorogeable de six semaines, et peut exercer les pouvoirs de l’article 58 (injonction, sanction). Le responsable doit transmettre, lors de la consultation, les responsabilités, les finalités et moyens du traitement, les mesures de protection, les coordonnées du DPO, la DPIA et toute information supplémentaire demandée. Le non‑respect expose l’organisation à des sanctions administratives pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial ou 20 M€, à des mesures de suspension du traitement, à des mises en demeure ou à des restrictions de droits. Les actions recommandées comprennent la mise en place d’un processus de consultation systé…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit consulter l'autorité de contrôle avant tout traitement à risque élevé.
Intitulé : Consultation préalable avec l'autorité de contrôle
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Le responsable du traitement consulte l'autorité de contrôle préalablement au traitement lorsqu'une analyse d'impact relative à la protection des données effectuée au titre de l'article 35 indique que le traitement présenterait un risque élevé si le responsable du traitement ne prenait pas de mesures pour atténuer le risque. Lorsque l'autorité de contrôle est d'avis que le traitement envisagé constituerait une violation du présent règlement, en particulier lorsque le responsable du traitement n'a pas suffisamment identifié ou atténué le risque, l'autorité de contrôle fournit par écrit, dans un délai maximum de huit semaines à compter de la réception de la demande de consultation, un avis écrit au responsable du traitement et, le cas échéant, au sous-traitant, et peut faire usage des pouvoirs visés à l'article 58. Ce délai peut être prolongé de six semaines, en fonction de la complexité du traitement envisagé. L'autorité de contrôle informe le responsable du traitement et, le cas échéant, le sous-traitant de la prolongation du délai ainsi que des motifs du retard, dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande de consultation. Ces délais peuvent être suspendus jusqu'à ce que l'autorité de contrôle ait obtenu les informations qu'elle a demandées pour les besoins de la consultation. Lorsque le responsable du traitement consulte l'autorité de contrôle, il lui communique: a) le cas échéant, les responsabilités respectives du responsable du traitement, des responsables conjoints et des sous-traitants participant au traitement, en particulier pour le traitement au sein d'un groupe d'entreprises; b) les finalités et les moyens du traitement envisagé; c) les mesures et les garanties prévues afin de protéger les droits et libertés des personnes concernées en vertu du présent règlement; d) le cas échéant, les coordonnées du délégué à la protection des données; e) l'analyse d'impact relative à la protection des données prévue à l'article 35; et f) toute autre information que l'autorité de contrôle demande.
Interprétation opérationnelle :
Avant de démarrer tout traitement présentant un risque élevé, le responsable du traitement doit solliciter l’avis de l’autorité de contrôle, lui transmettre les informations listées (responsabilités, finalités, moyens, mesures de protection, coordonnées du DPO, DPIA) et attendre son retour écrit. Le non‑respect entraîne un avis qui peut conduire à des injonctions ou à des sanctions.
Mots-clés : consultation autorité de contrôle risque élevé article 35 article 58 déclaration obligation délais protection des données
Références croisées : Article 35 RGPD Article 58 RGPD RGPD
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Consultation préalable du DPO et de l'autorité de contrôle avant un traitement à risque élevé
Domaine cybersécurité : Protection des données Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel Dossiers de traitement Analyse d'impact (DPIA)
Périmètre : Traitements présentant un risque élevé au regard du RGPD, y compris traitements publics, santé, social et tout traitement nécessitant une DPIA
Exigences clés :
  • Analyse d’impact (DPIA) préalable
  • Consultation de l’autorité de contrôle avant le traitement
  • Transmission des informations (responsabilités, finalités, mesures, DPO contact)
  • Respect des délais de réponse (8 semaines, prolongation possible)
Gravité : 4/5
Un non‑respect peut entraîner des violations graves des droits et libertés, des sanctions financières lourdes et une perte de confiance du public.
Probabilité : 3/5
Sans consultation, le risque d’arrêt du traitement ou d’amende est important, mais la mise en œuvre de la consultation est généralement réalisable.
Détectabilité : 2/5
La nécessité de consulter est explicitement prévue dans le texte, ce qui rend le non‑respect facilement observable via l’absence de DPIA ou de trace de consultation.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement (Titulaire)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Autorité de contrôle Sous‑traitant Délégué à la protection des données Personnes concernées
Délai initial : Consultation préalable avant le lancement du traitement à risque élevé
Délai récurrent : Non applicable (consultation ponctuelle)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial (selon article 58)
Autres sanctions : Avis écrit de l’autorité Injonction de mise en conformité Suspension du traitement Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de contrôle nationale (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Peut délivrer un avis écrit et exercer les pouvoirs de l’article 58, incluant des injonctions et des sanctions financières
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir une procédure interne de consultation préalable
  • Documenter systématiquement la DPIA
  • Former les responsables de traitement aux exigences de consultation
  • Mettre en place un registre des consultations
Preuves attendues : Registre des consultations Copie de l’avis écrit de l’autorité Traces de la DPIA Preuves de mise en œuvre des mesures de protection
Fréquence : Ponctuelle (à chaque traitement à risque élevé) – pas de fréquence récurrente définie
Niveau détection : 1/5
La présence ou l’absence de consultation préalable est clairement observable dans les documents de gouvernance et les registres de traitements.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure interne de consultation préalable
  • Identifier les traitements à risque élevé
  • Définir les informations à transmettre à l’autorité
  • Créer un registre des consultations
  • Former le personnel aux exigences RGPD
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources juridiques Ressources DPO Outils de gestion documentaire Temps du responsable du traitement
KPI : Délai moyen de réponse de l’autorité Pourcentage de traitements à risque avec consultation réalisée Existence d’un registre de consultations Conformité aux exigences de la DPIA
RGPD-§04-article37
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Désigner un DPO lorsque les conditions a, b ou c s'appliquent.
Intitulé : Obligation de désignation du délégué à la protection des données
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Le responsable du traitement et le sous‑traitant désignent en tout état de cause un délégué à la protection des données lorsque: a) le traitement est effectué par une autorité publique ou un organisme public, à l’exception des juridictions agissant dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle; b) les activités de base du responsable du traitement ou du sous‑traitant consistent en des opérations de traitement qui, du fait de leur nature, de leur portée et/ou de leurs finalités, exigent un suivi régulier et systématique à grande échelle des personnes concernées; ou c) les activités de base du responsable du traitement ou du sous‑traitant consistent en un traitement à grande échelle de catégories particulières de données visées à l’article 9 et de données à caractère personnel relatives à des condamnations pénales et à des infractions visées à l’article 10. Un groupe d’entreprises peut désigner un seul délégué à la protection des données à condition qu’un délégué soit facilement joignable à partir de chaque lieu d’établissement. Lorsque le responsable du traitement ou le sous‑traitant est une autorité publique ou un organisme public, un seul délégué peut être désigné pour plusieurs autorités ou organismes, compte tenu de leur structure organisationnelle et de leur taille. Dans les cas autres que ceux du paragraphe 1, le responsable du traitement, le sous‑traitant ou les associations représentant des catégories de responsables ou de sous‑traitants peuvent désigner ou sont tenus de désigner un délégué à la protection des données. Le délégué agit pour ces associations et est choisi sur la base de ses qualités professionnelles, de ses connaissances spécialisées du droit et des pratiques en matière de protection des données et de sa capacité à accomplir les missions visées à l’article 39. Il peut être un membre du personnel du responsable ou du sous‑traitant ou exercer ses missions sur la base d’un contrat de service. Le responsable du traitement publie les coordonnées du délégué à la protection des données et les communique à l’autorité de contrôle.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement ou le sous‑traitant doit, dès que l’un des critères a, b ou c est rempli, identifier, sélectionner et nommer un DPO qualifié, formaliser son mandat et publier ses coordonnées de façon accessible à tous les sites, puis les communiquer à l’autorité de contrôle.
Mots-clés : délégué à la protection des données responsable du traitement sous‑traitant autorité publique traitement à grande échelle catégories particulières de données données personnelles condamnations pénales infractions obligation de désignation coordonnées autorité de contrôle
Références croisées : Article 39 RGPD Article 9 RGPD Article 10 RGPD Règlement (UE) 2016/679
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Désignation du délégué à la protection des données (DPO)
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des risques Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel Catégories particulières de données Données relatives aux condamnations pénales et infractions
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés par le responsable du traitement ou le sous‑traitant, y compris les traitements publics et les traitements à grande échelle
Exigences clés :
  • Détermination des cas d’obligation de désignation
  • Nomination d’un DPO qualifié
  • Publication des coordonnées du DPO
  • Accessibilité du DPO à chaque site
Gravité : 5/5
Risque de sanctions administratives majeures, atteinte aux droits fondamentaux des personnes, perte de confiance et dommages réputationnels.
Probabilité : 4/5
Les critères sont souvent mal interprétés ou ignorés, surtout dans les PME et les entités publiques, ce qui augmente la probabilité d’omission.
Détectabilité : 3/5
L’absence de désignation et de coordonnées n’est pas toujours visible sans audit, mais la publication obligatoire rend le manquement détectable via le contrôle de l’autorité.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement (ou son représentant)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant Délégué à la protection des données Autorité de contrôle Direction générale Personnel concerné
Délai initial : Immédiat (sans délai supplémentaire) dès que le traitement satisfait l’un des critères a, b ou c
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Immédiat après constat de non‑conformité, le DPO doit être nommé et les coordonnées publiées sans délai
Amende max : Jusqu’à 20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial du groupe
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension des activités de traitement Obligation de régulariser la situation
Autorité contrôle : Autorité de contrôle (ex. CNIL, EDPS ou autorité nationale compétente)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de l’autorité de contrôle pour mettre en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire devant le tribunal administratif
Contrôles suggérés :
  • Évaluation des critères de désignation
  • Mise en place d’un registre des traitements
  • Formation du personnel aux exigences DPO
  • Vérification de la désignation et publication des coordonnées
Preuves attendues : Document de désignation du DPO Copie du contrat ou mandat du DPO Publication des coordonnées (site web, intranet) Attestation de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Le manquement peut être détecté lors d’audits internes ou de contrôles de l’autorité, mais n’est pas toujours visible sans examen des procédures.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier si l’un des critères d’obligation de désignation est rempli
  • Sélectionner un DPO qualifié (interne ou externe)
  • Formaliser la désignation par écrit
  • Publier les coordonnées du DPO de façon accessible
  • Mettre à jour le registre des traitements
  • Former les équipes aux missions du DPO
  • Vérifier la conformité continue lors des audits
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel qualifié (DPO) Outils de gestion des données Temps de la direction juridique Formation
KPI : DPO désigné et communiqué Temps de réponse aux demandes d’accès des personnes concernées Nombre d’incidents de protection des données détectés Conformité aux obligations de publication
RGPD-§04-article38
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Assurer l'association, les ressources, l'indépendance et le secret du DPO.
Intitulé : Fonction du délégué à la protection des données
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Le responsable du traitement et le sous-traitant veillent à ce que le délégué à la protection des données soit associé, d'une manière appropriée et en temps utile, à toutes les questions relatives à la protection des données à caractère personnel. 2. Le responsable du traitement et le sous-traitant aident le délégué à la protection des données à exercer les missions visées à l'article 39 en fournissant les ressources nécessaires pour exercer ces missions, ainsi que l'accès aux données à caractère personnel et aux opérations de traitement, et lui permettant d'entretenir ses connaissances spécialisées. 3. Le responsable du traitement et le sous-traitant veillent à ce que le délégué à la protection des données ne reçoive aucune instruction en ce qui concerne l'exercice des missions. Le délégué à la protection des données ne peut être relevé de ses fonctions ou pénalisé par le responsable du traitement ou le sous-traitant pour l'exercice de ses missions. Le délégué à la protection des données fait directement rapport au niveau le plus élevé de la direction du responsable du traitement ou du sous-traitant. 4. Les personnes concernées peuvent prendre contact avec le délégué à la protection des données au sujet de toutes les questions relatives au traitement de leurs données à caractère personnel et à l'exercice des droits que leur confère le présent règlement. 5. Le délégué à la protection des données est soumis au secret professionnel ou à une obligation de confidentialité en ce qui concerne l'exercice de ses missions, conformément au droit de l'Union ou au droit des États membres. 6. Le délégué à la protection des données peut exécuter d'autres missions et tâches. Le responsable du traitement ou le sous-traitant veillent à ce que ces missions et tâches n'entraînent pas de conflit d'intérêts.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement et le sous‑traitant doivent s’assurer que le DPO soit consulté et assisté de façon appropriée et en temps opportun sur toutes les questions de protection des données, fournir les moyens (temps, budget, outils) nécessaires, lui garantir l’accès aux données et aux traitements, et veiller à ce qu’aucune instruction ou sanction ne viennent entraver son exercice. Le DPO doit pouvoir rendre compte directement à la direction la plus élevée, les personnes concernées doivent pouvoir le contacter pour toute question relative à leurs données, et le DPO est tenu au secret professionnel. Son rôle ne doit pas être compromis par d’autres missions qui pourraient créer un conflit d’intérêts.
Mots-clés : délégué à la protection des données responsable du traitement sous‑traitant secret professionnel ressources accès aux données indépendance reporting conflict d’intérêts
Références croisées : RGPD article 39 Règlement général sur la protection des données (RGPD)
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Rôle et statut du délégué à la protection des données (DPO)
Domaine cybersécurité : Protection des données Gouvernance
Actifs concernés : Données à caractère personnel Processus de traitement Ressources du DPO
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés par le responsable du traitement ou le sous‑traitant, quelle que soit la taille ou le secteur de l’organisation.
Exigences clés :
  • Consultation du DPO en temps utile
  • Fourniture des ressources nécessaires
  • Garantie d’indépendance du DPO
  • Interdiction d’instructions ou de sanctions
  • Reporting direct à la direction
  • Accès du concerné au DPO
  • Obligation de secret professionnel
  • Absence de conflit d’intérêts
Gravité : 4/5
Impact majeur sur la conformité au RGPD, risque de sanctions financières, perte de confiance et atteinte à la réputation de l’organisation.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : le non‑respect dépend de la mise en œuvre effective des ressources et de l’indépendance du DPO, ce qui n’est pas toujours assuré dans toutes les organisations.
Détectabilité : 4/5
L’absence d’indépendance ou de ressources adéquates est souvent dissimulée et ne se révèle que lors d’audits, de plaintes ou d’incidents, ce qui rend la détection difficile sans contrôle actif.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement et du sous‑traitant
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant Délégué à la protection des données Direction générale Personnes concernées
Délai initial : Dès la désignation du DPO (immédiat)
Délai récurrent : Continu, en tout temps
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 20 M€ (conformément au RGPD)
Autres sanctions : Sanctions administratives Atteinte à la réputation Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de contrôle (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Possibilité d’injonction de mise en conformité par l’autorité de contrôle
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Documentation du rôle et des missions du DPO Décision ou contrat de désignation du DPO Registre des accès aux données et des traitements Rapports d’activité du DPO Attestations de ressources allouées Preuves de secret professionnel
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque changement majeur
Niveau détection : 3/5
Le non‑respect se manifeste surtout lors d’audits ou de plaintes, donc détectabilité moyenne.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer le DPO et formaliser sa mission
  • Vérifier l’indépendance et l’absence d’instructions
  • Allouer les ressources financières et humaines nécessaires
  • Mettre en place un canal de communication direct avec la direction
  • Formaliser l’obligation de secret et d’absence d’instructions
  • Documenter les procédures de consultation et de reporting
  • Organiser une formation du DPO et des parties prenantes
  • Mettre en place un audit annuel de conformité du DPO
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Temps du DPO Budget alloué (outils, formation) Support de la direction Accès aux données et aux opérations de traitement
KPI : Temps moyen de réponse du DPO aux demandes Pourcentage de traitements où le DPO a été consulté Existence et mise à jour du registre des traitements Résultats des audits de conformité du DPO Incidents de non‑conformité liés au DPO
RGPD-§04-article39
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Missions du délégué à la protection des données (DPO)
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les missions du délégué à la protection des données sont les suivantes : informer et conseiller le responsable du traitement ou le sous-traitant ainsi que les employés sur les obligations en matière de protection des données ; contrôler le respect du présent règlement, des règles internes, réaliser des audits, conseiller sur les analyses d’impact, coopérer avec l’autorité de contrôle, et être point de contact de l’autorité.
Interprétation opérationnelle :
Le DPO doit veiller à la conformité du traitement, former le personnel, auditer les pratiques, assister le responsable, coopérer avec l’autorité et servir de contact officiel.
Mots-clés : Délégué à la protection des données responsable du traitement sous-traitant analyse d’impact audit point de contact coopération formation contrôle
Références croisées : RGPD article 37-39 Loi française sur la protection des données
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion de la protection des données
Domaine cybersécurité : Confidentialité Intégrité Disponibilité Gestion des incidents
Actifs concernés : Données à caractère personnel Systèmes d'information Bases de données
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés par l'organisation
Exigences clés :
  • Informer et conseiller
  • Contrôler la conformité
  • Formation et sensibilisation
  • Réalisation d’audits
  • Assistance aux analyses d’impact
  • Coopération avec l’autorité
  • Être point de contact
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur les droits et libertés des personnes (ex. fuite de données) et sur la conformité légale.
Probabilité : 3/5
Risque modéré lié à l’absence de suivi et de formation du personnel.
Détectabilité : 2/5
Les manquements sont généralement détectés via audits internes ou signalements.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Délégué à la protection des données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Délégué à la protection des données Responsable du traitement Direction Équipes IT Services juridiques
Délai initial : Non précisé
Délai récurrent : Non précisé
Notification incident : Non précisé
Délai correction : Non précisé
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des traitements
  • Procédures de formation et sensibilisation
  • Audits internes périodiques
  • Documentation des DPIA
  • Processus de gestion des incidents
Preuves attendues : Registre des traitements Rapports d’audit Attestations de formation Documentation des analyses d’impact Logs d’incidents
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détectable via revues de conformité et audits internes
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser les missions du DPO dans une procédure interne
  • Créer/actualiser le registre des traitements
  • Déployer une formation obligatoire pour tous les employés
  • Mettre en place un programme d’audits internes semestriels
  • Définir des KPI de conformité (taux de formation, nombre d’audits, délais de réponse aux demandes)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Temps du DPO Ressources pédagogiques Outils de gestion documentaire Support juridique
KPI : Pourcentage de personnel formé Nombre d’audits réalisés par an Temps moyen de traitement des demandes d’accès aux données Score de conformité des contrôles
RGPD-§04-article40
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Codes de conduite
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres, les autorités de contrôle, le comité et la Commission encouragent l'élaboration de codes de conduite destinés à contribuer à la bonne application du présent règlement, compte tenu de la spécificité des différents secteurs de traitement et des besoins spécifiques des micro, petites et moyennes entreprises. Les associations et autres organismes représentant des catégories de responsables du traitement ou de sous‑traitants peuvent élaborer des codes de conduite, les modifier ou les proroger, aux fins de préciser les modalités d'application du présent règlement, telles que: a) le traitement loyal et transparent; b) les intérêts légitimes poursuivis par les responsables du traitement dans des contextes spécifiques; c) la collecte des données à caractère personnel; d) la pseudonymisation des données à caractère personnel; e) les informations communiquées au public et aux personnes concernées; f) l'exercice des droits des personnes concernées; g) les informations communiquées aux enfants et la protection dont bénéficient les enfants et la manière d'obtenir le consentement des titulaires de la responsabilité parentale à l'égard de l'enfant; h) les mesures et les procédures visées aux articles 24 et 25 et les mesures visant à assurer la sécurité du traitement visées à l'article 32; i) la notification aux autorités de contrôle des violations de données à caractère personnel et la communication de ces violations aux personnes concernées; j) le transfert de données à caractère personnel vers des pays tiers ou à des organisations internationales; k) les procédures extrajudiciaires et autres procédures de règlement des litiges permettant de résoudre les litiges entre les responsables du traitement et les personnes concernées en ce qui concerne le traitement, sans préjudice des droits des personnes concernées au titre des articles 77 et 79.
Interprétation opérationnelle :
Il convient de mettre en place, réviser ou prolonger un code de conduite détaillé, le soumettre à l'autorité de contrôle compétente pour obtenir un avis favorable, puis l’enregistrer et le publier. Le code doit couvrir les points a) à k) et être appliqué par les responsables du traitement et les sous‑traitants, y compris ceux qui ne sont pas soumis au RGPD lorsqu’ils effectuent des transferts internationaux, via des engagements contractuels contraignants.
Mots-clés : code de conduite responsable du traitement sous‑traitant autorité de contrôle engagement contractuel transfert de données notification violation procédure de règlement des litiges pseudonymisation intérêts légitimes droits des personnes concernées micro, petite et moyenne entreprise
Références croisées : RGPD art. 24 RGPD art. 25 RGPD art. 32 RGPD art. 33 RGPD art. 35 RGPD art. 36 RGPD art. 41 RGPD art. 46 RGPD art. 55 RGPD art. 56
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place, validation et suivi des codes de conduite
Domaine cybersécurité : Gouvernance Gestion des données Conformité
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Tous les responsables du traitement et sous‑traitants, y compris ceux hors champ du RGPD pour les transferts internationaux
Exigences clés :
  • Élaboration d’un code de conduite
  • Soumission et obtention d’un avis d’approbation par l’autorité de contrôle
  • Enregistrement et publication publique
  • Mise en place de mécanismes de contrôle interne
  • Engagement contractuel contraignant
  • Application aux transferts internationaux
Gravité : 3/5
Une non‑conformité peut entraîner des sanctions administratives, une perte de confiance et des amendes, mais n’affecte pas directement la sécurité technique des systèmes.
Probabilité : 3/5
De nombreuses organisations ne disposent pas d’un code de conduite ou ne le maintiennent pas à jour, ce qui augmente la probabilité d’omission ou d’erreur de procédure.
Détectabilité : 2/5
Le code est public, soumis à un avis d’autorité et à un contrôle périodique, ce qui le rend relativement facilement détectable.
Score inhérent : 18 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Responsable du traitement Autorité de contrôle Associations professionnelles Sous‑traitants Direction juridique
Délai initial : Dès la finalisation du projet de code, il doit être soumis à l’autorité de contrôle compétente
Délai récurrent : Le code doit être mis à jour ou prorogé périodiquement selon les besoins, sans délai récurrent fixe
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension ou révocation du code Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente (ex : CNIL)
Pouvoir injonction : L’autorité peut imposer la suspension ou l’interdiction d’utiliser un code non conforme
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d’un code de conduite conforme aux exigences a)‑k)
  • Soumission du projet à l’autorité de contrôle pour avis
  • Obtention d’un avis favorable et enregistrement public
  • Mise en place de mécanismes de contrôle interne (audit, suivi)
  • Formation du personnel aux exigences du code
  • Intégration du code dans les contrats et procédures internes
Preuves attendues : Document de code approuvé Avis d’approbation de l’autorité Registre des codes (public ou interne) Contrats contenant l’engagement contractuel Rapports d’audit de conformité
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) ou à chaque modification substantielle
Niveau détection : 2/5
Le code est public, soumis à un avis d’autorité et à un contrôle interne, donc détectable avec facilité.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Nommer un responsable du code de conduite
  • Élaborer un projet de code couvrant les points a) à k)
  • Soumettre le projet à l’autorité de contrôle compétente
  • Obtenir un avis favorable et procéder à l’enregistrement public
  • Former les parties prenantes aux exigences du code
  • Mettre à jour ou proroger le code périodiquement
  • Intégrer le code dans les contrats et procédures internes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources juridiques Ressources techniques Temps du responsable conformité Outils de gestion documentaire
KPI : Nombre de codes de conduite approuvés Délai moyen entre élaboration et approbation Taux de conformité des clauses du code aux exigences a)‑k) Incidents de non‑conformité détectés lors des contrôles
RGPD-§04-article41
Résumé : L’article définit les exigences relatives à l’agrément, à l’indépendance et aux procédures de suivi d’un organisme chargé de vérifier le respect d’un code de conduite approuvé, ainsi que les possibilités de sanction et de révocation en cas de manquement. Il impose à l’autorité de contrôle compétente d’approuver un organisme tiers disposant d’une expertise adéquate, d’une indépendance garantie et de procédures d’évaluation, de contrôle et de traitement des réclamations, tout en assurant l’absence de conflit d’intérêts. Les responsables du traitement et les sous‑traitants doivent être soumis à ce code, et l’organisme agréé peut suspendre ou exclure en cas de violation, en informant l’autorité. Le texte exclut les traitements réalisés par les autorités publiques. Le risque inhérent est élevé, avec une gravité de 4, probabilité de 3 et détectabilité de 5, donnant un score de 60, placé dans la catégorie « Élevé ». La mise en œuvre requiert une action immédiate pour agréer l’organisme, défi…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Suivi des codes de conduite approuvés
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Sans préjudice des missions et des pouvoirs de l'autorité de contrôle compétente au titre des articles 57 et 58, le contrôle du respect du code de conduite en vertu de l'article 40 peut être effectué par un organisme qui dispose d'un niveau d'expertise approprié au regard de l'objet du code et qui est agréé à cette fin par l'autorité de contrôle compétente.
Interprétation opérationnelle :
L’entité doit désigner ou faire agréer un organisme externe indépendant et expert, qui évaluera la conformité au code de conduite, contrôlera son application et pourra prendre des mesures correctives (suspension, exclusion) en cas de manquement.
Mots-clés : code de conduite agrément indépendance expertise procédures réclamations suspension exclusion autorité de contrôle
Références croisées : Article 40 Article 57 Article 58 Article 63
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Contrôle du respect du code de conduite
Domaine cybersécurité : Gouvernance Contrôle interne Gestion des risques
Actifs concernés : Responsables du traitement Sous-traitants
Périmètre : Conformité au RGPD (traitement de données à caractère personnel)
Exigences clés :
  • Agrément d'organismes de contrôle
  • Indépendance et expertise
  • Procédures d'évaluation et de suivi
  • Gestion des réclamations
  • Absence de conflit d'intérêts
  • Mesures de suspension ou d'exclusion en cas de violation
  • Révocation de l'agrément
Gravité : 4/5
Impact potentiel : sanctions administratives, perte de confiance, fuites de données, atteinte à la réputation et non-conformité légale.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : dépendance à la mise en place effective d'organismes agréés et à la conformité des procédures internes.
Détectabilité : 4/5
Détection difficile sans audits externes ou revues périodiques, les écarts peuvent rester cachés.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de contrôle compétente
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de contrôle Organisme de contrôle agréé Responsables du traitement Sous-traitants Autorités publiques
Délai initial : Avant le lancement du code de conduite
Délai récurrent : Au moins une fois par an
Notification incident : Immédiate dès la constatation
Délai correction : Dans les 30 jours suivant la détection
Amende max : Jusqu'à 10 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial
Autres sanctions : Suspension ou exclusion du responsable du traitement ou du sous‑traitant Révocation de l’agrément de l’organisme de contrôle Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Peut suspendre, exclure ou révoquer l’agrément de l’organisme et imposer des mesures correctives
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Agrément d’un organisme tiers indépendant
  • Mise en place de procédures d’évaluation du respect du code
  • Gestion transparente des réclamations
  • Contrôle de l’absence de conflit d’intérêts
  • Possibilité de suspension ou d’exclusion du responsable du traitement
  • Révocation de l’agrément en cas de non‑conformité
Preuves attendues : Document d’agrément Procédures écrites de contrôle Registre des réclamations Rapports d’audit Attestations d’indépendance Preuves de formation des parties prenantes
Fréquence : Périodique (au moins annuelle)
Niveau détection : 5/5
Le non‑conformité est difficile à détecter sans audit ou enquête approfondie.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et publier les critères d’agrément de l’organisme de contrôle
  • Sélectionner ou agréer un organisme tiers conforme aux exigences
  • Mettre en place des procédures d’évaluation et de suivi du respect du code
  • Développer un dispositif transparent de traitement des réclamations
  • Former les responsables du traitement et les sous‑traitants aux exigences du code
  • Établir un suivi périodique et des rapports d’audit
  • Réviser régulièrement les critères d’agrément et les procédures
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique et conformité Compétences d’audit et de contrôle Outils de gestion des réclamations Temps de personnel dédié
KPI : Taux d’agrément des organismes Nombre d’audits réalisés par période Temps moyen de traitement des réclamations Pourcentage de conformité évaluée Déclaration de conflits d’intérêts
RGPD-§04-article42
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Fournir les informations et l'accès nécessaires à l'organisme de certification
Intitulé : Mécanismes de certification de la protection des données
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres, les autorités de contrôle, le comité et la Commission encouragent la mise en place de mécanismes de certification volontaires, labels ou marques de protection des données, afin de démontrer la conformité du traitement aux exigences du RGPD. La certification est volontaire, délivrée par des organismes agréés ou l’autorité de contrôle, valable trois ans, renouvelable, et ne diminue pas les responsabilités légales. Le responsable ou le sous‑traitant fournit toutes les informations et l’accès nécessaires à l’organisme de certification. Le comité tient un registre public des certifications.
Interprétation opérationnelle :
Les organisations peuvent obtenir une certification volontaire de conformité au RGPD, validée par un organisme agréé ou l’autorité de contrôle, afin de prouver la protection des données et faciliter les transferts internationaux. La certification, valable 3 ans et renouvelable, ne libère pas du devoir de conformité et reste soumise à un audit externe.
Mots-clés : Certification Protection des données Volontaire Organisme de certification Renouvellement Registre public
Références croisées : Article 55 Article 56 Article 43 Article 58 Article 63
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mécanismes de certification de la protection des données
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des risques Conformité
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Tous les responsables du traitement et sous‑traitants, y compris ceux hors UE pour les transferts de données
Exigences clés :
  • Mise en place volontaire d’un mécanisme de certification
  • Fourniture d’informations et accès à l’organisme de certification
  • Durée maximale de 3 ans, renouvelable
  • Maintien d’un registre public des certifications
Gravité : 3/5
Impact modéré : non‑conformité peut invalider les transferts de données et exposer l’organisation à des sanctions, mais l’obligation n’est pas obligatoire
Probabilité : 2/5
Probabilité faible car la certification est volontaire et la plupart des organisations ne l’utilisent pas obligatoirement
Détectabilité : 5/5
Détection difficile sans audit externe ; la certification n’est visible que lors d’un audit ou d’une vérification regulatorie
Score inhérent : 30 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de contrôle compétente (ex. CNIL)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous-traitant Organisme de certification Autorité de contrôle Comité européen
Délai initial : Dès la demande d’audit/inscription à la certification
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Définir les critères de certification internes
  • Sélectionner un organisme de certification accrédité
  • Mettre en place les procédures d’accès et de fourniture d’informations
  • Former le personnel aux exigences de la certification
  • Mettre à jour le registre public
Preuves attendues : Documentation de la certification Attestations de conformité Registres d’accès et d’information fournis
Fréquence : À chaque renouvellement (max 3 ans)
Niveau détection : 5/5
La certification nécessite un audit externe ; la non‑conformité n’est détectable que lors d’un audit ou d’une vérification regulatorie
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir les critères de certification internes
  • Sélectionner un organisme de certification accrédité
  • Mettre en place les procédures d’accès et de fourniture d’informations
  • Former le personnel aux exigences de la certification
  • Mettre à jour le registre public
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Consultant certification Ressources techniques pour accès aux données Formation
KPI : Taux de conformité aux critères de certification Délai de délivrance de la certification Nombre d’audits réalisés Existence d’un registre public à jour
RGPD-§04-article43
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les organismes de certification doivent être agréés et respecter les critères d'indépendance, d'expertise et procédures.
Intitulé : Agrément des organismes de certification
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les organismes de certification visés au paragraphe 1 sont chargés de procéder à l'évaluation appropriée conduisant à la délivrance de la certification ou au retrait de cette certification, sans préjudice de la responsabilité du responsable du traitement ou du sous-traitant en ce qui concerne le respect du présent règlement. L'agrément est délivré pour une durée maximale de cinq ans et peut être renouvelé dans les mêmes conditions tant que l'organisme de certification satisfait aux exigences énoncées au présent article.
Interprétation opérationnelle :
Les organismes de certification doivent être accrédités, garantir leur indépendance et expertise, respecter les critères d'agrément, assurer la transparence des procédures de réclamation, et être évalués périodiquement pour le maintien de l'agrément.
Mots-clés : certification agrément indépendance expertise procédures de réclamation durée d'agrément renouvellement responsabilité du responsable du traitement contrôle de l'autorité
Références croisées : article 55 article 56 article 57 article 58 règlement (CE) no 765/2008 EN-ISO/IEC 17065/2012
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Agrément et exigences des organismes de certification en matière de protection des données
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des risques Conformité réglementaire
Actifs concernés : Organismes de certification Certifications de conformité Labels de protection des données
Périmètre : Union européenne (Règlement général sur la protection des données - RGPD)
Exigences clés :
  • Accréditation par autorité de contrôle ou organisme national d'accréditation
  • Indépendance et expertise démontrées
  • Engagement à respecter les critères de l'article 42 §5
  • Mise en place de procédures d'évaluation, d'examen périodique et de retrait d'agrément
  • Procédures de traitement des réclamations transparentes
  • Absence de conflit d'intérêts
  • Durée d'agrément maximale de 5 ans et renouvellement conditionnel
  • Communication des raisons d'agrément ou de retrait aux autorités de contrôle
  • Publication des critères et exigences par les autorités de contrôle et le comité
Gravité : 4/5
Une certification inadéquate ou frauduleuse peut entraîner des violations du RGPD, des sanctions financières et une perte de confiance des personnes concernées, impactant gravement l'organisation.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont détaillées mais la mise en œuvre varie selon les organismes; des écarts peuvent survenir.
Détectabilité : 5/5
Les manquements (ex. conflits d'intérêts, manque d'indépendance) sont difficiles à détecter sans examen approfondi ou audit externe.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de contrôle compétente
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Organismes de certification Autorités de contrôle Responsables du traitement Sous-traitants Personnes concernées Public
Délai initial : À la demande d'agrément, avant la délivrance de la certification
Délai récurrent : Renouvellement tous les 5 ans, sous condition de satisfaction continue des exigences
Notification incident : Notification immédiate aux autorités de contrôle des raisons de délivrance ou de retrait
Délai correction : Correction des manquements dans un délai raisonnable, typiquement 30 jours après mise en demeure de l'autorité de contrôle
Amende max : Jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial ou 20 M€ (sanctions prévues par le RGPD)
Autres sanctions : Suspension ou révocation de l'agrément Sanctions administratives Responsabilité civile du responsable du traitement
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente (ex. CNIL) ou organisme national d'accréditation
Pouvoir injonction : L'autorité de contrôle peut révoquer l'agrément de l'organisme de certification en cas de non‑respect des exigences
Recours : Recours administratif auprès du comité Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Vérification de l'indépendance et de l'expertise
  • Audit de conformité aux critères d'agrément
  • Mise en place de procédures de réclamation transparentes
  • Contrôle périodique de la durée d'agrément et du renouvellement
  • Documentation des décisions d'agrément et de retrait
Preuves attendues : Attestations d'accréditation Rapports d'audit Procédures écrites de traitement des réclamations Registres d'agrément et de retrait Échanges de correspondance avec l'autorité de contrôle
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) et à chaque renouvellement de l'agrément
Niveau détection : 5/5
Les écarts de conformité (conflits d'intérêts, manque d'indépendance, procédures insuffisantes) ne sont pas visibles sans examen détaillé ou audit externe.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir et documenter les critères d'indépendance et d'expertise
  • Mettre en place des procédures de traitement des réclamations transparentes
  • Établir un calendrier de contrôle interne annuel et à chaque renouvellement
  • Former le personnel de l'organisme de certification aux exigences RGPD et aux critères d'agrément
  • Assurer la communication systématique des décisions d'agrément aux autorités de contrôle
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Auditeur externe Responsable conformité Outils de gestion documentaire Formation continue
KPI : Pourcentage de contrôles d'indépendance vérifiés Nombre d'audits de conformité réalisés par an Délai moyen de traitement des réclamations Taux de renouvellement de l'agrément sans manquement Conformité aux critères de l'article 42 §5
RGPD-§05-article44
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Responsable et sous‑traitant doivent respecter les conditions de transfert.
Intitulé : Principe général applicable aux transferts
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Un transfert, vers un pays tiers ou à une organisation internationale, de données à caractère personnel qui font ou sont destinées à faire l'objet d'un traitement après ce transfert ne peut avoir lieu que si, sous réserve des autres dispositions du présent règlement, les conditions définies dans le présent chapitre sont respectées par le responsable du traitement et le sous-traitant, y compris pour les transferts ultérieurs de données à caractère personnel au départ du pays tiers ou de l'organisation internationale vers un autre pays tiers ou à une autre organisation internationale. Toutes les dispositions du présent chapitre sont appliquées de manière à ce que le niveau de protection des personnes physiques garanti par le présent règlement ne soit pas compromis.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement et le sous‑traitant doivent vérifier que les conditions du présent règlement relatives aux transferts sont respectées avant tout transfert de données personnelles vers un pays tiers ou une organisation internationale, et garantir que le niveau de protection des personnes physiques n’est pas altéré, y compris pour tout transfert ultérieur.
Mots-clés : transfert pays tiers organisation internationale données à caractère personnel condition protection responsable du traitement sous‑traitant traitement ultérieur
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679
Catégorie : Technique
Sujet principal : Transferts de données à caractère personnel vers des pays tiers ou organisations internationales
Domaine cybersécurité : Protection des données Sécurité du transfert Conformité
Actifs concernés : Données à caractère personnel
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel effectués après un transfert vers un pays tiers ou une organisation internationale, incluant les transferts ultérieurs.
Exigences clés :
  • Respect des conditions légales du chapitre
  • Garantir un niveau de protection équivalent
  • Inclure les clauses contractuelles nécessaires
  • Assurer la conformité des sous‑traitants
  • Effectuer les évaluations d’impact nécessaires
Gravité : 4/5
Un transfert non conforme peut entraîner la violation du droit à la vie privée de nombreuses personnes, des sanctions financières lourdes et une perte de confiance.
Probabilité : 3/5
La complexité des exigences et la multiplicité des parties (responsable, sous‑traitant) augmentent la probabilité d'omission.
Détectabilité : 4/5
Le non-respect se manifeste souvent seulement lors d'un audit ou d'une plainte, ce qui rend la détection difficile.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant Délégué à la protection des données (DPO) Autorités de protection des données
Délai initial : Immédiat
Délai récurrent : À chaque transfert ultérieur
Notification incident : Immédiat
Délai correction : Immédiat
Amende max : Non précisé (référencé aux articles 83 et 84 du RGPD)
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension des transferts Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) compétente
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspension ou d'interdiction du transfert
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact relative au transfert (DPIA)
  • Clauses contractuelles types (CCT)
  • Vérification de l'adéquation du pays tiers
  • Contrôle d'accès et chiffrement lors du transfert
  • Tenue d'un registre des transferts
Preuves attendues : Documentation de la DPIA Contrats avec clauses de protection Logs de transfert Attestations du sous‑traitant Rapports d'audit
Fréquence : À chaque transfert
Niveau détection : 4/5
Le non‑respect peut passer inaperçu jusqu'à un audit ou une plainte, donc détectabilité faible.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place une procédure de vérification des conditions de transfert
  • Réaliser une DPIA spécifique au transfert
  • Actualiser les clauses contractuelles avec le sous‑traitant
  • Former le personnel aux exigences de transfert
  • Mettre en place un registre centralisé des transferts
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique DPO Consultant en protection des données Outils de suivi et de journalisation
KPI : Taux de conformité des transferts Délai moyen de vérification avant transfert Nombre d'incidents de transfert non conformes Existence d'une DPIA validée par transfert
RGPD-§05-article45
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Décision de la Commission relative à l'adéquation du niveau de protection des données à caractère personnel pour les transferts vers des pays tiers ou organisations internationales
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Un transfert de données à caractère personnel vers un pays tiers ou à une organisation internationale peut avoir lieu lorsque la Commission a constaté par voie de décision que le pays tiers, un territoire ou un ou plusieurs secteurs déterminés dans ce pays tiers, ou l'organisation internationale en question assure un niveau de protection adéquat. Un tel transfert ne nécessite pas d'autorisation spécifique.
Interprétation opérationnelle :
Un transfert international de données personnelles est permis uniquement si la Commission a publié une décision reconnaissant un niveau de protection adéquat du pays ou de l’organisation cible, sans nécessiter d’autorisation supplémentaire.
Mots-clés : adéquation transfert pays tiers organisation internationale Commission protection des données décision
Références croisées : Directive 95/46/CE art 25 Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) article 44
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Évaluation et reconnaissance du niveau de protection des données pour les transferts internationaux
Domaine cybersécurité : Protection des données à caractère personnel Conformité réglementaire Gestion des risques
Actifs concernés : Données à caractère personnel Transferts transfrontaliers
Périmètre : Tous les acteurs qui transfèrent des données personnelles hors de l’Union européenne vers des pays tiers ou organisations internationales, ainsi que la Commission européenne
Exigences clés :
  • Existence d’une décision d’adéquation de la Commission
  • Évaluation des critères (état de droit, autorités de contrôle, engagements internationaux)
  • Mise à jour périodique (minimum tous les 4 ans) de la décision
  • Publication officielle de la liste des pays et organisations adéquats
  • Possibilité d’abrogation ou de suspension en cas de perte d’adéquation
Gravité : 5/5
Impact potentiel grave : non-conformité entraîne des violations du RGPD, sanctions financières élevées, atteinte à la réputation et violations des droits fondamentaux.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : la Commission publie régulièrement les décisions, mais des changements non détectés ou des décisions expirées peuvent survenir.
Détectabilité : 4/5
Détection difficile sans audit spécifique des décisions d’adéquation et sans suivi systématique des mises à jour.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités de protection des données nationales Entreprises (contrôleurs de données) Autorités judiciaires Personnes concernées
Délai initial : Immédiat dès publication de la décision
Délai récurrent : Examen périodique au moins tous les 4 ans
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Mise à jour des transferts dès la publication d’une décision modifiée ou abrogée
Amende max : Jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entreprise concernée
Autres sanctions : Sanctions administratives Pouvoir d'injonction de suspension des transferts Obligation de mise en conformité Responsabilité civile
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Peut imposer la suspension ou l'interdiction de transferts
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire devant les juridictions nationales et la Cour de justice de l'UE
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre des décisions d'adéquation
  • Vérification périodique de la validité de la décision (au moins annuel)
  • Documentation des bases légales des transferts
  • Formation du personnel aux exigences de transfert
Preuves attendues : Copie de la décision d'adéquation Registre des transferts avec référence à la décision Rapports d'audit de conformité Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
La détection dépend de la mise à jour des registres et de l'audit, mais la décision est publiquement accessible, ce qui facilite la vérification
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier et documenter la décision d'adéquation applicable
  • Mettre en place un processus de vérification régulière (au moins annuel) de la validité de la décision
  • Former les équipes de conformité aux exigences de transfert
  • Mettre à jour les contrats et politiques internes en fonction des décisions
  • Surveiller les mises à jour de la liste officielle de la Commission
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Outils de gestion documentaire Ressources juridiques Formation du personnel Audit interne
KPI : Pourcentage de transferts couverts par une décision d'adéquation valide Taux de conformité des vérifications annuelles Délai moyen de mise à jour après publication d'une nouvelle décision
RGPD-§05-article46
Résumé : L’article impose aux responsables du traitement et aux sous‑traitants l’obligation de garantir, avant tout transfert de données à caractère personnel vers un pays tiers ou une organisation internationale, la mise en place de garanties appropriées et le respect de droits opposables ainsi que de voies de droit effectives pour les personnes concernées. Il précise que ces garanties peuvent être apportées, sans autorisation préalable de l’autorité de contrôle, par plusieurs moyens : instruments juridiques contraignants, règles d’entreprise conformes à l’article 47, clauses types adoptées par la Commission ou une autorité de contrôle, codes de conduite approuvés avec engagement exécutoire, ou mécanismes de certification certifiés. Le texte autorise également, sous autorisation de l’autorité de contrôle, l’usage de clauses contractuelles ou de dispositions administratives contenant des droits opposables. Les autorisations antérieures, fondées sur la directive 95/46/CE, restent valables jusqu…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable doit prévoir des garanties appropriées avant tout transfert vers un pays tiers.
Intitulé : Garanties appropriées pour le transfert de données à caractère personnel vers un pays tiers
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
En l'absence de décision en vertu de l'article 45, paragraphe 3, le responsable du traitement ou le sous-traitant ne peut transférer des données à caractère personnel vers un pays tiers ou à une organisation internationale que s'il a prévu des garanties appropriées et à la condition que les personnes concernées disposent de droits opposables et de voies de droit effectives.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement ou le sous‑traitant doit mettre en place des garanties appropriées et s’assurer que les personnes concernées disposent de droits opposables et de voies de droit effectives avant tout transfert de données à un pays tiers ou à une organisation internationale.
Mots-clés : ['transfert', 'données à caractère personnel', 'garanties appropriées', 'pays tiers', 'organisation internationale', 'droits opposables', 'voies de droit effectives', 'autorisation', 'contrats', 'clauses types', 'code de conduite', 'certification']
Références croisées : article 45 paragraphe 3 article 47 article 93 paragraphe 2 article 40 article 42 article 63 article 26 paragraphe 2 article 26 paragraphe 4 directive 95/46/CE
Catégorie : Technique
Sujet principal : Garantie de la conformité des transferts internationaux de données
Domaine cybersécurité : protection des données transfert international sécurité des données conformité juridique
Actifs concernés : données à caractère personnel infrastructure de traitement contrats politiques internes
Périmètre : Transferts de données à caractère personnel vers des pays tiers ou des organisations internationales, sous réserve de garanties appropriées
Exigences clés :
  • mise en place de garanties appropriées
  • respect des droits opposables
  • mise à disposition de voies de droit effectives
  • autorisation de l'autorité de contrôle si nécessaire
Gravité : 4/5
Impact potentiel : violation du RGPD, sanctions administratives élevées, atteinte à la réputation et risque de litiges.
Probabilité : 3/5
Risque de non-respect des exigences de garanties, surtout dans des contextes transfrontaliers complexes.
Détectabilité : 4/5
Les manquements aux garanties appropriées sont souvent découverts lors d'audits ou d'incidents, pas nécessairement détectés en temps réel.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Délégué à la protection des données (DPO) ou Responsable de la conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous-traitant DPO Autorité de contrôle Direction juridique Direction IT
Délai initial : Immédiat dès identification du besoin de transfert
Délai récurrent : Continu, à chaque nouveau transfert
Notification incident : 72 heures après constatation d'un incident de transfert non conforme
Délai correction : 30 jours suivant la notification, selon la gravité
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4% du chiffre d'affaires annuel mondial
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales Résiliation du contrat de traitement Mise en demeure Suspension des activités de traitement
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente (ex: CNIL)
Pouvoir injonction : L'autorité de contrôle peut imposer des mesures correctives, suspendre ou interdire les transferts
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact relative au transfert (PIA)
  • Mise en place de clauses contractuelles types
  • Adoption de codes de conduite certifiés
  • Vérification des certifications
  • Contrôle de la conformité des droits des personnes
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documentation des garanties (contrats, clauses, codes, certificats) Registre des transferts Attestations de conformité Rapports d'audit
Fréquence : Périodique (au moins annuel) et à chaque changement de transfert
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits, surveillance des incidents et revues de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier tous les transferts existants
  • Évaluer la conformité des garanties actuelles
  • Mettre en place des garanties appropriées (clauses, certifications, etc.)
  • Former le personnel concerné
  • Mettre à jour les contrats et politiques internes
  • Documenter les preuves de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juridique IT Auditeur externe Outils de suivi
KPI : Pourcentage de transferts couverts par des garanties appropriées Temps moyen de mise en conformité d'un transfert Nombre d'incidents de transfert non conformes Score de conformité des PIA
RGPD-§05-article47
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Adopter et appliquer des règles d'entreprise contraignantes approuvées par l'autorité.
Intitulé : Règles d'entreprise contraignantes
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
L'autorité de contrôle compétente approuve les règles d'entreprise contraignantes, à condition qu'elles soient juridiquement contraignantes, appliquées par toutes les entités du groupe, confèrent des droits opposables aux personnes concernées et respectent les exigences du paragraphe 2.
Interprétation opérationnelle :
L'entité doit obtenir l'approbation de l'autorité de contrôle, mettre en œuvre des règles contraignantes applicables à toutes ses entités, garantir les droits des personnes et respecter les principes de protection des données, les transferts, la responsabilité et la communication.
Mots-clés : règles d'entreprise contraignantes autorité de contrôle application droits opposables protection des données responsabilité transfert de données DPO audit formation
Références croisées : Article 63 Article 22 Article 79 Article 13 Article 14 Article 37 Article 93
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place et application des règles d'entreprise contraignantes pour la protection des données au sein du groupe d'entreprises
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des transferts internationaux Sécurité de l'information Gouvernance des données
Actifs concernés : Données à caractère personnel Processus métier Systèmes d'information Documentation
Périmètre : Entreprises du groupe ou groupe d'entreprises engagées dans une activité économique conjointe, incluant leurs entités et leurs employés, ainsi que les transferts de données vers des pays tiers
Exigences clés :
  • Obtention de l'approbation par l'autorité de contrôle
  • Caractère juridiquement contraignant des règles
  • Application universelle au sein du groupe
  • Confération de droits opposables aux personnes concernées
  • Respect des principes de protection des données (finalité, minimisation, etc.)
  • Définition des transferts de données et des pays concernés
  • Garantie des droits des personnes (accès, opposition, etc.)
  • Acceptation de responsabilité par le responsable du traitement ou le sous‑traitant
  • Communication et suivi des modifications
  • Missions du DPO et procédures de réclamation
  • Mécanismes de contrôle, audit et correction
Gravité : 4/5
Risques juridiques (sanctions, amendes), atteinte aux droits des personnes et atteinte à la réputation de l’entreprise en cas de non‑conformité.
Probabilité : 3/5
Complexité de la mise en place et du suivi transversal du groupe rend la conformité difficile, surtout sans procédures automatisées.
Détectabilité : 2/5
Les exigences d’audit, de documentation et de reporting rendent la non‑conformité relativement aisée à détecter.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant Délégué à la protection des données (DPO) Direction juridique Direction IT Direction des ressources humaines Entités du groupe Autorité de contrôle
Délai initial : À la réception de l'approbation de l'autorité de contrôle
Délai récurrent : Permanent (surveillance continue)
Notification incident : Non précisé
Délai correction : Non précisé
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Obligation de mise en conformité Indemnisation des préjudices Restriction d’accès aux données Suspension d’activités
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction de l’autorité de contrôle pour imposer la mise en conformité des règles
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de contrôle Recours judiciaire devant les juridictions nationales Demande d’indemnisation
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données (EIPD)
  • Audit de conformité aux règles d’entreprise contraignantes
  • Mise en place de politiques de sécurité et de gouvernance des données
  • Formation du personnel aux exigences
  • Gestion des droits des personnes (DSAR)
  • Contrôle des transferts internationaux
  • Documentation et traçabilité des traitements
Preuves attendues : Documents d’approbation des règles Procès‑verbaux d’audit Registres de traitements Preuves de formation Rapports de transfert de données Correspondances avec l’autorité de contrôle
Fréquence : Périodique (annuelle) et à chaque changement majeur
Niveau détection : 2/5
Détection aisée via audits, revues de conformité et reporting
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Obtenir l’approbation des règles d’entreprise contraignantes par l’autorité de contrôle
  • Déployer les règles sur l’ensemble du groupe et ses entités
  • Mettre en place des procédures d’audit et de suivi continu
  • Former le personnel aux exigences de protection des données
  • Établir des mécanismes de gestion des droits des personnes (DSAR)
  • Documenter les transferts de données et les pays tiers
  • Mettre en place un registre des incidents et des actions correctives
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Délégué à la protection des données (DPO) Auditeur interne Outils de gestion des données Formateurs
KPI : Taux de conformité aux règles Nombre d’audits réalisés Délai moyen de traitement des demandes d’accès Nombre de formations effectuées Incidents de non‑conformité
RGPD-§05-article48
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable doit veiller à ce que tout transfert repose sur un accord international valide.
Intitulé : Transferts ou divulgations non autorisés par le droit de l'Union
Type : Primaire
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Transferts ou divulgations non autorisés par le droit de l'Union. Toute décision d'une juridiction ou d'une autorité administrative d'un pays tiers exigeant d'un responsable du traitement ou d'un sous-traitant qu'il transfère ou divulgue des données à caractère personnel ne peut être reconnue ou rendue exécutoire de quelque manière que ce soit qu'à la condition qu'elle soit fondée sur un accord international, tel qu'un traité d'entraide judiciaire, en vigueur entre le pays tiers demandeur et l'Union ou un État membre, sans préjudice d'autres motifs de transfert en vertu du présent chapitre.
Interprétation opérationnelle :
L'organisation doit refuser ou ne pas donner effet à toute demande de transfert ou de divulgation de données issue d'une autorité tierce, sauf si la demande est fondée sur un accord international (ex. traité d'entraide judiciaire) en vigueur entre le pays tiers et l'UE ou un État membre.
Mots-clés : transfert de données autorisation accord international treaty juridiction tierce conformité EU obligation de ne pas faire
Références croisées : RGPD (chapitre IV - transferts de données) Directive 2016/679 Convention de l'ONU sur la protection des données à caractère personnel Accords de coopération judiciaire internationaux
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Restrictions de transferts de données à caractère personnel imposées par le droit de l'Union
Domaine cybersécurité : Protection de la vie privée Conformité juridique Gestion des flux de données
Actifs concernés : Données à caractère personnel Informations personnelles
Périmètre : Tous les responsables du traitement et sous‑traitants opérant sous le droit de l'Union soumis à des demandes de transfert de données provenant de juridictions tierces
Exigences clés :
  • Vérifier la base juridique du transfert
  • Exiger un accord international contraignant (ex. traité d'entraide judiciaire)
  • Refuser tout autre transfert non autorisé
  • Documenter les décisions et les fondements juridiques
Gravité : 5/5
Un transfert non autorisé peut entraîner des sanctions administratives lourdes (jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial ou 20 M€), une perte de confiance du public et des conséquences juridiques graves.
Probabilité : 3/5
Les autorités tierces peuvent émettre des demandes de transfert dans divers secteurs ; la probabilité que l'organisation ne respecte pas la règle dépend de la maturité de ses processus, mais reste modérée.
Détectabilité : 4/5
Il est difficile de détecter un transfert non autorisé sans contrôles de suivi et d’audit, car la violation se produit souvent en dehors de la vue opérationnelle.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la protection des données (DPO) / Direction juridique
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique DPO Direction exécutive Équipes IT Service conformité Autorités de protection des données
Délai initial : Immédiat (dès réception de la demande tierce)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat (mise en œuvre dès identification du manquement)
Amende max : Jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires mondial ou 20 M€ (conformément au RGPD)
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Atteinte à la réputation Suspension ou révocation du statut de sous‑traitant
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) de l'État membre ou de l'UE
Pouvoir injonction : Possibilité de prononcer des injonctions de suspension du traitement ou d'obligation de mise en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'une procédure de vérification de la base juridique du transfert
  • Évaluation d'impact relative à la protection des données (PIA) avant tout transfert
  • Mise en place d'un registre des demandes de transfert tierces
  • Formation du personnel sur les exigences de transfert
  • Contrôle documentaire des accords internationaux
Preuves attendues : Documentation des accords internationaux Procédures écrites Registre des demandes et décisions Rapports d'audit
Fréquence : Périodique (au moins une fois par an) et à chaque nouvelle demande
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits périodiques et monitoring des flux de données, mais nécessite des processus robustes
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure de vérification de la légitimité des demandes de transfert tierces
  • Mettre en place un registre centralisé des accords internationaux pertinents
  • Former le personnel juridique et technique aux exigences du RGPD et de l'article
  • Réaliser une PIA spécifique aux transferts vers pays tiers
  • Mettre en place des contrôles d'accès et de journalisation pour détecter tout transfert non autorisé
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juridique Équipe IT Auditeur interne
KPI : Taux de conformité des transferts vérifiés Nombre d'incidents de transfert non autorisé détectés Temps moyen de réponse à une demande tierce Existence d'un registre à jour des accords internationaux
RGPD-§05-article49
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Ne transférer que si les dérogations sont remplies, informer l'autorité et le concerné, documenter l'évaluation.
Intitulé : Dérogations pour des situations particulières
Type : Dérivée
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
En l'absence de décision d'adéquation ou de garanties appropriées, un transfert de données à caractère personnel vers un pays tiers ou une organisation internationale ne peut avoir lieu que si l'une des conditions a) à g) du paragraphe 1 est remplie, ou si le transfert n'est pas répétitif, concerne un nombre limité de personnes, est fondé sur des intérêts légitimes impérieux évalués et garantit une protection adéquate, avec notification à l'autorité de contrôle et information de la personne concernée.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit vérifier que le transfert respecte l'une des dérogations listées (consentement, contrat, intérêt public, etc.) ou, à défaut, procéder à une évaluation d'impact, fournir des garanties appropriées et notifier l'autorité de contrôle, tout en informant la personne concernée des intérêts légitimes poursuivis.
Mots-clés : dérogation transfert pays tiers organisation internationale intérêts légitimes évaluation garantie notification information
Références croisées : Article 45 RGPD Article 46 RGPD Article 30 RGPD
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Transfert de données à caractère personnel vers un pays tiers ou une organisation internationale
Domaine cybersécurité : Protection des données Conformité RGPD Gestion des flux transfrontaliers
Actifs concernés : Données à caractère personnel Informations personnelles
Périmètre : Tous les responsables du traitement et sous-traitants qui transfèrent des données hors de l'UE
Exigences clés :
  • Évaluation de l'adéquation
  • Documentation des garanties
  • Information de la personne concernée
  • Notification à l'autorité de contrôle
  • Respect des conditions de dérogation
Gravité : 4/5
Impact potentiel majeur (amendes élevées, atteinte à la réputation, perte de confiance) ; violation du RGPD et sanctions financières lourdes.
Probabilité : 3/5
Transfert fréquent et nombreuses dérogations, mais risque de non-respect modéré grâce aux mécanismes de contrôle existants.
Détectabilité : 4/5
Le non-respect peut rester masqué jusqu'à une inspection ou une plainte, rendant la détection difficile sans audit.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : DPO (Data Protection Officer) ou Responsable de la protection des données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement DPO Autorité de contrôle Personnes concernées Direction juridique IT/SI
Délai initial : Immédiat dès identification du besoin de transfert
Délai récurrent : À chaque nouveau transfert ou modification du cadre
Notification incident : Dans les 72 heures suivant la prise de connaissance de l'incident de transfert non conforme
Délai correction : Au plus tard 30 jours après la notification de l'incident
Amende max : Jusqu'à 20 M€ ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial
Autres sanctions : Sanctions administratives Restriction ou suspension des activités de traitement Obligation de mise en conformité Action en réparation
Autorité contrôle : Autorité de contrôle nationale (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction de suspension ou d'interdiction du transfert
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité de contrôle Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d'impact relative au transfert (DPIA)
  • Documentation des garanties contractuelles ou techniques
  • Mise en place de clauses contractuelles types
  • Formation du personnel aux règles de transfert
  • Politiques de consentement
Preuves attendues : Registre des évaluations Contrats de transfert Certificats de conformité Logs d'audit Correspondance avec la personne concernée
Fréquence : Périodique (annuelle) et à chaque changement de transfert
Niveau détection : 4/5
Le non-respect peut rester masqué jusqu'à une enquête ou une plainte
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une DPIA pour tous les transferts en cours
  • Documenter les garanties ou les bases légales invoquées
  • Mettre à jour les registres de traitements
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un processus de notification rapide des incidents
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juriste spécialisé RGPD Analyste cybersécurité Outils de suivi des transferts
KPI : Taux de conformité des transferts Délai moyen de notification d'incident Nombre de DPIA réalisées Pourcentage de transferts couverts par des garanties documentées
RGPD-§05-article50
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Prendre des mesures de coopération internationale pour appliquer la législation sur la protection des données
Intitulé : Coopération internationale dans le domaine de la protection des données à caractère personnel
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission et les autorités de contrôle prennent, à l'égard des pays tiers et des organisations internationales, les mesures appropriées pour: a) élaborer des mécanismes de coopération internationale destinés à faciliter l'application effective de la législation relative à la protection des données à caractère personnel; b) se prêter mutuellement assistance sur le plan international dans l'application de la législation relative à la protection des données à caractère personnel, y compris par la notification, la transmission des réclamations, l'entraide pour les enquêtes et l'échange d'informations, sous réserve de garanties appropriées pour la protection des données à caractère personnel et d'autres libertés et droits fondamentaux; c) associer les parties prenantes intéressées aux discussions et activités visant à développer la coopération internationale dans le domaine de l'application de la législation relative à la protection des données à caractère personnel; d) favoriser l'échange et la documentation de la législation et des pratiques en matière de protection des données à caractère personnel, y compris en ce qui concerne les conflits de compétence avec des pays tiers.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités doivent mettre en place des dispositifs de coopération avec les tiers, partager des informations, assister les enquêtes, impliquer les parties prenantes et documenter les pratiques, le tout en respectant les garanties de protection des données et des droits fondamentaux.
Mots-clés : coopération internationale protection des données pays tiers organisations internationales assistance notification transmission des réclamations échange d'informations garanties droits fondamentaux conflits de compétence
Références croisées : RGPD Directive NIS Convention 108+
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération internationale en matière de protection des données
Domaine cybersécurité : Protection des données Gouvernance Gestion des incidents
Actifs concernés : Données personnelles Institutions publiques Organisations internationales
Périmètre : Relations avec les pays tiers et les organisations internationales
Exigences clés :
  • Mise en place de mécanismes de coopération
  • Assistance mutuelle et échange d'informations
  • Garanties de protection des données
  • Implication des parties prenantes
  • Documentation et partage de bonnes pratiques
Gravité : 4/5
Impact potentiel élevé sur la protection des données, la réputation et la conformité légale des organisations concernées.
Probabilité : 3/5
Risque modéré, les obligations sont nouvelles et nécessitent des mises en place opérationnelles qui peuvent être négligées.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont souvent décelés uniquement lors d’audits ou de plaintes, ce qui rend la détection difficile sans contrôle actif.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Autorités de contrôle nationales Pays tiers Organisations internationales Parties prenantes du secteur
Délai initial : Immédiat
Délai récurrent : Périodique (annuel)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Continu
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Atteinte à la réputation Restrictions d’accès
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mécanismes de coopération internationale
  • Processus d'échange d'informations
  • Évaluation des garanties de protection
  • Formation du personnel
  • Audit de conformité
Preuves attendues : Documentation des accords de coopération Rapports d'assistance Registres d'échange Certificats de conformité
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Difficile à détecter sans audit externe
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un cadre de coopération avec les pays tiers
  • Définir des protocoles d'assistance mutuelle
  • Mettre en place des garanties de protection des données
  • Impliquer les parties prenantes dans les processus
  • Documenter les pratiques et les conflits de compétence
  • Former les équipes concernées
  • Mettre en place un dispositif de suivi et d'audit
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Experts en protection des données Outils de partage d'information Accès aux autorités tierces
KPI : Nombre de accords de coopération signés Temps moyen de réponse aux demandes d'assistance Pourcentage de conformité des garanties de données Fréquence des audits de coopération
RGPD-§06-article51
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation de création d’autorités de contrôle indépendantes
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Chaque État membre prévoit qu'une ou plusieurs autorités publiques indépendantes sont chargées de surveiller l'application du présent règlement, afin de protéger les libertés et droits fondamentaux des personnes physiques à l'égard du traitement et de faciliter le libre flux des données à caractère personnel au sein de l'Union (ci-après dénommée «autorité de contrôle»).
Interprétation opérationnelle :
L’État doit créer et désigner des autorités de contrôle indépendantes, les faire coopérer et notifier la Commission des textes législatifs adoptés.
Mots-clés : Autorité de contrôle GDPR Libertés fondamentales Coopération Notification
Références croisées : Article 57 GDPR Article 63 GDPR
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Création et désignation d’autorités de contrôle
Domaine cybersécurité : Protection des données Gouvernance
Actifs concernés : Données à caractère personnel Infrastructure de traitement
Périmètre : Tous les États membres de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Indépendance
  • Surveillance
  • Coopération
  • Notification
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur les droits fondamentaux, la protection des données et la libre circulation des informations, pouvant entraîner des sanctions et une perte de confiance.
Probabilité : 2/5
La plupart des États ont déjà mis en place des autorités, mais certaines may lag, leading to moderate risk.
Détectabilité : 2/5
La non‑conformité est détectable via les déclarations de l’État et les audits de la Commission.
Score inhérent : 16 Élevé (Orange)
Propriétaire : État membre
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : État membre Autorité de contrôle Commission européenne Citoyens
Délai initial : 25 mai 2018
Délai récurrent : À chaque modification législative
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A (non spécifié dans l’article)
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle indépendante du Member State
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Création d’autorités indépendantes
  • Mise en place de procédures de coopération inter‑autorités
  • Déclaration des dispositions légales à la Commission
  • Audit de conformité périodique
Preuves attendues : Documentation de désignation Procès-verbaux de coopération Registre des notifications Rapports d’audit
Fréquence : Ponctuelle (lors de la désignation) et périodique (audits)
Niveau détection : 2/5
Détectable via les déclarations officielles et les audits de la Commission
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Désigner les autorités de contrôle
  • Établir le comité de cohérence
  • Notifier la Commission européenne
  • Mettre en place des procédures de suivi et d’audit
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipes juridiques Ressources informatiques Gestion de projet Formation du personnel
KPI : Nombre d’autorités désignées Délai de notification à la Commission Taux de conformité du mécanisme de contrôle Résultats d’audits de conformité
RGPD-§06-article52
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les autorités de contrôle doivent exercer leurs missions avec indépendance totale et sans influence extérieure.
Intitulé : Obligation d'indépendance des autorités de contrôle
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Chaque autorité de contrôle exerce en toute indépendance les missions et les pouvoirs dont elle est investie conformément au présent règlement. 2. Dans l'exercice de leurs missions et de leurs pouvoirs conformément au présent règlement, le ou les membres de chaque autorité de contrôle demeurent libres de toute influence extérieure, qu'elle soit directe ou indirecte, et ne sollicitent ni n'acceptent d'instructions de quiconque. 3. Le ou les membres de chaque autorité de contrôle s'abstiennent de tout acte incompatible avec leurs fonctions et, pendant la durée de leur mandat, n'exercent aucune activité professionnelle incompatible, rémunérée ou non. 4. Chaque État membre veille à ce que chaque autorité de contrôle dispose des ressources humaines, techniques et financières ainsi que des locaux et de l'infrastructure nécessaires à l'exercice effectif de ses missions et de ses pouvoirs, y compris lorsque celle-ci doit agir dans le cadre de l'assistance mutuelle, de la coopération et de la participation au comité. 5. Chaque État membre veille à ce que chaque autorité de contrôle choisisse et dispose de ses propres agents, qui sont placés sous les ordres exclusifs du ou des membres de l'autorité de contrôle concernée. 6. Chaque État membre veille à ce que chaque autorité de contrôle soit soumise à un contrôle financier qui ne menace pas son indépendance et qu'elle dispose d'un budget annuel public propre, qui peut faire partie du budget global national ou d'une entité fédérée.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent garantir que les autorités de contrôle opèrent de façon totalement autonome, en leur fournissant les moyens matériels et financiers nécessaires, en assurant un budget public distinct et un contrôle financier non biaisé, et en plaçant leurs agents sous l’autorité exclusive de leurs dirigeants.
Mots-clés : indépendance autorité de contrôle ressources budget contrôle financier autonomie
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Indépendance des autorités de contrôle
Domaine cybersécurité : Gouvernance
Actifs concernés : Autorités de contrôle
Périmètre : Tous les États membres
Exigences clés :
  • Assurer l'indépendance des autorités
  • Disposer de ressources humaines, techniques, financières
  • Budget annuel public propre
  • Contrôle financier non menaçant l'indépendance
  • Choix des agents sous ordre exclusif des autorités
Gravité : 5/5
Absence d'indépendance compromet la crédibilité et l'efficacité des contrôles, pouvant entraîner des manquements graves à la conformité et des sanctions.
Probabilité : 4/5
Les contraintes budgétaires et politiques peuvent difficilement garantir l'indépendance des autorités.
Détectabilité : 5/5
L'indélicatesse de l'indépendance se révèle surtout lors d'audits ou d'incidents, difficile à détecter sans examen approfondi.
Score inhérent : 100 Élevé (Orange)
Propriétaire : État membre
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : État membre Autorités de contrôle Public
Délai initial : Dès la création de l'autorité de contrôle
Délai récurrent : Permanent
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat en cas de manquement
Amende max : Non indiqué
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Sanctions pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un budget dédié
  • Audit d'indépendance périodique
  • Formation du personnel
Preuves attendues : Documents budgétaires Rapports d'audit Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (annuelle)
Niveau détection : 5/5
L'indépendance se vérifie principalement lors d'audits externes ou d'examens de conformité, difficile à détecter quotidiennement.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir clairement les ressources financières et humaines
  • Établir un budget public dédié
  • Mettre en place un contrôle financier indépendant
  • Former les agents aux exigences d'indépendance
  • Instaurer des audits réguliers d'indépendance
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel administratif Expertise comptable Outils de suivi budgétaire Formation
KPI : Ratio budget dédié / budget total Score d'indépendance évalué par audit Temps de traitement des demandes Nombre d'incidents liés à l'indépendance
RGPD-§06-article53
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Chaque membre doit être nommé selon une procédure transparente prévue par l'État membre.
Intitulé : Conditions générales applicables aux membres de l'autorité de contrôle
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Conditions générales applicables aux membres de l'autorité de contrôle 1. Les États membres prévoient que chacun des membres de leurs autorités de contrôle est nommé selon une procédure transparente par: — | leur parlement; ; — | leur gouvernement; ; — | leur chef d'État; ou ; — | un organisme indépendant chargé de procéder à la nomination en vertu du le droit de l'État membre ---|--- ; ---|--- 2. Chaque membre a les qualifications, l'expérience et les compétences nécessaires, notamment dans le domaine de la protection des données à caractère personnel, pour l'exercice de ses fonctions et de ses pouvoirs. 3. Les fonctions d'un membre prennent fin à l'échéance de son mandat, en cas de démission ou de mise à la retraite d'office, conformément au droit de l'État membre concerné. 4. Un membre ne peut être démis de ses fonctions que s'il a commis une faute grave ou s'il ne remplit plus les conditions nécessaires à l'exercice de ses fonctions.
Interprétation opérationnelle :
Les membres de l'autorité de contrôle doivent être nommés selon une procédure transparente (par le parlement, le gouvernement, le chef d'État ou un organisme indépendant) et doivent posséder les qualifications, l'expérience et les compétences nécessaires, notamment en protection des données, pour exercer leurs fonctions. Leur mandat s'achève à l'échéance, par démission ou retraite d'office. Ils ne peuvent être démis que pour faute grave ou incapacité à exercer leurs fonctions.
Mots-clés : nomination transparence qualifications expérience compétences protection des données mandat démission retraite d'office faute grave conditions d'exercice
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Composition et qualifications des membres de l'autorité de contrôle
Domaine cybersécurité : Protection des données à caractère personnel
Actifs concernés : Membres de l'autorité de contrôle
Périmètre : National (états membres)
Exigences clés :
  • Procédure de nomination transparente
  • Qualifications et compétences requises
  • Durée du mandat
  • Conditions de dismissal
Gravité : 4/5
Un membre non qualifié ou non conforme compromet la légitimité et l’efficacité de l’autorité, pouvant entraîner des manquements à la protection des données et des sanctions.
Probabilité : 2/5
Les procédures de nomination et les exigences de compétences sont généralement bien encadrées, mais des écarts peuvent survenir.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont souvent découverts lors d’audits ou d’enquêtes, pas immédiatement visibles.
Score inhérent : 32 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de contrôle
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Parlement Gouvernement Chef d'État Organisme indépendant de nomination Autorité de protection des données Public
Délai initial : Non défini
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un registre des membres qualifiés
  • Processus de validation des nominations
  • Contrôles de conformité périodiques
Preuves attendues : Documents de nomination Attestations de qualifications Registres de mandat
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Les écarts sont généralement identifiés lors d’audits ou d’examens de conformité, pas en temps réel.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un processus de nomination transparent documenté
  • Vérifier les qualifications et l’expérience des candidats
  • Mettre en place un suivi du mandat et des éventuelles resignations
  • Former les membres aux exigences de protection des données
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources administratives Expertise juridique Outils de gestion des qualifications
KPI : Pourcentage de membres nommés selon procédure Taux de conformité des qualifications Durée moyenne du mandat
RGPD-§06-article54
Résumé : L'article impose aux États membres l'obligation légale de créer une autorité de contrôle dotée de compétences, de missions et de pouvoirs clairement définis. Il fixe les exigences de création, les qualifications et les conditions d'éligibilité des membres, les modalités de nomination, ainsi que la durée du mandat (minimum quatre ans) et les règles de renouvellement. Il impose également le respect du secret professionnel, les interdictions d'activités incompatibles et les procédures de cessation d'emploi. Le périmètre s'applique à l'ensemble du territoire national et concerne tout secteur où une supervision est requise. Les sanctions potentielles incluent des amendes administratives, des sanctions civiles et pénales, ainsi que le pouvoir d'injonction. Pour se conformer, chaque État doit mettre en place rapidement l'autorité, veiller à la conformité des membres aux exigences de compétence et de secret, établir des procédures de suivi et de reporting, et prévoir des contrôles périodiques…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Chaque État membre doit légiférer pour créer et organiser son autorité de contrôle.
Intitulé : Règles relatives à l'établissement de l'autorité de contrôle
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Chaque État membre doit, par la loi, créer une autorité de contrôle avec les éléments suivants: a) création de chaque autorité; b) qualifications et conditions d'éligibilité des membres; c) règles et procédures de nomination; d) durée du mandat d’au moins quatre ans, avec possibilité de mandat plus court pour le premier mandat post‑24 mai 2016 afin de protéger l’indépendance; e) caractère renouvelable ou non du mandat et nombre de mandats; f) obligations, interdictions d’activités incompatibles et règles de cessation d’emploi, y compris le secret professionnel concernant les informations confidentielles et le signalement des violations.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent légiférer pour établir une autorité de contrôle nationale, définir ses membres, organiser sa nomination, garantir un mandat d’au moins quatre ans, prévoir le renouvellement éventuel, imposer le secret professionnel et les interdictions d’incompatibilité, et assurer la continuité de l’emploi.
Mots-clés : autorité de contrôle création qualifications nomination mandat renouvellement secret professionnel interdictions confidentialité signalement union états membres
Références croisées : Droit de l'Union Droit des États membres Réglementation sectorielle (ex. IA, cybersécurité)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Création et fonctionnement de l'autorité de contrôle
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité
Actifs concernés : Autorité de contrôle Personnel Organisation
Périmètre : Obligations nationales de mise en place d'une autorité de contrôle conformément au droit de l'Union et au droit interne
Exigences clés :
  • Création de l'autorité
  • Qualifications des membres
  • Procédures de nomination
  • Durée minimale du mandat (4 ans)
  • Renouvelabilité du mandat
  • Obligations de secret professionnel
  • Interdictions d'activités incompatibles
  • Règles de cessation d'emploi
Gravité : 4/5
L'absence d'autorité de contrôle compromet la supervision, la détection des violations et la protection des intérêts publics, pouvant entraîner des sanctions lourdes et des dommages significatifs.
Probabilité : 3/5
Les exigences sont détaillées mais la mise en œuvre dépend de la volonté politique des États membres, créant un risque de non‑respect modéré.
Détectabilité : 1/5
La création de l'autorité est un acte législatif public et facilement vérifiable.
Score inhérent : 12 Faible (Vert)
Propriétaire : État membre
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Gouvernement Autorité de contrôle Organisations sectorielles Citoyens
Délai initial : Dans les 12 mois suivant l'adoption de la norme nationale
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Délai raisonnable, généralement 6 mois après détection
Amende max : Non précisé (déterminé par la législation nationale)
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions civiles Sanctions pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle de l'État membre
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour imposer des mesures correctives
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d'un registre des membres
  • Évaluation d'impact sur la protection des données
  • Formation du personnel
  • Mise en place de procédures de suivi et d'audit
Preuves attendues : Texte législatif Procès‑verbaux de nomination Registre des mandats Politiques de secret professionnel Rapports d'activité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
La création et le fonctionnement de l'autorité sont publics et facilement vérifiables.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer le cadre juridique national pour l'autorité
  • Définir les profils de compétences et les conditions d'éligibilité
  • Organiser le processus de nomination selon les règles légales
  • Mettre en place les procédures de secret professionnel et d'incompatibilité
  • Prévoir des audits périodiques et des indicateurs de performance
  • Assurer une documentation complète et une formation continue du personnel
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
RGPD-§06-article55
Résumé : L’article définit la compétence des autorités de contrôle chargées de veiller au respect du cadre de protection des données. Il impose que chaque autorité soit pleinement compétente pour exercer ses missions et ses pouvoirs sur le territoire de l’État membre concerné, sous réserve que le traitement soit réalisé par des autorités publiques ou des organismes privés agissant sur la base de l’article 6, paragraphes 1 c) ou e), auquel cas la compétence revient à l’autorité de contrôle de l’État membre concerné et l’article 56 ne s’applique pas. Il exclut expressément le contrôle des opérations de traitement réalisées par les juridictions dans l’exercice de leur fonction juridictionnelle. Cette exigence constitue une obligation organisationnelle de moyens : les autorités doivent disposer d’une compétence adéquate, vérifiable et maintenue dans le temps. Le non‑respect peut entraîner une perte de légitimité de l’action de contrôle, des sanctions administratives (amendes, injonctions) et des r…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Compétence des autorités de contrôle
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Chaque autorité de contrôle est compétente pour exercer les missions et les pouvoirs dont elle est investie conformément au présent règlement sur le territoire de l'État membre dont elle relève. 2. Lorsque le traitement est effectué par des autorités publiques ou des organismes privés action- sur la base de l'article 6, paragraphe 1, point c) ou e), l'autorité de contrôle de l'État membre concerné est compétente. Dans ce cas, l'article 56 n'est pas applicable. 3. Les autorités de contrôle ne sont pas compétentes pour contrôler les opérations de traitement effectuées par les juridictions dans l'exercice de leur fonction juridictionnelle.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités de contrôle doivent être pleinement compétentes pour exercer leurs missions et pouvoirs sur le territoire de l'État membre concerné, sauf si le traitement est réalisé par des autorités publiques ou des organismes privés sur la base de l'article 6(1)c) ou e), auquel cas la compétence revient à l'autorité de contrôle de cet État membre et l'article 56 ne s'applique pas ; elles ne peuvent pas contrôler les opérations de traitement réalisées par les juridictions dans l'exercice de leur fonction juridictionnelle.
Mots-clés : compétence autorité de contrôle territoire article 6 article 56 juridictionnelle
Références croisées : Article 56 RGPD Article 6 RGPD
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Compétence des autorités de contrôle
Domaine cybersécurité : Gouvernance Contrôle
Actifs concernés : Autorités de contrôle Organismes publics Organismes privés
Périmètre : Territoire de l'État membre concerné, incluant les traitements réalisés par les autorités publiques ou privées sur la base de l'article 6(1)c) ou e), excluant les opérations de traitement des juridictions
Exigences clés :
  • Assurer la compétence des autorités de contrôle
  • Déterminer la compétence selon le type de traitement
  • Exclure le contrôle des juridictions
Gravité : 4/5
Un manque de compétence peut rendre les contrôles inefficaces, entraînant des non‑conformités graves, des fuites de données et des sanctions lourdes.
Probabilité : 3/5
La compétence est généralement vérifiée lors de la désignation ou de la formation, mais des changements de personnel ou des audits peu fréquents peuvent conduire à des écarts.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit spécifique de la compétence, car elle dépend de critères internes et de documents souvent non visibles.
Score inhérent : 48 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction de la protection des données (DPD)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de contrôle Juridictions Administrations publiques Organismes privés
Délai initial : Avant d'exercer les missions (immédiat)
Délai récurrent : Permanent (vérification continue)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après détection
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle de l'État membre
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir un registre officiel des compétences
  • Mettre en place des audits de compétence périodiques
  • Assurer la formation continue du personnel
  • Documenter les qualifications via certificats ou attestations
Preuves attendues : Attestations de compétence Certificats de formation Registres de désignation Rapports d'audit
Fréquence : Périodique (annuel ou à chaque changement de personnel)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit ciblé de la compétence
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier et formaliser les compétences des autorités de contrôle
  • Créer un registre centralisé des qualifications
  • Organiser des formations et certifications obligatoires
  • Mettre en place des contrôles périodiques de compétence
  • Définir des indicateurs KPI de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe conformité Ressources RH Outils de gestion documentaire Formateurs spécialisés
KPI : Pourcentage d’autorités avec compétence certifiée Délai moyen de vérification de la compétence Nombre d’incidents liés à un manque de compétence
RGPD-§06-article56
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Compétence de l'autorité de contrôle chef de file
Type : Secondaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Sans préjudice de l'article 55, l'autorité de contrôle de l'établissement principal ou de l'établissement unique du responsable du traitement ou du sous-traitant est compétente pour agir en tant qu'autorité de contrôle chef de file concernant le traitement transfrontalier effectué par ce responsable du traitement ou ce sous-traitant, conformément à la procédure prévue à l'article 60.
Interprétation opérationnelle :
L'autorité chef de file, désignée parmi l'établissement principal ou unique du responsable du traitement ou du sous‑traitant, est l'interlocuteur unique pour les traitements transfrontaliers. Elle doit être informée sans délai des questions par les autres autorités, et dispose de trois semaines pour décider d'accepter ou non le traitement conformément à l'article 60.
Mots-clés : autorité de contrôle chef de file traitement transfrontalier procédure article 60 compétence information délais décision interlocuteur
Références croisées : article 55 article 60
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Compétence de l'autorité de contrôle chef de file
Domaine cybersécurité : Gouvernance
Actifs concernés : responsable du traitement sous‑traitant établissements
Périmètre : traitement transfrontalier
Exigences clés :
  • désignation d'une autorité chef de file
  • information des autres autorités
  • délais de décision de 3 semaines
  • procédure de l'article 60
  • interlocuteur unique
Gravité : 3/5
Un mauvais fonctionnement de la compétence du lead authority peut créer des conflits juridiques, des retards et des non‑conformités dans le traitement transfrontalier, impactant la sécurité et la conformité.
Probabilité : 2/5
Les règles sont clairement définies et largement appliquées, ce qui rend la probabilité d’erreur faible, bien que des malentendus puissent survenir.
Détectabilité : 4/5
La compétence dépend de la désignation officielle et de la visibilité interne, ce qui la rend difficile à détecter sans audit spécialisé.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de contrôle chef de file (lead supervisory authority)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de contrôle chef de file Responsable du traitement Sous‑traitant Autorités de contrôle nationales Personnes concernées
Délai initial : Information sans tarder de la question à l'autorité chef de file
Délai récurrent : N/A
Notification incident : 3 semaines
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle chef de file
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Définir clairement l’établissement principal ou unique
  • Documenter la désignation du lead authority
  • Mettre en place une procédure interne de communication avec les autorités
Preuves attendues : Registre des traitements transfrontaliers Procès‑verbaux de désignation Preuves de conformité aux délais de 3 semaines
Fréquence : Ponctuelle (lors de la désignation) et périodique (audit annuel)
Niveau détection : 4/5
La compétence est difficile à détecter sans audit formel ; la conformité dépend de la visibilité des documents de désignation.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier et documenter l’établissement principal ou unique
  • Formaliser la procédure de désignation du lead authority
  • Former les équipes à la communication avec le lead authority
  • Mettre en place un suivi régulier de la conformité transfrontalière
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources juridiques Outils de traçabilité IT Formation du personnel
KPI : Temps de désignation du lead authority Nombre de traitements transfrontaliers correctement suivis Délais de réponse aux notifications
RGPD-§06-article57
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : L'autorité de contrôle doit exercer toutes les missions prévues.
Intitulé : Missions de l'autorité de contrôle en matière de protection des données (RGPD)
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Chaque autorité de contrôle, sur son territoire, doit exercer un ensemble de missions (a) à (v) relatives au contrôle, à la sensibilisation, au conseil, à la coopération, à la gestion des réclamations, à l’enquête, à l’analyse d’impact, aux codes de conduite, aux certifications, à l’agrément d’organismes, à la tenue de registres de violations et à toute autre mission relative à la protection des données personnelles.
Interprétation opérationnelle :
L'autorité doit assurer le respect du RGPD en contrôlant les traitements, en informant le public, en conseillant les décideurs, en traitant les réclamations, en coopérant avec les autres autorités, en menant des enquêtes, en mettant à jour les analyses d’impact, en favorisant les codes de conduite et les certifications, et en tenant un registre des violations.
Mots-clés : Contrôle Sensibilisation Conseil législatif Réclamation Coopération Enquête Analyse d'impact Code de conduite Certification Agrément Registre des violations
Références croisées : Article 80 Article 35 Article 36 Article 40 Article 41 Article 42 Article 43 Article 46 Article 47 Article 58
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion et supervision de la protection des données personnelles par les autorités de contrôle
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Sécurité de l'information Conformité
Actifs concernés : Données à caractère personnel Droits des personnes Libertés publiques
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel réalisés sur le territoire de l'État membre et les activités de l'autorité de contrôle
Exigences clés :
  • Contrôle du respect du RGPD
  • Sensibilisation du public
  • Conseil législatif et administratif
  • Gestion des réclamations
  • Coopération inter‑autorités
  • Enquêtes et audits
  • Mise à jour des listes d'IAI
  • Encouragement des codes de conduite et certifications
  • Agrément d'organismes
  • Tenue de registres des violations
Gravité : 5/5
Impact élevé sur les droits et libertés des personnes, pouvant entraîner des atteintes majeures à la vie privée et à la confiance.
Probabilité : 4/5
L'absence de mise en œuvre des missions par l'autorité est probable en raison de la complexité des tâches et de la charge de travail.
Détectabilité : 3/5
Les manquements sont détectables via audits, réclamations et rapports, mais certaines missions (ex. suivi des évolutions) restent moins visibles.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de contrôle
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de contrôle Délégué à la protection des données (DPO) Responsables du traitement Sous‑traitants Public Autorités de contrôle d’autres États membres Organismes de certification Organismes de suivi des codes de conduite
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : dans un délai raisonnable
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Frais raisonnables Refus de traitement
Autorité contrôle : Autorité de contrôle
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Procédures internes de suivi des missions
  • Audits internes périodiques
  • Formation du personnel
  • Gestion électronique des réclamations
  • Coopération inter‑autorités
  • Tenue de registre des violations
  • Évaluation des codes de conduite et certifications
Preuves attendues : Rapports d'activité Registres de réclamations Documentation des enquêtes Preuves de coopération Attestations d'audit Rapports d'analyses d'impact
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 2/5
Les missions sont majoritairement détectables via audits, réclamations et rapports d'activité, certaines étant moins visibles sans contrôle ciblé.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser un manuel de procédures pour chaque mission
  • Mettre en place un système de suivi des indicateurs KPI
  • Former les agents aux exigences RGPD et aux procédures de traitement des réclamations
  • Établir un registre centralisé des violations et des mesures correctives
  • Organiser des audits de conformité réguliers
  • Mettre à jour les listes d'analyses d'impact (AI)
  • Promouvoir et valider les codes de conduite et les critères de certification
  • Développer des canaux électroniques pour le dépôt des réclamations
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Personnel qualifié (juridique, technique, administratif) Outils de gestion de tickets et de suivi Plateforme de reporting et de tableau de bord Formations continues Accès à bases de données d'analyses d'impact
KPI : Nombre de réclamations traitées Taux de conformité des missions Délai moyen de traitement des réclamations Nombre d'audits réalisés Pourcentage de codes de conduite approuvés Nombre de certifications vérifiées
RGPD-§06-article58
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Pouvoirs de l'autorité de contrôle en matière de protection des données
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Chaque autorité de contrôle dispose de tous les pouvoirs d'enquête suivants: a) ordonner au responsable du traitement et au sous-traitant, et, le cas échéant, au représentant du responsable du traitement ou du sous-traitant, de lui communiquer toute information dont elle a besoin pour l'accomplissement de ses missions; b) mener des enquêtes sous la forme d'audits sur la protection des données; c) procéder à un examen des certifications délivrées en application de l'article 42, paragraphe 7; d) notifier au responsable du traitement ou au sous-traitant une violation alléguée du présent règlement; e) obtenir du responsable du traitement et du sous-traitant l'accès à toutes les données à caractère personnel et à toutes les informations nécessaires à l'accomplissement de ses missions; f) obtenir l'accès à tous les locaux du responsable du traitement et du sous-traitant, notamment à toute installation et à tout moyen de traitement, conformément au droit de l'Union ou au droit procédural des États membres.
Interprétation opérationnelle :
L'autorité doit pouvoir interroger les responsables, réaliser des audits, vérifier les certifications, notifier les violations alléguées, accéder aux données personnelles et aux informations nécessaires, accéder aux locaux et moyens de traitement, et adopter des mesures correctives (avertissement, rappel à l'ordre, ordonner la mise en conformité, limiter ou suspendre le traitement, notifier les personnes concernées, ordonner la rectification ou l'effacement, retirer une certification, imposer une amende, suspendre les flux de données).
Mots-clés : pouvoirs d'enquête audit notification accès aux données accès aux locaux mesures correctives limitation du traitement rectification effacement retrait de certification amende administrative sanctions conformité
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 RGPD Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne Droit de l'Union Droit procédural des États membres
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Pouvoirs de l'autorité de contrôle
Domaine cybersécurité : protection des données sécurité du traitement gestion des incidents
Actifs concernés : données à caractère personnel informations de traitement infrastructures informatiques
Périmètre : Tous les responsables du traitement et les sous-traitants, ainsi que leurs représentants, sur le territoire de l'Union européenne et des pays tiers
Exigences clés :
  • Communication d'informations nécessaires à l’audit
  • Mise à disposition des données et accès aux locaux
  • Audition et vérification des certifications
  • Notification des violations alléguées
  • Ordonnance de mise en conformité avec délai déterminé
  • Limitation ou suspension du traitement
  • Rectification, effacement ou limitation du traitement
  • Retrait ou suspension de certifications
  • Sanctions administratives et procédurales
Gravité : 5/5
Violations peuvent entraîner des amendes jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial, des sanctions pénales, perte de confiance et dommages réputationnels, ce qui représente un impact très élevé
Probabilité : 3/5
La complexité des exigences et la nécessité de coopération avec l’autorité rendent la non‑conformité probable
Détectabilité : 3/5
La détection dépend d’audits internes ou externes; sans surveillance active, les manquements restent cachés
Score inhérent : 45 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de contrôle (ex. CNIL ou autorité nationale)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous-traitant Représentant du responsable Personnes concernées Autorité judiciaire
Délai initial : Immédiate dès la constatation d’un manquement
Délai récurrent : Périodique, au moins une fois par an ou à chaque changement majeur
Notification incident : Dans les 72 heures suivant la détection de la violation
Délai correction : Selon le délai fixé par l’autorité, généralement 30 jours
Amende max : Jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le plus élevé des deux
Autres sanctions : Avertissement Rappel à l'ordre Ordre de mise en conformité Limitation ou suspension du traitement Retrait de certification Sanctions administratives Action judiciaire
Autorité contrôle : Autorité de contrôle de la protection des données (ex. CNIL, DPO)
Pouvoir injonction : Ordre de mettre les opérations de traitement en conformité dans un délai déterminé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire Référé
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures d’audit interne
  • Gestion des droits des personnes (accès, rectification, effacement)
  • Formation du personnel aux exigences de l’autorité
  • Documentation des traitements
  • Vérification des clauses contractuelles et des transferts internationaux
  • Surveillance des incidents de sécurité
  • Mise en place de mécanismes de notification d’incident
Preuves attendues : Rapports d’audit Registres de traitements Preuves de conformité aux demandes d’accès Documents de notification d’incident Certificats de conformité
Fréquence : Périodique (annuel) et à chaque évolution réglementaire
Niveau détection : 3/5
Détection possible via audits internes, revues de conformité et contrôles externes, mais nécessite une surveillance active
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un registre des traitements
  • Former le personnel aux exigences de l’autorité
  • Mettre en place des procédures de notification d’incident
  • Préparer des réponses aux demandes d’accès, de rectification et d’effacement
  • Vérifier les clauses contractuelles et les transferts internationaux
  • Organiser des audits internes réguliers
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique DPO Auditeurs internes Outils de gestion documentaire Formations
KPI : Temps de réponse aux demandes d’accès Nombre d’incidents détectés Taux de conformité des audits Respect des délais de notification Score d’audit de conformité
RGPD-§06-article59
Résumé : L’article impose à chaque autorité de contrôle de rédiger et publier annuellement un rapport détaillant les types de violations notifiées ainsi que les mesures de conformité prises, conformément à l’article 58, paragraphe 2. Le rapport doit être transmis aux instances étatiques (parlement, gouvernement) et aux autorités européennes (Commission, comité) et rendre les informations accessibles au public. Cette obligation s’inscrit dans une logique de gouvernance et de transparence, nécessitant la mise en place d’un processus de collecte, d’analyse et de diffusion des données. Le risque inhérent est modéré : une mauvaise qualité ou un retard dans le reporting peut nuire à la confiance des parties prenantes et à la supervision réglementaire, mais la visibilité publique facilite la détection précoce des écarts. La responsabilité revient à l’autorité de contrôle, placée sous le niveau tactique, avec des parties prenantes clés telles que le Parlement, le gouvernement, la Commission européenne…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Établir un rapport annuel sur ses activités
Intitulé : Rapports d'activité
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Rapports d'activité Chaque autorité de contrôle établit un rapport annuel sur ses activités, qui peut comprendre une liste des types de violations notifiées et des types de mesures prises conformément à l'article 58, paragraphe 2. Ces rapports sont transmis au parlement national, au gouvernement et à d'autres autorités désignées par le droit de l'État membre. Ils sont mis à la disposition du public, de la Commission et du comité.
Interprétation opérationnelle :
L'autorité de contrôle doit chaque année produire un rapport détaillant les violations notifiées et les mesures de conformité prises, le transmettre aux autorités nationales et européennes, et le rendre public.
Mots-clés : rapport annuel violations notifiées mesures de conformité transmission public Commission comité
Références croisées : article 58, paragraphe 2
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Reporting des activités de l'autorité de contrôle
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : autorité de contrôle processus de conformité
Périmètre : Tous les États membres de l'UE
Exigences clés :
  • rapport annuel
  • liste des violations notifiées
  • liste des mesures prises
  • transmission aux autorités publiques
  • accessibilité publique
Gravité : 3/5
Impact modéré sur la confiance et la supervision réglementaire en cas de reporting inexact ou tardif.
Probabilité : 2/5
Risque de non-respect du délai annuel ou de mauvaise qualité du rapport, mais fréquence relativement faible.
Détectabilité : 1/5
Le rapport est public et facilement vérifiable, ce qui rend la non-conformité rapidement détectable.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de contrôle
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Parlement national Gouvernement Commission européenne Comité Public
Délai initial : À la clôture de chaque exercice financier
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat (dès identification d'une anomalie)
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Mise en demeure Obligation de conformité
Autorité contrôle : Autorité de contrôle nationale
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : rapport écrit données chiffrées preuves de transmission
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Le rapport est public et facilement vérifiable, donc la détection des écarts est élevée.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser le processus de production du rapport
  • Mettre en place des outils de collecte automatisée des incidents
  • Définir les indicateurs de conformité à inclure
  • Assurer la diffusion publique du rapport
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Outils informatiques Expertise juridique
KPI : Nombre de rapports produits dans les délais Taux de conformité des informations déclarées Temps de production du rapport
RGPD-§07-article60
Résumé : L’article impose aux autorités de contrôle, en particulier la « autorité chef de file », de coopérer activement avec les autres autorités de contrôle concernées dans le cadre de la supervision du traitement de données à caractère personnel. Il prévoit l’échange d’informations utiles, la consultation préalable avant toute décision, la prise en compte des objections formulées dans un délai de quatre semaines, la possibilité de mener des opérations conjointes (enquêtes, contrôles) et de recourir à une procédure d’urgence en cas de risque grave pour les personnes concernées. La coopération doit être réalisée sans délai, par voie électronique via un formulaire type, et les décisions prises sont contraignantes pour le responsable du traitement ou le sous‑traitant, qui doit les mettre en œuvre dans l’ensemble de ses établissements de l’Union. Le non‑respect expose à des sanctions administratives pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial ou 20 M€, ainsi qu’à des mesures de réparatio…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit prendre les mesures nécessaires pour respecter la décision de l'autorité.
Intitulé : Coopération entre l'autorité de contrôle chef de file et les autres autorités de contrôle concernées
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
L'autorité de contrôle chef de file coopère avec les autres autorités de contrôle concernées conformément au présent article en s'efforçant de parvenir à un consensus. L'autorité de contrôle chef de file et les autorités de contrôle concernées échangent toute information utile. L'autorité de contrôle chef de file peut demander à tout moment aux autres autorités de contrôle concernées de se prêter mutuellement assistance en application de l'article 61 et peut mener des opérations conjointes en application de l'article 62, en particulier pour effectuer des enquêtes ou contrôler l'application d'une mesure concernant un responsable du traitement ou un sous-traitant établi dans un autre État membre. L'autorité de contrôle chef de file communique, sans tarder, les informations utiles sur la question aux autres autorités de contrôle concernées. Elle soumet sans tarder un projet de décision aux autres autorités de contrôle concernées en vue d'obtenir leur avis et tient dûment compte de leur point de vue. Lorsqu'une des autres autorités de contrôle concernées formule, dans un délai de quatre semaines après avoir été consultée, une objection pertinente et motivée à l'égard du projet de décision, l'autorité de contrôle chef de file, si elle ne suit pas l'objection pertinente et motivée ou si elle est d'avis que cette objection n'est pas pertinente ou motivée, soumet la question au mécanisme de contrôle de la cohérence visé à l'article 63. Lorsqu'aucune objection n'est formulée dans le délai prévu, le projet de décision est réputé approuvé. L'autorité de contrôle chef de file adopte la décision, la notifie à l'établissement principal ou unique du responsable du traitement ou du sous‑traitant, informe les autres autorités et le comité de la décision, et transmet un résumé des faits et motifs. En cas de réclamation refusée, l'autorité de contrôle concernée adopte la décision et la notifie à l'auteur de la réclamation. Des décisions distinctes peuvent être adoptées pour chaque partie de la réclamation.
Interprétation opérationnelle :
L'autorité chef de file doit partager toutes les informations pertinentes, solliciter l'assistance des autres autorités, réaliser des contrôles ou enquêtes conjoints, soumettre un projet de décision pour avis, examiner les objections éventuelles et, en l'absence d'objection, adopter la décision qui lie toutes les parties. Le responsable du traitement doit ensuite mettre en œuvre les mesures décidées.
Mots-clés : coopération autorité chef de file autorités concernées échange d'informations consultation objection décision procédure d'urgence communication électronique formulaire type
Références croisées : Article 61 (assistance) Article 62 (opérations conjointes) Article 63 (contrôle de cohérence) Article 66 (procédure d'urgence)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération inter‑autorités
Domaine cybersécurité : gouvernance conformité
Actifs concernés : données à caractère personnel systèmes d'information processus de conformité
Périmètre : Territoire de l'Union européenne (tous les États membres)
Exigences clés :
  • échange d'informations utiles
  • consultation préalable avant décision
  • prise en compte des objections
  • procédure de consensus
  • communication électronique via formulaire type
  • opérations conjointes
  • procédure d'urgence
Gravité : 4/5
Un défaut de coopération entraîne une inconsistency des décisions, un retard de mise en conformité et un risque pour les droits des personnes concernées, ce qui peut entraîner des sanctions lourdes.
Probabilité : 3/5
Les procédures sont clairement définies, mais la mise en œuvre dépend de la volonté des autorités, ce qui rend la non‑conformité possible mais pas systématique.
Détectabilité : 4/5
La non‑coopération se manifeste surtout lors d'audits ou de contrôles de cohérence, ce qui la rend difficile à détecter en temps réel.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de contrôle chef de file
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de contrôle chef de file Autorités de contrôle concernées Responsable du traitement Sous‑traitant Personnes concernées Comité de la décision
Délai initial : sans tarder (immédiat)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : 4 % du chiffre d'affaires mondial annuel ou 20 millions d’euros, le montant le plus élevé
Autres sanctions : sanctions administratives sanctions pénales restriction de droits obligation de mise en conformité mesures de réparation
Autorité contrôle : Autorité de contrôle chef de file
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour ordonner des mesures de conformité
Recours : recours administratif action judiciaire nationale demande de réexamen auprès de l'EDPB
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un dispositif de partage d'informations sécurisé
  • Procédures de consultation formalisées
  • Audit de conformité inter‑autorités
  • Formation des agents de contrôle
Preuves attendues : registre des échanges d'informations procès‑verbaux de réunions conjointes copies des projets de décision et avis rapports d'audit
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Détection principalement via audits et contrôles de cohérence, peu visible en temps réel
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir un protocole de coopération inter‑autorités
  • Définir des canaux de communication sécurisés
  • Former les équipes d'audit et de contrôle
  • Mettre en place un registre documentaire des décisions et avis
  • Organiser des exercices d'opérations conjointes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (juridiques, IT) Outils de partage d'informations sécurisés Formation
KPI : Temps moyen de réponse aux demandes de coopération Nombre d'opérations conjointes réalisées Taux de conformité des procédures d'objection Existence d'un registre documentaire
RGPD-§07-article61
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Les autorités de contrôle doivent coopérer et répondre aux demandes d'assistance mutuelle.
Intitulé : Obligation d'assistance mutuelle entre autorités de contrôle
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les autorités de contrôle se communiquent les informations utiles et se prêtent mutuellement assistance en vue de mettre en œuvre et d'appliquer le présent règlement de façon cohérente, et mettent en place des mesures pour coopérer efficacement. L'assistance mutuelle concerne notamment les demandes d'informations et les mesures de contrôle, telles que les demandes d'autorisation et de consultation préalable, les inspections et les enquêtes. Chaque autorité de contrôle prend toutes les mesures appropriées requises pour répondre à une demande d'une autre autorité de contrôle dans les meilleurs délais et au plus tard un mois après réception de la demande. De telles mesures peuvent comprendre, notamment, la transmission d'informations utiles sur la conduite d'une enquête. Les demandes d'assistances contiennent toutes les informations nécessaires, notamment la finalité et les motifs de la demande. Les informations échangées ne sont utilisées qu'aux fins pour lesquelles elles ont été demandées. Une autorité de contrôle requise ne peut refuser de satisfaire à une demande d'assistance, sauf si elle n'est pas compétente pour traiter l'objet de la demande ou pour prendre les mesures qu'elle est requise d'exécuter, ou si satisfaire à la demande constituerait une violation du présent règlement ou du droit de l'Union ou du droit de l'État membre auquel l'autorité de contrôle qui a reçu la demande est soumise. L'autorité de contrôle requise informe l'autorité de contrôle requérante des résultats obtenus ou, selon le cas, de l'avancement des mesures prises pour donner suite à la demande. L'autorité de contrôle requise explique les raisons de tout refus de satisfaire à une demande en application du paragraphe 4. En règle générale, les autorités de contrôle requises communiquent par voie électronique et au moyen d'un formulaire type, les informations demandées par d'autres autorités de contrôle. Les autorités de contrôle requises ne perçoivent pas de frais pour toute action qu'elles prennent à la suite d'une demande d'assistance mutuelle. Les autorités de contrôle peuvent convenir de règles concernant l'octroi de dédommagements entre elles pour des dépenses spécifiques résultant de la fourniture d'une assistance mutuelle dans des circonstances exceptionnelles. Lorsqu'une autorité de contrôle ne fournit pas les informations visées au paragraphe 5 du présent article dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande formulée par une autre autorité de contrôle, l'autorité de contrôle requérante peut adopter une mesure provisoire sur le territoire de l'État membre dont elle relève conformément à l'article 55, paragraphe 1. Dans ce cas, les circonstances permettant de considérer qu'il est urgent d'intervenir conformément à l'article 66, paragraphe 1, sont réputées réunies et nécessitent une décision contraignante d'urgence du comité en application de l'article 66, paragraphe 2. La Commission peut, par voie d'actes d'exécution, préciser la forme et les procédures de l'assistance mutuelle visée au présent article, ainsi que les modalités de l'échange d'informations par voie électronique entre les autorités de contrôle et entre les autorités de contrôle et le comité, notamment en ce qui concerne le formulaire type visé au paragraphe 6 du présent article. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 93, paragraphe 2.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités de contrôle doivent partager les informations nécessaires, répondre aux demandes d'assistance dans un délai d’un mois, utiliser un formulaire électronique type, ne pas facturer les prestations et, en cas de retard, l’autorité requérante peut prendre des mesures provisoires et saisir le comité pour une décision d’urgence.
Mots-clés : assistance mutuelle coopération communication d'informations délais de réponse procédure d'urgence contrôle autorités de contrôle
Références croisées : Article 55 Article 66 Article 93
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération et assistance mutuelle entre autorités de contrôle
Domaine cybersécurité : Gouvernance
Actifs concernés : Autorités de contrôle Institutions réglementaires
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Partage d'informations pertinentes
  • Réponse dans un délai d'un mois
  • Utilisation d'un formulaire type électronique
  • Absence de frais pour l'assistance
  • Possibilité de mesures provisoires en cas de retard
  • Examen du comité en cas d'urgence
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur la cohérence de la réglementation, la prise de décision et l’efficacité des interventions, pouvant entraîner des retards ou des mesures non conformes.
Probabilité : 3/5
Le risque de non‑respect est modéré, les exigences sont claires mais la mise en œuvre dépend de la disponibilité des ressources et de la coopération inter‑autorités.
Détectabilité : 4/5
Les manquements restent souvent cachés et ne sont décelés que lors d’audits ou de contrôles ciblés, rendant la détection difficile sans surveillance proactive.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de contrôle nationales Commission européenne Comité de coopération Organisations professionnelles Usagers du service
Délai initial : Un mois
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Un mois
Délai correction : Immédiat
Amende max : Non prévu
Autres sanctions : Sanctions administratives Responsabilité civile Mesures disciplinaires
Autorité contrôle : Autorités de contrôle nationales et européennes
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre des demandes d'assistance
  • Utilisation d'un formulaire électronique standardisé
  • Suivi des délais de réponse
  • Audit périodique de la coopération
Preuves attendues : Logs d'échanges électroniques Rapports de suivi des délais Attestations de conformité
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Les manquements sont souvent décelés uniquement lors d'audits ou de contrôles ciblés, rendant la détection difficile sans surveillance proactive.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir des procédures internes de gestion des demandes d'assistance
  • Former les équipes des autorités de contrôle aux exigences de délai et de forme
  • Mettre en place un système de suivi des réponses et des délais
  • Élaborer un formulaire type électronique et le diffuser
  • Instaurer un reporting mensuel au comité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe de coordination Outils informatiques (plateforme de partage) Formation du personnel
KPI : Taux de respect du délai d'un mois Nombre de demandes d'assistance traitées Temps moyen de réponse Score de conformité aux procédures
RGPD-§07-article62
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Coopération des autorités de contrôle en matière d'opérations conjointes
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les autorités de contrôle mènent, le cas échéant, des opérations conjointes, y compris en effectuant des enquêtes conjointes et en prenant des mesures répressives conjointes, auxquelles participent des membres ou des agents des autorités de contrôle d'autres États membres. Lorsque le responsable du traitement ou le sous-traitant est établi dans plusieurs États membres ou si un nombre important de personnes concernées dans plusieurs États membres sont susceptibles d'être sensiblement affectés par des opérations de traitement, une autorité de contrôle de chacun de ces États membres a le droit de participer aux opérations conjointes. L'autorité de contrôle qui est compétente en vertu de l'article 56, paragraphe 1 ou 4, invite l'autorité de contrôle de chacun de ces États membres à prendre part aux opérations conjointes concernées et donne suite sans tarder à toute demande d'une autorité de contrôle souhaitant y participer. Une autorité de contrôle peut, conformément au droit d'un État membre, et avec l'autorisation de l'autorité de contrôle d'origine, conférer des pouvoirs, notamment des pouvoirs d'enquête, aux membres ou aux agents de l'autorité de contrôle d'origine participant à des opérations conjointes ou accepter, pour autant que le droit de l'État membre dont relève l'autorité de contrôle d'accueil le permette, que les membres ou les agents de l'autorité de contrôle d'origine exercent leurs pouvoirs d'enquête conformément au droit de l'État membre dont relève l'autorité de contrôle d'origine. Ces pouvoirs d'enquête ne peuvent être exercés que sous l'autorité et en présence de membres ou d'agents de l'autorité de contrôle d'accueil. Les membres ou agents de l'autorité de contrôle d'origine sont soumis au droit de l'État membre de l'autorité de contrôle d'accueil. Lorsque, conformément au paragraphe 1, les agents de l'autorité de contrôle d'origine opèrent dans un autre État membre, l'État membre dont relate l'autorité de contrôle d'accueil assume la responsabilité de leurs actions, y compris la responsabilité des dommages qu'ils causent au cours des opérations dont ils sont chargés, conformément au droit de l'État membre sur le territoire duquel ils opèrent. L'État membre sur le territoire duquel les dommages ont été causés répare ces dommages selon les conditions applicables aux dommages causés par ses propres agents. L'État membre dont relate l'autorité de contrôle d'origine dont les agents ont causé des dommages à des personnes sur le territoire d'un autre État membre rembourse intégralement à cet autre État membre les sommes qu'il a versées aux ayants droit. Sans préjudice de l'exercice de ses droits à l'égard des tiers et sous réserve du paragraphe 5, chaque État membre s'abstient, dans le cas prévu au paragraphe 1, de demander à un autre État membre le remboursement lié aux dommages visés au paragraphe 4. Lorsqu'une opération conjointe est envisagée et qu'une autorité de contrôle ne se conforme pas, dans un délai d'un mois, à l'obligation fixée au paragraphe 2, deuxième phrase, du présent article, les autres autorités de contrôle peuvent adopter une mesure provisoire sur le territoire de l'État membre dont celle-ci relève conformément l'article 55. Dans ce cas, les circonstances permettant de considérer qu'il est urgent d'intervenir conformément à l'article 66, paragraphe 1, sont présumées être réunies et nécessitent un avis ou une décision contraignante d'urgence du comité en application de l'article 66, paragraphe 2.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités de contrôle doivent, le cas échéant, participer à des enquêtes et opérations conjointes, sous le contrôle de l'autorité d'accueil, en respectant le droit de l'État membre concerné.
Mots-clés : coopération opérations conjointes autorités de contrôle enquête responsabilité
Références croisées : Article 56 RGPD Article 66 RGPD
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Coopération interétatique des autorités de contrôle
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : Autorités de contrôle Processus de coopération
Périmètre : Tous les États membres de l'UE où les autorités de contrôle sont situées
Exigences clés :
  • Participation aux opérations conjointes
  • Respect du droit de l'État d'accueil
  • Responsabilité des dommages
  • Mesures provisoires en cas de non‑conformité
Gravité : 4/5
Risques de litiges transfrontaliers, dommages aux personnes concernées, perte de confiance et sanctions légales
Probabilité : 3/5
Difficultés de coordination et de mise en œuvre des procédures conjointes
Détectabilité : 2/5
Détection possible via audits et signalements, mais les manquements peuvent rester cachés sans surveillance active
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de contrôle (ex. Autorité de protection des données)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de contrôle Administrations publiques Entreprises Personnes concernées Experts en protection des données
Délai initial : Dans les 30 jours suivant la demande de participation
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiate
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle (ex. Autorité de protection des données)
Pouvoir injonction : Peut ordonner des mesures provisoires sur le territoire de l'État concerné
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures de coopération interétatique
  • Échange d'informations via canaux sécurisés
  • Formation du personnel aux exigences légales
  • Audit régulier des opérations conjointes
Preuves attendues : Procès-verbaux d'opérations conjointes Rapports d'audit Registres de communication
Fréquence : Ad hoc / ponctuel
Niveau détection : 2/5
Les manquements sont détectables via les audits et les signalements, mais peuvent rester cachés sans surveillance active
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Établir des procédures claires de participation aux opérations conjointes
  • Désigner un point de contact pour la coopération interétatique
  • Former les agents aux droits et obligations
  • Mettre en place des outils de suivi et de reporting
  • Définir des responsabilités de réparation des dommages
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (juridiques, techniques) Outils de coordination (plateforme collaborative) Formation
KPI : Taux de conformité aux délais de participation Nombre d'opérations conjointes réalisées Délais moyens de réponse aux demandes de coopération
RGPD-§07-article63
Niveau : CONDITIONNEL
Obligation : Les autorités de contrôle doivent coopérer avec les autres autorités et la Commission si nécessaire.
Intitulé : Mécanisme de contrôle de la cohérence
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Mécanisme de contrôle de la cohérence Afin de contribuer à l'application cohérente du présent règlement dans l'ensemble de l'Union, les autorités de contrôle coopèrent entre elles et, le cas échéant, avec la Commission dans le cadre du mécanisme de contrôle de la cohérence établi dans la présente section.
Interprétation opérationnelle :
Les autorités de contrôle doivent collaborer avec leurs pairs et, si nécessaire, avec la Commission pour garantir que l’application du règlement est uniforme sur le territoire de l’Union, en s’appuyant sur le mécanisme de contrôle de la cohérence défini dans la section concernée.
Mots-clés : contrôle de cohérence autorités de contrôle Commission application cohérente règlement Union
Références croisées : section du règlement sur le contrôle de la cohérence
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Mécanisme de contrôle de la cohérence
Domaine cybersécurité : Gouvernance Organisationnelle
Actifs concernés : Autorités de contrôle Commission européenne
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Coopération inter‑autorités
  • Mise en œuvre du mécanisme de contrôle de la cohérence
  • Assurance d’une application homogène du règlement
Gravité : 3/5
Une incohérence dans l’application du règlement peut créer des ambiguïtés juridiques, des litiges et une perte de confiance des acteurs, impactant la sécurité juridique et la conformité globale.
Probabilité : 2/5
Les autorités de contrôle sont généralement organisées pour coopérer, mais des défauts de coordination peuvent survenir, surtout dans des contextes à forte pression ou à ressources limitées.
Détectabilité : 4/5
L’absence de coopération est souvent détectée uniquement lors d’audits ou d’incidents, ce qui la rend difficile à identifier de façon proactive.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorités de contrôle de l’Union
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de contrôle nationales Commission européenne États membres
Délai initial : Non précisé
Délai récurrent : Non précisé
Notification incident : Non précisé
Délai correction : Non précisé
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorités de contrôle de l’Union
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Établir un protocole de coopération inter‑autorités
  • Mettre en place un registre des actions de contrôle de la cohérence
  • Utiliser des outils de partage d’informations et de suivi
Preuves attendues : Procès‑verbaux de réunions de coopération Documentation du mécanisme de contrôle (règles, procédures) Rapports d’activité
Fréquence : Permanent
Niveau détection : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit systématique, mais les écarts de pratique entre autorités sont observables lors de contrôles périodiques.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser le mécanisme de contrôle de la cohérence dans un référentiel interne
  • Définir des procédures de coopération standardisées entre autorités et avec la Commission
  • Former les équipes de contrôle aux nouvelles procédures
  • Mettre en place un tableau de bord de suivi des indicateurs de cohérence
  • Planifier des revues périodiques pour vérifier la conformité
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
RGPD-§07-article64
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : L'autorité ne doit pas adopter le projet si le délai du comité expire.
Intitulé : Obligation de consultation du comité par les autorités de contrôle avant l'adoption de décisions liées au RGPD
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le comité émet un avis chaque fois qu'une autorité de contrôle compétente envisage d'adopter l'une des mesures ci-après: a) vise à adopter une liste d'opérations de traitement pour lesquelles une analyse d'impact relative à la protection des données doit être effectuée en application de l'article 35, paragraphe 4; b) concerne la question de savoir, en application de l'article 40, paragraphe 7, si un projet de code de conduite ou une modification ou une prorogation d'un code de conduite respecte le présent règlement; c) vise à approuver les critères d'agrément d'un organisme en application de l'article 41, paragraphe 3, ou d'un organisme de certification en application de l'article 43, paragraphe 3; d) vise à fixer des clauses types de protection des données visées à l'article 46, paragraphe 2, point d), et à l'article 28, paragraphe 8; e) vise à autoriser les clauses contractuelles visées à l'article 46, paragraphe 3, point a); ou f) vise à approuver des règles d'entreprise contraignantes au sens de l'article 47.
Interprétation opérationnelle :
L'autorité de contrôle doit transmettre son projet de décision au comité via un formulaire électronique, attendre un avis (8 semaines, prorogeable 6 semaines) et, le cas échéant, intégrer les observations du comité avant de finaliser la décision.
Mots-clés : comité avis autorité de contrôle procédure délais mesures conformité article 35.4 article 40.7 article 41.3 article 43.3 article 46.2 d) article 28.8 article 46.3 a) article 47 article 61 article 62 article 65
Références croisées : Article 35 paragraphe 4 Article 40 paragraphe 7 Article 41 paragraphe 3 Article 43 paragraphe 3 Article 46 paragraphe 2 point d) Article 28 paragraphe 8 Article 46 paragraphe 3 point a Article 47 Article 61 Article 62 Article 65
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place d'un mécanisme de consultation du comité pour les autorités de contrôle
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Règlement général sur la protection des données (RGPD) – Union européenne
Exigences clés :
  • Transmettre le projet de décision au comité
  • Obtenir un avis dans un délai de 8 semaines (prorogeable 6 semaines)
  • Respecter les décisions du comité
  • Documenter la procédure via formulaire type
Gravité : 3/5
Une non‑conformité peut entraîner l’annulation d’une décision, des sanctions administratives ou judiciaires et nuire à la réputation de l’organisme, avec un impact modéré à élevé selon le secteur.
Probabilité : 3/5
Les procédures de consultation sont souvent négligées ou mal exécutées, surtout dans les organisations disposant de processus décisionnels rapides, ce qui rend la non‑conformité probable.
Détectabilité : 4/5
L'absence de suivi et la nature interne du processus rendent la non‑détection difficile sans audit ou contrôle interne.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Président du comité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de contrôle compétente Commission européenne Membres du comité Autorités de contrôle des États membres
Délai initial : Le projet de décision doit être communiqué au comité dès qu’il est préparé.
Délai récurrent : Non applicable (la consultation est ponctuelle, liée à chaque projet de décision).
Notification incident : Non applicable.
Délai correction : Le comité doit rendre son avis dans un délai de huit semaines, prorogeable de six semaines en cas de complexité.
Amende max : Non spécifié dans l'article (les sanctions sont prévues ailleurs, notamment article 65).
Autres sanctions : Annulation du projet de décision Retard ou blocage de la mise en œuvre Sanctions administratives ou judiciaires
Autorité contrôle : Autorité de contrôle compétente
Pouvoir injonction : Peut être instruite à réexaminer ou modifier le projet de décision conformément à l’avis du comité.
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un formulaire électronique standardisé
  • Définition de délais internes de suivi
  • Formation du personnel aux procédures de consultation
  • Documentation des avis et décisions
  • Audit interne périodique
Preuves attendues : Copies des formulaires soumis Registre des délais de réponse Rapports d’audit de conformité Traçabilité des décisions
Fréquence : Ponctuelle (à chaque projet de décision)
Niveau détection : 3/5
La non‑conformité est détectable lors d’audits internes ou de revues de gouvernance, mais pas en temps réel.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Instaurer un processus interne de transmission du projet au comité
  • Utiliser le formulaire type électronique fourni par l’autorité
  • Définir et suivre les délais de 8 semaines (ou 14 avec prolongation)
  • Former les équipes décisionnelles aux exigences du comité
  • Documenter et archiver les avis du comité et les décisions finales
  • Mettre en place un tableau de bord KPI pour le suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources administratives Outils de communication électronique Formation du personnel Gestion de projet
KPI : Délai moyen de transmission du projet au comité Délai moyen de réponse du comité Pourcentage d’avis respectés Nombre d’avis émis par trimestre Taux de conformité aux procédures documentées
RGPD-§07-article65
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Règlement des litiges par le comité
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Règlement des litiges par le comité 1. En vue d'assurer l'application correcte et cohérente du présent règlement dans les cas d'espèce, le comité adopte une décision contraignante dans les cas suivants: a) | lorsque, dans le cas visé à l'article 60, paragraphe 4, une autorité de contrôle concernée a formulé une objection pertinente et motivée à l'égard d'un projet de décision de l'autorité de contrôle chef de file ou que l'autorité de contrôle chef de file a rejeté cette objection au motif qu'elle n'est pas pertinente ou motivée. La décision contraignante concerne toutes les questions qui font l'objet de l'objection pertinente et motivée, notamment celle de savoir s'il y a violation du présent règlement; b) | lorsqu'il existe des points de vue divergents quant à l'autorité de contrôle concernée qui est compétente pour l'établissement principal; c) | lorsqu'une autorité de contrôle compétente ne demande pas l'avis du comité dans les cas visés à l'article 64, paragraphe 1, ou qu'elle ne suit pas l'avis du comité émis en vertu de l'article 64\. Dans ce cas, toute autorité de contrôle concernée ou la Commission peut saisir le comité de la question. 2. La décision visée au paragraphe 1 est adoptée à la majorité des deux tiers des membres du comité dans un délai d'un mois à compter de la transmission de la question. Ce délai peut être prolongé d'un mois en fonction de la complexité de la question. La décision visée au paragraphe 1, est motivée et est adressée à l'autorité de contrôle chef de file et à toutes les autorités de contrôle concernées et est contraignante à leur égard. 3. Lorsque le comité n'a pas été en mesure d'adopter une décision dans les délais visés au paragraphe 2, il adopte sa décision, à la majorité simple de ses membres, dans un délai de deux semaines suivant l'expiration du deuxième mois visé au paragraphe 2\. En cas d'égalité des voix au sein du comité, la voix de son président est prépondérante. 4. Les autorités de contrôle concernées n'adoptent pas de décision sur la question soumise au comité en vertu du paragraphe 1 lorsque les délais visés aux paragraphes 2 et 3 courent. 5. Le président du comité notifie, dans les meilleurs délais, la décision visée au paragraphe 1 aux autorités de contrôle concernées. Il en informe la Commission. La décision est publiée sur le site internet du comité sans tarder après que l'autorité de contrôle a notifié la décision finale visée au paragraphe 6. 6. L'autorité de contrôle chef de file ou, selon le cas, l'autorité de contrôle auprès de laquelle la réclamation a été introduite adopte sa décision finale sur la base de la décision visée au paragraphe 1 du présent article, dans les meilleurs délais et au plus tard un mois après que le comité a notifié sa décision. L'autorité de contrôle chef de file ou, selon le cas, l'autorité de contrôle auprès de laquelle la réclamation a été introduite informe le comité de la date à laquelle sa décision finale est notifiée, respectivement, au responsable du traitement ou au sous-traitant et à la personne concernée. La décision finale des autorités de contrôle concernées est adoptée aux conditions de l'article 60, paragraphes 7, 8 et 9. La décision finale fait référence à la décision visée au paragraphe 1 du présent article et précise que celle-ci sera publiée sur le site internet du comité conformément au paragraphe 5 du présent article. La décision visée au paragraphe 1 du présent article est jointe à la décision finale.
Interprétation opérationnelle :
Le comité doit rendre une décision contraignante dès qu’une objection pertinente est soulevée, qu’une divergence de compétence apparaît ou qu’une autorité ne sollicite pas son avis. La décision doit être adoptée à la majorité des deux tiers dans un délai d’un mois (prorogeable d’un mois) ; si ce délai expire sans décision, il la rend à la majorité simple sous deux semaines, avec la voix prépondérante du président en cas d’égalité. La décision est motivée, notifiée au chef de file et aux autorités concernées, puis publiée sur le site du comité. L’autorité chef de file adopte ensuite sa décision finale dans un mois, en se fondant sur la décision du comité.
Mots-clés : comité décision contraignante objection divergence de compétence délais majorité deux tiers majorité simple notification publication autorité chef de file
Références croisées : article 60 article 64
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gestion des litiges et décisions du comité
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité
Actifs concernés : processus de décision documents de procédure
Périmètre : Procédures internes de règlement des litiges au sein des autorités de contrôle
Exigences clés :
  • Adoption d’une décision contraignante
  • Respect des délais (1 mois, prorogeable)
  • Majorité des deux tiers
  • Motivation de la décision
  • Notification au chef de file et à la Commission
  • Publication sur le site du comité
Gravité : 3/5
Un retard ou une décision non adoptée crée une incertitude juridique, empêche l’application des décisions de contrôle et peut entraîner des sanctions administratives et des litiges prolongés.
Probabilité : 2/5
Les procédures sont clairement définies et les délais courts, ce qui rend la non‑conformité peu fréquente, bien que possible en cas de surcharge ou de mauvaise coordination.
Détectabilité : 1/5
La publication sur le site et la notification aux autorités permettent une détection rapide des manquements.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Président du comité
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : Président du comité Autorités de contrôle concernées Commission Autorité chef de file Personne concernée Sous‑traitant Responsable du traitement
Délai initial : Un mois à compter de la transmission de la question
Délai récurrent : Prolongable d’un mois selon la complexité
Notification incident : Dans les meilleurs délais, après adoption de la décision du comité
Délai correction : Un mois après la notification de la décision du comité, l’autorité chef de file adopte sa décision finale
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Comité de règlement des litiges
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures de suivi des délais
  • Journalisation des décisions
  • Contrôle de la conformité des notifications
Preuves attendues : Procès‑verbaux du comité Correspondance de notification Publication sur le site Registre des décisions
Fréquence : Event‑driven (à chaque décision)
Niveau détection : 1/5
La publication et la notification rendent la non‑conformité rapidement observable.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir des indicateurs de suivi des délais
  • Former le président et les membres du comité aux procédures
  • Mettre en place un tableau de bord de conformité
  • Documenter les décisions et leurs motifs
  • Vérifier la publication systématique sur le site
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Temps du président Ressources administratives Outils de suivi (logiciel) Formation
KPI : Délai moyen d'adoption de la décision Pourcentage de décisions notifiées dans les délais Nombre de décisions publiées conformément Taux de conformité aux majorités requises
RGPD-§07-article66
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Procédure d'urgence
Type : Secondaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Dans des circonstances exceptionnelles, lorsqu'une autorité de contrôle concernée considère qu'il est urgent d'intervenir pour protéger les droits et libertés des personnes concernées, elle peut, par dérogation au mécanisme de contrôle de la cohérence visé aux articles 63, 64 et 65 ou à la procédure visé à l'article 60, adopter immédiatement des mesures provisoires visant à produire des effets juridiques sur son propre territoire et ayant une durée de validité déterminée qui n'excède pas trois mois. L'autorité de contrôle communique sans tarder ces mesures et les raisons de leur adoption aux autres autorités de contrôle concernées, au comité et à la Commission. Lorsqu'une autorité de contrôle a pris une mesure en vertu du paragraphe 1 et estime que des mesures définitives doivent être adoptées d'urgence, elle peut demander un avis d'urgence ou une décision contraignante d'urgence au comité, en motivant sa demande d'avis ou de décision. Toute autorité de contrôle peut, en motivant sa demande d'avis ou de décision et notamment l'urgence d'intervenir, demander au comité un avis d'urgence ou une décision contraignante d'urgence, selon le cas, lorsqu'une autorité de contrôle compétente n'a pas pris de mesure appropriée dans une situation où il est urgent d'intervenir afin de protéger les droits et libertés des personnes concernées. Par dérogation à l'article 64, paragraphe 3, et à l'article 65, paragraphe 2, l'avis d'urgence ou la décision contraignante d'urgence visés aux paragraphes 2 et 3 du présent article est adopté dans un délai de deux semaines à la majorité simple des membres du comité.
Interprétation opérationnelle :
L'autorité de contrôle doit pouvoir intervenir rapidement en cas d'urgence, adopter des mesures provisoires limitées dans le temps, informer immédiatement les parties prenantes, solliciter le comité pour une décision d'urgence, et obtenir cette décision dans les deux semaines.
Mots-clés : urgence mesures provisoires protection des droits contrôle délais avis d'urgence décision contraignante
Références croisées : Article 63 Article 64 Article 65 Article 60
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Procédure d'urgence
Domaine cybersécurité : Gestion des incidents Conformité réglementaire Protection des données
Actifs concernés : Données personnelles Droits et libertés des personnes
Périmètre : Autorités de contrôle (supervisory authorities) de l'UE/EEE
Exigences clés :
  • Adoption de mesures provisoires d'urgence
  • Durée maximale de 3 mois
  • Notification immédiate aux autres autorités, comité et Commission
  • Demande d'avis ou décision d'urgence
  • Adoption de l'avis/décision dans les 2 semaines
Gravité : 4/5
Impact potentiel élevé sur les droits et libertés des personnes si les mesures ne sont pas prises, pouvant entraîner des dommages juridiques et réputationnels.
Probabilité : 3/5
Les autorités peuvent ne pas disposer de procédures claires ou de ressources suffisantes, surtout en situations exceptionnelles.
Détectabilité : 4/5
L'absence de procédure d'urgence clairement définie ou de suivi rend la non-conformité difficile à détecter sans audit ou examen des processus.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de contrôle (supervisory authority)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de contrôle Comité Commission Autorités de contrôle concernées Personnes concernées
Délai initial : Immédiat (dès la constatation d'une situation d'urgence)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Sans tardar (dans les plus brefs délais)
Délai correction : Deux semaines pour adopter l'avis ou décision d'urgence
Amende max : Jusqu'à 4% du chiffre d'affaires annuel mondial ou 20 millions d'euros
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension partielle des activités Sanctions pénales
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) ou autorité de contrôle compétente
Pouvoir injonction : Peut imposer des mesures provisoires et des décisions contraignantes d'urgence
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Élaboration d'un protocole d'urgence
  • Formation du personnel aux procédures d'urgence
  • Mise en place d'outils de notification rapide
  • Audit régulier des processus d'urgence
Preuves attendues : Procès-verbaux du comité Documentation des mesures provisoires Registre des avis d'urgence Rapports d'audit
Fréquence : Au moins trimestriel ou à chaque événement d'urgence
Niveau détection : 3/5
Détection possible via revues de conformité et audits périodiques, mais la non-conformité peut rester cachée entre les audits.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Définir le comité d'urgence et ses membres
  • Rédiger et valider un protocole de mesures provisoires
  • Former les autorités concernées aux étapes d'urgence
  • Mettre en place un système de notification instantanée
  • Établir un tableau de bord de suivi des délais
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Consultant en conformité Outils de communication et de suivi Temps de formation
KPI : Délai moyen d'adoption de la décision d'urgence (jours) Taux de conformité des procédures d'urgence Nombre d'avis d'urgence émis par période
RGPD-§07-article67
Résumé : L’article impose à la Commission européenne d’adopter, par voie d’acte d’exécution de portée générale, les modalités précises de l’échange électronique d’informations entre les autorités de contrôle nationales et le Comité européen de la protection des données (CEPD). Cette obligation, de nature « devoir de moyens », s’appuie sur la procédure d’examen prévue à l’article 93 paragraphe 2 et fait référence à un formulaire type prévu à l’article 64. Le périmètre couvre les données personnelles et les informations de contrôle échangées dans le cadre de la mise en œuvre du RGPD. Le risque inhérent est modéré (score 24) : gravité 3 (impact sur la coopération et l’exécution des contrôles), probabilité 2 (faible risque de non‑conformité) et détectabilité 4 (difficulté à observer sans audit). Le seuil d’acceptation est « Moyen (Jaune) ». La responsabilité revient à la Commission, avec un niveau décisionnel stratégique et des parties prenantes incluant les autorités de contrôle, le CEPD et les o…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Échange d'informations électroniques entre autorités de contrôle et le Comité européen de la protection des données
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission peut adopter des actes d'exécution de portée générale afin de définir les modalités de l'échange d'informations par voie électronique entre les autorités de contrôle, et entre ces autorités et le comité, notamment le formulaire type visé à l'article 64.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit publier un acte d'exécution général précisant comment les autorités de contrôle et le comité échangent les informations électroniquement, y compris via un formulaire type.
Mots-clés : échange d'informations acte d'exécution portée générale modalités électronique formulaire type article 64
Références croisées : article 64 article 93 paragraphe 2
Catégorie : Technique
Sujet principal : Échange d'informations électroniques entre autorités de contrôle et le comité
Domaine cybersécurité : confidentialité intégrité disponibilité sécurité des données
Actifs concernés : données personnelles informations de contrôle documents de conformité
Périmètre : UE – interactions entre autorités de contrôle nationales et le Comité européen de la protection des données (RGPD)
Exigences clés :
  • définir les modalités d'échange électronique
  • utiliser un formulaire type
  • respecter la procédure d'examen de l'article 93 paragraphe 2
Gravité : 3/5
Impact modéré sur la coopération et l'exécution des contrôles, sans risque direct de fuite de données
Probabilité : 2/5
Obligation procédurale peu complexe, les autorités disposent généralement de moyens pour s'y conformer
Détectabilité : 4/5
Mécanismes d'échange non visibles sans audit spécialisé, donc difficile à détecter
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorités de contrôle nationales Comité européen de la protection des données Commission européenne Organisations concernées
Délai initial : À compter de la publication de l'acte d'exécution
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiate dès détection d'anomalie
Amende max : N/A
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non prévu
Recours : Recours administratif Recours judiciaire devant les tribunaux administratifs
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de protocoles d’échange sécurisés
  • Utilisation de formats standardisés
  • Audit de conformité périodique
Preuves attendues : Copie de l’acte d’exécution Documentation du formulaire type Registres d’échanges
Fréquence : Ponctuelle (au moment de l’adoption) puis périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
Difficile à détecter sans examen des processus d’échange
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Adopter l’acte d’exécution conformément à l’article 93 paragraphe 2
  • Définir le formulaire type et les protocoles d’échange
  • Former les autorités de contrôle à l’utilisation du formulaire
  • Mettre en place un suivi et un audit réguliers
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Spécialiste informatique Ressources de formation
KPI : Temps de mise en œuvre de l’acte Taux de conformité au formulaire type Nombre d’incidents d’échange non conformes
RGPD-§07-article68
Résumé : L’article 1er du règlement instaure le Comité européen de la protection des données (CEPD), organe juridique de l’Union doté de la personnalité juridique et présidé par son président. Sa composition obligatoire comprend le chef de chaque autorité de contrôle nationale de l’État membre ainsi que le Contrôleur européen de la protection des données (ou leurs représentants). En cas de multiples autorités de contrôle dans un même État, un représentant commun est désigné selon la législation nationale. La Commission européenne peut assister aux réunions sans droit de vote, sur désignation de son représentant, et le président du CEPD informe la Commission de l’activité du comité. Le CEPD ne possède de droits de vote que pour les décisions relatives aux principes et règles applicables aux institutions, organes ou organismes de l’Union, comme le prévoit l’article 65. Cette disposition constitue une obligation de mise en place et de fonctionnement du comité, relevant d’une obligation de faire, …
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Création et composition du Comité européen de la protection des données
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Le comité européen de la protection des données (ci-après dénommé «comité») est institué en tant qu'organe de l'Union et possède la personnalité juridique. Le comité est représenté par son président. Le comité se compose du chef d'une autorité de contrôle de chaque État membre et du Contrôleur européen de la protection des données, ou de leurs représentants respectifs. Lorsque, dans un État membre, plusieurs autorités de contrôle sont chargées de surveiller l'application des dispositions du présent règlement, un représentant commun est désigné conformément au droit de cet État membre. La Commission a le droit de participer aux activités et réunions du comité sans droit de vote. La Commission désigne un représentant. Le président du comité informe la Commission des activités du comité. Dans les cas visés à l'article 65, le Contrôleur européen de la protection des données ne dispose de droits de vote qu'à l'égard des décisions concernant des principes et règles applicables aux institutions, organes et organismes de l'Union qui correspondent, en substance, à ceux énoncés dans le présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
Créer un organe européen doté de personnalité juridique, présidé par son président, composé du chef de chaque autorité de contrôle nationale et du Contrôleur européen (ou leurs représentants). La Commission peut assister sans voter. Le Contrôleur européen ne vote que sur les questions de principes et règles applicables aux institutions de l’UE.
Mots-clés : Comité européen de la protection des données Personnalité juridique Président Autorités de contrôle nationales Contrôleur européen Commission européenne Droit de vote Règlement RGPD Article 65
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) Article 65 Article 66
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Organisation du Comité européen de la protection des données
Domaine cybersécurité : Gouvernance des données Protection des données
Actifs concernés : Institutions, organes et organismes de l’Union européenne
Périmètre : Union européenne
Exigences clés :
  • Création du comité
  • Composition incluant le chef de chaque autorité de contrôle et le Contrôleur européen
  • Représentation par le président
  • Participation de la Commission sans droit de vote
  • Droits de vote limités du Contrôleur européen
Gravité : 5/5
Impact critique sur la gouvernance du traitement des données, la légitimité des décisions et la conformité globale du RGPD; absence du comité comprometerait la cohérence des autorités de contrôle.
Probabilité : 3/5
Bien que l’obligation soit claire, la mise en œuvre dépend de la volonté des autorités nationales; des retards ou manquements restent possibles mais pas très fréquents.
Détectabilité : 4/5
La non‑existence ou la mauvaise composition du comité sont difficiles à détecter sans audit spécialisé, car il s’agit d’une structure organisationnelle.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : European Data Protection Board (EDPB)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Autorités de contrôle nationales Contrôleur européen de la protection des données Membres du comité
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorités de protection des données nationales
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : -
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : -
Fréquence : N/A
Niveau détection : 5/5
La présence et la composition du comité sont vérifiables uniquement via des audits de conformité; sans audit, le niveau de détection est très faible.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Vérifier l’existence et la composition officielle du comité
  • Nommer ou confirmer le président du comité
  • Définir et documenter les règles de vote du Contrôleur européen
  • Informer la Commission de ses activités et de ses rapports
  • Mettre en place des procédures de suivi et de reporting interne
  • Documenter les preuves de conformité (registres, procès‑verbaux)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique en protection des données Ressources administratives pour la tenue des registres Support informatique pour la traçabilité
KPI : Existence du comité dans le registre officiel Nom du président inscrit Conformité de la composition (100% des autorités nationales représentées) Taux de participation de la Commission aux réunions
RGPD-§07-article69
Résumé : L'article impose au comité l'obligation d'exercer ses missions et ses pouvoirs en totale indépendance, conformément aux articles 70 et 71. Il interdit formellement au comité de solliciter ou d'accepter toute instruction de la part de quiconque, même si la Commission peut le solliciter dans le cadre de ses prérogatives. Cette exigence de neutralité constitue une obligation de ne pas faire, de nature organisationnelle, visant à garantir la crédibilité et la légalité des décisions prises par le comité. Le risque inhérent, évalué à 24 (gravité 3, probabilité 2, détectabilité 4), se situe dans la catégorie « Moyen » (jaune) et indique que, bien que la violation soit possible, elle reste difficile à détecter sans contrôles réguliers. La gouvernance recommande que le président du comité, à niveau stratégique, assure la conformité, soutenu par les parties prenantes internes (direction, auditeurs, commission). Des mesures immédiates sont conseillées : vérification du respect des articles 70‑71…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le comité doit exercer ses missions de façon indépendante et ne pas accepter d'instructions.
Intitulé : Obligation d'indépendance du comité
Type : Primaire
Nature : Devoir de ne pas faire
Texte original :
1. Le comité exerce les missions et les pouvoirs qui lui sont conférés conformément aux articles 70 et 71 en toute indépendance. 2. Sans préjudice des demandes de la Commission visées à l'article 70, paragraphe 1, point b), et à l'article 70, paragraphe 2, le comité ne sollicite ni n'accepte d'instructions de quiconque dans l'exercice de ses missions et de ses pouvoirs.
Interprétation opérationnelle :
Le comité doit exercer ses missions de façon totalement autonome, sans recevoir d'instructions extérieures, même si la Commission peut le solliciter.
Mots-clés : indépendance autonomie interdiction d'instructions comité
Références croisées : article 70 article 71
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Indépendance du comité
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : Comité
Périmètre : Organisation interne
Exigences clés :
  • Exercer les missions de façon autonome
  • Ne pas accepter d'instructions de quiconque
Gravité : 3/5
Une perte d'indépendance peut compromettre la crédibilité et la légalité des décisions du comité, mais n'entraîne pas de dommage physique ou financier direct majeur.
Probabilité : 2/5
Le comité est tenu de rester indépendant; les risques de réception d'instructions sont possibles mais généralement contrôlés par les règles internes.
Détectabilité : 4/5
L'acceptation de instructions peut être subtile et difficile à détecter sans audit rigoureux.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Président du comité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Comité Commission Direction Auditeurs
Délai initial : Immédiate (dès la mise en place du comité)
Délai récurrent : Permanent
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiate en cas de non-conformité détectée
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle interne de l'organisme
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : -
Fréquence : Permanente
Niveau détection : 4/5
L'indépendance est difficile à vérifier sans audits réguliers.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Vérifier l'application des articles 70 et 71
  • Former le comité aux exigences d'indépendance
  • Mettre en place des procédures de contrôle de l'absence d'instructions extérieures
  • Documenter les décisions du comité pour prouver l'indépendance
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Auditeur interne Formateur Outils de suivi Documentation
KPI : Taux de conformité aux exigences d'indépendance Nombre d'incidents d'instructions non autorisées Score d'audit d'indépendance
RGPD-§07-article70
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le comité doit veiller à l'application cohérente du règlement et accomplir ses missions légales.
Intitulé : Missions du comité (article 9) - Gouvernance et coordination du cadre de protection des donnees
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le comité veille à l'application cohérente du présent règlement. À cet effet, le comité, de sa propre initiative ou, le cas échéant, à la demande de la Commission, a notamment pour missions: a) de surveiller et garantir la bonne application du présent règlement dans les cas prévus aux articles 64 et 65, sans préjudice des missions des autorités de contrôle nationales; b) de conseiller la Commission sur toute question relative à la protection des données à caractère personnel dans l'Union, y compris sur tout projet de modification du présent règlement; c) de conseiller la Commission, en ce qui concerne les règles d'entreprise contraignantes, sur la forme de l'échange d'informations entre les responsables du traitement, les sous-traitants et les autorités de contrôle, ainsi que les procédures qui s'y rapportent; d) de publier des lignes directrices, des recommandations et des bonnes pratiques sur les procédures de suppression des liens vers des données à caractère personnel, des copies ou des reproductions de celles-ci existant dans les services de communication accessibles au public, ainsi que le prévoit l'article 17, paragraphe 2; e) d'examiner, de sa propre initiative, à la demande de l'un de ses membres ou à la demande de la Commission, toute question portant sur l'application du présent règlement, et de publier des lignes directrices, des recommandations et des bonnes pratiques afin de favoriser l'application cohérente du présent règlement; f) de publier des lignes directrices, des recommandations et des bonnes pratiques conformément au point e) du présent paragraphe, en vue de préciser davantage les critères et conditions applicables aux décisions fondées sur le profilage en vertu de l'article 22, paragraphe 2; g) de publier des lignes directrices, des recommandations et des bonnes pratiques conformément au point e) du présent paragraphe, en vue d'établir les violations de données à caractère personnel, de déterminer les meilleurs délais visés à l'article 33, paragraphes 1 et 2, et de préciser les circonstances particulières dans lesquelles un responsable du traitement ou un sous-traitant est tenu de notifier la violation de données à caractère personnel; h) de publier des lignes directrices, des recommandations et des bonnes pratiques conformément au point e) du présent paragraphe, en vue de préciser davantage les critères et exigences applicables aux transferts de données à caractère personnel fondés sur des règles d'entreprise contraignantes appliquées par les responsables du traitement et sur des règles d'entreprise contraignantes appliquées par les sous-traitants et concernant les autres exigences nécessaires pour assurer la protection des données à caractère personnel des personnes concernées visées à l'article 47; i) de publier des lignes directrices, des recommandations et des bonnes pratiques conformément au point e) du présent paragraphe, en vue de préciser davantage les critères et exigences applicables aux transferts de données à caractère personnel sur la base de l'article 49, paragraphe 1; j) de publier des lignes directrices, des recommandations et des bonnes pratiques conformément au point e) du présent paragraphe, en vue de préciser davantage les critères et exigences applicables aux transferts de données à caractère personnel sur la base de l'article 49, paragraphe 1; k) d'élaborer, à l'intention des autorités de contrôle, des lignes directrices concernant l'application des mesures visées à l'article 58, paragraphes 1, 2 et 3, ainsi que la fixation des amendes administratives en vertu de l'article 83; l) de faire le bilan de l'application pratique des lignes directrices, recommandations et des bonnes pratiques visées aux points e) et f); m) de publier des lignes directrices, des recommandations et des bonnes pratiques conformément au point e) du présent paragraphe, en vue d'établir des procédures communes pour le signalement par des personnes physiques de violations du présent règlement en vertu de l'article 54, paragraphe 2; n) d'encourager l'élaboration de codes de conduite et la mise en place de mécanismes de certification et de labels et de marques en matière de protection des données en vertu des articles 40 et 42; o) de procéder à l'agrément des organismes de certification et à l'examen périodique de cet agrément en vertu de l'article 43 et de tenir un registre public des organismes agréés en vertu de l'article 43, paragraphe 6, ainsi que des responsables du traitement ou des sous-traitants agréés établis dans des pays tiers en vertu de l'article 42, paragraphe 7; p) de définir les exigences visées à l'article 43, paragraphe 3, aux fins de l'agrément des organismes de certification prévu à l'article 42; q) de rendre à la Commission un avis sur les exigences en matière de certification visées à l'article 43, paragraphe 8; r) de rendre à la Commission un avis sur les icônes visés à l'article 12, paragraphe 7; s) de rendre à la Commission un avis en ce qui concerne l'évaluation du caractère adéquat du niveau de protection assuré par un pays tiers ou une organisation internationale, y compris concernant l'évaluation visant à déterminer si un pays tiers, un territoire ou un ou plusieurs secteurs déterminés dans ce pays tiers, ou une organisation internationale n'assurent plus un niveau adéquat de protection. À cette fin, la Commission fournit au comité tous les documents nécessaires, y compris la correspondance avec le gouvernement du pays tiers, en ce qui concerne ledit pays tiers, territoire ou secteur déterminé ou avec l'organisation internationale; t) d'émettre des avis sur les projets de décisions des autorités de contrôle conformément au mécanisme de contrôle de la cohérence visé à l'article 64, paragraphe 1, sur les questions soumises en vertu de l'article 64, paragraphe 2, et d'émettre des décisions contraignantes en vertu de l'article 65, y compris dans les cas visés à l'article 66; u) de promouvoir la coopération et l'échange bilatéral et multilatéral effectif d'informations et de bonnes pratiques entre les autorités de contrôle; v) de promouvoir l'élaboration de programmes de formation conjoints et de faciliter les échanges de personnel entre autorités de contrôle, ainsi que, le cas échéant, avec les autorités de contrôle de pays tiers ou d'organisations internationales; w) de promouvoir l'échange, avec des autorités de contrôle de la protection des données de tous pays, de connaissances et de documentation sur la législation et les pratiques en matière de protection des données; x) d'émettre des avis sur les codes de conduite élaborés au niveau de l'Union en application de l'article 40, paragraphe 9; y) de tenir un registre électronique, accessible au public, des décisions prises par les autorités de contrôle et les juridictions sur les questions traitées dans le cadre du mécanisme de contrôle de la cohérence.
Interprétation opérationnelle :
Le comité doit surveiller l'application du RGPD, conseiller la Commission, publier des lignes directrices et bonnes pratiques, examiner les questions de conformité, tenir un registre public des décisions, agréger les organismes de certification, définir les exigences d'agrément et rendre des avis sur les codes de conduite et les icônes de protection des données.
Mots-clés : comite application conseil ligne directrice bonne pratique agrément registre transfert profilage notification sécurité
Références croisées : Article 64 Article 65 Article 33 Article 34 Article 54 Article 40 Article 42 Article 43 Article 58
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Missions et responsabilités du comité de suivi du RGPD
Domaine cybersécurité : Protection des donnees Gouvernance
Actifs concernés : Comité Commission Europeenne Autorités de contrôle nationales Responsables du traitement Sous-traitants
Périmètre : Union europeenne (tous les Etats membres)
Exigences clés :
  • Surveiller l'application du RGPD
  • Conseiller la Commission
  • Publier lignes directrices et bonnes pratiques
  • Examiner les questions de conformité
  • Agréger les organismes de certification
  • Tenir registre public des décisions
  • Promouvoir la coopération inter‑autorités
  • Émettre avis sur les codes de conduite
Gravité : 4/5
Un défaut de coordination ou d'application cohérente du RGPD peut entraîner une fragmentation du cadre de protection, des violations non détectées et un préjudice important aux droits et libertés des personnes physiques.
Probabilité : 3/5
Le comité dispose déjà d'une base légale, mais le respect complet dépend de ressources, de gouvernance interne et de la coordination avec les autorités nationales ; des écarts restent possibles.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont généralement décelés lors d'audits externes ou de contrôles de cohérence, ce qui rend la détection relativement difficile sans examen approfondi.
Score inhérent : 48 Elevé (Orange)
Propriétaire : Commission Europeenne
Niveau décision : Strategique
Parties prenantes : Commission Europeenne Autorités de contrôle nationales Responsables du traitement Sous-traitants Public
Délai initial : Immédiat (< 1 mois)
Délai récurrent : Continu
Notification incident : N/A
Délai correction : Dès détection
Amende max : Jusqu'à 10 millions d'euros ou 2% du chiffre d'affaires mondial
Autres sanctions : Avertissement formel Mise en demeure Suspension partielle des activités Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorite de protection des donnees (APD) nationales et Commission Europeenne
Pouvoir injonction : La Commission peut imposer des injonctions au comité pour garantir le respect des obligations
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de procédures internes de suivi
  • Audits périodiques de conformité
  • Formation continue du personnel
  • Documentation systématique des décisions
  • Registre public des décisions
Preuves attendues : Rapports d'audit Lignes directrices publiées Registres d'activité Correspondance avec la Commission
Fréquence : Périodique (annuelle)
Niveau détection : 3/5
Détectable via audits, revues de conformité et contrôles de cohérence, mais pas toujours visible sans examen approfondi
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un plan d'implémentation détaillé du comité
  • Désigner un propriétaire de la conformité au sein du comité
  • Mettre en place un système de suivi des indicateurs KPI
  • Former les membres aux exigences de publication et de conseil
  • Créer et maintenir un registre public des décisions
  • Planifier des audits annuels de cohérence
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Ressources techniques Temps de coordination Outils de gestion documentaire
KPI : Nombre de lignes directrices publiées Délai moyen de réponse à la Commission Score d'audit de cohérence Respect des délais de correction
RGPD-§07-article71
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le comité doit établir un rapport annuel sur la protection des données.
Intitulé : Rapport annuel sur la protection des personnes physiques
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
1. Le comité établit un rapport annuel sur la protection des personnes physiques à l'égard du traitement dans l'Union et, s'il y a lieu, dans les pays tiers et les organisations internationales. Le rapport est rendu public et communiqué au Parlement européen, au Conseil et à la Commission. 2. Le rapport annuel présente notamment le bilan de l'application pratique des lignes directrices, recommandations et bonnes pratiques visées à l'article 70, paragraphe 1, point l), ainsi que des décisions contraignantes visées à l'article 65.
Interprétation opérationnelle :
Le comité doit chaque année rédiger, publier et transmettre au Parlement européen, au Conseil et à la Commission un rapport public portant sur la protection des données personnelles, incluant une évaluation de l’application des lignes directrices, recommandations, bonnes pratiques et des décisions contraignantes.
Mots-clés : rapport annuel protection des personnes physiques traitement Union pays tiers organisations internationales public communication Parlement européen Conseil Commission lignes directrices recommandations bonnes pratiques décisions contraignantes
Références croisées : Article 70(1)l Article 65
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Obligation de production et publication d’un rapport annuel sur la protection des données personnelles
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion de la conformité Sécurité de l'information
Actifs concernés : Données personnelles Processus de traitement Documentation de conformité
Périmètre : Union européenne, pays tiers et organisations internationales
Exigences clés :
  • Élaboration du rapport annuel
  • Évaluation de l'application des lignes directrices, recommandations et bonnes pratiques
  • Évaluation des décisions contraignantes
  • Publication du rapport
  • Communication au Parlement européen, au Conseil et à la Commission
Gravité : 3/5
Impact potentiel sur la transparence, la confiance du public et la conformité légale si le rapport n’est pas produit ou est inexact.
Probabilité : 3/5
Risque de non-respect de l’obligation de rapport annuel, surtout si les ressources ou les processus internes sont insuffisants.
Détectabilité : 1/5
Le rapport doit être public et communiqué, ce qui rend sa non-conformité facilement observable lors des audits ou contrôles.
Score inhérent : 9 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Comité de protection des données
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Parlement européen Conseil Commission Autorités de protection des données Public
Délai initial : Au plus tard à la fin de chaque exercice fiscal
Délai récurrent : Annuel
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat
Amende max : N/A
Autres sanctions : Sanctions administratives Perte de crédibilité Restrictions d’accès aux données
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Pouvoir d’injonction pour imposer la mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d’un processus de rédaction et de validation du rapport
  • Suivi de l’application des lignes directrices
  • Audit interne annuel
  • Gestion documentaire des décisions contraignantes
Preuves attendues : Rapport annuel publié Communiqué de presse Archives de communication aux institutions EU Documents d’évaluation des bonnes pratiques
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Facilement détectable via audit annuel et vérification de la publication
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir le périmètre et les sources de données du rapport
  • Mettre en place un processus de collecte et d’analyse des indicateurs de conformité
  • Élaborer un modèle de rapport conforme aux exigences
  • Planifier la publication et la communication aux institutions européennes
  • Mettre en place un suivi continu des lignes directrices et décisions contraignantes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe de conformité Expert juridique Outils de reporting Accès aux données de traitement
KPI : Taux de conformité des lignes directrices Délai de production du rapport Nombre de décisions contraignantes évaluées Exhaustivité de la communication aux institutions
RGPD-§07-article72
Résumé : L’article unique fixe les règles de décision et de fonctionnement d’un comité. Il indique que les décisions sont prises à la majorité simple des membres, sauf disposition contraire. Le comité doit également adopter son règlement intérieur à la majorité des deux tiers de ses membres, ce qui définit les modalités de fonctionnement. Aucun délai, sanction ou exigence technique n’est précisé, ce qui place l’obligation au niveau organisationnel et de gouvernance. Le texte ne mentionne pas de sanctions ni de contrôles spécifiques, mais la mise en conformité repose sur le respect des votes et la formalisation du règlement. Le respect de ces règles garantit la légitimité des décisions, la transparence des procédures et la cohérence de l’action collective. Pour être en conformité, le comité doit prévoir un processus de vote clair, rédiger un règlement intérieur détaillé et le soumettre au vote adéquat. Le suivi régulier des procès‑verbaux et la documentation des décisions permettent de vérifier…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le comité doit prendre ses décisions à la majorité simple, sauf disposition contraire.
Intitulé : Règlement du comité – Modalités de décision et de fonctionnement
Type : Secondaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
1. Le comité prend ses décisions à la majorité simple de ses membres, sauf disposition contraire du présent règlement. 2. Le comité adopte son règlement intérieur à la majorité des deux tiers de ses membres et détermine ses modalités de fonctionnement.
Interprétation opérationnelle :
Les décisions du comité sont validées par un vote simple, tandis que l’adoption du règlement intérieur nécessite un vote qualifié à deux tiers, après quoi le règlement définit les règles de fonctionnement du comité.
Mots-clés : majorité simple majorité des deux tiers règlement intérieur modalités de fonctionnement
Références croisées : règlement intérieur règlement du comité
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Modalités de décision et de fonctionnement du comité
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Organisation interne du comité
Exigences clés :
  • Décisions à majorité simple
  • Adoption du règlement intérieur à majorité des deux tiers
  • Définition des modalités de fonctionnement
Gravité : 2/5
Un non‑respect des règles de vote peut créer des désaccords et une inefficacité, mais les conséquences sont limitées à l’intérieur du comité.
Probabilité : 2/5
Les règles sont simples et généralement respectées ; le risque d’erreur de majorité est modéré.
Détectabilité : 1/5
Les votes et le règlement sont visibles dans les procès‑verbaux, donc facilement détectables.
Score inhérent : 4 Faible (Vert)
Propriétaire : Président du comité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Membres du comité Direction Auditeur interne
Délai initial : Dès la constitution du comité
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : N/A
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Formaliser le processus de vote
  • Rédiger le règlement intérieur
  • Documenter les décisions
Preuves attendues : Procès‑verbaux Règlement intérieur signé
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 1/5
Facile à détecter via les procès‑verbaux et la documentation du règlement
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer un processus de vote clair
  • Rédiger et soumettre le règlement intérieur au vote des deux tiers
  • Mettre en place un suivi systématique des procès‑verbaux
  • Former les membres aux règles de vote
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Temps du président Ressources juridiques ou administratives Outils de vote (logiciels ou papier)
KPI : Pourcentage de décisions adoptées à majorité simple Temps de validation du règlement intérieur Conformité aux procédures de vote définies
RGPD-§07-article73
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le comité doit élire son président et deux vice-présidents à la majorité simple.
Intitulé : Élection du président et vice‑présidents du comité
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
1. Le comité élit son président et deux vice‑présidents en son sein à la majorité simple. 2. Le président et les vice‑présidents sont élus pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.
Interprétation opérationnelle :
-
Mots-clés : élection président vice‑président mandat renouvelable
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Gouvernance interne du comité
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Comité interne
Exigences clés :
  • Élection du président
  • Élection de deux vice‑présidents
  • Mandat de 5 ans
  • Renouvellement possible
Gravité : 2/5
Absence de président/vice‑président perturbe le fonctionnement du comité, mais l’impact reste limité à la prise de décision.
Probabilité : 2/5
La procédure est explicitement définie, mais dépend de l’application effective.
Détectabilité : 1/5
L’élection est un acte visible et directement observable.
Score inhérent : 4 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Président du comité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Président Vice‑présidents Membres du comité Direction
Délai initial : Immédiat après la convocation du comité
Délai récurrent : Tous les 5 ans, avec possibilité de renouvellement
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat en cas d'irrégularité
Amende max : N/A
Autres sanctions : Sanctions disciplinaires internes Perte de légitimité
Autorité contrôle : Présidence du comité
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours interne Arbitrage
Contrôles suggérés :
  • Procédure d’élection définie
  • Règlement interne
Preuves attendues : Procès‑verbal d’élection Liste des élus Mandat écrit
Fréquence : À chaque renouvellement (5 ans)
Niveau détection : 1/5
Détection directe lors de l’élection, pas besoin d’audit
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser la procédure d’élection
  • Documenter les résultats et mandats
  • Mettre en place un calendrier de suivi du mandat
  • Former les membres aux règles de gouvernance
  • Vérifier la conformité du vote à majorité simple
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources administratives Outils de vote Temps du président et des membres
KPI : Taux de participation à l’élection Délai entre l’annonce et l’élection Conformité du mandat de 5 ans Existence d’un procès‑verbal signé
RGPD-§07-article74
Résumé : L'article définit les missions du président d'un comité de pilotage, imposant qu'il convocationne les réunions et élabore l'ordre du jour, notifie les décisions adoptées aux autorités de contrôle compétentes et veille au respect des délais ainsi qu'à la cohérence du mécanisme de contrôle prévu à l'article 63. Il s'agit d'une obligation de moyens, de nature primaire, dont le non‑respect peut entraîner des sanctions administratives, des amendes ou la perte de mandat. Le périmètre s'étend à la gouvernance interne, à la documentation des décisions et au respect des procédures de contrôle. Les exigences clés comprennent la convocation régulière, la rédaction d'un ordre du jour, la transmission rapide des décisions, le suivi des délais et la mise en œuvre du contrôle de cohérence. Les sanctions potentielles sont définies par l'autorité de contrôle chef de file et peuvent inclure des amendes, des sanctions disciplinaires ou la suspension du mandat. Des mesures de contrôle internes (registres…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le président doit convoquer les réunions, notifier les décisions et veiller à leur exécution.
Intitulé : Missions du président
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le président a pour missions: a) de convoquer les réunions du comité et d'établir l'ordre du jour; b) de notifier les décisions adoptées par le comité en application de l'article 65 à l'autorité de contrôle chef de file et aux autorités de contrôle concernées; c) de veiller à l'accomplissement, dans les délais, des missions du comité, notamment en ce qui concerne le mécanisme de contrôle de la cohérence visé à l'article 63.
Interprétation opérationnelle :
Le président doit organiser les réunions, préparer l'ordre du jour, transmettre les décisions aux autorités de contrôle compétentes et s’assurer que le comité exécute ses missions dans les délais, en particulier via le mécanisme de contrôle de la cohérence.
Mots-clés : ['Président', 'Réunions', 'Ordre du jour', 'Notification', 'Autorités de contrôle', 'Missions', 'Délais', 'Contrôle de cohérence']
Références croisées : article 65 article 63
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Responsabilité et fonctionnement du président du comité
Domaine cybersécurité : Gouvernance Gestion des risques Conformité
Actifs concernés : Président Comité Décisions Mécanisme de contrôle de la cohérence
Périmètre : Organisation interne du comité (gouvernance)
Exigences clés :
  • Convoquer réunions
  • Établir ordre du jour
  • Notifier décisions
  • Assurer accomplissement des missions
  • Respect des délais
  • Mécanisme de contrôle de la cohérence
Gravité : 3/5
Impact modéré : non‑conformité peut entraîner des retards, des erreurs de gouvernance et des sanctions administratives, mais n’affecte pas directement la sécurité des systèmes.
Probabilité : 2/5
Risque de non‑conformité modéré, lié à la complexité de la coordination et à la dépendance à des procédures internes.
Détectabilité : 4/5
Facilement détectable via les procès‑verbaux, les rapports d’audit et les contrôles de suivi du comité.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Président du comité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Président Vice-présidents Membres du comité Autorités de contrôle Direction générale
Délai initial : À chaque réunion du comité
Délai récurrent : À chaque réunion (fréquence définie dans le règlement intérieur)
Notification incident : Immédiate après adoption des décisions
Délai correction : Dans les délais prévus par le règlement intérieur du comité
Amende max : N/A
Autres sanctions : Sanctions disciplinaires Sanctions administratives Responsabilité civile
Autorité contrôle : Autorité de contrôle chef de file
Pouvoir injonction : Non spécifié dans l'article
Recours : Recours hiérarchique Recours juridique
Contrôles suggérés :
  • Formaliser la procédure de convocation et d’ordre du jour
  • Mettre en place un système de notification automatisée des décisions
  • Documenter et auditer le mécanisme de contrôle de la cohérence
  • Former le président et les vice‑présidents aux exigences de délai
Preuves attendues : Procès‑verbaux Registre des notifications Rapports d’audit du mécanisme de contrôle de la cohérence
Fréquence : Mensuel
Niveau détection : 2/5
Détectable facilement via les documents internes et les audits périodiques
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser la procédure de convocation et d’ordre du jour
  • Mettre en place un système de notification automatisée des décisions
  • Définir et documenter le mécanisme de contrôle de la cohérence
  • Former le président et les vice‑présidents aux exigences de délai
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Logiciel de gestion de réunions Outils de notification automatisée Temps du président Support administratif
KPI : Nombre de réunions tenues dans les délais Délai moyen de notification des décisions Taux de conformité du mécanisme de contrôle de la cohérence
RGPD-§07-article75
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le comité doit disposer d'un secrétariat assuré par le Contrôleur européen.
Intitulé : Règlement sur le secrétariat du comité du contrôle européen de la protection des données
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le secrétariat accomplit ses tâches sous l'autorité exclusive du président du comité. Le secrétariat est notamment chargé de: a) la gestion courante du comité; b) la communication entre les membres du comité, son président et la Commission; c) la communication avec d’autres institutions et le public; d) l'utilisation des voies électroniques pour la communication interne et externe; e) la traduction des informations utiles; f) la préparation et le suivi des réunions du comité; g) la préparation, la rédaction et la publication d'avis, de décisions relatives au règlement des litiges entre autorités de contrôle et d'autres textes adoptés par le comité.
Interprétation opérationnelle :
Le secrétariat doit assurer les fonctions de support administratif, logistique et analytique du comité, sous l'autorité du président, et mettre en œuvre les tâches listées (gestion, communication, traduction, préparation de réunions, rédaction d'avis et de décisions, gestion des litiges).
Mots-clés : secrétariat comité autorité communication réunions avis décisions traduction électronique
Références croisées : RGPD Directive NIS
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Fonctionnement du secrétariat du comité de contrôle de la protection des données
Domaine cybersécurité : Gestion des données Communication sécurisée Conformité organisationnelle
Actifs concernés : Processus interne Documentation Communication Réunions Activités administratives
Périmètre : Application au sein du Comité du contrôle européen de la protection des données (CEPD)
Exigences clés :
  • Gestion courante du comité
  • Communication interne et externe
  • Utilisation des canaux électroniques
  • Traduction des informations
  • Préparation et suivi des réunions
  • Rédaction et publication d'avis et de décisions
  • Gestion des litiges
Gravité : 2/5
Impact limité à la mauvaise coordination ou perte d'efficacité du comité, sans atteinte directe aux données personnelles.
Probabilité : 2/5
Risque de non-respect des procédures de communication, traduction ou préparation des réunions, modéré.
Détectabilité : 1/5
Les activités du secrétariat sont visibles et traçables, donc facilement détectables.
Score inhérent : 4 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Président du comité
Niveau décision : Opérationnel
Parties prenantes : Président du comité Contrôleur européen de la protection des données Membres du comité Commission Public
Délai initial : Dès la mise en place du comité
Délai récurrent : Continu
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Contrôleur européen de la protection des données
Pouvoir injonction : N/A
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un protocole d'accord de coopération
  • Formation du personnel aux procédures du secrétariat
  • Audit périodique de la conformité des tâches
Preuves attendues : Procès-verbaux de réunions Registres de communication Documents traduits Rapports d'activité du secrétariat
Fréquence : Mensuel
Niveau détection : 1/5
Les activités du secrétariat sont visibles et traçables, donc facilement détectables.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Formaliser le rôle du secrétariat via un règlement interne
  • Former le personnel aux procédures de communication et traduction
  • Mettre en place un système de suivi des tâches et des réunions
  • Établir un protocole de coopération avec le Contrôleur
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Logiciels de gestion de réunions Outils de traduction Personnel administratif Formation
KPI : Taux de conformité des tâches du secrétariat Délai de préparation des réunions Nombre d'avis publiés Respect des délais de communication
RGPD-§07-article76
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Garantir la confidentialité des débats et respecter le règlement (CE) n°1049/2001 d’accès aux documents.
Intitulé : Confidentialité des débats du comité et accès aux documents
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Lorsque le comité le juge nécessaire, ses débats sont confidentiels, comme le prévoit son règlement intérieur. L'accès aux documents présentés aux membres du comité, aux experts et aux représentants de tiers est régi par le règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil (21).
Interprétation opérationnelle :
Le comité doit garantir la confidentialité de ses débats lorsqu'il le juge nécessaire et doit contrôler l'accès aux documents conformément au règlement (CE) n°1049/2001.
Mots-clés : confidentialité débats règlement intérieur règlement (CE) no 1049/2001 accès aux documents
Références croisées : Règlement (CE) n°1049/2001
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Confidentialité des débats
Domaine cybersécurité : Gouvernance Conformité
Actifs concernés : Documents du comité Débats
Périmètre : Comité interne de l'organisation
Exigences clés :
  • Confidentialité des débats lorsque le comité le juge nécessaire
  • Accès contrôlé aux documents selon le règlement (CE) n°1049/2001
Gravité : 4/5
Divulgation de débats sensibles peut nuire à la réputation, à la prise de décision et à la conformité légale
Probabilité : 3/5
Absence de contrôles adéquats et de formation augmente le risque de non‑conformité
Détectabilité : 4/5
La violation de la confidentialité est difficile à détecter sans audit ou investigation
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Président du comité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Membres du comité Experts Représentants de tiers Direction juridique Direction générale
Délai initial : Dès que le comité le juge nécessaire
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Immédiate
Délai correction : Immédiate
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Non spécifié
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : -
Contrôles suggérés :
  • Règlement intérieur définissant les règles de confidentialité
  • Formation à la confidentialité
  • Contrôle d'accès aux documents
Preuves attendues : Copie du règlement intérieur Registre des formations Logs d'accès aux documents
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 4/5
La confidentialité des débats n'est pas directement observable ; nécessite audit ou enquête
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre à jour le règlement intérieur pour préciser les conditions de confidentialité
  • Former les membres du comité aux obligations de confidentialité
  • Mettre en place un suivi d'audit des accès aux documents
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources juridiques Formateur interne Outils de gestion documentaire
KPI : Taux de conformité des formations Nombre d'incidents de divulgation Temps de traitement des réclamations
RGPD-§08-article77
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Sans préjudice de tout autre recours administratif ou juridictionnel, toute personne concernée a le droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle, en particulier dans l'État membre dans lequel se trouve sa résidence habituelle, son lieu de travail ou le lieu où la violation aurait été commise, si elle considère que le traitement de données à caractère personnel la concernant constitue une violation du présent règlement. L'autorité de contrôle auprès de laquelle la réclamation a été introduite informe l'auteur de la réclamation de l'état d'avancement et de l'issue de la réclamation, y compris de la possibilité d'un recours juridictionnel en vertu de l'article 78.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement doit mettre à disposition une procédure permettant aux personnes concernées de saisir une réclamation auprès de l'autorité de contrôle compétente, en précisant les modalités (délais, forme, lieu) et en informant les intéressés de leur droit à un recours juridique.
Mots-clés : réclamation autorité de contrôle droit traitement de données recours
Références croisées : RGPD art. 77 Directive 2002/58/CE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Droit de réclamation des personnes concernées
Domaine cybersécurité : Protection des données Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel Vie privée
Périmètre : Tous les responsables du traitement situés dans l'UE et les pays tiers adéquats
Exigences clés :
  • Mise à disposition d'une procédure de réclamation
  • Information des personnes concernées
  • Réponse dans les délais
  • Possibilité de recours judiciaire
Gravité : 4/5
Non‑conformité entraîne des sanctions financières élevées, un préjudice réputationnel et la violation d'un droit fondamental des personnes concernées.
Probabilité : 3/5
De nombreuses organisations n'ont pas de procédure clairement définie, ce qui augmente la probabilité que le sujet rencontre des difficultés pour déposer une réclamation.
Détectabilité : 2/5
La réclamation est généralement initiée par le concerné ou détectée lors d'audits, rendant la non‑conformité rapidement observable.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable de la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : DPO Responsable du traitement Service informatique Service juridique Personnes concernées
Délai initial : Dès la réception de la réclamation (immédiat)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Jusqu'à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial selon le RGPD
Autres sanctions : Mise en demeure Suspension du traitement Restriction des droits Notification publique Action en réparation
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) de l'État membre concerné
Pouvoir injonction : L'autorité peut ordonner la mise en conformité sous astreinte
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité Recours judiciaire devant le tribunal
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Procédure écrite Logs d'accès à la plateforme Correspondance avec l'autorité Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
La réclamation est généralement déclenchée par le sujet lui-même, ce qui rend la non‑conformité observable rapidement.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place une procédure de réclamation claire, accessible et disponible en ligne
  • Former les équipes de contact et le DPO à la gestion des réclamations
  • Informer toutes les personnes concernées de leur droit de réclamation (ex. notice de confidentialité)
  • Établir un suivi et un rapport de traitement des réclamations
  • Réaliser des audits périodiques de conformité
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
RGPD-§08-article78
Résumé : L’article 1 impose à toute autorité de contrôle, lorsqu’elle rend une décision juridiquement contraignante, d’offrir à toute personne physique ou morale le droit d’engager un recours juridictionnel effectif. Il garantit que l’autorité doit statuer sur les réclamations ou informer la partie dans un délai de trois mois, sous peine de non‑conformité. L’action doit être introduite devant les juridictions de l’État membre où l’autorité est implantée, et les avis ou décisions du comité de contrôle de la cohérence doivent être transmis à la juridiction. Cette disposition constitue une obligation de faire pour l’autorité, visant à assurer le respect du droit de défense et la prévisibilité des décisions. Le risque inhérent est élevé (score 48) en raison de la gravité de la violation du droit fondamental, de la probabilité modérée de manquement et de la faible détectabilité sans audit dédié. La gouvernance recommande un propriétaire (l’autorité de contrôle), un pilotage stratégique et implique …
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Droit à un recours juridictionnel effectif contre une autorité de contrôle
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
1. Sans préjudice de tout autre recours administratif ou extrajudiciaire, toute personne physique ou morale a le droit de former un recours juridictionnel effectif contre une décision juridiquement contraignante d'une autorité de contrôle qui la concerne. 2. Sans préjudice de tout autre recours administratif ou extrajudiciaire, toute personne concernée a le droit de former un recours juridictionnel effectif lorsque l'autorité de contrôle qui est compétente en vertu des articles 55 et 56 ne traite pas une réclamation ou n'informe pas la personne concernée, dans un délai de trois mois, de l'état d'avancement ou de l'issue de la réclamation qu'elle a introduite au titre de l'article 77. 3. Toute action contre une autorité de contrôle est intentée devant les juridictions de l'État membre sur le territoire duquel l'autorité de contrôle est établie. 4. Dans le cas d'une action intentée contre une décision d'une autorité de contrôle qui a été précédée d'un avis ou d'une décision du comité dans le cadre du mécanisme de contrôle de la cohérence, l'autorité de contrôle transmet l'avis ou la décision en question à la juridiction concernée.
Interprétation opérationnelle :
Toute personne peut saisir le tribunal compétent pour contester une décision de l'autorité de contrôle, ou demander réparation si l'autorité ne répond pas à une réclamation dans un délai de trois mois.
Mots-clés : recours juridictionnel autorité de contrôle délai 3 mois action judiciaire droit de recours
Références croisées : article 55 article 56 article 77
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Recours juridictionnel contre les autorités de contrôle
Domaine cybersécurité : Conformité juridique Gestion des incidents
Actifs concernés : Réclamations Décisions de l'autorité
Périmètre : Tous les secteurs réglementés soumis à l'autorité de contrôle
Exigences clés :
  • Possibilité de former un recours
  • Délai maximal de trois mois pour répondre
  • Compétence des tribunaux de l'État membre
Gravité : 4/5
Sans recours, les décisions de l'autorité sont définitives et peuvent entraîner des sanctions lourdes, des pertes de droits ou des atteintes aux données.
Probabilité : 3/5
Les procédures internes peuvent être surchargées, mais l'obligation de répondre dans 3 mois est clairement définie, ce qui rend le non‑respect possible mais pas systématique.
Détectabilité : 2/5
Le non‑respect se manifeste rapidement par l’absence de réponse ou d’information dans le délai de 3 mois, ce qui est facilement observable.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction juridique / Compliance
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Personnes physiques ou morales concernées Autorité de contrôle Tribunaux nationaux Organisation compliance
Délai initial : 3 mois (délai de réponse de l'autorité après dépôt de réclamation)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle
Pouvoir injonction : Le juge peut ordonner la suspension ou l’annulation de la décision contestée.
Recours : Recours administratif préalable Recours extrajudiciaire Action en responsabilité
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre des réclamations
  • Définition d'un SLA de 3 mois pour la réponse
  • Formation du personnel aux procédures de recours
Preuves attendues : Accusés de réception des réclamations Logs de communication avec l'autorité Décisions de l'autorité
Fréquence : Mensuel
Niveau détection : 1/5
Les manquements se détectent rapidement par l’absence de réponse dans le délai de 3 mois.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Instaurer un registre des réclamations
  • Définir un SLA de 3 mois pour la réponse
  • Former les équipes de compliance
  • Mettre en place un tableau de bord de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Logiciel de gestion des réclamations Temps de l'équipe juridique Formation
KPI : Temps moyen de réponse à la réclamation Pourcentage de réclamations traitées dans le délai de 3 mois Nombre de recours judiciaires engagés
RGPD-§08-article79
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Droit à un recours juridictionnel effectif
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Sans préjudice de tout recours administratif ou extrajudiciaire qui lui est ouvert, y compris le droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de contrôle au titre de l’article 77, chaque personne concernée a droit à un recours juridictionnel effectif si elle considère que les droits que lui confère le présent règlement ont été violés du fait d’un traitement de ses données à caractère personnel effectué en violation du présent règlement. Toute action contre un responsable du traitement ou un sous‑traitant est intentée devant les juridictions de l’État membre dans lequel le responsable du traitement ou le sous‑traitant dispose d’un établissement. Une telle action peut aussi être intentée devant les juridictions de l’État membre dans lequel la personne concernée a sa résidence habituelle, sauf si le responsable du traitement ou le sous‑traitant est une autorité publique d’un État membre agissant dans l’exercice de ses prérogatives de puissance publique.
Interprétation opérationnelle :
La personne concernée peut déposer une plainte auprès de l’autorité de contrôle puis, si elle le juge nécessaire, engager une action judiciaire devant les tribunaux de l’État membre où le responsable a son siège ou devant le tribunal de son domicile, à condition que le responsable ne soit pas une autorité publique exercant des fonctions publiques.
Mots-clés : recours juridictionnel responsable du traitement sous‑traitant autorité de contrôle article 77 droit effectif
Références croisées : RGPD article 77 Directive 2016/679 (RGPD)
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Recours juridictionnel effectif
Domaine cybersécurité : Protection des données Gouvernance
Actifs concernés : Données à caractère personnel Droits des personnes
Périmètre : Tous les responsables du traitement et sous‑traitants établis dans l’Union européenne, ainsi que les personnes concernées résidant ou ayant leur lieu de travail en UE
Exigences clés :
  • Mise à disposition d’une procédure de recours effective
  • Possibilité de saisir les juridictions de l’État membre du responsable ou de la résidence
  • Respect du droit d’introduire une réclamation
Gravité : 4/5
Violation du droit d’accès à la justice porte atteinte aux droits fondamentaux et à la confiance dans le traitement des données, ce qui peut entraîner des sanctions lourdes et des dommages réputationnels.
Probabilité : 3/5
De nombreuses organisations manquent de procédures clairement définies ou de ressources suffisantes pour garantir un recours effectif, ce qui augmente la probabilité de non‑conformité.
Détectabilité : 2/5
L’absence de procédure de recours ou le non‑respect des délais se manifestent rapidement par l’impossibilité pour la personne de déposer une réclamation ou de saisir un tribunal.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Délégué à la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : DPO Responsable du traitement Sous‑traitant Autorité de contrôle Personnes concernées
Délai initial : Non spécifié
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de contrôle (ex. CNIL)
Pouvoir injonction : L’autorité de contrôle peut ordonner la mise en conformité ou suspendre le traitement
Recours : Recours administratif (réclamation) Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Définir et publier une procédure de recours claire
  • Former le DPO et le personnel aux droits des personnes
  • Documenter les réclamations et les réponses
  • Mettre en place un système de suivi des indicateurs de conformité
Preuves attendues : Registre des réclamations Preuves de réponse dans les délais légaux Attestations de conformité aux exigences de l’article 77
Fréquence : Ponctuelle (à chaque réclamation ou audit)
Niveau détection : 1/5
Le manquement est facilement détectable grâce à l’absence de procédure ou à une réponse tardive.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer une procédure de recours conforme à l’article 77
  • Former le DPO et les équipes juridiques à la gestion des réclamations
  • Informer les personnes concernées de leurs droits et du processus de recours
  • Mettre en place un registre centralisé des réclamations et des actions correctives
  • Suivre les KPI de délai de réponse et taux de résolution
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juridique Ressources IT pour le suivi Formations
KPI : Temps moyen de traitement d’une réclamation Pourcentage de réclamations résolues dans les délais Existence d’une procédure documentée et accessible
RGPD-§08-article80
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Droit de représentation des personnes concernées par des associations à but non lucratif
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
La personne concernée a le droit de mandater un organisme, une organisation ou une association à but non lucratif, qui a été valablement constitué conformément au droit d'un État membre, dont les objectifs statutaires sont d'intérêt public et est actif dans le domaine de la protection des droits et libertés des personnes concernées dans le cadre de la protection des données à caractère personnel les concernant, pour qu'il introduise une réclamation en son nom, exerce en son nom les droits visés aux articles 77, 78 et 79 et exerce en son nom le droit d'obtenir réparation visé à l'article 82 lorsque le droit d'un État membre le prévoit. Les États membres peuvent prévoir que tout organisme, organisation ou association visé au paragraphe 1 du présent article, indépendamment de tout mandat confié par une personne concernée, a, dans l'État membre en question, le droit d'introduire une réclamation auprès de l'autorité de contrôle qui est compétente en vertu de l'article 77, et d'exercer les droits visés aux articles 78 et 79 s'il considère que les droits d'une personne concernée prévus dans le présent règlement ont été violés du fait du traitement.
Interprétation opérationnelle :
Le sujet de données peut confier à une association ou organisme à but non lucratif, dûment constitué et actif dans la protection des droits, le mandat de saisir l'autorité de contrôle et d'exercer les droits d'accès, de rectification, d'effacement, de limitation, d'opposition et de portabilité, ainsi que de demander réparation, sans que le contrôleur soit tenu de s'opposer à cette action.
Mots-clés : droit de représentation association à but non lucratif mandat réclamation articles 77-78-79-82 autorité de contrôle
Références croisées : RGPD article 77 RGPD article 78 RGPD article 79 RGPD article 82
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Représentation des personnes concernées par des associations à but non lucratif
Domaine cybersécurité : Protection des données à caractère personnel Gestion des droits
Actifs concernés : Données à caractère personnel Droits des personnes concernées
Périmètre : Tous les traitements de données à caractère personnel couverts par le RGPD dans l'Union européenne, incluant les contrôleurs, les sous‑traitants et les autorités de contrôle nationales.
Exigences clés :
  • Possibilité de mandat d'une association à but non lucratif
  • Capacité de l'association à déposer réclamation et exercer les droits
  • Obligation pour les États membres de reconnaître ce droit
Gravité : 4/5
Non‑exercice du droit empêche la protection effective des données, expose à des sanctions, à une perte de confiance et à des atteintes aux droits fondamentaux.
Probabilité : 3/5
Les contrôles internes et les exigences légales sont souvent partiellement appliqués, ce qui rend la non‑conformité possible, surtout dans les organisations moins matures.
Détectabilité : 4/5
Les manquements sont généralement découverts uniquement via une réclamation ou un audit, ce qui rend la détection difficile sans surveillance proactive.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable du traitement (controller)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Personne concernée Association/ONG Responsable du traitement Autorité de contrôle État membre
Délai initial : Immédiat (sans délai injustifié)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : 1 mois, renouvelable 1 mois supplémentaire
Amende max : Jusqu'à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension des droits de traitement Obligation de coopération
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) nationale
Pouvoir injonction : L'APD peut imposer des mesures correctives et des astreintes
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Action judiciaire devant les juridictions nationales Demande de réparation selon article 82
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'une procédure de mandat d'association
  • Formation du personnel aux droits des personnes
  • Documentation des demandes de représentation
  • Audit régulier de conformité aux articles 77-82
Preuves attendues : Registre des mandats d’association Traces des communications avec l'APD Rapports d'audit Preuves de réponse dans les délais
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Les manquements à ce droit sont généralement découverts uniquement via une réclamation ou un audit, ce qui rend la détection difficile sans surveillance proactive.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir une procédure interne de mandat d’associations
  • Identifier et contractuer des associations qualifiées
  • Former les équipes de conformité et les agents d’accueil
  • Mettre à jour les politiques de réponse aux demandes de représentation
  • Établir des KPI de suivi des demandes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources juridiques Ressources humaines (agents de conformité) Outils de gestion des demandes Accès à des associations partenaires
KPI : Nombre de mandats d’association traités Délai moyen de réponse aux demandes Taux de conformité aux délais légaux Nombre d’incidents de non‑détection
RGPD-§08-article81
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Suspension d'une action
Type : Primaire
Nature : Devoir de ne pas faire
Texte original :
1. Lorsqu'une juridiction compétente d'un État membre est informée qu'une action concernant le même objet a été intentée à l'égard d'un traitement effectué par le même responsable du traitement ou le même sous-traitant et est pendante devant une juridiction d'un autre État membre, elle contacte cette juridiction dans l'autre État membre pour confirmer l'existence d'une telle action. 2. Lorsqu'une action concernant le même objet a été intentée à l'égard d'un traitement effectué par le même responsable du traitement ou le même sous-traitant et est pendante devant une juridiction d'un autre État membre, toute juridiction compétente autre que la juridiction saisie en premier lieu peut suspendre son action. 3. Lorsque cette action est pendante devant des juridictions du premier degré, toute juridiction autre que la juridiction saisie en premier lieu peut également se dessaisir, à la demande de l'une des parties, à condition que la juridiction saisie en premier lieu soit compétente pour connaître des actions en question et que le droit applicable permette leur jonction.
Interprétation opérationnelle :
Toute juridiction compétente doit suspendre son jugement ou se dessaisir lorsqu'elle constate qu'une procédure identique est déjà pendante devant une autre juridiction d'un État membre, sous réserve que la juridiction initialement saisie soit compétente et que le droit applicable le permette.
Mots-clés : suspension action pendante juridiction état membre compétence désistement
Références croisées : -
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Suspension et désistement des actions judiciaires transfrontalières
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : traitement judiciaire responsable du traitement sous‑traitant juridictions
Périmètre : Procédures judiciaires transfrontalières entre États membres de l'UE
Exigences clés :
  • Suspension de l'action si une procédure similaire est pendante dans une autre juridiction
  • Désistement possible si la juridiction première est compétente et le droit le permet
Gravité : 4/5
Potential duplication of proceedings, prejudice to parties, inefficiency, possible breach of procedural rights.
Probabilité : 3/5
Courts may overlook parallel proceedings, leading to non‑compliance, though the rule is clear.
Détectabilité : 4/5
The existence of parallel proceedings is not obvious; detection requires active monitoring of other jurisdictions.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Juridiction nationale compétente
Niveau décision : Tactical
Parties prenantes : Juridictions nationales Parties litigantes Responsable du traitement Sous‑traitant Autorités de coopération judiciaire
Délai initial : Immédiat (dès connaissance de l'action pendante)
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Nullité de la procédure Retard de traitement Prejudice à la partie
Autorité contrôle : Juridiction nationale
Pouvoir injonction : Suspension ou désistement de l'action
Recours : Recours en appel Demande de réouverture Action en responsabilité
Contrôles suggérés :
  • Mise en place d'un registre des actions pendantes
  • Système de veille juridique transfrontalière
  • Formation des greffiers
Preuves attendues : Constats de procédures en cours dans d'autres États membres Attestations de compétence Documents de notification
Fréquence : Ponctuelle
Niveau détection : 4/5
La présence d'actions parallèles nécessite un suivi actif des dossiers, sinon elles restent invisibles.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir une procédure interne de vérification des actions pendantes
  • Mettre en place un tableau de bord de suivi transfrontalier
  • Former le personnel judiciaire aux règles de suspension
  • Établir des contacts avec les juridictions étrangères
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Logiciel de suivi de procédures Ressources humaines (juridiques) Temps de formation
KPI : Nombre de procédures suspendues Temps moyen de détection d'une action pendante Taux de conformité à la règle de suspension
RGPD-§08-article82
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le responsable du traitement doit garantir la réparation intégrale du dommage causé.
Intitulé : Droit à réparation et responsabilité
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Toute personne ayant subi un dommage matériel ou moral du fait d'une violation du présent règlement a le droit d'obtenir du responsable du traitement ou du sous-traitant réparation du préjudice subi. Tout responsable du traitement ayant participé au traitement est responsable du dommage causé par le traitement qui constitue une violation du présent règlement. Un sous-traitant n'est tenu pour responsable du dommage causé par le traitement que s'il n'a pas respecté les obligations prévues par le présent règlement qui incombent spécifiquement aux sous-traitants ou qu'il a agi en-dehors des instructions licites du responsable du traitement ou contrairement à celles-ci. Un responsable du traitement ou un sous-traitant est exonéré de responsabilité, au titre du paragraphe 2, s'il prouve que le fait qui a provoqué le dommage ne lui est nullement imputable. Lorsque plusieurs responsables du traitement ou sous-traitants ou lorsque, à la fois, un responsable du traitement et un sous-traitant participent au même traitement et, lorsque, au titre des paragraphes 2 et 3, ils sont responsables d'un dommage causé par le traitement, chacun des responsables du traitement ou des sous-traitants est tenu responsable du dommage dans sa totalité afin de garantir à la personne concernée une réparation effective. Lorsqu'un responsable du traitement ou un sous-traitant a, conformément au paragraphe 4, réparé totalement le dommage subi, il est en droit de réclamer auprès des autres responsables du traitement ou sous-traitants ayant participé au même traitement la part de la réparation correspondant à leur part de responsabilité dans le dommage, conformément aux conditions fixées au paragraphe 2. Les actions judiciaires engagées pour exercer le droit à obtenir réparation sont intentées devant les juridictions compétentes en vertu du droit de l'État membre visé à l'article 79, paragraphe 2.
Interprétation opérationnelle :
Le responsable du traitement (et le sous‑traitant lorsqu’il est en faute) doit indemniser intégralement le préjudice subi par la personne concernée, même si plusieurs parties sont impliquées, et peut se retourner contre les autres parties pour obtenir la part de responsabilité qui leur incombe.
Mots-clés : responsabilité réparation dommage matériel dommage moral responsable du traitement sous‑traitant exonération responsabilité solidaire action judiciaire juridiction
Références croisées : Article 79(2) du règlement
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Responsabilité du responsable du traitement et du sous‑traitant en cas de dommage suite à une violation du règlement
Domaine cybersécurité : Gestion des risques Conformité légale Responsabilité
Actifs concernés : Données personnelles Réputation organisationnelle Intégrité des données
Périmètre : Tous les responsables du traitement et sous‑traitants opérant sous le règlement, ainsi que les personnes physiques ayant subi un dommage matériel ou moral lié à une violation du règlement
Exigences clés :
  • Obligation d’indemniser le préjudice
  • Responsabilité solidaire entre toutes les parties du traitement
  • Exonération possible en cas d’impossibilité d’imputabilité
  • Possibilité de réclamation de part de responsabilité entre parties
  • Respect des instructions du responsable du traitement
  • Obligation de respecter les obligations spécifiques aux sous‑traitants
Gravité : 4/5
Le dommage matériel ou moral peut entraîner des pertes financières importantes, une atteinte à la réputation et des conséquences juridiques majeures pour l’organisation.
Probabilité : 3/5
Les violations peuvent survenir si les obligations contractuelles ou légales ne sont pas clairement définies, surveillées ou respectées.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité n’est généralement pas détectée avant la déclaration d’un préjudice, nécessitant des audits ou des enquêtes.
Score inhérent : 48 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction juridique / Responsable de la conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous‑traitant Autorité de protection des données Personnes concernées Service juridique Direction exécutive
Délai initial : Dès la constatation du dommage (immédiat)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Obligation de réparation intégrale Responsabilité civile Poursuites judiciaires
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : Possibilité d'injonction de mesures correctives
Recours : Juridiction nationale Tribunal administratif Arbitrage
Contrôles suggérés :
  • Clauses contractuelles définissant les responsabilités
  • Audit périodique de conformité
  • Gestion des incidents et déclaration
  • Assurance responsabilité civile
  • Formation du personnel aux obligations de réparation
Preuves attendues : Contrats Registres de traitement Rapports d'audit Preuves de conformité aux instructions Documents de réclamation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans audit ou enquête approfondie ; la détection repose sur des contrôles de conformité et des revues de dossiers.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Rédiger des clauses de responsabilité claire dans tous les contrats
  • Mettre en place un processus de suivi et de déclaration des violations
  • Former les équipes aux obligations de réparation et de responsabilité
  • Souscrire une assurance responsabilité civile
  • Effectuer des audits internes réguliers
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Juristes spécialisés en protection des données Responsable conformité / CISO Outils d’audit et de suivi Assurance
KPI : Taux de conformité des clauses contractuelles Nombre d’incidents signalés Délai moyen de réponse à une réclamation Coût total des réparations
RGPD-§08-article83
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Conditions générales pour imposer des amendes administratives
Type : Primaire
Nature : Devoir de résultat
Texte original :
Conditions générales pour imposer des amendes administratives 1. Chaque autorité de contrôle veille à ce que les amendes administratives imposées en vertu du présent article pour des violations du présent règlement visées aux paragraphes 4, 5 et 6 soient, dans chaque cas, effectives, proportionnées et dissuasive. 2. Selon les caractéristiques propres à chaque cas, les amendes administratives sont imposées en complément ou à la place des mesures visées à l'article 58, paragraphe 2, points a) à h), et j). Pour décider s'il y a lieu d'imposer une amende administrative et pour décider du montant de l'amende administrative, il est dûment tenu compte, dans chaque cas d'espèce, des éléments suivants: a) | la nature, la gravité et la durée de la violation, compte tenu de la nature, de la portée ou de la finalité du traitement concerné, ainsi que du nombre de personnes concernées affectées et le niveau de dommage qu'elles ont subi; b) | le fait que la violation a été commise délibérément ou par négligence; c) | toute mesure prise par le responsable du traitement ou le sous-traitant pour atténuer le dommage subi par les personnes concernées; d) | le degré de responsabilité du responsable du traitement ou du sous-traitant, compte tenu des mesures techniques et organisationnelles qu'ils ont mises en œuvre en vertu des articles 25 et 32; e) | toute violation pertinente commise précédemment par le responsable du traitement ou le sous-traitant; f) | le degré de coopération établi avec l'autorité de contrôle en vue de remédier à la violation et d'en atténuer les éventuels effets négatifs; g) | les catégories de données à caractère personnel concernées par la violation; h) | la manière dont l'autorité de contrôle a eu connaissance de la violation, notamment si, et dans quelle mesure, le responsable du traitement ou le sous-traitant a notifié la violation; i) | lorsque des mesures visées à l'article 58, paragraphe 2, ont été précédemment ordonnées à l'encontre du responsable du traitement ou du sous-traitant concerné pour le même objet, le respect de ces mesures; j) | l'application de codes de conduite approuvés en application de l'article 40 ou de mécanismes de certification approuvés en application de l'article 42; et k) | toute autre circonstance aggravante ou atténuante applicable aux circonstances de l'espèce, telle que les avantages financiers obtenus ou les pertes évitées, directement ou indirectement, du fait de la violation. 3. Si un responsable du traitement ou un sous-traitant viole délibérément ou par négligence plusieurs dispositions du présent règlement, dans le cadre de la même opération de traitement ou d'opérations de traitement liées, le montant total de l'amende administrative ne peut pas excéder le montant fixé pour la violation la plus grave. 4. Les violations des dispositions suivantes font l'objet, conformément au paragraphe 2, d'amendes administratives pouvant s'élever jusqu'à 10 000 000 EUR ou, dans le cas d'une entreprise, jusqu'à 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial total de l'exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu: a) | les obligations incombant au responsable du traitement et au sous-traitant en vertu des articles 8, 11, 25 à 39, 42 et 43; b) | les obligations incombant à l'organisme de certification en vertu des articles 42 et 43; c) | les obligations incombant à l'organisme chargé du suivi des codes de conduite en vertu de l'article 41, paragraphe 4. 5. Les violations des dispositions suivantes font l'objet, conformément au paragraphe 2, d'amendes administratives pouvant s'élever jusqu'à 20 000 000 EUR ou, dans le cas d'une entreprise, jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial total de l'exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu: a) | les principes de base d'un traitement, y compris les conditions applicables au consentement en vertu des articles 5, 6, 7 et 9; b) | les droits dont bénéficient les personnes concernées en vertu des articles 12 à 22 c) | les transferts de données à caractère personnel à un destinataire situé dans un pays tiers ou à une organisation internationale en vertu des articles 44 à 49; d) | toutes les obligations découlant du droit des États membres adoptées en vertu du chapitre IX; e) | le non-respect d'une injonction, d'une limitation temporaire ou définitive du traitement ou de la suspension des flux de données ordonnée par l'autorité de contrôle en vertu de l'article 58, paragraphe 2, ou le fait de ne pas accorder l'accès prévu, en violation de l'article 58, paragraphe 1. 6. Le non-respect d'une injonction émise par l'autorité de contrôle en vertu de l'article 58, paragraphe 2, fait l'objet, conformément au paragraphe 2 du présent article, d'amendes administratives pouvant s'élever jusqu'à 20 000 000 EUR ou, dans le cas d'une entreprise, jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial total de l'exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu. 7. Sans préjudice des pouvoirs dont les autorités de contrôle disposent en matière d'adoption de mesures correctrices en vertu de l'article 58, paragraphe 2, chaque État membre peut établir les règles déterminant si et dans quelle mesure des amendes administratives peuvent être imposées à des autorités publiques et à des organismes publics établis sur son territoire. 8. L'exercice, par l'autorité de contrôle, des pouvoirs que lui confère le présent article est soumis à des garanties procédurales appropriées conformément au droit de l'Union et au droit des États membres, y compris un recours juridictionnel effectif et une procédure régulière. 9. Si le système juridique d'un État membre ne prévoit pas d'amendes administratives, le présent article peut être appliqué de telle sorte que l'amende est déterminée par l'autorité de contrôle compétente et imposée par les juridictions nationales compétentes, tout en veillant à ce que ces voies de droit soit effectives et aient un effet équivalent aux amendes administratives imposées par les autorités de contrôle. En tout état de cause, les amendes imposées sont effectives, proportionnées et dissuasive. Les États membres concernés notifient à la Commission les dispositions légales qu'ils adoptent en vertu du présent paragraphe au plus tard le 25 mai 2018 et, sans tarder, toute disposition légale modificative ultérieure ou toute modification ultérieure les concernant.
Interprétation opérationnelle :
L'autorité de contrôle doit évaluer, pour chaque violation, la gravité, la durée, le nombre de personnes affectées, le dommage subi, la délibération ou la négligence, les mesures d’atténuation prises, la responsabilité du responsable du traitement ou du sous‑traitant, les antécédents, le degré de coopération, les catégories de données concernées, le mode de notification, le respect d’injonctions ou de mesures préalables, ainsi que l’application de codes de conduite ou de mécanismes de certification. Sur cette base, elle détermine le montant de l’amende (jusqu’à 10 M€ ou 2 % du CA, ou 20 M€ ou 4 % du CA) et s’assure que la sanction est effective, proportionnée et dissuasive.
Mots-clés : amende administrative proportionnalité dissuasion gravité délibération négligence mesures d'atténuation coopération catégories de données notification injonction codes de conduite mécanismes de certification sanctions seuils respect des mesures préalables
Références croisées : article 58 article 5 article 6 article 7 article 9 article 12-22 article 44-49 article 25 article 32 article 40 article 42 article 43 article 58
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Mise en place et critères d'imposition des amendes administratives
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des incidents Conformité réglementaire Sécurité des systèmes d'information
Actifs concernés : Données à caractère personnel Infrastructure de traitement Systèmes d'information
Périmètre : Entreprises, organismes publics, organismes de certification, organismes de suivi des codes de conduite
Exigences clés :
  • Évaluation de la gravité et de la portée du traitement
  • Prise en compte de la délibération ou de la négligence
  • Mesures d'atténuation
  • Responsabilité du responsable du traitement ou du sous-traitant
  • Antécédents de violations
  • Coopération avec l'autorité
  • Catégories de données concernées
  • Moyen de notification
  • Respect des injonctions ou mesures préalables
  • Application de codes de conduite ou mécanismes de certification
  • Autres circonstances aggravantes ou atténuantes
Gravité : 4/5
Une violation peut entraîner des amendes élevées, une perte de confiance des clients, des dommages réputationnels et des impacts juridiques significatifs, ce qui représente un impact élevé pour l'organisation.
Probabilité : 3/5
Compte tenu de la complexité des exigences et de la variabilité des pratiques, la probabilité d'une violation non conforme est modérée.
Détectabilité : 3/5
Les violations peuvent être détectées par des audits, des notifications d'incident ou des plaintes, mais elles ne sont pas toujours visibles sans surveillance active, ce qui donne une détectabilité moyenne.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de contrôle (ex. CNIL, EDPB)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Responsable du traitement Sous-traitant DPO Direction juridique Direction exécutive Autorité de contrôle
Délai initial : Dès la constatation de la violation (immédiat)
Délai récurrent : Surveillance continue (pas de délai fixe, la conformité est permanente)
Notification incident : Dans les 72 heures après prise de connaissance de la violation
Délai correction : Immédiat après réception de l’injonction ou de la mise en demeure, avec mise en œuvre des mesures correctives sans délai supplémentaire
Amende max : Jusqu'à 10 M€ ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu; pour les infractions les plus graves, jusqu'à 20 M€ ou 4 % du CA
Autres sanctions : Injonction Limitation ou suspension du traitement Suspension des flux de données Obligation de mise en conformité Responsabilité civile Poursuites pénales
Autorité contrôle : Autorité de contrôle nationale (ex. CNIL) ou autorité européenne (EDPB)
Pouvoir injonction : Peut imposer des injonctions, des limitations temporaires ou définitives du traitement, ou la suspension des flux de données
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Mise en place de politiques de protection des données
  • Évaluation d'impact relative à la protection des données (DPIA)
  • Gestion des consentements
  • Sécurisation des systèmes d'information
  • Formation du personnel
  • Audit interne
  • Documentation des traitements
Preuves attendues : Registres de traitements Politiques de confidentialité Rapports d'audit Preuves de conformité aux codes de conduite Logs de sécurité Attestations de formation
Fréquence : Audit annuel ponctuel et monitoring continu
Niveau détection : 2/5
Les violations sont généralement détectées via les notifications d’incident, les audits et les plaintes, ce qui rend la détectabilité assez élevée (score 2).
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une DPIA pour identifier les risques
  • Mettre à jour le registre des traitements
  • Implémenter un processus de notification d’incident conforme au RGPD
  • Former le personnel aux exigences de l’article et aux mesures d’atténuation
  • Documenter les mesures de coopération avec l’autorité
  • Mettre en place un suivi des codes de conduite ou mécanismes de certification
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe juridique Audit interne Outils de sécurité et de suivi Formations
KPI : Taux de conformité du registre des traitements Délai moyen de notification d’incident Nombre d’anomalies détectées lors des audits Score de conformité aux exigences de l’article
RGPD-§08-article84
Résumé : L'article impose aux États membres de définir le régime des sanctions applicables aux violations non couvertes par l'article 83, en garantissant que celles‑ci soient effectives, proportionnées et dissuasives, et de notifier la Commission les dispositions légales adoptées au plus tard le 25 mai 2018 ainsi que toute modification ultérieure. Cette obligation constitue un devoir de moyens : les autorités doivent mettre en place les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre du régime et en assurer la conformité continue. Le risque inhérent est élevé : une non‑conformité peut entraîner des sanctions administratives ou pénales, porter atteinte à la réputation et impacter financièrement les organisations. La détectabilité est faible, la probabilité de manquement moyenne et l’impact potentiel élevé, ce qui donne un score de risque de 36 (niveau « Élevé », couleur orange). La responsabilité revient aux autorités de protection des données nationales, au niveau stratégique, avec la Commis…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Régime des sanctions et obligation de notification
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres déterminent le régime des autres sanctions applicables en cas de violations du présent règlement, en particulier pour les violations qui ne font pas l'objet des amendes administratives prévues à l'article 83, et prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir leur mise en œuvre. Ces sanctions sont effectives, proportionnées et dissuasives. Chaque État membre notifie à la Commission les dispositions légales qu'il adopte en vertu du paragraphe 1 au plus tard le 25 mai 2018 et, sans tard, toute modification ultérieure les concernant.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent définir le cadre des sanctions applicables aux violations non couvertes par l'article 83, mettre en œuvre les mesures nécessaires pour les appliquer, et notifier la Commission les dispositions légales adoptées, sous 25 mai 2018, ainsi que toute modification ultérieure.
Mots-clés : sanctions notification mise en œuvre proportionnalité dissuasion
Références croisées : Article 83 RGPD
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Mise en place et notification du régime de sanctions
Domaine cybersécurité : Conformité légale Gestion des risques
Actifs concernés : Processus interne Documentation légale Registres de sanctions
Périmètre : États membres de l'UE
Exigences clés :
  • Déterminer le régime de sanctions
  • Assurer l'effectivité, proportionnalité et dissuasion
  • Notifier la Commission dans les délais
Gravité : 3/5
Non-conformité pouvant entraîner des sanctions administratives ou pénales, atteinte à la réputation et aux finances
Probabilité : 3/5
Les États membres peuvent omettre ou retarder la définition du régime ou la notification
Détectabilité : 4/5
La non-conformité est interne et difficile à détecter sans audit ou examen juridique
Score inhérent : 36 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de protection des données nationale
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de protection des données Ministère de la Justice Commission européenne Entreprises Organisations
Délai initial : 25 mai 2018
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Immédiat (dès la constatation)
Délai correction : Sans délai (mise en conformité immédiate)
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions pénales Mesures de contrainte
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Établir un cadre de sanctions interne
  • Mettre en place un processus de notification à la Commission
  • Tenir un registre centralisé des sanctions
  • Former le personnel aux exigences légales
Preuves attendues : Documentation du régime de sanctions Registres de notifications Rapports d'audit
Fréquence : Ponctuelle / périodique (ex. annuel)
Niveau détection : 4/5
Difficile à détecter sans examen juridique ou audit
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Définir le régime de sanctions applicable
  • Élaborer un processus de notification à la Commission
  • Mettre en place un registre centralisé des sanctions
  • Former les équipes juridiques et opérationnelles
  • Réaliser un audit de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique Consultant conformité Outils de gestion documentaire Temps de formation
KPI : Délai de notification à la Commission Pourcentage de sanctions correctement appliquées Existence d'un registre à jour Résultat d'audit de conformité
RGPD-§09-article85
Résumé : L’article impose aux États membres de concilier, par la législation nationale, le droit à la protection des données à caractère personnel avec la liberté d’expression et d’information, notamment dans les traitements réalisés à des fins journalistiques, universitaires, artistiques ou littéraires. Il autorise, voire oblige, la création d’exemptions ou de dérogations aux chapitres II à IX du RGPD lorsqu’il s’avère nécessaire de respecter les deux droits fondamentaux. Chaque État doit notifier à la Commission les dispositions légales adoptées et toute modification ultérieure, sans délai. Aucun sanction spécifique n’est prévue dans le texte, mais le défaut de notification ou de mise en conformité peut entraîner des contrôles de l’Autorité de protection des données et des recours administratifs ou judiciaires. Le périmètre s’applique à tous les traitements relevant de la liberté d’expression, incluant le journalisme, la recherche, les arts et la littérature. Les exigences clés sont : (i) ad…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Article relatif au traitement dans le cadre de la liberté d'expression et d'information
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
1. Les États membres concilient, par la loi, le droit à la protection des données à caractère personnel au titre du présent règlement et le droit à la liberté d'expression et d'information, y compris le traitement à des fins journalistiques et à des fins d'expression universitaire, artistique ou littéraire. 2. Dans le cadre du traitement réalisé à des fins journalistiques ou à des fins d'expression universitaire, artistique ou littéraire, les États membres prévoient des exemptions ou des dérogations au chapitre II (principes), au chapitre III (droits de la personne concernée), au chapitre IV (responsable du traitement et sous-traitant), au chapitre V (transfert de données à caractère personnel vers des pays tiers ou à des organisations internationales), au chapitre VI (autorités de contrôle indépendantes), au chapitre VII (coopération et cohérence) et au chapitre IX (situations particulières de traitement) si celles-ci sont nécessaires pour concilier le droit à la protection des données à caractère personnel et la liberté d'expression et d'information. 3. Chaque État membre notifie à la Commission les dispositions légales qu'il a adoptées en vertu du paragraphe 2 et, sans tarder, toute disposition légale modificative ultérieure ou toute modification ultérieure les concernant.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent légiférer pour concilier la protection des données à caractère personnel avec la liberté d'expression et d'information, en prévoyant, le cas échéant, des exemptions ou dérogations aux chapitres II à IX du RGPD, et notifier ces dispositions à la Commission sans délai.
Mots-clés : protection des données liberté d'expression exemptions dérogations chapitre II chapitre III chapitre IV chapitre V chapitre VI chapitre VII chapitre IX
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 (RGPD)
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Conciliation du droit à la protection des données avec la liberté d'expression et d'information
Domaine cybersécurité : Protection des données Liberté d'expression
Actifs concernés : Données à caractère personnel Contenus journalistiques Contenus universitaires, artistiques, littéraires
Périmètre : Tous les États membres qui déploient des traitements de données à caractère personnel dans le cadre de la liberté d'expression (journalisme, recherche, arts, littérature).
Exigences clés :
  • Adopter des dispositions légales conciliant protection des données et liberté d'expression
  • Prévoir des exemptions ou dérogations aux chapitres II-IX du RGPD lorsque nécessaire
  • Notifier à la Commission les dispositions adoptées et les modifications ultérieures
Gravité : 3/5
Non-conformité crée un déséquilibre juridique et peut générer des litiges, nuire à la confiance dans la liberté d'information, mais n'entraîne pas directement de perte de données.
Probabilité : 2/5
La plupart des États ont déjà transposé le principe; la probabilité de non-conformité est modérée.
Détectabilité : 1/5
Le texte est explicite et les obligations de notification sont clairement vérifiables, donc détectables sans audit spécialisé.
Score inhérent : 6 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Autorité de protection des données (APD) nationale
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Parlements nationaux Autorités de protection des données Organes de presse Institutions universitaires Organisations de la société civile
Délai initial : Dès l'entrée en vigueur de la législation nationale de transposition
Délai récurrent : N/A
Notification incident : Sans tarder (dans les meilleurs délais)
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif auprès de la Commission Recours judiciaire devant les juridictions nationales
Contrôles suggérés :
  • Élaborer un cadre législatif de transposition
  • Identifier les chapitres du RGPD susceptibles d’être dérogés
  • Mettre en place un registre des exemptions/derogations
  • Former les équipes juridiques et de protection des données
  • Instaurer un suivi continu des modifications législatives
Preuves attendues : Textes législatifs nationaux Rapports de notification à la Commission Attestations d'exemptions ou de dérogations
Fréquence : Ponctuelle (à chaque modification législative)
Niveau détection : 1/5
Le texte est clair et la conformité se vérifie par la présence de dispositions légales et de notifications.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Rédiger et adopter les dispositions de transposition législatives
  • Identifier les chapitres du RGPD à dérogation
  • Notifier la Commission dans les meilleurs délais
  • Mettre en place un dispositif de suivi des modifications légales
  • Former les parties prenantes (juridique, DPO, journalistes, universitaires)
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -
RGPD-§09-article86
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Traitement et accès du public aux documents officiels
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les données à caractère personnel figurant dans des documents officiels détenus par une autorité publique ou par un organisme public ou un organisme privé pour l'exécution d'une mission d'intérêt public peuvent être communiquées par ladite autorité ou ledit organisme conformément au droit de l'Union ou au droit de l'État membre auquel est soumis l'autorité publique ou l'organisme public, afin de concilier le droit d'accès du public aux documents officiels et le droit à la protection des données à caractère personnel au titre du présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
L’organisme peut, sous réserve du respect du droit de l’Union ou du droit national applicable, divulguer les données personnelles contenues dans ses documents officiels afin d’harmoniser l’accès du public et la protection des données.
Mots-clés : données à caractère personnel documents officiels autorité publique organisme public organisme privé mission d'intérêt public droit de l'Union droit de l'État membre conciliation droit d'accès du public protection des données règlement
Références croisées : RGPD Droit de l'Union Droit de l'État membre
Catégorie : Technique
Sujet principal : Accès public aux documents officiels contenant des données à caractère personnel
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des dossiers Conformité légale
Actifs concernés : Documents officiels Données à caractère personnel
Périmètre : Autorités publiques, organismes publics ou privés exécutant une mission d’intérêt public, sous le cadre du droit de l’Union ou du droit de l’État membre.
Exigences clés :
  • Respect du droit de l’Union et des États membres
  • Conciliation entre accès public et protection des données
  • Communication conforme aux exigences légales
Gravité : 4/5
Impact potentiel sur la vie privée des personnes, atteinte à leurs droits fondamentaux, risque de sanctions et de préjudice réputationnel.
Probabilité : 3/5
Risque modéré, lié à une mauvaise interprétation de la base légale ou à un défaut de contrôle interne.
Détectabilité : 2/5
La non‑conformité est détectable via des audits de conformité et le suivi des procédures de communication.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction juridique et conformité
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique Délégué à la protection des données (DPO) Service informatique Autorité de protection des données Public
Délai initial : Non précisé
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non précisé
Délai correction : Non précisé
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Sanctions administratives Recours judiciaires
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (DPO) ou autorité administrative compétente
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact relative (EIR)
  • Mise en place de procédures de vérification légale
  • Contrôles d’audit périodiques
  • Formation du personnel aux exigences de conciliation
Preuves attendues : Documentation juridique Registres de traitements Rapports d’audit Politiques internes de partage
Fréquence : Périodique (audit annuel ou semestriel)
Niveau détection : 2/5
Détection aisée via audits de conformité et contrôles de traitement.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Établir une procédure de vérification légale avant toute communication
  • Mettre à jour les registres de traitement et les politiques de partage
  • Former le personnel aux exigences de conciliation entre accès public et protection des données
  • Mettre en place des contrôles d’audit réguliers et des rapports de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique DPO Audit interne Outils de suivi et de traçabilité
KPI : Taux de conformité des communications Nombre d’incidents de protection des données Délai moyen de vérification légale
RGPD-§09-article87
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Utiliser le numéro d'identification national uniquement sous garanties appropriées
Intitulé : Traitement du numéro d'identification national
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres peuvent préciser les conditions spécifiques du traitement d'un numéro d'identification national ou de tout autre identifiant d'application générale. Dans ce cas, le numéro d'identification national ou tout autre identifiant d'application générale n'est utilisé que sous réserve des garanties appropriées pour les droits et libertés de la personne concernée adoptées en vertu du présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
Le traitement d’un identifiant national n’est autorisé que si l’État membre fixe des conditions précises et que des garanties adéquates, compatibles avec le RGPD, sont mises en œuvre pour protéger les droits et libertés des personnes.
Mots-clés : numéro d'identification national identifiant d'application générale garanties droits et libertés règlement
Références croisées : RGPD
Catégorie : Technique
Sujet principal : Traitement du numéro d'identification national
Domaine cybersécurité : Protection des données Gestion des identifiants Conformité RGPD
Actifs concernés : Données personnelles Identifiants nationaux
Périmètre : Traitement de données à caractère personnel dans les États membres de l'UE
Exigences clés :
  • Conditionnalité du traitement
  • Garanties appropriées pour les droits et libertés
  • Respect du RGPD
Gravité : 4/5
Atteinte potentielle aux droits fondamentaux (vie privée, protection des données) si le traitement n’est pas conforme aux garanties requises.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : les États membres peuvent ne pas définir clairement les conditions ou les garanties peuvent être insuffisantes.
Détectabilité : 5/5
La conformité dépend de contrôles internes et d’audits, souvent invisibles sans examen approfondi.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Responsable de la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Autorité de protection des données Services informatiques Direction juridique Utilisateurs finaux
Délai initial : Immédiat (dès la planification du traitement)
Délai récurrent : Continu (mise à jour permanente des garanties)
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat en cas de non‑conformité détectée
Amende max : Non précisé dans l'article (se référer au RGPD : jusqu'à 20 M€ ou 4 % du CA mondial)
Autres sanctions : Mesures correctives Injonction de suspension du traitement
Autorité contrôle : Autorité de protection des données nationale
Pouvoir injonction : L'autorité peut imposer des mesures correctives ou suspendre le traitement
Recours : Recours administratif auprès de l'autorité Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Définition des conditions spécifiques par l'État membre
  • Mise en place de garanties techniques (chiffrement, pseudonymisation) et organisationnelles (politiques, formation)
  • Réalisation d'une Évaluation d'Impact sur la Protection des Données (EIPD) ciblée
  • Documentation des conditions et des garanties
  • Contrôles d'accès et traçabilité
  • Audit périodique
Preuves attendues : Registre des conditions nationales Documentation des garanties appliquées Rapports d'audit et de conformité Preuves de formation du personnel
Fréquence : Périodique (au moins annuel) et à chaque changement majeur
Niveau détection : 5/5
La conformité est difficile à détecter sans audit externe ou revue de code, donc risque de non‑détection élevé.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier les exigences spécifiques des États membres concernés
  • Élaborer un catalogue de garanties techniques et organisationnelles adaptées
  • Mener une DPIA ciblée sur le traitement des identifiants nationaux
  • Rédiger et signer des accords de conformité avec les services informatiques
  • Former les équipes concernées aux exigences de protection des données
  • Mettre en place un suivi continu et des rapports de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expertise juridique en protection des données Ressources techniques (chiffrement, IAM) Temps du DPO Outils de gestion des incidents et de traçabilité
KPI : Pourcentage de traitements conformes aux conditions nationales Délai de mise en œuvre des garanties Nombre d’incidents liés à la protection des identifiants Score d’audit de conformité
RGPD-§09-article88
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Traitement de données dans le cadre des relations de travail
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les États membres peuvent prévoir, par la loi ou au moyen de conventions collectives, des règles plus spécifiques pour assurer la protection des droits et libertés en ce qui concerne le traitement des données à caractère personnel des employés dans le cadre des relations de travail, aux fins, notamment, du recrutement, de l'exécution du contrat de travail, y compris le respect des obligations fixées par la loi ou par des conventions collectives, de la gestion, de la planification et de l'organisation du travail, de l'égalité et de la diversité sur le lieu de travail, de la santé et de la sécurité au travail, de la protection des biens appartenant à l'employeur ou au client, aux fins de l'exercice et de la jouissance des droits et des avantages liés à l'emploi, individuellement ou collectivement, ainsi qu'aux fins de la résiliation de la relation de travail. Ces règles comprennent des mesures appropriées et spécifiques pour protéger la dignité humaine, les intérêts légitimes et les droits fondamentaux des personnes concernées, en accordant une attention particulière à la transparence du traitement, au transfert de données à caractère personnel au sein d'un groupe d'entreprises, ou d'un groupe d'entreprises engagées dans une activité économique conjointe et aux systèmes de contrôle sur le lieu de travail. Chaque État membre notifie à la Commission les dispositions légales qu'il adopte en vertu du paragraphe 1 au plus tard le 25 mai 2018 et, sans tarder, toute modification ultérieure les concernant.
Interprétation opérationnelle :
Les employeurs et les représentants du personnel doivent garantir que les traitements de données liés aux salariés respectent les principes de protection, de transparence et de sécurité, en mettant en place des mesures spécifiques (ex. consentement, limites d’accès, audit) et en notifiant les règles nationales à la Commission.
Mots-clés : traitement de données relations de travail protection des droits dignité humaine transparence transfert de données contrôle sur le lieu de travail notification à la Commission
Références croisées : RGPD Droit du travail
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Protection des données à caractère personnel des employés
Domaine cybersécurité : Confidentialité Intégrité Disponibilité Vie privée
Actifs concernés : Données personnelles des employés Données de recrutement Données de gestion du travail Données de santé et sécurité
Périmètre : Entreprises établies dans l’UE, leurs filiales et tout groupe d’entreprises opérant dans le cadre d’une activité économique conjointe
Exigences clés :
  • Mise en place de règles spécifiques via loi ou conventions collectives
  • Transparence du traitement
  • Contrôle des accès et des systèmes de surveillance
  • Notification des dispositions à la Commission
Gravité : 4/5
Impact élevé sur les droits fondamentaux des salariés, pouvant entraîner des sanctions administratives, des actions en justice et atteinte à la réputation de l’entreprise.
Probabilité : 3/5
Risque modéré : la plupart des organisations disposent déjà de politiques de protection des données, mais l’obligation de formaliser des règles spécifiques et de notifier peut être négligée.
Détectabilité : 2/5
Facilement détectable via audits internes, revues de conformité et contrôles de transparence.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction des Ressources Humaines (DRH) et le DPO (Data Protection Officer)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DRH DPO services juridiques représentants du personnel
Délai initial : Au plus tard le 25 mai 2018
Délai récurrent : Non applicable (régulier)
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Dès détection d’une non‑conformité, les mesures correctives doivent être mises en œuvre dans un délai raisonnable, généralement < 30 jours
Amende max : Non spécifié (potentiellement jusqu’à 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, conformément aux sanctions du RGPD)
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites judiciaires Restrictions d’accès aux données Atteinte à la réputation
Autorité contrôle : Commission européenne (ou autorité nationale de protection des données)
Pouvoir injonction : L’autorité peut imposer des mesures correctives, des interdictions de traitement ou des suspensions de traitements
Recours : Recours administratif auprès de l’autorité de protection des données Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Évaluation d’impact relative à la protection des données (EIPD)
  • Mise en place de politiques de confidentialité des salariés
  • Contrôles d’accès basés sur le principe du moindre privilège
  • Audit régulier des systèmes de surveillance
  • Formation du personnel aux exigences de protection des données
Preuves attendues : Politique de protection des données Procédures de notification Registre des traitements Rapports d’audit Attestations de conformité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 2/5
Détection aisée via audits internes et revues de conformité
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser une analyse d’écart (gap analysis) entre les règles actuelles et les exigences légales
  • Mettre en place un registre des traitements spécifiques aux salariés
  • Actualiser les conventions collectives ou les accords internes pour inclure les clauses de protection des données
  • Former les managers et le personnel aux obligations de transparence et de sécurité
  • Déployer des outils de contrôle d’accès et de journalisation
  • Préparer et soumettre la notification à la Commission si non déjà faite
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Consultant DPO Ressources RH Outils de gouvernance des données Temps de formation
KPI : Pourcentage de traitements de données salariés couverts par une politique documentée Délai moyen de mise en conformité après détection d’anomalie Score d’audit de conformité
RGPD-§09-article89
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Assurer des garanties techniques et organisationnelles pour le traitement archivistique, de recherche, statistique ou historique.
Intitulé : Traitement à des fins archivistiques, de recherche scientifique/historique ou statistique
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le traitement à des fins archivistiques dans l'intérêt public, à des fins de recherche scientifique ou historique, ou à des fins statistiques est soumis, conformément au présent règlement, à des garanties appropriées pour les droits et libertés de la personne concernée. Ces garanties garantissent la mise en place de mesures techniques et organisationnelles, en particulier pour assurer le respect du principe de minimisation des données. Ces mesures peuvent comprendre la pseudonymisation, dans la mesure où ces finalités peuvent être atteintes de cette manière. Chaque fois que ces finalités peuvent être atteintes par un traitement ultérieur ne permettant pas ou plus l'identification des personnes concernées, il convient de procéder de cette manière. Lorsque des données à caractère personnel sont traitées à des fins de recherche scientifique ou historique ou à des fins statistiques, le droit de l'Union ou le droit d'un État membre peut prévoir des dérogations aux droits visés aux articles 15, 16, 18 et 21, sous réserve des conditions et des garanties visés au paragraphe 1 du présent article, dans la mesure où ces droits risqueraient de rendre impossible ou d'entraver sérieusement la réalisation des finalités spécifiques et où de telles dérogations sont nécessaires pour atteindre ces finalités. Lorsque des données à caractère personnel sont traitées à des fins archivistiques dans l'intérêt public, le droit de l'Union ou le droit d'un État membre peut prévoir des dérogations aux droits visés aux articles 15, 16, 18, 19, 20 et 21, sous réserve des conditions et des garanties visés au paragraphe 1 du présent article, dans la mesure où ces droits risqueraient de rendre impossible ou d'entraver sérieusement la réalisation des finalités spécifiques et où de telles dérogations sont nécessaires pour atteindre ces finalités. Lorsqu'un traitement visé aux paragraphes 2 et 3 sert dans le même temps une autre finalité, les dérogations sont applicables au seul traitement effectué aux fins visés auxdits paragraphes.
Interprétation opérationnelle :
L'entité doit mettre en place des mesures techniques et organisationnelles (ex. pseudonymisation) afin de garantir la minimisation des données et de protéger les droits des personnes, lorsque le traitement est destiné à l'archivage public, à la recherche ou aux statistiques. Le cas échéant, des dérogations aux droits (15,16,18,19,20,21) peuvent être appliquées sous réserve des garanties.
Mots-clés : archivage recherche statistiques minimisation pseudonymisation garanties droits
Références croisées : RGPD (articles 5, 6, 89)
Catégorie : Technique
Sujet principal : Protection des données personnelles pour les traitements d'archivage, recherche ou statistiques
Domaine cybersécurité : confidentialité intégrité disponibilité
Actifs concernés : données à caractère personnel
Périmètre : Traitements à des fins d'archivage public, recherche scientifique/historique ou statistiques
Exigences clés :
  • Garanties de minimisation
  • Mesures techniques et organisationnelles
  • Pseudonymisation si possible
  • Dérogations aux droits sous conditions
Gravité : 3/5
Un non‑conformité pourrait porter atteinte aux droits fondamentaux des personnes concernées, mais l’impact est limité au périmètre des données traitées pour archivage ou recherche.
Probabilité : 2/5
Les exigences de minimisation et de garanties sont généralement bien définies et les organisations disposent de procédures pour les appliquer.
Détectabilité : 2/5
Les manquements sont détectables via des audits internes, des revues de conformité et la surveillance des procédures de pseudonymisation.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Data Protection Officer (DPO) ou responsable de la protection des données
Niveau décision : Tactique
Parties prenantes : DPO Direction Équipes IT Service juridique Autorités de protection des données
Délai initial : Dès la mise en place du traitement concerné
Délai récurrent : Évaluation périodique au moins tous les 2 ans
Notification incident : 72 heures après la détection de l’incident
Délai correction : Correction documentée dans les 30 jours suivant la détection
Amende max : Jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, selon la législation applicable
Autres sanctions : Avertissement Mise en demeure Suspension du traitement Sanctions administratives
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD)
Pouvoir injonction : Pouvoir d'injonction pour suspendre ou interdire le traitement
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Pseudonymisation
  • Chiffrement des données
  • Contrôle d'accès basé sur les rôles
  • Politique de minimisation des données
  • Audit de conformité périodique
Preuves attendues : Documentation des mesures techniques Procédures d'anonymisation Registres de traitements Rapports d'audit
Fréquence : Péremptif (examen annuel) ou tous les 2 ans
Niveau détection : 2/5
Détection possible via audits internes, revues de conformité et contrôles de pseudonymisation.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Évaluer la nécessité de pseudonymisation
  • Mettre en place des mesures de minimisation des données
  • Documenter les garanties offertes
  • Former le personnel concerné aux exigences RGPD
  • Mettre à jour le registre des traitements
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Équipe IT Consultant conformité Outils de pseudonymisation et de chiffrement
KPI : Taux de conformité des mesures de minimisation Nombre d'incidents de protection des données Délai de mise en œuvre des mesures correctives Fréquence des audits de conformité
RGPD-§09-article90
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligations de secret
Type : Primaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
1. Les États membres peuvent adopter des règles spécifiques afin de définir les pouvoirs des autorités de contrôle visées à l'article 58, paragraphe 1, points e) et f) à l'égard des responsables du traitement ou des sous-traitants qui sont soumis, en vertu du droit de l'Union ou du droit d'un État membre ou de règles arrêtées par les organismes nationaux compétents, à une obligation de secret professionnel ou à d'autres obligations de secret équivalentes, lorsque cela est nécessaire et proportionné pour concilier le droit à la protection des données à caractère personnel et l'obligation de secret. Ces règles ne sont applicables qu'en ce qui concerne les données à caractère personnel que le responsable du traitement ou le sous-traitant a reçues ou a obtenues dans le cadre d'une activité couverte par ladite obligation de secret. 2. Chaque État membre notifie à la Commission les règles qu'il adopte en vertu du paragraphe 1, au plus tard le 25 mai 2018, et, sans tarder, toute modification ultérieure les concernant.
Interprétation opérationnelle :
Les États membres doivent instaurer des règles de secret professionnel ciblées, proportionnées, applicables uniquement aux données personnelles traitées dans le cadre de l'activité soumise à l'obligation de secret, et notifier ces règles à la Commission d'ici le 25 mai 2018, ainsi qu'à toute modification ultérieure.
Mots-clés : secret professionnel données à caractère personnel notification proportionnalité droit de l'Union droit national
Références croisées : RGPD Art. 58 Directive 95/46/CE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Obligation de secret professionnel
Domaine cybersécurité : Protection des données Confidentialité Conformité réglementaire
Actifs concernés : données à caractère personnel
Périmètre : Tous les États membres de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Définir des règles de secret proportionnées
  • Limiter l'application aux données traitées dans le cadre de l'obligation
  • Notifier la Commission européenne
Gravité : 4/5
Un non‑respect du secret peut entraîner une violation du RGPD, nuire à la vie privée des personnes et générer des sanctions financières et réputationnelles.
Probabilité : 3/5
La mise en place de règles et la notification dépendent de la volonté et de la capacité des États membres, ce qui peut varier.
Détectabilité : 2/5
Les règles et notifications sont formelles et peuvent être vérifiées par les autorités de contrôle.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Autorité de protection des données nationale
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : États membres Commission européenne Autorités de contrôle Responsables du traitement Sous‑traitants
Délai initial : Au plus tard le 25 mai 2018
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Dès que possible après identification d'une non‑conformité
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Recours administratif
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : Texte des règles adoptées Accusé de réception de la notification à la Commission Registre des modifications
Fréquence : Ponctuelle (à l'adoption et à chaque modification)
Niveau détection : 2/5
Les exigences sont formelles et facilement vérifiables par les autorités de contrôle
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Analyser les activités couvertes par l'obligation de secret
  • Rédiger des règles de secret proportionnées
  • Obtenir l'approbation des instances compétentes
  • Notifier la Commission européenne avant la date limite
  • Mettre en place un suivi continu des modifications
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Expert juridique en protection des données Consultant en conformité Outils de gestion documentaire Ressources humaines
KPI : Nombre de règles adoptées Date de notification à la Commission Taux de conformité des procédures internes
RGPD-§09-article91
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Doivent mettre leurs règles de protection des données en conformité avec le RGPD.
Intitulé : Règles existantes des églises et associations religieuses en matière de protection des données
Type : Transversale
Nature : Devoir de faire
Texte original :
1. Lorsque, dans un État membre, des églises et des associations ou communautés religieuses appliquent, à la date d'entrée en vigueur du présent règlement, un ensemble complet de règles relatives à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement, elles peuvent continuer d'appliquer lesdites règles à condition de les mettre en conformité avec le présent règlement. 2. Les églises et les associations religieuses qui appliquent un ensemble complet de règles conformément au paragraphe 1 du présent article sont soumises au contrôle d'une autorité de contrôle indépendante qui peut être spécifique, pour autant qu'elle remplisse les conditions fixées au chapitre VI du présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
Les organisations religieuses peuvent conserver leurs règles de protection des données existantes à condition de les aligner sur le RGPD, et elles seront soumises à un contrôle par une autorité indépendante désignée selon les critères du chapitre VI.
Mots-clés : protection des données règles conformité autorité de contrôle indépendante chapitre VI états membres
Références croisées : chapitre VI du règlement
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Conformité des règles de protection des données des entités religieuses
Domaine cybersécurité : Protection des données personnelles Gestion des données Contrôle interne
Actifs concernés : -
Périmètre : Tous les États membres de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Aligner les règles existantes sur le RGPD
  • Faire appel à une autorité de contrôle indépendante
Gravité : 3/5
Non-conformité peut entraîner des sanctions administratives, perte de confiance et atteinte aux droits des personnes.
Probabilité : 2/5
Beaucoup d'organisations religieuses n'ont pas de processus de conformité structuré.
Détectabilité : 4/5
Les règles internes sont souvent peu documentées et non auditées, rendant la non-conformité difficile à détecter sans contrôle externe.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Responsable de la protection des données (DPO) de l'église ou de l'association
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Église/association religieuse Autorité de contrôle indépendante Personnes concernées (adhérents, donateurs, etc.)
Délai initial : À la date d'entrée en vigueur du règlement
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Dès que possible, avant le prochain contrôle
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Mise en demeure Sanctions administratives Restriction d'activité
Autorité contrôle : Autorité de contrôle indépendante (ex. autorité nationale de protection des données)
Pouvoir injonction : Non précisé
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Audit de conformité des règles existantes
  • Désignation d'un DPO si absent
  • Mise à jour des politiques de protection des données
  • Formation du personnel aux exigences RGPD
  • Documentation des traitements et des finalités
  • Mise en place d'un suivi de conformité
Preuves attendues : Rapport d'audit de conformité Registre des traitements Documents de règles existantes Preuves de mise en œuvre des mesures de sécurité
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans audit externe
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Réaliser un audit de conformité des règles actuelles
  • Actualiser ou formaliser les politiques de protection des données
  • Désigner ou nommer un DPO
  • Former les responsables et le personnel aux exigences du RGPD
  • Établir un dispositif de suivi et de reporting
  • Mettre en place des indicateurs de performance (KPI)
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Audit interne ou externe Temps du DPO Formations Outils de documentation et de suivi
KPI : Pourcentage de traitements conformes Temps moyen de réponse aux demandes d'accès Nombre d'incidents de non-conformité
RGPD-§10-article92
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : La Commission doit notifier immédiatement tout acte délégué au Parlement européen et au Conseil.
Intitulé : Délégation de pouvoir et conditions de validité des actes délégués de la Commission
Type : Secondaire
Nature : Obligation de faire
Texte original :
Le pouvoir d'adopter des actes délégués conféré à la Commission est soumis aux conditions fixées au présent article. La délégation de pouvoir visée à l'article 12, paragraphe 8, et à l'article 43, paragraphe 8, est conférée à la Commission pour une durée indéterminée à compter du 24 mai 2016. La délégation de pouvoir visée à l'article 12, paragraphe 8, et à l'article 43, paragraphe 8, peut être révoquée à tout moment par le Parlement européen ou le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l'Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur. Aussitôt qu'elle adopte un acte délégué, la Commission le notifie au Parlement européen et au Conseil simultanément. Un acte délégué adopté en vertu de l'article 12, paragraphe 8, et de l'article 43, paragraphe 8, n'entre en vigueur que si le Parlement européen ou le Conseil n'a pas exprimé d'objections dans un délai de trois mois à compter de la notification de cet acte au Parlement européen et au Conseil ou si, avant l'expiration de ce délai, le Parlement européen et le Conseil ont tous deux informé la Commission de leur intention de ne pas exprimer d'objections. Ce délai est prolongé de trois mois à l'initiative du Parlement européen ou du Conseil.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit adopter des actes délégués uniquement si les conditions légales sont respectées, notifier immédiatement le Parlement européen et le Conseil, attendre la période d'objection de trois mois (ou six mois si prorogée) avant que l'acte ne prenne effet, et être capable de révoquer la délégation à tout moment, la révocation entrant en vigueur après publication ou date prévue, sans affecter les actes déjà adoptés.
Mots-clés : actes délégués Commission délégation de pouvoir Parlement européen Conseil notification objection délai révocation Journal officiel
Références croisées : Article 12 paragraphe 8 Article 43 paragraphe 8
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Délégation de pouvoir et contrôle parlementaire du Conseil
Domaine cybersécurité : Gouvernance Notification
Actifs concernés : Commission européenne Parlement européen Conseil de l'Union européenne
Périmètre : Droit de l'Union européenne
Exigences clés :
  • Notification simultanée au Parlement et au Conseil
  • Délai d'objection de 3 mois (prorogeable 3 mois)
  • Révocation possible à tout moment
  • L'acte n'entre en vigueur que sans objection
  • Durée indéterminée de la délégation
Gravité : 3/5
Un non‑respect peut entraîner la nullité de l’acte délégué, des recours juridiques et un préjudice à la légitimité de l’UE, mais les conséquences restent proportionnées au secteur concerné.
Probabilité : 2/5
La procédure est clairement définie et largement documentée ; toutefois, le non‑respect peut survenir lors de changements de processus ou de manque de suivi.
Détectabilité : 4/5
La non‑conformité est difficile à détecter sans examen minutieux des notifications et du respect des délais, nécessitant des audits ou des contrôles automatisés.
Score inhérent : 24 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Parlement européen Conseil de l'Union européenne
Délai initial : Immédiat (dès l’adoption de l’acte)
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non précisé
Autres sanctions : Nullité de l’acte délégué Responsabilité civile Sanctions administratives
Autorité contrôle : Parlement européen
Pouvoir injonction : Aucun
Recours : Recours devant le Tribunal de l’Union européenne Action d’annulation
Contrôles suggérés :
  • Registre centralisé des actes délégués
  • Workflow de notification automatisé
  • Contrôle du délai d'objection
Preuves attendues : Document de notification Procès‑verbal de délibération Attestation de conformité du délai
Fréquence : Ponctuelle (à chaque adoption)
Niveau détection : 4/5
Détection difficile sans examen préalable des actes et des procédures, nécessitant des contrôles ciblés.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un processus de notification automatisé
  • Tenir un registre des délais d'objection et de la date de prise d’effet
  • Former le personnel juridique et administratif aux exigences de délégation
  • Auditer périodiquement la conformité des actes délégués
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Outils informatiques de suivi Formations internes
KPI : Taux de conformité des notifications Délai moyen entre adoption et prise d’effet Nombre d'objections reçues
RGPD-§10-article93
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Assistance de la Commission par un comité (Règlement (UE) no 182/2011)
Type : Primaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission est assistée par un comité. Ledit comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011. Lorsqu'il est fait référence au présent paragraphe, l'article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s'applique. Lorsqu'il est fait référence au présent paragraphe, l'article 8 du règlement (UE) no 182/2011, en liaison avec l'article 5, s'applique.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit disposer d'un comité conforme au règlement (UE) no 182/2011 ; toute référence à ce paragraphe implique l'application des articles 5 et 8 du même règlement.
Mots-clés : Commission comité règlement (UE) no 182/2011 article 5 article 8
Références croisées : Règlement (UE) no 182/2011
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Assistance de la Commission par un comité
Domaine cybersécurité : -
Actifs concernés : -
Périmètre : Obligations internes de la Commission conformément au règlement (UE) no 182/2011
Exigences clés :
  • Mise en place d'un comité conforme
  • Application des articles 5 et 8 du règlement (UE) no 182/2011
Gravité : 2/5
Une défaillance de la mise en place du comité compromet la capacité de la Commission à exercer ses missions, mais n'entraîne pas de dommage direct aux personnes ou à l'infrastructure.
Probabilité : 2/5
Le cadre réglementaire est clairement défini; la mise en place d'un comité conforme est une exigence standard, donc la probabilité de non-conformité est modérée.
Détectabilité : 3/5
L'absence ou le non‑conformité du comité sera détectable lors des revues de gouvernance ou des audits de conformité.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Président de la Commission
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission Comité Auditeurs internes Régulateur (ex: CNIL)
Délai initial : Dans les 30 jours suivant la prise d'effet du règlement
Délai récurrent : Annuel, lors de la revue de gouvernance
Notification incident : Immédiat (dans les 24 heures) en cas de non‑conformité du comité
Délai correction : Dans les 15 jours suivant la détection
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Sanctions administratives Sanctions financières Sanctions contractuelles
Autorité contrôle : Autorité de contrôle du règlement (UE) no 182/2011
Pouvoir injonction : Possibilité d'injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Création d'un comité conforme
  • Vérification de la conformité aux articles 5 et 8
  • Audits périodiques de la gouvernance
Preuves attendues : Document de création du comité Procès‑verbal de réunion du comité Attestation de conformité au règlement (UE) no 182/2011
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Le non‑respect du comité est détectable via les revues de gouvernance et les audits de conformité.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Créer le comité conformément à l'article 5 du règlement (UE) no 182/2011
  • Intégrer les exigences de l'article 8 dans les procédures internes
  • Mettre en place un suivi et un reporting réguliers du comité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Ressources humaines (secrétariat) Expertise juridique Outils de gestion
KPI : Existence du comité Conformité aux articles 5 et 8 Taux de conformité des réunions du comité
RGPD-§11-article94
Résumé : L’article 1 abroge la directive 95/46/CE avec effet au 25 mai 2018 et indique que toutes les références à cette directive sont désormais à interpréter comme des références au Règlement (UE) 2016/679, et que le groupe de protection des personnes (article 29 de la directive) correspond au Comité européen de la protection des données (EDPB) prévu par le règlement. L’obligation principale consiste donc à remplacer les renvois à la directive abrogée par des références au Règlement GDPR et à reconnaître le EDPB comme l’organe de gouvernance compétent. Les exigences clés concernent la mise à jour des documents internes, la prise en compte du EDPB pour les questions de protection des données, et la conformité continue du traitement des données à caractère personnel. Le périmètre s’applique à tous les traitements de données personnelles couverts par le GDPR. Aucun montant d’amende n’est indiqué, mais la non‑conformité expose les organisations à des sanctions administratives, à des recours et à…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Abrogation de la directive 95/46/CE
Type : Transversale
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La directive 95/46/CE est abrogée avec effet au 25 mai 2018. Les références faites à la directive abrogée s'entendent comme faites au présent règlement. Les références faites au groupe de protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel institué par l'article 29 de la directive 95/46/CE s'entendent comme faites au comité européen de la protection des données institué par le présent règlement.
Interprétation opérationnelle :
Toutes les mentions de la directive 95/46/CE doivent désormais être lues comme références au RGPD (Règlement (UE) 2016/679) ; les exigences du groupe de protection des personnes (article 29) sont remplacées par celles du comité européen de la protection des données (EDPB).
Mots-clés : abrogation Directive 95/46/CE RGPD EDPB références légales
Références croisées : Règlement (UE) 2016/679 Article 29 directive 95/46/CE Comité européen de la protection des données
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Abrogation de la directive 95/46/CE et transition vers le RGPD
Domaine cybersécurité : Protection des données Conformité RGPD
Actifs concernés : Données à caractère personnel Traitement de données
Périmètre : Tous les organismes traitant des données à caractère personnel sur le territoire de l'UE
Exigences clés :
  • Mise à jour des références légales
  • Alignement des procédures avec le RGPD
  • Formation du personnel
  • Audit de conformité
Gravité : 5/5
Non‑conformité peut entraîner des sanctions financières maximales de 4 % du chiffre d'affaires mondial ou 20 M€, soit un impact critique sur la réputation et la viabilité financière.
Probabilité : 3/5
Les organisations risquent de négliger la mise à jour des références légales, surtout dans les grands groupes où les documents sont nombreux.
Détectabilité : 3/5
Les écarts de référence sont détectables via des revues de conformité et audits, mais pas toujours visibles sans contrôle dédié.
Score inhérent : 45 Élevé (Orange)
Propriétaire : Direction de la protection des données (DPO)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction générale DPO Équipes juridiques Équipes IT Ressources humaines
Délai initial : 25 mai 2018
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : Immédiat après la date d'entrée en vigueur
Amende max : €20 millions ou 4 % du chiffre d'affaires mondial annuel, le montant le plus élevé
Autres sanctions : Sanctions administratives Poursuites pénales Réparation du préjudice
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (APD) de chaque État membre
Pouvoir injonction : Injonction de mise en conformité
Recours : Recours administratif auprès de l'APD Recours judiciaire devant les tribunaux administratifs
Contrôles suggérés :
  • Cartographie des traitements de données
  • Mise à jour des registres de traitements
  • Politiques de sécurité et de protection des données
  • Formation continue du personnel
  • Audits de conformité périodiques
Preuves attendues : Documentation de conformité Registres de traitements à jour Rapports d'audit Attestations de formation
Fréquence : Annuel
Niveau détection : 3/5
Les écarts de référence légale sont détectables via revues de conformité et audits, mais nécessitent un contrôle ciblé.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre à jour tous les documents juridique citant la directive 95/46/CE
  • Remplacer les références par le RGPD
  • Former le personnel aux exigences du RGPD
  • Mettre à jour les contrats, politiques internes et procédures
  • Effectuer un audit de conformité pour vérifier l’absence de références résiduelles
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : DPO Juridique IT Ressources humaines Formateur
KPI : Pourcentage de documents mis à jour Taux de formation du personnel Nombre d'anomalies détectées lors de l'audit
RGPD-§11-article95
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation supplémentaire n'est imposée.
Intitulé : Relation avec la directive 2002/58/CE
Type : Transversale
Nature : Obligation de ne pas faire
Texte original :
Le présent règlement n'impose pas d'obligations supplémentaires aux personnes physiques ou morales quant au traitement dans le cadre de la fourniture de services de communications électroniques accessibles au public sur les réseaux publics de communications dans l'Union en ce qui concerne les aspects pour lesquels elles sont soumises à des obligations spécifiques ayant le même objectif énoncées dans la directive 2002/58/CE.
Interprétation opérationnelle :
Les fournisseurs de services de communications électroniques publics sur les réseaux de l’UE ne doivent pas imposer de nouvelles obligations de traitement au-delà de celles déjà prévues par la directive 2002/58/CE.
Mots-clés : réglementation directive 2002/58/CE obligations traitement communications électroniques services de communications public Union européenne
Références croisées : Directive 2002/58/CE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Alignement avec la directive 2002/58/CE – absence d’obligations additionnelles
Domaine cybersécurité : Protection des données Confidentialité
Actifs concernés : services de communications électroniques traitement des données
Périmètre : Fournisseurs de services de communications électroniques accessibles au public sur les réseaux publics de communications de l’Union européenne
Exigences clés :
  • Respect des exigences de la directive 2002/58/CE
  • Aucune obligation supplémentaire n’est imposée
Gravité : 1/5
Aucune contrainte supplémentaire n’est introduite, l’impact opérationnel est négligeable.
Probabilité : 1/5
Le texte est clair et indique explicitement l’absence d’obligation supplémentaire, donc la non‑conformité est très improbable.
Détectabilité : 1/5
Le règlement est explicite et facilement vérifiable lors des audits.
Score inhérent : 1 Faible (Vert)
Propriétaire : Autorité de régulation des télécommunications (ARCEP)
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Fournisseurs de services de communications Opérateurs télécoms Autorités de régulation Protection des données
Délai initial : Non applicable
Délai récurrent : Non applicable
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non applicable
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de régulation des télécommunications (ARCEP)
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : -
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : -
Fréquence : N/A
Niveau détection : 1/5
Facile à vérifier grâce à la clarté du texte
Priorité : Permanent
Actions recommandées :
  • Vérifier la conformité aux exigences de la directive 2002/58/CE
  • Informer les équipes de l’absence d’obligations additionnelles
  • Mettre à jour la documentation de conformité
Budget estimé : N/A
Ressources : Équipe juridique Responsable conformité Documentation
KPI : Conformité à la directive 2002/58/CE Absence de sanctions administratives Temps de vérification de la conformité
RGPD-§11-article96
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Relation avec les accords conclus antérieurement
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Les accords internationaux impliquant le transfert de données à caractère personnel vers des pays tiers ou à des organisations internationales qui ont été conclus par les États membres avant le 24 mai 2016 et qui respectent le droit de l'Union tel qu'il est applicable avant cette date restent en vigueur jusqu'à leur modification, leur remplacement ou leur révocation.
Interprétation opérationnelle :
Les accords existants de transfert de données restent valables tant qu’ils sont conformes au droit de l’UE avant le 24/05/2016 et ne sont pas modifiés.
Mots-clés : Accords Transfert de données Pays tiers Organisations internationales Date limite 24 mai 2016 Conformité EU
Références croisées : RGPD Art. 44-49 Directive 2002/58/CE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Continuité des accords de transfert de données antérieurs
Domaine cybersécurité : Protection des données
Actifs concernés : Données à caractère personnel Transferts de données
Périmètre : États membres de l'UE avant le 24 mai 2016
Exigences clés :
  • Respect du droit de l'Union
  • Maintien des accords sans modification
Gravité : 3/5
Impact modéré : non-conformité pouvant entraîner des transferts illégaux de données, mais sans conséquence immédiate majeure.
Probabilité : 2/5
Probabilité faible car les accords sont déjà en place et la vérification est généralement réalisée lors des audits.
Détectabilité : 4/5
La non-conformité est difficile à détecter sans examen documentaire approfondi.
Score inhérent : 24 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction juridique / DPO
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction juridique DPO Service conformité Direction générale
Délai initial : N/A
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (DPD)
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Vérification de conformité des accords
  • Documentation des clauses de transfert
  • Audit ponctuel de conformité
Preuves attendues : Copies des accords Clauses de conformité au droit de l'UE Registre des modifications
Fréquence : Ponctuelle (à chaque modification)
Niveau détection : 3/5
Détectable via audit documentaire, mais nécessite un examen attentif.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Identifier tous les accords antérieurs
  • Vérifier leur conformité au droit de l’UE
  • Documenter les preuves de conformité
  • Mettre à jour ou révoquer les accords non conformes
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique DPO Outils de gestion documentaire
KPI : Nombre d'accords vérifiés Taux de conformité des clauses Délai de mise à jour des accords
RGPD-§11-article97
Résumé : L’article impose à la Commission de présenter, au plus tard le 25 mai 2020 puis tous les quatre ans, un rapport d’évaluation au Parlement européen et au Conseil. Ce rapport doit analyser, en particulier, l’application des chapitres V (transfert de données à caractère personnel vers des pays tiers ou organisations internationales) et VII (coopération et cohérence), en s’appuyant sur les décisions prises au titre de l’article 45 du RGPD et de l’article 25 de la directive 95/46/CE. La Commission peut solliciter des informations aux États membres et aux autorités de contrôle, tient compte des positions du Parlement, du Conseil et d’autres sources pertinentes, et peut proposer des modifications du règlement en fonction de l’évolution des technologies de l’information. Le non‑respect de cette obligation de reporting expose la Commission à des sanctions administratives, éventuellement des amendes, et à des recours juridiques. Les recommandations portent sur la mise en place d’un calendrier d…
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Obligation de rédaction et de transmission de rapports d’évaluation par la Commission
Type : Primaire
Nature : Devoir de faire
Texte original :
Au plus tard le 25 mai 2020 et tous les quatre ans par la suite, la Commission présente au Parlement européen et au Conseil un rapport sur l'évaluation et le réexamen du présent règlement. Ces rapports sont publiés. Dans le cadre des évaluations et réexamens visés au paragraphe 1, la Commission examine, en particulier, l'application et le fonctionnement du: a) chapitre V sur le transfert de données à caractère personnel vers des pays tiers ou à des organisations internationales, en particulier en ce qui concerne les décisions adoptées en vertu de l'article 45, paragraphe 3 du présent règlement, et des décisions adoptées sur la base de l'article 25, paragraphe 6, de la directive 95/46/CE; b) chapitre VII sur la coopération et la cohérence.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit, au plus tard le 25 mai 2020 puis tous les quatre ans, soumettre au Parlement européen et au Conseil un rapport d'évaluation du règlement, incluant notamment l'examen du chapitre V (transfert de données vers pays tiers ou organisations internationales) et du chapitre VII (coopération et cohérence). Elle peut demander des informations aux États membres et aux autorités de contrôle, tenir compte des positions du Parlement et du Conseil ainsi que d'autres sources pertinentes, et proposer des modifications du règlement si nécessaire.
Mots-clés : rapport d'évaluation réexamen Commission Parlement européen Conseil chapitre V transfert de données pays tiers organisations internationales chapitre VII coopération cohérence information autorités de contrôle modification règlement
Références croisées : chapitre V chapitre VII article 45 paragraphe 3 article 25 paragraphe 6 directive 95/46/CE
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Évaluation et réexamen périodique du règlement par la Commission
Domaine cybersécurité : Protection des données à caractère personnel Transfert international de données Coopération réglementaire
Actifs concernés : Données à caractère personnel Infrastructure de transfert de données Processus de conformité
Périmètre : Application du règlement (UE) 2016/679 (RGPD) aux organisations opérant dans l'UE et aux autorités de contrôle
Exigences clés :
  • Présenter un rapport d'évaluation tous les 4 ans
  • Examiner le chapitre V (transfert de données) et le chapitre VII (coopération)
  • Pouvoir demander des informations aux autorités
  • Prendre en compte les positions du Parlement et du Conseil
  • Proposer des modifications du règlement
Gravité : 3/5
Impact potentiel important : non-respect entraîne perte de supervision, risque juridique et réputationnel, mais les conséquences ne sont pas immédiatement vitales pour la vie.
Probabilité : 2/5
Probabilité modérée : la Commission a un cadre temporel clair mais pourrait négliger ou retarder la production du rapport.
Détectabilité : 2/5
La non-conformité est relativement aisée à détecter grâce aux rapports publics et aux audits périodiques.
Score inhérent : 12 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Parlement européen Conseil de l'UE États membres Autorités de contrôle Public
Délai initial : 25 mai 2020
Délai récurrent : Tous les 4 ans
Notification incident : Non applicable
Délai correction : Non applicable
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : Aucune sanction explicite prévue
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non applicable
Recours : Non applicable
Contrôles suggérés :
  • Planifier le calendrier de production du rapport quadriennal
  • Collecter les informations nécessaires auprès des autorités de contrôle
  • Analyser le chapitre V et VII et préparer les conclusions
  • Soumettre le rapport au Parlement et au Conseil avant l'échéance
  • Mettre à jour le registre de conformité
Preuves attendues : Rapport écrit soumis au Parlement et au Conseil Documentation des échanges avec les autorités de contrôle Archives des décisions de réexamen
Fréquence : Tous les 4 ans
Niveau détection : 1/5
Le rapport est public et doit être présenté au Parlement et au Conseil, ce qui rend la non-conformité facilement observable.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Planifier le calendrier de production du rapport quadriennal
  • Collecter les informations nécessaires auprès des autorités de contrôle
  • Analyser le chapitre V et VII et préparer les conclusions
  • Soumettre le rapport au Parlement et au Conseil avant l'échéance
  • Mettre à jour le registre de conformité
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Equipe juridique Experts en protection des données Outils de collecte et de suivi Support administratif
KPI : Respect du délai de soumission du rapport Qualité et exhaustivité du rapport Taux de conformité des données collectées Nombre de recommandations implémentées
RGPD-§11-article98
Niveau : AUCUNE
Obligation : Aucune obligation directe pour l'entité concernée.
Intitulé : Proposition de modification d'actes juridiques de l'Union relative à la protection des données personnelles
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
La Commission propose des modifications législatives afin d’assurer une protection uniforme et cohérente des données personnelles traitées par les institutions, organes et organismes de l’Union, ainsi que la libre circulation de ces données.
Interprétation opérationnelle :
La Commission doit élaborer et soumettre des propositions de révision des textes législatifs de l’UE pour garantir une protection homogène des données personnelles et leur libre circulation.
Mots-clés : protection des données uniformité cohérence législation de l’UE libre circulation
Références croisées : RGPD Directive ePrivacy Traité sur le fonctionnement de l’UE
Catégorie : Gouvernance
Sujet principal : Protection des données personnelles
Domaine cybersécurité : Protection des données Gouvernance Conformité
Actifs concernés : Données à caractère personnel Traitements effectués par les institutions de l’UE
Périmètre : Actes juridiques de l’Union européenne relatifs à la protection des données
Exigences clés :
  • Assurer une protection uniforme et cohérente
  • Garantir la libre circulation des données
  • Proposer des modifications législatives appropriées
Gravité : 4/5
Impact élevé sur la protection des droits fondamentaux et la confiance des citoyens si la protection n’est pas harmonisée.
Probabilité : 3/5
Probabilité modérée que les propositions ne soient pas adoptées ou que leur mise en œuvre soit insuffisante.
Détectabilité : 5/5
Absence de mise en œuvre concrète rend la non‑conformité difficile à détecter sans suivi législatif.
Score inhérent : 60 Élevé (Orange)
Propriétaire : Commission européenne
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Commission européenne Institutions de l’UE Organes de l’UE Autorités de protection des données Public
Délai initial : À proposer lors de la prochaine session législative de l’UE
Délai récurrent : Non spécifié
Notification incident : Non spécifié
Délai correction : Non spécifié
Amende max : Non spécifié
Autres sanctions : -
Autorité contrôle : Commission européenne
Pouvoir injonction : Non spécifié
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés : -
Preuves attendues : -
Fréquence : Non spécifié
Niveau détection : 5/5
Difficile à détecter sans audit législatif.
Priorité : Courte (1-3 mois)
Actions recommandées :
  • Élaborer une proposition de révision législative
  • Conduire une analyse d’impact sur la protection des données
  • Organiser des consultations avec les parties prenantes
  • Définir un calendrier de mise en œuvre et de suivi
Budget estimé : Modéré (10-100k€)
Ressources : Équipe juridique Experts en protection des données Analystes législatifs Outils de gestion de projet
KPI : Nombre de propositions de modification déposées Taux d’avancement du processus législatif Conformité aux exigences de protection des données
RGPD-§11-article99
Résumé : L’article impose à tout expert chargé de conformité de analyser le texte juridique fourni et de produire un livrable structuré au format JSON strict, conforme à la matrice de référence définie. L’obligation principale consiste à qualifier juridiquement l’article (type : secondaire, nature : devoir de moyens), à en extraire les exigences clés (définition du périmètre, des acteurs, des délais, des contrôles et des sanctions potentielles) et à alimenter un registre de conformité opérationnel. Le périmètre s’applique à l’ensemble des États membres de l’UE et concerne les données, les processus et les actifs numériques liés à la cybersécurité et à la protection des informations. Les sanctions potentielles, bien que non détaillées dans le texte, renvoient aux législations européennes (amendes, sanctions administratives, recours juridiques). Le plan d’action recommandé priorise une mise en œuvre immédiate, avec la définition de responsabilités, la création du modèle JSON, la formation des éq…
Niveau : OBLIGATOIRE
Obligation : Le règlement est obligatoire et directement applicable dans tous les États membres.
Intitulé : FORMAT DE SORTIE ATTENDU (JSON STRICT)
Type : Secondaire
Nature : Devoir de moyens
Texte original :
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l'Union européenne. Il est applicable à partir du 25 mai 2018. Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre. ... (liste des références) ...
Interprétation opérationnelle :
L'expert doit analyser le texte fourni, extraire les exigences, qualifier juridiquement l'article, quantifier le risque, alimenter un registre de conformité, produire un JSON conforme aux spécifications et fournir un résumé de 200 mots.
Mots-clés : analyse conformité JSON risque registre responsabilité
Références croisées : Directive 95/46/CE Directive 2002/58/CE Directive 2016/680 Directive 2000/31/CE Règlement (CE) no 223/2009 Règlement (CE) no 1049/2001 Règlement (CE) no 45/2001 Règlement (CE) no 223/2009 Règlement (CE) no 182/2011 Directive 2015/1535 Directive 2011/24/UE Directive 2003/98/CE Directive 2000/31/CE Directive 2016/680 Directive 2015/1535 Directive 2016/680 Directive 2016/680
Catégorie : Organisationnelle
Sujet principal : Analyse de conformité et de risque
Domaine cybersécurité : cybersécurité protection des données
Actifs concernés : données processus
Périmètre : Tous les États membres de l'UE
Exigences clés :
  • Qualification juridique
  • Quantification du risque
  • Enregistrement conformité
  • Production JSON
  • Résumé 200 mots
Gravité : 4/5
Non‑conformité entraîne des risques juridiques, financiers et de réputation majeurs, avec possible sanction administrative ou action en justice.
Probabilité : 3/5
L'absence d'une analyse systématique est fréquente dans les organisations, surtout lorsqu'aucune procédure n'est définie.
Détectabilité : 3/5
Le non‑respect se détecte généralement lors d'audits internes ou de contrôles externes, mais pas de manière continue sans dispositif dédié.
Score inhérent : 36 Moyen (Jaune)
Propriétaire : Direction conformité / DPO
Niveau décision : Stratégique
Parties prenantes : Direction DPO Équipes IT Auditeurs Juridique
Délai initial : Immédiat (< 1 mois)
Délai récurrent : N/A
Notification incident : N/A
Délai correction : N/A
Amende max : N/A
Autres sanctions : Sanctions administratives Recours juridiques
Autorité contrôle : Autorité de protection des données (DPO)
Pouvoir injonction : N/A
Recours : Recours administratif Recours judiciaire
Contrôles suggérés :
  • Analyse de conformité structurée
  • Évaluation de risque
  • Modélisation JSON
  • Vérification du format
  • Documentation des preuves
Preuves attendues : Rapport d'analyse JSON conforme aux spécifications Registre de conformité actualisé
Fréquence : Périodique (annuel)
Niveau détection : 2/5
Le respect du format JSON et la présence des preuves sont facilement vérifiables lors d'audits.
Priorité : Immédiate (< 1 mois)
Actions recommandées :
  • Mettre en place un processus d'analyse structuré
  • Définir les rôles et responsabilités
  • Élaborer le modèle JSON
  • Former les équipes concernées
  • Effectuer des revues de conformité et des contrôles de validation
Budget estimé : -
Ressources : -
KPI : -